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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Sur les rives de Grande-Bretagne
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Azénor Philaester
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Mar 2 Mai - 21:13



Je me laisse porter par l’air du vent qui chatouille ma peau, glacé. Mais j’ai mieux à me préoccuper que ce froid qui m’entoure. Y’a un plus gros froid, Benbow, sur qui je me suis vidée, j’ai dit ce que j’aurais pu voire dû dire il y a peut-être déjà plusieurs temps. Mais cette soirée était certainement la bonne, pour lui expliquer une infime partie peut-être de ce que je ressens. Le pire c’est qu’il a raison. Tellement raison. Ne pas se fier, ne pas faire confiance, c’est ne pas souffrir par la suite, être sûr de s’en sortir finalement sans égratignures au cœur. Mais quelques fois on décide pas de tomber pour quelqu’un, un ami, un amant, on décide juste pas. Alors je pensais que j’étais devenue une amie pour lui, qu’on pouvait se faire confiance l’un l’autre parce que finalement on se l’est prouvé, depuis nos débuts. J’veux dire, on a changé.

J’arrive et lui se redresse, l’eau m’arrive à la taille, tandis qu’elle lui arrive bien en dessous. Et je regarde l’horizon terrestre, sa présence je la sens je ne la regarde pas. Et je me mords tellement les joues que la douleur n’est plus.
- Je.. Tu m'en a mis plein la gueule là - Un léger rictus de ma part…
Mais.. tu as raison. Je.. c'est compliqué de placer sa confiance en quelqu'un, on est vulnérable, on est.. faible. Et la trahison fait partie intégrante de la nature humaine, et c'est dur de se dire que, peut-être, certains ne nous trahirons jamais. C'est dur d'y croire.

Oui, je sais. Mais mon dieu si toi tu savais comme ça fait du bien de respirer quelques fois. De savoir que si t’as besoin d’une épaule sur laquelle t’appuyer, beh j’en ai deux, et que je suis pas le genre à trahir. Mais on dit tous ça pas vrai, on dit tous ça, j’suis pas le genre à tuer jusqu’au jour où c’est trop tard.
Je te sens te rapprocher de moi, côte à côte regard lointain sur la terre et sur la mer, chacun son opposé, comme toi et moi, opposé. Et puis je te sens me regarder, mais je faille pas tu sais, je fixe l’horizon sans m’en lasser, et je t’écoute, ta voix plus calme, plus sereine peut-être. J’ai l’impression que c’est comme si tu comprenais que tu peux me faire confiance, parce que je suis moi, je suis Azénor et malgré tous mes efforts pour ne pas m’en faire, pour ne pas te regarder, te différencier, t’aimer, te choisir, te comprendre, bah je suis tombée, dans le trou, profond, et je tombe encore tout le temps parce que j’ai l’impression de voir si clair en toi parfois. Que t’es pas une cause perdue, mais que tu sais juste pas où aller. Et j’aimerais être ta Lumière dans les Ténèbres mais me laisseras-tu seulement entrer ? Trop viril, trop fier, trop vaniteux même as-tu peur de paraître faible en attrapant ma main.
- Je suis désolé. Tu es ce qui se rapproche le plus d'une amie pour moi. Je.. je devrai être plus.. ouvert avec toi.

Je laisse échapper un petit rire. Penses-tu ce que tu dis Ian. Je crois que oui. Je crois que t’as avancé d’un pas, tout doucement, que t’as compris. Aaaaaaah mais j’aimerais te prendre les deux joues dans mes mains te secouer la tête et j’sais pas te dire que c’était pas bien compliqué. Je suis obligée de te gueuler dessus pour te faire comprendre, on dirait un gosse j’te jure, tu vaux pas mieux que les élèves…Enfin si, si si. Bien mieux.
- C'est le genre de chose que je dois encore apprendre, tu sais ? La confiance, l'amitié. Ce sont des concept qui me sont encore inconnu.. mais je.. je suis prêt à découvrir. À m'ouvrir un peu plus, te laisser découvrir qui je suis, ce que je.. ressens.

