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[Habitation] The Raven's Sanctuary
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Anthony Adams
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Anthony Adams, Jeu 30 Juin 2016 - 23:01


Un sourire vous avez dit ? Hm... Ce ne fut pas exactement le cas. Anthony fut accueillit par un espèce de râle, puis elle prit une bouteille d'alcool ainsi qu'un verre qu'elle remplit et vida (presque) aussitôt. Charmant. C'est seulement après qu'elle parla. Enfin parler, c'était un bien grand mot. Il ne comprit d'ailleurs pas tout de suite. Vous savez quand on dit qu'une phrase c'était un sujet, un verbe et un complément ? Bah oubliez ça avec elle. Il manquait souvent le verbe. Parfois un sujet. C'était un miracle d'avoir une phrase en entier. Il refusa d'un geste poli et entra dans l'appartement comme elle l'avait proposé.

Le petit corridor donnait directement sur le salon et sur une immense baie vitré. De là, on pouvait voir Londres vivre, s'agiter, oublier de prendre son temps. Étonnamment, ce salon donnait l'impression d'un petit cocon douillet, en total désaccord avec la femme qui l'avait reçu.

- Merci d'être venu, pour la baguette. M'appelle Tina.

Elle le sortit de sa contemplation. Elle lui avait dit merci ! Le jeune gérant d'Ollivander's sourit avant de répondre à "Tina".

- A vrai dire, c'est la première fois que je le fais, il tendit la boîte à la femme. J'avais noté votre prénom quand vous êtes venu à la boutique, puis il rajouta. Je m'appelle Anthony Adams.

Peut-être le savait-elle déjà. Il était toujours surpris par des gens connaissant son nom, soit à cause du Quidditch, soit à cause de la boutique. Il avait même parfois du mal à assumer qu'on scande son nom sur le terrain. Mais c'était une autre histoire. Il préféra ne pas s'asseoir, il ne voulait pas rester trop longtemps ici. Il ne savait pas pourquoi il avait accepté l'invitation et il comprenait encore moins pourquoi il avait accepté de rentrer. Il était juste sensé lui filer la baguette et basta. Qu'est-ce qui lui prenait b*rdel ? Pourtant la réponse était simple. La baguette l'intriguait, autant que le personnage qu'il avait devant lui.

Il ne comprenait pas non plus pourquoi elle avait tant voulu que ça soit lui qui fasse la "livraison" en main porte. Il ne comprenait pas pourquoi elle l'avait accueillit en râlant, alors même que c'est elle qui l'avait invité. Il ne comprenait pas cette femme. Bon ok, déjà, de base, c'était pas facile, mais alors elle, ça dépassait l'entendement. En l'espace de trente seconde, il avait vu une femme qu'il avait semble-t-il gêné, puis une femme alcoolique, puis une femme reconnaissante. Et tout ça sans un seul sourire. Elle était toujours entourée de cette mélancolie qui semblait la peupler. Elle avait l'air de ne rien connaître d'autre que cette mélancolie. C'était le point commun de toutes ses personnalités.

- Donc, comme je vous l'ai dit à la boutique, c 'est une baguette très contradictoire mais très puissante si elle est bien utilisée, il essayait de combler le silence qui voulait insidieusement s'installer. Je vous conseille de ne pas envoyer des sorts trop puissants au début, histoire de vous habituer à...

Il était gêné face à Tina, pas moyen de finir sa phrase. Il ne savait pas s'il la faisait ch*er, ni si elle était réellement heureuse d'avoir cette nouvelle baguette et encore moins si elle l'avait invité en espérant avoir de la compagnie ou juste parce qu'elle avait lancé une phrase sans réfléchir. Il se tut donc, au risque de laisser le silence s'installer. Antho attendit donc qu'elle parle, il sera peut-être enfin fixé.
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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Ven 1 Juil 2016 - 14:11


____________________


C'est un être droit, comme uni. Je ne sais comment dire, un rien de ferme, comme s'il était lisse, lisse et bousculé d'émotions. Je vois son regard, je vois son incompréhension. Je sais. Je sais qui je suis, ou plutôt, ce que je suis devenu. Je bois encore un peu, d'un geste de la mai, ouvre la fenêtre. Un vent magique souffle et chasse les fumées. Bientôt c'est le silence, entrecoupé de respirations. Pourquoi, hein ? C'est ce qu'il pense, non ? Je ne sais pas, j'avais besoin, envie, peur; c'est ma dernière chance, cette baguette, et l'autre est comme morte, sur l'étagère. Vrai, elle ne fonctionnera plus. Je le sens, le ressens, ce n'est pas ma faute, pas vraiment. Les claques de la vie, oui, qui m'a tannée, battue jusqu'au sang. Des griffes de fer qui lacèrent, et ne s'arrêtent plus. La migraine, toujours. Comme une baffe, oui. Le verre, brisé comme du cristal, pourtant entier et intact, dans cette univers, dans cette dimension. Je ferme les yeux, une fraction de seconde, le temps d'un souffle.

L'ange avait sourit, pour une fraction de secondes. C'était pour ça, je crois, que j'avais voulu qu'il vienne, lui, pas de hiboux, pas de sous fifres. Parce que son sourire avait quelque chose de vrai, d'apaisant. Les sourires, il en manque cruellement, toujours, les gens tirent sur leur joues sans que la vraie marque de joie ne soit là, c'est un mirage. Ils ont perdu leur sourire, et c'est triste, c'est vrai, de voir les gens sans cela, sans cet éclat.

«  Je m'appelle Anthony Adams. »
« Oh. »

Un éclat, oui, un éclair même, jaune, sur un balais, dans le ciel orageux d'un printemps pluvieux. Un vif, une batte, un cognard, et le sifflet d'un arbitre ronflant. Un match de Quidditch, mon tout dernier. C'est cela oui. Un Poufsouffle. C'est un Poufsouffle, alors. Je hoche doucement la tête pour partager ma pensée, je comprends mieux. Il reste un instant interdit, comme perturbé par sa propre présence. Je lève la tête et le lustre flotte, Speranza siffle, le vent gronde contre la fenêtre ouverte : Londres est autant en vie que nous. Je regarde la boite qu'il me tends soudain, comme si un éclair lui rappelait sa venue.

Baguette contradictoire disait-il. Comme moi, pensait-il. L'ombre et la lumière dans une même baguette. J'attrapais le boitier, et le faisais doucement coulisser pour laisser apparaître mon nouvel outil de travail. L'if est un bois clair, moi qui, depuis de nombreuses années était habituée à l'ébène, je restais un instant interdite. Cette baguette était tout de même superbe. Tournée d'un vernis plus sombre, elle était agréablement flexible, et de la bonne taille. Elle se glissa bien vite dans ma paume, danse un instant entre mes doigts, semblant prendre vie. Je regarde avec reconnaissance le vendeur.

« Je vous conseille de ne pas envoyer des sorts trop puissants au début, histoire de vous habituer à... »

Elle serait sans doute puissante, oui, et pour la Société Indépendante de Sécurité Magique, cela me serait capital. Sa remarque me fit glousser doucement. Doutait-il vraiment que je puisse l'utiliser ? Après tout, cet ange ne me connaissait pas. « #Retro Temporalis »

« Je vous conseille de ne pas envoyer des sorts trop puissants au début, histoire de vous habituer à... »

Je souris, glorieuse. Car oui, cette baguette me servira bien. Elle est encore un peu indocile mais elle sera bientôt mienne pour toujours. Je me rassois, dépose la baguette dans son coffret. Je bois encore un peu, reste un moment interdite.

« Bien. Bien. Veux ? je désigne le fauteuil en face du mien. Peut discuter des baguette. »

Ces connaissances m'intéressent, voilà tout. J'ai fais un voyage extraordinaire autour du monde et la science des baguettes est l'une de celles que j'ai le moins exploitée. Il faut dire qu'elle est complexe. La professeur de défense contre les forces du mal encore tapie en moi ronronne affectueusement, avide de connaissances. j'ai toujours été ainsi, et c'est pour cela que le Choixpeau avait hésité avec Serdaigle, pour moi. J'étais toujours en quête de savoir. De magies nouvelles, d'enrichissement, et cet homme pouvait m'aider.

« S'il vous plait. » j'articulais.
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Anthony Adams, Ven 1 Juil 2016 - 23:53


Elle n'avait pas l'air convaincu parce ce qu'il lui disait. Moarf, après tout elle était grande, elle faisait ce qu'elle voulait. Puis il y eu une syllabe. Une seule syllabe. Ça semblait trop difficile de prononcer plus. Puis, il y eu un semblant de phrase. Parler baguette ? Hm. Il y avait tant à dire dessus. Après tout, après 4 ans à la boutique la plus réputée d'Angleterre il n'avait pas encore exploré tout l'univers de la création de baguette. Il avait encore tant de chose à savoir.

