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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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La forteresse
Alexander Scott
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La forteresse
Alexander Scott, le  Ven 3 Juil - 18:43

Autorisation de Merit Sullivan pour l'ouverture.

Post unique

La prison d'Azkaban, existait-il un lieu plus sinistre en Grande-Bretagne ? Les ignorants considéraient l'Allée des Embrumes comme un endroit particulièrement sombre mais ces gens là n'avaient jamais posé les pieds dans la forteresse qui servait à emprisonner les mages noirs. Peu de gens savaient pourquoi une telle ambiance régnait sur l'île et la plupart pensait même que la noirceur avait disparue des lieux lorsque les détraqueurs l'avaient quitté mais une fois de plus ces personnes se trompaient lourdement. Dés sa création Azkaban avait été une construction emplie de ténèbres,  durant de nombreuses années la forteresse avait hébergé un mage noir dénommé Ekrizdis et ce n'est qu'à sa mort que le lieu était apparu aux yeux de tous, les sortilèges de camouflage avaient disparu avec leur créateur. Le ministère de la magie ne tarda pas à investir les lieux, personne ne sut jamais vraiment ce qui y fut découvert mais mes rares rumeurs faisaient échos d'un château remplis de détraqueurs pourtant ces créatures semblaient être les choses les moins effrayantes présentes. Comment ces êtres des ténèbres étaient-ils apparus en plein milieu de la mer du nord ? Difficile à dire d'autant plus que personne ne connait vraiment leur origine mais des histoires racontent qu'il furent créés par le mage noir en personne pour garder les lieux et pour éloigner les curieux. Comment les auraient-ils créés ? Encore une fois impossible de se prononcer avec certitude mais au cours des années beaucoup de navires moldus avaient disparus dans les environs d'Azkaban. Le ministère hésita de nombreuses années sur la marche à suivre vis à vis de ce lieu, devaient-ils le détruire ? Devaient-ils le conserver ? Il était indéniable que l'édifice était empli de magie noire et que ces habitants étaient des créatures de la pire espèce. Finalement le gouvernement décida de ne rien toucher et d'abandonner la forteresse tout à la rendant introuvable par les moldus, en agissant ainsi il s'assurait d'éviter des représailles des spectres l'habitant. D'ailleurs certains experts de magie noire supposait que la forteresse elle même aurait pu exercer sa vengeance sur les personnes tentant de la détruire.

Des années plus tard le ministère de la magie décida de centraliser à Azkaban toutes les prisons magiques disséminés dans tout le pays et ceci dans le but de protéger le secret magique. Beaucoup d'experts en magie noire et en détraqueurs s'opposèrent à cette décision politique mais le mal était déjà fait et le lieu ne tarda pas à être rempli de criminels de la pire espèce. Inutile de dire que les rares personnes saines d'esprits qui y pénétraient pour une longue période ne tardaient pas à succomber à la folie, personne n'était capable de résister à ces murs remplis de haine et de souffrance ainsi qu'aux redoutables geôliers de la prison... Les détraqueurs. Des dizaines d'années passèrent et les ministres défilèrent, ce n'est finalement que lorsque Eldritch Digory devint ministre à son tour que l'on se rendit compte des terribles condition de vie des prisonnier sur l'île. Le politique découvrit ainsi qu'un cimetière avait été construit au pied de la forteresse pour accueillir les corps des pauvres bougres qui avaient succombé à la folie. Digory créa alors une commission qui avait pour but de trouver un moyen de chasser les détraqueurs de l'île mais le constat ne tarda pas à tomber, implacable. Les détraqueurs étaient là pour se nourri des âmes désespérées des prisonniers, tant qu'il y aurait des criminels sur l'île les spectres ne s'en iraient pas. Le ministre décéda avant qu'une solution ne fut trouvée et les milliers de détraqueurs purent ainsi demeurer sur l'île.  Au cours des années on augmenta même la taille de la prison par l'utilisation de la magie lorsque les criminels étaient trop nombreux pour être accueillis. Ce n'est finalement que ces décennies plus tard que les détraqueurs furent chassés lorsque Kingsley Shacklebot devient ministre.

La fiabilité de la prison était presque totale et elle ne connut que peu d'évasions dans son histoire. Finalement sa plus grande faiblesse résidait dans ses tout premiers habitants, les détraqueurs. Ces derniers étaient immanquablement attiré par les âmes innocentes et par la magie noire tant et si bien qu'il était aisé de les faire changer d'allégeance. Au cours de la deuxième guerre magique Voldemort s'attitra les services de ces êtres des ténèbres et put ainsi permettre l'évasion de bon nombre de ses partisans qui avaient été enfermés là par les Aurors. Sous l'ère Shacklebot les détraqueurs furent remplacés par des sorciers épaulés par les Aurors rendant les évasions bien plus ardues et l'atmosphère bien moins sombre. Pourtant le lieu demeura chargé de magie noire, la magie insufflée par Ekrizdis dans l'ouvrage était toujours à l'oeuvre et le lieu respirait encore la peur, la cruauté, la haine. Aujourd'hui à peine pose t'on un pied à Azkaban qu'on est assaillit par cette terrible atmosphère et par tout l'histoire du lieu. Certaines personnes racontent qu'on peur presque encore sentir le souffle des détraqueurs au détour d'un couloir, d'ailleurs la températures n'est jamais très élevée dans ce lieu ce malheur mais peut-être est là une coïncidence dut à la localisation de l'île, la mer du nord n'étant pas vraiment réputé pour ses températures tropicales.  

Les pas d'Alexander étaient bruyants, bien plus bruyants qu'il ne l'auraient souhaité, ils claquaient sur les pierres froides de l'édifice tandis que le sorcier de l'est s'enfonçait dans le dédale de couloirs qui composaient cette immense et imposante tour. Ce n'était pas la première fois que le chasseur de mage noir se rendait sur ce lieu de mort, son travail l'emmenait même à y venir régulièrement, mais jamais il ne s'habituerait à l'ambiance qui pouvait y régner. Le sorcier de l'est frissonna,  lui qui avait pourtant l'habitude de côtoyer la magie noire ne se sentirait jamais rassuré dans ses lieux d'ailleurs il gardait en permanence sa main posé sur sa baguette.  Le contact de sa peau avec l'ébène était incroyablement rassurant, peu importe ce qui pouvait se passer, il était capable de faire face à n'importe quelle situation du moment qu'il était armé de sa fidèle baguette. Comment une telle ambiance pouvait-elle imprégner un lieu à ce point ? Le Russe avait l'impression d'être emprisonné dans une étreinte glacée, d'ailleurs il avait tendance à frissonner alors même que l'été était bien installé et qu'il portait son lourd blouson de cuir ! Le chasseur de mage noir jura mais les seules choses qui lui firent échos furent les plaintes des prisonniers. Qu'ils aillent au diable ces pauvres bougres ! Ils n'avaient qu'à réfléchir aux conséquences de leurs actes avant de les commettre ! Le sorcier de l'est accéléra son allure, aujourd’hui il était officiellement là dans le cadre de ses fonctions d'Aurors, une visite de la prison comme ils en faisaient régulièrement, cependant officieusement il était là pour une autre raison... C'est lui qui avait proposé la manœuvre aux autres et il devait avouer qu'il n'en était pas peu fier car cela représenterait à coup sûr un avantage non négligeable lors des mois à venir. Lors d'une guerre il s'agissait d'avoir plusieurs coups d'avances pour protéger ses troupes et la mission d'aujourd'hui consistait justement à sauvegarder les troupes de l'organisation dont il faisait partie.

Une fois qu'il fut seul Alexander s'arrêta devant une seule et regarda plusieurs fois autour de lui, il n'y avait personne aux alentours, strictement personne. Dans le doute le sorcier de l'est lança un Hominum Revelio qui balaya le moindre de ses doutes. Sans perdre un seul instant le sorcier de l'est pénétra à l'intérieur d'une cellule totalement vide et relativement éloignée des autres puis il sortit une baguette de sa poche. C'était là sa première baguette, roseau et poil de boursoufflet, il ne l'avait pas gardé longtemps, elle n'était pas faite pour lui et il n'était pas fait pour elle pourtant aujourd'hui elle allait lui être utile et elle serait sûrement utile à d'autres personnes dans le futur. Délicatement le sorcier de l'est déposa son bien dans un coin de la pièce avant de se saisir de sa deuxième baguette et de viser la première qu'il avait posé.    


- Canticum "Que celle qui a protégé Boreas par le passé me mène aujourd'hui vers la liberté".

La baguette ne tarda pas à disparaître, désormais pour la retrouver il faudrait connaître la phrase qu'il venait de prononcer ce qui serait impossible sauf pour quelques élus. Evidemment pour lancer le contre sortilège il fallait théoriquement une baguette magique cependant Alexander avait déjà prévu ce désagrément.

- Decanticum condicionalis .

Alexander se concentra quelques minutes pour être bien sûr que son sort allait fonctionner, il était vitale qu'il fonctionne car peu à peu l'étaux de resserrait et tôt ou tard il finirait par se refermer. Une fois sa tâche effectuée un sourire se dessina sur les lèvres du sorcier de l'est, même l'ambiance sinistre de la prison d'Azkaban ne pouvait l’empêcher de ressentir une pointe de fierté. L'Auror s'empressa de sortir de la cellule tout en mémorisant où elle se trouvait puis il repartit faire sa petite visite comme si cette dernière n'avait jamais été interrompue. Désormais il ne lui restait plus qu'à terminer ce petit tour puis à rentrer au ministère de la magie et rien n'y paraîtrait.