Wow, eh. Mais. Je. Aaaaah.
Quoi ? Ce que Ian Benbow ressent, vous rendez-vous compte. C’est drôle, c’est vraiment drôle, je sais pas je suis contente, et je souris, comme une niaise, face à l’étendue devant moi. Puis je tourne ma tête dans un mouvement si brusque, de sorte à te regarder comme tu me regardes là. Je tombe droit dans tes yeux, tête levée légèrement. Et je te sourie finalement, à m’en tordre les joues, et à te montrer mes dents. J’savais pas qu’on pouvait apprendre à quelqu’un à devenir ami, c’est amusant, comme concept. Et mille fois je te ferais savoir ce que c’est de faire confiance, et j’ai hâte de savoir de voir en toi. Pas de force non, que ce soit toi qui me parle, avec tes mots, tes propres sentiments, pas ceux que j’aurais eu l’occasion de lire maintes et maintes fois maintenant.
Je peux pas vraiment te le dire mais je te le prouve tous les jours que tu peux me faire confiance et me considérer comme un humain au cœur chaud, plutôt qu’à un objet féminin ou un traître sans émotion.
Je respire un bon coup, je te regarde toujours de mes yeux malicieux à peine visibles sous cette nuit étoilée, et je prends à mon tour la parole qui ce soir entre nous n’est qu’or :
- Ian je suis contente, tu sais de te voir comme ça. Et je suis pas ce qui se rapproche le plus d’une amie ok, je suis ton amie. Genre, un exemple, si un jour tu te sens mal, t’es pas bien, t’as envie de te bourrer la gueule je sais pas, bah au lieu de le faire seule ou d’appeler une Alhena ou autre, bah appelle moi. Et on se bourra la gueule à deux, pas tout seul ou avec une…Tu sais une distraction.
- Oh et puis, le contact aussi. Tu sais quand quelqu’un te touche, je parie que t’aimes pas ça. Et beh, je prends ta main, la serre dans les miennes, et j’ose même entremêler nos doigts, tu te rends compte. Tada. Je te regarde sourire aux lèvres je suis enfin contente pour quelque chose, ce soir.


Et puis je me tais, je me perds dans ton paysage d’homme froid et mûr qui finalement ressemble à tout être humain. Qui a sans doute besoin d’un contact avec un autre humain semblable. Semblable… Mon sourire s’estompe tout petit à petit. Mais je garde ta main dans les miennes juste pour essayer de te faire ressentir.
Mais tu sais Ian t’as raison à la base, tellement raison. Il y a des c*ns dehors, des gens peut-être…comme toi, qui ne comprennent pas que la chaleur n’est pas toujours présence de feu mais plutôt présence de cœur. Alors ils se servent des autres, et c’est difficile de pas tomber dans le panneau, personne n’est à l’abri. Alors moi aussi je me suis forgée un bouclier. C’est juste qu’avec toi le bouclier c’était des plumes et ta voix ton souffle ça les a fait s’envoler donc j’me suis retrouvée con à pas savoir ce qui m’arrivait. C’est pour ça que je te trouve différent, que t’es parfois difficile à percevoir. Et ça me fait ch*er je t’avoue, je me retrouve sur une plage seule avec toi, le bad boy Directeur des Serpentard, alors que je pourrais être chez moi à faire du tricot.
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Ian Benbow, Mer 31 Mai - 8:43


Il venait de faire un premier pas. Pas vers le changement, non. Il ne souhaitait pas changer, en tout cas pas avec tout le monde. S'il avait réussi à se sortir de la pauvreté, de cette vie de sans-abris, c'était grâce à ce qu'il était. Peut-être paraissait-il lisse aux yeux des autres, sûrement, mais ça ne le dérangeait pas. Justement. Sous-estimer le. Ne le considérez pas comme un rival, comme une personne pouvant vous faire concurrence. Voyez le comme inférieur, et un jour il vous surprendra. Il avait basé son retour dans le monde magique sur ce principe, se faire passer pour une personne sans importance, un sorcier moyen à l'intelligence moyenne. Quelqu'un de qui on ne se méfiait pas.

Avec Azénor, ça avait toujours été différent. Ils s'étaient rencontré alors que Ian venait à peine de quitter la rue. Il n'avait pas encore retravailler sa personnalité, il s'était laissé aller, permettant à la jeune Gryffondor de voir ce qui se cachait sous ce masque, qu'il avait vite fait d'enfiler une fois sa première entrevue avec Philaester passée. Mais, déjà trop tard. Depuis, ça n'avait été qu'un jeu du chat et de la souris, étonnamment il avait même déjà enfilé le costume de la souris. Et maintenant, ils en étaient rendu sur cette plage. Ian s'ouvrant pour la première fois auprès d'une personne qui comptait. Une amie, selon Azénor. Lui ne savait pas vraiment ce qu'elle était.

Jamais, Ian n'avait entretenu de relation poussée avec le sexe opposé. Jusque là, ça se résumait à du bonjour-la chambre est là-au revoir. Il se retrouvait dans une situation inédite, qu'il ne pouvait pas vraiment définir. Il se savait attaché à Azénor, sans pouvoir mettre de mot sur ce lien. Quelque chose d'inconnu, qu'il essayait de percer à jour. Jusqu'ici, il avait essayé en se faisant passer pour l'autre, le Ian qui n'était pas vraiment lui. Cette soirée.. cette échange, le poussait à tenter une nouvelle approche. La sincérité. L'authenticité. La transformation prendrait du temps. C'était marrant, de dire que Ian devrait se transformer pour devenir lui-même. Mais, après tant d'années à se faire passer pour un autre, en enchaînant les mensonges, il avait finit par y croire lui-même, développant aussi sa personnalité. Notamment son envie de faire le mal, de faire souffrir les autres.

