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Sur les rives de Grande-Bretagne
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Rachel Ester Pasca
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 21 Aoû - 18:43


Rachel eu une petite moue boudeuse quand Kohane sortie sa baguette, mais un petit sourire le remplaça vite, puisqu’elle promettait de ne plus l’utiliser. N’empêche si elle avait su, Rachel aurait choisi de monter la tente. Deux minutes, top chrono et ça aurait été fait, alors que le coupe vent lui donnait du fil à retordre, mais elle avait commencé façon moldu alors elle finirait de cette manière. Peu importe qu’il tombait pour deux deuxième fois. Question de fierté ! D’autant qu’elle n’était généralement pas peut fière de pouvoir affirmer qu’elle s’en sortait sans magie contrairement à beaucoup de sorcier. Rachel aimait le fait d’être capable de se débrouiller. D’autant que finalement elle ne s’en sortait pas trop mal avec sa bâche aux couleurs de son école. Il protégeait tout de même un peu et Rachel savait qu’il serait plus qu’utile au moment d’utiliser le réchaud.

- Tu as choisi un super coin. C'est tellement beau et calme ici. On dirait que rien ne pourrait arriver. Tout est loin, tu ne trouves pas ? J'ai l'impression que tout ce qu'on a vécu n'était en fait qu'un très long cauchemar et qu'ici, c'est la réalité.

Rachel tourna la tête vers son amie, les sourcils froncés. C’était vrai ce qu’elle disait et ça faisait du bien de l’entendre comme sa devait faire du bien de le dire, mais à cet instant ça ne faisait que rappeler à la moldue ce que toutes les deux avaient perdu récemment. Le dire à voix haute ne faisait que le confirmer, le rendre plus réelle et plus… présent ? Ou bien est-ce elle qui c’était déjà trop mentis à elle-même ? Elle qui avait trop pris l’habitude de fermer les yeux ?

- Alors qu'en fait, c'est le contraire. Eux sont une très longue réalité. Et ici, ce n'est qu'un fugace et éphémère agréable rêve.

- J’suis pas d’accord, lança doucement Rachel avec un petit sourire. C’est tout aussi réel. Toi et moi c’est la réalité. On a juste besoin d’apprendre à vivre autrement.


Vivre avec ce que l’on a et ce que la vie nous donne. Parce qu’elles étaient encore jeune et qu’elles avaient encore tout à apprendre, même la souffrance. Parce que ça n’allait certainement s’arrêter là. Alors depuis quelques jours Rachel avait laissé la fleur mourir pour laisser le serpent sortir, il était temps de passer à l’offensive. Il était grand temps de reprendre les choses en mains. Mais pas en s’apitoyant. Pas en pleurant notre vie passer comme elle l’avait déjà trop fait.

- Tu sais quoi, au camping il y a deux règles. La première c’est de toujours avoir la classe.

Preuve à l’appuie Rachel désigna non sans lâcher un rire moqueur sa propre tenue : un short blanc, un débardeur bleu clair à rayures horizontales « I ♥ Boy » dont le cœur était brisé suite au passage d’une flèche, son gilet blanc et rouge couvert de trous (des trous fait exprès), son headband rouge mit de traviole, ses sandale rouge, rose et violette qu’elle avait mit par-dessus une paire de chaussette jaune en pilou-pilou. La classe je vous dis !

- La deuxième c’est qu’il faut tout le temps sourire ! Je ne déconne pas, tu vas dans un camping moldu t’as l’impression d’aller sur une autre planète tellement que les gens sont serviables. Bref ! On va donc faire un truc toi et moi si tu veux bien.

Rachel se pencha pour récupérer son téléphone et voir l’heure. C’était presque étrange de le sortir devant une sorcière sans avoir peur, mais c’était Kohane après tout.

- Il est… 14h42. Je nous laisse jusqu’à… 15h30 pour nous dire tout ce qui ne va pas dans notre vie. Tout ce qu’on voudrait oublier et en profiter pour lancer une pierre derrière nous à chaque fois.

Technique moldu. Parait que ça aide, alors pourquoi pas ?

- Dès 15h30 on oublie tout et on passe à autre chose le temps de notre séjour ici. D’accord ?

Rachel n’avait pas envie d’être défaitiste, étrangement. Elle avait cependant bien conscience qu’en gardant tout ni elle ni Kohane allait réussir à passer à autre chose. Ainsi la serpentard pourrait surtout parler de sa famille sans que cela traine en longueur et sans que cela vienne empiéter sur leurs vacances. De toute manière elle était douée pour enterrer les choses et les oublier, passer outre et faire comme si de rien n’était.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 28 Aoû - 20:22


Rêve.
Ou réalité.
La voix douce de Rachel assure que la question n'a pas lieu d'être posée. Parce qu'ici, c'est tout aussi vrai qu'en dehors. La beauté du lieu, sa tranquillité, son atmosphère chargée de paix... tout ça... tout ça, c'est réel.
Pas juste un rêve éphémère, image fugace et inconsistante.
On peut toucher. L'herbe. La pierre. Mettre les pieds dans l'eau.
On se rendrait compte que tout est matérialité.
Et que rêve, ou réalité... la question ne se pose pas.
Il n'y a pas de rêve.
Il n'y en a plus.
Alors il faut savoir affronter ce qui est difficile et savourer les moments de bonheur. Les attraper des deux mains, les respirer, sentir leur odeur. Il faut les saisir, les porter à sa bouche, mâcher lentement, profiter de chaque coup de dent sur ce petit nuage de sourire. Déglutir, laisser passer. Dans la gorge. L'oesophage. Et profiter.

Apprendre à vivre comme ça. Vivre autrement, comme le dit si justement Rachel.
Parce que ce qui a été fait est irrémédiable. On ne peut plus faire machine arrière.
Alors on compose avec. Avec ce que l'on a. Ce qu'on peut faire.
On agit au mieux. On déploie le maximum.
On vit tout simplement. Que demander de plus ?

- Tu sais quoi, au camping il y a deux règles. La première c’est de toujours avoir la classe.
Avec un sourire amusé, je la vois me montrer ses propres vêtements. La classe ? Hum... elle ne m'avait pas dit que c'était la règle numéro 1 dans sa lettre. Sinon, j'aurais mis autre chose que mon short tout simple noir et mon débardeur violet foncé.
Je la regarde, de haut en bas.
La classe...
Toutes ces couleurs à l'image de son coupe-vent. Ce n'est plus une vert-et-argent. Mais une multicolore. Ouais... on devrais faire une cinquième maison. Celle des multicolores. Celle de ceux qui refusent de se ranger bien droits, couleurs unies pour des vêtements sobres. Ceux-ci seraient extravagants, extravertis.
-La classe, ouais, je murmure, amusée.

- La deuxième c’est qu’il faut tout le temps sourire !
Là, mon sourcil se lève.
Belle règle, mais dure à mettre en pratique dans certains moments.
Je repense à la fois où j'ai forcé Rachel à relever la tête. Cette fois, dans le parc du château, quand je l'ai croisée, apeurée, énervée, à bout.
Aujourd'hui, c'est elle qui met son indexe sous mon menton pour m'obliger à lever le regard vers elle : lève la tête, petite princesse, ta couronne est en train de tomber.
Aujourd'hui, c'est elle qui me dit qu'on ne doit pas se laisser abattre.
Baume au coeur.
De l'avoir.
A me côtés.
Les mots justes toujours collés au fond de la gorge. Au fond du coeur. Qu'elle sait faire ressortir pour encore plus de justesse.

Je la vois soudainement se pencher et sortir... un téléphone, qu'on appelle ça. Ouais, je connais un peu. Ma cousine est à fond dans la technologie Moldue. Pour ma part, je trouve que, quand même, une jolie lettre apportée par hibou, c'est plus classe. Mais qu'importe...
- Il est… 14h42. Je nous laisse jusqu’à… 15h30 pour nous dire tout ce qui ne va pas dans notre vie. Tout ce qu’on voudrait oublier et en profiter pour lancer une pierre derrière nous à chaque fois.
Air surpris.
C'est quoi, ça ? Une technique pour exorciser tous nos démons et nos peurs ? Et...euh... ça marche vraiment ?
- Dès 15h30 on oublie tout et on passe à autre chose le temps de notre séjour ici. D’accord ?

Je reste muette quelques secondes. C'est la première fois qu'on me propose ça. Et je ne sais même pas si ça marche vraiment...
Mais bon... que perd-on à essayer, de toutes les façons ? C'est une manière comme une autre de passer à autre chose.
-C'est entendu, je réponds en hochant la tête.

Silence. Au loin, j'entends le bruit du ressac. C'est apaisant.
Ca calme les palpitations et les sueurs froides.
C'est tranquille.
Parfait endroit pour tout évacuer. Puis sauter le fossé. Atterrir de l'autre côté. Reprendre son chemin. Plus léger.

Je regarde Rachel. Pas de mouvement.
C'est à moi de commencer ?
Après tout, c'est moi qui me suis plainte en premier.

Des doigts, j'effleure quelques cailloux qui trainent dans l'herbe. Puis m'en saisis d'un.
Ok. La prise est ferme. Je le tiens.
-J'aimerais oublier les Mangemorts.
Premier caillou lancé.
-Oublier qu'ils existent et qu'ils nous pourrissent la vie. Qu'ils sont là, à rôder autour de nous tels des loups affamés. Qu'on ne peut rien contre les ombres. Qu'elles seront toujours là, quoi que nous fassions.
Soupir. Ca, c'était la première chose. Et maintenant que je suis lancée, pourquoi pas continuer ?
-J'aimerais oublier cette fille, à Pré-au-lard, complètement tarée qui s'en est prise à moi.
Deuxième caillou lancé. Et plaf, il retombe loin dans la nature.
-Oublier son poing douloureux et ses paroles insensées. Ma peur et ma rage du moment. Ma douleur. Oublier cette foutue nuit où j'ai cru que j'allais crever là, parce qu'il n'y avait personne, parce que West n'était plus là pour me sauver comme aux Trois Balais.
Ok. Ca fait deux. Et maintenant ?
-J'aimerais oublier cette fille que j'ai vue à Londres. On s'est battues et j'ai aimé la frapper.
Troisième caillou. Plaf.
-Oublier cette bagarre de rue et les doutes qui ont suivi. Doutes sur ma propre personne. Et mes réactions que je ne contrôle, finalement, pas toujours. Parce que ne pas se laisser faire veut dire aussi laisser la bête s'emparer de nous. Et ça me fait peur.
Je crois que j'ai fini... Ah non. Le dernier point.
La dernière douleur au coeur.
Douleur du coeur.
-J'aimerais oublier mon ex.
Quatrième caillou.
-Mais je ne veux pas en parler.
C'est trop proche, trop frais. Ca fait trop mal. Voir son copain assassiner quelqu'un... voilà quelque chose qui marque à jamais.

