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[Habitation] The Raven's Sanctuary
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Charli Proulx
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[Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Charli Proulx, Dim 17 Mai 2015 - 13:54


______________________________


Voici l'habitation (Duplex) de Valentina Boccini.

Elle peut poster dès à présent.

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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Dim 17 Mai 2015 - 14:10





The Raven's Sanctuary


Duplex, habitation de Valentina Boccini, Londres.




Description

Bien placé, dans le centre-ville de Londres, à proximité d'un centre-commercial et de diverses boutiques moldues, un immeuble se détache un peu des autres. Tina a décidé d'acheter le duplex le plus en hauteur, aux derniers étages, lui donnant accès à une vue charmante. Si le hall de l'immeuble est plutôt sobre, l'ascenseur donne le ton : nous sommes dans les beaux quartiers de la ville. La porte en chêne massif, protégée de divers sorts défensifs, est porteuse de deux écriteaux. Le premier donne simplement le nom de la propriétaire, et le second indique le nom qu'elle a donné à ce duplex : The Raven's Sanctuary. En ouvrant la porte, verrouillée magiquement et par une serrure, vous découvrez le premier étage.

Une immense baie vitrée occupe tout un pan de mûr, laissant deviner la rue au-dessous, les immeubles aux alentours, les passants pressés, la vie moldue. On entre dans un petit corridor, habité par un porte manteau et un placard à chaussure ( régulièrement occupé par Schiavo ), il donne sur le salon. Valentina considérant cette pièce comme le coeur de la maison, il est le plus aménagé. Aimant particulièrement les fauteuils confortables, les sofas larges et moelleux, les tapis épais, les coussins doux et tout ce qui peut provoquer cette ambiance chaleureuse et douillette, elle en a meublé son séjour. Une table basse a sa place au centre des canapés. Pour décorer la pièce, deux buffets occupent l'espace. Le premier est un vaisselier, et est surmonté d'un miroir. Le second est verrouillé et  nul ne sait ce qui s'y cache, nul excepté Tina.

Dans la continuation du salon se trouve une kitchenette à l'américaine, ouverte et bien équipée. Cependant la belle italienne  cuisine rarement. Dans l'angle du salon se trouve un escalier en colimaçon, tout en bois, qui mène au second étage du duplex. Ici, seulement deux pièces et demi, des toilettes, puis une grande chambre, avec annexée une salle de bain luxueuse, baignoire à pied, douche aux sièges massant, double vasques d'évier, miroirs, carrelages couleur noire... Le lit est double, de bois clair, et deux petites tables de nuit entour le lit. Un grand coffre est camouflé dans un coin. La chambre est agrémentée d'un balcon aménagé en salon d'été.

L'appartement est donc plutôt coquet, bien que petit. Quand elle l'a visité, Tina n'a pas résisté et l'a acheté aux agents immobiliers moldus dans la foulée. Elle l'occupe principalement les week-ends, ou les soirs de semaine ou Poudlard lui devient insupportable. L'été et pendant les vacances, elle préfère aller dans sa villa italienne. Cependant ce duplex londonien est un bon compromis entre la liberté des mouvements et la proximité avec le monde magique.

 







Informations secondaires :

Protection :
• Maléfice Antitransplanage
• Charme du Cridurut
• Sortilège Repousse-Moldu
• Sortilège de Repousse-Maléfice
• Sort d’Impassibilité
• Incartable


@Tina
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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Mer 10 Juin 2015 - 13:40



-Forever-
[RP Privé avec Dwayne Maddison]




____________________


Accoudée à la balustrade, je contemplais, pensive, la ville tomber dans cette fébrilité nocturne que je prisais temps. Il était encore relativement tôt, dix-huit ou dix-neuf heure. Il n'était pas assez tard pour que les jeunes sortent, et bien assez pour que la majorité de la populace se soit retranchée dans les quartiers résidentiels. J'avais d'ailleurs agit pareil : ma semaine à Poudlard s'était bien terminée, et j'avais emporté avec moi une pile monstrueuse de copies. J'avais transplané de Pré-au-Lard jusqu'aux alentours de la capitale, et à l'aide des transports moldus, qu'ils appelaient "taxis", j'étais arrivée dans l'immeuble luxueux où j'avais acheté récemment un duplex charmant. Je tapotais naïvement sur le fer de la balustrade. J'allais devenir folle. Il fallait que je le voit. Que je lui parle.

« Schiavo ! »

Je ne sentais pas la présence de mon elfe-de-maison dans le duplex, du mois n'était-il pas à l'étage inférieur. Et comme généralement il se cachait dans le placard à balais, il ne devait pas être là. Sans doute à Poudlard, à nettoyer mon bureau, ou dans sa cache de mes appartements de fonction. Il les préférait à ma villa italienne et à cet endroit-ci. Il faisait bien ce qu'il voulait tant qu'il réagissait rapidement ! Et d'ailleurs, il ne manqua pas à sa mission. Il était déjà là, dans un crac ! caractéristique. Ses oreilles papillonnaient gaiement. Ses yeux globuleux me regardaient avec attention. Depuis ma récente dépression, l'elfe était devenu beaucoup plus protecteur avec moi, et en contre-partie, je ne le punissais plus autant. Cet échange de bons procédés nous allait bien.

« Schiavo, trouve Dwayne et rappelle lui poliment sa promesse de venir manger à la maison, tu veux ? Et s'il décline, force-le. »

Je décidais de me préparer un minimum. Parce que reste en sous-vêtements, ce n'était pas une bonne idée. Pas face à son meilleur ami. Pas face à Dwayne, en tout cas. Je rentrais donc à l'intérieur, délaissant le balcon au profit de la salle-de-bain. Je me coulais sous une douche brûlante avant d'enfiler une tenue plus décente. Une robe à mi-cuisse, d'un noir intense, et des talons assortis. Rien de bien fou, simplement quelque chose de saillant. Et puis je me rendis compte de mon erreur. J'avais envoyé mon elfe chercher mon invité... Et qui allait cuisiner ? Moi ? C'était suicidaire ! Non, j'allais plutôt occuper mon invité en attendant que l'esclave - il fallait reconnaître qu'il portait très bien son nom - s'occupe de la bouffe. Je ne voulais pas provoquer une indigestion au loup-garou. Juste le voir.

Dwayne Maddison était une personne qui semblait toujours en mouvements. J'avais l'impression frustrante qu'à chaque fois que nous nous voyions, c'était pour nos retrouvailles. Ou quand j'étais en passe de mettre fin à mes jours... Bref ! Cette fois-ci devait être différente. Je ne cherchais pas à faire de ce moment une folie, mais quelque chose de simple. Rendre notre amitié plus tangible, peut-être. Je n'en savais rien. Je posais mes fesses dans le canapé, et attendais, impatiente, le retour de Schiavo et de l'ex professeur.
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Dwayne Maddison
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Dwayne Maddison, Jeu 11 Juin 2015 - 13:50




Une fois n'était pas coutume, je me trouvais seul chez moi. D'habitude, il y avait toujours soit Clio, soit Anthéa. Ce soir ce n'était pas le cas, je ne savais pas où les deux jeunes femmes pouvaient être. L'une à Poudlard pour corriger ses copies et l'autre au ministère à taper ces rapports, sûrement. J'avais pratiqué ces deux métiers, celui de Professeur et celui d'Auror. Ils étaient totalement différent, l'un rendait la vie palpitante et dangereuse l'autre était réellement motivant, tant apprendre aux jeunes était quelque chose d'important. Ma tranquilité fut troublé par l'arrivée d'un elfe de maison. D'un simple coup d'oeil, je le reconnaissais. L'air malheureux, le regard apeuré, il ne pouvait s'agir que de Schiavo, l'elfe de Valentina. Cela faisait longtemps, maintenant, que je ne l'avais plus vue. Elle me manquait, pour sur. Avant mon départ, je lui avais promis un dîner. Malheureusement, la vie avait empêché ce jour d'arriver. J'avais l'impression que cette promesse avait été faîte dans une autre vie, par une autre personne.

