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Londres en soirée
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Enzo M. Aiken
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Re: Londres en soirée

Message par : Enzo M. Aiken, Dim 3 Déc 2017 - 2:09


© 2981 12289 0 & Azryel - RP PV with Ida McCabe.  amour  Passe ta souris sur la fiche :mm: To be continued...Somewhere beyond happiness and sadness I need to calculate what creates my own madness. And I'm addicted to your punishment, and you're the master, and I am waiting for disaster. I feel irrational, so confrontational, to tell the truth I am getting away with murder. It isn't possible, to never tell the truth but the reality is I'm getting away with murder.
Tapis dans l'ombre, comme le méchant loup devant le chaperon rouge. Je reste camouflé sous ma cape d'invisibilité, me cachant ainsi, des regards indiscrets. Minuit sonne autour de moi, personne, on a beau dire que le silence est d'Or, qu'il n'y a plus aucun.e.s sorcièr.e.s dehors. Pourtant, le vent se lève doucement, cognant sournoisement le tissu magique, qui me fait disparaitre aux yeux du monde. Sachant que je prends un malin plaisir à sentir la brise tardive de cette magnifique soirée, m'étourdir en frôlant ma peau à travers le linge ensorcelé. Dans mes veines, s'écoulent au même moment, une nuance particulière, une lueur d'espoir insoupçonnée. Quelques poussières de Lumière, une bonté miraculée.

Alors que la Magie se fait sentir, les enchantements s'éveillent et le Voile, qui me couvre, se lève. Maléfice ou supplice, une pointe de malice dans le regard et je te suis, belle inconnue qui rentre dans le bar. J'entre, à mon tour, dans l'espace confiné, étroit corridor, Bar presque inoccupé. Traversé de long en larges, en quelques enjambées assurées, ce n'est que lorsque j'arrive à une table vide que je me permets de m'assoir. De loin, je te surveille, belle demoiselle. De mon fin sourire, je t'examine, laissant ainsi mon regard vagabondé sur ta personne. Remontant mon regard, de tes pieds à ta tête, je me mets davantage à sourire. En entrant dans ce bar, c'est comme si j'entre dans un nouveau monde. Opposé à celui qui dépérit encore, derrière mon dos.

Représentation même de l'insolence, je profite de ma présence ici, pour commander un verre quelconque, sans alcool, cette fois. Puis, je reporte mon regard sur l'extérieur, croisant le regard de mon reflet dans la fenêtre. S'accrochant un instant et avec la lenteur d'un demi-sourire face à la belle lueur de la pleine lune, je soupire d'un air mitigé. Mi - amusé, mi - mort d’ennuis, je me demande encore comment j'allais faire pour m'occuper le restant de ma soirée. Ainsi, je me surprends à me perdre dans mes pensées. Incapable de me décider si je me devais d'aller te parler ou si je restais à l'écart, car en vue de ton physique, si ça se trouve, un étudiant te ferais sans - doute plus peur ou fuir qu'autre chose. Pour une fois, autant être prudent et se tenir à l'écart, non ?
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Ida McCabe
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Re: Londres en soirée

Message par : Ida McCabe, Lun 4 Déc 2017 - 19:29


Réponse à Alec Z. Dmitriev

Un verre. Un deuxième qui arrive trop rapidement et un troisième qui ne se fait pas attendre non plus. Un sentiment d'allégresse. Un besoin de s'échapper d'un quotidien devenu trop las. La musique bourdonne et ordonne à Ida de battre le tempo de ses doigts, délicatement posés sur sa cuisse, jambes croisées l'une sur l'autre.

Le sentiment d'être observée, de loin, furtivement, lui fait tourner la tête vers l'assemblée. La pénombre légèrement éclairée ne permettant pas de distinguer clairement d'où vient cette sensation, la jeune irlandaise se lève doucement et décide d'aller danser. Après tout, si quelqu'un avait envie de la regarder, autant se donner en spectacle. D'un naturel pourtant plutôt réservé, n'étant pas du genre à jouer de ses charmes, l'effervescence légère qu'elle ressentait ce soir avait raison de sa pudeur.

Se laissant balader par le rythme licencieux de la musique, la rousse se joignit aux quelques sorciers qui remplissaient le centre du bar sur une piste sombre et étroite, conviant les corps à s'effleurer. Néanmoins, Ida n'avait pas envie qu'on la touche, qu'on l'approche. Non, elle voulait juste qu'on la regarde. Que ces yeux qu'elle avait sentie l'observer plus tôt continuent leur exploration corporel. Ce sentiment la grisait et l'appelait à se mouvoir d'une attitude plus sensuelle qu'à l'accoutumé.

Alors elle croisa un regard, entre deux déhanchés, juste le temps d'une seconde car elle détourna les yeux rapidement. Ce regard. Pas vraiment le temps d'en savoir plus sur le visage qui encadrait ces yeux à l'aspect clair et sombre à la fois. Pas non plus le temps de discerner l'allure de l'inconnu et d'en apprécier les contours. Juste le temps de savoir qu'il s'agissait d'un homme. Juste le temps de sentir un frisson remonter le long de son échine. Juste le temps de sourire légèrement en se retournant et de prolonger ce moment de flottement. Et si jusqu'à présent l'illustre inconnu n'avait pas encore compris que le spectacle lui était destiné, un dernier coup d'oeil à la dérobée des yeux noisettes de la rouquine devrait lui permettre de saisir la démarche.
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Mangemort 67
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Re: Londres en soirée

Message par : Mangemort 67, Jeu 11 Jan 2018 - 9:39


Post unique

Un début de nuit où des nuages noirs ont pris possession du ciel, ne laissant à la lune aucune possibilité d'éclairé le moindre recoins de la capitale anglaise, je me promène. Pas pour profiter de l'air frais, pas pour trouver un pub où me poser pour éventuellement rencontrer quelques personnes... Non, rien de tout cela. J'avais un but bien précis. Trouver une proie à ramener à une personne bien précise... La future victime devait être le plus proche physiquement de la jeune femme qui s'occuperait d'elle. Ce dernière m'avait demandé de la former, alors j'allais m'y employer de manière à entrer dans le vif du sujet dès le début.

En cette nuit, j'avais moins de chance de croiser quelqu'un mais aussi moins de risques d'attirer l'attention. J'avais donc arpenter les petites ruelles de Londres, les grands axes étant trop éclairés, pour trouver une jeune femme qui correspondait aux critères fixées. Ce ne fut pas une mince affaire, il fallait le reconnaître. Après quelques heures, enfin, une femme, accompagnée d'une petite bandes d'amis, très probablement, semblaient ressembler quelque peu à Temperence Black, car c'était bien pour elle que je m'apprêtais à commettre le kidnapping d'une moldue.

Ni une, ni deux, voilà que ses amis se retrouvent sur le sol sans rien y comprendre. Je me jette sur ma proie tellement un prédateur. Là voilà ficeler comme un saucisson, ma main sur sa bouche pour qu'elle ne puisse pas crier, et nous transplanions dans le crac habituel, laissant le petit groupe dans l'incompréhension la plus totale. Pour ne pas salir Hollow Bastion de la présence d'un être sans-magie, je choisis une demeure à Pré-au-lard histoire de laisser le temps au temps de s'écouler. L'heure du rendez-vous approchait à grand pas.





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Antiochus Omega
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Re: Londres en soirée

Message par : Antiochus Omega, Ven 16 Fév 2018 - 12:37


HRPG : Post unique. Chapitre II coming soon !

Chapitre I : L'enlèvement

Le soleil était en train de se coucher sur Londres, éclairant de sa lumière orangée les derniers toits de la ville encore dans le sillon de ses rayons. Il s’en allait à l’horizon et s’apprêtait à laisser à la nuit les clefs du ciel qui bientôt accueillerait la lune et ses étoiles scintillantes. Nous étions une fin de journée de février durant laquelle il faisait particulièrement froid, un vent humide et glacial ayant soufflé sur la capitale britannique tout le jour durant. Malgré ce climat défavorable, les rues du centre-ville étaient encore relativement animées. Les locaux aimaient particulièrement se retrouver en groupes d’amis, la fin de la journée de travail venue, afin d’apprécier ensemble quelques pintes fraîches. Ces rassemblements étaient l’occasion de plaisanter, d’abandonner le sérieux du costume et de la fonction, et de revenir à des rapports sociaux plus détendus. Les passants qui se déplaçaient dans les ruelles du centre-ville étaient ce soir-là, pour la plupart, habillés chiquement, étant donné que les prix du cœur de Londres n’étaient pas vraiment accessibles à la basse classe mais davantage réservés à la classe moyenne et la classe supérieure. Certains optaient pour le long manteau en cachemire de la dernière collection Burberry, une luxueuse marque de vêtements moldus que les britanniques, tout particulièrement, affectionnaient acquérir lorsque leur bourse leur permettait. Depuis que la législation européenne, construction politique moldue reliant plusieurs pays du continent européen entre eux sous une structure fédérale, avait interdit la consommation de tabac au sein de lieux publics fermés, les terrasses en extérieur avaient fleuri dans toute la ville aux endroits où leur mise en place s’y prêtait et était surtout permise. L’on aurait pu croire qu’à cause de l’hiver, celles-ci seraient demeurées désertes, mais tel ne fut pas le cas. Au contraire, à chacune d’entre elles s’entassaient les uns contre les autres de jeunes et des moins jeunes fumeurs, reliés par l’amour du tabac et partageant le même nuage pestilentiel, sous de hautes lampes dont l’huile incandescente assurait tout autant de chaleur que celle induite par leurs corps acollés.

Sur la terrasse d’un bar particulièrement prisé de la ville, par la même un de ceux appliquant les tarifs les plus exorbitants, un groupe de quatre amis étaient installés sur des sièges en cuir disposés en cercle autour d’une table de bois massif et sur laquelle trônait une grande bouteille de champagne. Tous savouraient individuellement une cigarette avec leur coupe de Dom Pérignon et riaient à gorges déployées aux blagues et histories mondaines des uns et des autres. Il s’agissait là de la crème de la crème de la bourgeoise londonienne et chacun, élégamment habillé chez les couturiers les plus courus de la capitale représentait la progéniture de notables parmi les plus notables de l’establishment anglais. Au sein de ce gratin parental, nous avions le jeune Luc Chameron, fils du Premier Moldu britannique, la dépensière Natasha Bogchevkova, fille d’un riche oligarque russe proche du pouvoir et à la tête d’une entreprise gigantesque d’extraction de gaz naturel en Russie, le très beau Nassir Al Rahim, relié à la famille royale du Qatar et, enfin, Marc de Lamarre, français expatrié en Angleterre et dont le père était un trader immensément talentueux et donc riche, tous comme ses trois autres compères.