Je suis essoufflée.
J'ai trop parlé.
Quatre points. Que je veux effacer.
J'ai trop parlé.
A Rachel, maintenant.

-Et toi ?


Se libérer. De ce qu'on porte en soi. Sur soi.
Parler, exprimer. Pour déposer le fardeau.
Ca fait du bien.
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Rachel Ester Pasca
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 10 Sep - 19:40


Comme elle le lui a demandé, Kohane commence. Elle commence fort d’ailleurs, avec des mots forts de sens qui font échos aux propres souffrances de la serpentard. Finalement elle ne sait plus si c’est une bonne idée, mais comme on dit ce qui est fait est fait, alors autant aller de l’avant. Arracher le pansement d’un coup sec ! Scratch, aïe, terminé.

Le terme « mangemort » fait peur, mais cela n’avait rien d’étonnant. C’était fait pour après tout, c’était fait pour trembler, pour ne pas être oublié. En fait, rien que son évocation pouvait suffire à faire naître de la paranoïa chez Rachel. Kohane voyait juste. Les ombres étaient partout, alors pourquoi pas ici, avec elles ? Pourquoi se priveraient-elles d’attaquer avec que pour la première fois il n’y avait absolument personne pour venir en aide aux étudiantes ? Eh puis n’y avait-il pas déjà une par d’ombre en elle-même qui les suivaient partout ?

Deuxième caillou. Deuxième coup au cœur. D’abord parce que c’était Kohane et qu’elle ne supportait pas l’idée qu’on lui fasse du mal. Ensuite parce qu’elle avait à de nombreuses reprise connu ça aussi. A croire qu’elles avaient véritablement connu les mêmes épreuves. Et ça faisait mal, si mal. Trop mal. Rachel ferma alors les yeux en écoutant Kohane jeter deux autres pierres tout aussi lourdes de sens. Vraiment, c’était dépriment et ça faisait un bon moment maintenant qu’elle sentait ses yeux la piquer. Si longtemps, que même la grimace que la verte tenta pour retenir ses larmes ne marcha pas. Ses pleures restèrent cependant silencieux, comme le vent. C’était à elle.

Rachel ramassa donc elle aussi quelques cailloux posé là, une poignée pleine. Elle ne savait s’il y avait assez, elle ne savait pas s’il y avait trop. Pas où commencer ? Tout ça remontait à loin pour elle.

- J’aimerais oublier… les mangemorts bien-sûr.

Elle jette une pierre derrière elle. Oui derrière. Elle ne pourrait peut-être pas mettre autant de force dans son geste, mais au moins après ça tout cela serait peut-être enfin du passé. Puis elle continua, sans cesser de jeter une pierre à chaque fois.

- Oublier que je n’ai jamais été assez bien pour ma famille. Que j’ai toujours été un monstre… D’ailleurs je suis partie de chez moi la semaine dernière, je leur ai dis adieu pour de bon.

« Cette fois j’abandonne » pensa-t-elle. Le regard de la verte vînt trouver celui de son amie. Elle espérait que ça ne ferait pas de vague. Elle espérait ne pas avoir besoin d’en parler. Ou peut-être que si. Peut-être que c’était de ça dont elles avaient toutes les deux besoin : parler sans restriction. Que quelqu’un les forces à sortir de leur bulle de souffrance, les obliges à dire tout, absolument tout ce qui n’allait pas.

- Oublier la persécution dont j’ai été victime durant mes premières années à Poudlard. Oublier ce que je sais de Malicia et de Peverell, parce que maintenant je ne peux plus les regarder dans les yeux sans y penser. Je ne peux pas m’empêcher d’être compatissante et très franchement… J’en ai marre de connaître les malheurs des autres !

Là encore, Rachel reporta son regard vers la lionne à ses côtés. Peverell était pour Kohane, ce que Malicia était pour elle, alors évidement, elle voudrait en savoir plus.

- J’ai surpris une dispute entre eux dans la forêt… Miss Peverell a été élevé à coup d’endoloris et… elle a trois enfants qui ignorent que c’est elle leur mère. Et elle a jeté un sortilège d’oubliette au père pour qu’il ne sache rien…

« Et elles ont toutes les deux eu une histoires avec Leo. Homme avec qui toi-même tu as couché...Ah ! Et… Malicia s’est fait violée par des moldus puis s’est prostituée pour survivre et aujourd’hui elles se droguent toutes les deux sans oublier de vendre leur marchandise... peut-être même en vendent-elles aux élèves ? Nan... Si ?». Mais ça Rachel le garda pour elle, estimant que le reste était déjà bien assez lourd à porter. La verte ne le lui avait révélé le reste que parce que, dans le cas inverse, elle aurait aimé qu’on le lui dise, pour mieux aider sa mentor et amie. Rachel espérait avoir vu juste en pensant que Kohane serait comme elle sur ce coup.

- Mais surtout… Je regrette qu’on ait déjà tout ça à oublier alors qu’on n’est même pas encore sortie de l’école. Normalement c’est à 40 ans qu’on commence à regarder en arrière, pas avant. On devrait profiter de notre vie, pas avoir peur continuellement. On devrait… On ne devrait pas avoir cette conversation !


Tout ça n’était vraiment pas juste. Ni pour Kohane ni pour elle ni pour personne, alors la verte jeta d’un coup les cailloux qui lui restait. Elle tremblait, mais elle savait que ce n’était pas de froid, pourtant malgré la rage et les larmes qui continuaient de couler silencieusement, c’était un sourire qui venait d’apparaître sur le visage de la sorcière. Elle avait cette musique dans la tête depuis qu’elle avait commencé. Un chant d’espoir.

Rachel ne savait pas trop si ce qu’elles venaient de faire avait fonctionné, si réellement elles allaient se sentir plus légère et qu’elles allaient avancer plus facilement. La psychologie n’avait jamais été son fort. S’exprimer par le biais de geste ne l’avait que très rarement soulagé. La musique en revanche…

- Mais ça ira mieux un jour et tout ça n’aura plus d’importance. Ça nous aura rendues plus forte, ça nous aura rapprochées… On ira mieux.

Rachel posa son regard sur l’horizon, admirant l’eau qui scintillait au soleil, formant parfois d’étranges formes. Elle essuya alors ses larmes et se leva d’un coup. Bipolaire ou schizophrène à vous de voir. Sourire aux lèvres. Toujours la même musique dans la tête. « Tu ne sais pas encore, ce que je sais parqueur : beau malheur ».

- On va se baigner ?


Dernière édition par Rachel Pasca le Ven 7 Oct - 13:56, édité 1 fois
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Kohane W. Underlinden
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 5 Oct - 18:01




Une poignée de souvenirs.
De ces souvenirs qu'on aimerait oublier. Qu'on aimerait n'avoir jamais existé.
Parler pour se libérer ? Vraiment ?
Je n'sais pas.
Je me sens si lourde. Dans le coeur. L'âme. Ca brûle. Ca pèse.
Les larmes. Qui ne se déversent pas. Toujours bloquées dans la gorge. Toujours bloqués par un je-ne-sais-quoi. J'ai mal et je suis incapable de verser une larme. Alors que j'aimerais ! Je le sens ! Ca veut sortir, évacuer. Rien. Ne se passe.
Je regarde Rachel. La mine déconfite.
C'est à elle.

Parler.
Un temps pour le silence. Un autre pour la parole.
Elle enchaîne.
Premier. Caillou. Jeté. En arrière. Passé qu'on veut oublier. Effacer.
Ca part.
Premier jet.
Mangemorts.
C'est parti.
On oublie.

La deuxième flèche.
Famille.
Je...
ne...
savais...
pas...
Je reste coite face à cette révélation.
Rachel.
Je ne pensais pas que... jamais elle ne m'a donné l'impression d'être particulièrement en conflit avec les siens.
Je la regarde. Aimerais avancer une main vers elle.
T'en fais pas. Je suis là.
Son regard croise le mien. Je ne dis rien.
Comment parler, ensuite ?
Que dire ?
Le choc. Je ne savais pas.
Je
ne
savais
pas.
Et maintenant je sais.
Elle a besoin de quelqu'un. Un peu d'aide.
Je suis là.

Elle reprend. Et je pose doucement ma main sur son épaule.
On passe au reste.
Persécutions.
Tout ce que je n'ai pas vécu, moi.
Tout ce qu'elle a enduré, elle.
Malgré tout ça, elle tient. Toujours. Admirable.
Ma main, doucement, glisse de son épaule.
Ca coïncide avec la suite.
A laquelle je ne m'attendais pas.

Alhena.
Malicia.


Qu'est-ce qu'elles viennent faire là ?
Elle me parle de Lena. Une enfance pas des plus heureuses.
Elevée à coup d’endoloris.
Je ne savais pas que c'était à un tel point...
Mais je savais un peu...
Cette séance d'entraînement. Où, une fois de plus, j'ai tenté de percer ce mystère.
Elle m'a donné ce que je n'aurais jamais cru.
Une part d'elle.
Dans une fiole.
Des souvenirs. Qu'on veut bien partager. A contre coeur, peut-être. Mais qu'elle m'a tendus.

Je garde le silence.
Les enfants... quelque chose s'assemble en moi.
Ses neveux et nièces. Trois. M'a-t-elle.
Ce sont ses enfants ?

Rachel ne veut pas en dire plus.
Et je ne suis pas sûre de vouloir en savoir plus.
Pas venant de quelqu'un d'autre que Lena.
Sentiment de violer son intimité. Son secret. Ce qu'elle veut taire.
J'arbore un air pincé.
Soucieux.
Comment réagir, face à ces révélations ?