Source pour les informations sur la prison Pottermore


Dernière édition par Alexander Scott le Lun 14 Mar - 16:42, édité 1 fois
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Re: La forteresse
Invité, le  Lun 21 Déc - 15:29

Introduction au post d'Ashton et Lizzie

Luia était maintenant Auror depuis un bon bout de temps, son rêve. Elle savait que la réalité ne serait pas comme dans ce qu'elle avait imaginait. Mais elle s'en fichait car elle adorait son travail. Bon, OK, c'était plus souvent tour et garde et tentative d'arrestation de mages noirs que vraie mission. Mais elle ne désespérait pas d'y arriver un jour.

D'ailleurs, il y a peu de temps, après avoir été alertés par William West, directeur de la SISM, ils avaient arrêtés une tentative de cambriolage à a banque des sorciers, Gringott's, par deux personnes. Une enquête avait été menée et Luia se retrouvait donc à aller évoquer leur peine et la liste de ce dont on les accusait à leur procès. Par ailleurs, l'argent avait été récupéré et redonné à la banque.

Ce jour-là, Luia se rendit donc au département de la justice magique et évoqua aux deux jeunes gens la liste de leurs infractions. Elle dit donc aux magistrats et autres présents:


-Mesdames, Messieurs, ces jeunes gens ont été surpris en train de tenter de cambrioler Grngott's. Ils étaient en possession d'une substance illicite, le kiwicot. Ils ont agressé des employés de la banque et même tué un gobelin, ce qui est un meurtre. Ils ont usurpé l'identité de d'autres sorciers. Et, pour finir, ils ont détruit partiellement Gringott's. Aussi ils doivent être condamnés.

Luia laissa le procès se continuer tranquillement puis la peine fut évoquée: 2 ans et demi ou 30 mois plus exactement. Luia en fut heureuse (bien qu'elle savait qu'ils pourraient ensuite recommencer à le faire sans soucis) et se chargea ensuite de vérifier qu'ils étaient bien amenés à Azkaban.
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Re: La forteresse
Ashton Parker, le  Mar 22 Déc - 16:04

PV Lizzie Bennet

Ce n'était pas nouveau, Ashton avait toujours su qu'il avait un talent hors du commun pour s'attirer des ennuis et se mettre dans la m*rde. Mais là il fallait bien dire qu'il avait fait très fort, puisqu'il se retrouvait en chemin pour Azkaban. La prison des sorciers étaient réputée pour être l'un des lieux les moins accueillants et agréables du monde magique. Heureusement, depuis plusieurs dizaines d'années les détraqueurs n'étaient plus chargés de servir de gardes, ce qui assurait de ne pas se faire embrasser et voler son âme par surprise. Enfin bon, il s'agissait tout de même d'une forteresse dressée au bout milieu de la mer avec absolument aucun moyen de s'en échapper.

Le cambriolage de Gringott's avait été vachement bien préparé, avec Lizzie ils avaient envisagé toutes les possibilités et avaient prévu toutes les éventualités. Cependant ce qu'ils n'avaient pas prévu c'était que l'un des gobelins connaisse assez la baguette de Dey pour trouver celle qui leur servait de leurre trop courte. Hop l'alarme avait été déclenchée, et puis à partir de là c'était partit en cacahuète. Certainement à cause du kiwicot, le Gryffondor et la Poufsouffle avaient pété un câble et avait tué le gobelin en question puis foutu le feu à la banque. C'était là que William avait débarqué en tant que représentant de la SISM et avait fini par les arrêter et les remettre aux Aurors. Les faits avaient été accablants et la seule chose qui avait un peu joué en leur faveur était leur jeune âge. Possession de substance illicite, tentative de cambriolage, agression, meurtre, usurpation d'identité et destruction partielle de Gringott's. La sentence avait été très rapide : 30 mois d'emprisonnement à Azkaban avant leur remise en liberté.

2 ans et demi. Rien qu'en y pensant Ashton se sentait accablé. C'était quand même très long quand on y pensait, il pouvait se passer tout un tas de choses pendant cette durée. Une fois arrivé dans la prison, il fut fouillé et se changea pour enfiler la tenue de prisonnier. Tandis qu'on l'escortait jusqu'à sa cellule, il entendait les détenus parler tout seuls ou entre eux. Il en aperçut certains à travers les barreaux, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils n'avaient pas l'air en très bien. On lui avait confisqué sa baguette, Parker se sentait complètement dépouillé et sans pouvoirs. S'il avait su il se serait mieux entraîné à la magie sans baguette, mais comment aurait-il pu se douter qu'il finirait à Azkaban. L'atmosphère qui y régnait était juste insupportable et cela ne faisait que quelques instants qu'il y avait mis les pieds.

Le sorcier entra dans sa cellule, qu'on referma derrière lui, et s'assit en s'appuyant contre le mur tout en se prenant la tête dans les mains. Qu'est-ce qu'il avait encore fait comme c*nnerie ?
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Re: La forteresse
Lizzie Cojocaru, le  Mar 12 Jan - 0:45

Pv Ash ~

Chaud. Chaud. Chaud.
Qu’on lui file de l’eau. Prenne ses vêtements. Rien à battre, la salle du procès était effroyablement chauffée, et lui était intenable. P’t-être parce qu’elle était 1.71m d’énergie. Peut-être 72 ; peu importait, elle l’irradiait. Rage de l’humiliation, du saucisson, des jeux de mots vaseux, du pote de Jade qui courrait, sauf, allait bientôt lui narrer, la laissant sans discours face à sa soeur. Un simple « c’est une tarée qui a tenté de me tuer », et la sanction qui, quelqu’elle soit, lui laisserait peu de possibilités de s’exprimer. Viendrait-elle la visiter ?

Enumération absurde, liste de fautes, suite de mots, bouleversants de médiocrités. Comment, deux de ses morts qu’on oubliait ? Une pensée hachée louvoyant par-delà les interdits. Pas d’amende, certes ! Mais deux ans et demi derrière des barreaux, alors qu’on la condamnait pour un banal mouton ? Si elle avait su, sans doute aurait-elle fait pire. Une nuance qui attire. Là, plus avant, un reflet verdâtre dans une chevelure, une selkie chez les sorciers. L’esprit qui dérape, sur les différences de traitement quant à une agression sur la jeune femme.

Ou pas. Comme quand elle avait noyé la femme enceinte. Peut-être était-elle un enfant avarié, un vilain petit canard, attachant à sa façon. Cygne baigné d’encre jusqu’à ce que son coeur y soit restreint. Et l’autre demeuré qui lui griffe le bras. Elle sait se conduire droite, inutile de la prendre pour une bête sauvage. Soyons clairs : aboyer, elle sait faire. Mordre mieux encore. La Poufsouffle tend à être aussi tout ce qu’elle ne paraît, ayant les défauts de ses qualités, pour peu qu’on les juge de qualités. Si, voyons, il y a du bon à s’enthousiasmer ! Même si dans sa propension maladive au doute s’entremêlent intimement pulsions de vie, pulsions de mort. Pyromanie latente. Une ire sourde gronde en elle depuis le berceau, et quand son écume en franchit les lèvres de l’amnésique, il vaut mieux ne pas se trouver dans les parages. Un mot : intense.

Comme l’adrénaline qui la prenait soudain. Piquée par la guêpe d’un inconscient frustré. Envie de célébrer tant qu’ils le pouvaient. Elle voulait un balai, là, tout de suite. Avant de pénétrer leur froid repaire, goûter une dernière fois les airs. Sans doute était-ce le seul au revoir qu’elle souhaitait. Pis on le lui refusait, laissant une amertume dans la gorge. Pour satisfaire d’une surprise quelque ami que l’on ne croise que de points en points, des gallions, un bon, une tablette de chocolat sont souvent des valeurs sûres. Si le quelqu’un se nomme Lizzie, l'affaire est moins coûteuse encore ! Un déodorant masculin, ou un gel douche en vérité, saura la toucher de l’illusion que vous la connaissez. Elle en aime les nuances musquées courant sur sa peau. Juste là, elle en rêvait, se débarrasser de l’infernale impression que le nauséabond Dey lui collait encore à la peau, et entre les dents aussi. On aurait pu leur filer l’accès à une douche, au moins.

Ses ongles griffèrent les bouts de bras qu’ils rencontrèrent, comme pour en retirer les dernières parcelles. Le roulement inaudible, la trace fraiche et vive, animaient l’esprit. Pas divaguer. Z'avaient que leurs mots à offrir. Mots vides, lois automatiques, instruments des bureaucrates, des teneurs de cartes. Quand elle retrouverait l’accès à sa baguette, elle ferait tout sauter. Mais pour l’heure, la vulnérabilité l’accablait. Qu’est-ce qui l’avait conduite ici ? La misère, l’ennui ? Elle savait même plus, c’était devenu synonyme car les troubles financiers troublaient l’exactitude de ses recherches. Alors quoi ? Un sens en accordéon. Trop de cordes ne concordent et en son myocarde la discorde est à seule à cordonner. Relativement douée en relations humaines, elle s’est opaque. Des tensions entre une imagination débordante, trop emplie de sens, manquant d’essence. D'espace. Elle allait agoniser entre ces barreaux clos.