- Que veux-tu, Schiavo ? Quelque chose ne va pas avec Tina ?

- N..non monsieur. Jus..juste maîtresse qui veut vous voir. El.. Elle a pa..parlé d'une promesse, monsieur.

D'un signe de tête, je lui signalais que je n'avais pas envie de sortir. Le regard de l'elfe devint encore plus terrible qu'auparavant. Comme s'il imaginait déjà les terribles souffrances qu'il recevrait si je ne me présentais pas. Je n'avais pas réellement la tête à sortir. Je n'étais revenu que depuis quatre jours maintenant et je n'avais pas encore eu l'occasion de me reposé correctement. Enfin ! voir autre chose que cette baraque puante. J'en ai marre d'être ici. Faut sortir là. Tout compte fait, en y réfléchissant, il serait peut-être judicieux de me changer les idées. Sortir tiendra Victoire loin de mes pensées, puis Valentina me manquait après tout.

- J'ai changé d'avis, Schiavo. Va dire à Valentina que j'arrive. Juan m'emmènera aux pieds de son immeuble. Donne-nous juste l'emplacement exacte.

Une nouvelle fois, le regard du monstre changeait. Cette fois-ci, il semblait heureux. Après m'avoir donné tous les détails, il s'en allait aussi magiquement que quand il était arrivé. Je montais dans ma chambre pour me changer. Ouvrant l'armoire renfermant mes vêtements, je réfléchissais à ce que j'allais mettre. Naturellement, mon regard se portait vers les chemises. J'en sortais une blanche, en satin. Ho. Pas encore une chemise. Y'en a marre, humain. Entre les mains, j'avais cette chemise. Mon regard se posait sur les t-shirts. Il faisait chaud en cette période, il vaudrait peut-être mieux mettre quelque chose de plus décontracté. D'un geste, j'attrapais un de mes t-shirt blanc. Je l'enfilais. Je gardais le même jeans beige et me chaussais de chaussure blanche également. J'étais prêt.

Je prenais la main de Juan et, quelques secondes plus tard, me trouvais en plein milieu de Londres. Un quartier chic, à première vue. Face à moi, un building qui devait abriter un très grand nombre d'appartement. J'entrais et me dirigeais vers l'ascenseur. J'appuyais frénétiquement sur le bouton emmenant aux derniers étages. Il fallut, tout de même, quelques longues minutes pour arriver tout en haut. Face à moi, une porte en bois, du chêne peut-être ? semblait très solide. Je m'en approchais. Avant de tocquer, je lisais les écriteaux. Une chose que les sorciers faisaient souvent était de nommer leur habitations. Ce qu'avait fait Valentina.
The raven's Sanctuary ? hahaha je vais te le bouffer moi ton corbeau, blondasse. J'avais faim. J'espérais apprécier le menu du soir. Avec mon point droit, je tocquais à la porte de mon amie, sans même prendre la peine de chercher après une sonnette.

Explications:
 
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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Jeu 11 Juin 2015 - 15:36



-Forever-

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Schiavo finit par revenir, me déclarant qu'après quelques hésitations, Dwayne allait venir. Je haussais un sourcil, envoyait l'elfe trimer dans les cuisines. Comment-ça, l'ex-Gryffondor avait hésité ? Je sentais en moi bouillir une colère noire. *Ce dîner va être... Explosif !* Ferme-la. Je tournais en rond. Quatre mois, quatre mois de silence. Au fond de mon être je le comprenais. Comme tous, j'avais appris le décès de Victoire Grey, par la Gazette du Sorcier. Le Maddison qui prétendait que sa compagne valait mieux que William, quelle l'ironie du sort ! Il allait falloir que je fasse de gros efforts de sociabilité : hors de question de blesser l'ancien auror. Je devais être là pour lui comme il l'avait été pour moi.

On toqua à la porte. Il devait être arrivé. Je soufflais. Finalement, je n'étais plus du tout sure de vouloir le voir. Quelques mois en plus ne nous tuerait pas... En fait si. Si, ça me tuerais. Je me redressais, lissant le bas de ma robe d'un geste distrait, et fixais, angoissée, la porte d'entrée. Je m'avançais avec lenteur, comptant mes pas pour garder mon calme. Je posais la main sur la poignée... Et ouvris. Il était là, en effet. Pour la première fois de ma vie, je remarquais la beauté de mon ami. Je ne m'étais au grand jamais attardée sur ce genre de détails avec Dwayne. Pourtant c'était difficile à nier. Son visage était marqué d'une certaine sauvagerie, à la fois douce et bestiale, sans doute la conséquence de son alter-égo lupin... Je ne réfléchissais plus et me jetais dans ses bras. Au diable, mes réticences, au diable, mes bouderies. Il était là.

« Dwayne je... » ma voix s'étrangla. Je pris le parti de me taire.

Je me reculais, et, attrapant son avant bras d'une main ferme, le conduisait à l'intérieur. La porte se referma magiquement. Je le laissait découvrir mon chez-moi. C'était après tout la première fois qu'il venait ici, et s'il était comme moi, il faisait partie de ces gens qui aimaient à connaître le lieu où ils se trouvaient... * Il pue. * Je levais ostensiblement les yeux au ciel. Personnellement, je ne distinguais pas d'autre odeur que son parfum. Mais le corbeau au fond de moi, si. Il sentait sa part animale. Comme pour Rurik.

« Vs-y, installe-toi ! l'invitais-je avec un sourire factice. Vais chercher le champagne ! » Et souffler un peu.

Je devais à tout prix garder mon calme, malgré la pression que j'avais. J'allais donc me réfugier dans la cuisine, où une délicieuse odeur à l'italienne m'emplissait le nez. J'ouvris brusquement le réfrigérateur, y pris une bouteille de champagne - ce genre de choses valaient une fortune, mais pour Dwayne, j'aurais vidé chacun de mes comptes en banque - et retournais dans le séjour. M'agenouillant, la bouteille à la main, face au vaisselier, je surveillais du coin de l'oeil le sorcier. Comment allait-il ? Que pouvais-je dire ou ne pas dire ? C'était trop compliqué... J'attrapais deux coupes de cristal et me relevais en fermant les portes du meuble.

Je le servais copieusement, lui tendis le verre, et m'assoyais sur le canapé.