Le dernier caillou. Ou plutôt les derniers cailloux.
Une poignée. Toute entière.
Elle a raison. On n'aurait pas dû en arriver là. Dix-sept ans seulement. Même pas vraiment adultes. Encore élèves. Et déjà vieilles. Pourquoi ? Comment c'est arrivé, tout ça ? Où ça a commencé ? Quelle origine ?
On n'aurait pas dû vivre ça. Pas dû endurer ça. Et pourtant...
On vit.
On endure.
On essaie d'avancer.
C'est tout.
Y'a pas le choix. Plus le choix.
On doit vivre ainsi parce que c'est ainsi que la Vie s'est présentée.

Mon regard revient sur Rachel. Les larmes. Elles coulent. Muettes.
Larmes.
Elles glissent. Sur ses joues à elle.
Pas sur les miennes. Coincées. Etouffées.
Impossible. De les extraire. Alors qu'elle sont là. Au seuil. Prêtes à sortir.
Et soudain, au milieu de l'eau, le soleil.
Le sourire.
Qui apparaît, comme une lueur dans le noir. Phare dans la brume.
Rachel sourit. Un peu d'espoir.
Coeur gonflé de ce sentiment.
On va vivre. Tu verras.

- Mais ça ira mieux un jour et tout ça n’aura plus d’importance. Ça nous aura rendues plus forte, ça nous aura rapprochées… On ira mieux.

Moi aussi, mes lèvres s'étirent. Doucement.
Un autre sourire. Deuxième lueur.
Toujours ensemble. Contre le noir. Contre le froid. A battre des bras et des jambes pour éviter la noyade.
Je souris.
Tend mon corps faire Rachel.
Et, dans ce geste à la fois de réconfort et recherche d'affection, je l'étreins. Rapide. Fugace. La sentir. Près de moi. Et qu'elle sache que je suis là aussi.
Ces quelques jours seront beaux.
C'est décidé !
Ca sera merveilleux !
Adieu les monstres, les démons.
Faut rire. S'amuser. Tourbillonner dans des élans dans joie.
Se sentir vivre. Le coeur qui bat et les poumons qui se gonflent.
Plus question d'étouffer. D'avoir peur. Craintes sans cesse renouvelées.
Ces quelques jours seront inoubliables.

Les larmes sont essuyées d'un revers de manche.
Geste rapide.
Le sourire, toujours présent. Et une question :
- On va se baigner ?

Oublier.
Laisser passer.
Laisser s'envoler.
Les mauvaises pensées.

Se baigner.
Non pas se noyer.
Juste s'éloigner.
Des noires idées.

Ca marche.

Je me lève. Sourire.
On a parlé. Je ne sais pas trop encore ce que ça m'a fait.
En tout cas, heureuse d'avoir pu poser des mots sur tout ça. D'avoir pu envoyer ces mots à Rachel. D'avoir reçu les siens en échanges. Des mots. Et des maux.
Je retire rapidement mes vêtements. Le maillot de bain que je porte en dessous n'a pas été utilisé très souvent. La dernière fois, il me semble, c'était pour le cours de SACM. Lorsque nous sommes allés à la rencontre des êtres de l'eau. Rachel et Zoey en coéquipières.

-Ouais, on y va.

Sourire de toutes ses dents et dévaler la pente. Pieds nus. Vers l'eau. La mer.
Dévaler la pente, sentir le vent dans les cheveux.
Une impression de liberté.
C'est vide d'humains, ici. Juste Rachel et moi.
C'est vide et ça donne envie de crier. De joie. D'être seules. Avec seulement une nature clémente tout autour.
Pas de menace. Pas de masques de fer.
Rien.
Juste nous deux. Et le vent dans les cheveux.

Un pied dans l'eau.
J'étouffe un petit cri de surprise.
-Bon sang c'est super froid !
Je n'ose plus me précipiter. C'est gelé quoi ! Je ne peux pas y rentrer d'un seul coup.
Un tout petit pas. Puis l'autre.
C'est trop froid.
Mes pieds aimeraient bien que je les sorte de là. Mais je refuse.
Je vais bien finir par y entrer !

Je regarde Rachel.
Je ri.
Envie de rire.
C'est la première fois.
Rire sans alcool. Sans drogue. En étant sobre.
Rire pour de vrai.
Une joie. Comme je n'en ai plus ressentie depuis un moment.
Joie. Extraordinaire.

Rire.

[Fin du RP]

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Aya Lennox
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Aya Lennox, Jeu 24 Nov - 17:15


RP unique _

décision.



Ces petites voix qui piaillent dans sa tête.
Bla bla bla, refrain frénétique et pourtant si charmant.

Ferme les yeux, et laisse-toi porter par le flot des vagues, là, elles paraissent si loin et pourtant
si proches.

Proches, elles sont proches. Oui.

Concentre-toi sur la marée, les marées, l’écume qui frôle tes pieds. Tu la sens ? Ça fait si longtemps que tu ne l’as pas sentie, hein ?

Comme si t’étais totalement nue, dépourvue de tout, là, prête à accueillir les vagues, à les laisser te submerger.
Ta forme originelle. Ton corps comme seul cocon.


Allongée, elle ouvre les yeux.
Le sable froid lui brûlerait presque les mains, paumes posées à plat tout contre
tout, tout
contre le sable froid.

Des mois, des mois maintenant qu’elle n’a daigné faire face au monde.
Au vrai monde, celui qui l’entoure.

La lâcheté, c’est tellement plus facile, n’est-ce pas ?
Mais est-ce vraiment de la lâcheté quand on n’a plus rien à secourir, pas même soi-même ?

Elle s’est barrée comme emportée par une bourrasque et elle l’a laissé seul.
Elle lui a tout déballé, pensant qu’il pouvait comprendre.
Et face au fait, face à la fatalité qu’elle avait le choix de brusquer, de secouer un peu par un sortilège qu’elle se serait pourtant pardonnée,
elle a choisi de se retourner et de se barrer.


Est-ce que ça te ressemble ?


T’as passé des mois à te demander si ça te ressemblait, de faire ça. De tout envoyer bouler sur un coup de tête parce que t’avais l’impression de ne pas avoir le choix.

Choix, quel autre choix, pas d’autre choix, jamais le choix dans ce monde.

Marche ou crève, t’avais pourtant l’habitude de le dire.


Mais non, non, elle a préféré quitter son chemin qu’elle savait pourtant rude.
Quitte à trébucher sur ces maudits cailloux, dévaler la pente pour la remonter, toujours armée de cette ivre rage

folle rage.



Elle ferme les yeux, s’aventure dans son château, là, voguant sur l’eau.
Tout est si clair là-dedans, tous les murs faits de flotte renvoient la même image.
Celle des autres murs, qui renvoient aux autres murs. Sans cesse.

Elle rencontre les reflets du soleil qui se couche, là, en levant la tête, puis semble-t-il celle du soleil froid d’hiver, et celle des soleils noirs fragiles qui colorent le ciel sans structure. Sans plus de structure, tout est abstrait au-dessus de son château qui dérive sur l’eau.

Un miroir lui fait face. Elle rencontre son portrait fatigué, Narcisse improvisé. Tend la main droite. Elle ne sent rien, elle passe au travers, au travers de l’eau et rencontre l’air, le lointain dehors.

Effrayée, elle reprend possession de sa main, la plaque contre sa poitrine avec jalousie, la constate totalement sèche. Quoi ?
Elle ose regarder à nouveau, sourcils froncés.  

Le miroir est intact.

S’approchant, fascinée, elle fait face à son nez, déformé par le liquide épais qui divague. Rencontre ses yeux, ah les longs cils recourbés, rencontre ses yeux et les devine tremblants, prêts à éclater.

C’est moi ça ?

- Non, ça ne peut pas être toi.

Furieuse, elle tend les bras, les plonge dans le miroir et secoue, secoue dans tous les sens, l’eau s’affole, bouillonne, elle crie, crie contre tout ça, c’est faux ce château n’existe pas.

Tout ça n’existe pas, c’est pas possible, rien n’est comme ça.

Tout ça
n’était pas prévu.

Elle continue de secouer au hasard, là, le miroir en chute d’eau bouillante dégringole, emporte les murs de son château, son si beau château de flotte se fond à l’eau, le sol redevient vagues en colère, le sol en flaques redevient mer, les murs rendus à la mer, adieu château, adieu beau château translucide.

Adieu château d’eau.


Elle s’éveille, essoufflée, s’est crue à jamais noyée, emportée par le château.
La patte plaquée contre sa bouche entrouverte, elle se penche, nauséeuse, et dégobille. Recrache de l'eau.

C’était quoi, ça ?

Elle s’essuie la bouche, incrédule, se relève difficilement.

Sa main lui brûle. Doigts enlaçant sa paume, elle la regarde. Intacte.
Au loin, les vagues en furie se font la malle vers l’immensité. S'éloignent pour peut-être chatouiller l’œil de quelqu'un d'autre, là, allongé dans un tout autre paysage.
Mais non, elles disparaîtront dans la masse. Se perdront dans les flots.
Personne d'autre ne les verra telles que tu les as vu toi.

Soudain calmée, elle comprend.

- Il est l’heure, murmure-t-elle en massant la paume de son gant de chair, les yeux rivés sur l’horizon. Il temps d’y aller.

Sans autre confession,
elle transplane.


Dernière édition par Aya Lennox le Lun 13 Nov - 9:32, édité 1 fois
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Elysion Stella, Sam 17 Déc - 20:34


Avec LadyBleuette

Une plage,une rêveuse, du sable, des mains et...

Une odeur iodée emportée par un vent rendu glacial par la présence Mer surplombé de son ténébreux et profond frère ; Ciel vêtu d'onyx parsemés d'éclats égards d'étoiles perdues...Buée s'envolant au-dessus de l'Ennuyée ,instantanément happée par le froid kidnappeur de l'Hiver. Dispersant tout : chaleur, animaux, baigneurs, marcheurs et autres humains qui pourraient trouver une raison- une envie - d'admirer l'impitoyable ballet des vaillantes vagues dotées de leurs casques d'embruns pour envahir toujours davantage le fief de Terre confié aux mains de Sable. Seuls spectateurs de cette incessante boucle d'assauts et de retraites, une humaine.

