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Londres en soirée
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Ashton Parker
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Re: Londres en soirée

Message par : Ashton Parker, Jeu 17 Mar 2016 - 21:46


Comme il s’en doutait déjà, Axelle approuva tout à fait l’initiative dont il avait fait preuve. Les deux sorciers ne se voyaient pas tout à fait autant qu’ils l’auraient souhaité à cause de leurs occupations respectives qui leur prenaient à l’un comme à l’autre beaucoup de temps. Cependant, ils avaient des caractères suffisamment semblables pour qu’Ashton sache ce qui faisait plaisir à la jeune femme. Et c’était d’ailleurs probablement pour ça qu’ils s’entendaient toujours aussi bien et ne manquaient jamais de s’amuser. Alors qu’elle avançait un kiwicot vers le Gryffondor, celui-ci ouvrit la bouche et la referma sur le fruit hallucinogène. Il ne prit pas la peine de remettre ses cheveux en place suite à l’ébouriffement causé par la Serpentard et se contenta de rire tout en savourant le goût du fruit.

La relation qu’ils avaient tous les deux était comparable à ce qu’on pourrait appeler une relation de petit frère/grande sœur. Pas du style sérieux et politiquement correcte comme celle qu’il avait déjà avec sa sœur Ellen, qui avait toujours été considérée comme l’enfant modèle de la famille. Non, Axelle était plutôt celle qui l’encourageait à faire des c*nneries dès qu’elle en avait l’occasion et qui n’hésitait pas à les faire avec lui. Pas sûr que ça aide beaucoup à garder le sang-mêlé dans le droit chemin, mais en tout cas c’était bien sympa de s’entendre avec quelqu’un comme ça.

- Une très bonne idée que tu as eu là !

Au vu de la tête que faisait la Higgs, les effets du kiwicot avaient déjà commencé à se répandre dans son organisme. C’était d’ailleurs aussi le cas d’Ashton, qui avait l’impression que l’univers autour de lui était un peu plus flou, que les contours se brouillaient légèrement par moment. Le rire de la sorcière semblait résonner plus qu’il n’aurait dû le faire dans une pièce comme celle-ci. Un grand sourire était plaqué sur leurs visages alors qu’ils s’enfonçaient dans le canapé comme dans du coton.

- C’est puissant, hein ? répondit-il en gloussant légèrement.

Il étira alors ses bras comme pour toucher l’air autour de lui et leva la tête pour observer le plafond qui lui paraissait se trouver à une distance indéterminée tantôt proche et tantôt lointaine avant de la rebaisser vers son hôte pour voir si celle-ci endurait bien la substance hallucinogène.
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Re: Londres en soirée

Message par : Rachel Pasca, Mer 27 Avr 2016 - 21:13


RP avec Jean Parker

Fracas.

Rachel n'en était pas moins à la fin de sa bouteille de vodka glacé, mélange étrange entre le chaud et le froid. Personne ne l'avait aidé à la commencer ni même à la finir. Le bar n'avait même pas vérifier son âge, normale elle était une fille et les filles attiraient du monde. C'était un principe bien moldu, une aubaine aussi, puisque la majorité dans ce pays n'était qu'à 21 ans.

Ça tangue.

Après s'être presque lamentablement emmêlé les pieds, la sorcière se rattrapa au comptoir et en profita pour reprendre son déhanchement, au rythme de la musique. C'était agréable de ne penser à rien d'autre qu'à la musique et à son verre. Amusant de voir bouger le monde aussi vite, de prendre le temps. La musique devînt plus forte, changea pour une autre.

- J'adore cette chanson ! cria-t-elle par dessus la musique à l'attention du DJ.

"Oh, mais ferme-là tu t'affiches" la réprimanda une petite voix intérieur. Pourtant elle fut bien incapable de l'écouter. Celui-ci lui rendit son sourire, lui sembla-t-il et Rachel l'oublia pour ne penser qu'à la musique. Et à son verre qu'elle vida à regret, parce qu'elle savait que c'était le dernier. La sorcière voyait qu'elle n'était plus capable de marcher droit, savait qu'un verre de plus serait catastrophique.
 
Ça tourne.

Euphorique, Rachel ria toute seule en pensant à sa situation. Elle n'avait pourtant rien de drôle. Deux attaques terroristes version sorcier l'avant dévaster, elle n'avait plus de nouvelle de sa famille depuis presque quatre mois, ne savait même plus comment réagir face à eux. Rachel venait aussi d'acquérir un tout nouveau statut de droguée, un professeur c'était amuser à la traumatiser encore plus, un fou furieux l'avait prise pour cible... La joie quoi. "T'es lamentable".

C'était ironique non ? Elle que sa famille avait presque renié parce qu'elle était un monstre, voila qu'elle était réellement entouré de monstres. La sorcellerie pouvait pourtant faire des choses très belles, créer la vie, comme lorsqu'elle faisait apparaître des papillons. Sauver des vies, peu de sorciers mouraient de maladies. Facilitait la vie, exit la vaisselle, la couture et la cuisine. Fini les longs mois de convalescences, une minute à l'infirmerie et hop, fini les os cassés. Et il avait d'autre chose plus amusante, comme ce sort qui transformait les escaliers en toboggan, cet autre qui faisait pousser les poils du nez.

- Hey, je suis une pro de la lévitation, vous voulez voire ? s'exclama-t-elle.

"Quoi ?! Mais non arrête !" cria la voix. Mais non, encore une fois elle en fut bien incapable et se retrouva à sortir sa baguette.

- Wing-Wouaing. Arg ! J'arrive pas le dire !

