AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 6 sur 9
Londres en soirée
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
Shae L. Keats
Gryffondor
Gryffondor

Re: Londres en soirée

Message par : Shae L. Keats, Mer 5 Avr 2017 - 1:22


Conclusion du RP ci-dessus.
Début du RP avec Azénor


T'avais lâché ta demande.
Comme une demie-supplication. Comme un enfant formulant une demande invisible. Comme si il n'y avait plus rien d'autre qui comptait. Que le silence. Tu voulais que l'autre s'arrête. Parce qu'il ne devait pas être là. Parce qu'il n'avait rien à faire là. Parce que son nez se mouchant d'étoile t'horripilait plus que tu ne pouvais l'admettre. Parce que tu voulais que lui et ses idéaux te laissent. Enfin. Tu voulais le faire taire.
Comme tu n'avais jamais voulu faire taire personne.
Parce que ses mots te blessaient. Au delà de ce que tu pouvais encore imaginer. Et ça n'était pas fini.

Non. Nous parlerons. Nous savons de quoi nous parlons. Toi tu n'en sais rien. toi tu penses trop, nous pas assez. Mais peu importe. Nous on vit. Toi tu crèves. Tu rejettes tout ce qui peut te rendre heureux. Parce que t'es trop enfermé en toi même pour voir qu'on veut t'aider.
Égoïste malheureux.


Toi tu crèves.
Toi tu crèves. À petit feu.
Les mots m'avaient blessé.e.
Heurté.e.
Comme aucun ne l'avait fait.
Parce que je savais. Qu'ils savaient de quoi ils parlaient.
Qu'ils me connaissaient. Je n'en doutais pas une seconde.
Je savais. Mais la douleur lançait la colère. Amoindrissait la réflexion. C'était d'ailleurs très certainement ce qu'ils avaient voulu obtenir. Ce qu'ils avaient voulu provoquer.
Mais à force de réfléchir.
On finit par s'oublier.
Et moi je ne voulais plus
sombrer au fond du gouffre.
Comme je l'avais toujours fait.
Je devais arrêter ça.
Par tous les moyens.
Encore à disposition.
Par tous les moyens.
Que je connaissais encore.
La dernière possibilité.
Ce la plus certainement la plus stupide.
Ils voulaient que j'arrête de penser.
C'était chose faite
Lorsque je leur sauta dessus.
Visant la gorge.
Avec les ongles.
Pour arracher cette langue.
La déchirer.
Pour qu'elle s'arrête enfin
De parler.
De psalmodier.
De faire sombrer.
Ce fut l'eau.
Qui me ramena à moi.
Ce fut l'eau.
Autour de mon corps.
Ce fut le froid.
Qui m'habita.
Quand mes bras arrêtèrent de lutter.
Quand mon corps s'abandonna.
Rien qu'au froid.
Car il n'y avait plus aucun parasite.
Pour m'empêcher de partir.
Si ce n'est l'ombre. À travers la surface.
Penchée par dessus les flots.
Qui que tu sois.
Arrête.
Laisse moi partir.
Je veux mourir.


Pensée ultime.
Comme une cymbale.
Joyeux anniversaire.


Dernière édition par Leo Keats Gold le Dim 22 Oct 2017 - 10:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Azénor P. Benbow
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 2)


Re: Londres en soirée

Message par : Azénor P. Benbow, Mer 5 Avr 2017 - 3:44


yolo je débarque / pv ft. Leo



i'm just walking down the street
pretending that everything's okay
but everything
is not
okay



Je suis le genre de fille qui écrit dans la marge. Le genre à ne retenir que les non-dits et les entre-lignes. Le genre dans son monde. Altruiste peut-être. Perdue sans doute. Plonger dans les détails pour ressortir des conclusions. Juger tout et n'importe quoi alors que je m'en fou. C'est juste que je suis le genre tête en l'air. A rêvasser, ressasser, penser, comprendre, apprendre, mourir, à petit feu. Une bougie dans une pièce éteinte. Des ombres légères sur le mur. Une flamme qui tremble. Parce que j'ai ce besoin irrépressible de m'occuper d'autrui plutôt que de m'occuper de moi même. Cette interdiction intérieure de m'avouer simplement que je me sens seule malgré lui.
 
On a eu cette grosse dispute avec Anthony. Alors je suis juste venue me changer les idées. Marcher un peu dans les rues de Londres. Goûter l’air frais et respirer le vent par ma peau. Une goutte pointant, prête pour sa longue descente, attendant un clignement d’œil. Mais rien ne vient mouiller ma joue fraîche parce que j’y passe mon doigt avant. Laissant une bavure noire près de mes cils inférieurs.
Je n’ai jamais voulu dépendre de quelqu’un. Mais il a prit mon cœur et arraché mon âme sans même s'en apercevoir. C’est son sourire, ses yeux, sa façon qu'il a de me regarder, de me toucher, de m'embrasser, sa voix, son étreinte. Et moi je tombe amoureuse un petit peu plus chaque jour. Et mon cœur lui ralentit au même rythme parce qu'aimer c'est avoir mal, c'est tomber, s'en remettre si on est chanceux.

J'ai rendez-vous avec mon fort intérieur là où le Ciel brille là nuit.
Les cheveux au vent, les mains dans les poches d'un gros pull, un pantalon serré, des chaussures à lacets, j'ai troqué l'uniforme de l'école pour les habits du dimanche. Mais quel jour on est, qu'affichent les aiguilles. Qu'est-ce-que je sais. J'avance juste doucement, zieutant les horizons, le reflet de la nuit dans la Tamise et le bout de mes pieds répétant inlassablement les mêmes mouvements qui permettent à un Homme de rester debout.
Je tiens pas en compte les gens qui se hâtent, les jeunes hurlant la mort qui arrivera bientôt s'ils continuent de fumer, et les voitures qui écrasent leurs mégots qui s'empilent.
Ce soir je n'ai que ma baguette pour me protéger, mes yeux pour pleurer, mes genoux pour se plier. Oh et mes oreilles, pour entendre un bruit d'eau troublée par une masse qui l'a gênée. C'est au loin, un plouf digne d'un dessin animé moldu. Un vrai cliché. Un homme à la mer. Personne aux alentours. Je hâte mon pas sans trop me bousculer, histoire de voir ce qu'il se passe.
Je me rapproche vite, jusqu'à ce que les ondes de l'eau soient à ma portée. Un silhouette ensevelie sous une surface qui reflète les lumières de Londres.

Je m'appuie contre la rambarde ou son synonyme. Un regard à mon est, mon ouest. Je me résous à sauver, encore une fois. Mais le choux ne fait pas partit des options souvent. C'est la raison, la valeur, la peur de ne pas être capable de se regarder dans un miroir qui prend le dessus. J'enlève mon pull, mes chaussures et mes chaussettes. J'hésite pour le pantalon. Mais c'est peut-être un homme la dessous. Mais un sortilège est vite fait. Pas pour un moldu.
Pourquoi le temps ne me presse pas. Peut-être qu'à une seconde près ce sera trop tard. Peut-être qu'il n'a absolument pas d’apnée et que je le laisse mourir à petite dose parce que je me demande si je devrais mouiller mon pantalon ou pas. Résolue, la tête la première, je plonge dans l'eau glacée.
Y découvre des cheveux courts, des yeux plissés tournées vers le Ciel flou d'ici. Il est déjà profond. C'est un homme. De la façon dont sa silhouette coule, c'est un mâle perdu dans son vain espoir d'une vie moins trouble. Quelques mouvements de bras, de jambes, des joues gonflées par l'air que je garde en moi pour l'instant. J'attrape un bras inconnu, le tire vers moi de ma force d'asticot. C'est trop dur. Nous sommes profond déjà. Une idée.
Je pense qu'il est à moitié dans les vapes. Alors pour notre survie. Je nierai s'il le faut, traficoterai ses pensées, ses souvenirs, ce qu'il croit avoir entendu. Vécu. #Ascendio.

Remontés là où l'air nous est offert, je prends une grande inspiration, range ma baguette par la même occasion. J'essuie mes yeux. Les rouvre. Stupeur. L'inconnu que je tiens toujours par le bras détient un tableau à son effigie dans mon bureau à Poudlard. Leo. Le nouveau Gardien des Clés. Mon prédécesseur. Les yeux rivés sur lui. Bouche bée.
Alors toi aussi tu veux lâcher prise.



Dernière édition par Azénor Philaester le Mer 2 Aoû 2017 - 15:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Shae L. Keats, Jeu 27 Avr 2017 - 13:22


J'aime.
Comment le rien m'enveloppe. Me garde. Précieusement. Comme si j'étais fragile. Comme si ça importait encore. C'est portant tu sais,
de retrouver un sentiment de bien être. Ça fait comme un chatouillis au bout des doigts.
Je crois me rappeler que l'on appelle ça une sensation.
J'avais oublié ce que c'était.
J'avais oublié ce que ça faisait.
De ressentir des choses comme si on avait toujours été normal.
Je flotte.
Je coule.
Il n'y a plus que la pâle lumière de la ville à travers la surface troublée qui importe.
Qui réchauffe et rassure.

Puis un bruit, d'abord désagréable. Celui d'un corps qui entre dans l'eau. Qui exerce une pression. Puis viens le contact. Electrique et dérangeant, autour du bras. La main inconnue, semblable à celle des rêves, qui revient toujours, du plus en plus forte. qui fait pleurer lorsqu'une autre s'approche désormais. Une envie de se débattre. De te crier de me lâcher.
Mais les poumons à l'agonie m'en empêche.
Volonté de lutter.
Mis la fatigue me gagne.
Et je ne peux que me laisser entraîner à ta suite vers l'air libre.
Qui calcine les poumons se remplissant.

Toux acide, et l'eau qui sort, quitte le corps. En des spasmes qui auraient pu être impressionnant si je n'avais pas été conscient.
Le liquide quitte les voix respiratoires, et je retrouve un rythme normal.
Je ne capte pas tout de suite ton regard estomaqué.
Je ne comprends pas tout de suite que tu m'as reconnu.
Pour l'instant j'attends.
Que la déception d'être en vie passe un peu.
Me rende mes mots qui se cassent dans ma gorge.
T'aurais dû me laisser.
J'avais envie de partir, d'oublier de couler. Avant la date fatidique. Avant l'heure maudite. Avant la célébration morbide.
J'avais envie de voler.
Que le Tic de la pendule ne puisse jamais me rattraper.
T'avais pas le droit de me rattraper.

Je me tourne alors pour voir qui eut bien être ce "Tu" contre qui je peste.
Et la bouche se mue en un "oh" d'étonnement, face au visage de la jeune femme qui a pris ma suite, un jour d'automne. Lorsque j'ai quitté le château, il y a un an maintenant.
Philaester
Ou quelque chose du genre.
Belle introduction.
Elle te sauve la vie contre ton gré.