Bien que son regard absent et la bouteille à moitié rempli-ou vide- tenue par une Main dénuée de toute protection face aux morsures de la Bise, faisait douter qu'elle admirait le spectacle. Et pourtant, Elysion ressentait la mélodie du Ventet d'Eau la faire naviguer dans un doux songe.

La chute du récipient lui servant d'Ancre ramena une partie de ses esprits sur le plan Terrestre. Clignant des yeux comme une sage Chouette, la Rêveuse ramena sa fidèle mais frigorifié Amie pour essayer de lui ré insuffler de la vie à l'aide de son Souffle de Vie. Battements d'ailes des doigts gauchis cherchant du soutien de leur alliés droits. Étreinte, retrouvailles,union, alliance, duo, ensemble...éternellement. cherchant vaguement la déchue, des yeux observèrent les fins grains blancs semblant luire sous la lumière de Lune.

Envoûtée, la sorcière fit glisser les fines particules entre ses doigts. Souriante comme une lutine, elle commença à former un petit tas de ses mains pour modeler une étoile : mea Stella. Ravies, ses Alliées saisirent l'astre ...pour la voir se désagréger dans l'Ether.

Regret, Elles se séparèrent. Souhaitant les consoler et les aider, Baguette les rejoignit. S'assurant d'une danse-#Repello Moldum- de n'être dérangé par Personne, elles se mirent à tracer-#Plasticinum des formes sorties de leur imaginaire : une étoile d'abord se mit à léviter. Ensuite vint un lion-non, une jeune chimère au vue des petites ailes qui semblaient sortir de son échine...Imprévue bienvenue.

Terre et Ciel présents, il manquait Mer. Mouvement d'orchestre, #Plasticinum et bientôt, un être d'eau, dauphin, devrait compléter ce Trio. Rejoignant Réalité en quittant Esprit.


HRP:
 
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Bleuette Dawsney, Dim 15 Jan - 21:04


Seule. Triste. Traînant doucement, me laissant porter par le vent marin. Je me sens bof. Moyen. A mi-chemin du désespoir, mais pas assez mal traitée pour en pleurer. A moitié mal en fait. Mais mal quand même. Alors, comme toujours, je marchais, pour montrer ma mélancolie au monde, pour voir si autrui s'intéresserait à l'être que je suis. Inutile. Stupide. Lassée.

De quoi ? De toute. Du temps mordant de cet hiver froid et morose, avec ses teintes sombres, passant du bleu au gris et du gris au bleu. Un bleu glacial, sans vraie couleur, sans joie, sans cet éclat que j'aimais tant. Avant. Mais aussi, fatiguée par mes pieds, gelés, qui marchaient, lentement, mornement, sans but. Et il ne faut pas parler du décor. La Grande-Bretagne. Avec ses giboulées, sans queue ni tête, qui venaient sans arrêt perturber mes vacances à la campagne, pour respirer, prendre le grand air, chez une grand-mère malade qui ne passera pas le printemps. Enfin, c'est ce que nous dit le médecin moldu.

J'avance. Il y a un muret en ciment. Dur. Granuleux. Par inattention, en laissant mes bras pendouiller lamentablement, le muret m'érafle le poignet. Je le regarde alors. San réagir. J'observe le sang qui, progressivement, teint la douce et fine laine de mon pull en un rouge qui s'affirme peu à peu. Je ne m'en préoccupe pas davantage et admire le paysage, de l'autre côté du dangereux muret.

La plage. Calme. Silencieuse. Et pourtant si agitée, mais toujours sans bruit, sauf celui minime des vagues qui, dans un combat acharné, cherche à atteindre le rivage plein de sables doux, se battant les unes contre les autres. Mais, de par mon oreille fine et sensible, j'entends au loin le bruit du sable qui bouge, comme lorsque qu'un enfant l'utilise pour construire un château. Je m'approche.

Une fille, la silhouette en contre-jour, s'amuse, distraitement, à former des formes. Avec le sable. Avec l'eau. Avec ses doigts, ses mains, ses rêves aussi. Armée d'une bouteille à moitié pleine ou à moitié vide d'une substance indiscernable. Mais, ce qui sublimait cette toile, c'était cette utilisation élégante et gracieuse de magie. Une baguette au bout des mains, elle dansait entre les doigts de la sorcière aux origines asiatiques un ballet aux mille couleurs.

Alors, j'avance doucement et je sors la mienne. J'ai dix-sept lunes maintenant. Je peux aisément me servir de ma magie en-dehors de Poudlard, et ce n'est pas un mal d'ailleurs. Ensuite, je m'ajoute à cette peinture et me met à faire bouger ce sable, si modulable, pour tenter de le transformer en oiseau que je fais léviter avec ma baguette. Je ne suis pas très douée. Il ressemble à des boudins français.

hrp:
 
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Elysion Stella, Mer 22 Fév - 18:25


Retard...Retard ! Pardon ! Me suis dissipée et retrouvée fort occupée ^^'

Le dauphin des Eaux-de sable en réalité- se mua en une autre créature des Fonds d'Azurde Noir et Blanc-crême uniforme sous le Ciel Nocturne- alors qu'un OVNI volait et semblait si Matériel dans le Monde Psychédélique de la Rêveuse.

Focalisée par l'Esprit et se servant de ses Pupilles comme vecteurs et observa cette Forme Incongrue ou pas planer sur son Etre et offrir un contraste saisissant sur le Gouffre Noir prêt à les avaler en entier...si seulement l'occasion se présentait.

Soudainement, un rire : Fragile, Joyeuxincontrôlable comme le ressac des vagues berçant les lieux de son chant d'Outremer :

Viens..viens ~
Te baigner en nôtre sein~
Et t'endormir ~
Pour ne plus jamais ressortir ~


Déployant ses bras dans une imitation incomplète de la Figure Anonyme, la planeuse virevolta sous une pluie imaginaire : Incarnation de l'Enfant ne distinguant pas l'autre Silhouette Terrestre se trouvant à ses côtés avant que des mots essoufflés sortent dans l'Air :

-Oh Inconnu Ailé !
Où Vas-tu ?
Que vois-tu ?
Sous le Ciel étoilé...
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Ian Benbow, Jeu 6 Avr - 12:38


Plus d'un mois sans réponse, du coup on prend le sujet. Si soucis, MP.
RP avec
Azénor Philaester. Suite de ce RP.


Pourquoi le moldu n'avait-il pas tirer lorsque Ian le lui avait ordonné ? Comment un être si faible, un bouffon pareil, avait pu passer outre l'imperium de Ian Benbow ? Comment avait-il pu s'extirper du contrôle mental que Ian exerçait sur lui ? Les questions traversaient l'esprit de Ian, tandis qu'il essayait de se concentrer sur autre chose que sa terrible blessure. Une grimace de douleur, une respiration rapide et saccadé, l'homme ressentait une douleur qu'il n'avait jamais pensé sentir un jour. Le sang coulait le long de son bras, un peu trop rapidement à son goût. Le Professeur tentait de reprendre ses esprits, les bouffons étaient toujours là, il fallait les arrêter, éviter qu'Azénor ne soit blessé. Il essaie de se relever, mais impossible. C'était comme-ci le trou duquel s'écoulait son sang avait aussi laissé sortir toute ses forces. Sa vue commençait à se troubler, l'impression d'être faible, d'être impuissant. Il devra avoir confiance en Azénor sur ce coup-ci, c'était à elle de s'occuper des moldus. En etait-elle capable ? Ian n'en savait fichtrement rien. De ma main droite, j'essaie de boucher la sortie, espérant gagner quelques minutes cruciales de conscience.

Azénor s'est redressée. Ian la regarde. Elle n'a pas l'air effrayé. Pas tant que ça, en tout cas. Il devait s'en remettre à elle pour fuir. Au diable les moldus, Ian reviendrait s'occuper d'eux un autre joues. D'une voix faible, Ian indiquait son souhait de partir à sa collègue. Elle ne semble pas du même avis, précisant à Ian qu'il fallait faire oublier les évènements de ce soir aux idiots. Ian est contre, cette manœuvre serait beaucoup trop dangereuse. Bien entendu, impossible de faire entendre raison à la directrice des rouges et ors, maison des braves et des courageux. Elle s'en va, direction les moldus. Ian laisse échapper un juron. Ne comprends t-elle pas que la meilleure solution est la fuite ?

Le Professeur décidait de ramper pour avoir une vue dégagée sur les événements. Il voit la directrice faire face aux trois moldus encore debout. Ian gémit de douleur en s'arrêtant. La sensation se fait de plus en plus vives, ça en est maintenant à un point difficilement supportable, il souhaiterait presque s'endormir pour ne plus ressentir cette douleur. Mais ce n'était pas le moment, il devait lutter contre cette envie de fermer les yeux encore quelques instants. Azénor a besoin de lui. Il décidait de réunir ses dernières forces pour lancer un sortilège.

- #Accio arme !

Le pistolet quittait la main de son propriétaire pour filer droit vers Ian. Le Professeur, maintenant rassuré quant au sort de sa collègue, décidait d'arrêter de lutter. Il allait fermer les yeux et se réveiller quelques heures plus tard dans un lit bien chaud de l'infirmerie. Il se laisse aller, la douleur se stoppe.

Quelques heures plus tard..

Ian reprend conscience. Ils gardent les yeux fermés d'abord. Un son particulièrement relaxant, le bruit de l'eau s'écrasant sur les rochers. Il ouvrait les yeux. Il se trouvait allonger sur du sable, à quelques mètres d'un feu. À sa gauche, la mer. Où est-il ? Oubliant sa blessure, le Professeur essaie de se relever. Il prend appui sur son bras gauche, mais ce dernier n'ayant pas la force pour le relever s'écroule sous le poids du Professeur. Ian s'écrase contre le sable, laissant échapper un nouveau gémissement de douleur. Il souffre, encore.