Nouvelle essaie :

- Winggarde... Wingardium lev... Wingardiom levioza... Pffff

Nouvelle essaie, sans baguette cette fois, juste pour réussir à le dire. Et lorsqu'au bout de trois essaie elle y parvient enfin, la baguette entra de nouveau en jeu :

- Wingardium levios... Hé, mais qu'est-ce que tu fais ?!
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Re: Londres en soirée

Message par : Jean Parker, Sam 21 Mai 2016 - 14:42


La journée avait plutôt était agréable, n'ayant pas cours jean avait trainé un peu partout dans les rues de Londres afin de trouver un truc à faire histoire d'oublier un peu la pression de la dernière année à l'école de magie avec ces foutus ASCPICs.
Lorsque la nuit tomba il décida d'aller dans un bar histoire de bien finir la soirée. En entrant dans un bar il s'assit dans une table au fond en attendant qu'un serveur vienne le servir.
L'ambiance était assez bonne, il y avais plusieurs moldus qui semblait s'amuser, en particulier une jeune fille particulièrement décoincée.

Hé mais... Attends je la connais cette fille.

Il ce concentra afin d'essayer de voir qui cela pouvait bien être.

Hé mais c'est Rachel !

Elle semblait essayer de balancer une formule mais elle était trop ... bourrée pour y arriver.

Wing-Wouaing. Arg ! J'arrive pas le dire !

Jean se leva et commença à se diriger vers elle, il fallait bien l'arrêter la elle était partie pour faire une belle bêtise.
Il s'approcha du groupe et la saisit assez fermement par le poignet.

 Wingardium levios... Hé, mais qu'est-ce que tu fais ?!


Je t'empêche de faire une bêtise. Il l'emmena à la table oui il s'était installer et la fit asseoir.

Non mais à quoi tu joues, t'es sérieuse ou quoi ? T'a failli faire une c**nerie heureusement que je t'n ai empêché

Hrp:
 
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Re: Londres en soirée

Message par : Rachel Pasca, Ven 1 Juil 2016 - 16:50


Rabat-joie. C’est ce que Rachel lui reproche quand elle le reconnait. Pourquoi les autres avaient le droit de faire des bêtises et jamais elle ? Pourquoi devait-elle toujours se comporter comme une adulte ? Finalement avec tout ça elle n’avait jamais vraiment réussi à être une enfant. Ce n’était pas juste ! Et Rachel était bien décidée à le faire savoir.

- Z’ai rien d’mander ! Eh pis toi t’rien à dire, t’es t’jour dans les bars.

C’était ce qu’il lui avait dit lors de leur nuit sous la tente. Confidence sur l’oreiller qu’elle n’avait évidement jamais révélé. A qui l’aurait-elle fait de toute manière ? Personne d’autre dans ses connaissances ne connaissait le serpentard habitué aux bars moldus. Le voir ici ce soir battait tout de même tout les records de probabilité. Le truc, tu le fais dans un film personne n’y croit. D’ailleurs il y avait un film comme ça, mais le mac avait en fait tracé son portable pour la retrouver. Psychopathe adorable. Ou juste psychopathe, le terme adorable ne lui était décerné que pour son compte en banque et ses abdos.

- Pis on s’connait m’pas. P’quoi t’fais ça ?

Il ne devait sans doute en avoir rien à faire de ce qu’il pouvait lui arrivé. Ce n’était pas lui qui avait risqué d’avoir des problèmes. Qu’on la laisse oublier en paix. L’alcool est mieux contre la dépression que le chocolat !
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Re: Londres en soirée

Message par : Jean Parker, Ven 1 Juil 2016 - 23:56


Rachel semblait être en très mauvais état. Il fallait que Jean la tire de ce mauvais pas, sinon sa allait mal finir, surtout si elle venait à utiliser la magie en plein milieu de ce bar moldu. Elle avait tous les "symptômes" de la personne n'ayant pas l'habitude de boire.
Elle n'avait pas eu l'air contente que Jean l'attrape par le bras afin de l'amener à sa table...


Z’ai rien d’mander ! Eh pis toi t’rien à dire, t’es t’jour dans les bars.

Pfff... Je fais sa pour éviter que tu... hé puis d'ailleurs figure toi que je ne suis pas toujours dans les bars, enfin souvent. Mais y nan pêche que le fait que je reste souvent dans les bars me permet de tenir l'alcool mieux que la dernière fois même si j'ai l'alcool mauvais. Bref je disais que je me fiche que t'ai demandé ou pas, les sorciers n'ont pas le droit de mentionner même la sorcellerie aux moldus, alors que toi t'a sorti ta baguette et t'a failli lancer un sort. Donc je me fiche que j'ai quelque chose à dire ou pas.

Tu parles d'un long discours, cela devait être la première fois que Jean semblait responsable dans une situation ou il fallait l'être.
N'étant pas dans ses esprits, elle lui annonça

Pis on s’connait m’pas. P’quoi t’fais ça ?

C'est vrai qu'on se connait peu... Mais après sa limite on s'en fout mais comme je te l'ai dit précédemment je suis la pour t'empêcher de faire un groooose connerie. La tu vas me détester mais bon j'espère que t'aura récupéré assez de bon sens d'ici peu.

Fallait dire que Jean n'avait pas l'ai responsable mais il savait reconnaître quand une situation risque de mal tourner.
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Re: Londres en soirée

Message par : Rachel Pasca, Sam 2 Juil 2016 - 15:13


« Quoi donc de plus enjoué.
Que de boire à l'excès,
Qu'importe le prétexte.
Pourvu que ce soit fête
Plaisir de se griser.
Le verre toujours levé,
Chantonnant à tue tête.
De criantes chansonnettes.
Chope après chope, guilleret.
Pinte après pinte, attiré.
Les grands verres vite passent.
Et les bouteilles trépassent. »


- S-te-pl, arrête de parler,
se mit-elle à gémir en se bouchant les oreilles. J’comprends rien, t’parles trop, j’mal au crâne.