Quelques toussotements, puis tu te redresses. Te tiens face à elle. Trempé, en toute logique, et les sourcils froncés.
T'arrives pas à déterminer,
Si c'est la colère qui t'étreint,
Ou la honte.
Mais ton regard est fuyant. T'attends les questions.
Surtout que tu n'as aucune envie d’expliquer.
Comment poser les mots sur des choses vécues.
Qu'on explique pas soi-même.

Toussotements.
T'aurais dû me laisser.
J'étais bien là-bas.
Pourquoi t'es là ?


Revenir en haut Aller en bas
Azénor P. Benbow
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 2)


Re: Londres en soirée

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 2 Mai 2017 - 1:19



J’suis comme un Dragon en cage, je comprends rien, j’ai rien demandé, j’aurais p’têtre même du me barrer, pas me soucier du suicidaire, le laisser se noyer peut-être parce que c’est juste ce qu’il voulait au fond si ça se trouve. Peut-être qu’il est pas tombé mais qu’il est tombé, tu vois, avant, avant tout, peut-être que sa vie c’est comme une tombe, silencieuse, morose, vide vide vide vie de sens ou non. J’en sais rien moi, et puis je crois que j’en ai rien à foutre. J’ai juste sauté pour sauter, pour être capable de pas m’en vouloir. J’ai fait ce que je croyais avoir à faire, je m’excuserais pas, je m’excuse pas.

Le mec, Leo, se relève. C’est Leo, j’suis sur le c*l, encore. Un collègue un prédécesseur, une ombre parmi les silhouettes en couleurs. Il confirme mes peut-être, et puis il ose me demander ce que je fais là. J’suis pas ta p’tite étoile, j’suis pas ton ange gardien. Je passais juste là au bon moment histoire de t’empêcher de faire une connerie parce t’es une connerie à toi tout seul. Les conneries ne font pas de conneries elles en sont une et ça suffit amplement. Alors je t’ai sauvé de ma noyade comme on m’a sauvé de la mienne, pas parce que t’es toi mais parce que t’es un des notre, tu sais les pions tactactac qui bougent qui bougent qui font croire qu’ils existent mais qui répondent qu’à une espèce de force supérieure. Les humains quoi. On est des milliards, on a été mis là et on s’en ira simplement quand Dieu aura fait une bêtise.

J’ai froid. Simplement froid, j’ai des frissons, mes cheveux dégoulinent et je suis tellement vidée que je ne sais même pas quoi faire pour me débarrasser de cette désagréable sensation mouillée. Je pourrais utiliser ma baguette lancer une petite incantation me retrouver comme neuve mais j’suis ni neuve ni sur le point de l’être.  Je reste comme ça, installée sur le muret, les yeux vitreux, à faire régner un silence de plomb. Mais je lui répondrais oui oui je lui dirais que je suis là par hasard et qu’il en a rien à faire et que c’est pas ses affaires et que c’est le hasard qui a eu pitié de lui.
Pitié. Tu fais pitié Keats. Moi aussi hein. On fait peine, on fait pitié, mouillés, trempés, silence pointu et solitude tellement prévisible. On est la maison du courage, de la force de la persévérance. On est les lions qui dominent, les rois de la jungle. Bien sûr, ça se voit non, y’a qu’à nous regarder. C’est un cirque, un numéro comique, une scène pathétique, deux adultes perchés qui se connaissent de renommées plus ou moins satisfaisantes. J’te lâche pas du regard moi alors que toi j’ai l’impression que tu fuis, honte ou incompréhension j’en sais rien ce soir je suis juste venue pour me vider la tête tu sais pas me la remplir avec allocentrisme. La surprise s’estompe peu à peu et je deviens aussi vide que toi, neutre et sans barrière.
C’que je fous la ? Beh je l’ai déjà dit, je me suis engueulé avec Anthony, ça se trouve c’est pas le bon, ça se trouve y’a même pas de bon. Y’a que de l’éphémère. J’hausse les sourcils, ce que je fous là j’en sais rien je suis juste là. Par hasard. Par envie inconsciente. Par fuite inespérée. Par supplice. Par bouffée d’air frais.
Bah retournes-y.
J’suis là par hasard.
Par abandon je crois
– ouais j’abandonne.

Et toi, qu’est-ce-que tu fous là. T’avais un peu chaud, t’avais une envie de nouveauté, t’as vu ton reflet et t’as pris peur, dégouté. J’me demande ce qui t’a pris de franchir le pas. J’sais pas t’as un métier, deux même p’têtre je crois, t’as des antécédents, un futur, des relations. J’veux dire, on veut tous lâcher prise, mais t’es tellement lâche. Mais genre, avec toi-même. J’m’imagine pas sauter le pas, j’suis du bon côté, j’ai des amis, un mec, une famille, ils comptent sur moi et ils m’aiment même tu te rends compte j’suis aimée. Alors j’ai choisis de rester même si des fois ça doit être bien plus facile d’être la personne qui part. C’est juste un choix altruiste hein, et j’me dis qu’un jour la roue tourne va tourner hein. Un jour p’têtre qu’on se réveillera et qu’on sera content d’exister qu’on se reprendra en main blablabla le cliché. Le truc typique qu’on se dit pour s’en sortir. Genre penser qu’on peut survivre c’est ce qui nous permet finalement de survivre. Que nenni. C’est des foutaises des paroles qui nous aident à mieux dormir le soir mais est-ce-que tu arrives toi, à dormir, le soir ?


Leo Keats. J'ai souvent voulu en savoir peut-être davantage sur toi. L'envie me prend, comme ça? Sans pincette, sans éclair, sans précaution. Il pourrait me faire virer, et moi donc, avec ce que je vais tout de suite découvrir...
#Legilimens - en plein cœur.


le sujet tarde mais on aimerait continuer le rp... ou alors mp moi ou mp Leo, merci Smile
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Shae L. Keats, Sam 10 Juin 2017 - 13:39


Les poumons brûlent toujours alors qu'ils continuent à cracher grande eau, sans discontinuer, sans non plus réellement pouvoir s'en empêcher. Crois-moi, j'aurais de loin préfèré la garder en moi. La laisser croupir à l'intérieur. Espérant secrètement qu'elle finirait par m'étouffer. Ou au moins m'intoxiquer. À petit feu. Parce que je crois que je serai trop lâche pour recommencer. Parce qu'au fond je me doute qu'on m'empêchera encore une fois d'aller jusqu'au bout. Mourir seul et discrètement. C'est peut-etre ça la solution au final. En espérant que les héros d'un jour arriveront trop tard cette fois là.

Par son geste très certainement voulu salvateur, voilà que ton héritière te condamne encore à la vie. Précisément celle à qui tu essayais d'échapper. Et voilà que l'eau s'écoule de nouveau de ta bouche à grands flots alors que ton sang s'oxyde de nouveau, portant tes iris vers les cieux. D'agacement sûrement autant que d'incompréhension.
T'as un regard mauvais,
Doublé d'une perdition certaine. Parce que t'arrive pas vraiment à comprendre. Y a un truc étrange, qui t'échappe, que tu ne t'explique pas.
Quel intérêt peut on trouver à repêcher les égarés. Encore peut être une façon hypocrite de se donner bonne conscience. À moins peut-etre d'un être un soi-même, ce qui s'était relativement égoïste si l'on se penche un peu sur le sujet. Sauver les gens qui nous ressemble pour ne pas rester seuls. Pour essayer au fond de se sauver soi-même.

Je crache à terre les dernières gouttes d'eau avant de laisser échapper un rire un peu amer. Je t'observe un instant à mi-chemin entre colère et empathie. Incertain. Il y a une grosse boule noire d'aprehension au fond de ma gorge. Qui me dît de fuir. À toutes jambes.
Et un sentiment d'injustice.
Parce qu'encore une fois on me refuse le droit d'en finir.

Tes quelques mots qui m'arrachent un soupir.

Bah retourne-y.
Je suis là par hasard.
Par abandon je crois.

Je me détends un peu, face à un discours un peu trop familier. Dont l'écho se fracasse douloureusement derrière les tempes. Parce que l'abandon est une chanson un peu trop connue. Parce que je la retrouve souvent, je flirte avec, me tiens en équilibre comme un oiseau dessus. Tombera, tombera pas. Je préfère laisser tout ça au hasard. Et visiblement toi aussi. Mais explique moi alors, pourquoi j'arrive pas à me faire à l'idée qu'il y ait autant de gens comme moi. C'est peut être mon côté trop idéaliste. Ou bien un besoin vital d'être unique, d'avoir un truc à oi seul qui e peocurerait une valeur, quelque chose d'inimitable.
Je sais pas trop au final
Mais j'aurais préféré pouvoir garder mes yeux fermés.


Et toi alors Azénor. Qu'est-ce qu'il au bien pu t'arriver pour que tu en sois à abandonner ? Qu'est-ce qui te court après pour que l'on se croise à une telle extrémité ? Cette masse sur tes épaules, comment se fait elle nommer ? Par où et quand est elle arrivée ?

Y a tant de questions
Qu'on aurait pu se poser
Comme des gens civilisés.
On aurait pu parler,
On aurait sûrement pu s'aider.
Se supporter,
Se forcer à avancer,
Pas en tant qu'ami,
Mais en tant que paumés.
Mais faut toujours que les gens fassent tout foirer.
Et voilà que tu balayes tout.
Par un mot
Interdit.
Que j'aurais préféré esquiver.
T'avais pas le droit Azénor.
De me forcer à te raconter.


La réalité s'estompe, Cède place à une pièce métallique et glaciale.

Un décor trop connu. Revu un nombre incalculable de fois en rêve. La même scène rejouée maintes et maintes fois, et toujours une pointe violente au coeur.  Je revois la morgue blanchie, glaciale, terne, au couleur d'acier. Où même les joues des gens n'apportent plus de touches de couleurs. Je revois ma main d'enfant presser la tienne, avec un espoir muet que ça va te réchauffer. Que tu dégageras peut-être autre chose que cette odeur de mort. Et mes yeux qui se levent vers ton visage. Inerte et gris. À qui on a arraché la chaleur de ces traits qui illulinaient la pièce lorsque tu y entrais. Dernière entrevue mère-fils.

La peur qui s'installe dans l'oesophage. Alors que je comprend lentement ce qui s'apprête à se produire.
Ce que tu me condamnes à revivre,
En y assistant toi même.
Me privant de toute pudeur.
Alors que je n'ai plus d'autres choix que de faire face.

Et puis la solitude. Àson tour,
Pénible et invivable. L'adolescence faussement sociable au château, opposée à un foyer familial exempté de toute chaleur. Silencieusement traumatisé, où les discussions glaciales se résument à s'éviter. Puis la frustration qui s'exprime par tes brimades sur ton souffre douleur au château. Ta rencontre prématurée avec l'alcool, ami qui ne te quittera plus. Puis le trou noir jusqu'à tes dix-huit ans. Les quelques flashs de bonheur en compagnie duscussionsouleur rappelle Peverell, jusqu'au souvenir vague du soir de l'oubliettes.  