- Ian je suis contente, tu sais de te voir comme ça. Et je suis pas ce qui se rapproche le plus d’une amie ok, je suis ton amie. Genre, un exemple, si un jour tu te sens mal, t’es pas bien, t’as envie de te bourrer la gueule je sais pas, bah au lieu de le faire seule ou d’appeler une Alhena ou autre, bah appelle moi. Et on se bourra la gueule à deux, pas tout seul ou avec une…Tu sais une distraction.
- Oh et puis, le contact aussi. Tu sais quand quelqu’un te touche, je parie que t’aimes pas ça. Et beh,


Prenant Ian par surprise, la rouge et or glissait sa main dans celle du Professeur. Il fronçait les sourcils, d'abord. Par réflexe. Puis se détendait, laissant le contact se créer. Il se laissait convaincre par la demoiselle, était-il idiot ? Sa plus grande faiblesse n'etait-elle pas son amour pour les belles femmes ? Et, indéniablement, Azénor en était une. Son physique avantageux ne faussait-il pas le jeu ?

Elle le regardait droit dans les yeux, en silence. D'habitude, Ian aurait maintenu ce regard. Peut-être aurait-il même attraper la Gryffondor par la taille pour l'embrasser. Pourtant, il fuyait son regard. Préférant se racler la gorge et observer les grains de sables formant la plage. L'embrasser n'était pas une bonne idée. Déjà parce que la dernière fois elle l'avait repoussé. Puis aussi parce qu'il essayait de créer autre chose, il l'avait dit fini le bonjour-la chambre est juste là-au revoir. Il ne savait pas quoi dire, quoi répondre. Sa main toujours emmêlée avec celle d'Azénor.

- Je.. Il rigolait nerveusement, se servant de sa main libre pour se gratter l'arrière du crâne. Je suis.. La tête qui tourne, ou plutôt le monde qui tourne. Il perdait ses repères, titubant doucement. Des tâches noires devant ses yeux. Il tombait.

Il ouvrait les yeux. Il était couché sur la plage, son t-shirt lui servant de coussin.Azénor à ses côtés, endormie. Combien de temps était-il parti ? Il se sentait mal, comme s'il se réveillait après avoir bu 1 bouteilles de whisky moldu. Ian se forçait à se rappeler. Tâche noir, toussa. Une chute de tension ? Il en doutait, Azénor étant endormie, il devait être parti depuis un moment déjà. Il se redressait, encore une fois. Doucement, il secouait la jolie Gryffondor.

- Azé.. Réveille-toi.

Après une ou deux tentatives, la directrice ouvrait un œil, puis l'autre.

-Bien dormit ? Ma cuisse est confortable ? ajoutait-il en blaguant.Désolé d'avoir gâché la séquence émotion tout à l'heure, je sais pas trop ce qui m'est arrivé. Mais on se réveil juste à temps..

Du doigt, il pointait l'horizon. Le soleil se levait.
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Ven 2 Juin - 20:01


passage furtif

Des fois j’aimerais juste arrêter l’image et la sauver des mauvais tours du temps. J’aimerais m’accrocher à un moment et le vivre sans arrêt. Pourquoi ne pas être une éternelle seconde de répit et un instant qui ne rentrerait pas dans un contexte de temps. La Terre est musique pour ceux qui écoutent attentivement. Alors moi je suis main dans ta main et tu évites mon regard, chose pas banale pour le Directeur de Serpentard. Je te connais, tu prônes suprématie et supériorité inconditionnelle des Verts et Argents mais qui aujourd’hui est celui qui affronte les autres au lieu de s’affronter lui-même.
Ian tu gardes ta main dans la mienne mais tu n’oses pas me regarder en face, de quoi as-tu si peur. Qu’as-tu fais pour ne pas réussir à te regarder droit dans les yeux. Regrettes-tu des fois, et y repenses-tu même ? Et que suis-je mois, pour toi.