Cette petite brochette luxueuse d’amis s’était formée alors que ceux-ci avaient été envoyés à l’université d’Oxford afin de poursuivre différents parcours estudiantins après avoir fréquenté, séparément, les meilleurs établissements pré-universitaires du monde. Leur quotidien était rythmé par un petit peu de travail, l’argent de leurs familles suffisant à assurer le diplôme par quelques gros investissements dans l’école, mais surtout et beaucoup, à cet âge adulescent, de fêtes, de prises de drogue, de shopping et d’exposition au monde à quel point ils possédaient. Et pour posséder, ils possédaient. Luc Chameron était l’heureux propriétaire d’un portefeuille d’actions bien rempli grâce à un certain pourcentage des rétro commissions que son père, corrompu jusqu’à la moelle de l’os, touchait en échange d’appuyer telle ou telle loi, ou, au contraire, de rendre impossible la ratification de certaines autres, et qu’il avait alloué à assurer l’avenir financier de son fils unique. Et ce fut le père de son bon ami Marc de Lamarre qui se chargea de composer un bouquet d’actions aussi scandaleusement profitable que possible. Avec tous ces billets, Luc avait plus que l’occasion de se faire plaisir. Il n’avait pas à réfléchir lorsqu’il dépensait. Malgré tous ses efforts d’épuiser le revenu annuel de ses actions, les liquidités qui étaient en sa possession semblaient sans fond.  

Mais la fortune de la famille corrompue de Luc n’était rien en comparaison avec celle de la famille corruptrice de Natasha qui aurait pu vivre cinq cents vies composées de quatre-vingt-dix-neuf années baignées sous le plus luxueux de tous les luxes. Non, la famille de Natasha avait une richesse si conséquente que la tonne d’or était pour elle la seule référence de base lui permettant d’évaluer à échelle réduite les dépenses et les recettes annuelles de son clan. Et cet or était intelligemment investi afin que la privatisation des ressources gazières de l’ancienne Union Soviétique demeure entre les mains des Bogchevk et du président moldu russe Slavomir Skrutine.

Nassir Al Rahim, au regard ténébreux, quant à lui, tenait sa fortune de son père qui était Prince du Qatar. Ses liquidités provenaient d’une commodité particulièrement prisée du monde moldu, à savoir le pétrole, un liquide noir et visqueux particulièrement étrange pour les sorciers et qui servait à nourrir et activer les engins mécaniques du monde moldu entier. Étant donné l’importance qu’avait pris cette ressource naturelle non-renouvelable au début du 21ème siècle, le Qatar, anciennement pays moldu pauvre de la péninsule arabique et dont la plupart du territoire était couvert de sable, avait émergé de son indigence afin d’entrer dans une ère dorée qui fit l’immense fortune d’un petit nombre, tout en conservant sous l’oppression et la misère un second bien plus conséquent. Dû bien évidemment au fait que son sol, à priori sans valeur, était rempli d’or liquide noir.

Enfin, le jeune et impétueux français, Marc de Lamarre, aristocrate provenant du Nord-Ouest, devait la richesse de tout son clan d’une part à son simple statut d’aristocrate et les nombreuses propriétés que ses ancêtres avaient accumulé pendant plusieurs centenaires et d’autre part grâce au fabuleux talent de son père qui fut de créer d’immenses richesses à partir de la spéculation boursière. Les de Lamarre non plus ne comptaient par leurs sous.

Bien que tous les fonds de ces différentes familles représentées par nos quatre personnages n’étaient pas vraiment très propres, les protagonistes installés en terrasse s’en souciaient guère. Du moment que leur vêtement était de taille et la boisson bonne, ils se satisfaisaient de leur condition.

Antiochus lui aussi se trouvait à Londres ce soir-là. Il marchait dans les rues de la ville habillé d’un joli costume gris sur-mesure au pantalon fuselé avec une veste smoking à queue de pie de la même couleur. Une rose indigo était plantée au niveau de sa poitrine et il tenait dans sa main droite une canne blanche surmontée d’une pierre noire sphérique. Ses chaussures noires, quant à elles, étaient parfaitement cirées et faisaient un joli claquement lorsqu’elles heurtaient le trottoir.  Sa barbe était fraichement rasée et ses cheveux gominés étaient coiffés sur le côté formant une raie nette le long du bord de son crâne. Enfin, sur son nez et retroussé, était posée une paire de lunettes à la monture fine et dorée et dont les verres fumés étaient de la même couleur de sa rose et de forme ronde. Il avait ce soir-là l’élégance et la grâce pour lui. Il marchait d’un pas assuré, se tenant droit comme i, élançant ses jambes l’une devant l’autre avec la légèreté et la finesse d’un héron tout en balançant sa canne en avant et en arrière. L’on aurait pu croire que le sorcier se rendait à un rendez-vous entre amis, ou en compagnie d’une jolie présence féminine, mais il n’en était rien. Antiochus, qui n’était à ce moment pas vraiment lui-même, était en réalité en chasse. Après une longue période de silence, son alter-ego, Victor, avait fini par reprendre le dessus. La veille, il avait profité d’un profond état de fatigue de son hôte afin de prendre possession de son corps. À chaque fois qu’il y parvenait, Antiochus avait de plus en plus de mal à lutter contre lui si bien qu’il demeurait à cet instant au fond de sa conscience, simple spectateur.

Victor venait de s’engager dans une rue très luxueuse de Londres où de nombreux bars et clubs huppés abondaient. Il humait les airs cherchant sa future victime car ce soir, il était d’humeur sadique. Alors qu’il passa devant un établissement qui était au bénéfice d’une jolie terrasse, son sixième sens le mit en alerte : il ressentait un amas de faiblesse dont il sut qu’il pourrait tirer profit bien qu’en réalité, il sut qu’il trouva cette bande à cet endroit et à cet instant de la journée. Il pivota alors son regard et fit légèrement balancer ses lunettes au bout de son nez afin de mieux observer les personnes qui se trouvaient à l’extérieur. Il aperçut quatre jeunes personnes à une table, savourant une bouteille de champagne qui était plantée dans un sceau de glace. *Les adolescents qui m’intéressent. Mmmmm …. Cette soirée va être amusante*. Son visage se couvrit d’un sourire narquois, celui que l’on portait lorsqu’on salivait à l’idée de faire le mal. Avant de s’engager vers l’entrée, il tourna le dos au bar et extirpa sa baguette magique de la poche de sa veste. Il la pointa sur le cœur de sa rose et informula *Voluptas Garden* Il rangea alors sa baguette dans sa poche tandis qu’une douce odeur de lilas vint caresser ses narines. Il marcha alors en direction du bar dont l’accès à la terrasse puis à l’intérieur de l’établissement était gardé par un gigantesque colosse moldu. Arrivé devant ses souliers, Victor, qui était grand, plongea son regard à hauteur quasi égale dans le sien à travers les carreaux de ses lunettes et le prénom de celui qui lui faisait face lui vint à l’esprit dans un murmure *Edward …*

Arrivé à la hauteur de la montagne de chair, il retroussa ses lèvres afin de laisser apparaître toute la blancheur de son joli sourire et lui lança :

- Bonjour Edward ! J’aimerais m’installer en terrasse et savourer l’un de vos cocktails !

L’homme qui lui faisait face fronça les sourcilles mais sembla s’adoucir lorsqu’il sentit une odeur de muguet, qui était sa fleur favorite, envahir son organe olfactif. Alors qu’il s’apprêtait à renvoyer d’un ton sec le jeune sorcier car l’établissement était sélect et n’acceptait d’habitude que les habitués ou les personnes introduites par un habitué, il ménagea son ton mais demeura ferme :

- Monsieur … Je ne pense pas que cela va être possible. Généralement cet établissement n’accepte que les habitués ou les initiés.

Alors que le fauve soutint le regard impassible de Victor, le sorcier put apercevoir dans l’esprit d’Edward un jeune enfant et des difficultés financières à l’horizon. Il sourit alors à l’inconnu de plus bel et éclatant de rires lui confia :

- Oh tu sais … il n’y a jamais rien de mieux pour s’initier à un nouvel endroit que cet ami que j’ai dans la poche.

Il extirpa alors de sa seconde poche de veste une grosse liasse de billets de cent livres scellés par un élastique et la plaça discrètement dans la main de Edward. Celui-ci hésita quelques instants mais finit par accepter convaincu que ce nouveau client était de la trempe requise pour entrer dans cet établissement sélect et pensant également aux problèmes personnels qu’il pourrait résoudre avec un tel montant.  

- Bienvenue dans notre maison, monsieur … ?

- Beausoleil ! Charles Beausoleil !

- Plaisir de vous rencontrer

- Moi de même !

Alors, Edward fit un pas de côté et laissa Victor accéder à la terrasse qui marcha vers la table de ses proies.  À mi-chemin, il retint par le bras une serveuse qui s’apprêtait à rentrer à l’intérieur de l’établissement et lui dit :

- Apportez moi trois bouteilles de votre meilleur champagne !

- Bien Monsieur …

Arrivant devant la table où les quatre jeunes individus étaient installés, il tint sa canne blanche par le manche et la fit heurter d’un coup sec le sol ce qui fit s’ouvrir la sphère noire polie qui la recouvrait et propulsa des centaines de petits confettis colorés dans les airs :

- Amis du soir, bonsoir ! lança-t-il en faisant une révérence.

N’attendant pas la réaction de ses interlocuteurs, il prit place parmi eux sur un des sièges qui était encore libre.

- Je m’appelle Charles ! Charles Beausoleil !

Alors que les regards de cette bourgeoisie demeuraient dubitatifs, laissant entrevoir que l’un d’entre eux portent sa voix à renvoyer l’intrus qui se présentait ainsi à eux et sans gêne, les trois bouteilles commandées par Victor, accompagnées de cinq coupes propres, furent apportées sur un plateau d’argent par la serveuse auprès de laquelle il avait passé la commande. Une fois que celle-ci eut finit de gracieusement poser et ouvrir les bouteilles sur la table, Victor, afin de la remercier mais surtout afin de se faire briller, sortit à nouveau une liasse de billets de sa veste et la donna à la serveuse en pourboire.