Petit à petit, ses souvenirs refont surface. Il se souvient du moldu, de l'arme à feu, de sa blessure, d'Azénor.

- Azénor ? tentait-il de crier, sans succès. Sa voix n'avait eu aucune portée. Il toussait bruyamment, se raclait la gorge, puis essayait à nouveau. Azénor ?

Déjà mieux, elle l'aura peut-être entendue. Elle ne doit pas être trop loin. Lentement, Ian essaie de se redresser, se mettant en position assise, les yeux rivés sur la mer. Il voit flou, se frotte les yeux. Il a faim, aussi. Des bruits de pas derrière lui. Le Professeur tente d'attraper sa baguette de sa main encore valide, mais il se rend compte qu'il ne l'a pas sur lui.

La personne se place devant lui, il s'agit d'Azénor. De sa voix toujours aussi faible, Ian essaie d'en apprendre plus sur sa situation.

- Où sommes-nous ? Je suis resté combien de temps.. là ?
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Ven 7 Avr - 23:08



Ian s'est endormit. Ce qui n'est pas vraiment la meilleure chose à faire lorsque l'on est blessé. M'enfin si ça peut soulager sa douleur. On ne meurt pas d'une balle dans le bras. N'est-ce-pas?
Tout cela étant, nous voilà arrivé sur un plage de Grande Bretagne. J'ai choisis cet endroit car je le connais pour sa tranquillité. J'aimais venir ici, seule ou accompagnée d'un ami, pour me ressourcer et respirer la liberté. Mais ce soir, je pense plutôt à tranquilliser Ian plutôt que moi-même.

Il est inconscient, certainement une auto défense pour ne pas ressentir la douleur qu'est d'avoir un bout de métal coincé dans le biceps. Il saigne beaucoup, des gouttes d'un rouge vif viennent se mélanger au sable sombre sous la nuit. Je ne connais pas de sortilège permettant d'enlever une balle d'un corps. Mais autant essayer le sortilège d'attraction. Je m'asseois près de lui, allonger sur le sable. Je dépose sa tête sur mes genoux. Visant sa plaie de ma baguette, j'informule un #Accio Balle pour ne pas le réveiller, sans doute. Je le vois arborer une mimique de désagrément.
Le voilà saignant de plus belle. Alors je n'ai d'autre choix que d'appuyer sur sa plaie au maximum pour que l'hémorragie cesse. Les doigts plein de sang, je repositionne ma baguette correctement entre mes doigts pour formuler cette fois-ci un ou deux #Vulnera Sanentur. Je ne suis pas une experte en la matière, mais la plaie se referme petit à petit, laissant une grosse traînée de sang sur son bras, et une jolie cicatrice en forme de rond. Rassemblant mon sac sous ma veste, je lui construis un genre d'oreiller pour y reposer sa tête. Un coup d’œil sur mes mains que je ne perçois que très peu sous la seule lueur de la Lune; tracées du sang du Directeur des Serpents.
Un soupir. Le plus dur est sans doute passé. Mais toujours endormit, je décide de le laisser encore vivre dans sa factice réalité, jusqu'à son réveil. Moi, je m'en vais un peu plus loin, caresser la mer et sentir la nuit.


J'ôte enfin mes chaussures, pour prendre conscience du sable frais sous mes pieds. Quelques pas et j'arrive jusqu'à l'eau presque glacée, que je touche du bout de mes orteils. L'obscurité à perte de vue, et la Lune qui se reflète en quelques ondes sur les vagues plutôt tranquilles ce soir. Je respire l'air marin, et Dieu que ça fait du bien.
Quelques pas en arrière, puis je m'assois les genoux pliés recouverts de mes bras, spectatrice d'un monde à part, en mouvement régulier et infini. Une vague se forme au loin et elle terminera son périple sur les coquillages qui ont déjà terminé leur parcours. Je reste quelques temps comme ça, à regarder l'horizon sans m'en lasser une seule seconde. Et je puis repense à tout ce fiasco de ce soir. Comment est-ce-que l'on a pu croire que le jeune ne tirerait pas. Et puis comment as-t-il pu s'enlever de l'emprise que Benbow avait sur lui. Des questions qui resteront sans réponse. Mais on oubliera hein. On oubliera. Et moi je ne me permettrai de revivre ce souvenir que dans mes rêves. Parce que voir Benbow dans cet état, c'est pas ce qui me fait le plus plaisir.
Il a quelque chose qui m'empêche de le haïr. Un charme original, un humour hors du commun, une prestance aussi. Mais on est devenu amis comme ça, juste en oubliant le reste, en se focalisant sur l'avenir. Et maintenant je me sens stupide. De l'avoir laissé entrer dans ma vie. Parce que je tiens à lui, vraiment, plus que ce que je voulais me permettre. La vie ne tient qu'à un fil, preuve à l'appui. J'ai faillis perdre mon Ian ce soir, mon ami. Alors qu'il a sauté sur moi pour me sauver. Acte de bravoure non réfléchis, juste évident. Reconnaissance éternelle.

Je pense qu'une ou deux heures ont largement passées depuis le temps, alors je me lève, soumise devant l'immensité de l'océan, et me retourne pour rejoindre Ian. Timing parfait, il se réveille au même moment, puisque je l'entends au loin, d'une petite voix crier mon nom. J'arrive Benbow, j'arrive.
- Où sommes-nous ? Je suis resté combien de temps.. là ?
Je me pointe devant lui, m'agenouille pour me trouver à sa portée.
Je pose un main sur sa joue, signe que tout est finit, qu'il n'y a plus rien à contraindre ou tuer. Puis j'ajoute un sourire avant de lui annoncer:
- J'avais l'habitude de venir ici quand j'étais élève à Poudlard, enfin pendant les vacances. C'est une plage un peu perdue de Grande Bretagne. J'ai pensé à ça quand on a transplané. T'es resté je pense, une heure voire deux voire plus. En fait je sais pas trop. Mais comment tu te sens? J'ai essayé de guérir ta plaie.

Je m'assois maintenant, je le regarde, cet ami improbable.
- Oh et, je les ai oublietter, donc on a juste à à notre tour, oublier tout ça.



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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Ian Benbow, Mar 11 Avr - 13:13


LeProfesseur est toujours un peu perdu. Ce n'est pas la première fois qu'il subit une blessure grave, les cicatrices parsemés le long de son corps en étain la preuve. C'était la toute première fois, par contre, qu'il se faisait tirer dessus par un moldu. La toute première fois, aussi, qu'un moldu lui infligeait une blessure. Ces êtres qu'il considérait comme faible avait réussi à le toucher, à lui faire mal. Des bouffons, des incapables, des moldus, avaient réussi à lui faire ressentir de la douleur. Plus que la blessure physique, c'était la fierté de Ian qui était atteinte. Il n'avait pas été assez méfiant, et ça aurait pu lui coûter sa vie. Ou celle d'Azénor.

Elle lui pose une main sur la joue, ayant peut-être envie de le réconforter. Il se laisse faire, même si ça ne lui plaît pas vraiment. Ce n'est pas tant le geste qui le dérange, mais plus le message qui en découlait. Elle le voyait comme étant faible. Parce que seul les faibles avaient besoin de réconfort. Ian n'en avait pas besoin.

- J'avais l'habitude de venir ici quand j'étais élève à Poudlard, enfin pendant les vacances. C'est une plage un peu perdue de Grande Bretagne. J'ai pensé à ça quand on a transplané. T'es resté je pense, une heure voire deux voire plus. En fait je sais pas trop. Mais comment tu te sens? J'ai essayé de guérir ta plaie.

Une voix calme, une discutions sérieuse. Totalement le genre de conversation que n'aurait jamais pu avoir les deux directeurs avant cette soirée. Chaque fois qu'ils se croisaient, c'était un jeu du chat et de la souris qui commençait. L'un tentait de provoquer l'autre, usant de l'ironie comme une arme tranchante. Essayant de provoquer la réaction tant désirée chez l'autre, de l'agacement assez souvent. Aimer se détester, ce genre de relation quoi. Sauf que, ce soir, ce n'était plus pareil. Azénor parlait avec compassion. Et Ian ferait certainement de même.

Quelque chose venait-il de changer ?

Elle lui explique l'histoire qui la lie à ce lieu. Une rive qu'elle aimait rejoindre lors de ses vacances. La première chose qui lui était venue à l'esprit au moment de transplaner. Ian se demandait pourquoi. Pourquoi, dans un moment pareil, la directrice avait-elle ressenti l'envie de rejoindre ce coin de sable ? Peut-être qu'inconsciemment, elle s'était laissée guider par son envie de calme. Et quel endroit plus calme que celui-ci ? Particulièrement en pleine nuit. La plage était à eux, pour ce soir.

En l'écoutant parler de sa plaie, et de sa tentative de guérison, Ian décidait d'y jeter un œil plus critique. Il était salement amoché. Aucun doute là-dessus, si Azénor n'avait pas refermé cette blessure, il serait certainement trop tard à l'heure qu'il est. Le Professeur avait déjà perdu beaucoup de sang sur place, si la fuite n'avait pas été bouchée, il en aurait perdu de trop.

- Oh et, je les ai oublietter, donc on a juste à à notre tour, oublier tout ça.

Ian se force à sourire, dur chose à faire, oublier. Encore une fois, ce n'était pas la blessure qui énervait le plus Ian, c'était le fait de s'être fait avoir par des êtres si faible, si insignifiant.

Elle était assise en face de lui. Le Professeur laissait de la place au silence, le laissant régner sur les lieux quelques secondes de plus. Il fermait les yeux et profitait du calme. Elle avait eu raison de les emmener ici.

- Je.. Il s'éclaircit la voix. Merci dit-il sobrement en soulevant légèrement son bras blessé.

Ian décide de se lever, il prend appuis sur sa main droite, celle dont le bras est encore valide, et se met debout. Il s'approche de l'eau, élevant un peu la voix pour être entendue par sa collègue.

- J'ai vraiment pas été malin sur ce coup-là. J'ai joué au ***. Il se retourne et plonge son regard dans celui d'Azénor. Je suis désolé. Ça aurait pu te coûter cher.