« A ton retour parmi les vivants, Maddison ! »
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Dwayne Maddison
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Dwayne Maddison, Jeu 11 Juin 2015 - 16:29




Il fallut quelques, longues, secondes à la porte pour s'ouvrir. Je découvrais, tout d'abord, un appartement lumineux. Au milieu de tout ça, se trouvait Valentina Boccini. La Professeure de défense contre les forces du mal. Je ne cessais de le répéter, mais qu'est-ce qu'elle avait changé. Chaque fois que j'étais en sa présence, je revoyais la jeune fille qui s'était rendue dans mon bureau il y a bien des années de cela. Aujourd'hui, elle était debout. Plus forte que jamais. De quoi rendre le sourire à tout ces jeunes qui se pensaient perdu, comme Valentina l'était ce jour-là.

Je la sentais m'observer. Elle devait être au courant, la mort de Victoire avait beaucoup fait parler. Les détails, eux, n'étaient connus que d'Elenna. Personne ne savait que j'avais eu l'occasion de la sauver, que j'aurais pu permettre à Victoire de vivre un tout petit peu plus longtemps. Une fois l'analyse terminée, elle se jetait dans mes bras, ses mains entourant mon cou. D'abord surpris, j'enchaînais avec un sourire triste. Après quelques secondes, je décollais mes mains de son dos. L'étreinte était terminée.


- Dwayne, je..

Elle ne terminait pas sa phrase, je ne saurai jamais ce qu'elle avait voulu me dire. Elle m'attrapait le bras avec une force étonnante, me tirant dans son appartement. Mon regards parcourait les différentes pièces. La décoration se voulait sobre, juste comme il le fallait. Je n'aimais pas les froufrou et autres fantaisies décoratrices. Valentina semblait être faîte de la même pierre. L'appartement semblait être plutôt grand. J'aimais bien, enfaîte.

- Vas-y, installe-toi !  Vais chercher le champagne !

D'un signe de la tête, j'approuvais son initiative. Une petite coupe ou deux ne ferait pas de mal. Bien que l'alcool avait coulé à flot après la mort de Victoire, j'avais réussi à ne pas en faire une dépendance. En Norvège, j'avais complètement arrêté de boire ce genre de liquide. Je m'y étais remis dés mon retour, à l'anniversaire de Noah. Puis aujourd'hui. Autant dire que j'avais ressenti les effets de cet arrêt brutal. J'étais devenu beaucoup plus "ouvert" aux dégâts que provoquaient l'alcool.

Au loin, j'entendais Valentina cherché après quelque chose dans son frigo. Je pouvais sentir les odeurs émanant des petits plats préparé par Schiavo. Nul doute que ça serait délicieux. Je m'étais approché de la baie vitré, observant ce qui se passait à l'extérieure. La nuit commençait à prendre la place qui lui revenait. Il y avait encore pas mal de passants dans la rue. Tous semblaient pressés, de rentrer probablement. 4 mois que je n'avais plus travaillé, j'en avais perdu le rythme. Presque oublié l'envie de rentrer chez sois après une journée de dure, ou pas, labeur. Valentina revenait. Ces mains pleines. D'un coté une bouteille et de l'autre deux coupes. Le champagne semblait être de très bonne qualité. Il avait du coûté pas mal de gallions. Je m'approchais de Valentina. Nous nous rejoignions au niveau du canapé. Je prenais place à ses côtés, me laissant servir par la belle italienne.


- A ton retour parmi les vivants, Maddison !

Je levais mon verre, l'amenais à mes lèvres et en prenais une bonne gorgée. J'allais le boire doucement, ce n'était pas lui faire honneur que de le boire d'une traite. Je tendais le bras tenant la coupe, je regardais à travers le liquide. L'oeil gauche fermé.

- Hé ben dis-donc. On ne lésine pas sur les moyens quand il s'agit d'accueillir un vieille ami.

Je posais la coupe sur la table basse posée à moins d'un mètre de moi. Une nouvelle fois, je laissais mon regard se promener de mur en mur. Mon père disait que l'on pouvait juger le degré de réussite d'une personne par l'aspect de son appartement. Celui-ci était classe. L'appartement était grand. On pouvait dire que Valentina était dans le bon.

- Dis-moi, c'est un très bel appartement que tu possède. Celui de Poudlard ne te suffisait plus ?


Je profitais des quelques instants de répit que me laissait Tina pour parler de tout et de rien. Parce que je savais. Je savais que, d'ici quelques minutes, le sujet de discution serait tout autre. Elle me demanderait si j'allais bien, si elle pouvait faire quelque chose pour moi. Elle le ferait parce qu'elle était mon amie. Parce qu'elle savait que j'avais besoin d'elle. Tout comme j'avais besoin d'Elenna et des autres. Elle allait peut-être même me reprocher mon départ. Je me levais, me dirigeant vers la baie vitrée, une nouvelle fois. La vue sur Londres était magnifique, d'autant que l'appartement de Valentina se trouvait au sommet de ce building.

- Et la vue.. Wow. Je pourrais rester des heures à regarder par cette fenêtre.

Bon c'était peut-être un peu faux. Je posais mon avant bras droit contre la vitre. Au dessus, j'y déposais mon bras gauche. Et sur mon bras gauche, mon front. Mon regard se perdait maintenant dans le paysage. Peut-être bien que si, finalement. Une heure ou deux à regarder à travers cette fenêtre, un verre à la main, pourrait être reposant en fin de compte.


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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Jeu 11 Juin 2015 - 17:37



-Forever-

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Dwayne n'allait pas bien. Inutile de le nier. Malgré son visage déchiré par un sourire, ses yeux brillaient de douleur. Hors de question de m'apitoyer sur lui. Il avait besoin de force, de courage. J'étais là pour lui en donner autant qu'il le voudrait. Je serais, s'il le faut, le garde-fou pour l'empêcher de chuter. Je serais le lien qui le maintiendrait ici. Je le savais bien entouré. Il m'avait parlé de Elenna, qui était une sœur pour lui. Je ne la connaissais pas mais je comptais sur elle pour m'aider à maintenir le loup-garou en état. Il était un être unique, pas question de le laisser sombrer.

Assis l'un à côté de l'autre, nous portions un toast à nos retrouvailles. Je portais le verre à mes lèvres. J'avais trouvé un équilibre, le champagne était délicieux et je savais que je pouvais m'arrêter quand je le voulais. *Grâce à moi !* Touché. J'avais une conscience, maintenant. Défaillante, certes, mais une quand même. L'ex Gryffondor se tourna vers moi.

- Hé ben dis-donc. On ne lésine pas sur les moyens quand il s'agit d'accueillir un vieille ami.

Je lui adressais un sourire sincère. L'hospitalité à l'italienne, sans doute. Cette manie de toujours vouloir mettre les petits plats dans les grands quand on recevait, de vouloir que tout soit parfait. D'autant plus avec les amis, et dans mon cas, surtout avec le Maddison. Je lui devais la vie. Je ne l'oubliais pas. Tout en lui adressant un clin d'oeil, je bu une nouvelle gorgée de champagne. C'est vrai que ce truc valait une fortune, mais par merlin, qu'est-ce que c'était bon ! Je réservais cette boisson aux grandes occasions : les retrouvailles, les soirées cocktail, les enterrements, les naissances et les mariages. Quand tout le monde était d'humeur à apprécier. Dwayne aimait, visiblement. Objectif atteint, donc.

Le sorcier complimenta mon appartement. C'est vrai que je ne m'étais pas trop mal débrouillée, question déco. Après, c'était à des années lumières d'être aussi classe que ma villa à Florence, mais c'était déjà mieux que mes appartements à Poudlard. Il me fit d'ailleurs une réflexion à ce sujet.