Je le sens fébrile, il ne sait quoi répondre, et c’est comme s’il ne sait même plus où il est. Un froncement de sourcils de ma part, et puis je commence presque à m’inquiéter. Il cherche ses mots sans pouvoir les trouver, commence des phrases dénouées de conclusion, puis dans une chute vers l’eau glacée, il m’emporte quelque peu vers le trouble fluide salé.
Nos mains se sont lâchées dans la précipitation de la chute de Ian. Je bug un infime instant sur lui ? Quoi ? Tombé ? Il aurait pu trouver mieux. Je sais pas il aurait pu se creuser la tête un peu plus en profondeur que ça, trouver quoi dire malgré tout et oser se confier. Je me demande presque si ce n’est pas même une réaction de son propre corps, trop inhabitué à recevoir une attention particulière et à ne pas forcément, pour une fois, avoir envie d’y couper court. Mais trêves de discussions, à mon tour de sauver Ian de la noyade qui n’a pas l’air de le déranger. Alors je tends ma main vers ma hanche gauche pour attraper ma baguè…ma baguette. Un vif regard au loin, elle est restée sur la rive. Il faut que j’agisse plutôt vite. Alors je positionne Ian de façon à ce que sa tête reste hors de l’eau, puis je m’approche quelque peu de son visage. Il a l’air complètement endormi, et respire doucement. Il est presque calme, comme s’il préférait se réfugier dans ses rêves plutôt que de s’embêter avec une réalité différente de l’habituel. Alors d’un geste j’attrape ma robe qui flotte encore, et je me dirige au sortir de l’eau pour aller chercher ma baguette restée sur le sable de Grande Bretagne.

Arrivée à l’endroit, je prends ma baguette, en profite pour sécher mes vêtements à l’aide d’un sortilège quelconque et j’enfile ma robe difficilement en courant vers l’écume qui bouge et bouge encore. Mes pieds dans l’eau, je vois Ian non loin, tête en dehors de la mort. Un léger sourire, et un soupir, je le vise de ma baguette pour formuler un #Mobilicorpus. Ian flotte alors dans les airs, comme une feuille toute légère qui viendrait s’aventurer là où vent l’a mène.
Je nous emmène alors jusqu’à la plage, et la nuit nous regarde d’un œil presque averti, puisque pour nous elle a offert sa lune pleine et brillante. Je pose Ian contre le sol. J’essaie vaguement de le réveiller, en vain. Puis je me dis qu’autant lui laisser un moment de répit non ? Alors je lui enlève son tee-shirt non pas pour mon plaisir mais pour son confort. Je le place sous sa tête et lui ne se soucie même pas du temps qui passe. Je pense qu’il est tranquille, peut-être même en train de vivre quelque chose de nouveau. Ou bien peut-être qu’il est juste endormi et que je cherche plein de trucs là où il n’y en a pas.

Je reste comme ça quelques temps, à le regarder dormir, à fermer mes paupières quelques secondes sur les étoiles brillantes de mille manières. Le temps passe, les secondes défilent, et mes yeux se ferment tout seuls désormais. Alors je juge que la cuisse de Ian fera parfaitement l’affaire. Je dépose alors ma tête contre sa jambe, et je mets quelques longues minutes à m’endormir. Pensant à tout et à rien, à ce qu’il pourrait peut-être se passer, après.


-Azé réveille-toi. Azé ! Youhou !
-Bien dormit ? Ma cuisse est confortable ? Désolé d'avoir gâché la séquence émotion tout à l'heure, je sais pas trop ce qui m'est arrivé. Mais on se réveil juste à temps..

Quoi hein qui. Moins vite moins vite c’est le matin duh. Séquence émotion, un léger rire de ma part. Mes yeux à moitié ouverts, je me lève et me retrouve assise, dos courbé pour faire craquer quelques vertèbres. Je me frotte ensuite les yeux, parce que là je ne comprends pas trop ce qu’il m’arrive. Je le retourne vers mon interlocuteur. Ah oui, Ian. Hier soir, folle soirée, n’est-ce-pas.
Je le vois pointer le lever du soleil. Quoi de mieux pour se réveiller qu’un homme musclé qu’un merveilleux paysage tel que celui qui s’offre à mes yeux encore fatigués.

Je laisse s’échapper un long soupir. Séquence émotion hein. Pas facile pour toi Benbow. Je me lève alors, debout sur mes deux jambes. Je ne me sens pas très bien, presque sale, dans cette robe depuis la veille. Je prends mes cheveux et les attaches en un gros chignon décoiffé. Je m’étire ensuite liant mes mains l’une à l’autre en levant les bras le plus haut possible.
Je plonge ensuite mon regard dans celui de Benbow, un sourire enjoliveur aux lèvres.
-Séquence émotion hein ? – rire qui veut tout dire -
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Ian Benbow, Mar 13 Juin - 16:40


Le regard fixé sur le soleil, ou en tout cas la partie qui commençait à être visible. Une lueur orangé nous offre la lumière. L'eau est calme, pas de courant, pas de petite vague qui éclatent et nous éclabousse. Juste bien mit, les fesses enfoncées dans le sable. Mes vêtements, bien que sec, me colle encore à la peau. C'est très dérangeant, je me demande comment j'ai bien pu faire pour dormir aussi profondément habillés de telle manière. Azénor semble se reconnecter à la réalité, sa mémoire faisant remonter les souvenirs de la veille. Il faut dire que cette scène n'est que très peu commune. Déjà, si je me réveil avec une personne à mes côtés, c'est qu'elle et moi avons passés une nuit des plus torrides. Or, il est évident que ce n'est pas le cas ici. Je m'en souviendrai. Et elle-aussi d'ailleurs.