Une rue enneigée que tu observes prendre place avec appréhension.

Le décor est flou, un peu comme le souvenir que tu as gardé de cette soirée là. Seul reste net la neige blanchie, et la tâche pourpre qui l'imbibe, qui s'étend lentement sur le manteau blanc. De la même teinte que celle qui macule mes mains. Qui goutte insupportablement au sol. Puis je réalise soudainement qu'elle aussi assiste y tout cela.
Alors je lutte.
Pour défaire les liens.
Qui me force à regarder.
La gorge comme une orange mécanique.


La scène change, presque avec soulagement. Le décor se fait chambre d'adulte. Peu entretenue. 

Et c'est avec une gêne certaine que je me revois, paniqué.e dans un coin du lit. La terreur dans le regard, et la bête douloureuse qui s'agite dans le ventre. Comme presque toutes les nuits. Je revois la seringue vidée traîner à côté du sachet sur le drap trempé de sueur. Le cadavre de bouteille qui traîne au pied du lit. Je revois les ombres inquiétantes, froides, danser le long des murs. Et grandir jusqu'à m'engloutir. Je revois les mains sous le lit qui essaie de nouveau de m'attraper. De me marquer. Je revois les cicatrices, les multiples diffindo sur mes jambes, pour dans ces moments de panique m'accrocher à quelque chose de réel. Je revois les pilules, le soir de l'overdose. Et l'hémorragie de la cuisse. Causée par ma connerie.

Arrête toi Azénor.
T'en as assez vu.
T'avais pas le droit.
C'est personnel tout ça.
Arrête toi.
S'il te plaît.


Les nuits passées à cuver assis par terre dans la cuisine des Trois Balais. Pour échapper à toi même, cette peur que tu t'inspires. La peur de croiser ton reflet aminci. Parce que tu ne te supporteras pas. Cette volonté énorme de pouvoir tout réparer sans en avoir les moyens.
Sans le pouvoir.
Et la déception.
Le face à face avec ton reflet.
Et la maison abandonnée qui se matérialise à son tour. Et voilà que tu revis tout. Le coeur en cigarette.
Les anguilles dans le bras, les entailles, la blonde, Evans, qui te ramasse. T'emmène. La dispute violente, et la douleur du doloris interminable qu'elle ne rompt qu'au moment où tu frôles réellement la folie. Son corps qui te chevauche, les caresses pénibles de ses mains qui te déchirent la peau à coup de diffindo. Le corps en mouchoirs.
Mais un retour à la réalité.

Puis dans un élan de volonté, tu parviens à effacer le décor. Ne reste plus que les sensations. Toutes.  Dans ton corps changeant.

Angoisse, peur et terreur. De cet enfant qui se blottit en toi. L'image de la bile noire qui déborde. S'écoule par la bouche, le nez, les yeux et les oreilles. La peur qui écrase. Qui terrasse. Qui régie une existence.
Qui prend le contrôle.
Qui se matérialise sous les traits du corbeau rieur dont les serres s'enfoncent profondément dans ton épaule sans jamais te lâcher.
Qui prend la forme de ces ongles inconnu qui grattent sur le bois. Sur les vitres givrées. Et les parois d'acier.

Amour, désir, passion. Et une pluralité des sentiments. Toujours différent. Un amoureux des gens, sans pour autant jamais tenté, sans pour autant jamais préférer. Ni réellement détester. Un écrin de douceur en velours. Un visage, celui de ta chimère. Ailyne. Au nom comme un bonbon. Le mélange de vos mondes sous la pluie sucrée, une odeur de barbapapa rouillée. Une bulle momentanée de paix.

Colère, rage et fureur. Contre toi même. Contre la bête qui remue dans tes tripes. Contre tout ce que tu es. Et tout ce que tu as pu faire. Une colère telle que tu pourrais t'etriper sur le champs si tu ne devais pas réparer tout ce qui peut l'être. Une colère qui te ronge à l'aveugle. Qui tente de te bouffer jusqu'à ne laisser de toi que des miettes. Peut être que c'est ainsi que tu te fais payer au final.
-Le fait d'exister.

Peine, tristesse et désespoir. Comme un trouver intenable du sternum au nombril. Un vide dans l'âme, un creux dans les poumons qui laisserait s'échapper l'air, ne te laissant à peine assez pour survivre.
Te condamnant à non-vivre.

Euphorie, Excitation et allégresse. De rares moment de liesse. Qui permettent de souffler. De sentir encore que parfois, je peux encore réussir à exister. À respirer plus fort.
À vivre dans un cocon.
Pour une minute ou deux.

Bonheur, joie et amusement. Ceux là je les connaissais bien fut un temps. Mais je crois que j'ai oublié à force. À quoi ils ressemblaient. Que je ne m'autorise même plus à les imaginer. Parce que j'ai toujours peur de les voir s'éloigner.
Mais je crois qu'un jour
J'arrêterai d'essayer d'abandonner.

Inquiétude, anxiété et préssentiments. Toujours s'en faire pour le jour suivant. Sans savoir si on en verra le matin. Sans savoir si
Cette fois là
On ira pas trop loin.

Solitude, abandon et perdition. Cette sensation d'être seul. Oublié. Comme si si on était finalement devenu rien de plus qu'un indésirable. Malgré l'empathie dont témoignaient les gens au début de l'oubli. Cette sensation gênante d'être un mouchoir jetable.

Espoir envie et volonté. Infimes et précieuses. Presque imperceptible. Un élan de volonté de survie. Presque inattendue. Je l'attendais aujourd'hui. Je l'espérais Azenor. Le commencement d'une nouvelle année.
Je voulais que ce soit la vie qui se pointe à minuit.
Mais c'est encore l'ombre qui m'a suivi.

Neuf émotions infernales
             - Pour un individu.

Et l'image fugace du masque. Au nez allongé.
Qui surgit dans la nuit.


Et dans un dernier élan inespéré.
La voix presque suppliante

Protego.
Revenir en haut Aller en bas
Azénor P. Benbow
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 2)


Re: Londres en soirée

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 4 Juil 2017 - 2:02



Sans réfléchir sans gêne sans honte sans jugeotte sans y penser je suis rentrée en ton sein je t’ai pas demandé je me suis servie de tout ce que j’avais devant les yeux je me suis pas faite priée non je t’ai sondé comme si tu n’étais qu’un pauvre rat errant dans les rues de la capitale je t’ai volé tout le peu que t’avais mais je crois que c’est parce que j’avais envie de voir si j’étais la seule à être seule à devoir me souvenir de ce que peut être le pourquoi d’aujourd’hui le pourquoi de nos questions de nos peurs de nos haines de nos vides de nos ombres de nos absences de nos indifférences et de nos incompréhensions tu sais je voulais juste chercher le pourquoi.
Je t’ai vu souffrir je t’ai vu mal surtout mal je t’ai vu presque mourir et puis je t’ai même vu aimer le temps d’une chimère que je reconnais que trop bien. Le monde est si petit. Tu t’es même tapé l’ex d’Anthony.
Tu as perdu ta maman. T'étais jeune et t'as dû lui dire adieu. C'est pas facile. Mais de toute façon personne ne se rappelle du facile. Perdre la dame de vie c'est comme se perdre soi-même. Est-ce-que c'est à ce moment là que tout a basculé Leo? Est-ce-que c'est à partir de là que ta vie a changé? Que tu as compris que sourire c'était pas donné à tout le monde, que vivre c'était dur, et que survivre encore plus?
Mais t’as réussi, à t’envoler à me contrer et je n’ai pas eu le temps de riposter de plus belle parce que j’ai vu ce masque qui m’a prit.en.plein.cœur. J’ai pas très bien compris. C’était si vague si furtif que c’est pas clair c’est tout flou c’est pas comme noir sur blanc je ne comprends pas ce que tu es mais peut-être fais-tu partie des leurs des masqués. Je pense que ça expliquerait des choses. Mais je me suis tus, un soupir de surprise, et par inadvertance.

Protego

Une pièce sombre pas de fenêtre pas de jouet pas de lit un coussin une porte et poussière qui s’entasse. Une main posée sur un parquet en bois qui grince et une petite tête remplie de questions. Des jambes lacérées et un côté de corps bandé par maman qui saigne, tatouant à vie sur une peau d’enfant un coup qui coupe le souffle un coup qui brûle qui m’agonise et qui ne me libèrera jamais une pointe dans le dos qui se déplace de ma gorge jusqu’à s'amenuiser légèrement sur mes genoux pour me faire céder face à la douleur de ne pas être aimée. Une petite fille qui pleure maigrichonne et fatiguée recroquevillée et épuisée elle voudrait dormir pour l’éternité parce qu’elle n’a jamais souri de bon cœur parce qu’elle a toujours fait semblant devant autrui elle cache sa peine elle cache ses cernes elle cache sa solitude quand il la laisse sortir sous des menaces presque mortelles. C’est un petit cœur lâché qui s’efforce de ne pas pleurer parce que maman est comme pas là et que les frères sont absents c’est un petit corps lâché qui s’efforce de tenir le coup par raison par espoir par facilité parce que partir c’est abandonner quelques fois et partir c’est pas facile c’est lâche égoïste mais c’est pas.facile.
Un mirage
c'était un mirage

J'ai la tête qui tourne

Je tombe dans l'eau. Un sourire. Il est devant moi, on papote devant son café serré, mon jus d'ananas. Un sorcier pas si sénile que ça, une envie de gerber. Il m'embrasse. On se perd. On se revoit, par hasard. Je l'aime déjà. On finit chez lui. On s'adore toute la nuit. On se lève pour manger. C'est comme ça que tout a commencé. Ma meilleure moitié me prend en plein cœur. Je suis portée heureuse amoureuse je suis le bonheur in-songé.
Un nuage
c'était un nuage

Les appartements de Poudlard sont tout petits. Mais il y a ce lavabo. Remplis, comme souvent. Une tête dedans. Les yeux fermés ils sont grands ouverts sur mon envie de me jeter, dans l'eau-delà. Je pourrais mourir dans ce lavabo plein, plein de fois. Une face fatiguée des journées qui passent sans changements. Si je disparais qui le remarquera. Des cernes et des joues creusent. Entends-moi.
De la brume
c'était un brouillard

Il y a ce petit garçon. Cheveux blonds platine. Et cette petite fille. Brune et légère. Ils se tiennent la main, on ne les voit que de dos. Ils sont innocents, ils s'aiment plus que n'importe qui, ils ne se rendent pas compte. Ils se promettent l'éternité même si ça ne sera pas assez. Ils seront leur autre moitié; qui deviendra tiers quand la rousse arrivera. A trois têtes ils seront les rois. Nous serons moi. A nous trois Lïnwe, à nous trois Lydie. Les racines d'une vie.
L'avenir
c'était l'à venir

Un collègue. Beau. Aux yeux verts. Une soirée à Londres un coup de feu un bras qui saigne. Une plage la mer la Lune. Une discussion je suis amoureuse de l'autre mais il est celui qui est là. Je ne le sais pas mais il sera toujours celui qui est là. Des regards échangés. Des regards aux yeux verts. Un cœur qui bat une poitrine affolée pourquoi me fait-il cet effet.
La vérité
c'était
ma
vérité

Je ressens tout, je suis fatiguée, si fatiguée. J'arrive à peine à me détacher. Et la vie reprend son court. On est deux cons sur les quais. Deux cons perdus. Qui se ressembleraient presque. Qu'est-ce-que j'ai fais. Suis-je encore plus choquée de mes souvenirs ou des tiens. Pas un mot et je connais tout de toi. Ton passé, tes sentiments, ton vide, tes peines, ta tristesse. T'autorises-tu Leo à aimer des fois. J'arrive même pas à être désolée, pour ce que j'ai fais. Un moment d'égarement. Des secrets. Mentir pour s'en sortir. Je ne regrette pas. Non. Je ne regrette rien.
Essoufflée. Je perce ton regard. M'en veux-tu. En veux-tu, encore.

il y a longtemps que t'es mort?
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Shae L. Keats, Ven 14 Juil 2017 - 1:01


Sorry pour la couleur,
Problème de nyeux, j'arrivais pas à me relire sinon.