- S'il vous plait.

Ce fut comme une bouteille jetée à la mer. Comme une bombe lâché en plein désert (cherchez pas, c'est juste pour la rime). Ça avait sonné comme un coup de tonnerre (c'est marrant en fait... Dommage que les parenthèses gâche tout...). C'était presque une supplication. Ce même "s'il vous plait" qu'elle avait lancé à la boutique, revenait comme un boomerang, lui faisait le même effet. Il ne pouvait pas refuser. Encore une fois.

Par où commencer ? Puis, avoir le commencement, ne garantissait pas d'avoir la suite. Aarg, mais il était pas prof de baguette, il savait pas enseigner ! Puis d'ailleurs, il ne risquait pas d'être prof de baguette, ça n'existait pas. Bon, qu'est-ce qu'il pouvait dire sur ça ? Cette science ne s'expliquait pas, elle se pratiquait. C'était comme les secrets des magiciens moldus, les fabricants gardaient leur petit secret bien jalousement. Mais c'était ça qui faisait tout le mystère autour de la fabrication de baguette. Seuls quelques initiés s'échangeaient le savoir et emportaient le tout dans leur tombe en s'assurant que le successeur fera pareil. Pourquoi vous me direz ? La peur de voir tout le monde pouvoir fabriqué des baguettes qui pourraient faire des dégâts considérables. On apprenait pas cela en quelques heures, ou en quelques mots. Il fallait des mois, voir des années pour réussir à fabriquer une baguette. Mais surtout, il fallait être passionné. Une personne voulant apprendre pour l'argent n'y arrivera jamais, mais cela ne l'empêcherait en aucun cas de vendre des baguettes imparfaites. C'était sans doute pour cela que cet art était réputé difficile. Tout simplement car peu de personnes avaient accès à se savoir, qu'on laissait peu de personnes entrer dans cet univers si particulier.

- Je... J'aime pas trop qu'on me vouvoie. N'hésitez pas à me tutoyer, commença-t-il. Les baguettes, c'est un vaste sujet. On pourrait en parler des heures, sans avoir gratter la surface. Rien n'est anodin. Pas même le choix du bois, des composants, de la taille. Trouver un bois pouvant servir de baguettes relèvent presque du miracle. Trouver des plumes, des poils ou autre, pouvant s'intégrer au bois formant cette alliance parfaite permettant au sorcier de transmettre sa magie au travers de ce composant. Certains composants sont impossibles à intégrer à certains bois, à cause d'une trop forte différence entre eux, parfois, une trop grande ressemblance, au contraire, créera une baguette sans caractère, presque inutile.

Il s'arrêta. Comme d'habitude quand quelqu'un posait une question sur ce sujet. On répondait sans répondre. On restait à la surface, pire, on restait même à la périphérie du sujet. Anthony préféra donc s'arrêter là. Elle avait sans doute envie d'entendre des réponses plus concrète mais... Sans question concrète, comme répondre. "Discuter des baguettes", c'était bien beau mais... Trop vaste. Le gérant d'Ollivander's regardait la jeune femme qui était devant lui. Toujours aussi mystérieuse, toujours un verre à la main. Il aurait voulu lui poser des questions. "Qui es-tu ?", "Qu'est-ce que je fais là ?", "Pourquoi ?". Mais à la place, il se tut. Il ne pouvait pas détacher son regard de Tina en espérant trouver des réponses à toutes ses questions silencieuses. Il s'aperçut d'ailleurs qu'il ne s'était pas assis. Ce qu'il fit doucement, sans un bruit, pour ne pas troubler ce silence et entendre une éventuelle autre question.
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Sam 2 Juil 2016 - 14:49


____________________


Vole mon ange, dans l'éternelle candeur, vole mon ange, le ciel est ta demeure. Je voulais lui dire, oui, étends tes ailes, montre moi ton vrai visage, libère toi de cette crispation, et crache sur ton destin des centaines de vers libres, comme le firent si bien les statues du passé. Que dire, vraiment, si ce n'est que cet air m'évoquait le silence et la soumission alors que je le sentais, paroles d'animagus, une bête sommeillait au fond de son cœur. il cachait lui aussi un monde entier, un univers dormant, juste sous mon nez, tout près du sien. C'était ce genre de beauté troublante qui marquait les esprits; les beautés incomplètes, dont l'autre part sommeillait dans l'imaginaire de chacun. Alors, pour ne pas dériver, je me concentrais sur le verre presque vide que je pris plaisir à remplir de nouveau.

Je lisais de l'hésitation dans ses yeux. Non pas qu'il refusait de me transmettre des miettes de son savoir, mais plutôt la recherche du début, des premiers mots. S'étaler sur un sujet, comme j'avais pu le faire sur la peur ou l'âme; n'est pas aisé, surtout quand il est vaste et personnel. Le plus difficile était de trouver la première phrase, celle qui saura à la fois accrocher l'auditoire et lancer votre propre raisonnement. Je lui laisse le temps bien sur, et le temps court à perdre haleine. Je le regarde sauter du sept au huit, sans oser le lui reprocher. Après tout c'est moi qui ai quémandé.

«  Je... J'aime pas trop qu'on me vouvoie. N'hésitez pas à me tutoyer. »

Je hoche la tête. Continue, continue. Je t'en prie, oui, ne t'arrête pas.

« Les baguettes, c'est un vaste sujet. On pourrait en parler des heures, sans avoir gratter la surface. Rien n'est anodin. »

Alors ses yeux s'enflamment et sa tirade s'étire de passion. Oui je connaissais cela, se lancer dans son sujet sans plus jamais vouloir arrêter, pour que les mots percent, qui sait, l'intérêt de notre interlocuteur. De plus, il me touchait en plein coeur. Le sujet étai un reflet de l'âme, puisque la baguette choisit son sorcier, et que je devine à ses yeux qu'il meurt d'approfondir le sujet sans le pouvoir, car je ne suis pas la bonne personne, ou l'ampleur des mots défraient l'homme et la patience. Il s'arrête, je laisse un silence volontaire s'installer. Dans une douceur certaine, il s'assied enfin. Je reste plongée dans le mutisme, les yeux brillants tant par l'alcool que par ma voracité de connaissances.

Que dire vraiment ? Je sais ce que tu ressens, Anthony Adams. J'ai été professeur. Exprimer la beauté, la grandeur de la magie sans s'emporter est tâche impossible. Je m'étale, je m'étire, sans pouvoir creuser le sujet tant il est important, sans pouvoir en insuffler la moitié dans les têtes bêtes de mômes débrayés. Je sais, oui, ce que c'est que de tenir tellement à ces quelques mots qu'il est ardu de les énoncer à voix haute, alors même qu'ils nous sont évidents. Je sais tout cela. Mais je ne dis rien.

« Et ta baguette ? La mienne est contradictoire, la tienne, alors ? »

Il connaissait les sens de la mienne, ce qu'elle impliquait pour moi : l'inverse n'était pas vrai, il avait un point d'avance dans un jeu qui n'était pas, c'était injuste. Je le regardais telle une enfant explore les limites. Comme une femme assoie ses volontés. Comme une Tina prêche ses folies.

« Alors, Anthony Adams ? Qu'est-ce que ta baguette révèle de toi ? »

Les phrases sortaient complexes, sans tergiverser, ode douce aux propos du vendeur de baguettes.

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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Anthony Adams, Dim 3 Juil 2016 - 23:01


Elle voulait en savoir plus. A coup sûr. Ses yeux brillaient, ils étaient avides de connaissances... Et emplit d'alcool aussi. M'enfin, elle semblait coutumier du fait, ça avait presque l'air d'être son état normal en fait. Le silence s'installait. Elle semblait en jouer, elle semblait heureuse de gêner Antho. Elle aimait ce silence. Il le détestait. Comme tous les silences. C'est pour ça qu'il aimait Olly, il n'y avait jamais de grand silence. Le ballet constant des clients assuraient un certain bruit de fond rassurant. Puis quand il voulait du calme, il s'enfermait dans l'arrière boutique, là, ils étaient tranquilles, mais seulement quand il le voulait. Pas quand il avait l'impression de ne rien maitriser, pas quand il subissait ce silence.

- Et ta baguette ? La mienne est contradictoire, la tienne, alors ?

Enfin, ce silence était brisé, enfin elle parlait. Une phrase presque entière cette fois. Il y avait du progrès à chaque phrase.

- Alors, Anthony Adams ? Qu'est-ce que ta baguette révèle de toi ?