Un goût du jeu, dégoût du je dont résulte la manie de la carapace. Un homard, oursin aux barrières invisibles mais pas impalpables. Tenir. Là quand les grilles sont poussées, ne rien dire, rien faire qui puisse aggraver son cas. Le magique fourmillement de ses doigts lui manquait. Tenir, tant qu’elle n’avait rien. Jusqu’à l’explosion, plus que papillon la mante sans religion. Bouffant ce qui entravait sa route. Une fille sans respect d’autrui, peut-être. Sans plus pour elle même, au fond, un missile Parkinson. Une flèche léchant la chair. La couvrant de plaies pour le plaisir de l’art coulant. Enfin, ce qu’elle préférait était peut-être les créations menstruelles. Zanele Muholi. Ingrid Berthon-Moine. Mai Ling Su. Vanessa Tiegs. Oh quand elle retrouverait Laguz, elle aussi étalerait savamment le sang, quoiqu’il ne soit probablement issu de son corps.

Garder son calme. Non pour méditer, se repentir et autres c*nneries, mais pour convenir du plan d'attaque des années à venir. Hors de question d'y perdre son temps. P't-être qu'elle pouvait commencer par quelques calculs, tant que ses expériences n'étaient pas trop loin ?
De quoi écrire. Devait y avoir un truc sur le droit des détenus, non ? Devoir était le terme. Il le fallait. Alors Bennet héla.


Dernière édition par Lizzie Bennet le Mar 31 Juil - 18:38, édité 1 fois
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Re: La forteresse
Ashton Parker, le  Sam 23 Jan - 18:37

Pouce, index, majeur. Pouce, index, majeur. Ashton tapotait nerveusement de sa main droite sur le sol froid. Il s'était assis par terre dans sa cellule et s'était adossé à l'un des murs. Le mur aussi était froid, et légèrement humide. Il n'y avait pas vraiment d'eau mais c'était une impression générale qui était tout sauf chaleureuse. La pièce dans laquelle il se trouvait était relativement petite et ne comportait que le minimum syndical. Un lit sommaire, un lavabo, ainsi que des toilettes au fond. Niveau intimité c'était vraiment pas terrible, mais en même temps il n'y avait pas grand monde aux alentours pour l'observer pendant qu'il faisait ses besoins. Les seuls bruits que le sang-mêlé pouvait entendre étaient les lamentations d'un autre prisonnier plus loin dans le couloir, ça et le bruit des vagues beaucoup plus bas.

Il y avait un petit espace carré protégé par des barreaux dans le mur qui donnait sur l'extérieur et permettait à un peu de lumière de passer. Pourtant, le ciel était couvert de nuages ce qui entraînait une luminosité assez faible. Cela ne faisait que quelques minutes qu'Ashton était là et il avait déjà l'impression de devenir dingue. Ou bien quelques heures, c'était assez difficile à déterminer sans aucun moyen de se référer au temps qui passe. Parker était toujours assis sur le sol, dans sa tenue de prisonnier puisqu'on lui avait retiré tous ses vêtements. Il n'avait plus rien qui lui appartenait, comme s'il avait perdu son identité. Et déjà pour un Métamorphomage la notion d'identité était assez difficile à acquérir, sans pour autant qu'on lui enlève tous ses repères.

Dépourvu de toute possibilité de faire de la magie comme il l'était, le sorcier avait l'impression d'être un sans pouvoir, un vulgaire moldu ou cracmol. Enfin, ses geôliers l'avaient considéré comme un gosse puisqu'il n'avait que dix-sept ans, ainsi on ne lui avait pas mis de menottes anti capacités magiques. M'enfin, de toute façon c'était pas comme s'il savait en faire sans baguette. En plus, avec le maléfice anti-transplanage qui avait été appliqué à cet endroit, toute tentative de fuite était impossible. Et dire qu'il en avait pour deux ans et demi de ça. Maintenant qu'il se retrouvait seul dans cette cellule austère, Ashton commençait à douter d'avoir fait le bon choix pour s'être au final retrouvé à croupir ici. Puis finalement la tête de ce moins que rien de Gobelin lui revint à l'esprit et il ne douta pas que la créature avait mérité la mort. Puis il fallait dire que le kiwicot avait pas mal aidé à flouter le jugement.

Mais alors que toutes ces pensées sombres s'abattaient sur le Gryffondor, une voix retentit tout près de lui. Relevant brusquement la tête, il commença d'abord par penser qu'il devenait déjà fou. S'il entendait des voix dès le premier jour il risquait de ne pas faire long feu par ici. Puis la voix recommença, et cette fois pas de doute que la personne en question était bien connue. La provenance semblait être de la cellule d'en face, mais dans la pénombre c'était difficile à dire. Ce serait vraiment une surprise qu'ils se retrouvent dans des cellules aussi proches, mais tout était possible.

- Liz' ? lança à son tour Parker. Réponds moi que je commence pas déjà à perdre la boule s'te plaît.

En attendant une réponse, le sang-mêlé s'approcha de sa porte et essaya d'apercevoir quelque chose entre les barreaux. S'il n'était pas entièrement seul durant cette épreuve ce ne serait peut-être pas si terrible qu'il aurait pu le penser au premier abord, même si évidemment ce serait tout de même loin d'être la fête du slip. Les 30 mois allaient être longs, très longs. Il leva la tête et aperçu un numéro sur la porte de sa cellule.

Sans savoir pourquoi ce nombre lui disait quelque chose. Cellule 412.
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Re: La forteresse
Lizzie Cojocaru, le  Sam 30 Jan - 9:52

Sa voix d’alto résonna dans le couloir désert. Nope, pas de papier à disposition. Elle allait devenir folle si elle ne pouvait focaliser ses pensées, les coucher par écrit. Si l’on ne lui laissait que l’immatériel, les flux d’idées ne tarderaient à s’emmêler. De l’ordre. Voilà ce que lui était l’encre. A défaut, elle traina dans sa cellule, allant de gauche à droite et de droite à gauche, vérifiant que le précédent locataire du lieu n’avait laissé de lame, éclat de miroir ou autre. Mais rien. Bordel, si les Aurors se mettaient à récurer les écuries prisonnières avec tant d’habileté, c’est qu’ils ne devaient pas glander grand chose. Son pas se fatigua peu à peu, elle ralentit et se terra dans l’ombre, se tenant à l’écart du léger puits de lumière qui caressait sa chambre d’insolence.

L’adrénaline retombée, du droit d’écrire privée, elle se sentait comme vidée. Les airs qui l’emplissaient étaient lents et sombres. Marqués d’un régulier et angoissant tac, tac, tac. Non. Ecouter hors d’elle. Entendre les vagues, l’espoir, le rappel de la sortie proche. Elle trouverait le moyen d’échapper de cette prison, et ce avant la fin de sa peine, ou n’en sortirait pas inchangée. Leur clapotis était couvert par l’écume léchant la roche et s’en retournant aussitôt. Apaisant, ou presque. Des images revenaient. D’avant. Sa mère avait ensorcelé quelque artefact et disposé dans sa chambre pour que le chant marin l’endorme, reconnaissant enfin que les bruits humains l’exaspéraient plus qu’autre chose. Il n’y avait que Jane pour supporter les berceuses.

Finalement, la pyromanie latente de la sorcière était peut-être un refus de cet avant, aussi. Un déni de l’enfance. Elle se risqua à les imaginer, libres et pourtant si vides, si coincés dans le carcan social, ne faisant rien qui n’en vaille la peine, et frissonna d’un mouvement de répulsion. Elle les voyait très bien à table, le front sourcilleux, soucieux, « qu’avons nous manqué dans son éducation ? » « ce n’est pas toi trésor, tu sais qu’elle a toujours été –sanglot maternel– différente ? » La brunette se releva, s’ouvrit aux pénibles lamentations d’un autre habitant d’Azkaban, quelque chose au sujet d’un homme, de tout perdre, bref. Comment était-il avant d’arriver ici ? Depuis combien de temps y était-il ? Fallait-il craindre qu’elle aussi finisse par devenir faible ?


Jamais, jamais.
Promesse à elle-même. Promesse au monde magique.

Mettre de l’ordre dans sa tête. Ecrire ses p*tain de formules. Et si elle n’avait de papier, elle aviserait sans. Baissant les yeux sur ses cuisses, elle s’aperçut que la finesse de l’uniforme ne protégeait sa chair des ongles laboureurs y trainant quand elle songeait trop. Là était la réponse. Entre son pouce et son index, elle enferma un bout de peau du dessus de sa main gauche, et l’enserra jusqu’à ce que perle la douleur, jusqu’à ce qu’un bout de peau l’en libère. Ses incisives vinrent grignoter l’ouverture, et vite un encrier rougeâtre fut à disposition. Elle n’écrivit longtemps, pourtant. La plaie était insuffisante à la fournir, son index devait trop souvent revenir à l’attaque pour se recharger avant de peinturlurer le sol de chiffres.

Expirant, insatisfaite, elle prit appui contre le mur, le temps de trouver une solution, mais elle avait froid, et l’engourdissement l’enferma dans une quinzaine de minutes de sommeil.  

Je l’avais vu venir. Senti, plutôt. Qui trépignait insuffisamment, qui ne voulait sortir, qui avait honte, comme moi aujourd’hui. Quelque chose n’allait pas chez moi, c’est obligé. Mon alimentation peut-être. Ou alors le sport. J’en faisais trop pour une femme, qu’ils disaient, le lait serait manquerait ou aurait tourné. J’ai longtemps cru qu’il n’était rien de comparable au lait périmé. Acre à la gorge, une envie de vomir, tout ressortir. Ce n’était rien en comparaison avec le lait tourné que je venais de pisser. Tu t’en rappelles peut-être, de l’hôpital de la Charité, à Berlin, en fin de son musée, enfin du deuxième étage, tu sais, les bocaux, et les créatures dedans. Des fœtus, qu’on devinait, déchiffrant le latin.