Jean avait dit beaucoup de chose, certaines sur lesquels elle aurait aimé revenir… si elle en avait été capable. D’ailleurs elle ne s’en souvenait déjà plus. Avait oublié qu’il avait dit tenir l’alcool mieux qu’elle, comme si ses bières pouvaient rivaliser avec sa bouteille de vodka. Se vanter de tenir l’alcool non plus ce n’était pas top, il n’y avait pas de quoi être fière. N’empêche c’était une excuse comme une autre, une bonne raison comme une autre de rester dans un bar toute ses soirées : au moins maintenant il tient l’alcool, quand-bien même ça le rend dépressif. Joie ! Mais… la verte n’arrivait pas à s’en souvenir, tout ceci passa donc directement à la trappe. Eh puis, elle rêve où il lui fait la morale là ?

- Pis on s’connait m’pas. P’quoi t’fais ça ?

Et le voila reparti. Faut faire quoi pour qu’il se taise ?

- C'est vrai qu'on se connait peu... Mais après sa limite on s'en fout mais comme je te l'ai dit précédemment je suis la pour t'empêcher de faire un groooose connerie. La tu vas me détester mais bon j'espère que t'aura récupéré assez de bon sens d'ici peu.

La née-moldue le regarda le regard hagard pendant quelques secondes, sans doute durant plus longtemps qu’elle ne le pensait. Elle essayait vraiment de mettre un sens à ce qu’il venait de dire, mais même si elle comprenait tous les mots utiliser… les mettre les uns à côté des autres se révéla vite impossible. Elle posa alors sa tête dans sa main, coude sur la table.

- J’rien compris… T’veux pas pl’tôt t’mettre torchon chiffon carpette avec moi ?

Ça avait été drôle la première fois. Bon d’accord ce soir il n’y avait pas la belle Lilou, la sulfureuse Malicia, le gentil barman dont elle ne retrouvait pas le nom et le dragueur invétéré JB, mais qui dit que ce ne serait pas mieux ? Eh puis… s’il était bourré peut-être qu’elle le comprendrait mieux ? Vous savez… entre gens torchés.
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Re: Londres en soirée

Message par : Jean Parker, Sam 2 Juil 2016 - 21:05


Rachel ne semblait pas très réceptive à ses réponses. Elle avait le regard plus ou moins vif au fur et a mesure que Jean déblatérait des phrases plus longues les unes que les autres.

S-te-pl, arrête de parler, t’parles trop, j’mal au crâne.


C'est vrai que t'es dans un tel état que je parlerais japonais tu comprendrais mieux. Tu t'es mise dans un sacré état quand même, c'est presque un miracle que t'ai pas encore gerbé par terre.

Il trouvait cela étonnant que Rachel se lâche à ce point, même lui qui passait son temps libre à trainer dans les bars ne finissait pas comme sa, ou plutôt rarement. Combien de temps lui avait il fallu pour se mette dans cet état toute seule ?

Quoi qu'il en soit elle était tout sauf réceptive.

J’rien compris… T’veux pas plutôt t’mettre torchon chiffon carpette avec moi ?

Alors la... La réponse était ultra difficile à donner. Soit on se met dans cet état pourri au point de se souvenir de rien le lendemain ou soit faire le rabat joie... Ben autant faire les deux en même temps.

Pff se mettre torchon chiffon carpette ? Nan c'est mort je vais surement pas finir dans cet état... Mais bon je vais quand même prendre une petite bouteille de vin histoire de se détendre un peu.

Il commanda un bouteille qu'il se mit à vider petit à petit.
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Re: Londres en soirée

Message par : Rachel Pasca, Dim 3 Juil 2016 - 23:09


L’écouter ne servait à rien, c’était un fait prouvé et avéré par… elle-même ! Oui, oui. Surtout depuis son monologue de dix minutes de long. Rachel se concentra donc, comme avant son arrivé, plus sur la musique et se tortilla sur sa chaise. Avant ça elle avait tout de même pris le temps de lui signaler que, je cite, « je ne gerbe jamais ! », prenant même un ton dédaigneux et hautain qui vu son état devait être plus comique qu’autre chose. Plutôt donc que se prendre la tête avec lui, parce que la serpentard ne s’en sentait pas la force, elle l’invita, l’incita à faire comme elle. Boire et oublier. Oublier et boire. Fini les emmerdes, juste un verre et de la musique. Rien d’autre, pas ce soir, pas maintenant. Eh puis même s’il refusait, il prenait tout de même une bouteille de vin. Fallait être saut ou n’avoir jamais bu pour croire que cette boisson ne montait pas tout autant si pas plus à la tête que le rhum ou la vodka. D’autant que Rachel s’avait qu’elle n’en prendrait pas. Le vin très peu pour elle sans parler qu’elle avait déjà son verre. Ce qu’elle n’avait pas en revanche, c’était de quoi manger. Elle se leva alors et se dirigea sans explication vers le comptoir. Une tarte flambée ferait très bien l’affaire ! C’était cependant plus long à préparer qu’un hamburger/frite, pour passer le temps elle attaqua donc les salés qu’il y avait sur le comptoir. Rachel en oubliait un truc, mais quoi ? Ah oui ! Jean ! A contre cœur elle se releva donc pour retourner le voir, surprise d’avoir eu la force de faire le trajet à nouveau. Retrouver sa place, bien caler sur sa chaise fut donc un réel soulagement. Soulagement de courte durée néanmoins, puisque n’ayant pas de réelle activité pour lui occuper l’esprit, Rachel se mit à observer Jean. Se souvenant de leur soirée et de leur après-soirée, du mal être qu’elle avait perçu chez lui. Se souvenant même de la fille qu’elle était encore un peu mais qu’elle avait presque totalement perdue depuis. Ou encore plus perdu.