Désolé, il l'était vraiment. Et il espérait que la Gryffondor le comprendrait. Il avait beau jouer à l'homme indifférent, cela faisait des années maintenant que Ian et Azénor se côtoyaient.

Sans enlever le moindre vêtement, Ian s'avançait plus profondément dans ce qu'on appelait l'or bleu. Une fois le liquide à hauteur de ses cuisses, il se couchait contre l'eau, le visage face au ciel, ses yeux fixés sur les étoiles. Après quelques secondes, il fermait les yeux.

C'était reposant. Il se sentait loin de tout. De Poudlard, de Londres, de sa propre vie. Plus aucun problème, plus aucune douleur. Un autre monde. Il ne sait pas trop où il est, mais des mouvements proche lui font penser qu'Azénor l'a rejoint.

- Venir ici était une bonne idée. On est bien. Je suis bien. Loin de tout..

Il se tait, se rendant compte qu'il commence à se livrer. Et Ian ne se livre pas. Non, pour ça il faut des amis. Et des amis, il n'en veut pas.


Dernière édition par Ian Benbow le Ven 28 Avr - 12:23, édité 3 fois
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Azénor Philaester
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Mer 12 Avr - 0:35



Je sais pas vraiment comment réagir, moi. Lui il est énervé, il aurait voulu que tout se passe autrement. Ça se voit comme le nez au milieu du visage. Ça se voit comme son sourire forcé. Ian et sa fierté me remercient. Je le regarde se lever, à l'aide de son bras indemne. Il s'avance doucement vers l'eau et je le vois faire, ne détachant pas mes yeux de lui, comme hypnotisée. Un léger arrêt, le voilà se retournant vers moi pour faire naître un regard que je ne lui connaissais pas, après quelques mots qui prouvent qu'il s'en veux. Il formule des excuses, et Benbow je ne l'ai jamais vu comme ça. Ça doit être une des premières fois que je le comprends sincère. Sans mot, sans sourire, sans rien, juste en regard compréhensif, je le laisse continuer ce pourquoi il s'est levé.

Les genoux pliés, les bras qui recouvrent mes jambes du mieux que je peux, je le regarde s'en aller. Sans se soucier de ce qu'il a sur le dos, il entre dans un fluide salé probablement plutôt froid à cette heure tardive. Je reste un petit moment comme ça, avant d'aller le rejoindre. Et je sens mes yeux qui brillent, les lèvres qui tremblent, sans pouvoir me défaire de son image, incapable de dire parole. Ian Benbow. J'ai du mal à mettre des mots sur ce qu'il est pour moi. C'est pas un ami, du moins ça ne l'a pas été. Ce n'est pas un ennemi, pas un amant, pas un collègue, bien plus.
Et lui se laisse aller, l'eau portant son corps entier. J'amène mon poing à ma bouche, comme pour avoir quelque chose à faire, mordillant mes phalanges peut-être pour me calmer intérieurement.

Sur un coup de tête je me lève à mon tour, j'avance automatiquement jusqu'à lui. C'est pas Ian que j'aurais besoin de sonder tout de suite. C'est moi-même. Pour comprendre ce que je ressens de tout ça, ce que j'arrive pas à cerner et me libérer des questions qui me rongent depuis le coup de feu. Ian allait le tuer. Lui dire de se tuer. Et ça ça me tue. Mais c'est fatiguant, tellement fatiguant d'essayer de te détester, pour une différence de points de vue. Je t'aurais haïs si j'avais pu mais c'est toi qui m'a sauvé et maintenant je dois oublier, l'histoire de ma vie.
Mes pieds touchent enfin l'eau, et j'avance encore habillée, jusqu'à lui sans un mot, pas un souffle trop fort qui viendrait perturber le silence de la nuit. A mon tour je m'allonge, détendue sur les quelques vagues qui vacillent sous mes cheveux et mon corps à l'abandon. J'ai peut-être juste besoin d'une présence, sous cette nuit étoilée magnifique. Pas d'éclairage extérieur, alors leur brillance viennent tout de suite percer mon cœur et j'aspire ce que mon âme me dicte mais je ne comprends rien.

J'ai mis une robe. Du rouge à lèvres. Et des chaussures à talons. J'ai accepté sa proposition avec joie parce que je pensais qu'on allait passer un bon moment. Mais c'était sans compter les moldus plus perdus que ne le sont leurs propres vies. Capable de tirer sur deux adultes qui sortent de l'ordinaire. Mais peut-être que tout cela a un sens. Peut-être que c'est le but, que c'est ce qui va me permettre de comprendre, de rencontrer sa vraie nature, celle qu'il s’efforce inconsciemment de cacher derrière une violence et une soif de pouvoir. Parce que derrière une attitude, un comportement, un malaise, un sentiment, tout; il y a toujours un pourquoi.
- Venir ici était une bonne idée. On est bien. Je suis bien. Loin de tout..

Mais il s'arrête presque brusquement. Comme s'il osait pas se permettre, de se confier. Mais je ne lui connais pas de véritables amis, si ce n'est des amantes. Alors je ne vois pas trop comment il fait pour résister, pour ne pas tomber, couler. Garder tout dans son cœur c'est insensé. Moi j'y réfléchis, parce que j'arrive pas à me vider entièrement des pensées qu'autrui cache entre les lignes. La tête dans les étoiles, je voudrais juste terminer cette journée finalement, mais je me suis rarement sentie si apaisée, légère sur une eau qui me porte comme le vent qui fait virevolter des feuille d'arbres mortes. Le regard toujours vers là-haut, après un silence qui s'est peut-être trop éternisé, je déclare, tout doucement, d'une voix plutôt frêle et basse.
- Tu sais Ian.. C'est ok de, de ressentir autre chose que de la haine ou, je sais pas, de l'indifférence. Et de vouloir, tu sais, vider son sac.

Lïnwe m'a souvent dit qu'il trouvait que j'avais toujours les bons mots, quand on était gamins. Une petite pensée à mon cookie et je pince les lèvres parce que mon Dieu ce qu'il me manque. Mais c'est marrant, je crois que plus on grandit, plus on connait de mots, moins on trouve quoi dire.

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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Ian Benbow, Ven 28 Avr - 13:04


Toute sa vie, Ian s'est basé sur une unique pensée : l'amitié/l'amour ne sert strictement à rien. Si ce n'est à nous tirer vers le bas. Quand on aime, on fait des choses débiles, on prend des décisions irrationnelles, qui ne sont plus basés sur ce que ces choix nous apporteront personnellement, mais sur ce qu'ils nous apporteront collectivement. Une personne amoureuse fera passer son couple avant sa propre personne. On t'offre un bon boulot, loin de chez, tu veux accepter parce que c'est une bonne opportunitée, mais madame n'est pas d'accord. Parce qu'elle a besoin de sa famille, qu'elle ne veut pas s'en eloigner. Que ses amies sont toutes à Londres et qu'elle ne connaît personne là où se trouve ton nouveau job. Alors tu dois choisir, et tu la choisis elle. Parce que t'es un idiot. Et l'amitié c'est pareil. C'est un frein, ça t'empêche d'avancer comme tu le devrais. Ils t'obligent à agir de la bonne manière, te force à être quelqu'un de gentil, alors qu'être gentil c'est être faible. Alors oui, avoir des amis ça doit être sympa. Des gens sur qui compter, des personnes avec qui s'amuser,.. mais ça ne vaut pas le coup. Genre pas du tout. Ne s'attacher à personne, pour ne jamais hésiter à les écraser s'il le faut. Se faire passer soi avant les autres. Une leçon que tôt au tard tout le monde finit par apprendre. Ian l'a apprise très jeune, et c'est tant mieux pour lui.

Un silence s'installe entre les deux collègues. Pas de mal aise, juste deux personnes profitant de la paix offerte par le cadre dans lequel ils se trouvent. Profiter de cet instant, de cette déconnexion avec la réalité. Le genre de chose qui, normalement, devrait déplaire à Ian. Ces moments de faiblesses, typiquement les trucs qu'il déteste. Un moment angoissant, rempli d'émotion. Un truc pour sentimentaliste. Et pourtant, il s'est laissé avoir. Volontairement. Être dur, froid, distant, c'est pas toujours facile. Ian n'est pas un robot qui ne ressent rien, il se contente juste de porter ce masque, mais de temps en temps, ça fait du bien de le retirer. Jamais encore il ne l'avait retiré au côtés d'une autre personne.

- Tu sais Ian.. C'est ok de, de ressentir autre chose que de la haine ou, je sais pas, de l'indifférence. Et de vouloir, tu sais, vider son sac.

Elle brise le silence. Pourquoi ? Ils étaient si bien, non ?

Elle veut parler, mettre le doigt sur le problème, essayer de comprendre Ian peut-être. De la curiosité. Ou une tentative de rapprochement, de créer un lien d'amitié avec lui. Dans les deux cas, la tentative est vouée à l'échec. Si elle s'attend à le voir déballer son histoire, avec en prime une larme ou deux, elle fait une grave erreur.

Vouloir enlever le masque ne veut pas dire vouloir s'en débarrasser complètement. Sa vie reste la sienne, et il ne souhaite partager ces détails avec personne.

- Je.. n'en ai pas besoin. À quoi ça peut bien servir, de "vider son sac".. Il fait un geste des doigts pour marquer les guillemets. Tu crois vraiment que de parler de nos problèmes nous aidera à les régler ? Ce n'est pas parce que tu partages tes malheurs qu'ils disparaîtront.. au contraire, les autres risqueraient de s'en servir contre toi.

Ne pas faire confiance, à personne. L'être humain est programmé pour trahir, c'est dans sa nature. Ne donne pas aux autres les armes nécessaires à ta destruction. Ne leur permet pas d'accéder à tes points faibles. C'est important.

Ian avait essayé de garder une voix calme tout au long de sa réponse, évitant même de faire usage de son ironie traditionnelle. Il devait bien ça à Azénor, elle venait de lui sauver son bras.