Là, c’était pareil. J’avais créé un Amorphous. Tout couvert de sang, et d’une peau fripée, et trop large, trop rabougrie, et l’autre imbécile me le tendait, mais je ne voulais y toucher moi, jamais ! Qu’on le mette dans un bocal, pour les curieux, qu’ils le dissèquent du regard, mais je ne voulais le voir. Je sentais se soulever et s’affaisser ma poitrine, mon corps entier était moite, tremblant, fatigué, et l’autre bougeait ses lèvres, mais je ne pouvais l’entendre, le monstrum me léchait de l’œil. Enfin j’admis le signal, « Madame, madame, est-ce que ça va ? » Sans doute aurais-je dû garder le judas fermé, clore les écoutilles, demeurer tangente au monde.

Car le « ça va » m’était de trop. Allait-on bien après avoir mis bas, pire que de 3 kilos 5 de chair, d’une créature si difforme ? Il aurait pu être mon père s’il n’avait eu ces yeux petits et méchants et cette couverture aqueuse. Alors je tentais lamentablement de me redresser, soulevais un coude, ça tournait, une boucle éternelle à la fatale médiocrité, pourquoi lui, pourquoi moi –et mes mains ne cessaient de trembler.


Là, là, ce n’était rien, elle n’accouchait pas. Elle n’avait ni de précieux kilos en plus, ni de gosse de 70 balais. Même s’il y avait là un côté ironiquement prophétique. Passons. Un jour, elle rêverait de trucs « normaux », n’est-ce pas ? En fait, elle ne savait pas vraiment à quoi cette norme pouvait correspondre, et n’entrant jamais dans le moule ne s’étonnait guère d’y échapper. En se redressant, son épaule se frotta trop sèchement au mur, et elle sentit la marque d’une griffure. Merveilleux. Le mur était râpeux. Déjà son index filait, mais non, inutile de l’abimer, cela ralentirait son écriture, non, écorcher autre chose, son genou peut-être ?

Le manteau d’ombre couvrait ses gestes, et quand la réserve sanguine lui sembla suffisante, elle se remit à écrire. Eager. Sa démarche avait changé ; son épaule droite était plus proche du sol, comme si son bras se ruait, insatiable, vers le parchemin improvisé. « Je vais la trouver. » La clef qui prouvait la vanité du Secret Magique. Son doigt cessa de tracer ses tirets et mesures ; en parlant de ça… Elle n’avait eu l’occasion d’informer le Vénitien de ce qu’elle avait appris et réalisé selon ses directives. « Face. » Pièce comme une autre du jeu décisif dans lequel elles gagnaient une place. Elle ne s’était rendue compte que les mots coulaient hors ses lèvres, et s’étonna d’entendre une réponse, surtout au timbre si familier.

- Liz' ? Réponds moi que je commence pas déjà à perdre la boule s'te plaît.

En théorie, elle ne connaissait pas grand monde à Azkaban. Mais se pouvait-il que la cellule d’en face soit réellement habitée par son compagnon d’infortune ? Sortant des ombres où elle s’était dissimulée, elle se plaça dans la maigre auréole de lumière et dut comme se réhabituer à une luminosité normale. Ils quitteraient ces lieux en mode vampires, en fait…
- Parker ‽ Elle enveloppa le soulagement qui transpirait de son appel d’un ton sarcastique. Ne considère pas que tu as jamais eu la tête sur les épaules, nigaud. Qu’ils sont c*ns de nous avoir foutus ensemble, n’empêche. Elle n’aurait pu l’admettre à voix haute, mais cela changeait la donne.
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Re: La forteresse
Ashton Parker, le  Jeu 11 Fév - 20:09

3333e post c'est la classe !

Plop.

Le bruit de la goutte d'eau qui tombe du plafond dans le couloir résonne jusque dans la cellule 412.

Au premier abord, Azkaban n'était pas aussi terrible que ce qu'on aurait pu penser. Certes, il s'agissait bien d'une sombre forteresse qui se dressait au mieux des vagues déchaînées sur un petit îlot où il devait certainement faire beau tous les 49 du mois. Cependant, il y avait tant de rumeurs qui circulaient sur la prison la plus surveillée de France qu'en apprenant qu'il y séjournerait Ashton avait été un peu nerveux. En arrivant, pourtant, il s'était fait la réflexion que ce n'était qu'un tas de vieilles pires où on y enfermait les pires crapules du monde magique, rien de bien impressionnant. Ce n'était qu'après été installé dans sa cellule et livré à la solitude qu'il s'était rendu compte de l'ambiance particulière qui régnait dans cet endroit. C'était presque indescriptible, cette impression lourde et pesante qui mettait immédiatement mal à l'aise même lorsqu'on était habitué à fréquenter les ténèbres.

Plop.

Le Gryffondor avait l'impression qu'être privé de sa liberté et de sa magie le rendait moins qu'humain. Non pas qu'il soit le genre de gars avec beaucoup d'humanité, mais quand même. Il en venait même à se demander si les bâtisseurs de la prison n'avaient pas ensorcelé l'endroit, parce qu'il était presque impossible que cette sensation qu'il avait ne vienne que de lui. Livré à lui-même avec ses pensées, il en revenait à se demander les raisons qui l'avaient conduit à se retrouver à croupir dans sa cellule aujourd'hui. En y réfléchissant c'était la suite logique des évènements. Ashton avait toujours été du genre à chercher les embrouilles et souvent à les trouver, en allant toujours plus loin. Il y avait bien eu un moment où il avait fallu qu'il se retrouve stoppé.

- Parker ? Ne considère pas que tu as jamais eu la tête sur les épaules, nigaud. Qu’ils sont c*ns de nous avoir foutus ensemble, n’empêche.

Bon, premier point positif : il ne s'était pas imaginé la voix de Lizzie. Ça aurait quand même été carrément comique que ce soit sa voix à elle qui représente sa conscience s'il s'était mis à parler tout seul. Il lâcha un soupir de soulagement et arrêta de tapoter le sol froid avec ses doigts. Bon, jamais il ne l'avouerai à Bennet mais ça faisait sacrément du bien de savoir qu'il n'était pas complètement tout seul dans cette galère. Si ça avait été le cas, nul doute qu'il serait rapidement parti en dépression.

- Qu'est-ce tu veux ils sont pas réputés pour être les plus malins. Le sang-mêlé marqua une légère pose avant de reprendre. Alors ta cellule ? Spacieuse et lumineuse ?

Il ne le voyait pas, mais la Blairelle avait probablement esquissé un sourire ou du moins il l'espérait. Elle allait devoir endurer son humour et son second degré à toute épreuve durant ce temps passé en prison sinon il risquait de perdre sa tête pour de bon. Ça lui permettait de se raccrocher à la personne qu'il était avant de venir, et qui serait probablement différente de celle qui sortirait. On ne revenait pas indemne d'un passage à Azkaban. Ashton, toujours adossé au mur qui s'était à présent un peu réchauffé à son contact, étendit ses jambes et fixa le mur devant lui en essayant de deviner des formes dans les imperfections de la pierre.

Plop.


Dernière édition par Ashton Parker le Ven 12 Fév - 16:46, édité 1 fois
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Re: La forteresse
Lizzie Cojocaru, le  Ven 12 Fév - 2:02

(Chut, je relis demain mais mon 2222e post est pour toi. A 02h02. Trop d'amûr.)

Wagon de lettres. Et il répondait. Et il lui parlait le bigre. Mais elle n’était pas sûre d’en avoir envie, en vérité. Il y allait de ses moments d’absence où l’on désire au fond se laisser aller à l’abandon. Comme les soirs où l’insomnie vous gagne, vous ronge, et ou vous ne luttez qu’à moitié, préférant sur le clavier coucher des doigts fatigués qui pourtant s’animent et vous minent, et déminent le passé qu’il eut fallu gardé refoulé. Vide. Mais non ! Non lui ne connaissait guère les oreilles qui expirent, le besoin d’espace, les mains moites à l’idée de devoir poursuivre des communications. Lui était le sociable, l’aimé, tout imprévisible et gourmand d’infraction qu’il était.

Aliénation. Peut-être était-ce pour cela qu’elle n’arrivait encore à s’y fier. Car elle voyait encore une lumière horripilante, une pureté quand elle était moisie jusqu’à la moelle. Vide. Lui, ses sourires et ses blagues, ils pouvaient tous aller se faire foutre. Non. Non. Répondre. Se reprendre.
- Un palace privatisé. L’y fait un peu chaud, mais je m’en accommoderai. C'était là que résonnait l'écart entre eux. Il sentait l'espace, elle sentait l'oppression de cette vague de chaleur. Qui la laissait moite. Vide.
Ne pas laisser la frustration de ne pouvoir consigner ses idées la faire attaquer le seul sur lequel elle pouvait à peu près s’appuyer, compter, en prison. Vide.

Négation. Pis le méritait-il ? N’était-il pas un partenaire digne de ce nom, n’avait-il pas rempli chacune de ses parts du contrat, des contrats ? Ne l’avait-il amusée de ses vaudous, de ses drogues, de ses ristournes, de ses virevoltes ? Leur vol n’avait-il valu la peine ? Elle se rappelait encore de l’incendie léchant les murs de la banque, elle se rappelait les corps grignotés par leurs morbides étreintes. Vide. Non, le garçon valait, même bavard, grandement la peine d’être connu. Son acceptation allait au delà du vote blanc. Vide. Il la laissait avec plus qu’une voix blanche ; sans dire qu’elle voyait tout en rose, ni noir, disons plutôt que le monde se peignait aux couleurs du lion. Elle voyait rouge, était prise de pulsions, de folies, d’envies de tout briser, tout enfreindre à ses côtés. Les carcans devaient exploser, au quotidien ils l’oppressaient, et le magique secret était l’un d’eux, mais en sa présence, tout se trouvait démultiplié. Mais vide.