« J'étouffe un peu, là-bas. » expliquais-je simplement sans rentrer dans les détails.

Cela ne servait à rien. Dwayne ne savait peut-être même pas que Harshing était morte et que Kholov avait instauré son règne de terreur... Il était inutile de lui embrumer d'avantage l'esprit, ce genre de choses ne le concernait plus vraiment d'ailleurs. Je le vis se lever, avec lenteur, pour aller jusqu'à la baie vitrée. * Démarche animale, dis-donc...* J'incitais ma petite voix intérieur à se taire. "Et la vue.. Wow. Je pourrais rester des heures à regarder par cette fenêtre"La vue. Oui, la vue était un des atouts de ce duplex, une des raisons pour lesquelles j'avais vidé mon compte en banque et investit ici. J'aimais cette tranquillité, pourtant au cœur de la ville..

Il se perdait dans ses pensées. Je posais rapidement mon verre, et à pas de loup, je rejoignais. Je posais mon front contre son dos brûlant. Je ne savais tout simplement pas comment lui exprimer à quel point je m’inquiétais pour lui, comme il pouvait compter sur moi... J'étais nulle avec les mots. J'avais toujours laissé mon corps parler. Quand il s'agissait d'autre chose que de Défense Contre les Forces du Mal, je ne savais pas m'exprimer. Pourtant il fallait que je parler. Que je lui exprime tout ce que j'avais sur le cœur. Sans tomber dans le psycho-dramatique.

« Alors reste... » soupirais-je.

C'était le cri d'une amie inquiète pour son frère. C'était le cri d'une sœur inquiète pour son ami. C'était le cri de Tina inquiète pour Dwayne, tout simplement.

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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Dwayne Maddison, Ven 12 Juin 2015 - 15:33




Les réverbères commençaient à s'allumer, les lumières des bâtiments aussi. Les gens rentraient chez eux, ils se préparaient, eux aussi, à manger. Sans jamais se douter que leur voisine, chez qui je me trouvais, était une sorcière. Une magicienne, comme ils nous appelaient, qui se faisait préparer ses plats par un elfe de maison. Eux ne savaient pas que les trolls, les géants, les loups garous et autres créatures "de légende" existaient bel et bien. S'ils savaient.. Je ne donnais pas chère de notre peau. Pourtant, nous étions comme eux. Il suffisait de nous écouter, Valentina et moi. Nous parlions d'appartement et de vue, rien de plus normal. Comme chez les moldus, nous avions nos dirigeants. Nos méchants, aussi. Ils avaient eu leur personnages historiques, nous les nôtres. Harry Potter ou Churchill, Voldemort ou Hitler, Einstein ou Dumbledore.

Je les observais, ces moldus marchant dans la rue. Et j'imaginais leur vie. Je me mettais à leur place. Peut-être était-ce plus reposant ? Il n'avait pas à se tracasser des mangemorts. En ce moment, leur monde était calme. Pas de méchant à chasser, si ce n'était les habituels trafiquant de drogue et autre cambrioleurs. Serais-je prêt à donner mes pouvoirs pour ça ? Et si j'avais été des leurs ? Ma mère ne serait pas morte. Je n'aurais jamais connu Victoire. Je vivrais toujours avec ma soeur. Je l'aurais vue grandir, devenir une femme. Jamais je n'aurais fais la connaissance de Valentina. D'Elenna. De l'Ordre du Phénix, aussi. Je n'aurais pas ces pouvoirs, ceux d'un sorcier mais aussi ceux d'un loup-garou. Comment serait ma vie si, en ce moment, je rentrais d'une longue journée de travail moldue ? Ennuyeuse et triste, sans aucun doute.


- Alors reste..

Je souriais tout en soupirant doucement. Je venais de me rendre compte qu'elle m'avait rejoints. Que sa tête était posée tout contre mon dos. Rester. Ce n'était pas ma façon d'affronter les obstacles. Je m'étais toujours imaginé être fort, mais en y réfléchissant, j'avais toujours fuit. Chaque fois que quelque chose de grave m'arrivait, je m'en allais. Et après, je revenais. Et eux, mes amis, m'accueillaient avec amour. J'avais de la chance, d'autres m'auraient envoyé voir ailleurs. Je me tournais. Nous étions face à face. Avec quelques centimètres d'écart. Je devais pencher ma tête vers le bas et elle vers le haut.

- Je n'y suis pas habitué. C'est plus facile de s'en aller.

Encore une fois, je souriais. Pas comme avant, on pouvait sentir qu'il était faux. Que j'avais envie de tout, sauf de sourire. Je n'étais pas un bon acteur, en tout cas pas avec les amis.

- Tu savais que j'aurai pu la sauver ?! Qu'elle était là, ses doigts accrochés au rebord de la fenêtre. Me suppliant de l'aider. Elle me suppliait, mais je ne voyais que son costume. Son masque posé sur mon lit prêt à servir. A quoi, à ton avis ?! Je ne savais pas vraiment ce qui me prenais. Elle ne m'avait posé aucune question. Pourtant, j'avais l'impression qu'elle me poussait à me "confesser". Je ne pouvais pas l'aider. Je..

Je me stoppais net. Sentant que je m'apprêtais à aller trop loin dans mes confessions. Il y avait des choses que je ne pouvais pas dire, il y avait des mots qui pourraient mettre en danger l'identité d'autres personnes. Je m'éloignais d'elle. Mon bras droit percutant son flanc gauche. En douceur, il n'y avait aucune volonté de faire mal. Je marchais sur quelques mètres.

- Je me suis battu contre eux pendant des années. Bien avant d'être Auror. J'ai fais des choses.. Je laissais échapper un petit rictus. dont je ne me pensais même pas capable. J'ai agis comme eux, parce que c'était le seul moyen. Je suis devenu un monstre chassant les monstres. Même les autres, ils me trouvaient horrible. J'ai bien vu leur regard changer le jour où je lui ai fait ça. J'étais obligé ou elle n'aurait jamais parlé. Elfast. Haha. T'as vu son procès ? une vaste blague. Elle s'en est sortie et nous n'avons rien pu faire. Alors ce jour-là, quand j'ai eu Victoire face à moi.. Elle ne devait rien comprendre. Ou peut-être que si. Peut-être qu'elle commençait tout juste à comprendre. je ne pouvais pas la sauver. Comment aurais-je pu ? Pour une fois que nous en tenions une. Je pouvais pas la laisser filer. L'arrêter ? A quoi bon, elle aurait été acquitté. Il fallait qu'elle meure. Je l'ai laissée. Je n'avais pas le choix. Pas le choix.

Tout en parlant, je m'étais dirigé vers le canapé. J'y étais assis, la tête entre les mains. Les coudes sur les genoux. J'étais sur le point de terminer mon long monologue. Plusieurs fois, je m'étais convaincu de tout ça mentalement. J'avais besoin de le dire tout haut. J'avais besoin de le dire à quelqu'un qui ne savait pas. Qui ne pouvait pas se douter de qui j'étais. De ce que j'avais fait, à Liam par exemple. Je n'avais plus osé poser mon regard sur Valentina. Je ne savais pas comment elle allait prendre la nouvelle. Je ne l'avais pas dit de manière explicite, mais elle devait avoir compris. Elle était assez intelligente pour ça. Elle devait être étonné. C'était comme si j'avais explosé.