- Merci infiniment Monsieur … ?

- Beausoleil, Charles Beausoleil ! répondit Victor avec un sourire éclatant.

Replaçant son attention sur ses quatre auditeurs, il s’empressa alors de remplir leurs coupes de la boisson à bulles. Prenant la sienne dans sa main gauche, il la leva en l’air afin d’inciter le groupe à trinquer. D’abord hésitants, se regardant brièvement les uns les autres, les amis décidèrent finalement d’accepter de trinquer d’un entrain particulièrement relatif. Rapidement alors, pendant que les lèvres de ses convives trempaient encore dans le champagne, Victor se mit à les sonder rapidement un par un par son don de Legilimens. Les trois garçons étaient ceux dont les émotions étaient les moins amicales à l’égard de celui qu’ils percevaient comme un intrus, une menace. Au milieu de ce bouquet de froideur, en revanche, la jeune femme quant à elle semblait passionnément troublée par l’homme élégant qui lui faisait face et ce sentiment se mêlait à une profonde fascination. Elle se demandait qui il était, ce qu’il faisait dans la vie, quel était le parfum qu’il portait et quelles étaient les courbes de son corps. Elle fut la première à parler, balançant sa chevelure sur le côté et lançant à Victor un regard envouté :

- Qui pouvez-vous bien être Monsieur Beausoleil ? Que faites-vous dans la vie ?

- Eh bien dans la vie, charmante demoiselle, je suis bijoutier !

- Vraiment ? lança la jeune femme d’un ton encore plus envouté. Quel genre de bijoux faites-vous ?

- Ce genre de bijoux Mademoiselle.

À ces mots, Victor extirpa de la poche intérieure de sa veste un petit sac en soie dont il extirpa une ravissante rivière de diamants qui, bien évidemment, n’était pas de son cru et avait été dérobée à un bijoutier moldu d’Afrique du Sud lors du voyage autour du monde de Antiochus à la fin de ses études à Poudlard. Posant son regard sur le bijou dont les pierres transparentes scintillaient comme une nuée d’étoiles, Natasha, élevée à apprécier le beau, s’extasia :

- Elle est magnifiiiiiiique !

- Si vous la voulez elle est votre !

- Oh vraiment ? répondit Natasha en rougissant. Non, non, je ne saurais oser accepter !

- J’insiste ! rétorqua Victor qui se leva afin d’aller lui pendre le bijou autour du cou.

En allant se rasseoir, laissant Natasha contempler son présent sur sa poitrine, il n’oublia pas d’achever de la contenter afin d’appuyer l’influence qu’il exerçait sur elle.

- Vous êtes ravissante ainsi !

- Oh merci ! Vous êtes un véritable gentleman… répondit-elle en passant sa main dans ses cheveux, un sourire lumineux habillant ses lèvres. Je m’appelle Natasha. Natasha Bogchevkova.

À cet instant, alors que les coupes des deux flirteurs étaient vides, celles des trois autres hôtes, bien que vides, dans leur esprit furent pleines. Les jeunes hommes avaient généralement plus de mal à accepter un nouvel homme dans un groupe et davantage si celui-ci représentait d’une manière ou d’une autre une menace. Et l’on put dire que ce soir-là, par le rayonnement invisible et somme toute maléfique qui entourait Victor, celui-ci avait toutes les raisons du monde de représenter une menace. Il sourit intérieurement en croisant les regards de Luc, Nassir et Marc. Du trio de jeunes hommes, ce fut Nassir qui le premier s’adressa à Victor.

- Et est-ce que l’on vous connaît Monsieur ?

À cet instant, Victor rétorqua en gardant un sourire au beau fixe :

- Pas directement mais je suis un bon ami de Monsieur Delatour, qui travaille pour un fonds de placement dans la City Londonienne. Nous nous sommes rencontrés il y a 3 ans à une conférence à Paris et nous avons sympathisés.

Victor tirait ce savoir et ce vocabulaire sur le monde moldu de celui de Antiochus dont le père, lorsqu’il était enfant, l’avait habitué à la lecture de journaux moldus afin de lui permettre de comprendre les avantages de savoir s’intégrer dans cette communauté tout en bénéficiant des avantages de la magie, ce qui échappait à la plupart des sorciers britanniques. En effet, en Suisse, où Antiochus avait grandi enfant, la législation magique sur l’interaction avec la population moldue était fortement plus souple et libérale que la législation en vigueur en Grande Bretagne. Quant à la connaissance de ce contact en commun, il avait pris le temps de sonder les personnes connues des différents protagonistes masculins pendant qu’il avait fait son show à la jeune femme.

- Ah d’accord ! Antoine est un gars sympa répondit Nassir.

Avant que quiconque ne pose sur la table une autre question visant à sonder la fiabilité de celui qui leur faisait face, Victor se leva d’un mouvement rapide et annonça qu’il allait aux toilettes tout en les invitant à remplir leurs coupes de champagne. Il rentra alors à l’intérieur de l’établissement et se rendit directement aux cabinets. À l’intérieur, il ignora le pissoir et les cabines pour aller se laver les mains. Il aimait la sensation du savon sur sa peau, comme lorsqu’un artiste digne de ce nom se lavait les mains avant de créer, afin de respecter dans ce processus le concept même de la création par la propreté de l’outil créateur. Lorsque ses mains eurent été pleinement rincées des derniers résidus de savon, il les utilisa afin de se rafraichir le visage à grandes flopées d’eau froide. Il alla enfin se sécher les mains et le visage à l’aide d’une petite serviette en tissu qu’il jeta dans la corbeille prévue à cet effet avant de revenir à ses hôtes. En arrivant devant le siège qui était axé au milieu de la table à l’autre côté de laquelle les amis étaient toujours assis, profitant du champagne et discutant, Victor sortit sa baguette et l’agita manifestement dans les airs, tel un chef d’orchestre et informula *Continuate Multiplicare Anatrista Allegro* À ces verbes mentaux, quatre rayons transparents serpentèrent en dehors de la baguette du sorcier pour aller pénétrer chacun des moldus assis. Alors, les visages de ceux-ci s’illuminèrent comme s’ils n’eurent jamais connu de jour aussi heureux de leurs existences entières.

- Haha ! C’est votre baguette de chef d’orchestre ? lança Marc qui s’adressait à Victor pour la première fois, soudainement extraverti par l’effet du sortilège qui agissait secrètement sur lui.

- Oui ! On peut l’appeler comme ça lança le sorcier un sourire inquiétant sur le visage mais qu’aucun des jeunes individus moldus ne remarqua, tant la fête était bonne.

Victor profita de l’effet du sortilège d’allégresse afin de sceller son emprise sur le groupe. Il leva sa coupe en l’air en direction de ses nouvelles victimes et souriant de son succès lança :

- À notre amitié nouvelle !

- À notre amitié nouvelle ! répéta bêtement la bourgeoisie qui avait suivi le geste de Victor.

Et chacun avala quelques gorgées de la boisson aux bulles d’or. Victor bouillait à l’intérieur de contentement et il débordait de lui-même à l’idée de ce qui allait se passer par la suite. Il allait pouvoir incarner l’Artiste dans toute sa Création, fantasme et rêve intérieurs qu’il avait longtemps espéré voir se réaliser. La petite brochette dorée ne s’attendait pas le moins du monde à ce qui allait leur arriver, mais une chose était sure, elle allait être déçue de la rencontre. L’heure de la plaisanterie était arrivée à son terme pour le moment et Victor ayant atteint son but de manipuler ces moldus décida qu’il fut temps de quitter les lieux et de les emmener au Pays des Merveilles. Il quitta sa chaise et faisant tourner dans les airs sa canne quelques fois, il invita les jeunes gens à les suivre. Ces derniers, complètement extasiés par Victor et par la fragrance de leurs propres souvenirs heureux, baignés d’une émotion positive sans rivage, acceptèrent de sortir de l’établissement prestigieux en la compagnie du sorcier. Une fois sur le trottoir, Victor guida le groupe à une vingtaine de mètres plus loin avant qu’il ne se rende compte qu’une escorte de sécurité employée à assurer la protection des quatre jeunes individus les avait rattrapés et tenta de s’interposer, s’opposant au fait qu’ils partirent en la compagnie de Victor qui ne leur inspirait visiblement pas confiance. Le sorcier, qui avait prévu que ce genre d’incident se produirait, ne se laissa pas déranger par quatre hommes moldus aux gros bras sans valeur. Il utilisa le même sortilège d’allégresse en informulé sur eux et les invita, toujours souriant, à aller profiter de la table sur laquelle trônait encore deux bouteilles de champagne non consommées :

- Dites au vigil que vous êtes les amis de Beausoleil, Charles Beausoleil !

- Merci ! Merci mille fois Monsieur ! répondirent les gardes en riant bêtement.

Maintenant que la menace était écartée, Victor amena les amis dans un espace sombre entre deux anciennes bâtisses en pierre et il les fit se mettre en cercle.

- Vous voulez voyager ? Je peux vous emmener dans un monde où vous vivrez comme des rois et où tous vos moindres désirs, y compris ceux qui vous semblaient jusqu’à présent irréalisables, se réaliseront. Dans ce monde, chacune de vos demandes sera exécutée au moment même où elle sera formulée. Si un voyage en terre extraordinaire vous intéresse, alors accrochez-vous fermement à mes bras dit-il en tendant ses membres supérieurs légèrement penchés vers l’avant.