Ce fut comme un flash. Un rappel. Un souvenir. Le premier souvenir avec Ailyne. L'autre Ailyne. Celle d'avant l'accident.
"Par simple équité, et aussi pour ma curiosité, quels traits de caractère met en avant ta baguette ?". On se rappelle tous d'une première fois. Le premier regard, le premier baiser, les premiers mots échangés, la première fois. Avec Lyne, il y avait eu deux rencontres. La première, la "vraie" rencontre. Celle qui avait commencé à écrire leur histoire. Puis il y avait eu la deuxième. Quand les pages de la première histoire avaient été déchirées par un accident, qui avait valu la mémoire d'Ailyne. Sans le vouloir, elle avait fait table rase sur le passé. Oublier cette première rencontre. Oublier l'ancienne Ailyne. Bonjour cette fille qui s'appelait Ailyne, qui avait le visage d'Ailyne, mais... Qui n'était pas vraiment Ailyne. Cette simple phrase, qui pouvait paraître anodine l'avait replongé dans ce passé effacé. Ce passé que Lyne avait oublié, qu'Anthony avait essayé de lui rappeler. Elle avait parfois retrouvé des brides. Mais ses souvenirs étaient orphelins, privés du retour. "Tu te souviens quand...?" "Non". Lui seul se rappelait de cela, des moments partagés, des sourires. Il se voyait encore répondre.

- Blagueur, souriant et réservé. C'est ce que j'avais marqué sur ma fiche. Et cette baguette souligne le premier et le dernier... il s'aperçut qu'il avait chuchoter ces mots.

Sa propre voix le tira de ses pensées. Les souvenirs s'évaporèrent, et il se retrouva face à Tina, avec, à peu de chose près, la même question qu'il y a 5 ans sur les bras. Le jeune homme ne répondit pas tout de suite, il était choqué par ses propres pensées. Il espérait que la jeune femme ne l'ai pas entendu chuchoter et il tenta de reprendre ses esprits.

- A vrai dire, ma baguette actuelle n'est plus vraiment accordée à mon caractère. Je l'ai acheté quand j'avais 11 ans, comme tout le monde, et depuis je ne l'ai pas changé. Comme on le dit souvent, ce sont les cordonniers les plus mal chaussés, il s'arrêta quelques instants pour en finir avec les fantômes du passés et reprendre. Mais, cette baguette révélerait mon ancien moi. Un jeune garçon un peu trop insouciant et peu sûr de lui. Aujourd'hui, si j'avais une nouvelle baguette, elle en révélerait sans doute beaucoup plus sur ce que je suis devenu...

Et qu'est-ce qu'il était devenu ? Gérant ? Animagus ? Passionné ? Mélancolique ? Seul ? Sans doute un peu de tout ça. Les responsabilités qu'ils avaient pris l'orienterait sans doute sur un bois plus noble que du Pin. Et sa vision de la vie, mettrait à mal le choix de la laine de mouton bleu, sans aucun doute. Il allait vraiment devoir changer sa baguette. S'il voulait prendre part au combat contre les Mangemorts, il allait devoir changer de baguette. Avec une baguette aussi peu efficace, il ne pouvait en aucun cas tenir un combat, ni même placé des enchantements un peu complexes. C'était vital, pour sa sécurité et pour ses combats futurs, il devait changer de baguette. Il fallait vraiment qu'il prenne le temps de se trouver sa nouvelle baguette. Ça faisait pas sérieux pour le gérant de la boutique de baguette magique la plus réputée de toute l'Angleterre. Allez, c'était décidé, demain il s'occupait de tout ça.
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Mar 5 Juil 2016 - 13:29


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Foutue Mélancolie - foutue tristesse -, elle te tient, elle t'étreint, tu es plié, comme soumis, à ses tentacules qui t'enserrent, t'emprisonnent, tu n'es plus qu'objet, poupée de chiffon, entre ses bras fermes. Au début, un simple souffle, sinueux, qui glisse sur la nuque et te rappelles que tu n'es rien sans tes souvenirs, sans ton passé, que tout serait à refaire, qu'il t'est précieux... et enfin, mot par mot, il te brise, te mords, t'injecte son venin mortel pour te laisser chuter dans un vie éternel, le trou d'Alice, et rien ne peut te tirer de ce mal-être si ce n'est les bons souvenirs. Dis moi alors, comment puis-je me sortir de ma torpeur alors que tous ne sont plus là ?

Les bons moments, n'est-ce pas ? Georgio alors ? Son rire, ses conseils précieux, les jeux d'enfants... mais il est mort. Je me souviens du cri, du visage pâle, des pavés sur son crâne, de ma baguette qui tombe. Je l'ai tué. Alors Vestia, peut-être ? Sa fraîcheur, son amitié, les histoires inventées, nos bons souvenirs ? mais elle est morte. Je ne me remémore que de son cadavre, dans une marre de sang, qu'il m'a fallu brûler, d'ailleurs. J'aurais pu la sauver. Soit... Dwayne, sinon ? Sa chaleur, son réconfort, sa confiance, le soutiens éternel ? Où est-il désormais ? Disparus, sans doute mort, il m'a abandonnée. L'amour est devenu haine. Je n'ai rien pu faire. Prenons William alors... ? Des bons souvenirs, vraiment ? Les cris, le rejet, les mensonges, l'abandon ? Non, de la colère et de la douleur, qu ont su effacer les étreintes fiévreuses. Jake, soit ? Ailleurs, un silence éternel pour le loup. Ne me dîtes pas coïncidence, il est en quête de l'impossible, bientôt mort. Et je n'ai pas su le sauver. Finissons par le dernier espoir, Azphel ? Mais le combat entre le corbeau et moi-même n'est fait que de rage et de violence ? Comment évoquer le bonheur alors qu'il s'agit de toujours se retenir de ne pas l'étriper ?

- A vrai dire, ma baguette actuelle n'est plus vraiment accordée à mon caractère. Je l'ai acheté quand j'avais 11 ans, comme tout le monde, et depuis je ne l'ai pas changé. Comme on le dit souvent, ce sont les cordonniers les plus mal chaussés..


Il m'expliqua ensuite que cette baguette représentait son passé, et non son présent. Qu'était-il devenu, alors ? Qui était Anthony Adams, le vendeur de baguettes aux airs d'anges ? Qui se cachait derrière ce visage ? Qui était-il vraiment, au fond  de son être ? Pourrais-je percer les barrières de son esprit ?

« Tu as de la chance. A cause du corbeau, la mienne ne m'obéissait plus - ébène et poil de licorne noire. Même les repulso étaient faibles. »

C'était ça, le fond du problème. Je bois une nouvelle gorgée avant de poser mon verre, de me lever, de chercher dans un tiroir mon tabac, et ma boite métallique... ma boite magique... Je retournais m'asseoir, roulais. Le corbeau avait chamboulé mon existence, avait fait de moi quelqu'un de peu équilibré, de toujours debout sur un pied. Alterner entre force et faiblesse, haine et amour. Homme et bête. C'était un complexe mélange. Les deux formes se trouvaient être aussi malléable l'une que l'autre à mes yeux. Les deux étaient ma forme originale et cela avait fait balancer la nature. Je n'étais plus une humaine se transformant en corvidé mais une âme alternant entre deux enveloppes.

« Qui es-tu ? »

Un briquet, une flamme, fumée.
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Anthony Adams, Jeu 7 Juil 2016 - 13:41


Petit à petit, les langues se déliaient. Même Valentina commençait enfin à parler avec des phrases contenants des verbes, sujets et compléments. Une vraie phrase quoi. Et, la première phrase le perturba.

- Tu as de la chance. A cause du corbeau, la mienne ne m'obéissait plus - ébène et poil de licorne noire. Même les repulso étaient faibles.