Puis dans un souffle, dans un silence, tout s'inverse.
Ce sont des scènes que je ne connais pas qui prennent maintenant forme. Des scènes d'enfance, d'oubli, de prudence. Des scènes de mort prématurée. C'est peut-être ce que tu veux me montrer au fond Azénor. Que t'as été étouffée au berceau. J'imagine que c'est de toi qu'il s'agit lorsque je vois cette petite fille que l'espoir a abandonné. Que la vie a délaissée. Les genou écorchés, mais pas autant que ces yeux que je crois distinguer.
Pas autant que ces âmes lobotomisées dont on a hérité.
Je vois de la souffrance, et ça me prend les tripes tellement fort que je pourrais en vomir. Grand enfant un peu poète un peu rêveur, non, un poète surtout rêveur, il y a une chose sacrée à laquelle il ne faut pas toucher. C'est ces gouttes de poésie qui se créent dans l'esprit des enfants la nuit.
Mais toi Azénor
Quand je vois tout ça
J'ai une question qui se pose
À quoi pouvais-tu bien rêver ?
On t'a volé tes rêves d'enfants, on t'a forcée à les avaler. Et ça me met tellement en colère que je pourrais abandonner tout de suite, quitter ta tête, ta vie, on ne se reverrait sûrement jamais tu sais, ce serait sûrement plus simple.
Sauf qu'il y a une curiosité peut-être un peu mal placée qui me pousse à rester, à comprendre. Pourquoi t'es entrée dans ma tête, pourquoi t'as plongé pour venir me chercher, me condamner à vivre, sans me laisser le choix de partir. Pourquoi tu m'as enchaîné.e. Je veux comprendre pourquoi tu en es là.
Pourquoi t'as aussi mal que moi.

Et le décor change, les boissons puritaines dégringolent alors que le cœur s'affole. Je peux le sentir d'ici, l'amour, les premiers émois, les premiers ébats. T'as l'air heureuse, ça fait plaisir à voir. Ça rappelle le cœur battant, les paumés solitaire et les toits sous la pluie alors que nos pas de danse faisait trembler la ville. Alors t'as connu ça toi aussi, les amours aussi absolue qu'éphémère, ceux qui te laisse un goût de miel un peu amer sur le bout de la langue. Ça rappelle la lumière, et ça réchauffe un peu à l'intérieur. Toi comme moi, séparément, on a su être heureux, à un moment, on a su être vivant. Alors je me demande à quel moment on a perdu tout ça, à quel instant on a lâché la corde, sans jamais essayer de la rattraper. À quel moment le bonheur a bien pu s'envoler, nous abandonnant sur le trottoir, sous les coups bas de la vie sans que plus personne ne prenne la peine de s'arrêter comme tu l'as fait ce soir. Il n'y a ni une, ni deux réponses à cette question. Il y en a mille,
Et elles portent les noms d'erreurs et de regrets.

Les volontés d'étouffer, de se noyer de disparaître.
Qui écrase la poitrine tant je les connais.
Tant elles me rattrapent la nuit.


Deux trois regards, un peu de sang, la mer, la lune, l'oubli du reste.
Et la renaissance de tes émois.
Les espérance gravées sur les cotes qui palpitent.
Et un nuage,
Un mirage,
Une tendresse qui m'affole.
Quelque chose que je ne sentais plus.

Peut-être parce que tu me montres que je ne suis pas si seul.e au final, à mourir tout les jours.
Et à revenir toujours.

Des souvenirs d'enfants
Une musique douce
Stealing cars
dans les cour de récréation.


Puis le retour à la réalité, la matérialisation des quais. On a l'air idiots tu sais, à se regarder ainsi. Dans le blanc des yeux, comme deux animaux blessés pris en chasse. Y a des jours où je me dis que je croise tellement de gens aussi paumés... Et qu'il serait tellement plus simple de s'entraider. J'ai essayé une fois. Ça a fini en nuit d'horreur dans une cabane dont je porte encore les traits d'acier sous mes vêtements. Et pourtant j'aimerais essayer.
De porter.
De me laisser porter.
Connaître.
T'as peut-être eu raison tu sais, de ne pas me laisser le choix. De me forcer.
J'en sais rien, je suis trop souvent pantin de bois.

il y a longtemps que t'es mort?

La question tombe comme le jour. Résonne dans les limbes du sternum. Parce que je ne l'avais pas anticipée, je ne l'avais pas vu arriver. Je ne me l'étais jamais posée. Il y a longtemps que t'es mort ?
Il y a eu les coups des deux qui étaient censés s'aimer.
Il y a eu les doigts acides quand on était trop jeune pour comprendre,
Les autres quand on avait vieilli mais où on a pas réagi.
Il y a eu la mort des autres, les poids sur leurs épaules,
Leur destruction absolument arbitraire et injustifiée.
Il y a eu le monde, les sirènes d'ambulances, les aiguilles et les cachets.
Le fond de la bouteille.
Je ne sais pas vraiment quand j'ai perdu pied au final.
Mais
Je ne me souviens pas avoir été vivant.

T'as presque tout vu tu sais, y a eu une brèche et t'as foncé. T'as pas réfléchi et t'as tout démoli. Ça doit être la première fois que je n'ai plus rien à te cacher. Que quelqu'un sait. Sens. À quel point je ne sais rien. À quel point je trébuche. À quel point je m'en veux. Ca doit être la première fois, et il a fallu que ça tombe sur toi.

Et c'est comme un enfant que les mots se formulent, dans une phrase que je n'ai jamais osé prononcer. Une appel, une demande qui m'a toujours déchiré. Une reconnaissance que seul je ne pourrais rien faire. Une requête de gamin terrorisé. Parce que les conneries se sont écartées, parce qu'il ne reste que moi, et les pensées que je refoulais sans arrêt.
Et cette faculté à réfléchir.
Il ne reste que moi.
Il ne reste que toi.
Et ça,
Que je te lance au visage.
Presque suppliant.

Réveille-moi.
Et je t'aiderai.
Revenir en haut Aller en bas
Azénor P. Benbow
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 2)


Re: Londres en soirée

Message par : Azénor P. Benbow, Ven 14 Juil 2017 - 2:47


mon dieu, merci



regarde
mes yeux rouges, mes poings serrés, ma bouche qui tremble, mes lèvres gercées. Écoute le son du piano Leo, balaye les notes de nos vies. On est une bulle dans le temps, une dimension à part, un passage en plus qui ne comptera peut-être pas, que l'on revivra seulement la nuit dans nos rêves, mais oui les plus enfouis. J'ai essayé d'oublier tu sais j'ai essayé si fort. Une douleur qui perdure, encore encore. On apprend à la dompter à l'accepter même. A-t-on le choix. Un grand homme a dit un jour que ce sont nos choix qui font ce que nous sommes. J'aimerais choisir de ne pas choisir. Est-ce-que cela fait de moi un rien plus qu'un autre. Je ne sais pas. Perdue. Ton regard aux yeux plutôt clairs, le piano. Dans ma tête. Tu le connais Leo ce morceau bien sûr. On l'a écrit ensemble. Un frisson quand ça démarre.
Je suis un peu comme hypnotisée, mais qu'est-ce-que tu m'as fait. C'est à peine si je suis capable de respirer, je ne t'en veux pas autant que je m'en veux à moi-même. Découvrir tout de toi, mais ne t'avoir vu qu'une ou deux fois.

Je ne me souviens pas avoir été vivant.

Souffle Leo. Arrête d'agoniser, c'est fatiguant n'est-ce-pas. Une réponse qui me prend les tripes bien plus que la normale. Qu'y a-t-il de normal, tu me diras. Rien. Si l'on peut considérer que rien est quelque chose. On ne le voit jamais mais il est un peu partout. Tu sais tu te souviens de ce rêve, où ils reviennent. Ta mère t'attraperait la main, mon père m'encerclerait le cou. Es-tu mort avec elle, je me le demande. Le sais-tu toi-même. Suis-je morte avec lui. Aurait-on besoin de souffrance pour savoir que l'on vit. Trouver un juste milieu entre la sensation de vivre et l'envie de ne plus être.
Je ne pense pas que les gens veulent une réponse quand on leur demande si ça va. Et si je te réponds non, que ferais-tu. Me prendrais-tu dans les bras, me disant que tout va s'arranger. Pire encore, me dirais-tu que, tu comprends. Mais saurais-tu lire la détresse dans un regard qui supplie, saurais-tu écouter le mensonge. Saurais-tu le saisir, en prendre compte. Saurais-tu
changer la donne

J'ai froid. J'ai froid de te regarder, de ne voir que corps airant. Pitié. J'en voudrais presque t'aider. T'aider à faire quoi. Qui est assez idiot pour penser que le bonheur existe. Je ne garde espoir que pour les gamins. Et puis je m'endormirai demain. Sous la Lune. Elle me prendra sous son aile on ira danser chanter rêver à deux et tu sais ce que je ferai? Je sourirai. Mais qui suis-je encore petite fille pour prétendre tendre ma main à un ennemi. Je tire des conclusions trop hâtives. Je te hais autant que le mystère que tu respires. Je te hais autant que tu m'attires. Laisse-moi. Vois-tu le paradoxe. Je suis celle
qui t'a sauvé

Réveille-moi.