Hérisson, l'avait-on parfois nommée. Usait-elle d'épines pour se prémunir de la luminosité ? Pas abuser. Oh, il n’était à lui seul un kiwicot ; même goût guimauve, il ne savait lui faire voir des éléphants roses. Mais il suffisait. Comme Ebenezer, qui plus discret s’était fait, il savait mener une vie mêlée de blanc et de noir, entre les extrêmes toujours il voguait, et c’était cette intensité qui la guidait, qui l’attisait, qui la faisait gracile papillon. Vide. Non. Pas papillon fichtre ! Vide. Une délicatesse pour un grizzly ? Sans parler du fait qu’ils mourraient tôt, quand la mioche était entichée de cette persévérance, de cette survivance qui la rendait peu aisée à effacer.

Égarement. Oui, une poudre grisâtre ne pouvait parsemer son échine. Le papillon, à d’autres ! Non, une abeille peut-être ? Leur intensité lui était-elle un miel ? C’était possible mais inexact. Elle ne pouvait correspondre à un animal qui mourait après avoir blessé. Vide. Une guêpe, peut-être. Le Duc avait raison, en fait, c’était troublant, et désagréable, et désespérant. Tant qu’elle restait verte, était-ce un souci ? Je parle de sa vigueur, bien sûr, plus que de jalousie. Elle n’était le modèle à pouvoir envier ailleurs quand elle ne désirait que l’immatériel. Le savoir, la grandeur ! Vide. Vide. Vide.
Des voix qui se bousculent. Là. Pressentes.
Arbre – Tu n'as besoin de nul homme pour jouer.
Violon – Peux-tu guider mon archer ?
Arbre – Libre, il danse.
Elle rit.

Dure palette de verre. Garder la verte vigueur plus que la peur teintée de bleu. Ou peut-être le bleu résumait-il le mieux l’humeur du jour ? Entre la malice forcée du voisin luttant contre la grisaille, et le froid ? Entre l’envie de steak bleu, entre leur bleu trop large, entre les bleus qui sur sa jambe courraient, entre la bleuté de leur nouveauté, aussi, peut-être. Vide. Oui, supporter l’humour du sorcier. Sourire jaune. Azkaban ferait vide, sous peu ; impossible de se vendre comme hibou rose, trop tard pour sortir du rouge. Les seuls sons verts qu’elle émettrait auraient sans doute peu à voir avec ce qu’elle pouvait espérer. Pis non. Là, elle ferma les yeux. Vide.

Aller avant. Elle renia. Tout. C’était plus simple ainsi, pour avancer, de se couper les ailes. Elle qui avait toujours craint l’amnésie autant qu’elle redoutait la corde, là, c’était fini. Pis qu’un Oubliettes auto-administré, le verrou qui sur ses souvenirs s’abattaient. Vide. Vide. Kitty. Oubliée. Lydia. Oubliée. Mary. Oubliée. Jane. Oubliée. M. & Mme Bennet. Oubliés. Emily. Oubliée. Ebenezer. Oublié. Izsa. Oubliée. Evan. Pour la seconde fois. Oublié. Et tous les autres. Tous les visages du Quidditch, tous les plans, même les mauvais, surtout les mauvais, ils n’étaient si difficiles à effacer. Les bons parfois trainaient. Anthéa. Ailyne. Heather. Envolé, passé. Reniée, Lizzie. D’ailleurs il fallait, quelques mois, ne plus être Elizabeth Bennet.

Rien. Ruine. Vide. Si elle voulait passer au bleu, il fallait être autre. Sans être trop évidente, pour éviter qu’on puisse comprendre sa manœuvre. Sunil. Sunil c’était bien, oui, cela n’avait plus rien à voir avec le traditionalisme de son nom à elle. Sunil c’était une enfant qu’elle avait connu, qui avait des cheveux si bouclés qu’ils obsédaient les gamines de la classe. Une morveuse qu’elle n’affectionnait particulièrement. En fait, elle ne se rappelait pas de grand chose à son encontre ; un regard de cendres, et un nom à envier, car en chez les Indiens  –oui, du vert et du orange, c’est réel- cela désignait et le bleu et les ténèbres. Vide.

Incandescence soudaine. Peut-être ne pourrait elle tout de suite écrire son ouvrage marron, mais un jour la vérité des statuts paraitrait noir sur blanc. Ou crème, selon l’âge du papier auquel elle accéderait. Ses peintures s’éteignaient là. C’était décidé. Vide. Elle n’y verrait que du bleu, mais pas côté fleur, ni chocolat Merlin ! au restant des Pouffys elle en laissait les titres. Elle serait l’ombre froide. Qui n’avait à croupir dans une prison, puisqu’elle y prospérerait. Et les laisserait bleus de ses contes.
- Man. J’vais te demander un truc. Con. Promis. Appelle moi Sunil. Plein d'un nouveau. Même sans baguette. D'une force moins flamme. L'on ne pouvait lui souffler à la gorge, lui dérober sa raison, si elle était autre.

Talon d'Achille que lui serait la magie ? Jamais. Une force. Un bras supplémentaire. Mais si l'on l’amputait, elle ne voulait se soumettre. Elle se cala à terre, et débuta une série d'abdominaux. Devenir forte. Le garde viendrait. Avec du papier. Elle l'attendait.
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Re: La forteresse
Ashton Parker, le  Dim 6 Mar - 21:50

Are you insane like me ? Been in pain like me ?
La réponse de Lizzie fit esquisser un sourire à Ashton, ils étaient pourtant bien loin d'un palace et le chauffage n'était clairement pas une priorité des responsables de la prison apparemment. Étant actuellement en plein hiver, cela rajoutait probablement à l'ambiance glacée que dégageaient les murs de sa cellule. Ce qui sonnait le plus faux dans tout ça ce n'était pas le fait de ne pas avoir de confort ou d'être enfermé, c'était le fait qu'il n'y ait aucune trace de poussière ou d'une quelconque toile d'araignée. La pièce était aussi propre qu'une chambre d'hôpital, et pas dans le bon sens du terme. Cela dégageait un sentiment d'impersonnalité qui faisait tout pour que le détenu ne se sente pas à l'aise ici.

Le fait d'être enfermé, privé de sa liberté, pesait déjà beaucoup à Ashton également. Pas de sortie, pas d'occupation autre que fixer le mur en attendant que le temps s'écoule, pas de magie. Le Gryffondor était à présent allongé sur son lit, ou du moins ce qui y ressemblait le plus ici. Il était aussi dur et inconfortable que le reste de la pièce, cela donnait vraiment l'impression de dormir sur le sol. Le Lion pouvait déjà anticiper les futures nuits d'insomnies passées à se retourner en cherchant si telle position était moins pire que telle autre, et à penser au sens philosophique de la vie.

- You can't wake up, this is not a dream, murmura le sorcier.

Il ferma les yeux pendant quelques instants et se concentra sur le rythme de sa respiration en essayant d'ignorer les lamentations d'un prisonnier se trouvant quelques cellules plus loin. Il rouvrit les yeux. Et se prit une goutte d'eau tombée tout droit du plafond dans son œil gauche. Se redressant brusquement sur son lit, Parker cligna plusieurs fois en se frottant pour chasser l'eau de son globe oculaire. Bon retour à la réalité. C'était certain, il allait vraiment détester cet endroit.

- Man. J’vais te demander un truc. Con. Promis. Appelle moi Sunil.

Tiens, Lizzie, il en était presque arrivé à oublier qu'elle était là elle aussi. Seulement de l'autre côté du couloir, deux portes blindées et anti magiques plus loin. Ashton se demanda si toutes les cellules se ressemblaient ou si les constructeurs s'étaient amusés à faire des variantes. Probablement pas. Dans un endroit comme celui-ci qui respirait la mort et la dépression, c'était presque impossible d'imaginer que ceux qui avaient participé à sa création connaissaient le terme "s'amuser". Une chose était sûre, si le Lion et la Blairelle n'étaient pas complètement tordus avant d'arriver ici, ils le seraient en en sortant.

- Pas de soucis... Sunil.

Poussant un soupir de lassitude, Ashton fixa le mur d'un air absent en attendant que quelque chose se passe.

...


Une semaine s'était écoulée, et rien n'avait réellement changé. Le sorcier fixait toujours le même mur avec le même air absent. Désormais le terme adapté n'aurait même plus été absent, mais peut-être plutôt éteint. De temps en temps, la Poufsouffle et lui parlaient un peu, échangeaient quelques phrases, puis retombaient dans un silence de plomb. Son don de Métamorphomage était à présent indéniable. Il ne pouvait pas se voir mais il sentait que ses cheveux étaient raides, probablement grisâtres, et tombaient lamentablement. Il avait la possibilité d'effectuer le minimum syndical d'hygiène une fois par jour grand maximum. La salle de bain jusqu'à laquelle il était escorté à ces moments-là lui faisait limite regretter sa cellule et il ne passait généralement que peu de temps sous l'eau froide.

Inutile de préciser que la nourriture qu'on lui servait était dégueulasse. De toute manière, le sang-mêlé n'avait pas vraiment le cœur (si on partait du principe qu'il en avait un) à manger. Il n'en était pas au point de vouloir se laisser mourir de faim car l'objectif de la sortie une fois qu'il aurait servi son temps était sa seule et unique motivation pour lui permettre de tenir le coup. Il avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il était enfermé là, mais il savait bien qu'il lui restait de nombreuses éternités à venir. Ashton avait réussi à récupérer une craie blanche, et avait entrepris de marquer les jours comme les personnages des films pouvaient le faire. Autant dire que c'était rapidement partie en cacahuète et que de nombreux autres graffitis ornaient à présent les murs et le sol de la pièce.