Elle se lève et commence quelques étirements. Sans ciller, je l'observe. Amuser par le spectacle que m'offre la demoiselle. Je ne la quitte pas du regard, jusqu'au moment où elle décide de planter le siens dans le miens. Évitant ce jeu de regard, je préfère me concentrer sur l'eau. Rien à y voir, mais ça me permet de gagner un peu de temps. Avec un peu de chance, on ne parlera pas de notre conversation de la veille, nous retournerons à Poudlard et agiront comme d'habitude. Je ne passe que très rarement dans des moments de faiblesses, et hier avait été un de ces moments. Heureusement, la douleur m'avait sortie de ce merdier.

Elle répète certains des mots prononcés plus tôt. Elle rit, se moquant probablement un peu. Je lève les yeux en ciel en guise de réponse, lâché un sourire puis décide de changer de sujet.

- Heureusement que c'est le week-end. Je me voyais pas donner cours après une nuit comme celle-ci. J'vais devoir corriger quelques copies par contre..

Je souffle un coup, puis reprends.

- Y'en a qui ont de la chance ici, hein. T'vas pouvoir profiter de ton samedi comme il faut..

Après un très court silence, j'ajoute d'un air moqueur..

- Ha ouai.. tu ronfles Philaester.
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Mar 13 Juin - 23:32


Tu réponds à côté de la plaque Benbow. Parce que t'as peur et que tu n’oses pas affronter la réalité, hein. Les émotions, les sentiments, les frissons même c'est pas ton truc, c'est pas ton genre, oh ça non hein, pas pour le Directeur des Serpentard. Tu changes de sujet, ça c'est ce que t'aimes faire, ce que tu sais faire aussi. Peut-être même que si ça n'avait pas été moi ici, tu m'aurais embrassé pour me faire taire, me racontant des sottises pour que je ne vois que tes beaux yeux et tes abdominaux saillants. Tu me parles de week end, de copies à corriger, mais c'est de la foutaise, je m'en fou, tu t'en fou, tout le monde s'en fou. Moi je suis pas là pour remettre au lendemain, la procrastination c'est pour les faibles les flemmards et les enfants. T'es pas faible Benbow, t'es pas flemmard, et t'es plus un enfant.
- Ha ouai.. tu ronfles Philaester.

Je retiens un rire. Je te regarde juste d'un air hautain, le genre méprisant. Je joue bien la comédie hein, je sais juste pas trop si tu vas le gober. De haut en bas je te sonde, pour donner de la crédibilité à mon regard de feu. Je ronfle pas, ok.
- Mais n'importe quoi tu délires. Anthony lui ne me l'a jamais dis! Et puis si t'avais vu ton état hier soir, j'pense pas que tu ais entendu grand chose, pfu.

Un sourire malicieux que je m’efforce de réprimander - en vain - s'installe sur mon visage encore légèrement endormi. Je reviens à nos moutons moi, je veux te mettre la tête en plein dedans et puis t'accompagner. Parce que je ne suis pas de ceux qui jugent les gens bien au contraire, moi j'suis là que pour t'aider parce que oui blablabla tu comptes pour moi on s'en fou. T'es un petite âme perdue pas vrai. Et t'es un caïd, un bad boy, mais je sais que t'as quelque chose à faire sortir. De la colère, de la peur, de la tristesse ou peut-être même de l'amour qui sait.
- J'men fou de tes copies Benbow - faut te rentrer dedans pour que ça t'intéresse hein? -
- J'veux pas te forcer à m'en parler, mais parles-en au moins à toi-même non? T'en as besoin, et c'est pas honteux.

C'est limite si je rajoute pas un "pfff" derrière.
- Viens on va se balader.
Je te laisse pas le choix dans mes dires mais en me retournant, j'espère vivement que tu vas me suivre. J'attrape mes chaussures et mon sac dans chacune de mes mains, vérifiant à la hâte si ma baguette se trouve dedans. Je commence alors, allure et silhouette légère, à m'avancer le long de la plage, en diagonale finalement, histoire de bientôt faire tremper mes pieds dans l'eau. Le vent souffle juste ce qu'il faut et je me sens bien, super bien même. Les copies peuvent attendre, non?
- Et en fait, ton bras! Ça va mieux? Je crois même pas t'avoir remercier de, tu sais de me sauver la vie quoi...

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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Ian Benbow, Ven 23 Juin - 13:18


Elle me regarde bizarrement, un truc qui ressemble à du mépris, sans trop en être sûr pour autant, faut dire qu'on peut voir d'ici que la jeune directrice n'a pas l'habitude avec ce genre de chose. Elle est plutôt du genre fragile et pas très rebelle que forte et entreprenante. Même si son côté fragile donne envie de la protéger. Ou alors, je me trompe complètement et me retrouve face à une sorcière qui cache très bien son jeu. J'ai l'impression qu'elle me défie du regard, en me jaugeant de tel façon l'espace de quelques secondes.