Le "corbeau" ? De quoi parlait-elle ? Était-ce une image, quelqu'un qui avait chamboulé sa vie, un vrai animal pour qui elle s'était pris d'affection, ou... Son animagus ? Le jeune homme faillit demander ce qu'était ce "corbeau", mais il n'eut pas le temps, puisqu'elle le pris au dépourvu avec une autre question. Remettant sur le tapis la question qu'il avait savamment esquivé juste avant. Qui es-tu ? avait-elle demandé. Comment répondre à ça quand nous mêmes on ne connaissait pas la réponse ? Il était qui maintenant ? En l'espace de quelques mois, il avait perdu deux personnes qu'il aimait. Liv et Ailyne. Liv, il n'avait plus aucun espoir de la revoir. Lyne, elle... Elle reviendrait. Sans doute. Un jour. Mais tous ces événements l'avaient marqué. Tous ces événements avait forgé une carapace. Son boulot, lui, avait forgé un type calculateur, lisant presque dans les pensées des personnes du premier regard. Le Quidditch avait apporté son grain de sel on montrant son lui compétitif, en exacerbant sa rage de vaincre, en découvrant son lui combattant. Et enfin, plus que tout, du gars un peu discret, il était devenu un meneur. Gérant de sa boutique, capitaine de son équipe, Anthony n'était plus la personne au second plan. Il se mettait au premier plan, il adorait être au centre des attentions. Anthony Adams d'il y a 5 ans, n'était plus le Anthony Adams d'aujourd'hui. Responsabilité, maturité, combativité et vision de la société pessimiste... C'était lui maintenant. Mais était-ce vraiment lui, ou était-ce le lui d'aujourd'hui ? N'était-ce pas simplement ce qu'il était aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui, seules ces facettes de sa personnalité était exacerbée ? Il le saurait sans doute dans quelques années. Aujourd'hui, il n'avait aucune réponse. Il ne savait pas qu'il était réellement. Sa personnalité semblait simplement s'adapter à ce qu'on lui demandait. Il était ce qu'on lui demandait, ce qui lui plaisait. Il était tout le monde et personne à la fois. Au premier plan peut-être, mais invisible, tel un caméléon se fondant dans le paysage.

- Pas facile comme question... commença-t-il. Chaque jour, je dois déceler les personnalités de chacun et j'y arrive sans mal. Mais quand il s'agit de moi.

Il s'arrêta. Que dire de plus ? Dire qu'il ne se connaissait pas ? Dire qu'il ne savait pas qui il était, alors qu'il pouvait facilement analyser une personne qu'il croisait dans la rue ? C'était ridicule. Il passait son temps à parler des autres, il n'aimait pas parler de lui. Il préférait éviter le sujet, mais cette fille le mettait au pied du mur. Pour la première fois de sa vie, on lui demandait de s'arrêter sur lui. Et... Il ne savait pas comment faire. Il avait pensé esquiver la question, mais elle était trop têtue pour se laisser avoir par un stratagème aussi gros. Anthony était obligé de répondre cette fois. Il ne pouvait pas esquiver la question aussi facilement.

- A vrai dire, ce que je fais a tout simplement forgé ma personnalité. J'ai un esprit de meneur, sans doute ça qui dominerait sur ma baguette actuelle...

Il n'avait pas envie d'en dire plus. C'était suffisant, pas besoin de s'étaler plus. Après tout, il n'était pas chez le psy. Anthony préféra renvoyer la question, pour ne pas parler de lui. Revenir à ce qu'il préférait. Parler des autres. C'était plus facile. C'était comme vivre par procuration, prendre un peu de leur expérience.

- Tu parles d'un corbeau ? C'est une métaphore, ou il y a vraiment un corbeau dans ta vie ?

Il n'avait rien vu de tel en rentrant dans l'appartement. Pas d'oiseau noir, rien qu'eux deux. Le jeune homme attendit donc patiemment la réponse, espérant qu'il était enfin sorti de toutes ces questions sur lui-même. Et toi, t'étais qui finalement ?
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Ven 12 Aoû 2016 - 14:24


____________________


La musique tourne, dans ma tête, dans mes bras, dans ma gorge, elle coule comme un vin fin Italien, aux bulles pétillantes et au parfum aphrodisiaque. Je suis chez moi, sur les côtes toscanes, et les vagues s'écrasent sur la falaise brune, et le vent souffle, et le loup est là, et je suis heureuse. J'aimerais être heureuse, vraiment, ne plus fermer les yeux devant la souffrance et l'accueillir comme une amie. Mais cette voix... ! J'ai beau ne plus lutter, dis moi qui accepterait ce mélange d'odeurs et de rancœur ? C'est un savant mélange de haine et d'impuissance, puisque l'un sans l'autre nous sommes incomplets. Je frotte mes bras, bois un peu, frôle la pointe de ma baguette d'if, savoure ce contact. Je sens déjà qu'elle sera idéale. Idéale et dangereuse, autant pour moi que pour le monde. Le monde. Je vais le fracasser de l'intérieur, le brûler, le détruire, le bastonner jusqu'à ce que l'eau de toutes les mers, de tous les océans, de tous les fleuves et même de toutes les flaques soit teintée de rouge, du rouge du sang de ces imposteurs. Je veux ta puissance.

- Tu parles d'un corbeau ? C'est une métaphore, ou il y a vraiment un corbeau dans ta vie ?

Je m'étrangle, siffle méchamment, me dispose comme un serpent, repliée, prête à fendre l'air et mordre.

- Qu'as-tu dis ? Qu'as-tu dis ?

La baguette siffle et le verre se brise, la bouteille tombe et se répand. Qui est-il pour nommer le corbeau ? Comment se doute-t-il de sa présence en moi ? Dois-je tenir ma promesse et le tuer, toute de suite, maintenant, et abandonner son corps sur le parquet pâle de ce salon ? il est dangereux. Savoir, connaître ce secret, ne pourrait le mener qu'à la mort. J'ai le couteau dans la vie, dans la peau, la vengeance et la douleur au bout de la baguette ? Que fait-il ici ? Que fait ce bout de viande aux portes du territoire d'un animal sauvage et machiavélique ? N'est-ce pas lui qui cherche la mort ? N'est-il pas ici pour se donner et assouvir mon besoin de crime, de châtiment ? J'ai les dents saillantes et blanches, prêtes à lui arracher la jugulaire.

C'est le combat. La part encore humaine de moi-même m'assure de le laisser partir, et l'autre, l'autre se tord de désir de le voir s'éteindre, que cette foutue lueur se brise. Il le cherche, elle souffle, c'est ce qu'il veut vraiment. Oh oui ? Rends lui ce service... Si c'est un service... Je lève ma baguette, pointée sur le visage du vendeur de baguette. Et puis je croise son regard.. oui... je me souviens...

- C'est une métaphore. Pars, s'il te plaît. Pars, Anthony, je ne veux pas te blesser. Je t'en prie.


Sans attendre, je saute du canapé et monte à l'étage. Ma salle de méditation s'y trouve, je défoulerais ma rage là-bas. J'ai encore faillis tuer un homme.

[fin du rp]

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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Mer 24 Aoû 2016 - 18:17


DP pour nouveau RP - [RP Privé avec William]

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C'est le crépuscule qui crache ses couleurs sur le ciel. Fin août, un an déjà que j'ai quitté Poudlard, le château et ses pierres rassurantes, que je me suis volontairement coupée de ce que j'assimilais le plus à un chez moi. Les mains blanches posées sur la balustrade de ferraille, je me rassure, me murmure que j'ai bien fait. Qu'aurais-je pu faire de plus pour ces jeunes calamiteux et sans talent ? N'aurais-je pas été un danger supplémentaire, puisque mes instincts me tordent le ventre et que les complots grouillent autour de moi ? Rester auprès d'eux, cela ne se serait-il pas apparenter à une tentative de meurtre ?

Une première étoile scintille, j'écrase le mégot de cigarette dans le cendrier plein. Londres subit les derniers assauts des travailleurs méticuleux. Les voitures ralentissent et le quartier résidentiel se fait désert. Les habitants sont chez eux, cloîtrés, ou bien en ville, à ronronner dans de petits restaurants huppés, pour se rassurer, se donner l'air fort et fier. Imbéciles. Je perds mon regard translucide dans les nuages pourpres de cette fin de soirée maussade. Il ne devrait pas tarder à arriver.

Les années passent, mais tout comme au théâtre, certains personnages ne peuvent s'empêcher d'occuper la tête d'affiche. C'est l'attention qu'ils veulent, même quand chacune des fibres de votre corps refuse de la lui accorder. Les manches de mon gilet recouvrent mes mains. J'ai à faire avec mon plus vieil ami, mon plus vieil adversaire. Il serait idiot que de me laisser à découvert. Je ferme les yeux un instant, une seconde me suffit pour parfaire le désordre incompréhensible de mon esprit. La plupart des Occlumens fonctionnent par une série de tiroirs bien rangés, je me débrouille de la manière inverse. Plonger dans les nimbes de mon mental, c'est devenir fou.

Je surveille le carrefour de mon balcon. Je ne verrais sans doute pas le serpent arriver, mais au moins, je me prépare mentalement à sa visite. Et puis que sais-je de notre relation ? Sommes nous toujours dans ce lien courtois de fausse amitié, ou les scrupules ont-ils réussit à faire revenir une véritable confiance ? Peu importe. D'ici quelques minutes, la porte s'ouvrira sur un regard émeraude scrutateur, et je devrais être prudente.

Cet homme est dangereux.