- Ce que je retiens, c'est que tu me vois comme un gars tout le temps en colère, mais qui, à part ça, ne ressent pas grand chose. C'est pas sympa. J'étais en train de me dire que notre relation évoluait plutôt positivement ces derniers temps.. mais visiblement on est retombé à 0. Manquerait plus que tu me voles ma baguette. Il rit doucement, essayant de changer de sujet. Cette fois, l'ironie était de retour.
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Ven 28 Avr - 18:00



J'suis sentimentaliste. Je vide pas mon sac, mais je le fais faire aux autres. Les élèves par exemple, rien de plus simple pour faire parler les élèves qui en ont gros sur le cœur. Le truc c'est pas de savoir ou de comprendre, c'est de les faire respirer, goûter ce que c'est de prendre une bouffée d'air frais. Mais avec toi Benbow c'est différent. De toute façon t'as toujours été différent. Pas différent cliché film moldu non. T'es à part. Et je veux pas te changer, juste peut-être te faire réaliser qu'on peut être ami, et qu'on l'est sans doute déjà. C'est vrai quoi, on est allé boire un coup ou presque, et on se retrouve tous les deux à regarder les étoiles dans une eau bien froide. On aurait pu rentrer chez nous, tu serais peut-être même allé à Sainte Mangouste et moi j'aurais tirer ma couette comme pour effacer ce mauvais souvenir. J'aurais pu te déposer, sans un mot, te souhaiter un bon rétablissement sans m'en soucier. Mais le truc c'est que je me soucie. Et toi aussi. Sinon je serais sans doute plus en vie. Le gars il aurait pu toucher ton cœur tu sais, et là j'aurais été mal. Toi aussi, hein. Mais t'as quand même sauté pour moi. Tu ne fais pas dans la galanterie pas vrai, moi j'aime penser que c'était plus que ça. Qu'on a simplement un truc en plus et ça te fais peur parce que t'en sais rien, t'avances visage bandé et tu sais pas ce que c'est que d'accorder sa confiance.
- Je.. n'en ai pas besoin. À quoi ça peut bien servir, de "vider son sac"..Tu crois vraiment que de parler de nos problèmes nous aidera à les régler ? Ce n'est pas parce que tu partages tes malheurs qu'ils disparaîtront.. au contraire, les autres risqueraient de s'en servir contre toi.

T'es si renfermé. Moi je dis rien, j'aurais pu lâcher un Si tu l'dis, mais j'ai un peu la flemme. Flemme de faire comprendre à un borné que deux et deux font quatre alors que lui est persuadé que ça fait cinq. Mais finalement qu'est-ce-qu'on en sait que deux et deux font quatre hein. Il est presque froid dans ses propos, aucune émotion, pas de mot futile. Ça doit être ch*ant d'être lui.
- Ce que je retiens, c'est que tu me vois comme un gars tout le temps en colère, mais qui, à part ça, ne ressent pas grand chose. C'est pas sympa. J'étais en train de me dire que notre relation évoluait plutôt positivement ces derniers temps.. mais visiblement on est retombé à 0. Manquerait plus que tu me voles ma baguette.

Je laisse tomber mes bras sans m'en apercevoir à vrai dire, signe de surprise et de stupéfaction, le truc un peu genre mais c'est une blague?. Mis à part le gros plouf, les éclaboussures qui ont peut-être effleurées Ian, et ma presque chute, ça va, je réussis à pas couler. Mais tout ça parce que je comprends pas comment on peut être si réticent. Mais m*rde Ian, si tu savais comme moi je te vois, et puis ça serait pas mal je pense que tu te vois de cette façon là, des fois.
J'sais plus, j'sais pas quoi dire. Je suis fatiguée, si fatiguée. C'était une journée comme on en voit rarement, une soirée comme on en voit jamais. Je me remets tranquillement dans ma position, allongée sur l'eau qui me porte doucement. Pas de vague, presque aucune oscillation. La tête ruée dans les étoiles, j'émets un long soupir. Je ressasse ses mots avant d'y répondre. Je m'en fou clairement du silence qui s'installe. J'étais en train de me dire que notre relation évoluait plutôt positivement ces derniers temps.. mais visiblement on est retombé à 0.
- Mais t'es...Ouais t'es ch*ant c'est le mot! Je te vois pas du tout en colère, je te vois insignifiant en surface, mais si tu te prônes si intouchable, froid et sans émotion alors pourquoi tu m'as pas laissé là-bas, pourquoi t'as sauté sur moi pour te prendre la balle à ma place, hein, à quelques centimètres de ton cœur, l'air de rien. Et arrête de voir le mal partout, c'est moi, enfin je veux dire... Je pensais aussi que notre relation avait évolué, en fait que tu avais évolué, parce que moi j'en ai pas besoin non, c'est pas moi qui porte un masque à longueur de journée, c'est pas moi qui prétend n'avoir besoin de personne. Je vais te dire un truc Ian, tu comptes pour moi, ok? Et ce soir j'ai réalisé plein de trucs. Je sais pas pourquoi tu t’efforces à passer pour quelqu'un d'égoïste, froid, dur, et super vide.
- Et j'ai pas dis que parler de tes soucis ça les enlèveraient, ça peut juste t'aider, mais si tu veux jamais rien de personne, alors je peux plus rien pour toi et tu sais quoi, bah je vais commencer à m'en foutre moi aussi...

mensonge
J'suis un petit cœur tout mou.
Et ta baguette bah mets toi-la dans l'c*l.... Petit rictus et léger, très léger rire, voilà.

M*rde, j'ai vider mon sac ou j'ai même vider son sac sur lui, ou mon sac sur lui, bref, je me suis emportée ma voix aussi, et je sais pas trop si je m'en veux. Parce que j'ai pas envie qu'il s'en aille, pas envie qu'on se retrouve à zéro pour de vrai, et j'ai même pas envie de m'en foutre. Je me suis énervée, wow. Le truc improbable, qui m'arrive jamais. Pfff, je comprends même pas pourquoi je perds mon temps avec lui, mais je crois que c'est parce que j'ai pas le choix, c'est dans mes veines j'en sais rien j'arrive pas à partir, roh. J'suis sentimentale.
- Tu m'as soulé je vais nager.

Je me remets debout, je ne lui adresse pas un regard. Et je retire ma robe parce que elle m’énerve elle aussi, à se coller complètement à moi parce qu'elle est trempée. Je la laisse flotter. Il fait nuit, et Benbow il en a vu des femmes peu vêtues. Et puis je m'en fou, je vais faire l'égoïste moi aussi, me débarrasser du superflu, simplement pour une question de confort. DE toute façon c'est pas comme si j'avais à me justifier, si je n'en vois aucune connotation et bien y'a que moi que ça regarde.
L'eau est super froide, mais au moins ça me réveille, ça me fait changer les idées. Je plonge la tête la première, je laisse seul avec ses pensées, un instant. Je m'engouffre un peu plus loin vers l'horizon sans trop m'éloigner, parce que j'ai quand même envie d'écouter ce qu'il a à me dire, si cas il y a.
Je me laisse en concours d’apnée avec moi-même. J'suis un peu nulle mais y'a que moi pour gagner de toute façon. Puis je reviens vers Ian, quelques temps après, quelques minutes, sans doute. Plantée devant lui, debout, bras croisés, sous la nuit qui nous regarde avec attention, à croire qu'elle aussi elle a hâte de voir la suite.

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Ian Benbow
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Ian Benbow, Mar 2 Mai - 14:35


Oups, apparemment il l'a pas bien joué ce coup-là. Ian observait sa réaction du coin de l'œil, et ça sentait pas très bon. D'abord, elle laissait ses bras s'écrouler dans l'eau, éclaboussant légèrement le Professeur, quelques gouttes lui tombant sur le visage. L'une d'entre-elles fut particulièrement dérangeante, vu que finissant en plein dans son œil ouvert. Il laissait échapper un petit juron, qu'apparemment Azénor n'avait pas remarqué, peut-être trop occupé à s'énerver pour ça. Elle ne lui répondait pas tout de suite, prenant peut-être quelques secondes pour bien réfléchir à ses prochains mots. Un soufflement, puis encore le silence. Ian était préparé, il savait que ça allait lui tomber dessus, il attendait juste que ça commence

- Mais t'es...Ouais t'es ch*ant c'est le mot! Je te vois pas du tout en colère, je te vois insignifiant en surface, mais si tu te prônes si intouchable, froid et sans émotion alors pourquoi tu m'as pas laissé là-bas, pourquoi t'as sauté sur moi pour te prendre la balle à ma place, hein, à quelques centimètres de ton cœur, l'air de rien.

Wow. Elle n'y allait pas avec le dos de la cuillère la Philaester sur ce coup-là. Elle venait de lui cracher quelques vérités, ou ce qu'elle pensait être des vérités, à la figure. Lui assénant des mots dure à avaler comme "t'es insignifiant" puis en le positionnant face à une évidence. Pourquoi l'avoir sauvé lors de l'attaque ? Il avait bien envie de lui expliquer que ça n'avait été qu'un réflexe, qu'il l'avait "sauvé" sans vraiment le vouloir, que rien ne se cachait derrière cet acte insensé. Mais il ne savait pas. Était-ce vraiment si peu profond ? N'y avait-il rien de cacher sous cette action ? Lui-même n'en savait rien, ou se mentait en prétendant ne rien savoir. Faire l'autruche pour esquiver la vérité. Non. Ian n'était pas du genre à faire l'autruche. C'était un homme, un vrai, il n'esquivait pas les problèmes, il les affrontait.

- Et arrête de voir le mal partout, c'est moi, enfin je veux dire... Je pensais aussi que notre relation avait évolué, en fait que tu avais évolué, parce que moi j'en ai pas besoin non, c'est pas moi qui porte un masque à longueur de journée, c'est pas moi qui prétend n'avoir besoin de personne. Je vais te dire un truc Ian, tu comptes pour moi, ok? Et ce soir j'ai réalisé plein de trucs. Je sais pas pourquoi tu t’efforces à passer pour quelqu'un d'égoïste, froid, dur, et super vide.