- Mais n'importe quoi tu délires. Anthony lui ne me l'a jamais dis! Et puis si t'avais vu ton état hier soir, j'pense pas que tu ais entendu grand chose, pfu.

Hmmm , Sans trop savoir pourquoi, le prénom me fait tiquer. D'abord, je le trouve intriguant, au point de ne me concentrer que sur lui et de ne rien entendre du reste de la phrase. Puis j'enchaîne en remarquant à quel point ce nom sonne débile. Anthony. Il doit pas être très intelligent. Je me sens contrarié, plus trop envie de rigoler, juste de retourner à mes affaires en laissant la directrice en plan au beau milieu de cette plage. Sauf que c'est elle qui transplane. J'ai du mal à cacher ma mine déconfite, du coup j'essaie de la transformer en grimace de douleur, jouant le gars blessé qui n'arrive plus à supporter la douleur.

Anthony, hein ?

- J'men fou de tes copies Benbow.J'veux pas te forcer à m'en parler, mais parles-en au moins à toi-même non? T'en as besoin, et c'est pas honteux.

Whuut ? Copie ? De quoi elle me parle celle-ci ? Je m'enfeu aussi de mes copies. Parlons d'Anthony, plutôt. Sauf que non, elle préfère revenir à la charge avec cette histoire de parler et toutes les conneries qui vont avec. Je souffle doucement, essayant de rester discret, face à tant d'insistance. Elle veut vraiment tout savoir la Philaester. Elle en aura pour son argent, mais plus tard. D'abord, on parle d'Anth..

- Et en fait, ton bras! Ça va mieux? Je crois même pas t'avoir remercier de, tu sais de me sauver la vie quoi...

Ouai. Je t'ai sauvé la vie, pas Anthony. Essaie de t'en rappeler un peu.

Je me secoue la tête, reprenant un peu conscience. Pourquoi faire une finette sur ce gars ? Elle n'est rien, une simple directrice de maison qui ne peut rien m'apporter. Ni à moi, ni à mon nom. J'ai besoin de prestige. Elle ne m'intéresse pas, et je joue à l'enfant. Pourquoi m'abaisser à de la jalousie ? C'est bien une première pour moi, et ça ne me sied pas du tout. Sans arriver à retirer cet air grognon de mon visage, je décide de répondre le plus sobrement possible, prenant soin d'ignorer tout ce qui avait pu être dit auparavant.

- Ouai, ça va. Pas besoin, c'était pas fait exprès. P'tain, mais ta g----- dude ! On s'en va, je crois qu'on a plus rien à faire ici. Je tends la main, pour lui faire comprendre mon envie de partir, et surtout mon intention de ne pas lui laisser le temps de dire non. Je garde mon regard planté dans la mer, n'attendant qu'une seule chose, retourner à mon appartement.

Anthony. Pffff.

THE END
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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Kohane Werner, Dim 9 Juil - 12:15




Rp avec Elly Wildsmith


Deux possibilités existent : soit nous sommes seuls dans l'univers, soit nous ne le sommes pas. Les deux hypothèses sont tout aussi effrayantes (Arthur C. Clarke)

Flux et reflux.
Doux bruit de la mer.
Sable chaud sous un ciel étoilé.
Vide et désert.
Y'a rien. Plus rien. Sauf moi.
Sur une côte sauvage loin de tout.
Loin de la ville, loin de Londres, loin de mes parents.
Instant de tranquillité muette.
L'oeil perdu au loin. Sur cette vaste couverture sombre tendue au-dessus de nos tête.
Une couverture piquée de mille et un petits trous.
De ces étoiles scintillantes qui chantonnent aux oreilles, murmurent leur douce comptine.
Des astres éternellement accrochés au vêtement de la Nuit.
Qui ne font que réhausser sa beauté.

Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé
(Victor Hugo)

Et sur ses astres, je me demande bien ce qui peut y vivre.
Peut-être y a-t-il des créatures. Qui nous prennent nous-même pour une petite bille perdue dans le cosmos.
Si les étoiles chantent, c'est sans doute qu'il y a, avec elle, des choses qui les font chanter.
Je ne peux croire qu'elles ne chantent que pour nous, misérables humains que nous sommes.
Non.
Elles ont forcément une autre raison.
Plus valable. Plus légitime. D'offrir leur mélodie à l'Univers.

Les doigts des vagues viennent effleurer mes pieds nus avant de se retirer.
Mes yeux quittent un instant la couverture piquetée pour regarder la marée.
On sait qu'il y a de la vie, là-dedans.
Toutes sortes de choses.
De créatures.
Nous ressemblant plus ou moins.
Parfois même nous dépassant en sagesse et intelligence, pour sûr.
Mais là-haut, qu'y a-t-il ?
Quelle forme de vie s'est donc constituée là-bas ?
Quelle philosophie accompagne le tintement des clochettes astrales ?