- Tu dois me prendre pour un taré. Un sourire, bruyant, mais sincère cette fois. Je me levais et, pour la première fois depuis de longues minutes, posais mon regard sur Valentina.



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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Sam 13 Juin 2015 - 0:00



-Forever-

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Tout contre son dos, je pouvais sentir tous les muscles de mon ami se tendre. Je serrais les dents. Je cherchais à éviter de raviver en lui la douleur des derniers événements, mais c'était peine perdue. Maintenant que le sujet était lancé, autant laisser Dwayne se vider, afin qu'il parle, et que d'une certaine manière, il puisse enterrer ces faits. C'était du passé. Un passé affreusement douloureux, mais c'état terminé. Il fallait qu'il fasse face. Et qu'il reste. Je resserrais l'étreinte de mes bras autour de son torse. De toutes les fibres de mon corps, j'essayais de l'apaiser. Il se retourna, je lâchais prise. Je tentais tant bien que mal de laisser mon regard se remplir de douceur. Moi qui avait l'habitude de le rendre insensible, je jouais à faire l'inverse. Complexe, vraiment. Je relevais la tête, plantant justement mes iris dans les siens. Allez, Maddison. Lâche-toi. Dis moi tout, n'omet rien. Vide ton sac, exprime toi.

- Je n'y suis pas habitué. C'est plus facile de s'en aller.

Cette fois, je du retenir les larmes qui me montaient aux yeux. Pas question de craquer, pas maintenant. C'était le brun qui avait besoin de soutiens, pas moi. "N'oublie pas, Dwayne" avais-je envie de lui crier. "N'oublie pas que j'ai fuis moi aussi, et que tu étais le seul à le savoir. " Je gardais pourtant le silence. Qu'il parle. C'était ce qui lui ferait le plus de bien. Ce serait mon tour après. Il entrouvrit les lèvres et un flot d'informations en sortirent comme d'un volcan. Je décidais de les trier une par une.

Grey. Il l'avait vue mourir. Pire, il aurait pu la sauver. C'était une Mangemort. Lui un Auror. Elle avait joué la comédie, l'avait dupé. Il l'aimait, l'amour rends aveugle. Quelle aurait été ma réaction ? Si William, un masque à la main, manquait de mourir ? Si je pouvais lui sauver la mise ? Qu'aurais-je fait ? * Tu n'as rien contre eux. * Dans le mille. Contrairement à ce qu'il pensait, Dwayne avait fait preuve d'un rude courage. Il en payait durement le prix.

Il continua en m'expliquant qu'ils s'étaient battu pour... eux ? Avant d'être Auror ? Je fronçais les sourcils. Avant d'être auror, le Maddison était professeur, avec moi, à Poudlard. De quoi parlait-il ? Qui était ce "eux" ? La suite de son monologue m'aiderait peut-être. Un monstre chassant les monstres ? Dwayne n'était pas un monstre ! Devenir comme... Par Salazar lui-même. Je savais qui était le "eux". Je savais qui combattait les mangemorts en usant de manières parfois féroces. L'ex rouge et or avait-il vraiment.... ? Non. C'était inimaginable. Stupide. Inacceptable.

Il évoquait le procès Elfast. Je n'avais suivi que de loin cette étrange affaire. La Directrice de la Maison Serpentard était-elle vraiment une Mangemort ? A quel point Dwayne était-il impliqué dans son arrestation ? Je pensais sincèrement qu'il ne s'en était mêlé qu'en temps qu'auror. Le puzzle se formait maintenant dans ma tête. J'étais perdue. Sincèrement.

-... Je ne pouvais pas la sauver. Comment aurais-je pu ? Pour une fois que nous en tenions une. Je pouvais pas la laisser filer. L'arrêter ? A quoi bon, elle aurait été acquitté. Il fallait qu'elle meure. Je l'ai laissée. Je n'avais pas le choix. Pas le choix.

Les légendes urbaines disaient vraies. On avait toujours le choix. Mais le Maddison était un homme profondément juste, juste car fidèle à ses croyances. Il ne se laissait jamais aveugler par ses propres intérêts. C'est ce qu'il avait prouvé là. Victoire avait choisi sa route, lui aussi. Il avait simplement été le plus fort. Je le vit dériver jusqu'au canapé. Son âme était en peine, et moi je pensais. Huit ans. Huit ans qu'on se connaissait, qu'on s'apprivoisait. Il savait ce que j'avais fait, quelles avaient été mes projets, quels furent mes crimes. Pourtant son seul désir avait été de me protéger. Jamais il ne m'avait condamnée. Jamais. Qu'est-ce qui l'avait poussé à la faire avec Victoire ? Avait-il vu dans ses yeux qu'elle n'était plus celle qu'il aimait ? Qu'elle avait changé à jamais ? Que son âme n'était plus récupérable ? C'était un mystère qu'il me faudrait élucider un jour. Pas tout de suite.

-Tu dois me prendre pour un taré.

Dwayne Maddison. Ancien professeur d'Histoire de la Magie. Ancien Auror. Ancien membre de l'ordre du Phénix. J'aurais pu le haïr du plus profond de mon être pour cela. Le maudire, et dans son instant de faiblesse, le tuer. Mais j'en étais incapable. Car je tenais à lui. Avec ses faiblesses, ses qualités, ses paradoxalités à vous en donner des migraines. Il était mon ami avant tout. Et c'est pour cela qu'au cas où une disputer à propos de nos idéaux politiques explose - j'espèrais que cette conversation n'aurait jamais lieu d'être- je lui devais la vérité. Une réponse sincère.

« Oui. »

Ma voix était pleine de reproche. Je me rapprochais lentement, pour qu'il puisse prendre la pleine mesure de ma colère. Mes talons claquaient sur le parquet, je m'en moquais. Bientôt, le bruit fût étouffé par le tapis. J'étais à une poignée de centimètres de lui. Comme précédemment, il devait baisser la tête, moi la lever.

« Oui, tu es taré. Taré de ne pas m'avoir dit tout cela plus tôt. » grognais-je simplement.

Je posais mes mains sur ses épaules et le poussais avec une force étonnante sur le canapé. Je cherchais une manière de tourner les phrases qu'il me fallait exprimer. Je devais quand même à mon ami un avis sur tout cela. Pourtant, je ne comptais lui faire aucun reproche. Je n'étais pas sa mère, d'autres s'en étaient peut-être chargé. Moi, j'allais le faire promettre.

« Alors tu vas m'écouter très attentivement. Je ne compte pas me répéter. J'attrapais son verre de champagne, sur la table basse, et la lui mit dans la main. Je suis comme toi. Crois-moi, quand un problème me torture, je m'évade. Certains appelle ça de la fuite. Ils ont raison. Maintenant, c'est fini. Pour nous deux. La prochaine fois que tu vas mal, la prochaine fois que tu veux te vider la tête en passant des mois loin d'ici : ne le fait pas. Viens ici. Contacte-moi. Que l'on parte ensemble. J'affichais un sourire qui voulait dire "Tu n'as pas le choix, chéri." Promets-moi que c'est ce que tu feras ? Je tiens à toi, beau brun, et il est hors de question que je te laisse dériver seul ! »

Comme pour appuyer mes propos, je récupérais mon propre verre et bu une grande gorgée. Notre amitié était singulière, vraiment. Un loup garou, ancien phénix, gardien de la paix, aux fières valeurs, ami d'une animagus sans coeur, partisane de la violence, prête à soutenir les masqués pour ses ambitions... Pourtant, oui. Dwayne et Tina, cette amitié était possible. La preuve se faisait ce soir. Une fois de plus.