Natasha fut la première à se jeter sur Victor, dont elle aurait souhaité saisir un tout autre membre, en s’agrippant fortement à lui. Elle gloussa amoureusement tout en posant sa tête sur l’épaule du sorcier. Puis ce fut Marc qui referma fermement ses deux mains sur les avant-bras de « Charles », enfin les deux autres s’exécutèrent et firent de même que le jeune français. Alors Victor les regardant un à un puis, refermant les yeux, transplana. Les moldus, en temps normal et sans les effets du sortilège qui agissait sur eux, auraient considéré ce voyage comme abominable et terrifiant. Mais tout le long de ce voyage où les corps se distordirent tels des élastiques étendus et distendus frénétiquement par l’effet d’une énergie puissante et invisible, Victor les entendit rire tel que s’ils eurent été sur un manège. La troupe apparut au milieu d’une clairière dans une forêt anglaise très peu fréquentée, surtout la nuit. Le sorcier s’empressa alors d’endormir les moldus avec sa baguette magique. Alors, il sortit d’un petit sachet magiquement extensible une mallette de taille moyenne. Il la posa au sol et l’ouvrit. Lorsqu’elle fut ouverte, une lumière jaune s’en échappa et rayonna dans la nuit sombre dépourvue de lune. On pouvait apercevoir une échelle qui reposait sur le bord intérieur de la malle et descendait au fond d’un espace plus grand qui avait été magiquement lié au contenant. Il fit léviter un par un les corps endormis, dont les cheveux, de par le sort de lévitation, dansaient et ondulaient subtilement dans les airs, au fond de la malle puis la referma en la scellant d’un coup de baguette. Puis, s’en emparant à nouveau, disparut vers une destination inconnue.

À suivre ...


Dernière édition par Antiochus Omega le Dim 29 Avr 2018 - 13:19, édité 1 fois
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Re: Londres en soirée

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 1 Mar 2018 - 10:17


Let's party
Avec Élius & Zerlock. LA échangés, accordés, tout ça, tout du long.


« Allez viens Zerlock, on bouge là ! » Il dépose la bouteille qu’ils venaient de s'enfiler à deux, lui ébouriffe les cheveux vivement, avant de se lever du fauteuil, d’un bond. C’est qu’il avait donné rendez-vous, pas question d’être en retard. Pas pour celui-là, la ponctualité, être absolument tout à fait prêt, parfait. Il croit entendre les ricanements de moqueries de la Gryffondor alors qu’il jette un dernier regard vers le miroir. Gênant comment il pouvait être coquet quand il le voulait, surtout la coiffure, cette façon qu’il avait de faire croire qu’il n’était pas coiffé alors que ça lui avait pris un temps monstre pour parvenir à un tel résultat. Il s’étire une dernière fois avant de prendre la main de Zélie pour l’emmener en dehors de la demeure – pas encore fabriquée oui. Le froid nocturne les frappe en plein visage, mais ils s’en foutent. Ce soir, c’est party. Ça se voyait à leurs visages diablement enthousiastes. Londres, la nuit, avec un tambourinement enivrant dans les oreilles et dans les membres. C’était tout ce qu’il leur fallait. Rattraper un peu, le temps qu’ils avaient perdu. Il déplace gaiement la main de la brune afin qu’elle enserre son bras.

Un petit tour de manège dans un tuyau de caoutchouc particulièrement serré et rapide plus tard, les voici dans une ruelle étroitement sombre proche de l’entrée du Chemin de Traverse. Arty enroule alors son bras sur les épaules de son amie, se dirigeant vers le Chaudron Baveur. « Bon j’t’ai dit qu’on sortait danser. Mais. Avec quelqu’un. Il rougit, réfléchit, lève les yeux vers ses mèches dandinantes, soudainement, il n’ose pas vraiment aller plus loin. Il lui avait déjà dit qu’il n’était plus avec Mary, ce soir, lui avait aussi raconté ses aventures pyromanes dans le bureau de McKinnon, son exclusion, ses projets auroresques. The whole package. Le liquide ivrant aidant quelque peu. C’est qu’ils avaient l’habitude des soirées arrosées. Juste cette fois, pas de maison hantée. Mais il n’avait pas encore abordé le sujet le plus important – peut-être. Le fait qu’il pensait toujours au Serpenteau. Que ça lui enfiévrait la poitrine. Un garçon, qui plus est. Il ne sait pas vraiment si ça pouvait poser un quelconque problème. Certainement pas. Zélie était awesome. Quelqu’un avec qui, bref, il se passe des trucs quoi, t’as compris. Sûrement, du moins il l’espérait. Il tente une pause, un regard vers la Lionne. Oui, elle comprendrait. Ils n’avaient pas parlé de Fergus. Et alors qu’ils marchaient sur les trottoirs terriblement occupés de la capitale, il se demande si maintenant était le bon moment. Alors il continue sur sa lancée tandis que l’enseigne mythique se dessine à un quart de mètre. Il est à Poudlard, Serpentard et. Il est. Il avait commencé par l'anodin, l'inutile avant que ses yeux ne roulent dans leurs orbites soudainement amusées. Il ne pouvait rien dire de plus à son propos, réserver la surprise, étudier sa réaction. Enfin, tu verras quoi. Mais be cool hein. »

Ils s’arrêtent, un signe de tête il annonce qu’ils attendraient patiemment ici. Que par un miracle non narré Élius savait qu’il devait se rendre à ce même endroit, à cette heure précise. « J’lui ai dit qu’on allait danser aussi. De légers chuckles s’échappent de ses lèvres humides, tout moqueur qu'il est. Mais j’ai pas dit où. Il est pas très, comment dire, amoureux des moldus tu vois. » D’un geste de la main il empêche Zerlock de réagir. Mine de dire, oui je sais que tu sais que j’suis né-moldu, c’est pas grave, il le sait aussi, tout va très bien se passer. C’est qu’elle pouvait vite s’inquiéter la Rouge & Or, son côté surprotecteur, que voulez-vous. Quand on a sauvé Arty d’un monstre imaginairement caché une fois, ça développe un certain côté maternel, un peu, enfin je suppose. Le Blaireautin se poste alors face à elle, l’observe, remet tendrement & correctement les cheveux déplacés de la jeune fille par la brise du soir, elle devait être belle, elle aussi. Hop, on replace une mèche par-ci, une mèche par là. Les mains descendent et viennent alors tenir compagnie à ses épaules, les yeux rivés dans ceux de la brune. « T’as oublié Fergus hein oui ? Si c’est pas le cas, ce soir, c’est le moment. » Petit clin d’œil qui vient ponctuer ce merveilleux pep talk. Parce qu'on pouvait tout dire, mais avec Zézette, il avait ce regard comme fraternel. Ça venait d'on ne sait où, mais c'était là, tout proche du cœur. Effectivement, c’était aussi un moyen d’oublier momentanément le petit tortillement embrasé qui lui prenait le bas-ventre à l’idée qu’Élius allait arriver, bientôt.
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Re: Londres en soirée

Message par : Zélie Hepburn, Mer 7 Mar 2018 - 18:59



Let's party
- pv Arty & Elius -
Libre-arbitre accordé

__________________________



Ça sent l'orange. L'orange sanguine, la mandarine, le pamplemousse. Un mélange d'agrumes. Ça sent toujours l'orange quand tu es avec Arty. Le non-sens de la vie. Ça fait un petit temps que vous trainez. Tu sens que ça traîne. Vous vous enfilez deux bouteilles de vin entre trois blagues - pourries certes mais il vous en faut peu. Il tape du pied, tu l'as vite remarqué ce taptaptap incessant, lui pas. Tu plisses les yeux. — Allez viens Zerlock, on bouge là !  Il bondit hors de son fauteuil. Tant d'énergie, ça t'a manqué. Un p'tit temps que tu ne l'as plus vu ce blaireau. Le manque s'est fait ressentir assez rapidement. Un vide dans le coin supérieur gauche de ta poitrine. Juste . Des conversations toujours remises à plus tard, des séances de rire rangées au placard. Qu'on sortira plus tard. Sur le moment tu n'avais pas tellement insisté sur la précision du plus tard sans savoir que le plus se rapprocherait d'avantage du trop. Un vide insoutenable. Tu as manqué de fondre en larmes lorsqu'il t'a proposé d'aller te trémousser sur la piste de dingue. Fouiller les poubelles, tu aurais eu la même réaction. Quoi que tu fasses, les rires et sourires sont toujours au rendez-vous lorsqu'Arty est dans les parages. Ces deux amis aiment lui coller aux basques. — Tant d'enthousiasme, j'aime ça !

Il fait froid, il fait chaud. Après plusieurs goulées de vin, ton cerveau c'est de la purée. Quelqu'un a pris toutes les pièces du puzzle, chaud, froid, gauche, droit, bonjour, bonsoir, et les a mélangé. Tu sembles soudainement éprouver des difficultés avec ta langue natale, mais tu n'en as pas grand chose à faire. Pas besoin de mots pour te faire comprendre. Pas besoin de comprendre pour vivre. —  Bon j’t’ai dit qu’on sortait danser. Mais. Avec quelqu’un. Kel ; Kin. Kelkin. Quelkin ? Quelqu'un ! Tu sautilles sur place, tu aimes bien les quelqu'un. Surtout ceux qui font rougir le petit Arty. Il buguait. Dees secondes qui semblaient durer des heures, ton cerveau détraqué n'étant pas tellement copain/copain avec la patience. — Crache le morceau-eu. Allez, je vais pas me contenter de ça ! Hésitation ? Formulation ? Honte ? C'est insoutenable pour ta curiosité affamée. — Quelqu’un avec qui, bref, il se passe des trucs quoi, t’as compris. Petit rire qui ressemble d'avantage à un petit cri. Il ne perd pas son temps le blaireau. Arty t'a raconté toutes ses péripéties plus folles les unes que les autres dans les moindres détails, tu as enchaîné les surprises, les oh, les ah, les wow. Mais il t'en réservait encore kelkesune visiblement. Pourquoi il s'arrête comme ça ? Douce torture qu'il t'inflige. — Il est à Poudlard, Serpentard et. Il est. Enfin, tu verras quoi. Mais be cool hein. Lent. C'est tellement lent. Ses mots ont du mal à atteindre ton cerveau. Ils rampent jusqu'à toi et quand enfin ils arrivent... — Wait... Rien d'autre ? Tu me lâches ça comme ça et tu veux rien me dire d'autres ?! Tu es impitoyable... Serrage de dent et tape poing serré sur l'épaule. Sympathique bien entendu. Encore une fois, tu attends. Tu détestes attendre, tu hais attendre. Surtout quand tu ne sais pas qui/quoi attendre. — J’lui ai dit qu’on allait danser aussi. C'est bien, il essaye de te faire avaler la pilule. Gorgée par gorgée, ça va finir par passer. — Mais j’ai pas dit où. Il est pas très, comment dire, amoureux des moldus tu vois. Tu ne peux pas t'empêcher de grimacer. Rictus que tu espères invisible. Tu fais confiance à ton blaireau, hein que tu lui fais confiance ? Alors pourquoi ça t'effraie ? Amour contradictoire, ça amène de la souffrance. Toujours. Mais tu te tais, parce que lui aussi le sait. Il te fait face, il te sourit. Un sourire que te prie de ne pas t'inquiéter. C'est dur... Il vit, c'est bien. Il a cette folie qui autrefois te faisait rêver et qui aujourd'hui t'effraie. La vie est une montagne russe, tu ne le sais que trop bien. Après la montée lente et douce, il y a la dégringolade. Plus ton corps s'élève vers le ciel, plus il s'écrase au sol. Arty est haut, très haut. Tu aimerais tant le rejoindre mais tu préfères rester en bas pour amortir sa chute. Alors tu te tais et tu le laisses se perdre dans tes cheveux malmenés par le vent. — T’as oublié Fergus hein oui ? Si c’est pas le cas, ce soir, c’est le moment. Enième surprise. Ce nom te semble si lointain. Il était ta montée lente et douce. Ta dégringolade avait été rude. Tu commences seulement à réfléchir à remonter dans un wagon. Parce que dans le fond, c'est ça vivre. Tomber et remonter en selle. — Je gère. Tu m'aides. Tu lui voles un baiser sur la joue. Il le mérite.
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Re: Londres en soirée