- Ça va toi ?
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Re: Londres en soirée

Message par : Jean Parker, Sam 9 Juil 2016 - 16:12


Au bout de quelques minutes à essayer de lui faire entendre raison en vain, Jean se servit un nouveau verre de vin. Le vin quand on a prit une légère habitude d'en boire, les arômes fruités étaient de plus en plus agréables. Il sentit un peu l'alcool monter mais pas question de finir dans tous les états ce soir, de un parce qu'il serait ridicule après le discours qu'il venait de tenir à Rachel, de deux car il était en milieu moldu et qu'il devait dormir à l'hôtel ce soir et de trois par ce que bon boire c'est sympa mais au bout d'un moment il faut savoir s'arrêter ou du moins freiner la consommation excessive.

Au bout d'un moment Rachel se leva sans crier gare et se dirigea vers le bar. N'ayant aucune idée de ce qu'elle voulait faire il la suivit du regard et resta attentif à ce qu'elle allait faire, on sait jamais quand il est arrivé elle allait surement faire un grosse bêtise.
Elle finit par acheter à manger avant de l'entamer là bas et de venir finir de manger à la table. Quand Rachel eut fini de manger elle lui demanda

Ça va toi ?

Bof moyen comme d'habitude. Enfin sa dépend, outre le fait que je m'em**rde royalement en se moment ça va à peut près mais bon.

Cette phrase était carrément incohérente, elle voulait dire une chose et son parfait contraire mais elle devrait se contenter de cela car Jean ne savait pas lui répondre de plus.

Et toi sinon comment vas tu ?

Il se demandait carrément ce qu'elle allait lui répondre vu son état...
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Re: Londres en soirée

Message par : Rachel Pasca, Mar 12 Juil 2016 - 16:22


Rachel le regarda, le regard aussi vide qu'en début de soirée. Enfin, début... quand il avait débarqué avec son monologue quoi. Durant un instant elle ne pensa à rien, si ce n'est qu'elle avait envie de dormir. Parce quand on boit et qu'on fait la fête, ça va, mais quand on boit et qu'on ne fait rien... bah c'est définitivement mortelle.

En tout cas elle avait bien fait de le faire boire, il parlait moins. Bizarrement elle le comprenait mieux aussi. "Je vais bien, mais pas trop, mais ça va, quoi que non en fait". Au fond ça la fit presque rire, ça aurait été terriblement plus simple de juste dire "non" non ?

- Et toi sinon comment vas tu ?


Là elle rigola carrément. C'était bête. Il n'allait pas jouer à ça avec elle tout de même ? Personne ne vient dans un bar, seul, quand ça va.

- T'es con !
ria-t-elle encore. Tu vois bien que non.

Et puis nouveau rire. Elle n'avait pas envie de pleurer, pas la force non plus. De toute manière si elle était là ce soir c'était bien pour ne pas pleurer, ça faisait longtemps qu'elle avait trop d'alcool dans le sang pour le permettre.

- Et si on jouait à un jeu ?

Rachel sortie un paquet de chamallow de son sac... ne cherchez pas à comprendre comment et pourquoi il était là. Sans ménagement elle ouvrit le sachet et versa son contenu sur la table.

- Combien tu en mets dans ta bouche en disant... euh... ?... Cracbadaboum !

Ouai c'était un sort pour découper et alors ? C'était marrant à dire, c'était d'ailleurs pour ça qu'elle l'avait retenu même si elle n'avait pas l'intention de l'utiliser un jour. Eh puis dans leur état ce serait encore mieux non ? Alors elle prit une gimauve et commença avec deux :

- Carcdababoum.
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Re: Londres en soirée

Message par : Jean Parker, Mer 13 Juil 2016 - 21:36


La question la fit carrément éclater de rire. Fallait dire qu'elle n'étais pas vraiment intelligente non plus, la question ein.

T'es con ! Tu vois bien que non.

Ouais sa se voit que ça ne va pas vu que t'es en train de picoler dans un bar alors que t'a pas trop l'air d'en avoir l'habitude.

Elle avait quand même l'air de bonne humeur pour quelqu'un qui était déprimé voir dépressif.. Bon après c'est normal, les gens déprimes se forcent le plus souvent de se distraire par tout les moyens, notamment celui de boire afin d'oublier des problèmes... Ou de s'en rappellera sa dépend des gens.

Et si on jouais à un jeu ?

Ça sentait un peu, voir carrément la mauvaise idée.

Heu tout dépend, mais bon vu ton état faut faire gaffe à quoi on joue.

Elle se mit a sortir un paquet de shamallows de son sa en les posant sur la table. Bon un jeu classique bien humiliant et dégoûtant qui donnait limite la gerbe... Un jeu de gens bourrés quoi.

- Combien tu en mets dans ta bouche en disant... euh... ?... Cracbadaboum !

Rooh j'aime pas ce jeu j'ai des petites joues donc à chaise fois je perd et je finis par tout vomir car je déteste ces bonbons... Mais bon si tu veut on peut bien y jouer un peu.

En plus fallait voir le mot qu'elle avant choisi, c'est pas comme si c'était le plus prononçable, même sans shamallows dans la bouche c'est dur à dire.

Jean vit Rachel mettre deux de ces gros bonbons dans sa bouche avant de dire le mot, vu que c'est elle qui avait commencé c'était à elle de rajouter un bonbon à chaque tour.

Jean fit ainsi de même et dit Cracbadaboum.

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Re: Londres en soirée

Message par : Rachel Pasca, Ven 15 Juil 2016 - 23:50


C’était un rêve ou monsieur déprime l’accusait de ne pas tenir l’alcool ? De ce que elle, elle en avait vu, elle tenait bien mieux que lui. Sans doute serait-il entrain de dormir. Ou de pleurer… D’ailleurs pour une étudiante se mettre une mine, qu’on en est l’habitude ou pas, n’avait rien d’étonnant ni de significatif à leur santé mentale. Ce qui l’était en revanche, c’était qu’elle était seule. Il n’y avait que les paumés qui venaient se saouler seule. Comme elle et comme… Jean aussi. Qu’est-ce qu’elle faisait là déjà ? Ah oui… elle avait survécu à deux attentas de justesse, elle était une inconnue dans sa propre famille et elle avait récemment découvert que l’une des deux personnes qui comptaient le plus à ses yeux détestait les sangs-de-bourbes. Soit elle, si vous préférez.