Et ce, jusqu'à ce que la mort nous sépare.

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Jake G. Kenway
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Jake G. Kenway, Sam 15 Aoû 2015 - 17:21


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Cela faisait déjà deux bonnes heures que le jeune Kenway avait quitté le cimetière où reposait sa vieille amie. La nuit était bien avancée. L'ancien Serdaigle errait dans les rues de Londres, étant désespérément à la recherche d'un endroit où aller, un endroit où il ne serai pas seul, seul avec lui-même. Il avait bien entendu pensé à ces bars qu'il fréquentait constamment, mais il savait très bien que l'agitation de ces ivrognes sans espoirs ne ferait que résonner dans les abysses de son âme.

Merit était morte. Elle l'avait laissée. Et il n'avait même pas pu participer à ses funérailles, restant coincé sur un lit d’hôpital dans un coma profond. La faute à pas de chances dirait-on ? Mais Jake ne croyait pas en la chance, car il ne croyait pas non plus au hasard. Elle l'avait laissée, réveillant au fond de lui sa plus grande peur : la solitude. C'était pour cela qu'il semblait toujours si gai, si insouciant. C'était pour cela qu'il recherchait l'attention physique de ces dames, car ainsi, il était sûr d'éviter ce qu'il y avait au fond de lui. Ce philosophe moldu, Pascal avait tout compris. Le français disait que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose qui est de ne savoir pas rester en repos seul dans une chambre. En étant seul, il n'aurait d'autre solution que de s'observer droit dans les yeux.

Et plus le temps passait, plus Jake se sentait comme abandonné. Abandonné par tous, il essayait de comprendre ce qu'il avait fait au monde pour que celui-ci lui en veuille à ce point ? Lui qui, malgré ses imperfections avait fait de son mieux pour que tous ceux qui sont autour de lui soient heureux. Les larmes qui coulaient de ses yeux, brillaient sous la de la pleine lune, qui visiblement était son unique amie pour le moment. Mais elle n'était pas aussi pure qu'elle pouvait paraître : de nombreuses personnes au même moment souffraient sous le joug de l'astre d'argent. Il se mit à la fuir, souffrant du silence assourdissant des environs, courant vers là où son cœur meurtrit se déciderait à le guider. Rapidement, il ne sentit plus rien si ce n'était le contact de ses pieds qui frappaient le sol.

Il reprit conscience devant un immense bâtiment. Ce centre commercial il le connaissait très bien car il n'était pas très loin du duplex qu'avait acheté l'amie avec qui il avait partagé une relation indéfinie : Valentina Boccini. Le cœur de l'héritier de la famille Kenway semblait penser qu'elle était la seule personne avec qui il pouvait se sentir bien sur l'instant, avec qui il pouvait partager sa peine. Il avait l'air complètement pathétique et pourtant, il s'en foutait, il avait besoin de quelqu'un. Ainsi, il accourut vers l'immeuble où logeait l'italienne, sans réellement porter attention à ce qui l'entourait. Il monta jusqu'aux derniers étages et sonna à la porte de son amie. Une fois. Deux fois. Il finit par l'appeler... comme s'il l'implorait. La porte finit par s'ouvrir, laissant apparaître un elfe de maison. Le visage baignant dans ses larmes l'homme endeuillé lui demanda avec gêne :

    « Ta maîtresse est là ? Tu peux aller la chercher s'il te plaît ? »


Il l'observa, méfiant, mais se contenta de s'en aller en bougonnant quelque chose d'incompréhensible. C'était une idée stupide, Jake se frappa la tête contre le mur, conscient que cela ne se faisait pas de débarquer à l'improviste chez les gens, et les embêter avec des problèmes personnels. La Boccini finit par arriver à la porte. Il ne trouva rien d'autre à lui dire que :

    « Je sais pas ou aller... je.. ne veux pas être seul Tina... »
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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Sam 15 Aoû 2015 - 18:22



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____________________


L'été touchait à sa fin. Le temps, à Londres, se faisait à nouveau gris et froid. Une brume épaisse était tombée sur la capitale anglaise, plongeant les barres d'immeubles dans une léthargie paisible. Dans les quartiers luxueux de la ville, le quatrième logement qui se dresse dans la nuit noire est le plus silencieux. Toutes les lumières sont éteintes, ou presque. Aux derniers étages de cet appartement se trouve mon duplex. Le calme me soulage. Je suis seule, Azphel n'est pas là. Il est sans doute partis vadrouiller ici-et-là comme il sait si bien le faire. Je suis accoudée à la balustrade du balcon, et je contemple les étoiles qui auréolent un Londres obscure. Des frissons parcourent mes bras dénudés, je n'en ai que faire. Je suis bien. C'est si rare, ces derniers mois. Les temps sont sombres, sont troublés. Je ne peux qu'être actrice de cette funeste tragédie, car mon instinct de protection me fait faire des choses terribles. Je suis faible. Faible et immensément puissante. Immortelle.

Les heures passent, je reste là. Finalement, je me détache de cette vision paisible. Je rentre chez moi, referme la porte vitrée, abandonnant derrière moi ma tranquillité. Il me faut bouger, agir. Je soupire; je m'assois sur le sofa couleur crème. Sur la table basse m'attendent un sachet de pop corn et un ouvrage relié de cuir ancien, dont la couverture est marquée de lettres dorées qui m'obsèdent. Rien ne finit l'infini.
La clef de l'immortalité réside dans ces pages jaunies par des années ravageuses.

Le livre glisse entre mes doigts, je l'ouvre, je lis. Les mots s’enchaînent, je me perds dans cette lecture outrageusement addictive. Je n'entends pas qu' l'on toque à la porte, ni que l'on m'appelle désespéramment. Je n'entends pas la détresse de Jake Gordon Kenway. Puis, l'elfe-de-maison qui est à mon service apparaît et la porte du vestibule s'ouvre. Je repose le livre, tends l'oreille. Sa voix est agitée, son ton déchiré. Avant même que Schiavo ne vienne me prévenir, je suis debout. je le congédie d'un mouvement de la main et apparaît dans l’embrasure nacrée de la porte.

« Je sais pas ou aller... je.. ne veux pas être seul Tina... »

« Entre.  »

Je lui prends la main, l'attire à l'intérieur et referme derrière nous. Ce nous a existé du jour où nous nous sommes rencontré. Il était déjà tangible et puissant. Au delà du sexe qui nous a autrefois unis, il est un être à part entière. Sans que nous soyons très proche, je veux déjà apaiser les démons qui le torture. Je vois la douleur qui brille dans ses yeux, une douleur que je ne connais que très bien. Cette teinte de désespoir, je l'ai portée des années durant. Je m'en suis servie comme d'un motif, je voulais boire, c'était mon excuse.