- Eh la moche ? Tu penses qu'en sortant on deviendra des Cracmols ? Tsais à force d'avoir vécu comme des Moldus pendant tout ce temps

Question c*n, mais il lui passait trop d'idées farfelues dans la tête pour qu'il n'en débatte qu'avec lui-même. En attendant une réponse, il lançait la craie en l'air puis la rattrapait, avant de la relancer à nouveau. Are you deranged like me? Are you strange like me?
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Re: La forteresse
Lizzie Cojocaru, le  Mer 4 Mai - 10:17

TW harcèlement


Il faisait chaud et propre comme dans une cage d’oiseau un dimanche matin. Mais sitôt que l’adrénaline retombait, ou que le soleil chutait contre l’horizon, le rapport s’inversait. La pierre vous engourdissait les membres de froid et d’effroi. Sans doute. Ce n’est pas spécialement ce qui marquait Sunil, mais dans ses écumes Lizzie en avait, quelques fois, conscience. Puis elle se laissait, aussi consentante que faire se peut, submerger. Elle vivait dans un étau chirurgical, et si entendre les souffles et murmures de Parker avait parfois du bon, il était fréquent qu’emmurés dans leur isolement, ils en oublient les possibilités de dialogue. En même temps, souhaitaient-ils parler ? Quel est l’intérêt de s’enraciner dans la mémoire de l’autre comme une chaine, ou pire, une proie des chaines ? Un faible. Mieux vaut couper toute communication instantanée, tout hibou, quoiqu’ils n’aient ni l’un ni l’autre à portée.

i cant believe how all the lines get drawn

Parfois, elle l’entend. Il murmure des mots comme des appels. Il chanfreine à la pelle des comptines facultatives, des souviens toi que tu ne dors pas, que le monde tourne sans toi, qu’il n’y a ni réveil ni échappatoire, que t’as le nez coincé dans le fer, que petit à petit il se resserre, que tu vas ramper comme un vers.
Parfois, l’un après l’autre, parce qu’on évitait tout de même qu’ils se croisent ou se parlent en route, on les escortait à la douche. Elle était pas très sûre de la fréquence. Elle était pas très sûre de vouloir y retourner.
Parfois, elle le détestait. Un peu. Je crois. Parce qu’il rappelait tout ce qui  n’était pas là. Parce qu’il serait à leur sortie le marqueur vivant des années moisies. Parce qu’ils en faisaient rien.
Parfois, il avait des cheveux de vieux. Elle savait pas pour quoi. Il faisait pas pluvieux.

i cant believe how everyone moves on

Parfois, l’un après l’autre, parce qu’on évitait tout de même qu’ils se croisent ou se parlent en route, on les escortait à la douche. Elle était pas très sûre de la fréquence. Elle était pas très sûre de vouloir y retourner.
Parfois, leur nourriture était comestible. Parfois des relents de moisissures n’engageaient pas, mais elle avait faim et fermait les yeux. Saviez-vous que se boucher le nez aide les enfants à avaler n’importe quoi ? Alors que c’est stupide, ça rend le goût plus intense que l’odorat. Mais elle avait essayé, et s’était un peu loupée avec la purée. De toute façon, ils étaient pathétiques. On était pas sur the Ark, ils allaient pas crever, mais pas réapprendre à respirer, à sentir l’eau contre leur corps, non plus.

i cant believe we let it stay that way

Parfois, l’un après l’autre, parce qu’on évitait tout de même qu’ils se croisent ou se parlent en route, on les escortait à la douche. Elle était pas très sûre de la fréquence. Elle était pas très sûre de vouloir y retourner.
Parfois, elle passait des heures à se faire des réserves de sang et suie, juste pour dessiner, alors qu’elle était pitoyable en dessin. Avec le temps, elle affinait les visages à ses desseins. Mais l’un étant un peu trop amoché de cicatrices diverses, le garde en profita pour l’insulter à son passage.
Dans les parfois, y avait cette fois. Elle voulait plus y penser. Alors elle tentait. Elle avait entendu parler d’un truc qu’on appelait l’auto-hypnose. Elle voulait apprendre. Elle chuchotait, dans un bruissement de cheveux,

- Merci, installez-vous. Asseyez-vous. On peut se tutoyer ? Sans obligation, c’est vous qui voyez. Vous mettre à l’aise, réduire la distance langagière pour vous offrir une zone de confort et vous aire oublier les projecteurs. D’accord. Bien. Vous êtes bien ? Tranquille... Suivez-moi. Vous respirez lentement. Profondément. Inspiration, expiration. Un, deux. Fermez les yeux. La tension quitte vos orteils, remonte le long de vos tibias, de vos cuisses, hanches, parcourt votre tronc, toujours chassée plus avant ; elle diverge vers vos épaules et se réfugie dans vos mains, que vous placez en extension, avant de les contracter, poings serrés, et de tout relâcher. Bien. La tension rebelle s’est endormie vers votre cou ; une autre niche siège vers vos tempes, la dernière à l’arrière de votre crâne. Vous les balayez toutes vers vos lèvres. Et là, soufflez. Fort. Sans retenue. À vous en décocher la mâchoire. Expirez. Chassez tout. Votre poitrine est plus légère. Votre dos embrasse l’entièreté du sol. Vous le sentez ? Imaginez l’air vous masser les paupières. Comme si vous aviez soufflé dans vos mains et y apposiez un air chaud. Une torpeur s’infiltre en vous, et vous êtes hypnotisé.

Elle essayait de réprimer l’envie de contradiction, l’esprit d’opposition qui dictait de se rebeller contre elle-même. Elle apprenait à s’obéir, à suivre son propre carcan, pour se libérer des autres. L’injonction se faisait plus forte. OUBLIE.

Ça marchait pas. Evidemment. Pourquoi n’avait-elle pas de baguette ?
i cant believe i let it stay that way
Elle sentait encore sa baguette sur son cou. Les injonctions.
OUBLIE.

OUBLIE.

OUBLIE.

Ses intrusions.
Toi j’vais te baiser tu sais oh oui j’vais te baiser salement et tu vas aimer ça hein bien sûr que tu vas aimer ça mmh allez t’écoutes ce que j’dis petite p*te réponds petite S*l*pe j’sais que tu en as envie je l’ai vu dans ton regard de petite chienne en chaleur ouais toi j’vais te baiser…

Ses doigts entre ses cuisses.
Oublie.
Ou

Elle fermait les yeux. Comme une enfant. Recroquevillée contre le mur, dans la partie la plus sombre de sa cellule.
- Eh la moche ? Tu penses qu'en sortant on deviendra des Cracmols ? Tsais à force d'avoir vécu comme des Moldus pendant tout ce temps.
Déglutir. Retrouver une voix normale. On reprend le mode auto-hypnose. Murmure.
- Réponds lui. Dis lui d’attendre de voir ce que t’es capable de faire avec une baguette.
Elle hoche la tête.
- Rêve pas. La magie trouvera toujours sa voie en moi, j’ai trop de gens à buter pour ça.

La mesure, Lizzie.
Essayer de pas passer pour une psychopathe.
Peser chacun des mots qu'on dit.
Penser chacun des mots qu'on dit.

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Re: La forteresse
Ashton Parker, le  Ven 3 Juin - 22:16

Madness keeps me sane ♠

Ou du moins vu l'endroit où il se trouvait c'était mieux de penser ça qu'autre chose. A vrai dire, durant ses longues heures passées à ne rien faire d'autre que penser, il se demandait même s'il était possible de ressortir d'Azkaban avec un esprit en état de marche. Même si l'on entrait avec toute sa tête, ce qui n'était très certainement pas son cas, après un peu de temps n'importe qui était obligé de devenir un peu fou sur les bords. C'était pourquoi une grande partie des prisonniers gardés ici l'étaient pour une durée indéterminée et pouvaient y rester toute leur vie. Pourtant, dans son cas à lui il savait très bien qu'il n'était là que pour deux ans et demi, que. Au début il comptait les jours qui le séparaient de retrouver sa liberté. Puis petit à petit la notion du temps était devenue de moins en moins précise, devenant à chaque fois plus floue jusqu'à ce qu'il n'ait absolument aucune idée du jour qu'il était, ni du temps qu'il avait passé dans cette cellule. Ce n'était pas la fenêtre microscopique qui allait l'éclairer là-dessus puisqu'il pleuvait et ventait la plupart du temps, sans parler de la température générale.

- Rêve pas. La magie trouvera toujours sa voie en moi, j’ai trop de gens à buter pour ça.

Zioooooom, retour brutal à la réalité. Le sang-mêlé traversa les différentes couches composant l'atmosphère pour finalement atterrir dans son corps. La voix de Lizzie résonnait encore dans son esprit. Parfois il l'entendait parler toute seule et n'y prêtait pas vraiment attention puisque c'était une habitude de la plupart des prisonniers. Pas de raison de s'affoler pour si peu, ce n'était un flash news pour personne que l'esprit de Bennet était en réalité une collocation que se partageaient ses différentes personnalités. Et pourtant sur ce coup-là elle avait raison. Il était absolument impossible pour lui ou pour elle de perdre l'usage de la magie, même après tout ce temps passé sans l'utiliser. Non pas parce que du sang sorcier circulait dans leurs veines et qu'ils étaient nés avec leurs pouvoirs, mais bien parce que l'énergie meurtrière qu'ils avaient en eux les maintenait paradoxalement en vie. Sur ce plan-là ils se comprenaient plutôt bien tous les deux.