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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : William West, Lun 19 Sep 2016 - 16:53


LA de Valentina accordé

Le calme régnait dernièrement, les mages noirs se montraient plutôt calme, laissant la SISM se reposer sur ses lauriers et le monde magique souffler un peu. C'était reposant et ennuyeux à la fois. Jamais auparavant William n'avait eut autant l'impression d'être inutile. Sentiment encore exacerbé par la dernière visite des aurors, visite qui avait au moins eut le mérite d'être amusante, contrairement aux visiteurs eux-même qui s'étaient révélés d'un ennui et surtout d'une idiotie considérable. Dire que ces personnes étaient chargé de représenter l'élite du monde magique, voilà qui était déprimant.
Il fallait que les choses changent.

La nuit tombait lentement et tandis que le jour déclinait, le ciel se parsemant de diverses teintes rougeoyantes, l'on pouvait peu à peu distinguer les étoiles, éclosant dans les ténèbres tels des fleurs dans la lumière du matin. L'air était doux, bien que légèrement frais, et agréable, une pointe de vent s'infiltrant dans les vêtements des badauds parcourant les rues sans se soucier du monde les entourant, profitant simplement du calme de cette fin de mois d'août, moment de repos au milieu duquel les touristes estivaux repartaient sans pour autant que les locaux ne soient revenu de leur tourisme personnel.

C'est dans ce contexte que William frappa à la porte de Valentina.

Les deux se côtoyaient régulièrement désormais, travail oblige, et leur relation étaient devenu nettement plus vivable et agréable qu'elle n'avait put l'être par le passé. Aussi, lorsque la jeune femme vint ouvrir la porte à son invité, le sourire que ce dernier adressa à son hôte était parfaitement sincère. Le mur que lui adressa le regard de la jeune femme était également des plus explicite, son esprit n'était pas à sa portée, tout du moins pas sans livrer bataille auparavant. Le serpent retint l'air satisfait qu'il abordait parfois lorsque l'une de ses intuitions se confirmait, il aimait avoir raison mais le temps n'était pas encore venu de le montrer, cela aurait été parfaitement contre-productif.


" Bonjour Tina, sympa ton appart, tu me fais visiter ? "

L'italienne accepta, bien entendu, et commença aussitôt, tandis que William entra dans le vif du sujet.

" Tu voulais me voir pour une raison en particulier je suppose ? Une raison qui ne concernerait ni les membres de la SISM, ni personne qui aurait put avoir la possibilité de nous écouter dans un lieu public ? "
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Ven 23 Sep 2016 - 22:51


____________________



J'ai les dents qui claquent. Il fait froid. Je serre entre mes doigts le bout de mes manches, regarde un peu à droite, un peu à gauche, tourne en rond. Un fond sonore dans la tête, des notes dans la gorge, je fais un peu de rangement. Panique à bord. Cette habitation est mon refuge. Je fuis le loup, et lui ne sait pas que j'ai cet appartement. Je fuis la vie et ses loyaux sujets, de manière générale. Si le directeur de la société indépendante de sécurité magique, que dis-je, si mon ami vient ce soir, c'est pour cette urgence, pour tout ce qui ronge mon cerveau. Il trouvera une solution. C'est ce qu'il fait de mieux, agir.

On frappe à la porte. Le temps se bloque, je reste suspendue, immobile, dans une position grotesque, les yeux rivés sur la poignée. Puis je reprends mon souffle. L'entrée béante, et l'homme se distinguant du noir profond du couloir. Cheveux sombres, courts, yeux émeraudes palpitants, un sourire en coin comme d'ordinaire. Nul doute, c'est bien William. Mes lèvres se tirent, j'ai aussi le rictus satisfait. Au fond, notre relation étrange et vacillante m'est précieuse. J'ai vu disparaître trop de mes vieilles connaissances. Je m'écarte, ouvre la voie au serpent. De toute façon, pas de hall, mais mon salon lumineux tapissé de baies vitrées, meublé de canapés moelleux et de tapis et de bougies et de parfums entêtants. Mon nid, mon sanctuaire.

J'accepte pour la visite, triturant mes mains, mes poignets, désignant l'escalier. Oui alors là, c'est ma chambre et une salle de méditation, pas la peine de monter je crois. Je tourne un peu, montre une porte. Salle de bain. Pas de baies vitrées dedans. Rire étouffé, présentation de la cuisine, puis retour au salon. Pendant ce temps, William badine.

" Tu voulais me voir pour une raison en particulier je suppose ? Une raison qui ne concernerait ni les membres de la SISM, ni personne qui aurait put avoir la possibilité de nous écouter dans un lieu public ? "

" Ouais. Au salon, s'il te plait. Tu veux boire un truc ? Instant de réflexion. Toujours adepte du chocolat chaud ? Hésitation, les pensées fusent. Peut-être pas par cette saison remarque..."

Je m'installe sur le canapé, désigne le fauteuil en face à mon ami. Je me tortille un peu. C'est après tout un sujet assez délicat. Les mots sont plutôt flous, confus, et je ne sais ni comment aborder la question, ni comment l'exprimer dans son intégralité. C'est un retour sur le passé difficile que nous évitons tous les deux, mais surtout une promesse d'avenir que je regrette un peu. Et pourtant non. Si au moins j'avais moi-même déterminé la nature de ma réaction face à ce trouble...

Alors, faute de mots, j'agis. Inspirant profondément, je relève ma manche, dévoilant mon avant-bras gauche. Elle me saute aux yeux. Elle m'agresse. Trace définitive, symbole d'une promesse terrible aux conséquences brûlantes. Je plonge finalement mes yeux bleus dans ceux de West, bien plus agréables que cette marque.

" Comme tu peux le constater, j'ai fais un serment. Une pause, un soupir. Un serment Inviolable. Avec Azphel. "



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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : William West, Lun 26 Sep 2016 - 17:05


La visite est courte, tout en sobriété, l'intimité de cette demeure n'est dévoilée qu'avec pudeur et parcimonie, juste assez pour la connaître sans avoir une véritable idée de sa profondeur, des détails qui la caractérise. Valentina proposa à William de boire quelque chose, ce que le jeune homme accepta avec plaisir, souriant face à la mention d'un simple chocolat chaud. Il était inutile de préciser que la jeune femme le connaissait plutôt bien.

" En effet, quelque chose de frais plutôt. Un thé glacé si tu as ou un soda, peu importe. "

Une fois servi, tout deux s’assirent dans le salon de l'italienne, elle sur le canapé, lui sur le fauteuil précédemment désigné par la maîtresse des lieux. Quelque chose la troublait visiblement, nul besoin d'user de legilimancie pour s'en apercevoir. A n'en pas douter, il s'agissait là de la raison l'ayant poussé à inviter West, le tout était de savoir de quoi ce trouble était constitué et pour l'heure, William n'en avait pas encore la moindre petite idée.

Alors, faute de mots à mettre sur ce qu'elle avait sur le cœur, les actes prirent place et se firent bien plus brutaux que le serpent n'aurait pu le prévoir. La jeune femme releva sa manche gauche, un geste presque anodin mais qui sembla désagréablement familier au mage noir qui fronça légèrement les sourcils. La révélation se fit alors, limpide, implacable et presque oppressante. Un poids immense s'abattit sur les épaules du directeur de la SISM tandis que ses yeux fixait le bras de son hôte, incapable de s'en détacher.

*Alors finalement, elle aussi... Et si elle me le montre, c'est qu'elle sait...*

Cela semblait presque logique après tout, certains avaient sans aucun doute parlé. Ce n'était pas une bonne chose, le genre de chose que l'on ne devait pas ébruiter, le genre de secret à conserver jusque dans la tombe. Qui donc pouvait bien être au courant à l'heure actuelle ? Puis elle prit et la lumière se fit dans l'esprit de William qui, trop occupé par l'évidence, n'avait pas remarqué le détail que Valentina souhaitait lui montrer.

*Elle pense que je ne peux pas... Alors elle ne sait pas ? Donc ils n'ont rien dit ? Bien...*

Le regard du serpent se dirigea finalement vers celui du corbeau, son sourire avait disparu, il ne savait que penser. Pour une fois, le jeune homme était tout aussi perdu que son amie. Que voulait-elle de lui ? Des conseils ? Elle savait tout aussi bien que lui qu'il était trop tard pour revenir en arrière. Enfin, il existait bien une solution mais il était fort probable que ni elle ni Azphel ne souhaite l'envisager.