Mes pas nous conduisent jusque dans le salon, où je le laissais s'asseoir sur le sofa avant que ne prenne place à côté de lui, refermant mon livre, le posant plus loin. Je pose une main sur son genoux, je ne dis rien. Je suis là, simplement. Le forcer à parler serait une idiotie; c'est l'inverse de se dont il a besoin. Je claque des doigts et Schaivo, jusqu'à présent caché dans son placard sous l'escalier, va et vient, muni d'un plateau et d'un chocolat chaud. Je le chasse à nouveau, sert une tasse brûlante au Kenway dont l'oeil est vide.

« Savais-tu que le café excite ton coeur et que le chocolat réveille ton âme... ? Bois, Jake, ça te fera du bien.  »

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Jake G. Kenway
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Jake G. Kenway, Dim 16 Aoû 2015 - 22:29


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Sur le seuil de la porte du domicile de la seule amie vers qui son cœur avait décidé de courir, Jake demanda à l'elfe de maison en charge des lieux d'aller chercher celle qu'il était venu voir. Mais la créature n'avait pas encore fait quelques pas lorsque Valentina accourut vers l'entrée de son duplex. La voix suppliante, l'animagus lui expliqua qu'il n'avait nulle part où aller, qu'il ne voulait pas être seul, pas un soir comme celui-ci.

L'image que l'endeuillé donnait de lui était en parfait contraste avec ce qu'il montrait constamment à toutes les occasions: l'homme fort qui semblait être plein d'assurance, autant dans ses mots que dans sa démarche, n'était pas ici. Une partie cachée de lui se manifestait. Sous le poids du second masque de porcelaine qui tombait, Jake s'écroulait avec celui-ci et tandis qu'il touchait le sol, l'âme de l'ancien Serdaigle se brisait avec lui.

Comme s'il s'agissait d'un pauvre enfant en peine, Tina lui prit par la main et l'autorisa à entrer chez elle. Il ne suffisait que de le voir pour constater qu'il avait tout d'un simple marmot : de grosses goûtes coulaient sur son visage, reflétant une certaine forme d'innocence que l'on a arraché à une foi qui fut autrefois inébranlable. Il se contenta de la suivre, la respiration saccadée, jusque son salon où Jake s'installa sur son sofa.

Le Kenway ne trouvait rien à dire. Il avait fait tout ce chemin, à l'aveugle, sans ayant réellement conscience de ce qu'il se passait, faisant simplement confiance à son instinct ; il avait sonné à la porte d'une amie au beau milieu de la nuit pour la voir et ne pas être seul, mais pourtant, il ne savait absolument pas quoi dire. Que dire ? Il se sentait tellement mal. C'était comme si quelqu'un avait décidé d'empoigner son cœur et de le presser jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais celle-ci ne venait pas. Et ce schéma se répétait encore et encore, et il s'est répété un bon nombre de fois pendant la soirée, et Jake était tout simplement fatigué. À défaut de trouver des mots à mettre sur ses maux, il se contenta de prendre la main posée sur son genoux.

La Boccini claqua des doigts quelques secondes avant que son elfe arrive. Le sorcier qui jusqu'à présent fixait droit devant lui tourna lentement les yeux vers la créature qui amenait du chocolat chaud. Tina lui tendit une tasse. En la récupérant, la chaleur surpris le jeune homme. L'italienne lui dit :

    « Savais-tu que le café excite ton coeur et que le chocolat réveille ton âme... ? Bois, Jake, ça te fera du bien. »


D'où est-ce qu'elle pouvait sortir tout ça ? Il n'avait pas encore bu une seule goûte de ce chocolat, mais ces simples mots commencèrent déjà à panser son cœur. Elle ne l'avait pas jugé, elle ne l'avait pas insulté, elle lui avait prit par la main et l'avait invité à entrer, à boire un chocolat, rien de plus. Il n'était plus seul. Une larme de plus coula sur sa joue. Il bu une gorgée du breuvage que lui avait préparé Schiavo. Étrangement, la boisson chaude ne lui brûla pas la gorge. Il trouva la force de lui dire en lui regardant directement dans ses yeux d'un bleu turquoise :

    « … Merci. Merit est morte... et je ne sais pas quoi faire… »


Il voyait cela comme étant déjà une bonne manière pour commencer à expliquer les choses, il y avait tant d'autres choses qui se bousculaient dans sa tête, tant de douleurs refoulées qui se manifestaient tout à coup. Tant d'incompréhensions. Tant de colère. Il n'avait pas besoin de tout cela, pas ce soir, pas maintenant...

    « Si je suis venu à toi... c'est parce que je sais que tu es probablement la seule à pouvoir comprendre ce que je ressens actuellement. » Il commença à réaliser ce qu'il se passait. Ses yeux s'écarquillèrent tandis qu'il rajoutait : « Je n'ai pas réfléchi à ce que je faisais en venant ici.... P*tain je suis désolé de te déranger à cette heure... je sais que ça se fait pas... »
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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Lun 17 Aoû 2015 - 19:23



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____________________


Silencieuse dans un premier temps, je l'invitais à boire un chocolat chaud, l'un des nombreux secrets de la professeur de défense contre les forces du mal que j'étais pour se remettre debout. Je serrais sa main, caressait affectueusement son genoux. Sa détresse m'invitait à le réconforter. Sentiment étrange quand on savait avec quelle aisance je me foutais des gens autour des mois. Mais Jake avait gagné mon affection, ma confiance, mon instinct de protection... Je le regardais boire avec satisfaction, tandis que Schiavo, paré de milles révérences, m'apportais un café noir et serré, comme je les aimais.  Mon œil avisé surveillait les plis de la bouche de l'ex-Serdaigle, apeurée à l'idée de voir ses lèvres devenir boudeuses et ses yeux se charger de nouvelles larmes.

« … Merci. Merit est morte... et je ne sais pas quoi faire… »

Je soupirais. J'étais au courant, bien sur. Merit était l'ex-petite amie de Jake, avec qui il avait eut une histoire complexe. Ils s'étaient revus, étaient devenus amis. Et puis elle était décédée. On ne savait pas vraiment pourquoi, par qui, comment. C'était juste comme ça.

« Si je suis venu à toi... c'est parce que je sais que tu es probablement la seule à pouvoir comprendre ce que je ressens actuellement.  Je n'ai pas réfléchi à ce que je faisais en venant ici.... P*tain je suis désolé de te déranger à cette heure... je sais que ça se fait pas... »

« Chéri, tu as bien fait. La porte t'es toujours ouverte, ici. »

C'était une évidence que je ne faisais qu'énoncer. Jake se vidait de ses maux progressivement. Je posais un baiser réconfortant sur sa tempe et lui caressais le dos de la main. Jake avait eut un accident, il était resté dans le coma. Je n'avais vu la défunte que dans la boutique d'accessoires de magie noire, où elle avait été propriétaire. C'était d'ailleurs Luke Belt qui avait prit la suite..