Tic tac, tic tac, le temps passe. Minute, heure, jour, mois. Et avec lui la raison d'Ashton se dissipait peu à peu, à la manière de l'air qui emplissait automatiquement le volume de la pièce qu'on lui donnait. Il lui semblait que ses pensées s'égaraient dans les divers coins de sa cellule, sans pour autant trop s'éloigner. Une fois, pourtant, on l'avait autorisé à se rendre dans la salle des visites, une des moins utilisées d'Azkaban, car Axelle était venue prendre de ses nouvelles. Apparemment les mineurs n'étaient pas autorisés et le reste de sa famille ne voulait pas l'associer avec cette prison. Elle avait du lui parler de la période de l'année mais le sorcier avait l'esprit ailleurs et les mots sonnaient creux. Était-ce en mai ou en juillet ? Puis il était retourné à sa cellule, elle était rentré sur Londres, et la vie avait repris son cours, toujours aussi ouaté. Par moment il entendait des voix. Parker ne savait pas forcément identifier s'il s'agissait de celles des personnes extérieures ou bien de ses pensées à lui qui se matérialisaient sous une autre forme. S'il avait eu assez de talent il aurait certainement trouvé un anagramme sympathique pour qualifier son alter ego. Allongé sur le dos, à fixer le plafond, il sentait celui-ci murmurer à son oreille.

- Tu sens comme les nuages sont pressants ? Ils envahissent la pièce, jusqu'à ce qu'on ait plus la place de penser correctement. Vous reprendrez bien un peu de thé ? Sors de ma tête ! Et puis qu'est-ce que tu fais dans ma cellule ? Je croyais qu'on ne pouvait pas être à plusieurs ? Mais je ne suis pas un prisonnier, moi je suis complètement libre, c'est toi qui est coincé ici. Impossible d'enflammer l'allumette sous la mer, il faudrait te tourner vers l'Est. *blocage de respiration durant plusieurs secondes* Everything was so sweet until you tried to kill me.

La dernière phrase avait été prononcée dans un murmure. Ashton se trouvait à présent au centre de sa cellule, assis avec les genoux remontés contre lui, et se balançait légèrement tout en parlant à la voix. Durant un instant elle avait pris le contrôle de son corps et l'avait empêché de respirer afin de bien lui montrer son pouvoir. Puis elle était ressortie et s'était échappée comme un souffle par les barreaux de sa fenêtre. Depuis, plusieurs jours s'étaient écoulés durant lesquels le Lion était complètement seul, dans sa tête comme physiquement. Il avait échangé quelques mots avec Lizzie bien sûr, mais avait de plus en plus de mal à l'associer à une réelle personne car il ne la voyait jamais. Elle n'était à présent qu'une voix perdue au milieu des nombreuses autres. Pourtant, elle constituait une sorte d'ancrage à la réalité extérieure à la prison, celle où il avait vécu pendant dix-sept ans et où il retournerait à la fin de sa peine. Et en un sens c'était rassurant. Tout en pensant à cela, Ashton s'allongea sur le ventre, et en penchant la tête sur le côté observa sa main tracer des lignes sur le sol froid de manière aléatoire.

- You can be Alice, I'll be the Mad Hatter, murmura-t-il.
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Re: La forteresse
Lizzie Cojocaru, le  Sam 6 Aoû - 13:16

HRP - A la frontière de l’écriture automatique...

- You can be Alice I'll be the Mad Hatter
murmurait-il je comprenais pas la référence alice entendu avant oui je connaissais mais je reconnaissais pas alors ça devait pas être important mais s’il voulait vendre des chapeaux fais tes lacets il fait chaud tu pourrais attraper la varicelle il faisait ce qu’il voulait pauvre petit il commençait à partir lui aussi et plus vite que je le pensais je sais pas il avait toujours eu un côté un rien plus stable que moi je sais pas j’étais plus calice de folie qu’alice et son chapelier non ? il m’échappait parfois, de plus en plus, et j’sais pas si c’est lié mais ça affectait mes rêves une fois je me souviens il m’a tuée

quatre fois
neuf coups de couteau
et qu’est-ce qu’on a ri


mais je me souviens de tout moi vous savez j’suis pas folle de toute façon il fallait écrire absolument tout ce qui passait par la tête chimique il fallait continuer de tout enregistrer sans forcément matérialisation juste un chuchotement à soi même une vague impression sonore de tout ce qu’il pouvait se passer garder trace des rayures des chaussures trop rouges des lacets défaits de son haleine pommier il fallait pas perdre la boule et moi j’y tenais vous savez trois voix s’emmêlent allemande anglaise et silence marron j’ai envie de manger des marrons p*tain du chaud du doux avec de la confiture peut-être tu te rappelles ce que et y a personne pourtant enfin je crois je sais plus y avait Ashton un temps mais maintenant il n’est plus enfin je voudrais pas qu’il soit enfin je serais rien sans lui il rattache dans les nuages une sorte de rappel à la vie mais faut pas dépendre des gens ni des dés ou des baguettes faut réapprendre à être même sans rien même sans vie faut les perdre une fois deux fois faut revivre tout ce qui était dans un flash

ce p*tain de flash
qui partait pas
s’imposait


comme une caresse sur la nuque vague rayon de soleil et déjà tu ressens quand il te touchiat s’imposait sans rien respecter monde de m*rde flash comme des lumières mais y en a pas mais y en a trop fcking fenêtres rappelant combien l’on n’est pas oiseau l’on nait rien du tout l’on naît mort et c’est tout

chat
en
boîte
mort ou vif
mort et vif


parfois y avait des lucioles tu te rappelles des lucioles qui dansaient entre les rayures mais si p*tain tu sais non pas les barreaux les vraies rayures les zébrures les couleurs des peut-être les seules couleurs qui restaient Ashton est mort hier
tout binaire car finalement plus rien était et tu n’étais pas même sûre que les couleurs que tu voyais correspondaient à quelque chose t’aurais pu devenir daltonienne que tu t’en serais pas rendue compte tellement on te foutait tout le temps des images à la gueule et trop et vide et si p*tain de vide pas de dragon pas de potions rien de rien la fumée la fumée la fumée de partout vous pouvez pas comprendre un truc à faire désaimer le feu tant elle emplissait tout ouatait l’atmosphère vous rongeait les poumons y avait qu’elle partout omniprésente on respirait qu’elle on voyait qu’elle tout tournait on était pas défoncés non on avait juste trop de manques je crois et des absences tout le temps on aurait dit des gamins mis au coin un demi siècle sans jeu sans rien et la peau sur les os alors ils voulaient pas fin elle elle elle voulait pas elle se battait elle faisait des abdos des chaises des tout ce qu’il faut pour être bien l’entrainement de Quidditch lui avait tant appris

elle savait faire elle savait être oh croyez moi elle se donnait se battait de toute façon sa vie avait toujours été une lutte contre le monde contre ses proches contre la vie contre elle même ça s’arrêtait jamais mais elle était parfois happée par une langueur une absence se rappelait que quoiqu’elle fasse dise tente elle allait crever la vie servait à rien c’était un autoroute avec la mort comme seule destination qu’importait le chemin si l’on n’avait jamais prise sur rien pas son corps pas sa liberté pas sa mort p*tain vie de chien et là elle-je je justement captais que y avait un souci, qu’on était passé au elle, que le elle était pas naturel, c’était Sunil ça lui -enfin moi -mais aussi elle du coup qui s’arrangeait pour foutre de la distance entre moi et mon être alors que non fallait être sujet fallait décrire de mon point de vue pas se laisser bouffer devenir une tapisserie COSMIC flou cosmique avec des étoiles dedans déjà si mortes depuis si longtemps et on les comptait y cherchait des alphabets qu’on était c*ns p*tain de tant aimer les morts fallait apprendre que dès que t’aimais ça mourrait c’était l’équation de la vie pis certains mourraient plusieurs fois ou de la même manière ou en dégénérant progressivement et nous on les comptait on les aimait p*tain on était des salauds même pour des pâtissiers tapissiers pourtant j’avais le profil corps décharné âme déchirée d’inexistence envie de crever parfois qui prenait violente enfin c’était pas crever c’est trop sentimental ça non c’était plutôt disparaître là comme ça se fondre dans le rien enfin dans le tout le mur derrière le lavabo j’suis pas un gangsta j’avais tenté une fois j’étais restée prostrée attendant que la poussière de mon corps se dissolve enfin disparaisse attendant de plus être sans violence sans rien juste un sucre qu’on fout dans de l’eau et pouf plus rien mais ça se passait pas comme ça et les gardes soufflaient et y avait toujours plus d’air de fumée on se serait cru dans un bar fumeur à Amsterdam mais version boîte noire toute petite pour les enfants les cabanes en carton sème s’aime pourtant d’acier quand on les voit les prisons de pensée les psychobug de la psychobitch
y avait juste de l’air beaucoup d’air puis parfois plus rien parfois un bug juste plus rien et tu t’étouffais sur ce rien comme en apnée à deux doigts de lâcher t’arrivais plus à mâcher l’air y avait rien qui rentrait et