- Et si on jouait à un jeu ?

Bah quoi ? C’était une manière comme une autre d’oublier.

- Heu tout dépend, mais bon vu ton état faut faire gaffe à quoi on joue.

Rachel stoppa son geste, essayant de comprendre un sens caché… Euuuuuuh… Puis haussa les épaules, n’ayant rien trouvé, avant de sortir un paquet de bombons de son sac. Encore une fois, allez savoir ce qu’il foutait là. Bien sûr, la vrai elle avait bien vu que Jean n’était pas convaincu, pas emballé du tout d’ailleurs. Mais ! Pas de chance pour lui ce soir ce n’était pas la vraie elle à proprement parler, mais Miss Beuverie. Fallait s’y faire !

- Combien tu en mets dans ta bouche en disant... euh... ?... Cracbadaboum !

Il a l’air encore moins motiver, mais très franchement, en plus de ne pas le voir elle s’en fou royalement. Parce que même si elle n’avait rien contre lui, au contraire, elle refusait de le laisser la déprimer. Pas ce soir. Autrement son mal de tête qu’elle ne manquerait pas d’avoir ne servirait à rien, le but était d’oublier et de se distraire. Sinon autant aller dormir. Tient, d’ailleurs, elle était fatiguée.

Cette constatation faite, Rachel bailla avant de poser sa tête sur la table. Jean venait de réussir son tour, à Rachel donc d’en mettre plus que lui dans sa bouche mais… ZZZzzz.

FIN du RP pour moi
(Désolée, mais j'ai trop du mal à suivre en ce moment et j'ai un peu l'impression qu'on tourne en rond dans ce RP...)

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Malicia Evans
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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Lun 18 Juil 2016 - 0:43


Mention de Fin de RP - Si soucis MP !
RP avec
Leo

Marcher. Un pas après l'autre. Tu te répètes cette phrase inlassablement depuis plus d'une heure. Tu marches encore. Et encore. Sans réellement savoir où tu vas. Sans savoir d'où tu viens. Des difficultés à marcher ? Normal. Tes vêtements sont déchirés, ce qui ne t'aide pas trop pour ta démarche et pis tu viens de te battre. Enfin, toi, tu n'as pas vraiment donné de coups. Tu as vite été immobilisée. Même en étant sorcière, tu n'as pas réussi à te défendre. Mais ils t'ont prit au dépourvu, aussi. C'était des moldus. Tu le sais parce qu'ils ont rigolé quand tu as essayé de prendre ta baguette. Ils te l'ont prit et l'ont jeté au loin. Alors, pour éviter de trop souffrir, tu as juste.. fermé les yeux. Tu n'as pas réussi à répliquer, t'as paniqué. Alors, tu as attendu que ça passe. Pis, une fois qu'ils ont terminés.. le dos tourné, ta baguette récupérée, elle s'amuse à lancer des #Sectumsempra. La vengeance. Tu l'as eu. Pas comme la dernière fois. Cette fois-ci, les agresseurs sont morts. Ils ont soufferts, comme toi. A force d'avancer, tu arrives à un pont. T'as mal. Extérieurement comme intérieurement. Dignité disparue, une fois encore. Plus rien. T'es comme nue. Vulnérable aux yeux du monde. Tu l'as déjà été. Ce sentiment, tu l'connais. Et tu veux pas le revivre. Tu t'approches de la rambarde du pont, tes mains pleine de sang de tes agresseurs à plat sur la ferraille. Ton esprit se remémore. Se ressasse. Ton passé. Ta douleur.

***D. F-Back

Sortie de Poudlard. Diplôme en poche, tu files dans un bar pour fêter ta réussite. Tu les as eu tes ASPICS. Optimal en plus de ça. Déjà fêtarde et attirée par l'alcool, tu t'enfiles les shooters, les verres, les bouteilles. Et très vite, la fermeture de l'établissement vint. Tu l'quittes joyeuse et complètement bourrée. Tu te diriges vers la gare, parce que c'est le seul endroit où tu sais que tu pourras passer la nuit tranquille. Mais avant d'arriver à destination, t'entends des rires. Ils te font peur mais tu ne montres rien. Tu continues d'avancer la tête haute. Mais sans que tu puisses anticiper quoique ce soit, ton bras fut happé. Tu atteris brutalement contre un des murs d'une ruelle. Tu glisses lentement contre celui-ci, légèrement sonnée par le choc. Mais le choc laissa très vite place à autre chose. Tu comprends avec le regard des personnes faces à toi qu'ils vont s'amuser. Avec ou sans ton autorisation. Tu tentes, alors d'attraper ta baguette qui a volé au loin mais, sans succès. Si seulement, tu savais utiliser la magie sans baguette. Tout serait vite réglé. Alors, tu tentes les choses à la moldue. Tu te débats et tu cries. Mais ça ne dura pas longtemps. Tu reçois un coup violent au niveau du crâne et tu sombres dans l'inconscience. Plus rien. Trou noir. Néant.

Est-ce que c'est ça de mourir ? Est-ce que c'est semblable au sommeil ? Un repos sans trouble ? Tu ne ressens rien, plus rien. C'est comme si tu flottais. Tu es légère. Un poids plume. C'est reposant. Mais tu ne veux pas rester là. Dans ce noir. Ce rien. Tu es si jeune. Et tu n'as rien vu. Tu n'as pas assez vécu. Tu voulais voir du pays. Faire un tour du monde. Retrouver tes parents aussi. Et pis, tu voulais avoir des enfants. Ou peut-être pas. Mais tu voulais avoir le choix. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’on t’enlève tout ça ? Tu n’as pourtant rien fait pour mériter ça. Tu n’étais peut être pas hyper disciplinée comme gamine, mais en rien, tu ne mérites quelque chose de semblable.  