« La mort, je connais. je soupirais... écoute, tu n'y est pour rien. ta présence à ses funérailles n'aurait rien changé. Son enveloppe n'est plus rien. Mais cela ne t'empêche pas de penser à elle, de l'aimer encore. Vis pour elle. »

La douleur du deuil est la pire de toute. C'est comme laisser partir une part de soi-même sans pouvoir la retenir. Sans pouvoir la revoir, jamais. C'est se plonger dans le noir et ne plus trouver la lumière, se noyer hors de l'eau, brûler loin des flammes. Le deuil, c'est perdre l'essentiel. Il faut continuer à vivre ou du moins à faire semblant de vivre jusqu'à trouver comment tenir avec ce creux dans la poitrine. Survivre malgré cette absence. Le chemin de Jake était encore long pour retrouver une certaine sérénité. Il avait aimé Merit, et elle n'était plus là. Il devait avant tout faire la paix avec lui-même.
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Jake G. Kenway
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Jake G. Kenway, Mer 19 Aoû 2015 - 10:25



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Des regrets arrivaient. Ainsi son corps lui demandait de partir, de sortir de ce duplex, de ce building et de reprendre la route et courir jusqu'à ce qu'il tombe de fatigue ou de crampes, mais son cœur ordonnait une toute autre chose. Son cœur lui dictait de s'asseoir, de boire encore de ce cacao qui réchauffait un tant soit peu son âme. De reprendre la main de Valentina et de lui dire tout ce qui n'allait pas. Alors Jake continuait à regarder par delà  les yeux turquoises de l'italienne, espérant qu'elle puisse lire au fond de ses pupilles tout ce qu'il n'osait dire.


    « Chéri, tu as bien fait. La porte t'es toujours ouverte, ici. » lui dit-elle.


Elle se rapproche de lui et posa de ses lèvres douces, un baiser sur la tempe du Kenway. À ce contact, le sorcier ferma les yeux afin de profiter de ce court moment d'affection sincère.   Elle était de nature réconfortante, tellement douce, tellement calme et sereine. C'était sûrement cet étrange lien qui se construisait entre eux deux qui avaient probablement mené l'endeuillé jusque cet appartement de Londres. De sa main, elle caressait le dos de Jake, lui prouvant d'un simple geste qu'elle était là pour lui, qu'elle pensait réellement ce qu'elle lui disait. Il prit la demoiselle dans ses bras car il en mourrait d'envie, voyant là un moyen d'avoir encore un peu plus de cette sensation qu'il venait juste de ressentir. Il voyait là  un moyen de lui montrer qu'il était reconnaissant, qu'elle aussi elle comptait énormément. Ce fut un court moment qui semblait durer une éternité.


    « La mort, je connais. Ecoute, tu n'y est pour rien. ta présence à ses funérailles n'aurait rien changé. Son enveloppe n'est plus rien. Mais cela ne t'empêche pas de penser à elle, de l'aimer encore. Vis pour elle. »


Une fois encore, Valentina disait vraie. Cependant elle ignorait certains détails que Jake avait tût pour l'instant. Elle n'avait pas encore entendu parler des circonstances douteuses de la mort de l'australienne.  Mais elle ne pouvait avoir plus raison que maintenant, tout ce qu'il restait de Merit était maintenant une enveloppe corporelle, une coquille vide, une belle coquille qui respirait auparavant la joie de vivre. Et c'est pour cette même coquille qu'il comptait survivre à cette peine et se battre.  


    « Tina... Avant de mourir Merit m'a envoyé une lettre que je n'ai pas reçu à  temps. Dans cette lettre elle m'expliquait être sur la piste de mangemorts et qu'elle allait les espionner sur un point de rencontre avant de les dénoncer. »


Il y eut une brève pause, où les différents regrets et remords du jeune Kenway refirent brusquement surface, l'inondant dans ses propres pensées. Il étouffait. En tentant du mieux qu'il pouvait de sortir la tête de cette vague d'idées noires, L'animagus trouva le courage de lui dire :


    « C'est réellement de ma faute Tina. Si j'avais été là, elle ne serait pas morte. Si j'avais été là j'aurais pu lui prêter mains fortes ou au moins, la dissuader de faire cela. »
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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Lun 24 Aoû 2015 - 21:49



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Pourquoi la vie s'acharnait-elle toujours à tenter de désarmer les plus forts, les plus méritants d'entre nous ? Je le serrais dans mes bras, le couvrait de baisers sur le front et les tempes, lui caressait affectueusement le dos, serrais ses mains dans les miennes, tâchant de lui montrer que j'étais là, que j'avais toujours été là d'ailleurs, et que je serais éternellement à ses côtés. Sa fragilité était touchante et déclenchait chacun de mes instincts de protection. Ce même instinct qui m'avait poussée à rejoindre les rangs des pro-mangemorts pour le protéger..

Je le laissais me prendre dans ses bras, lui transmettant autant que possible un sentiment de sécurité, lui montrant qu'ici il ne risquait rien, qu'ici, j'étais là pour veiller sur lui. Il était écœuré de cette vie injuste, meurtris par le meurtre de son ex petite-amie, dégoûté par lui-même, aussi, de n'avoir su intervenir.

« Tina... Avant de mourir Merit m'a envoyé une lettre que je n'ai pas reçu à  temps. Dans cette lettre elle m'expliquait être sur la piste de mangemorts et qu'elle allait les espionner sur un point de rencontre avant de les dénoncer. Il marqua une courte pause, suffisante pour renforcer la douleur que je lisais dans ses yeux gris. C'est réellement de ma faute Tina. Si j'avais été là, elle ne serait pas morte. Si j'avais été là j'aurais pu lui prêter mains fortes ou au moins, la dissuader de faire cela. »

Presque aussitôt, je posais un doigt sur ses lèvres, lui indiquant ainsi de se taire. Parce qu'il n'était aucunement responsable, parce que d'aucune façon il n'aurait pu prévoir cette tournure des événements, parce que ce n'était pas à lui de jouer les héros, mais aux Aurors. A ces foutus Aurors merdiques qui ne savaient rien faire de leurs dix doigts. Le peuple était livré à lui même et seule la Gazette du Sorcier, qui s'était enfin détachée du Ministère, nous soufflait quelques bribes de vérité. La mort, la douleur et la colère menaçaient de devenirs à nouveau des fléaux quotidiens, et tout ça parce que Petrus Sudworth avait peur de se mouiller... !

« Jake, je t'interdis de redire une chose pareille... je caressais ses cheveux, le protégeait de mes quarante-huit foutus kilos. Tu n'aurais rien pu y faire. Tu sais aussi bien que moi qu'elle ne t'aurais pas écoutée, et qu'en plus, si tu l'avais suivie, c'est vous deux qui seriez morts. »

Et bordel, comment lui dire que si les Mangemorts avaient bel et biens tués Merit, j'étais leur alliée ? Comment dire au Kenway de se tenir le plus éloigné possible de cela ? Je n'avais jamais su réfléchir avec logique. J'étais plutôt du genre à écarter les idées complètements stupides jusqu'à parvenir à un semblant de raison. Et mon semblant de raison me criait de ne rien lui dire.

« Tu n'as pas à t'en vouloir. La vie, c'est une succession de rencontres. Merit, c'était une belle rencontre. Tu dois juste te souvenir de ça, te raccrocher à cette idée. Cesse de la pleurer... elle n'aurait pas voulu te voir ainsi. Quant-à elle, elle a fait une mauvaise rencontre, au mauvais moment. Les Mangemorts. C'est comme ça...

Je soupirais, l'incitait d'un regard à boire encore un peu de son chocolat chaud et tentais vainement de ne pas plonger dans le flot tumultueux de pensées qui m'étourdissais.
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