- ASHTON ! Sursaut réveil presque effrayant retour de la ponctuation de l’intention elle s’accrocha aux barreaux sourire aux lèvres si enfantine et pétillante et fragile - Joyeux anniversaire. Ou non-anniversaire. Dans ces eaux là. Je savais pas si c’était la date mais c’était important quand même de rappeler que le temps passait la sortie approchait fallait tenir je le savais le sentais le vent avait soufflé la fumée s’éloignait c’était la fin du collier- Elle lui avait offert un truc mais s’en rappelle pas elle se rappelle de rien ça commence mais c’est mieux la folie éloigne d’elle mieux vaut qu’Azkaban n’entache que Sunil qu’elle le laisse en prison en sortant c’était naïf d’y croire et donc si tentant

y avait des mots qui se perdaient tu ratais souvent le coche le compte et c’était frustrant car seuls ces petits sons de mots rappelaient que c’était vrai enfin ça et les griffures oh diable les griffures s’imposaient comme une addiction plus ça faisait -pis parfois un garde te voyait en pleine crise et des rayures ces fcking rayures de partout rouge violettes des points des doutes il coupait tout les ongles les rêves alors tu faisais comme les animaux tu te frottais au mur jusqu’à ressentir la douleur de l’épée qu’on aiguise contre sa râpe fallait être l’épée réapprendre remodeler

quelqu’un vint pour lui, je n’avais personne, enfin Sunil n’avait personne je lui nous je lui noue les genoux

elle est morte tu sais
RUN FROM THE SHEPHERD

un jour elle se souvenait que non j’crois qu’une bombe a tenté d’explosé mais je suis même pas sûre elle a dû imploser s’auto-détruire entre les lances des gardes une bombe humaine et j’avais crié et pourtant elle avait pas pu on avait pas pu se reconnaître ou s’aider

alors j’ai juste crié de plus en plus bas
j’avais trouvé
la suintante Vérité

elle était venue dans un verre d’eau poussiéreuse avec des flammes dedans
il ne nous fallait pas un robinet pour régler le degré de pensées admises par l’esprit non fallait juste poids sur la gorge savoir fait mal peut être je sais pas y a tes mains tes mains p*tain lâche moi lâche j’ai mal arrête j’arrive plus à resp
la vérité j’vais vous la dire il faut pas régler les pensées il faut régler tout le corps il faut un cintre où ranger les corps trop portés quelques jours mois années le temps qu’ils cicatrisent des attaques du chat pis après on les ressort les essore et la vie recommence c’était un véritable on-off qu’il fallait permettre aux gens d’avoir un loin un seul sans le sentir et donner un code facile que chacun peut taper de l’intérieure mais pas ailleurs les gens doivent pas toquer faut du vide plein de vide mais sans la fumée sans elle elle gâche tout le code je vais vous le p*tain lâche attends j’ai Quat D peur ça revient Quat Quat Quat comme un hoquet pourtant c’était susurré elle voulait pas spécialement que Parker l’entende vous pourriez être indulgents elle parlait juste pour elle rien ne permet tant de juger si un mot est vrai qu’en le disant il parle comme pour lui en automate on analyse son odeur sa vérité rends moi mes bleus océan rends moi mes rouges il fait froid enfin je le sens

puis elle réclama plus rien un jour elle s’arrêta de parler comme d’autres de respirer elle se servait du whisky à barreau moins huit mais sinon elle avait juste
gelé

Fin pour moi - LA accordé pour c’que tu veux
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Re: La forteresse
Ashton Parker, le  Sam 6 Aoû - 23:54

Un trait, un trait, une barre. C'était joli, à la base il lui semblait que ça servait à compter quelque chose, à mesurer le temps qu'il avait passé ici. Mais maintenant Ashton traçait des petits traits à la craie un peu partout sur le mur. Les gardiens avaient l'air de trouver qu'une clé c'était inoffensif puisqu'ils avaient accepté par deux fois de lui en redonner une. A eux ça leur coûtait rien, mais lui ça l'aidait beaucoup. Les deux premières à chaque fois il les avait terminé en les usant jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien et qu'il finisse ses dessins et inscriptions avec la poudre blanche qu'il lui restait sur les doigts. Mais celle-là il avait l'intention de la faire durer longtemps et il essayait de ne pas l'utiliser pour rien. C'est pour ça qu'il avait fait un immense coloriage en gribouillant nerveusement un grand pan de mur puis n'avait rien fait pendant plusieurs jour en fixant son œuvre. Par moment il avait l'impression que c'était plus que des simples traits blancs sur le mur sale et froid de sa cellule. Une fois il avait cru discerner une fissure sur le mur, mais pas une vraie fissure physique, non celle-là donnait sans aucun doute sur un autre monde, une autre dimension, il en savait rien lui il pouvait pas traverser. Puis il avait cligné des yeux et ça avait disparu, ce qui en soit était très frustrant puisqu'elle n'était jamais réapparue sur son mur.

- ASHTON ! Joyeux anniversaire. Ou non-anniversaire. Dans ces eaux là.

Ashton ? Il y avait un autre Ashton dans les alentours ? Ploc ploc ploc, les gouttes tombaient une à une dehors aussi bien que dans l'esprit de Parker. C'est toi espèce d'idiot. Tu penses que c'est le non-anniversaire de quelqu'un d'autre ici ? Réfléchis un peu. Ah oui, la voix avait raison bien sûr. Il aurait pu s'en douter sans problème en réfléchissant un peu, après tout les non-anniversaires n'arrivaient pas si souvent que ça, cela ne pouvait pas être une coïncidence. Et maintenant qu'il y pensait ce n'était si étonnant que ça que Lizzie s'adresse à lui. Ils se connaissaient bien, enfin c'est ce qui lui semblait. Les repères se perdaient un peu au fur et à mesure que le temps passait ici. Par moment le sorcier était pris dans des tourbillons de flou autour de lui et avait le plus grand mal à garder ses repères. Et encore, il s'agissait de repères avec des gros guillemets puisqu'il n'était plus sûr de rien à un assez grand pourcentage pour que ce soit significatif.

- Oui, joyeux non-anniversaire... répondit-il d'un ton absent comme un enfant qui répète sans comprendre.

Par moment la voix lui parlait, c'était elle la principale qu'il entendait. Parfois il y en avait d'autres mais il n'était jamais très sûr qu'elles proviennent de l'extérieur ou de l'intérieur de la tête. C'était vraiment difficile de discerner ce genre de trucs, comment il faisait avant quand il y arrivait ? En tout cas la voix il savait très bien qu'elle venait de l'intérieur, elle le connaissait trop bien pour qu'il en soit autrement. Les humeurs de la voix étaient très changeantes et Ashton n'arrivait pas forcément à bien suivre. Un coup elle était son amie et lui racontait des histoires pour l'occuper. Et puis plusieurs fois elle avait essayé de le tuer et de lui faire mal. Il ne savait pas comment elle s'y prenait, c'était des trucs de voix ça, mais elle était très forte. Ce qu'elle savait faire de mieux c'était stopper sa respiration, mais c'était déjà arrivé qu'elle prendre le contrôle de ses mains. Heureusement qu'il avait réussi à reprendre le contrôle alors qu'elle essayait de l'étrangler.

Après un long moment de grosse inactivité aussi bien physique que mentale où il avait eu l'impression que tout tournait au ralenti autour de lui, Parker avait eu un sursaut d'énergie sans trop savoir d'où elle venait. N'en pouvait plus de rester prisonnier dans sa cellule il s'était d'abord mis à tourner en rond dans la pièce. Le lit s'était soudainement trouvé en plein milieu, c'était probablement la voix qui l'avait mis là pendant qu'il tournait le dos, explication la plus logique. Après avoir tourné jusqu'à en avoir le tournis, il s'était arrêté et avait passé du temps à frapper les murs si bien qu'il s'était entaillé les phalanges, bien évidemment le mur n'avait pas cédé. C'était lui qui avait arrêté le premier. La douleur avait rendu les choses plus réelles et pendant un instant il avait eu l'impression de revivre à nouveau. On lui avait apporté un livre, comme si il était en état de lire, alors il l'avait mangé en partie. Il avait déchiré les pages qui restaient et les avait dispersées dans la pièce plus ou moins chiffonnées. Ça l'avait occupé un bon moment.

Le sorcier, qui n'était plus très certain d'en être un parfois, avait eu des sautes d'humeur de plus en plus fréquentes. Plusieurs fois il s'était retrouvé à pleurer sans savoir pourquoi, les larmes coulant sur son visage pour tomber sur le sol dans un ploc se mêlant aux gouttes d'eaux qui provenaient de l'humidité. Et d'un coup, sans prévenir, les larmes s'étaient arrêtées et avant même qu'il n'ait esquissé un geste pour les sécher il avait été pris d'un fou rire et avait eu un mal fou à retrouver son sérieux. Son rire avait ampli le couloir alors qu'il se balançait d'avant en arrière, un rictus sur son visage. La colère avait suivi et il avait hurlé à en perdre la voix, se donnant des coups dans la tête pour reprendre ses esprits. Une longue période de léthargie avait suivie, durant laquelle il était resté allongé par terre sur le dos à fixer le plafond, parfois pendant des jours entiers. Il n'avait absolument aucune idée de ce que faisait Bennet juste en face ni de ce qu'elle pensait lorsqu'elle l'entendait. La voix, quant à elle, s'était faite beaucoup plus rare jusqu'à presque disparaître ce qui lui avait fait très peur. Pris d'une crise de panique lorsqu'il avait réalisé qu'elle ne reviendrait peut-être jamais, Ashton avait été pris d'un énorme frisson et avait claqué des dents tout en se recroquevillant dans un coin de la pièce, effrayé par sa propre solitude. Il se sentait à présent aussi seul dans sa tête qu'il l'était dans sa cellule.

Grincement de la porte qui s'ouvre, lève la tête et plisse les yeux car il n'est plus habitué à autant de lumière, distingue une silhouette, puis deux, qui viennent l'attraper. Il ne tente même pas de résister alors qu'on le sort pour de bon de la cellule 412.

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