Message par : Élius Askin, Jeu 8 Mar 2018 - 13:53


L.A. de tout le monde




Toute la soirée, des volutes de fumée jaunâtre se sont écrasées contre le plafond de la pièce tamisée. Affalé dans un sofa, j'ai regardé la vieille Cristal se rhabiller. Le long d'ses jambes usées de fines veines bleues serpentent, défient avec insolence une peau devenue fragile. Elle a abandonné sa cigarette, avant d'enfiler la robe de nuit dans laquelle elle m'avait accueilli deux heures plus tôt, et s'est retournée pour poser sur ma joue une main attentionnée. Tu devrais y aller Lili, tu vas être en retard. Sans attendre, j'ai obéi à la voix tapissée de l'ancienne danseuse de cabaret et rassemblé mes affaires éparpillées. Fond de verre avalé, j'me suis resservi une dernière fois avant d'hésiter. La violette, qu'elle a soufflé à travers un nuage de nicotine depuis son fauteuil. Ce sera donc la veste et le pantalon de l'audition à l'Occamy Doré. Avec un t-shirt noir détaillé de dentelle. Enfin prêt, j'ai descendu mon whisky d'un trait et suis passé devant l’œil avisé de Cristal. D'un geste sûr, elle a réajusté mes boucles foncées, puis, s'est hissée sur la pointe des pieds pour embrasser mon front. T'as encore grandi Lili, qu'elle a susurré tendrement en caressant ma pommette de ses doigts vernis.


Ainsi, j'ai quitté la chaumière du chemin de Traverse et me voici. Le nez collé contre la vitre du Chaudron Baveur, à attendre. Nan j'rigole. J'suis plus loin, accoudé au bar, armé d'une biéraubeurre et d'mon sourire ravageur. Tu sais, ce moment où t'as l'impression que personne ne pourrait te résister ? Bah, j'me sens comme ça. Sauf que moi, c'est tout le temps. Chaque seconde de chaque journée. En plus ce soir, on va danser ! J'passe donc le temps, activité jonglage. Entre déglutitions pétillantes et coups d’œil intrusifs. Mes baskets empressées trépignent sur le sol quand je t'aperçois enfin dans la rue. Écourtant plus-ou-moins-poliment la femme en pleine conversation avec mon incontestable mojo, j'me précipite dehors. Deux ou trois coups d'épaules aux malheureux qui traînent sur mon itinéraire et j'te saute au cou. Arty ! Le festival de bisous peut commencer. Les yeux, les lèvres, le cou, le nez, j'te laisse pas l'temps de respirer. Pique partout sur toi ma joie d'enfant comblé. Chevreau non sevré, j'ramène ma bouche sur le goulot d'la bière en avisant ta tenue. Yeay ! J'adore ! que j'exclame en touchant d'abord de l'index - pupilles taquines - puis d'la paume entière - iris coquines - ton torse paré. Une nouvelle déglutition alcoolisée conclue mon reluquage et j'me tourne vers la voisine-déjà-croisée-je-crois-dans-les-couloirs-de-Poudlard. Bise chaleureuse adressée à celle-ci et claquement de pieds. Go danser ! J'tiens plus là !


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018 - 19:35, édité 1 fois
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Re: Londres en soirée

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 8 Mar 2018 - 16:04


Un quart de seconde pour se rendre compte qu’il l’adore. Elle. Sentiment dont le paroxysme prend la forme d’un baiser qu’elle lui offre, là contre sa joue. Ça le fait sourire. Il aurait aimé lui dire davantage mais son nom retentit. Sa voix d’un timbre incroyablement gai. Il la reconnaît immédiatement. C’est le mouvement de la tête se retournant qui met en place le sourire gigantesque – réflexe maintenant quand il l’entend. Bras écartés il se saisit un instant des hanches du Serpentard. Se laisse embrasser le visage, c’est qu’il n’allait jamais dire non. Des petits chuckles s’enfuient alors de ses lèvres pétillantes, en direction de Zélie. Élius maîtrisait lui aussi l’art des entrées, c’est ça que le Blaireautin aimait, sûrement. Fébrilement il avait aussi cligné des yeux avant de les river dans celui qui disait bonjour à ses créatures mignonesques d’une caresse soyeuse à en faire pétiller les effluves sanguins intérieurs de l’apprenti Auror. Heureusement que Zerlock était là. Il n’aurait pas su résister sinon, sa main se serait dépêchée de saisir du revers de la veste du jeune homme pour le plaquer ardemment sur la vitrine du Chaudron. Le tout ponctué de bisous langoureux. Mais le petit voulait danser, à en taper du pied sur le sol grisonnant.

Juste le temps d’observer la tenue de soirée pailletée du jeune homme – parfaitement d’occasion. Avant de jeter ses yeux sur la nuit qui se présentait eux, il balance alors le bras en avant. Allons-y ! Avant d’entremêler ses doigts avec ceux du Serpenteau. C’est toujours le même effet étincelant au bout des ongles qui se répercute directement dans les ventricules – cardiaques. Quelques pas sautillants sur la gauche, il est pratiquement certain que c’est par-là. Ah non, basculement vers la droite. Il rit. Oh ! Sa main libre s’agite du nez du Vert & Argent pour rejoindre celui de la brune. Élius – Zézette, dans l’autre sens, Zézette – Élius. Ils discuteraient plus tard, il s’agit maintenant de traverser une rue – certainement – et de s’engouffrer dans la station de métro souterraine. On va par là ! Son sourire ne dépérit pas, bien qu’il n’ose pas tout de suite jeter un œil vers le jeune homme en tutu. Ça s’appelle un métro Élius, tu verras c’est chouette, c’est comme un manège. Il lance un coup de rétine amusé vers la Rouge & Or, ne pouvant s’empêcher de pouffer. C’était une véritable expédition molduesque en réalité. Gaillardement, les trois adolescents – enfin du moins deux parce le dernier ne devait pas se montrer si gaillard à cet instant, je crois – dégringolent les escaliers les menant directement au repaire terriblement bondé du transport en commun.

Il avait tout prévu. D’une main libre habile il donne un ticket à Zélie, valà pour toi, la laissant indépendamment passer le portique à sa façon. Pour l’autre, c’était autre chose. Il relâche sa main pour le prendre par les épaules, le faire passer devant lui. Ils franchiraient ensemble – collés – la petite entrée arcadée métallique. Tant pis pour la fraude, ça lui permettait de glisser un baiser dans le cou intrigué du Serpentard. L’entraînant de nouveau par les doigts, il l’invite à les suivre pour attendre le prochain tube presque supersonique. Par là. Se faufiler rapidement parmi la foule agitée et rigolote, c’est que ça bouge Londres en soirée.
Très vite, une ribambelle de wagons arrivent, les portent s’ouvrent. Arty abandonne alors soudainement la main d’Élius avant qu’ils ne pénètrent dans le tube automatique. C’est qu’un vieux monsieur en sortait coiffé d’un magnifique chapeau noir, d’une simplicité extravagante. Il le lui fallait. D’un virevoltement il s’en saisit vivement pour s’en revêtir les cheveux joyeusement. Alors, dans le même temps Odette réagit, pressentant la contestation moldue, d'un autre côté les vieux ne devaient pas sortir si tard, un #Confudo s’échappe de sa bouche boisée pour calmer l’homme mécontent. Ni vu ni connu, n'est pas espion qui veut. D’une pression dans le dos il pousse alors le Serpenteau pour qu’il s’avance davantage.

Le trio se cale dans un coin, difficilement, c’est que les chaussures collent sur ce qui semble être un liquide dégoûtant répandu au sol. Le Blaireautin est obligé de se mordre l’intérieur de la joue pour ne pas trop rire devant les pas mal assurés de géant qu’effectue le Askin. Comme s’il ne voulait pas ternir de nouvelles chaussures, immaculées. Il s’adosse alors à la barre métallique, rivant son regard sur les traits d’Élius, si sa perspicacité ne le trompait pas, il pourrait même dire que le jeune homme s’approche, réduit les centimètres entre eux. Aurait-il peur des jeunes gens heureux qui parlent fort et gigotent ? Tu sais qu’ils vont pas te manger ? La mèche de cheveux dépassant de la magnifique coiffe volée vrille alors du côté de la Gryffondor. Hein oui Zerlock ? Les moldus sont tout beaux tout gentils ? Petite leçon de savoir vivre ici, puisqu’ils étaient coincés pour quelques minutes, autant en profiter. Immersion involontaire dans un territoire hostile. Ils ne pouvaient pas mieux commencer leur sortie dansante, vraiment. Le nez d’Arty va alors s’aventurer malicieusement dans le creux du cou de l’autre. Proximité fortement agréable bien que forcée. C’bizarre, tu sens la cigarette. Avant de se redresser, parce qu'il fallait absolument en parler. Vous avez vu mon nouveau chapeau ? Canon ou pas ? Canon. Forcément.
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Re: Londres en soirée