Mes yeux lâchent les douces vagues alors que les doigts d'écume viennent à nouveau caresser ma peau.
Ma pupille se fond de nouveau dans le ciel dégagé.
Ici, ça respire la tranquillité.
Je m'y sens tellement bien.
Seule.
Avec mes amies -famille- étoiles.
Il me manquerait juste mon frère astral. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Je le sais bien.

Un soupir.
Si y'avait vraiment une forme de vie, là-bas, j'irais volontiers les rejoindre.
Après tout, les étoiles, c'est retrouver une famille qui ne trahit pas.
Elles n'en ont rien à faire de l'argent ou des conventions sociales que nous nous sommes nous-même créées.
Elles vivent, tout simplement.
Elles vivent, elles illuminent le manteau de Nuit, elles éclairent les âmes et les coeurs.
Et ça leur suffit.
Je les envie tellement.
J'aimerais tellement être comme elles.

Vivre,
un point c'est tout.

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Elly Wildsmith
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Animagus (Renard de Magellan)


Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Elly Wildsmith, Mar 1 Aoû - 14:55


Atmosphère protectrice, désireuse d’éternité, mère d’humanité. Y’a-t-il ici-bas, plus beau spectacle que celui des étoiles ? Constellant le ciel et sa couleur d’encre, d’emprunte invisible, parfois déjà oubliées. Elles sont là, veillent sur le monde, sur la fécondité de ce dernier. Assistent aux naissances et bercent les nouveau-nés. Imperturbables lumières qui guident les voyageurs.

Perdue à la contemplation des étoiles, lasse de la vie qu’elle menait actuellement, ne prenant jamais le temps à l’observation, l’auror appréciait le spectacle divin offert par la nature. Vierge de toute pollution que les moldus auraient pu créer. Aucun nuage, aucune lumière ne venait interférer devant le décor des astres. Magnifique danse, sublime panorama. Tableau vertigineux à couper le souffle, tant les étoiles semblaient insuffler la beauté du monde.

Alors qu’elle rêvait d’un monde purement utopiste où ni moldus ni sorciers n’auraient à souffrir de quelconque maux, la réalité la rattrapa à la vitesse de la foudre qui frappe le sol. Une silhouette se tenait devant elle, dans la pénombre de la nuit illuminée seulement des constellations. Une silhouette pas méconnue pour la jeune femme. Une autre nuit, d’autres maux.

- Kohane …


Un murmure doux, faiblement prononcé. Pour attirer l’attention de la jeune femme sans pour autant lui faire peur. Qui sait sur quelles âmes il était possible de tomber la nuit, lorsque le monde entre en errance et que les ombres deviennent silhouettes capable de vous happer dans l’obscurité de vos angoisses. Un soupir, tandis qu’Elly se rapproche, sourire délicat sur le visage, pour savoir comment allait la jeune fille, une question simple et véritablement intéressée. Pas de celles que l’on posent de manière désinvolte sans prêter un quelconque intérêt à la réponse.

- Comment vas-tu ?

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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Kohane Werner, Dim 13 Aoû - 12:33




Un calme réconfortant.
Un silence accueillant.
Pas de mots, pas de sons. Uniquement l'océan pour tout compagnon.
Une brise, léger vent. Puis rien.
Solitude. Sous les étoiles. Elles brillent. Elles envoient peut-être des signaux, qui sait. Genre des messages en morse. Un truc comme ça. Des messages qu'on ne sait pas encore déchiffrer.
En vérité, il n'est nul besoin de connaître le code pour les entendre, les écouter.
Suffit de se poser tranquillement. Silencieusement.
Chut, taisez-vous un peu.
Restez calme.
Tendez l'oreille.
Vous les entendrez. Chantonner.
Des sons étoilés.
Suffit de savoir se prêter à leur jeu pour les comprendre. Et les apprécier.

J'aime comment elles peuvent nous faire oublier nos tracas du quotidien. En plongeant son œil dans leur corps astral, on plonge dans un autre monde. Et on oublie celui-ci.
On oublie les gens trop ternes, on oublie les goûts amers sur le bout de la langue, on oublie les haines et les rages, on oublie les blessures, les coutures grossières de son âme.
On oublie tout.
Plus rien n'a d'importance avec elles.
Tout s'oublie en leur sein.
C'est comme une douce sérénité retrouvée.
Du genre qu'on n'a pas ressentie depuis les lustres.
Alors, oui, ça fait du bien. Se retrouver dans cette bulle loin de tout. Loin des autres aux esprits trop étriqués. Loin du monde, vieux bateau coulant de l'immobilisme.