On a pas bougé. Mes yeux sont toujours rouges, mes poings sont toujours serrés, ma bouche tremble encore, mes lèvres craquent plus fort. Une note. Un soupir. Un haut le cœur. Tu m'as fait revivre l'insurmontable. Est-ce-que les blessures du passé décident vraiment de qui nous sommes aujourd'hui. Je ne sais pas vraiment. Je pencherais sur la culpabilité. Tu sais l'incapacité certaine de se regarder en face dans un miroir. De se dégouter. De souffrir à vouloir mourir. Le regret.
Comment rallumes-tu un feu éteint Leo. Le recommences-tu depuis le début. Essais-tu de raviver la flamme. Souffle Leo. Souffle encore souffle plus fort. Ravive ton étincelle. Tu n'en as pas? Attends un peu, un tout petit peu, de toute façon elle ne peut pas être bien loin. J'ai du mal à concevoir qu'un feu ne retrouve jamais plus chaleur. Est-ce que je me persuade? Un sourire en coin. Certainement.

cours Leo
run
dans mes oreilles

je crois que.
Pardonne-toi. Pleure. Tu sais moi je pleure. Parce que je crois que ça fait s'évader la tristesse de mon cœur. Je pleure à n'en plus pouvoir voir distinguer parler. Je pleure à en avoir mal aux yeux presque à m'en lasser. Et ça fait du bien. C'est comme regarder la pluie d'en bas. La laisser couler le long des cheveux, prendre possession du visage et mouiller les plaies qui font encore mal. Tu sais celles qui feront toujours, toujours mal. Tu les connais bien je sais.
Les yeux fatigués. J'ai mal de ma solitude. Tout les jours je vois des gens, j'en bouscule, j'en salue, j'en côtoie. Pourtant je me sens
si seule

aussi vite que tu peux

c'est peut-être la solution
s'enfuir.
le piano s'est arrêté

ferme les yeux et dis moi
qu'est-ce-que tu cours

contre quoi
contre qui
contre toi?
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Shae L. Keats, Ven 14 Juil 2017 - 3:48


Course Folle des mots.




J'ai le cœur qui s'emballe. De t'en avoir trop dit. Trop montré. Trop prouvé. En une phrase. C'est fou comment on s'embête à tout verbaliser. Alors qu'une seule phrase pourrait tout résumer. J'ai jamais été vivant. Et tu le sais. J'ai rêvé que je l'étais, toutes nuits j'ai prié pour que l'onirique revienne. J'ai fermé les yeux très forts, concentrant les idées, les sens, les envies. Sur une idée solaire, sur un éclat lunaire. Une goutte de vermeil pour trois gouttes noircies dans mes veines.




J'ai le cœur qui s'emballe que tu m'aies trop compris. Trop cerné. Trop vu. Ça pulse dans les veines jusque dans les tempes. Ca tabasse, ça se fracasse. Et ça explose. Ça fend en deux comme un coup dans les reins. Un truc qu'on voulait pas. On avait pas signé pour ça en venant au monde. Mais peut-être que tu connais ça toi aussi. J'en sais rien. Je ne suis personne pour supposer. Y a plusieurs formes de violences. De fatigues. De nuisances. Y a celles qui naissent brusquement mais repartent tout aussi rapidement. Puis les horribles. Les infant-acides. Qui s'immisce lentement, comme un souvenir cadenassé. Entassé dans un coins sombre.
Mais qui lentement ronge.
Troue.
Déchire.
Lacère.
Et tue à petit feu.
Vous savez, il y a plusieurs formes d'abus. Émotionnels et Paternels. Physiques et imprévu. Inconnus. Puis ceux tellement brutaux qu'on ose plus les dire. Qu'on les efface en se croyant efficaces. Mais c'est un leurre. Un mirage. Ça revient brusquement. Comme une ritournelle malsaine. Qui reste en tête.
-À la volette.  

J'ai le cœur qui se serre rien qu'à te regarder. J'aurais dû rester muet. Y avait pas besoin de mots. Qu'est-ce qu'on aurait pu dire ? Il n'y a aucun mot assez fort pour parler de tout ça. De ces ombres dansantes. De ces murs qui se rapprochent; et de l'échéance qu'on tend à se donner. Parce qu'au fond c'est peut-être la seule chose qu'on arrive encore à maîtriser. T'as connu la douleur, j'ai goûté la rancœur. On s'est laissé bouffés, chacun à sa manière, et maintenant on est plus que deux cons qui ne savent plus quoi se taire. Qui n'ont plus personne où aller.
Qui ne savent plus quoi sourire.
Je crois qu'on s'est trop égarés pour revenir.
Cette boule d'acide entre les cuisses. Qui parfois s'amoindrit. Elle ne part jamais vraiment. Elle continue de grandir.
La culpabilité dans le désir.


J'aurais aimé te dire que je comprends. Que j'entends. Que j'imagine. Mais ce soir j'ai plus envie d'être hypocrite. Je la hais tellement, l'hypocrisie. La fausse compréhension. L'imagination pourtant bien imagée. Le désir de comprendre qui ne vient que du vide.
Parce qu'elle ne dure qu'un temps.
Les gens oublient. Ils abandonnent les leurs sur le bas côté. Leur hurlant d'avancer. De courir. De voler. Que c'est du passé. Sauf qu'ils ne comprendront jamais. Tant que ça ne leur est pas arrivé. Sauf qu'on ne peut pas non plus leur souhaiter.
Alors arrive un moment où on a plus d'autres choix que de se laisser distancer.
Sans aucune main sans rattraper.
Avec juste cette Purée d'envie de hurler.
De pleurer.
De blesser.
De lâcher prise.
C'est pour ça que j'aime la mer. Sous la lune. Cette sensation d'immensité. D'abandon. J'ai envie de m'y plonger.
De m'y laisser couler. Porter. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien d'autre que le ciel, et l'eau. Et mon corps au milieu. Alors seulement je soufflerai. Buée sur la fenêtre avant de disparaître.


cours Leo
J'ai le cœur qui tambourine.
Et mon propre cerveau m'assassine.


Viens avec moi. Cours avec moi. On aura tout le temps d'en rire demain. D'en pleurer. De s'ignorer. De se déchirer. Mais pour cette nuit viens avec moi. Courons sur les toits. comme si plus rien n'importait. Comme si on allait plus jamais respirer comme ça. Comme si plus rien ne pourrait jamais nous rattraper. Cours avec moi.
Et si ce soir tu tombes, je t'aiderai à te relever.
T'es trop grande maintenant pour avoir les genoux égratignés.



J'aurais aimé te connaître enfant. Dans le courant des rues, des rires et des champs. On aurait peut-être joué ensembles. Ou on se seraient détestés. Peut-être même battus. Mais on se serait réconcilier avant l'heure du goûter. Peut-être même qu'on se serait blessés. Mais un bisou magique, et on aurait guéri. Tu n'as peut-être pas connu cette période bénie où un simple baiser soignait le plus grand des soucis, mais je t'aurais appris. Peut-être même qu'on aurait grandi. Qu'on se serait parlé. Qu'on aurait su écouter. Puis s'aider.
J'aurais aimé te connaître enfant.
Tout aurait été différent.
J'ai pas été un enfant heureux. J'ai été oublié, rabaissé, rejeté. Agressé. Mais on s'en remet toujours. On arrive a avancer. À danser.
Enfant on arrive à eclipser.

Une course folle
-dans la poitrine.
aussi vite que tu peux
Viens avec moi.
Et courons jusqu'au matin.
La vie effraiera moins.
Soyons ces enfants au moins une nuit. Reprenons ces rêves qu'on nous a ravi. J'ai envie de te voir rire aux éclats sous la pluie. Danser. Jouer. Et sourire. Tu dois être tellement belle quand tu souris. Pas une beauté physique, non. Mais tu dois avoir un de ces bouts de soleil tombé du ciel coincé entre les dents.
Et je suis sûr que ça éblouie.
Que ça brûle les prunelles.
J'ai envie
D'être en-vie.



ferme les yeux et dis moi
qu'est-ce-que tu cours

Je cours ce que je rêve. Je cours la vie brève. Leurs pensées, leurs touchés. Je cours loin de tout ceux qui m'ont arraché un morceau de qui j'étais.
Je cours le Père.
Le fil.
Le Saint-d'esprit.
Je cours toutes les conneries.
Je cours la non-envie.


Moi.

Ma folie. Mes remords. Mon corps. Mon mal être. Ma peur. Mon physique. Mes cicatrices. Ma posture trop transparente. Mon manque d'intelligence. Ma fausse modestie. Ma gentillesse maladive. Mes émotions corrosives. Mes maladies. Ma psychologie. Mes cauchemars dans la nuit. Ma mémoire trouée et les souvenirs qui ne demandent qu'à remonter.

Toi.

Ce que tu provoques chez moi. Ta façon d'entrer dans ma vie. D'avoir tout démoli. Tes questions. Ton savoir.Ta façon de toucher où ça fait mal. Tes mots. Ta peur. Tes pulsions salvatrices. Ton regard transparent. Tes souvenirs qui me touchent. Tes yeux qui me tuent. Ce que tu fais. Ce que tu es. Ça m'effraie.

Lui.

Et ses accès de colère. Et ses sévices. Ses enfermements. Sa pression sur mon âme. Cette confiance démolie. Écrasée. Massacrée. Cet amour hypocrite. Ces mots sadiques. Sa paternité. Et tout ce qu'il a jamais fait.

Eux.

Et leurs mains assassinent. La poussière de leur doigts qui ne s'effacent pas. La peur qu'ils transmettent. L'acide de leur présence. Le couteau de leurs ongles. Leurs poings. Leurs pensées. Leur virilité. Tout ce qu'ils sont. Et qu'ils ont jamais fait.

Nous.
Parce que ça m'effraie de comprendre doucement. Ce que je sais. Que tu sais. Que c'est trop semblable. Sans que je veuille te parler. Sans qu'un seul rasoir de mots n'ait à trancher les lèvres.

Et toi.
Pour qui tu vis.


J'ai le cœur qui s'emballe.
Et ça fait mal aux mau-ts.
Revenir en haut Aller en bas
Azénor P. Benbow
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 2)


Re: Londres en soirée

Message par : Azénor P. Benbow, Mer 26 Juil 2017 - 14:59


sorry kinda late et sur telephone


J'aimerais raconter des histoires celles qui sont fausses celles qui mentent pour endormir et laisser de côté. Mais on ne ment pas à celui qui sait. Qui a vécu qui vis qui connaît. Combien de fois t'es-tu persuadé. Auto-persuasion auto-dérision tous ces trucs automatiques que l'on emploi pour s'auto-protéger soit disant d'aut/rui. Mais de qui avons nous bien besoin de nous protéger si de n'est de nous même et de notre vérité qui éclate comme le soleil. Vivre dans le déni. Incapacité formelle d'oublier. Et pourtant.