Message par : Zélie Hepburn, Sam 10 Mar 2018 - 0:31



Douceur d'un instant qui n'arrive que très rarement et qui ne dure jamais longtemps. À peine as-tu déposé tes petits lèvres sur ses joues roses qu'une voix dans ton dos s'élève. — Arty ! Une masse se précipite sur ton blaireau. Elle ne lui permet pas répondre, pas même de respirer. S'en suis une avalanche d'amour, partout. Tu restes plantée là et tu observes la scène. Drôle de pièce... Tu tentes d'analyser l'inconnu qui vient de pointer le bout de son nez mais tu n'y parviens pas. Puis la danse se termine au grand déplaisir d'Artson. Enfin bisounours tourne la tête vers toi. Il te fait un smack et s'écrie — Go danser ! J'tiens plus là ! Tu n'en crois pas tes yeux. Tu viens de trouver plus énergique qu'Arty. — Élius – Zézette, Zézette – Élius. Enchan... — On va par là ! Donc les présentations ce sera pour plus tard. Tu ne peux t'empêcher de décocher un sourire. Il y a longtemps que tu n'as pas vu ton blaireau aussi heureux. Haut dans le ciel. Sentiments contradictoires qui ne cessent de te retourner l'estomac. En attendant, ça marche, ça court, ça saute. Droite, gauche, droite. Tu essayes tant bien que mal de suivre les deux boules d'énergie qui ne cessent de glousser. Rire attire le rire. Bonne humeur attire la bonne humeur alors tu souris. — Ça s’appelle un métro Élius, tu verras c’est chouette, c’est comme un manège. Puis c'est une joyeuse balade dans les entrailles de la terre qui commence. Il y avait bien longtemps que tu n'y avais plus mis les pieds. Ça marche, ça court, ça saute, il ne s'agirait pas de rater un métro. Impatience du début de soirée ne vous le permettrait pas. Ça danse. Le monde, tes compagnons, toi. Tout danse. Le tableau danse. On se faufile. Pirouettes sur pirouettes. Tu tentes de l'emporter sur le temps et quand enfin tu parviens à agripper la barre en métal du wagon, tu remarques le couvre-chef que porte Arty. — T'avais un chapeau toi ? Gloussement en guise de réponse, gloussement qui ne t'était même pas destiné. Déjà tu disparais. — Tu sais qu’ils vont pas te manger ? Hein oui Zerlock ? Les moldus sont tout beaux tout gentils ? Tu lèves les yeux au ciel. — Je ne suis pas d'accord ! Sans vouloir être méchante il y a très peu de beaux gosses dans ce train... Train ? Tram ? Métro ? Tu ne sais plus. Les moldus aiment se compliquer la vie avec 36 moyens de transport. Triste vie. — Excepté... Lui peut-être. Pas mal du tout. Tu zieutes l'individu en question, sourire malicieux pendu aux lèvres. Ils sont drôles ces moldus. Ils sont si normaux et pourtant si différents. Ils ont ce truc qui a le don de te faire rire. Le don de se prendre pour les rois du monde. Ils ne sont pas les seuls. — Vous avez vu mon nouveau chapeau ? Canon ou pas ? Tu abandonnes ton bel apollon et retournes auprès de tes deux fous. — Aaaah ! Je me disais bien que tu ne l'avais pas en arrivant. Je n'ose même pas te demander où tu l'as trouvé. Mais il te va très bien ! Tu vois quand je parlais de beaux gosses...
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Re: Londres en soirée

Message par : Élius Askin, Mar 13 Mar 2018 - 2:00






La nuit d'une fin d'hiver étire sa traîne d'humidité dans les rues de Londres. Quelques flaques pavent les trottoirs, reflétant tour à tour l'ivresse de trois adolescents déambulant jusqu'au métro. L'eau se trouble rapidement sous les pas sautillants, éclabousse - attendez ! Jusqu'au quoi ? Nan mais vraiment. Mé-quoi ? Wowowooow... Est-ce qu'on est obligés de descendre sous terre là ? Mouvement de recul, les pieds y vont, mais la tête, un instant, ne veut pas. Alors, parce que ma main est nichée au creux d'la tienne, et que l'alcool aide quand même - vachement - des fois, à relativiser, je m'enfonce avec vous. En dévalant les escaliers, entraîné par votre rythme décidément trop enjoué, j'me dis que cette soirée prend des allures d'exploration. De l'extérieur, on entend sûrement encore l'écho émietté d'une envolée de gloussements - qui a dit de nervosité ? Heureusement, mon guide est prévenant. Attentionné. Collé, juste ce qu'il faut, pour me faire traverser les barrières animées de technologie moldue. Petit rire à nouveau quand tes lèvres cachètent méticuleusement mon cou. C'est que le décor serait presque flou autour, couvert de la brouillonne rumeur des autres passagers. Dans laquelle tu m'abandonnes soudain, après qu'un train, beaucoup plus laid que le Poudlard Express, ne s'arrête devant nous.


— Heu... Petit demi-tour lorsque la béante bouche de l'appareil déverse son flot d'humains bruyants sur le quai. Arty ? T'es où d'abord ? Et l'autre, la fille ? Comment déjà ? Mmh, ...Zézette ? On va vraiment entrer là-dedans ? J'pivote encore, vous cherche du regard, et enfin, avance, sous ta délicate impulsion. Le bout de mes baskets n'ose pas effleurer le sol, slalome habilement entre les traces sirupeuses. Eurk. Me voici cerné de moldus. Enfermé avec eux pendant une durée indéterminée. Ne pas les laisser me toucher, surtout. Un mouvement saccadé annonce le départ du train et quelques enjambées zigzagantes anéantissent la distance qui me sépare de ta chevelure nouvellement chapeautée. Yeay ! Odeur rassurante ici. Accroché à tes poches, j'accompagne votre dialogue d’œillades expressives. Beaux ? Tsss... Au moins Zézette fait preuve d'objectivité. J'tourne à peine la tête, pour vérifier l’esthétique du garçon en question, que ton nez attire adroitement mon attention vers ton horizon. Ouais, je sais, j'étais chez une amie qui fume, genre, beaucoup. Trop, si tu veux mon avis. J'ai pas eu l'temps de prendre une douche, j'allais être en retard. Mais en fait, pas du tout, j'étais en avance. C'est Cristal, trop prévenante qui m'a pressée à rejoindre le Chaudron Baveur. Quant au couvre-chef, j'suis d'accord avec elle, ça te va bien, que je minaude, la bouche en cœur. Notre conversation, rythmée par les haltes inspirant et expirant de nouveaux voyageurs turbulents, se trouve interrompue tandis que tu m'pousses en direction de la sortie. Avaler les escaliers dans l'autre sens est nettement plus satisfaisant.


— Aaaah de l'air frais ! Les bras écartés, je respire le parfum mouillé de l'extérieur en vous attendant. Le ciel semble pailleté des gouttelettes en suspension d'une pluie terminée. C'est une autre avalanche qui cadence le trajet restant jusqu'au fameux endroit. Celle de tes questions sur Cristal. Amusé par ta soudaine logorrhée, je réponds joyeusement :


— Aloooors, Cristal j'la connais du cabaret. Elle était danseuse quand j'étais p'tit, et maintenant elle a un appartement sur le Chemin d'Traverse. Et nan, j'fume pas, même avec elle. On fait des choses bien mieux, que mon sourire en coin laisse peut être transparaitre. De l'autre côté de la rue apparait enfin le bâtiment convoité, semble-t-il, d'après ton expression. Et la musique aussi, qui s'en échappe à coup de percussions sourdes. C'est là ? Mes prunelles dubitative fixent un instant vos mines déterminées. On va vraiment s'insérer à la suite de cette grande langue de moldus agités ? Visiblement oui. Les gens devant nous, ça allait, des dos, je peux faire avec, grimacer pour extérioriser. Mais ensuite, y'a eu les gens derrière qui sont arrivés. Un mélange de fascination et de dégoût. Difficile à expliquer. Ça soulève mon cœur presque autant que ça attise ma curiosité. Et puis, au final, c'est distrayant, de les observer, tous là. À vivre leur petite vie de moldus naïfs, en milieu naturel. Y'a cette question, plutôt évidente, qui arrive :

— Est-ce qu'ils savent tous danser ? Nan, bien sûr que nan, ce sont des moldus. Petit ricanement. J'veux dire, on est beaucoup là, à s'enfiler dans l'établissement lumineux. Et toi Arty ? Tu sais danser, toi ? J'suis pas au courant. Et Zézette, t'es déjà venue ici toi ? Sans quitter les iris vertes de la sorcière, j'laisse machinalement mes doigts glisser le long de tes bretelles. Tripotage ici.


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018 - 19:36, édité 1 fois
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Re: Londres en soirée

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 15 Mar 2018 - 23:24


Heureusement que son chapeau était précieusement élégant, et qu’ils étaient d’accord. Ça avait occupé son esprit crépitant durant quelques minutes envolées. Pour ne pas penser à cette amie. Parce que c’était qui d’abord, celle-là ? il n’avait pas eu le temps de prendre une douche, l’aurait-il fait ? On prend des douches c’est des amies maintenant ? Taratata. Ça le taraude, le secoue, fait sursauter tous les couches de sa sérénité précédente. Une par une, à l’intérieur, ça claquote, au rythme d’ailleurs des marches qu’ils avalent pour quitter les souterrains. L’air frais ne lui fait pas tant de bien, il réfléchit, pense trop, la fumée métaphorique sortant de ses oreilles – efforts des méninges déboussolées - aurait pu remplir une carafe de limonade, trop liquide, à s’infiltrer partout.  Alors forcément, ça déborde, il aurait dû chuchoter ses doutes à Zerlock, peut-être l’aurait-elle calmé d’une embrassade. Mais déjà les mots se chahutent au bord de ses lèvres curieuses. Need to know. Des questions suspicieuses accompagnées d’un regard circonspect qui se balade sur ses traits, terrible apprenti inspecteur sorcier qu’il était. Effectivement, il ne rate pas le coin qui s’élève imperceptiblement lui arrachant un soupir exaspéré.