" Un serment inviolable... Je ne t'aurais pas cru capable d'une telle idiotie Tina... Enfin, ce qui est fait est fait...Tu peux tout me dire si tu veux mais je ne te demanderais pas les termes de ce serment, cela ne regarde que toi, Azphel et... Qui a bien pu être votre enchaîneur ? T'es pas obligée de répondre bien sûr... "

William se leva et se mit à faire les cent pas, tournant régulièrement le dos à la jeune femme durant sa démarche. Cela lui permettait de mieux réfléchir tout en évitant un contact visuel direct afin de pouvoir se concentrer et ainsi relâcher très légèrement sa garde.

" Tu sais comme moi que l'on ne peut briser un serment inviolable, c'est de la magie noire extrêmement puissante, plus encore qu'un fidelitas puisque le gardien du secret ne meurt pas s'il révèle le secret. Voilà qui serait pratique d'ailleurs... Bref, il y a probablement une méthode mais je ne te la conseillerais pas, sauf si toi et Azphel tenez à sacrifier vos bras gauche... Il faudrait user d'un sort de confinement sur chacun de vous pour enfermer le charme dans vos bras, puis trancher le tout pour s'en débarrasser définitivement. Et encore, ça n'est que de la théorie, je doute que quiconque ait jamais essayé... "

Le serpent ne réfléchissait pas uniquement à cela bien sûr, son esprit étant particulièrement concentré sur l'autre détail à côté duquel il ne pouvait être passé, pas lui. Le directeur de la SISM avait l'impression que son propre bras le démangeait depuis quelques instants maintenant. Son regard s'y attarda moins d'une demi-seconde, l'envie de relever la manche de sa chemise se faisant relativement pressante.

" Je n'aurais pas pensé en apprendre autant sur toi aujourd'hui Tina... "

Changement de sujet radical, la décision était prise. En lui révélant ce qu'il avait découvert, il en révélait tout autant sur lui-même. La confiance était donc de mise et par conséquent ce qui allait avec, si un jour l'un d'eux tentait de trahir l'autre, cela se terminerait dans le sang.

" C'est une bonne chose que tu protège mieux ton esprit, même si désormais je ne saurais pas en avance si tu envisage de me tuer, ce qui risque d'être problématique à l'avenir. "

La déclaration fut accompagné du premier sourire lâché par le jeune homme depuis le début de cette conversation tandis qu'il s'asseyait à nouveau face à elle, posant sa main sur l'avant bras dénudée de Valentina, son index ne se posant pas directement sur la peau, survolant une zone que le regard du jeune homme ne lâchait plus. Après un instant, le serpent finit par s'en défaire, plongeant ses yeux d'émeraude dans ceux azurés de l'italienne.

" Je peux voir. "

William tendit alors lentement son propre bras gauche, encore masqué par la manche de sa chemise, en direction de la blonde, tout en posant son index sur son bras avec une lenteur calculé. A l'instant précis où le doigt toucha la peau, une intense brûlure se fit ressentir dans son propre bras et le jeune homme ne put retenir un léger rictus, pratiquement indétectable si l'on n'y faisait pas attention mais Valentina ne pourrait pas le manquer.

" Relève ma manche. "

Le ton était peut être un peu trop impérieux et pourrait être mal interprété mais Will avait confiance dans le fait que Tina aurait compris ses intentions depuis longtemps et ne prendrait pas les choses mal, au contraire.

*On est sur un pied d'égalité maintenant.*
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Ven 30 Sep 2016 - 22:08


____________________



Il y a un vide en moi. J'ai mal à la tête, j'ai mal au coeur. L'envie de fermer les yeux et de ne jamais avoir à les rouvrir. On dit qu'il vaut mieux vivre avec le poids des remords que celui des regrets. Alors, pourquoi tout mon être doutait-il de ce proverbe ? Je reste de marbre, contemple presque ébahie les traits serrés d'hésitation du serpent. Les mots étaient prés-mâchés, mes pensées, lésées. Je me sentais basculée d'un monde à l'autre, comme si la Valentina qui avait accomplit cet important rituel de magie n'était pas la même que celle qui se tenait devant William. Les choses étaient pourtant ce qu'elles étaient, c'était notre curiosité, notre désir insaisissable de perturber toutes les lois de la magie qui nous avaient poussés, le loup et moi, à nous unir sous pareil serment. Je marmonnais le nom de Léon pour répondre à la question de mon ami.

Une douleur violente se fit au creux de mon ventre. La théorie avancée par Will était fausse. L'ex professeur des potions ignorait peut-être la particularité de ce genre de magie. Elle ne se satisfaisait pas d'un avant bras. Lui seul portait les marques de l'inviolable, certes, mais le corps et l'âme étaient tout entiers voués au rite. Couper le bras ne ferait rien d'autre que me priver d'un membre utile. Je serais toujours enchaînée à l'être qu'était le loup. Je ne répliquais cependant pas, rien ne servais de perturber d'avantage nos esprits confus.

" Je n'aurais pas pensé en apprendre autant sur toi aujourd'hui Tina... "

Pourtant le sorcier ignorait encore tellement de choses, de secrets que j'avais envie de crier. Quitte à se livrer, à se rendre vulnérable, pourquoi ne pas le faire vraiment ? Évoquer la voix pernicieuse tantôt tapie tantôt loquace, qui rongeait mes pensées aussi bien que ma raison ? Le temple obscur découvert au coeur de mes pensées, ce que la méditation nommait Eden ? Des pulsions de violences, de craintes et de terreur qui me rongeaient ? De la magie découverte, des secrets de famille, de cette foutue maison où mon ennemi subsistait, enfermé dans l'une de mes caves ? De mes erreurs, de mes névroses ? J'ai fait des choses que je regrette suffisamment, suffisamment pour y penser tout le temps.

" C'est une bonne chose que tu protège mieux ton esprit, même si désormais je ne saurais pas en avance si tu envisage de me tuer, ce qui risque d'être problématique à l'avenir. "

J'eu un léger rire, presque étranglé. Gardons le silence. Je le vis se laisser aller dans le fauteuil, avec cet air de prince dérangé, ce déraillement du sourire. Bien. Qu'allais-je apprendre à mon tour ? Lorsque l'on connait quelqu'un autant que William et moi nous étions apprivoisés - si tant est que cela était possible avec deux âmes imprévisibles comme les nôtres - l'on devine d'un regard les mots cachés dans les traits fermés. Mon secret était porteur d'un autre, l'un de siens, peut-être plus terrible, plus sombre.

Et du bout des lèvres, les mots me firent trembler de la tête au pieds. Je vois. Je n'étais donc pas folle. Un instant les yeux fermés, les fantômes du passé, d'une nuit italienne marquée du sceau de Junie, de tous ses mensonges, ses cachotteries, de tout ce qu'il me cachait. Des morsures dans les bras, dans le cou, dans le ventre. La SISM, ce combat et ce rictus figé. Je me prends une vague dans la figure, comme une eau glaciale jetée par un chaud été. Souffle coupé entrecoupé de ses mots. " Relève ma manche. " et mon esprit qui rugit, c'était donc ça.

Les doigts hésitant, remontant le pan de tissu, les doigts qui glisse sur la peau, et puis sur le secret et le silence forcé, et la brûlure à gauche, des picotements terrible. J'ai mon regard dans le sien, parce que je le savais au fond, depuis une éternité, mais que cette soirée n'était faite que d'émotions et de révélations. Je papillonne un instant, plonge mon regard couleur de verre dans le sien, étincelant mais un peu mort au fond. Comme quelqu'un qui vient de découvrir un secret dangereux et partagé. Lié par bien plus que l'amitié.

Je tends ma main, mon verre s'y glisse. Soda pour lui, jus de fruit pour moi. Froid, acide, de quoi réveiller mes sens. Je me recule lentement, le regard encore fixé sur l'ombre tenace.

- Je crois qu'au fond, je savais. je hoche la tête. On a toujours été un peu pareils.

Puis je reprends vie, je me ranime. Un feu qui terrasse au fond de moi.

- Premièrement Will. Je suis Occlumens depuis trois ans. Je n'avais simplement jamais eu besoin de l'utiliser avec toi. Maintenant, je n'en aurais plus jamais vraiment besoin... que pourrait-il y avoir de plus que ça ? C'est comme ça. Je suis liée de toute part mais malgré ma peur pour l'un et ma colère pour l'autre,je vais devoir composer avec ça. C'est l'une de mes qualités, figure toi. La capacité d'adaptation.

La norvège, l'italie, les envies inassouvies et les rêves éclatés sur le bitume. Ouais, je sais faire avec les contraintes, les retours de flammes, les au revoirs et les mensonges.

- J'ai des souvenirs, des trucs sales, des secrets malsains. je pointe ma tête d'un geste. Ici c'est encore pire, contradictions perpétuelles pour le loup. je désigne mon coeur. Mais là crois-moi, j'ai bien plus de ressources qu'il n'y parait. je montre mes mains, mon verre disparaissant d'un simple geste des doigts.