Est ce que l'on est en train de vivre une autre forme de réalité, je te le demande. Je me mets à ton niveau me suis grandis me suis écourter qu'en saurais-je. Mais maintenant on est sur la même longueur d'onde on voit le monde de l'autre la façon la manière la souffrance aussi. As-tu vu. L'élément déclencheur.
Je te vois ni mal ni bien regarde toi encore mouillé les yeux la mine la face tout déconfit. J'ai des millions de raisons de partir de m'enfuir d'oublier
et pourtant

Réveille toi Leo. Réveille toi. Ouvre les yeux Leo. Regarde-moi comme c'est possible d'y croire.
Quel piètre exemple?
Je sais
Mais des fois je souris tu sais. Des fois je ris à gorge déployée et parfois même j'aime la vie et ses plaisirs. Te rends-tu compte. Aimer cette p*tain de sal*pe injuste et infinie. Infinie n'est ce pas. Compte le nombre de fois où elle nous a nargué. Ou elle était finalement décidée à nous faire lâcher prise mais qu'au dernier moment elle nous a laissé
vivre
vivre?
exister?
rester.
Combien de fois aurais-tu du partir. Ajoutes en une à ton agenda pour ce soir ou je t'ai sauvé la vie. Cette soirée comme un élément clé. Un autre. Le verras-tu comme une renaissance ou comme un dossier à empile sur la pile de ta vie.
Ouvre les yeux. Regarde le monde.
Le vouloir aussi fort
Mais pas assez encore.

C'est simple finalement. Quand on sera prêt à passer au dessus à accepter. C'est bon. À partir de ce moment on pourra cesser d'exister. Et m*rde on pourra vivre sourire rire et même aimer. Moi j'aime deja. C'est un grand pas. Parce que je cours depuis longtemps. Si longtemps.

but how fast can u run, life said

Elle nous rattrapera à un moment ou à un autre.
C'est évident
Ça serait trop simple n'est ce pas

Moi.

Toi et tes regrets tes doutes tes peurs et tes indifférences. N'est ce pas. T'es un livre ouvert Leo t'es un ouvrage sur lequel la pluie s'est abattue. T'es abattu.
J'ai - l'eau - ren - saigne partout. T'as pas compris? Relis. C'est pourtant écrit. Moi et toi. Respectivement. C'est pas eux c'est nous. C'est pas une histoire c'est les nôtres. C'est pas de la création pas cette fois.

Toi.

Moi et ma legilimancie n'est ce pas. Le tilt de tes souvenirs et le tilt de nos jugements. Ne pardonne pas. T'as ouvert quelque chose le sens-tu. J'hésite entre te remercier et te haïr. Tu seras la particularité. Pas d'amour pas de haine. Juste la différence reconnaissable et -ssante.

Lui.

L'histoire de ma vie.

Eux.

Tue les.
À l'intérieur.

Nous.

En un regard.

Et toi
pour qui tu vis.
.

Les étoiles se meurent lorsque le Ciel s'éteint. Relis. Les étoiles se meurent lorsque le Ciel s'éteint. Vois-tu le paradoxe. Que Dieu me pardonne si de n'être qu'un Homme est mon plus grand péché. Tu sais il y a des montagnes qui pleurent. Et moi j'ai envie de pluies violentes dont tu ne verras jamais une goutte. Mais on peut voir au coeur des blessures
toute la grandeur.
On peut croire que tout est écrit penser prévoir demain mais regarde toi qui a raturé les mots de ta vie. Une seconde un geste change d'un coup le court du temps et ce qu'en sera le chemin.
Je n'avais jamais vraiment réaliser. Avant
ça

pour un monde qui lui ressemble
pour les mers
pour les paires
et puis les pluies

une main tendue
attrape ma main
t'as plus rien à perdre


pas vrai.
pas vrai?
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Ellana Lyan, Dim 27 Aoû 2017 - 16:59


Post unique désoulée de vous couper, ça fait un tit mois mais vu que c'est unique vous pouvez continuer à ma suite ♥
Univers

Il fait sombre si noir si gris et toujours cette boule au ventre qui ne quitte pas, ne parviens plus à fuir se dissoudre
préférant ronger ce qu'il reste encore de moi, mais que reste t-il donc vraiment ?
je me fond dans les décors comme une ombre, un cauchemar parmi tant d'autre __ est-ce donc cette nuit que je verrais le croque mitaine, celui qui vole les rêves de enfants et moi je reste là prisonnière dans ce corps d'adulte trop grand que je ne parviens pas à apprivoiser, tu sais c'est ta faute si aujourd'hui je suis prisonnière, si dans ce miroir je ne me reconnais plus ce n'est pas moi, ce n'est pas moi d'une mélodie qui le répète en boucle mais l'habitude connait le refrain incessant des cauchemars quand l'exaspération la prend dans ses bras pour qu'elle se plaigne tout bas que je n'ai pas le droit non, de me perdre ainsi entre des démons noirs de colère qui veulent me faire taire, arrêter ce dernier souffle que je suis encore capable de donner

et lui me crie que je suis idiote, lui affirme que mes peurs sont sottises et frayeur d'enfant
mais ombre noir je ne suis pas prête, je viens tout juste d'apprendre à marcher pourquoi vouloir me faire courir ?
pourquoi t'acharner sur moi ? me faire tomber sans cesse ? tu sais j'ai mal, mes genoux écorchés saignent encore tant des coups qui m'ont fait chuter pourquoi donc continues-tu à t'acharner me faisant basculer dans un extrême à l'autre sans une once de remords lâche moi, s'il te plait, lâche moi ! et sans comprendre je me mets à courir dans ce dédale de rues inquiétante alors que la lune haute dans le ciel regarde l'enfant de ses yeux mouillée comme seule capable de savoir le déroulement des évènements
fatiguée je ne pense plus à rien, la nuit transforme cet endroit que je pensais connaitre si bien, je cherche les rues, me perds aux tournants et bientôt ne sais plus où je suis perdue dans Londres la nuit, n'est-ce donc pas merveilleux ?

d'un Crac le monde s’effondre
ma tête se tourne vers la source du bruit quand je le vois
le coeur rate un battement, je recule un pas, un autre
baguette en main mais la fatigue accumulée ces derniers temps me rattrape
tu es trop faible Ellana, fuis je te dis, fuis !
mais la haine une nouvelle fois me prend dans ses bras
Ellana, ma chérie, enfin...
la voix de cet homme qui à longtemps rythmé mes pires cauchemars
ce timbre que j'ai fait taire il y a quelques semaines
il revient comme un cauchemar, sans cesse et la peur me prend
au creux de l'estomac un instant de vacille, maladroite


il avance vers moi, je suis figée sur place sans pouvoir faire le moindre geste, pétrifiée de terreur alors qu'il continue de se rapprocher, je l'observe alors que la baguette de mon pire cauchemar se lève devant mes yeux trois mètres, deux
souffle, court, respiration qui se fait de plus en plus compliqué __ assez proche à présent je vois qu'il à effacer comme moi d'un sort la marque que je lui avait faite au visage petite traitresse des jours que je crains ce moment alors que cette petite voix continue de m'affirmer qu'il ne me retrouvera pas
mais me voilà reprise au piège sans cette colère dévastatrice qui m'a envahies il y a permis il me semble paraitre il y a une éternité à m'enfuir de ma maison, de ma prison laissez moi !

Expelliarum ma baguette s'envole au loin sans que je ne puisse faire un geste prononcer un mot juste le regarder, lui et ses yeux de glace qui me fige de terreur comme une enfant face à son épouvantard, peut-être parce que c'est le cas, parce que c'est bien sa forme que la créature prend lorsqu'elle se trouve face à moi ta mère est en vie je bascule dans le passé alors que sa phrase rouvre les souvenirs en moi, son corps mutilé devant mes yeux et par mes soin, cette joie cruelle et incontrôlable de la voir souffrir comme j'ai tant souffert__ j'aurai pu la tuer sans remord
sans en passer des nuits blanches, où peut-être ne savais-je pas, peut-être étais-je encore trop faible
cette femme n'est pas ma mère la voix faible que je voudrais forte se perds dans une brise presque inutile, il ne t'écoute pas alors d'un souffle qu'allez vous donc faire de moi ? rictus méprisant sur ses lèves alors qu'il semble prendre son temps pour réfléchir la baguette pointée dans ma direction

tu m'as humilié petite j'aimerais bouger mais n'y parviens pas, les larmes me montent au yeux tendis qu'incapable de me défendre, je me résigne à subir allons arrête de pleurer, ces larmes ce ne sont pas pour les grandes filles de ton âge ! mais quel âge ais-je vraiment ? 17 comme le crie mon corps ou 5 comme si je n'avais pas changé, si j'étais toujours cette petite fille pétrifiée et perdue vous êtes un monstre ! prononcé en un sanglot comme si je lâchait soudainement prise peut-être bien oui, mais tu es ma fille... Incarcerem la voix presque enjouée alors que je me retrouver solidement ligotée sans pouvoir rien faire les larmes commence à rouler sur mes joues alors que je devine ce qui m'attends sans la moindre illusion vous n'avez pas le droit... son rire me glace le sang alors que sa main me pousse tant dis qu'incapable de garder l'équilibre je retrouve le sol dans un petit cris de douleur non c'est vrai... mais à défaut j'ai le pouvoir et contre cela tu ne peux pas faire grand chose sale gamine ton amer, je ferme les yeux alors qu'au dessus de moi le sort qui m'est si familier résonne contre mes tympans

Terorim ! un cris, une terreur sans nom me bloque la gorge, je ne sais plus que faire, cette crainte envahis tout mon être m’empêchant de résonner, comme si le danger planait sans cesse au dessus de moi, prisonnière du sortilège dont j'ai tant de mal à me défaire, s'entraîner en classe est quelque chose, voir un sorcier adulte et déterminé vous l'envoyer en est une autre, les larmes commence à couler alors que je me débats sur les liens qui me maintienne prisonnière stop, je vous en prie, arrêtez, arrêtez, j'ai peur, s'il vous plais, s'il vous plait ! un nouveau sort est prononcé et mes liens se défont sans que la terreur ne me quitte et un murmure à mon oreille oh mais il ne me plait guère ma chérie Endoloris !! tout mon corps me semble étranger tant dis que mon esprit terrorisé semble être prêt à s'en détacher, folle, je vais devenir folle, je hurle à en briser mes cordes vocales mais il n'y a personnes pour m'entendre, mon cris déchire la nuit sans que je ne parvienne à me sortir de cet enfer

la douleur est trop intense je ne parviens plus à respirer, mon cris s’assourdit dans un manque d'air alors que mon corps se tord de douleur au sol et que mes points s'écrasent contre la pierre, une respiration pitié, je vous en supplie je... les larmes coulent abondante je n'ai plus qu'une envie, finir là maintenant et à jamais, j'ai si mal... et puis d'un coup, tout s'arrête, je tente de me relever mais mes bras sont bien trop faible, un éclat de rire et un nouveau son Crac il est parti

je sens mon cœur battre dans tout mon cœur, les tremblement incessant qui me parcours sans réussir à s'arrêter
au secourt... mais qui appeler à qui parler ? je devrais à nouveau subir sa colère si quelqu'un est au courant, qu'est-ce qui me dit qu'il ne préférera pas m'éliminer aussi simplement que cela ? rampant de mes dernières force sur le côté du trottoir je m'effondre en perdant à moitié connaissance avant de partir dans un sommeil lourd et sans rêves
ma dernière pensée est pour Amy que je me promets de rassurer en disant que j'aurais dormi à l'Occamy, il ne faut pas qu'elle s'inquiète... non surtout pas...