Mais c’est parce que le Serpenteau affiche un air beaucoup trop mignon alors qu’ils débarquent dans la file d’attente de la boîte de nuit qu’il ne dit rien. Curieusement perdu le petit. Du monde qui trépigne devant, c’est que ça vibrerait en serpentant presque jusqu’ici. Il se hisse sur ses pointes de pieds pour évaluer l’attente tandis que qu’Élius s’intéresse aux expériences passées dans ce lieu dansant. Pour cette raison il passe au-delà de la réponse de la brune, de toute façon, non, sûrement pas, Zézette était plutôt une spécialiste des maisons hantées. Il aurait pu avancer cette réponse, mais les doigts parcourant ses bretelles le ramènent à l’attente. A l’avancée progressivement-petit-à-petit-pas. Puis ça lui revient, d’un coup. Ouais, tous ces gens-là, il sert l’autre contre lui, y collant sa joue contre la sienne et montrant du doigt les individus. Sont des danseurs hyper doués ! Même moi t’sais. Il ricane en se détachant – pas trop. Il se rend compte, brusquement, que c’était une exploration réellement molduologique pour le Askin. A en mettre des lunettes de plongées sur le visage, celles qui collent et qui font des gros yeux – ou d’aviation. Et il était plutôt temps de les remettre sur le nez puisqu’ils arrivaient désormais tout près du videur. Maintenant, chuuuuut je gère d’une voix où la discrétion était partie en pique-nique. Il décolle en parti le koala de ses bretelles pour laisser de l’espace à une Odette s’échappant partiellement de sa manche. Pointée sur le grand et large monsieur gardant l’entrée.

Il éclabousse alors complètement le gorille-nounours, de politesses, d’explications, paroles bien placées dont le paroxysme est un nouveau et discret #Confundo bienvenu. Histoire de dire, oui, nous avons 17 ans, et l’autre 15, mais tout va bien. On peut entrer. Aucun souci de légalité. Un hochement de tête décalé plus tard – cerveau remué oblige – le gaillard les laisse passer. Arty les prend tous les deux joyeusement par la main, il aurait dû aussi laisser sa narratrice dans la file d’attente, parce que ça va devenir rudement compliqué pour elle. Quoi qu’il en soit, nous pouvons imaginer que les adolescents pénètrent dans l’antre rebondissant sonoriquement et visuellement un air enthousiaste sur les pommettes. Puis pause. Le Diablotin glisse – avec un sourire suffisamment charmant pour faire redescendre les sourcils levés d’interrogation de la petite dame prenant en charge les entrées – l’argent nécessaire. Jusque-là, tout va bien.
Ensuite ça monte, sans cesse, à chaque avancée élancée qu’ils effectuent, jusqu’à ce que ça leur claque au visage, une fois leurs corps embarqués par la tanière remuante. Un capharnaüm sensoriel incroyable, à en réveiller les zygomatiques de façon la plus brutalement frénétique qui soit. Avec plein de gens, une monstruosité foulesque qui se dandinait, habités par des flux prodigieux invisibles. Et les yeux qui pétillent.

Un instant suspendu devant le spectacle, le gamin se reprend, de grands gestes pour désigner le bar, d’abord, poursuivre le côté liquide ivrant de la soirée, c’est important. Ne surtout pas se perdre de vue, faire une chaîne. Il s’accroche alors à une Zézette responsable qui va envoyer valser tous ceux qui oseraient se mettre trop sur leur chemin – du moins c’est ce qu’il pense. Lui, se contente de serrer de sa main libre les doigts flâneurs & curieux du Vert & Argent. Ne pas l’abandonner tout de suite dans la jungle chaleureuse – trop peut-être - et trémoussante. Cible atteinte après un faufilage en règle, sans s’être trop retrouvé avec la sueur des autres sur soi. Une victoire comme une autre. Arty s’élève sur le comptoir pour faire signe à un des nombreux serveurs. C’en était presque une guerre, on a beau crier, pas assez intéressant. Il se recule alors brièvement pour saisir la Gryffondor par les épaules, lui criant dans l’oreille. Toi il voudra bien te servir ! T’es plus jolie. Il lève alors les yeux pour tenter de réfléchir et répondre à une question peut-être imaginaire. C'est qu'on ne s'entendait pas très bien. C’que tu veux, tant que ça nous fait décoller. Il parlait de la boisson. Il en profite pour s’emparer du Serpentard – alors de dos, sûrement - absorbé et contemplatif, par les hanches. Élever la voix près du tympan, désignant de nouveau de gestes la foule. Alors, ils dansent bien n’est-ce pas ? Même ses éclats de rire de joyeux luron se font manger par la musique étourdissante. Mais ce n'est pas grave qu'il se dit, bien trop ivre des battements excités de son cœur. Vite, bouger.
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Zélie Hepburn
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Re: Londres en soirée

Message par : Zélie Hepburn, Dim 18 Mar 2018 - 12:25





Secousses, bruits des rails, douce odeur de transpiration, vie du métro. Les minutes défilent et les questions se bousculent dans ta tête. Où? Quoi? Dekwa? Qu'on t'explique enfin ! D'une autre manière, l'improvisation est ton mode de vie. Une improvisatrice organisée que tu es. Complexité de ta personnalité. Cerveau détraqué. Puis ça se calme. Les tremblements et les crissements s'épuisent. Libération. Air frais chéri, tu l'avais oublié. La nuit vous appartient. À nouveau ! — Aaaah de l'air frais ! Vous vous mettez en route vers vousnesavezoù, petite balade nocturne ponctuée d'un déluge de questions sur une certaine Cristal. Encore une fois, tu es perdue, tu n'as pourtant pas tant picolé si ? — Aloooors, Cristal j'la connais du cabaret. Elle était danseuse quand j'étais p'tit, et maintenant elle a un appartement sur le Chemin d'Traverse. Et nan, j'fume pas, même avec elle. Froncement de sourcils. Danseuse ? Fumer ? Tu tournes tes yeux ronds vers Arty. Tu sais ce que tu fais n'est-ce pas ? Tu sais qui il est n'est-ce pas ? Tu n'arrives pas à lâcher prise. Angoisse de voir ton petit blaireau tomber de son nuage, angoisse de voir ton petit blaireau se casser une patte. Angoisse qui s'évapore un instant lorsque vous arrivez devant l'antre de votre QG pour ce soir. Un long serpent de moldus et autres êtres étranges rampent doucement vers l'intérieur. Vous venez ajouter votre pierre à l'édifice. Vous êtes le bout. — Ouais, tous ces gens-là sont des danseurs hyper doués ! Même moi t’sais. Tu ne peux de pouffer derrière ta main. Arty est multifonction. Danseur, chasseur de fantôme, pianiste, inspecteur.

Vous passez devant Monsieurj'aiunetonnedemuscle et vous finissez par pénétrer dans le lieu vibrant et assourdissant. Ambiance électrique qui t'attrape le coeur. Danser, bouger, danser. Ambiance électrique qui t'entraîne dans un tourbillon de sensations. La piste... La piste... Elle t'appelle. Un pas, deux pas. Stop. Arty ne veut pas. Pourquoi ne veut-il pas ? Il t'agrippe le bras et te montre le bar du regard. — Poussez-vous ! Tu le vois ton verre. Pardon. Il n'est plus très loin. Excusez moi. Que quelques mètres. Mais barrez-vous bordel ! Cible atteinte avec quelques marchages de pieds au passage. Blessure de guerre qui vaut bien un p'tit Mojito. Victoire du combat mais pas de la guerre. La foule agglutinée au bar te fait grimacer. Ça crie, ça pousse, ça pue. — Toi il voudra bien te servir ! T’es plus jolie. Tu vas devoir boucher ton nez et rentrer dans la foule. Et quoi ? Qu'est-ce que tu vas prendre hein ? — C’que tu veux, tant que ça nous fait décoller. Tu abandonnes l'idée du mojito. C'est long à boire... Toi, tu veux rejoindre la piste le plus vite possible. Alors ce sera des shot de tequila. Quelques coups de coude bien placés, quelques douces paroles charmeuses plus tard, te voilà, vos amours dans les bras. — Cul sec ! Je veux aller danser ! Cling. Bruit aigu des verres qui s'entrechoquent et qui annonce le départ. Grains de sel déposés entre ton pouce et ton index qui disparaissent soudainement. Puis c'est au tour de verre. L'alcool glisse le long de ta gorge, de ton coeur, de tes bras, de tes jambes, de tes pieds, de ton corps tout entier. Après la tequila, l'acidité du citron te paraît aussi douce qu'un bout de chocolat. Délice. Chargement terminé. Tu es prête à aller danser. — Allez ! On va se bouger le cul un peu !
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Re: Londres en soirée

Message par : Élius Askin, Dim 18 Mar 2018 - 23:58






Le voici, le vrai visage des moldus. Plutôt blafard. Et inondé d'la lumière laiteuse de leur inséparable rectangle. Dingue c'que cette forme chatoyante à l'air d'être, pour eux, aussi précieuse que notre baguette. J'veux en voir de plus près. C'est qu'au cabaret, père déteste ces petits engins de communication. Il a fait installer des brouilleurs et dépouille chaque nouvel arrivant d'son appareil. Y'a cette fille aux cheveux frisés, là, juste devant, qu'en a un sous l'nez. Mais, elle avance, et disparait dans le goulot, avalée par le cortège pressé. Bousculé à mon tour, je réajuste le volume de mon tutu quand tu me tires à l'intérieur par la main. Nouvel arrêt, nouvelles images. Dans d'autres rectangles, plus épais, et accrochés aux murs. Je comprends pas trop c'que j'vois. Observation interrompue, déjà, par le nouvel élan que tu donnes à notre expédition. Ça devient difficile à décrire.


Même en éteignant tout l'Occamy Doré, orchestre au plus fort et projecteurs en tous sens, j'crois qu'on obtient pas la moitié de ça. L'endroit confiné, est maculé d'éclats colorés, saturé de musique et de corps excités. Wow ! Dans mes prunelles écarquillées, se reflètent des parcelles d'humains sautillants, tableau saccadé, entrecoupé de flashs stroboscopiques. Ici, plus rien ne ressemble au dehors. Les portraits livides de l'extérieur sont soudainement maquillés par l'arc-en-ciel bruyant. Fasciné, je sursaute quand tu t'approches de moi sans prévenir. Hein ? Danser ? Est-ce qu'ils sont en train de danser ? Mes lèvres ébahies ne décroissent pas devant le petit verre tendu. Sans réfléchir, j'vous mime, découvre un alcool inconnu. Dégustation houleuse mais ponctuée d'un rire envolé, avec mes pensées, déjà loin au cœur de la foule.