Tout à coup, une présence vient traverser le voile qui me séparait du reste.
Etrange...
Je croyais pourtant être invisible aux yeux des autres.
La présence se manifeste par la voix. Pas méconnue. La voix qui prononce mon nom. Et je me retourne. Et je la vois. Et je la scrute dans la nuit.
Si je pensais tomber sur elle !
Elly, le prénom revenu en doux écho dans les airs. Mais je ne parle pas. Je la regarde approcher, poser un pas puis un autre sur le cercle invisible que je m'étais tracé.
Je la regarde arriver en silence.
Elle a un joli sourire posé sur ses lèvres. Elle n'a plus du tout le même aspect que la première fois. En même temps, c'est dans une circonstance totalement différente que nous nous voyons cette nuit. Il ne s'agit plus de violence ni de sang. Seulement de calme et de sérénité. Cela nous change radicalement. Elle et moi.
Deux visages tranquilles qui se font face et se retrouvent.
Deux regards paisibles qui se croisent.
Et sa question, banale en apparence mais qui, posée par elle, prend réellement corps et relief.
Je lui adresse un sourire dans la nuit et, d'un geste, l'invite à venir s'asseoir à côté de moi. Qu'elle viennent profiter, elle aussi, du sable fin et des vagues venues chatouiller le bout des pieds.
Puis ma tête se relève, le regard se détache de la femme et capte à nouveau les si jolies étoiles.
Un soupir.
Abandonné à la nuit.
Il fait frais. Mais sans être froid.
Je me sens bien.

-Eh bien... je pense que ça va. En tout cas là, à l'instant où je te parle, ça va. Je ne dis pas que ce sera toujours le cas lorsque nous nous quitterons et que je laisserai derrière moi cet endroit. Mais... ce qui importe, c'est l'instant présent, non ?

Nouveau sourire. Adressé à l'horizon, cette fois.
Et je ramène mes genoux contre ma poitrine.

-Et toi ?

Ca me fait tellement étrange de la revoir dans cette situation.
Que nous puissions trouver le calme ensemble.
Que nous puissions goûter à cette sérénité côte à côte.
Elly, c'est une femme étrange. Et c'est pour ça que je l'aime bien, en fait.
Représentante de la loi mais pas si droite que ça. Un peu tordue sur les bords. Un pied dans le moule, l'autre en dehors. Elle est là où on ne l'attend pas. Filant entre les doigts.
C'est ça que j'aime chez elle.
C'est pour ça que je pense que je pourrai m'entendre avec elle.
Après tout, elle m'a sauvé la mise la dernière fois qu'on s'est vue. Elle avait l'autorité nécessaire pour me faire passer en justice pour usage de magie contre un Moldu. Mais elle ne l'a pas fait. Elle m'a protégée en se taisant. Comme moi j'ai pu protéger Leo ou Rachel en ne disant jamais rien de leurs actes.
Et pour ça, je lui en suis reconnaissante.
Barrière rassurante dans un instant de folie.

-Dis, tu trouves pas qu'on dirait que les étoiles nous regardent ? Avec grande attention... elles pourraient presque entendre ce qu'on raconte.

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Re: Sur les rives de Grande-Bretagne

Message par : Elly Wildsmith, Hier à 23:04


L’auror sourit face aux mots de la jeune femme. Plein de bon sens, de vérités. Comme si tout était lié. De manière rhétorique, elle retourne la question, demandant à l’auror si cette dernière va bien. Elly hocha la tête, subtilement, comme pour ne pas froisser les étoiles venues en nombre à l’observation. Faisant résonnés leurs lumières à l’unisson.

L’observation se poursuit entre les jeunes femmes – comme un pont entre leur dernière rencontre. Beaucoup plus violente, beaucoup plus sanglante. Mais quelque chose chez Kohane, trouve écho dans la personnalité d’Elly. Elle ne saurait dire pourquoi, ni comment. Mais la détresse de la jeune femme, entre-aperçue au cœur de la nuit, avait eu le don d’attiser la curiosité de l’auror, de sortir son côté empathique de l’ombre, pour le mettre, un peu, en lumière.

Et venue de nulle part, une question, sur les étoiles, sur le ciel qui – semble-t-elle penser – les regarde, les observe. Le sourire de l’auror se fige tandis qu’elle observe à nouveau les milles scintillantes qui se tiennent au-dessus d’elle. Des milliers de perles blanches, grises, dorées ou argentés, qui font une danse majestueuse, pour tous ceux qui osent encore les regarder.

- Tu sais Kohane, je crois que parfois … elles rient, et elles pleurent. Au grès de leurs humeurs, de nos folies. C’est … étrange peut-être, mais c’est la sensation que j’ai. Peut-être qu’elles nous entendent … qu’elles constatent … l’étendue de la connerie humaine … je ne sais pas … et toi, qu’en penses-tu ?

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