Une larme coula sur ma joue, forcée, comme poussée par tout ce qui était brisé en moi, ou peut-être, les quelques fêlures qui ne l'étaient pas encore.

-J'ai peur crois-moi, je suis terrifiée. Pas par ce que tu crois. Plutôt par l'avenir et le passé. Je suis déconnectée, ailleurs. Et oui, cela m'effraie. Mais il va bien falloir que je trouve des solutions. C'est ma dernière chance si je ne veux pas avoir à l'anéantir. Il faut que tu m'aides à trouver.  

Le rassurer était inutile. Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus envie de le tuer lui. J'étais même prête à le soutenir dans tous ses projets un peu fou. J'étais d'ailleurs son agent, officiellement. Il parait que c'était ça, la définition de l'amitié.
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : William West, Mar 11 Oct 2016 - 16:28


Le poids sur les épaules de William s’allégeait peu à peu. Il semblait que finalement pouvoir parler de tout ceci à quelqu’un lui faisait du bien, surtout après le fiasco qui avait suivi le fait que Kyara découvre son secret. Son cœur se serra légèrement à cette pensée, se remémorer ce qu’elle lui avait demandé ne lui plaisait pas, ce souvenir étant sans nul doute le plus désagréable qu’il possédait.

- Premièrement Will. Je suis Occlumens depuis trois ans. Je n'avais simplement jamais eu besoin de l'utiliser avec toi. Maintenant, je n'en aurais plus jamais vraiment besoin... C'est comme ça. Je suis liée de toute part mais malgré ma peur pour l'un et ma colère pour l'autre,je vais devoir composer avec ça. C'est l'une de mes qualités, figure toi. La capacité d'adaptation.

Will hocha la tête, gardant le silence pour le moment, la laissant continuer tout son saoul, après tout il lui devait bien cela. Le fait qu’elle soit Occlumens ne l’avait pas surpris en soit, c’était une évolution logique pour la jeune femme qui avait toujours tant eut à cacher au monde. Tout comme lui. Il était inconcevable pour des gens comme eux de laisser ainsi leur esprit exposé, ouvert à autrui. Non, ils aimaient contrôler, choisir à qui ils en laissaient l’accès ou non.

Le serpent haussa toutefois un sourcil face à la démonstration de manumagie. Il se rappelait de la première fois qu’il l’avait vu faire, l’italienne avait brisé une bouteille à l’époque. Visiblement, Valentina avait fait de sérieux progrès dans ce domaine. Voilà un talent qui pouvait s’avérer particulièrement utile, le genre de capacités que William adorerait posséder, contrôler. Peut-être pourrait-elle l’aiguiller dans la bonne direction ? Nul doute que le sorcier serait capable d’arriver seul au bout du chemin mais un raccourci ne serait pas de refus. Après tout, la patience n’avait jamais été son fort.

Quoi qu’il en soit, le serment avait ébranler la jeune femme plus que William ne l’aurait cru, au point que Valentina songeait même à "anéantir" Azphel, voilà des pensées bien sombres, même pour elle. Le jeune homme soupira et finit par répondre, à son tour de parler.


« Et dire que j’ai essayé de t’en éloigner en m’éloignant moi-même… Efficace n’est-ce pas ? Je suppose que ça ne fait pas longtemps ? Quelques semaines tout au plus je dirais ? Les choses ne peuvent pas avoir changées au point que ça fasse déjà plusieurs mois sans que je ne soit au courant… Enfin… Si, les choses ont changées bien sûr, et pas qu’un peu. Mais ça ne fait pas si longtemps que ça… Depuis le départ de 70 en fait. »

Nouvelle pause, Will cherchait ses mots, il était inutile de rentrer trop longuement dans les détails, il fallait être exhaustif mais surtout ne pas rater l’essentiel.

« Moi… Cela fait si longtemps… Vers la fin de ma 7ème année… J’étais tout le temps en colère contre tout et tout le monde, contre le monde lui-même. Ils ont su répondre à cette colère, l’attiser au lieu de l’apaiser. Et puis ils avaient le meilleur appât du monde… Ensuite, le temps à passer et il m’a appris à canaliser cette colère qui m’habitait, à contrôler mes émotions, l’occlumancie m’a bien aidé pour ça. Je m’en sert constamment, c’est devenu naturel à force… Et je ne te parle même pas de la legilimancie, j’adore ça… Je sais ce que ressent quelqu’un avant même qu’il ne l’ai compris, je sais dès que quelqu’un est en colère, joyeux, triste ou que sais-je encore. Personne ne peut faire semblant de m’apprécier, je flair les faux-cul à des kilomètres. Et les occlumens par la même occasion. Ce sont les seuls qui peuvent échapper à mon regard, c’est comme si leur présence était occulté, je vois un corps mais mon esprit ne ressent rien qui en émane. C’est… Particulier comme sensation mais on s’y habitue vite et au final… Ces personnes deviennent des phares au milieu de la foule. Bref, c’est pas le sujet. »

Le serpent ne se séparait pas de cette fâcheuse tendance qu’il avait à toujours digresser, le moindre sujet pouvait amener à un autre et suivre ce fil invisible revenait à perdre le rouge, pourtant tellement plus important.

« Donc je disais… Ha oui, tu as été une excellente prof mais j’en ai eut un tout aussi bon, voir même meilleur, dès l’instant où j’ai quitté les bancs de l’école. Faut dire, tu n’as pas été suffisamment longtemps ma prof pour m’apprendre beaucoup. Lui l’a été pendant des années. Je lui dois une bonne partie de ce que je suis capable de faire aujourd’hui. Il m’a dompté, Il a réussi à imposer le respect au petit con que j’étais à l’époque et tu es bien placé pour savoir que ce n’est pas une chose aisée, encore aujourd’hui. Il était le chef absolu de l’Ordre et les choses se portaient pour le mieux, rien ne pouvait nous arrêter. Personne n’en avait le pouvoir. Puis il est tombé… Mon monde s’est écroulé lorsque Clyde s’est fait arrêter.
J’avais fini par reprendre les rennes, mais je les ai finalement laissé à 70, j’avais un plan. Je devais prendre du recul et surtout reprendre le flambeau de la SISM, la société était présente mais n’était rien, juste un service de sécurité dédié à Gringotts et n’ayant pas la moindre importance. Non, il fallait changer ça. Je l’ai grandis mais c’est encore trop peu. Pendant que 70 dirigeait l’Ordre dans l’ombre, je devait représenter la lumière qui s’opposerait à eux, j’avais prévu de devenir le héros dont le monde avait besoin ! Mais 70 n’est plus au commande et les Mangemorts semblent ne plus avoir envie de moi comme héros… Ils m’ont clairement fait comprendre que je n’étais plus des leurs, que je n’étais plus qu’un simple partisan.
 »

Le mot avait clairement été dit avec mépris, William ne supportant pas d’être rangé dans une case si réductrice, n’y trouvant pas sa place.

« Je me retrouve dans un merdier sans nom… Le Ministère surveille les moindres de mes faits et gestes, les mangemorts ne me soutiennent plus, voire même pourraient devenir des ennemis si je fais quoi que ce soit qui ne leur plaît pas… L’Ordre a changé… Par le passé j’aurais pu mourir pour eux, me sacrifier sans la moindre hésitation… Maintenant je regarde sans cesse dans mon dos en craignant une traîtrise. Mais je ne tomberait pas… Oh que non. J’ai encore suffisamment confiance en 67 pour ne pas me trahir, il est suffisamment intelligent pour savoir que ça serait la pire décision qu’il pourrait prendre. Les autres par contre… Ceux que je connais ne m’inspirent aucune confiance, ceux que je ne connais pas ne peuvent donc pas m’en inspirer… Je pense qu’il n’y a que toi sur qui je puisse compter. D’ailleurs, j’aurais un service à te demander, je rêve d’apprendre la manumagie donc si tu pouvais me filer un coup de main… »

Le serpent marqua une nouvelle pause, il était temps de passer à un autre sujet, il avait bien assez parlé de lui pour l’instant. Inutile de totalement monopoliser la conversation.