~  ~  ~

Le matin est encore jeune alors que mes yeux s'ouvrent, ma tête me fait mal et j'ai l'impression de ne pas être reposée le moins du monde, je dois quand même avoir retrouver quelques forces car je parviens à me mettre debout et marcher en me tenant aux murs de jour il est bien plus facile de s'orienter et je retrouve ma position sans le moindre mal, je ne suis pas loin mais mes forces me manques cruellement et je ne serais sans doute pas en état de transplaner
j'arrive devant l'appartement et monte jusqu'à la chambre que j'occupe, rapidement je trouve du papier et trempe une plume dans l'encre avant de rédiger un bref mot, je l'attache à la patte de la chouette de ma sœur avant de la laisser s'envoler par la fenêtre, pourvu qu'il me réponde, qu'il n'ai pas oublié...
__ tombant de fatigue je m’allonge sur le lit et m'endors d'un coup croisant les doigts pour ne pas faire trop de cauchemar, j'ai tant besoin de sommeil...
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Shae L. Keats, Mer 6 Sep 2017 - 17:12


Mood like


J'ai pas compris Azénor. Ce que tu as fait. T'es entrée et t'as tout déréglé. J'arrive plus à refermer. Y a tout qui s'entrechoque, qui se tue derrière mes yeux. Tu le vois peut-être, j'en sais rien. Je pense pas être une énigme tu sais. Ni un exemple. Je prétends pas avoir la moindre importance. Et pourtant, savoir que tu t'es attardée. Je sais pas, ça réchauffe un peu à l'intérieur, tu comprends ? Les gens en général ne s'attarde pas. Font semblant de ne rien voir, que ce soit cette gamine qui pleur au coin de la rue, ou l'adulte un peu perdue. On pourrait se faire agresser devant eux que même pas ils bougeraient les yeux. Bien qu'ils aient tous vu. Les doigts d'un inconnus pourraient malencontreusement glisser que pas un ne bougerait. Tous observeraient, visiblement trop choqués. Sans réellement prendre conscience que ce n'est pas leur vie qui vient de basculer.
Personne ne s'arrête.
Et toi t'as osé.

Je sais pas encore si je t'en remercie ou pas. Je sais pas encore si ça a été bénéfique, pour le moment, tout semble dire que non, et pourtant j'ai un peu de gratitude. Quelque chose qui me dit que ça n'est pas fini, que j'ai encore des cartes à jouer. J'ai envie de te dire merci autant que j'ai envie de te dire de fuir. De plus jamais revenir vers moi. Et pourtant je sais pas, ça rassure de trouver quelqu'un comme soi non ? Est-ce que tu sens ça toi aussi ? Que ce soir tout est possible, qu'on peut tout vivre ? Parce qu'en même temps on nous a bien fait comprendre que personne n'en avait plus rien à foutre de ce qu'on pouvait bien faire non ? Alors viens on essaie de rire. De s'en foutre aussi, même si c'est ridicule, même si ça sert à rien. J'ai envie de te voir sourire. D'être l'enfant que je n'ai jamais été, juste pour une nuit. Pour rattraper l'enfance volée. Ne plus se soucier de rien, et tout oublier. Dis moi que ça ne te tente pas aussi. Y aura rien de bizarre, je te le promets. Pas de sorts, pas d’ambiguïté. J'ai juste soif de simplicité. Je veux revoir avec ces yeux qui n'avaient encore rien vus. Marcher sans la brûlure du bas-ventre, rire sans avoir la voix qui déraille.
J'ai pas envie de mourir tu sais.
J'en ai juste marre de courir après des sensations que je ne retrouve pas.
D'être un pantin mal programmé.
J'ai juste envie de couper les fils.

pour un monde qui lui ressemble.

Un monde
qui
-luit.
Qui /insérer ici un pronom personnel aléatoire/ ressemble. Trop humble pour choisir seul, mais l'envie grandissante de me ressembler aussi. Les sourcils s'arquent alors que le corps prend forme lentement. Que les courbes s'harmonisent. Que Shae pointe son nez. Je te l'avais caché ça Azénor. Tu l'avais pas vu dans ma tête, t'avais pas distingué, et pourtant si tu savais comme ça peut occuper mes pensées. Le genre ne se distingue plus, et la nuit prend un goût de liberté. Peut-être grâce à l'idée même de s'assumer.
Un travail à faire pour y arriver toute l'année.

Ta main se tend alors que je sens un truc coincé dans ma gorge. Ta voix résonne alors que ça m'étouffe. Je me souviens pourtant, ça m'arrivait déjà avant. J'ai oublié ce que c'est, j'ai l'impression souvent que ma mémoire est trouée. D'être pris·e dans une boucle. Où tournent trop de choses pour que je puisse toutes les attraper.
Alors j'oublie, les voix, les soupirs de douceurs
-Les sourires et les
...
RIRE.

Ma tête bascule en arrière alors que la gorge s'ouvre et laisse échapper un rire qui s'était coincé là il y a longtemps déjà. Tu comprends Azénor ? Tu me fais vivre cette nuit. Tu m'as trouvé mourant·e, tu m'as rendue vivant·e. C'est tellement beau et précieux ce que t'as entre tes doigts, si tu savais. Surtout le lâche pas, faudrait surtout ne rien casser. Continue à réparer les gens. J'ai besoin de douceur,
de tes yeux, tes aveux, pour remonter ma mécanique, pour avancer. Alors je t'en prie, ne touche à rien.
T'es parfaite comme ça.
Si je pouvais encore ressentir, m'attacher, je te demanderai de jamais me lâcher.Si j'avais encore une once d’égoïsme.

Alors je prends ta main, et je t'entraîne derrière moi, alors que nos pieds battent à toute allure les pavés. Que j'ai envie de rire comme un enfant. De ne plus penser à moi. Les ombres sont toujours là tu sais, je les vois, elles nous suivent. Mais elles n'attaquent pas. Elles accompagnent. Elles ne font rien. Et moi je vis, brutalement. Je vis enfin, et ça me coupe le souffle. J'ai l'impression de sortir de l'eau après une éternité d'apnée. J'ai l'impression fugace que plus rien ne pourra m'arrêter.
Je vis
Comme je ne pensais pas
-pouvoir le faire un jour.

Je vis une nuit
-pour remplacer toujours.  
Revenir en haut Aller en bas
Azénor P. Benbow
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 2)


Re: Londres en soirée

Message par : Azénor P. Benbow, Dim 1 Oct 2017 - 22:21



Salut Leo vient on se casse de là, on part main dans la main autre part j'en sais rien de toute façon à la base qu'est-ce-qu'on fou là. A se regarder dans le blanc des yeux, à retenir nos larmes, à détester les passants, à détester nos vies. Est-ce-que tu détestes ta vie p*tain, donnerais-tu tout pour en avoir une autre. Parce que la tienne est trop dure à vivre. Moi tu sais c'est ce que je me dis des fois, mais à quoi bon. C'est pas tout le temps plus beau ailleurs, regarde nous. D'apparence on est top, genre le summum. Toi t'es Concierge et Proprio d'un bar, et devine quoi, je suis Directrice et Proprio aussi. Ça en jette tu vois, je sais qu'on est le genre qu'on respecte, et puis qu'on effraie presque. Ça prête à sourire déjà? A se tordre de rire même. Vient on échange d'identité pour deux secondes, voir ton monde actuel. Pas celui de tes souvenirs. J'ai déjà vu, déjà compris. On va pas en reparler. On s'est immiscés dans nos têtes dans nos passés. Mais enfin qu'en est-il du présent. A t-on avis est-ce-qu'on a réussit à aller de l'avant, à changer, à emmerd*r les souvenirs qui amènent la larme.

Tu changes. Ton visage, tes traits, tes mains, ta bouche, ton nez, tes formes, t'es devenue une femme. Woaw, sous mes yeux ébahit et ma bouche bée. C'est donc ça ton échappatoire. Oh. C'est beau. C'est incroyable la magnificence. Je te regarde tu sais de haut en bas, et je te sens plus toi-même. T'es la meilleure partie de toi pas vrai. Tu respires, tu vis enfin? C'est comment. Est-ce-que c'est exaltant? Est-ce-que c'est le meilleur sentiment au monde. Et regarde-toi tu ris. Et mon cœur s’accélère mais Leo qu'est-ce-qui se passe. Pourquoi tu mets du baume dans ma vie. Pourquoi j'ai envie de pleurer de bonheur parce que t'as ravi mon cœur. T'es la rencontre fortuite tu sais celle sur laquelle j'aurai pas misé un sou.
Tu prends ma main tendue, m'attrapes et me portes, on vole regarde nous on vole au dessus des pavés de Londres, on insulte les passants en les bousculant. Tu sens le vent? Il nous rappelle combien on est vivant.es. Combien on Emm*rde le monde et combien la haine détruit nos cœurs.
Question.
Est-ce-que t'as un cœur? Moi oui je crois. Mais tu sais un battement de cil et tu n'existes plus. Et personne n'existe plus. Alors je suis abonnée au cœur de pierre, je pue l'espoir tu sais le truc un peu bateau et puérile, mais enfin c'est ma vie. Sourire quand j'en ai pas envie. Mais tu sais avec toi je crois que j'ai même pas besoin de prétendre.
On court on court on vole toujours plus vite. Et puis une idée, une main dans la tienne.
disparu.es

Je nous ai fait transplaner tout en haut. On est au sommet de la plus haute tour du Tower Bridge. Regarde en bas. Comme l'adrénaline monte. Regarde aussi Londres. Et puis comme on est capable de dominer absolument tout. Ou rien. Coche la case qui te correspond finalement. Mais y'a quelque chose qui nous correspond? Ah tu sais j'en sais rien, je sais jamais rien. Le vent nous ferait presque tomber. A trois on saute.
T'es prêt.e?
T'es cap? Pas cap?
On fait quoi on ferme les yeux ou on regarde la mort et la chute en pleine face.
un
deux
trois
un souffle

Main dans la main on tombe, et regarde le temps s'est arrêté. Est-ce-que ça aussi ça te fait vivre. Moi oui, tu m'as réveillé, parce que je t'ai réveillé. Tu saisis? On tombe au ralenti c'est marrant, genre je tombe j'ai la sensation mais j'ai l'impression que pour l'éternité je ne vais pas m'arrêter de tomber. Tomber tomber tomber
L'histoire de ma vie hein.

tu décides
on tombe encore plus fort et on s'écrase la gueule dans l'eau trop assommé.es pour remonter
ou tu nous sauves
à ton tour.
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Shae L. Keats, Dim 22 Oct 2017 - 14:40


Et je continue a rire, comme un enfant qui n'a jamais grandi. Je cours dans les rues de la ville pour ma survie, pour quelque chose qui s'en rapproche. J'ai pas envie de rester au bord de la route, tu sais Azenor. J'ai envie de respirer autre chose que de la pollution. De voir le monde autrement que toujours grisé. Alors je t’entraîne avec moi, et je cours pour espérer que le réel ne me rattrapera pas. Je cours pour sentir mon cœur battre. Exploser entre mes cotes. Je cours sans forcement penser que ca me mènera quelque part. Mais je cours surtout parce que au fond je n'ai plus rien d'autre.  Plus d’idée. Plus d'espoir. Plus rien pour me rattraper.
Alors j'ai rien a perdre.
Et toi non plus.