Sans attendre, je plonge mes pupilles dans les tiennes, lève mes bras, et recule, au rythme régulier du boum-boum accaparant. Un regard qui signifie "suis-moi," alors que la sorcière impatiente s'enfonce aussitôt dans la marrée dansante. Y'a mes sourcils qui s'élèvent, semblent vouloir céder à la panique, les yeux qui s'arrondissent. Parce que, quand même, il s'agit d'une cohorte de moldus rassemblées ici. Ma bouche se tord, incertaine, entraînée par les frissons couvrant mon front. Enfin, t'avances de quelques pas rassurants dans ma direction, tandis que je m'embourbe d'avantage, embrasse les faisceaux multicolores, franchis les épaules cadencées. D'un revers de main, je ressuie mes babines alcoolisées, heurte un menton, détourne mon attention et - Mais t'es où ?


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018 - 19:36, édité 1 fois
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Re: Londres en soirée

Message par : Arty Wildsmith, Lun 19 Mar 2018 - 22:08


A s’en lécher la paume de main avant de glisser le liquide dans le gosier, d’un coup. Évidemment qu’il avait fait ting en souriant, évidemment qu’un grand argh expiré était sorti de ses entrailles éclaboussées de tequila. Puis les dents s’étaient ruées, croquantes de l’acidité qui coule sur les papilles. Au moins, c’était du vite fait. Pas forcément grandiose gustativement, mais rapide. Grand temps dorénavant d’aller nager dans la jeunesse londonienne dévergondée. Arty les appréciait, ces moldus naïfs qui lui permettaient de passer de bonnes soirées – déconnecté de la communauté magique qui se resserrait comme un étau autour de lui. La foule n’était pas synonyme d’écrasement, au contraire, proximité accrue libératrice. Alors le regard rivé dans celui du Serpentard, il plonge, n’oubliant pas de ranger Odette qui passe de la manche à une poche arrière dissimulée par les dinosaures de sa chemise. Zézette pas loin, sûrement, comme toujours attachée par un fil doré invisible mais tangible, c’est ça l’amitié. Alors évidemment, il y avait ce besoin de jarter au loin les blondes aux cheveux trop lisses en admiration devant les créatures pré-historiques qui remuaient à leur tour, de dire à ce petit monsieur là, qu’il devait garder sa main loin de son postérieur sinon Odette se chargerait de lui. Parce que c’était ça, pour lui, les boîtes de nuit, des provocations à répétition, et si ça pouvait finir en bagarre, c’était encore mieux. C’est que les films américains du siècle passé restaient trop imprégnés dans sa personnalité. Bagarreur qu’il était. La danse n’était donc carrément pas suffisante pour extérioriser toute la rage qu’il gardait en lui, constamment.

Mais ce soir, il essaierait de bien se tenir. Parce qu’il ne voulait pas mêler Zerlock à des conflits dans lesquels elle se jetterait les yeux fermés pour le défendre. Puis surtout, parce qu’Élius aimait danser. Et c’était peut-être là la raison principale de ses mains arabestiques au-dessus de sa tête, de ses jambes gambillantes au gré de la musique boum-boumante. Faire plaisir à l’autre. Ses yeux se faufilent alors pour s’arrêter sur une Zélie virevoltante qui lui arrache un sourire. Elle était belle, la lumière épileptique bleutée lui faisait un teint magnifique – on va dire. Mais c’est pour l’autre que son cœur se soulève, ne pas le laisser se noyer parmi les fêtards, risquait-il la crise de panique ? Aucune idée. Il l’avait perdu. Véritable quête qui se prépare. Le gamin tente de faire signe à Zélie, lui faire comprendre qu’il fallait s’enfoncer davantage dans la foule, avant de s’emparer de sa main. Ce serait plus pratique. Le tout en dansant, histoire de passer incognito - une histoire de mouton. Or, la pratique dansante d’Arty est d’un conceptualisme tel qu’elle demande une explication théorique bien spécifique, et quelque peu développée.

D’abord les bras se lancent dans un aérobisme saccadé, bien levés, ils tentent désespérément – bien que très joyeusement – de faire des ombres chinoises sur un tissu imaginaire. Divers animaux prennent forme entre ses doigts trémoussants, koala, ornithorynque et poisson clown. Oui, ce n’est pas fameux, mais le dandinement lui colle un sourire béat sur les lèvres. Ça l’amuse. Tandis que ses jambes volètent dans une cadence décalée des sonorités martelantes. Des pas écrabouillateurs de pieds forcément mal placés – et pas les siens, bien sûr. Mais Zerlock dansait bien, elle avait ça dans le sang d’ailleurs, peut-être, sûrement. Ainsi dira-t-on, elle équilibrait plus ou moins le couple qu’ils formaient en gravitant parmi les gens. Il aperçoit alors Élius, épris certainement de pirouettes sensationnelles au cœur de la cohue. Aucun désarroi, aucune épouvante, aucun sauve-qui-peut. Évidemment. Un sourire à la Gryffondor avant de lui lâcher la main et de se faire réellement son cavalier, face à face, proches du Serpenteau ondulant.
Et je pense qu’on peut le ou les laisser là. S’éclatant le cœur à rebondir constamment dans l’ambiance trop chaude, trop gigoteuse, trop collante, trop enivrante.
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Zélie Hepburn
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Re: Londres en soirée

Message par : Zélie Hepburn, Ven 23 Mar 2018 - 23:46



DJ:
 

Got my red dress on tonight
Dancing in the dark in the pale moonlight
Done my hair up real big beauty queen style
Highheels off, I'm feeling alive


Les basses lourdes font vibrer tes oreilles, vibrer la salle entière. Dans l'obscurité, monde où les rayons des spots rougeoyant, verdoyants, tournoyants fusent, des centaines de silhouettes virevoltent. Rythme frénétique. Corps qui se frôlent, qui se touchent presque. Ça se bouscule, on ne s'y attarde pas. On profite. Tu bouges, on te fait bouger. Vous n'êtes plus qu'un. Une masse dansante. Le sang bat furieusement à tes oreilles. Des décharges d’adrénaline te transpercent le corps. Tu t'en délectes. Tu t'embrases sous le feu des projecteurs. Ta place est là, parmi ces milliers de corps, qui bougent. En rythme. Rythme électrique. La musique t'emporte, loin. Te fait oublier un instant qui tu es, ce que tu es. Un instant. Quelques particules de temps seulement. Sa main se referme sur la tienne. Une main chaude, une main douce, une main fraternelle. Celle de ton Arty. Qui bouge lui aussi. Plus rien n'existe.

Oh, my God, I feel it in the air
Nothing scares me anymore


Vous volez presque. Vous volez en dansant. Tu ne sais où. Tu le vois ce sourire, ce sourire malicieux, désolée, amoureux. Elius. Il l'aime. Pourquoi ça fait tilt maintenant ? Parce que tu vois dans ses yeux l'adoration qui pétille. Il lâche ta main pour une autre, mais tu ne te sens pas abandonnée. Il veut de toi à ses côtés. Vous êtes reliés dans l'âme. Il ne t'abandonnera pas. Il te prendra à nouveau la main et t'amèneras vers d'autres horizons, d'autres aventures. Un jour.

I just wanted you to know
That baby you're the best
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Re: Londres en soirée

Message par : Élius Askin, Dim 25 Mar 2018 - 4:43







Et les corps se soulèvent, enlacent les lumières arlequines, excitent la jeunesse orpheline. Certains regards s'accrochent à moi et ne trompent pas, réveillent ces pulsions qui n'attendent pas. Entre deux faisceaux, les échanges sont évocateurs. Œillades saccadées de lèvres qui s'étirent, de cheveux élancés et de poitrines cachemires. Les bras au dessus de la tête, j'ai laissé alcool et musique accaparer mes mouvements, j'en ai oublié de paniquer dans cette foule de moldus. J'suis dans mon élément, c'est-à-dire que même le public est là. Alors les pieds frappent le sol, se croisent, glissent et tournent sans réfléchir. Une panoplie de gestes étriquée par la place restreinte, malgré qu'un espace circulaire se soit déjà formé autour de mon exubérant tutu. Derrière moi, on s'approche, frôle mes reins, et soudain, saisit ma taille. Je repousse le moldu - réaction instinctive - du bout d'un doigt accompagnant une mine dégoutée. À peine son expression exagérément vexée disparue, tu surgis de la masse mouvante.



D'abord une main débordante d'énergie qui domine tes boucles sautillantes, puis un bras couvert de dinosaures, annonçant l'arrivée imminente du reste d'un troupeau pétillant. S'en suit l’entièreté de ton corps, bouleversant jusqu'aux notes qui teintent la pièce d'une douce violence. Dans ton dos, la Gryffondor tout aussi joyeuse et rebondissante. Vous avancez et le stroboscope découpe la scène en un million de fractions alternées de noir. Les éclairs se succèdent, additionnés d'une fumée qui réfracte les lasers et embrume les derniers esprits résistants. Garçons et filles s'élancent sur le rythme effréné, j'en profite pour me coller contre toi. La pénombre donne une impression d'intimité ; tous les sens y sont altérés. Enfin, presque. Parce que cette nuque que j'agrippe, c'est bien à toi. Et tandis que je ne trouve pas vraiment tes yeux parmi les rayons épileptiques, je plonge ma bouche sur la tienne. Tirer ton pantalon vers moi et profiter de ce baiser qu'on a pas encore eu aujourd'hui. Y abandonner ma langue qui, même enivrée, retrouve son amie désormais familière. Mais le tambourinement intérieur/extérieur confondu émoustille jusqu'à ma taquine vessie. À moins que ça ne soit les whiskys, bières et shots avalés... Sans ménagement, j'me détache et force ma voix près de ton oreille :


— Faut qu'j'aille pisser ! Mon attention est alors détournée par l'épaule malicieuse d'une sorcière tactile et agitée. Parfait. Dans un grand sourire, j'la niche au creux de tes bras avant de tourbillonner en m'éloignant. J'creuse mon chemin en direction du bar, serpente plus ou moins habilement entre les gens et aperçois finalement, au bout d'un couloir, le panneau qu'il me fallait. Sans prêter attention à la silhouette d'homme portant une jupe qui-est-en-fait-une-femme indiquant que j'entre dans la mauvaise pièce, me voici nez-à-nez avec une cohue de poules bruyantes et émoustillées. Amusé, je traverse la rangée d'admiratrices, non sans les gratifier de quelques mimiques efféminées, pour m'enfermer dans une cabine libre. Face à la céramique, l'idée que j'passe la soirée entouré de moldus vient titiller mon esprit embué, s'y enroule et finalement en extirpe un rire cristallin.
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