Y a une voix qui t'appelles. Est-ce que c'est Dieu ? Non. Sois pas idiote. Ca n'existe pas ces choses-là. Toi, tu n'y crois pas. T'es pas comme tes parents adoptifs. T'es secouée dans tous les sens, comme si tu convulsais. Tes yeux s'ouvrent brusquement, tu te relèves  à moitié et tu rejettes tout le contenu de ton estomac. Soit de l'alcool. Beaucoup de l'alcool. Quand tu relèves la tête, tes yeux croisent des iris brunes. Celle d'un homme plus âgé que toi. Il a l'air inquiet, mais tu ne t'en rends pas compte. Tu pètes les plombs. Contre lui. Contre toi-même. Dans un geste désespéré, tu rampes vers ta baguette, l'attrapes et la pointe vers lui. Moldu. Sorcier. Rien à battre. Il est au mauvais endroit au mauvais moment. Il te regard d'abord décontenancé et pis il rigole. Probablement à cause de ta démarche ou de ta baguette. C'était le rire de trop. Tu lui lances un #Diffindo au niveau de sa jugulaire. Il tombe au sol en se tenant la gorge, tranchée. Tu viens de tuer ton premier homme. Premier innocent. Et voilà e début de ton mal-être qui commence.

***F. F-Back


Toujours posées sur la rambarde, tes mains tremblent au fur et à mesure que tu prends conscience du geste que tu vas faire. Même maintenant, tu n'arrives toujours pas à pleurer, pourquoi ? Pourtant, c'est la fin d'une ère qui arrive. La fin de ta vie. La fin de ta douleur. Peut-être que tu ne peux plus pleurer. Que quelque chose s'est brisé en toi. Tu n'en a plus rien à foutre désormais. Tu passes une jambe par dessus la rambarde. Pis, l'autre. Tu regardes en bas, la Tamise. Une fois en bas, ça sera tellement plus simple. Moins douloureux. La pression de tes mains se relâchent doucement. Petit à petit. Ton calvaire est bientôt terminé.
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Leo Keats Gold
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Lun 18 Juil 2016 - 1:49



Tu crois que tout est une affaire de spirale Keats ?
Un peu comme un pantoum,
Un écrit cyclique qui t'entraîne avec lui sans que tu ne puisses rien y faire ?
Monter, Descendre, manger le bitume, s'y écraser violemment pour ensuite s'élever de nouveau et tout recommencer ?
Aucun contrôle sur ses foutues cartes qui te glissent des mains sans arrêt.
Mais pourtant tout allait mieux.
Tu recommençais peu à peu à t'astreindre aux heures de vies normales,
Tes addictions étaient toujours là, mais un peu amoindries.
Et puis un soir tu as craqué, tu as débarqué chez ta collègue, pensant que ce serait facile.
Mais ça ne l'a pas été.
Au contraire, tu as réalisé pas mal de choses cette nuit là.
Sur toi même d'abord, puis sur ton rapport aux autres.
Et ce que tu y as vu t'as tellement dégoûté de toi même que tu n'as pas pu te faire face,
Tu as fuis à toutes jambes.
Tu n'es pas redescendu plus d'une heure depuis.
Alternant les moyens d'atteindre tes paradis artificiels pour les préserver le plus longtemps possible,
Ton porte-monnaie commence à en souffrir,
Et ton accord avec la blonde est brusquement tombé à l'eau.  
Tu planes sans arrêt.
Parce que la réalité est trop laide à regarder pour l'instant.
Il te faudra l'aide d'un oiseau et d'une blonde-tournesol pour t'en sortir, mais tu ne les rencontreras que plus tard.
Pour le moment tu vogues, de ton canapé à des endroits qui te sont inconnus,
Sans spécialement savoir comment tu y as mis les pieds.
C'est donc cela ta vie.


J'aime la nuit.
Parce que, c'est bien connu, tous les chats y sont gris.
On peut se fondre dans les rues, faire comme si elles nous appartenaient,
Comme si on les comprenait, alors qu'au fond on sait bien qu'on se marche complètement sur la tête.
Ce soir j'ai posé ma bouteille.
J'ai pris des pilules, certes, mais il y a déjà quelques heures, et leurs effets s'estompent déjà, alors que je déambule dans ce Londres de mon enfance qui ne m'est désormais plus si familier.
Parce que ce sont les yeux d'un adulte épuisé qui en capturent les aspérités.
Je ne sais même plus comment je suis arrivé là, mais étrangement je ne veux pas rentrer.
Je ne veux pas retrouver une villa désespérément vide.
Je ne veux pas m'occuper de problèmes existentiels d'enfants qui n'ont même pas encore connu la dureté de la vie pour la plus part.
Je ne veux pas voir encore la flamme de l'innocence briller dans le fond de leurs yeux.
Ce soir je veux penser à moi.
Oublier que je ne suis rien.
Un homme incapable de se prendre en main, qui laisse son libre arbitre être piétiné parce qu'il n'a pas le courage de se rebeller.
Dire non.
Pour une nuit.
Marcher, de carrefours en carrefours.
Et oublier pour une fois que j'ai perdu une part de mon humanité.
Et si on redevenait enfant pour une fois ?
Et si on oubliait toutes ces magouilles stupides, ces jeux d'adultes pour une nuit ?
Pour revenir à l'essentiel.
Des jambes en état de marche.
Des rues quasiment désertes,
Une insouciance grandissante ?
Laisse toi aller un peu Keats.
Mes jambes avalent les mètres.
Le long de la Tamise.
Tout est presque vide.
Mort.
Et c'est très bien comme ça, parce qu'au moins je peux croire que la ville m’appartient.