J'ai plus envie de rien voir. Juste être grisé.e. Oubliée par les passant.e.s. J'ai envie de courir assez vite pour ne plus rien voir. Ne plus rien sentir d'autre que mes pieds frapper le sol. T'en reviens pas hein, que je me montre comme ça. J'en ai marre de me cacher tu sais. De le dire a personne. J'ai envie d'imploser, d’être mois même. J'vais arrêter, tu vas voir. Les gens vont pas comprendre. Un.e nouveau.elle concierge. J'en ai marre de pas m'assumer. J'vais avoir un enfant tu sais. Je veux qu'il sache, qu'il me voit, sans artifice. Je lui dois ça. J'ai peur tu sais, de le voir a sa naissance. J'suis toxique, je brûle tout ce que je touche. J'ai peur de le prendre dans mes bas, de l’abîmer. Parfois j'me dis que je devrai partir, le laisser, qu'il aurait plus de chance de grandir si je me barrais. Mais je peux pas m'y résoudre. J'ai eu trop de père, mais aucun implique. Alors j'ai peur. Mais je ne peux pas m'y résoudre. J'ai besoin de lui. D'elle. De quoi me raccrocher. De quoi espérer. Alors ce soir je cours pour le ventre arrondi. Pour la peur qui paralyse.
Pour les craintes d'un enfant.

J'ai de la colère dans le bas-ventre. Une colère sourde qui me brûle tu sais Azenor. Tous les jours. Qui ronge. Une colère qui me donne envie de crier au milieu de la nuit. De réveiller la ville, de tout exploser.
J'ai une colère qui me donne envie de m'arracher les os.
Le ventre.
Avec les ongles et les crocs.  
Déchirer les robes rouges dans les vitrines des boutiques.
Casser les genoux égratignés des enfants.
J'ai une colere
Qui ne peut pas bien finir
Ni pour eux ni pour moi.

Alors courons sur les toits
Oublions que le temps nous rattrapera.

J'ai commence cette soirée en essayant de mourir Azenor. Je comprends rien, je ris maintenant. Qu'est-ce qu'il s'est passe ? Qu'est-ce que tu m'as fait ? J'ai plus peur. J'ai plus mal. J'ai juste envie de rêver, de courir, de jouer. J'ai envie de rire. De vivre. A croire que plus rien ne tourne rond. Que je sais plus ou je vais.
Et pourtant je reste calme tu sais.
Je suis plus dans un coin a me terrer.
Je m'expose
Pensant que chaque jour risque d’être le dernier.

Alors viens on court a s'en faire peter les poumons, a tomber, a en mourir meme si il faut.
On court avec les loups
On arrête de les fuir.
J'en ai marre d'être lâche tu sais.

Corps à corpses avec les ombres.

Et soudain on s'arrête. On ne bouge plus, le décor a changé.
On surplombe tout.
Je peux regarder?
On s'est envolés je crois bien:
On peut tout voir,
Et tout toucher.
Toi
Moi
Le ciel
Et en bas les voitures.

Tu veux jouer Azenor ?
A trois on saute. Comme des enfants.


1|2|3
Et la chute libre. Grisante et épatante.
J'ai pas envie qu'elle se termine.
J'ai pas envie de toucher le sol
Pas tout de suite.
Je voulais être un oiseau.

Mais l'impact approche. Et je voudrais pas crever.
J'ai sorti ma baguette avant de sauter.
J'informule un #Glacio Maxima
Alors a la dernière seconde avant le noir
Avant qu'il fasse tout le temps nuit sur nous.
Je lance un #Aresto Momemtum.
Pour que l’atterrissage soit doux.
Sur notre tapis de glace,
Au milieu de la Tamise.
Tu crois qu'on nous regarde dis ?
Qu'on nous prends pour des fous ?
Je sais pas
Et je m'en fous.
Je ris encore, lorsque je touche terre.
A gorge deployee.
Je ne me suis jamais autant amusé.e
Et mon regard tombe sur toi,
Tes cheveux encore mouilles,
Y a juste un mot
Un seul
Un merci a demi voix.

 




Revenir en haut Aller en bas
Ida McCabe
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Ida McCabe, Lun 27 Nov 2017 - 19:00


PV  Alec Z. Dmitriev

Londres, minuit passé. Ida était de sortie, pour changer, et elle avait envie de boire un verre dans un endroit qu'elle ne connaissait pas, histoire de bousculer ses habitudes. Déambulant au coeur de la ville où tout devient possible tant qu'on y met un peu du sien, la jeune irlandaise respirait l'air frais à plein nez et laissait le vent s'engouffrer dans ses long cheveux roux qui tombaient en cascade dans son dos. Habillée d'une robe légèrement près du corps de couleur mauve lui arrivant mi-cuisse et d'une cape en laine épaisse noire, la poufsouffle prit la direction d'un bar de sorcier dont elle avait entendu parler et qu'on lui avait vivement conseillé.

Arrivée aux abords de l'établissement, seul le son des talons de ses bottes claquant sur le sol pavé résonnait. Nul doute que seule les personnes aux courant de l'existence d'un bar à cet endroit auraient pu s'arrêter devant le porche. La jaune et noire sortit sa baguette de son étui et tapota trois coup sur le heurtoir en forme de tête d'hippogriffe -qui aurait pu s'apparenter un une tête d'aigle pour les non mages- puis patienta quelques secondes avant de voir la porte s'ouvrir sur un elfe de maison.

« Madame a-t-elle quelque chose à dire ? demanda la créature sur un ton las, sans même une formule de politesse.
- Il est des soirs où la soif dépasse la raison et où la nuit ne demande qu'à être apprivoisée. » répondit la jeune sorcière, respectant au mot près la phrase qu'on lui avait dit de formuler lorsqu'elle arriverait.

Sans un mot supplémentaire, l'elfe de maison s'écarta afin de laisser passer la rouquine qui pénétra au seine de la bâtisse. Quelques pas seulement eurent raison de sa mélancolie nocturne ; il régnait au sein de ce bar une ambiance dense, presque palpable, et la musique lascive autant qu'entrainante donnait des envies de chair. Un léger sourire aux lèvres, Ida déposa sa cape au vestiaire prévu à cet effet et pénétra plus profondément au sein de l'établissement sorcier.

Arrivée jusqu'au bar en se frayant un chemin parmi la foule de danseurs, la poufsouffle s'installa sur un tabouret et posa son avant bras sur le comptoir en cherchant du regard un serveur. Celui-ci ne mit pas longtemps à arriver et elle commanda un cocktail au nom qui lui était inconnu, se prêtant au service du hasard. D'ailleurs, c'était le ton qu'elle souhaitait donner à cette soirée.


Dernière édition par Ida McCabe le Lun 4 Déc 2017 - 16:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Enzo M. Aiken
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres en soirée

Message par : Enzo M. Aiken, Dim 3 Déc 2017 - 2:09


© 2981 12289 0 & Azryel - RP PV with Ida McCabe.  amour  Passe ta souris sur la fiche :mm: To be continued...Somewhere beyond happiness and sadness I need to calculate what creates my own madness. And I'm addicted to your punishment, and you're the master, and I am waiting for disaster. I feel irrational, so confrontational, to tell the truth I am getting away with murder. It isn't possible, to never tell the truth but the reality is I'm getting away with murder.
Tapis dans l'ombre, comme le méchant loup devant le chaperon rouge. Je reste camouflé sous ma cape d'invisibilité, me cachant ainsi, des regards indiscrets. Minuit sonne autour de moi, personne, on a beau dire que le silence est d'Or, qu'il n'y a plus aucun.e.s sorcièr.e.s dehors. Pourtant, le vent se lève doucement, cognant sournoisement le tissu magique, qui me fait disparaitre aux yeux du monde. Sachant que je prends un malin plaisir à sentir la brise tardive de cette magnifique soirée, m'étourdir en frôlant ma peau à travers le linge ensorcelé. Dans mes veines, s'écoulent au même moment, une nuance particulière, une lueur d'espoir insoupçonnée. Quelques poussières de Lumière, une bonté miraculée.

Alors que la Magie se fait sentir, les enchantements s'éveillent et le Voile, qui me couvre, se lève. Maléfice ou supplice, une pointe de malice dans le regard et je te suis, belle inconnue qui rentre dans le bar. J'entre, à mon tour, dans l'espace confiné, étroit corridor, Bar presque inoccupé. Traversé de long en larges, en quelques enjambées assurées, ce n'est que lorsque j'arrive à une table vide que je me permets de m'assoir. De loin, je te surveille, belle demoiselle. De mon fin sourire, je t'examine, laissant ainsi mon regard vagabondé sur ta personne. Remontant mon regard, de tes pieds à ta tête, je me mets davantage à sourire. En entrant dans ce bar, c'est comme si j'entre dans un nouveau monde. Opposé à celui qui dépérit encore, derrière mon dos.

Représentation même de l'insolence, je profite de ma présence ici, pour commander un verre quelconque, sans alcool, cette fois. Puis, je reporte mon regard sur l'extérieur, croisant le regard de mon reflet dans la fenêtre. S'accrochant un instant et avec la lenteur d'un demi-sourire face à la belle lueur de la pleine lune, je soupire d'un air mitigé. Mi - amusé, mi - mort d’ennuis, je me demande encore comment j'allais faire pour m'occuper le restant de ma soirée. Ainsi, je me surprends à me perdre dans mes pensées. Incapable de me décider si je me devais d'aller te parler ou si je restais à l'écart, car en vue de ton physique, si ça se trouve, un étudiant te ferais sans - doute plus peur ou fuir qu'autre chose. Pour une fois, autant être prudent et se tenir à l'écart, non ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: Londres en soirée

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 6 sur 9

 Londres en soirée

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.