Fixant le ciel, le Serpentard écoutait attentivement la demoiselle. Était-ce si facile de voir en lui ? Elle semblait l'avoir percer à jour, lui qui se pensait compliqué avait été débusqué par la directrice des rouges et ors. Toujours silencieux, les pensées se bousculaient dans sa tête. Encore une fois, elle prononçait des mots forts, puissant. Peut-être pas assez pour changer le Professeur, mais peut-être assez pour le forcer à réfléchir sur ce qu'il était. Il comptait pour elle disait Azénor. Ça sonnait vrai, devait-il forcément y croire ? Faire confiance ? Puis, il devait aussi se retourner la question, comptait-elle pour lui ? Non, personne ne comptait à part lui, toujours se faire passer avant les autres. Ou peut-être, ça faisait longtemps qu'il se côtoyait. Inconsciemment, il l'avait fait passer avant lui en la poussant plus tôt dans la soirée.

Elle le poussait à réfléchir sur des choses qu'il s'efforçait de garder à distance.

- Et j'ai pas dis que parler de tes soucis ça les enlèveraient, ça peut juste t'aider, mais si tu veux jamais rien de personne, alors je peux plus rien pour toi et tu sais quoi, bah je vais commencer à m'en foutre moi aussi

Et puis, elle terminait son monologue de la manière la plus classe possible, proposant à Ian d'enfoncer sa baguette dans un endroit sombre et inaccessible de tous. Bien que perdu dans ses pensées, Benbow laisse un sourire se forger sur ses lèvres. Elle enchaînait  en lui annonçant son envie de nager. Ian se redressait quelques instants, observant ainsi la jolie directrice retiré sa robe. D'un regard amusé, et fasciné, il observait la scène, laissant Azénor se défouler à coup de brasse et d'apnée. Il était maintenant assis dans l'eau, submergé jusqu'au cou. Il gardait le silence, ne voulant pas rompre le calme qui venait de s'installer sur la plage. Après quelques minutes, elle était de retour. Elle se dressait comme ça, face à lui, presque nue.

Il se levait, s'approchait d'elle.

- Je.. Tu m'en a mis plein la gueule là disait-il, un sourire au coin des lèvres. Mais.. tu as raison. Je.. c'est compliqué de placer sa confiance en quelqu'un, on est vulnérable, on est.. faible. Et la trahison fait partie intégrante de la nature humaine, et c'est dur de se dire que, peut-être, certains ne nous trahirons jamais. C'est dur d'y croire.

Il continuait de s'approcher, se trouvant maintenant à côté de sa collègue. Elle regardait vers la plage, lui vers la vaste étendue d'eau. Il tourne la tête pour poser son regard sur le profil de la rouge et or.

- Je suis désolé. Tu es ce qui se rapproche le plus d'une amie pour moi. Je.. je devrai être plus.. ouvert avec toi.

Il se tait. Sa voix était pleine d'assurance, comme toujours, mais la puissance n'était plus. Il avait été d'une douceur inattendue, essayant davantage de calmer sa collègue.

Une amie, donc. Rien de plus ?

- C'est le genre de chose que je dois encore apprendre, tu sais ? La confiance, l'amitié. Ce sont des concept qui me sont encore inconnu.. mais je.. je suis prêt à découvrir. À m'ouvrir un peu plus, te laisser découvrir qui je suis, ce que je.. ressens.
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Azénor Philaester
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Mar 2 Mai - 21:13



Je me laisse porter par l’air du vent qui chatouille ma peau, glacé. Mais j’ai mieux à me préoccuper que ce froid qui m’entoure. Y’a un plus gros froid, Benbow, sur qui je me suis vidée, j’ai dit ce que j’aurais pu voire dû dire il y a peut-être déjà plusieurs temps. Mais cette soirée était certainement la bonne, pour lui expliquer une infime partie peut-être de ce que je ressens. Le pire c’est qu’il a raison. Tellement raison. Ne pas se fier, ne pas faire confiance, c’est ne pas souffrir par la suite, être sûr de s’en sortir finalement sans égratignures au cœur. Mais quelques fois on décide pas de tomber pour quelqu’un, un ami, un amant, on décide juste pas. Alors je pensais que j’étais devenue une amie pour lui, qu’on pouvait se faire confiance l’un l’autre parce que finalement on se l’est prouvé, depuis nos débuts. J’veux dire, on a changé.

J’arrive et lui se redresse, l’eau m’arrive à la taille, tandis qu’elle lui arrive bien en dessous. Et je regarde l’horizon terrestre, sa présence je la sens je ne la regarde pas. Et je me mords tellement les joues que la douleur n’est plus.
- Je.. Tu m'en a mis plein la gueule là - Un léger rictus de ma part…
Mais.. tu as raison. Je.. c'est compliqué de placer sa confiance en quelqu'un, on est vulnérable, on est.. faible. Et la trahison fait partie intégrante de la nature humaine, et c'est dur de se dire que, peut-être, certains ne nous trahirons jamais. C'est dur d'y croire.

Oui, je sais. Mais mon dieu si toi tu savais comme ça fait du bien de respirer quelques fois. De savoir que si t’as besoin d’une épaule sur laquelle t’appuyer, beh j’en ai deux, et que je suis pas le genre à trahir. Mais on dit tous ça pas vrai, on dit tous ça, j’suis pas le genre à tuer jusqu’au jour où c’est trop tard.
Je te sens te rapprocher de moi, côte à côte regard lointain sur la terre et sur la mer, chacun son opposé, comme toi et moi, opposé. Et puis je te sens me regarder, mais je faille pas tu sais, je fixe l’horizon sans m’en lasser, et je t’écoute, ta voix plus calme, plus sereine peut-être. J’ai l’impression que c’est comme si tu comprenais que tu peux me faire confiance, parce que je suis moi, je suis Azénor et malgré tous mes efforts pour ne pas m’en faire, pour ne pas te regarder, te différencier, t’aimer, te choisir, te comprendre, bah je suis tombée, dans le trou, profond, et je tombe encore tout le temps parce que j’ai l’impression de voir si clair en toi parfois. Que t’es pas une cause perdue, mais que tu sais juste pas où aller. Et j’aimerais être ta Lumière dans les Ténèbres mais me laisseras-tu seulement entrer ? Trop viril, trop fier, trop vaniteux même as-tu peur de paraître faible en attrapant ma main.
- Je suis désolé. Tu es ce qui se rapproche le plus d'une amie pour moi. Je.. je devrai être plus.. ouvert avec toi.

Je laisse échapper un petit rire. Penses-tu ce que tu dis Ian. Je crois que oui. Je crois que t’as avancé d’un pas, tout doucement, que t’as compris. Aaaaaaah mais j’aimerais te prendre les deux joues dans mes mains te secouer la tête et j’sais pas te dire que c’était pas bien compliqué. Je suis obligée de te gueuler dessus pour te faire comprendre, on dirait un gosse j’te jure, tu vaux pas mieux que les élèves…Enfin si, si si. Bien mieux.
- C'est le genre de chose que je dois encore apprendre, tu sais ? La confiance, l'amitié. Ce sont des concept qui me sont encore inconnu.. mais je.. je suis prêt à découvrir. À m'ouvrir un peu plus, te laisser découvrir qui je suis, ce que je.. ressens.

Wow, eh. Mais. Je. Aaaaah.
Quoi ? Ce que Ian Benbow ressent, vous rendez-vous compte. C’est drôle, c’est vraiment drôle, je sais pas je suis contente, et je souris, comme une niaise, face à l’étendue devant moi. Puis je tourne ma tête dans un mouvement si brusque, de sorte à te regarder comme tu me regardes là. Je tombe droit dans tes yeux, tête levée légèrement. Et je te sourie finalement, à m’en tordre les joues, et à te montrer mes dents. J’savais pas qu’on pouvait apprendre à quelqu’un à devenir ami, c’est amusant, comme concept. Et mille fois je te ferais savoir ce que c’est de faire confiance, et j’ai hâte de savoir de voir en toi. Pas de force non, que ce soit toi qui me parle, avec tes mots, tes propres sentiments, pas ceux que j’aurais eu l’occasion de lire maintes et maintes fois maintenant.
Je peux pas vraiment te le dire mais je te le prouve tous les jours que tu peux me faire confiance et me considérer comme un humain au cœur chaud, plutôt qu’à un objet féminin ou un traître sans émotion.
Je respire un bon coup, je te regarde toujours de mes yeux malicieux à peine visibles sous cette nuit étoilée, et je prends à mon tour la parole qui ce soir entre nous n’est qu’or :
- Ian je suis contente, tu sais de te voir comme ça. Et je suis pas ce qui se rapproche le plus d’une amie ok, je suis ton amie. Genre, un exemple, si un jour tu te sens mal, t’es pas bien, t’as envie de te bourrer la gueule je sais pas, bah au lieu de le faire seule ou d’appeler une Alhena ou autre, bah appelle moi. Et on se bourra la gueule à deux, pas tout seul ou avec une…Tu sais une distraction.
- Oh et puis, le contact aussi. Tu sais quand quelqu’un te touche, je parie que t’aimes pas ça. Et beh, je prends ta main, la serre dans les miennes, et j’ose même entremêler nos doigts, tu te rends compte. Tada. Je te regarde sourire aux lèvres je suis enfin contente pour quelque chose, ce soir.


Et puis je me tais, je me perds dans ton paysage d’homme froid et mûr qui finalement ressemble à tout être humain. Qui a sans doute besoin d’un contact avec un autre humain semblable. Semblable… Mon sourire s’estompe tout petit à petit. Mais je garde ta main dans les miennes juste pour essayer de te faire ressentir.
Mais tu sais Ian t’as raison à la base, tellement raison. Il y a des c*ns dehors, des gens peut-être…comme toi, qui ne comprennent pas que la chaleur n’est pas toujours présence de feu mais plutôt présence de cœur. Alors ils se servent des autres, et c’est difficile de pas tomber dans le panneau, personne n’est à l’abri. Alors moi aussi je me suis forgée un bouclier. C’est juste qu’avec toi le bouclier c’était des plumes et ta voix ton souffle ça les a fait s’envoler donc j’me suis retrouvée con à pas savoir ce qui m’arrivait. C’est pour ça que je te trouve différent, que t’es parfois difficile à percevoir. Et ça me fait ch*er je t’avoue, je me retrouve sur une plage seule avec toi, le bad boy Directeur des Serpentard, alors que je pourrais être chez moi à faire du tricot.
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