Puis une silhouette, majestueuse, sur le pont à ta droite.
De loin tu ne vois pas, qu'elle n'est pas du bon côté de la rambarde.
De loin tu ne vois pas l'écarlate qui recouvre ses mains.
De loin tu ne reconnais pas la silhouette =, que tu as pourtant fréquentée de très près.
Mais, de loin, tu t'approches tout de même.
Parce que au fond tu sais,
Qu'une personne sur un pont au milieu de la nuit, aussi jolie l'image soit-elle, n'est jamais quelque chose de bon.
Alors, un pied après l'autre, tu avances vers la blonde.
Rien ne presse, c'est un instant de nuit qui n'appartient qu'aux âmes perdues.
Et alors que tu arrives silencieusement à son niveau, tu sais.
Elle a beau être de dos, tu reconnais ce corps.
Tu gardes ton soupir pour toi cette fois-ci, parce que tu n'es pas déçu.
Tu es juste triste, une bouffée empathique peu habituelle qui t'anime.
Mais tu la refoules, ce n'est pas le moment de s’apitoyer.

Tu vois les mains de la jeune femme se desserrer,
Et tu sais ce qui va se passer.
Tu connais ça par cœur,
L'auto-destruction,
Sauf que là tu sais, que Evans s’apprête à en franchir le stade ultime. Et t'es pas prêt.
Pas à laisser quelqu'un se tuer, parce que si quelqu'un d'aussi paumé, voir plus que toi ne peut pas résister,
Comment tu le pourrais ?
Non.
Non.
Non.
Tu attrapes doucement mais fermement l'un de ses poignets, manifestant ainsi ta présence.
Te place à ses côtés.
Contemple la Tamise qui file sous vos pieds.
Et secoue la tête, tristement.
Parlant doucement, avec tendresse, pour ne pas trancher avec cet instant des oubliés.

- L'eau doit être glacée. Qui sait ce qui baigne là dedans... Ce serait dommage de finir sa vie ainsi. Un si joli minois.

Je relève un peu la tête, inspire et expire calmement, profitant de l'instant,
Parce que la nuit, les monstres sont de sortie, que l'on peut être soi-même,
L'obscurité nous protège.


- Pas ce soir Evans. La nuit est belle et sombre. C'est notre moment d'exister, le seul. Ne te gâches pas cela.

La nuit vous enveloppe de son manteau,
Parce qu'enfin vous pouvez sortir de la petite cachette,
La cabane en bois fabriquée dans votre crâne,
La forteresse enfantine.
La nuit les souris dansent.
Les chauves sourient,
Les chats sont gris.

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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Lun 18 Juil 2016 - 2:59


Ton passé passe en boucle dans ta tête. Comme un film. Un mauvais film dramatique. Passée du mauvais côté du pont, tes yeux sont rivés sur la Tamise. Tu seras tellement mieux une fois plongée à l'intérieur de l'eau. Plus de soucis. Plus d'angoisse. Plus de passé. Plus de futur. Tu devrais trembler, avoir peur ou même pleurer. Mais.. non. Tu n'as jamais été aussi sûre de toi. Tes mains lâchent petit à petit la rambarde. Tu souffles de soulagement.  Mais non. C'est raté pour toi. Un de tes poignets est attrapé. Tu tournes la tête vers la présence à côté de toi. Leo. Il secoue la tête, tristement. Toi, tu le regardes droit dans les yeux. De que droit, t'empêche-t-il de sauter, hm ? L'eau doit être glacée. Qui sait ce qui baigne là dedans... Ce serait dommage de finir sa vie ainsi. Un si joli minois. Tu rigoles doucement. Un rire moqueur. Tu ne relèves même pas les derniers mots de sa phrase. Un si joli minois. C'est même pas convaincant. Il doit y avoir d'autres Malicia paumées au fond de l'eau. Après tout, c'est là que tout doit se finir.

Il fait nuit. S'il n'avait pas été là. Tu serais déjà au fond de l'eau. Tu serais en paix. Pourquoi on ne te laisse pas partir, bordel ! Pas ce soir Evans. La nuit est belle et sombre. C'est notre moment d'exister, le seul. Ne te gâches pas cela. Tu soupires bruyamment. Inspirant. Expirant. Toujours du mauvais côté de la barrière, tu tentes d'échapper à sa prise mais c'est peine perdue. Laisses-moi partir. S'il te plait, Leo. Lorsque tu prononces son nom. Ta voix se casse. Et tu lâches ta première larme. La première depuis des années. Tu craques. Complètement. Ton coeur de pierre se brise. Tu redeviens fragile. La petite adolescente fragile. Et sensible. Tu n'existes plus depuis un moment. Tu gâches tout, comme toujours. Alhena refuse de te parler pour des raisons que tu comprends. Mais, tu espérais au fond qu'elle ne te rejetterais pas et qu'elle te pardonnerait. Mais.. non, elle t'a balancé tellement de.. vérités. Tu te dégoûtes. Et Rachel. Elle refuse de te parler aussi. Tu l'as blessée. Encore une victime de ton comportement de gamine. Ca fait un moment que je n'existe plus. Je suis un fantôme. Un sanglot s'échappe de ta gorge. Un fantôme qui détruit tout ce qui touche. Tu te penches un peu plus. J'ai tout perdu. J'ai plus rien. Je ne suis plus rien. La seule chose qui brise le silence qui vous enveloppe, est ta respiration. Qui s'accélère.
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Lun 18 Juil 2016 - 3:58


Au long soupir qui suit ta tirade, tu sens bien que cette fois, tes arguments soit disant poétiques ne suffiront pas.
Qu'il va te falloir être plus honnête Keats.
Plus vrai.
Alors, pour être franc, tu te demandes quelles raisons te poussent à l'empêcher de sauter.
Et là tu sais.
Tu as compris au fond ce qui t'anime. Un mélange de peur, d’égoïsme et d'empathie.
Qui te saisit les tripes à t'en faire presque vomir.
Alors tu raffermis ta prise sur son bras.
Parce que non, tu ne la laisseras se jeter à l'eau.
Pas ce soir, c'est hors de question, tu plongeras pour la chercher si il le faut.
Tu as peur.
Peur qu'elle meurt.
Et tu viens de comprendre pourquoi.
Alors pour une fois tu mets cartes sur tables. Fini les détournements de propos pour te cacher derrière.
Ce soir c'est toi, et toi seul sur ce pont, avec elle.  