« Tu n’as pas songé que peut-être Azphel pouvait être le bon pour toi ? Je veux dire… Maintenant que vous avez fait ça, il vaudrait mieux y songer encore plus sérieusement. Vous êtes liés, à la vie à la mort comme on dit. Autant essayer de prendre les choses du bon côté non ? Je ne le connais pas beaucoup c’est vrai mais… Il m’inspire déjà plus confiance que nombre de mes anciens frères. D’ailleurs, je me suis toujours demandé, c’est comment avec un lycan ? Il laisse ressortir la bête lorsque vous êtes au lit ? »

William avait prononcé la dernière phrase en riant à moitié, son sourire réapparaissant finalement.
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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : Valentina Boccini, Dim 23 Oct 2016 - 21:54


____________________


Après tout, qu'est-ce qui pourrait séparer nos deux âmes sombres, à présent ? Depuis des années, William et moi étions faits de la même étoffe, de la même pierre. Si nos chemins avaient différés de bien des manières, s'il avait choisis de se propulser face aux feux sanglants des projecteurs, j'étais restée plus discrète. Nous avions tous deux tenté de parfaire nos possibilités magiques. il était un puissant legilimens, mon animagie était irréprochable. Vraiment, qui pourrait nous arrêter ? Rien ne pouvait me faire souffrir plus que ce que j'avais vécu désormais, et le serpent était un homme solide. Le monde pourrait-il résister à nos envies de le changer, de le modeler ? J'avais choisis une frappe collective qu'il avait finit par quitter. Acculé, il était sur la défensive. Mais dans ce lieu que seuls ceux à qui je délivrais l'adresse pouvaient espérer découvrir, nous étions tous deux en sécurité. Et ce sentiment nous poussait aux confessions.

Il y a quelque chose ce soir qui me rappelle nos jeunes années. Des souvenirs qui s'emmêlent quand il entame son histoire. j'ai l'impression de reprendre un film en route et l'image du sourire de William à ses dix-sept ans s'impose dans mon esprit. L'âge qu'il avait à notre première rencontre. Jeune élève talentueux mais impétueux, j'étais alors sa professeur de défense contre les forces du mal, tout juste échappée des contrées italiennes avec un peu trop de sang sur les mains. Tandis qu'il fondait sa colère dans la cause que je protégeais aujourd'hui, je me repliais sur la magie et ses subtilités, ainsi que sur ma reconstruction. Comment deux êtres en plein élan ne pouvaient-ils pas se rencontrer ? C'était bref, ce fût douloureux et délicat à dépasser. On a appelé ça le premier amour.

Que de temps passé, que d'années écoulées ! Et si les lettres empoisonnées étaient encore gravées sur mon avant bras, ma relation avec le serpent était totalement différente. Début d'amitié sincère, relation patron-employée, protection involontaire et un trop plein de colère dirigé vers les mêmes ambassadeurs. Que faire ? Lutter ? Haïr ? On a finalement choisi la tolérance. Partager ma vie avec Azphel a été la seule chose me permettant d'intégrer convenablement West dans mon quotidien. Et si le loup relevait à la fois de la proie et du carnivore, il m'a permit une évolution, étrangler ma propre galaxie et reprendre le dessus sur des émotions incertaines et trop violentes pour mon corps fragile.

« Je me retrouve dans un merdier sans nom… Le Ministère surveille les moindres de mes faits et gestes, les mangemorts ne me soutiennent plus, voire même pourraient devenir des ennemis si je fais quoi que ce soit qui ne leur plaît pas… Je pense qu’il n’y a que toi sur qui je puisse compter. D’ailleurs, j’aurais un service à te demander, je rêve d’apprendre la manumagie donc si tu pouvais me filer un coup de main… »

J'ai un geste de la main. Bien sur que oui. C'est la suite de son récit que je veux; la continuité de son raisonnement. Délicat défaut, la curiosité, qui me pousse à mettre parfois mon nez là où je ferais mieux de l'en garder. Tant pis pour moi. Ce soir était particulier. Finalement, j'aurais préféré ne jamais entendre ce que Will avait encore à me dire...

« Tu n’as pas songé que peut-être Azphel pouvait être le bon pour toi ?... »

L'image qu'essayait de me montrer Will se tissa petit-à-petit. Le loup, grand, protecteur, sombre et torturé, puis ma silhouette, le corbeau, comme je nous avais vu cette première nuit dans le miroir de l'ascenseur. C'était un précieux instant que je gardais pour moi. Mais comment expliquer au serpent que j'aimais de tout mon coeur Azphel ? Que seule une partie de moi, cette foutue voix désolante qui marmonnait des obscénités, le haïssait violemment ? Que j'étais partagée entre élans d'amour et pulsions sanguines qui le mettait en danger ? Je n'avais pas revu le beau loup-garou depuis ce serment. J'étais faite prisonnière.

Les sentiments sont toujours des choses complexes. Malgré les années et la trentaine approchant, je gérait encore mal les émotions trop intenses, et dérivais aisément entre bonheur fou et tristesse suicidaire. Comme un enfant, je ne faisais qu'aspirer et acceuillir des ressentis que je ne saisissais que très mal. C'était le tout dernier brin d'innocence et de pureté qui me restais, la seule chose que je ne tentais pas de contrôler sur ma vie.

- William, après toutes ces années, tu me connais bien. Je ne suis pas faite pour combler quelqu'un. Je suis instable et égoïste. Je suis incapable d'aimer comme avant. Je suis extrêmement attachée à Azphel, c'est un homme incroyable et au fond, je sais que je pourrais être heureuse avec lui. Ou du moins frôler ce qui se rapproche du bonheur... mais... mais une part de moi refuse ça. Une part de moi le hait pour les faiblesses que je peux avoir quand je suis avec lui.

Je pousse un grand soupir, me laisse aller dans le canapé. C'est d'un bon verre de whisky dont j'ai envie.

- Je suppose que je vais m'habituer à l'idée que je suis avec lui pour l'éternité, à la longue... Et puis au lit, oui, c'est bestial. Très. Schiavo choisit ce moment pour arriver avec quelques cookies qu'il dépose sur la table de la salle à manger. Il regarde Will avec une haine féroce. Il est rancunier. Je veux bien t'aider pour la manumagie, mais je te préviens... c'est douloureux. Tu es bon en sortilèges informulés, dis-moi ?

Changeons de conversation, Will s'il-te-plaît. Je ne supporte pas la complexité de toute cette situation.

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Re: [Habitation] The Raven's Sanctuary

Message par : William West, Mar 15 Nov 2016 - 18:43


Son monologue terminé, William s'était tu, écoutant en silence la réponse de Valentina. La jeune femme ne vivait effectivement pas cette relation de la meilleure manière qui soit mais Will ne pouvait guère faire plus pour elle à ce sujet qu'il n'en avait déjà fait actuellement. C'était à elle de gérer sa relation avec Azphel et si le jeune homme avait pu donner quelques conseils, il devrait se contenter de cela.
Elle poussa un grand soupir avant de passer à autre chose, finissant par répondre à sa question en affirmant que c'était effectivement bestial, détail qui laissa un large sourire sur le visage du mage, ce genre de détail graveleux l'amusant toujours.

L'italienne souhaitait visiblement changer de sujet, aussi Will décida de ne plus revenir dessus et se concentra sur la suite. Ainsi l'apprentissage de la manumagie était douloureux ? Que pouvait-elle bien signifier par là ? La question qui suivit l'amusa particulièrement, si lui était bon en sorts informulés ? Était-il réellement nécessaire pour lui de répondre à cela ? Le serpent haussa un léger sourcil, montrant son amusement tout en se fendant d'un demi-sourire et fit venir son verre à lui d'un simple mouvement de sa baguette, ses lèvres restant bien entendu parfaitement close.


" Si je suis bon ? Ma belle, tu sais bien que je suis le meilleur... Hmm... Dans ma tête ça ne sonnait pas aussi... Enfin, pour une fois il n'y avait aucun sous-entendu. "

Buvant une nouvelle gorgée, William en profita pour poser sa baguette sur la table puis, une fois celui-ci terminé, posa le verre juste à côté de celle-ci.

" Si je dois apprendre la manumagie, je suppose que je n'aurais pas besoin de ça... "

Après une courte hésitation, le sorcier plongea sa main dans sa veste et en extirpa une seconde baguette qu'il posa juste à côté d'Ebony.

" Ni de ça non plus d'ailleurs... Je te fais une sacrée fleur là, cette 2ème baguette c'est l'as que je garde dans ma manche, presque personne ne sait que j'ai toujours 2 baguettes sur moi. "

Will se redressa légèrement, son regard toujours plongé dans celui de Tina. Il était parfaitement confiant, croyant en ses capacités. Il réussirait. Cela prendrait sûrement un peu de temps, comme tout apprentissage d'une nouvelle forme de magie ou même d'un nouveau sort mais il réussirait, William réussissait toujours. De plus, en y réfléchissant bien, occlumancie et legilimancie étaient également des formes de magie sans baguette, donc l'on pouvait considérer que le jeune homme avait déjà un peu d'expérience dans le domaine.

" Une petite question avant qu'on commence, en quoi est-ce que c'est douloureux ? "
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