- Laisses-moi partir. S'il te plait, Leo.

Et alors que sa voix se casse sur mon nom, que les larmes surgissent peu à peu de nulle part,
Larmes qui d'ordinaire me font partir en courant, parce que je ne sais pas les gérer,
Je reste.
Debout, ma prise sur son poignet se ressert, et je prononce un des "Non" les plus fermes et sincères que j'ai pu dire un jour. Non. Ce soir tu ne tomberas pas Malicia. Je ne le veux pas. Et je te laisse pleurer, parce que je ne sais pas gérer ce genre de situation. Parce que je ne sais pas réconforter, je sais juste écouter. Je ne vais pas te prendre dans mes bras et faire semblant de comprendre, parce que ce serait faux. Je ne comprends pas, ce qu'y a pu t'arriver pour que tu en sois là. Je ne sais même pas pourquoi moi même j'en suis là. On a tous mal à sa manière, et je ne vais pas faire comme si je connaissais ta souffrance.
Alors je reste à tes côtés,
La main sur ton poignet, sans qu'un seul mot ne franchissent mes lèvres. Je ne vais pas t'enlacer, mais je ne vais pas non plus m'enlacer. Tu as eu la chance (ou malchance selon le point de vue) de tomber sur moi ce soir. Et il va falloir que tu fasses avec.

- Ca fait un moment que je n'existe plus. Je suis un fantôme.

Tu soupires, terriblement. Parce que quelques fois, dans le plus grands des secrets, tu as voulu frôler la mort, juste pour vérifier que tu étais bien en vie. Qu'il y avait toujours quelqu'un dans ce corps qui ne t'appartient plus. Le nombre incalculable où tu as planté tes ongles dans tes paumes juste pour vérifier que tu pouvais encore ressentir la douleur, ou n'importe quelle autre sensation...

- Un fantôme qui détruit tout ce qui touche

Un autre souvenir qui remonte en toi.
Celui de ta tentative de meurtre sur la jeune Lin.
Tu as arrachés l'innocence de deux gamines ce jour là.
Celle de ta victime, bien sûr,
Mais aussi celle de ta sœur, qui a vu ta bête.
Elle t'a menacé ce jour là, et parfois tu penses qu'elle aurait mieux fait de t'achever.
Rendre justice,
Parce qu'arrive un moment où l'on se sent plus fardeau qu'autre chose,
Qu'on se dit que tout serait plus simple pour nos proches si on disparaissait.
C'est là que se joue la différence, entre ceux qui s'accrochent à leur perche de funambule et continuent,
Et ceux qui perdent pieds.
"Et toi Evans, des quels veux-tu être ?"

- J'ai tout perdu. J'ai plus rien. Je ne suis plus rien.

Les événements récents, une remontée de tout ce que tu as vu dans cette bassine, et d'un ton calme, froid, tu ripostes, parce qu'elle touche une corde sensible chez toi. Et que ta crainte concernant tes motivations refait surfaces alors que ces dernières se confirment. Et pour une fois, c'est ta franchise qui parle.

- Parce que tu penses que je suis quelque chose ? Je bois à longueur de temps. Je plane plus que permis, et j'en réchappe toujours. Je vais de lit en lit en espérant un peu de compagnie, pour oublier à quel point je suis seul. On se permet de fouiller dans mes souvenirs pour effacer une relation qui s'est mal terminée avant de se rapprocher de moi à nouveau ? J'ai l'impression de n'être qu'un pantin. De n'être rien non plus.

Un soupir profond, tu n'as pas l'habitude d'exposer tout cela,
C'est supposé rester pour toi, mais à situation désespérée, aveux exceptionnels.
En espérant gagner du temps.
Le temps de trouver autre chose.
Tu as attrapé son bras maintenant,t alors qu'elle se penchait d'avantage.

- Et tu veux savoir pourquoi je suis toujours là ? Parce que j'aime à penser qu'il reste des gens qui m'apprécient. Même si je sais que c'est certainement faux, je m'en moque, ça me donne une raison de m’accrocher. Et j'imagine que toi aussi, il y a des gens qui sont là, quelque part, et qui pensent à toi. Imagine le aussi si tu n'y crois pas. C'est déjà un début.  

Tu marques une nouvelle pause. Parce que tu ne sais pas si tu dois dire la suite ou non.
Parce que c'est t'ouvrir encore plus.
Et que tu ne sais pas si tu vas le supporter.


- Je t'apprécie Malicia. Maintenant descend de cette rambarde s'il te plait. Et si tu te déteste au point de ne pas pouvoir le faire pour toi même, fais-le pour moi.

Tu sens la bête dans ton ventre qui rigole, parce que ça sonne mielleux à mourir.
Parce que ça semble hypocrite.
Mais qu'est-ce que tu veux bien dire à quelqu'un au bord du suicide ?
Si ce n'est lui parler avec franchise. T'es pas en état de voir quelqu'un sauter.
Encore moins la blondinette.
Tu pourrais être assez con pour aller tenter de la repêcher,
Et encore assez pour te laisser couler si tu n'y parvenais pas.
Ce soir tu fais dans le social.
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