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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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L’ Arrière-Cours
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Azénor Philaester
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Azénor Philaester, Dim 10 Sep 2017 - 15:50


- Ambroisie ♥-


Y'a que quelques mètres qui nous séparent physiquement, mais regarde nous regarde ce truc que j'arrive pas à définir. Pauvre fleur qui a perdu quelques pétales. Je te les recollerai moi tu sais, je pourrais faire plein de truc. Je sers un peu à ça. Je suis l'adulte qui a vécu et qui a surmonté. Alors à l'école ou n'importe où ailleurs je suis celle qui tend la main, celle qui a deux épaules sur lesquelles tu peux t'appuyer. Mais pourquoi toi. Hein pourquoi. Des fois je me dis qu'on est pas obligé de mettre des mots sur ce que l'on ressent. Mais c'est tentant, c'est énervant de pas trouver ce que tu es. C'est un en regard que tout s'est joué. Et je sais, je te jure que je sais que toi aussi tu as senti cette chose un peu charnelle. On est toutes les deux dehors, y'a un ou deux autres clients que j'ai vu sans regarder à quelques tables à côté mais regarde je te dis qu'il n'y a que toi et moi.
Mais enfin de quoi est-ce-que tu as si peur. Un choix difficile, un regret, un mauvais souvenir, l'inconnu. Choisis, je sais pas, dis-moi, parle-moi. Pourquoi t'es là. Pourquoi tu te sens-si seule? Pourquoi je veux te tendre la main.
- J'ai déjà consommé il y a pas plus de cinq minutes alors je pense que ça ira.
un souffle
Merci mais maintenant je préfère être seule.

Je ne bouge pas. Pas d'un pouce. Les yeux rivés sur toi. Seule. T'es déjà seule regarde-toi. Qui vient ici sans compagnie, un bar pour se changer les idées. J'aimerais te voir sourire et puis oublier. Tu sais aller de l'avant tout ça. Tu peux être seule autre part. Dans ton appartement, chez toi, dans ta cuisine, dans ton lit. Pas ici. Pas chez moi. Respectez les envies des clients règles numéro une. Mais c'est moi le boss, c'est mon bar, moi qui décide, c'est pas la proprio qu'ils vont pouvoir virer. Alors je te laisserai pas seule tu m'as trop percée pour ça.
Un ongle que je commence à ronger, j'aime pas ça. J'aime pas ça du tout. T'es aussi perturbée que moi regarde ta façon de toucher ton visage témoin de ton expérience. Dieu sait combien de temps je reste comme ça, à t'observer alors que tu t'es éloigné de moi, rapproché de la pénombre.

Je suis pas comme ça, tellement pas comme ça. Quand je viens à la Tête de Sanglier c'est pour me vider la tête, préparer quelques plats, quelques cocktails, servir, donner des sourires, papoter pour rien dire. La c'est pas pareil c'est différent t'as tout changé. La raison pour laquelle j'étais venue. Un long soupir. J'aimerais rentrer chez moi. Retrouver Ian. Ne pas lui parler de cette rencontre particulière. Oublier à mon tour. La dernière fois que j'ai eu ce sentiment en fait ça c'est fini en plusieurs mois de relation amoureuse. Je suis cent pour cent hétéro, ça c'est sur, et je suis si heureuse avec l'autre professeur et directeur que ça me vient même pas à l'idée. Mais alors qu'est-ce-que tu es.

- Je crois pas que t'ai envie d'être seule.

boum.
Même moi je m'y attendais pas. C'est un peu sorti comme ça et tu sais je crois que je regrette pas. Ça fait du bien d'oser parfois. Regarde moi encore. Dans les yeux oui. Et dis moi que t'avais envie d'être seule.
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Ambroisie Palel
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Ambroisie Palel, Dim 24 Sep 2017 - 12:50


Perdue, t'étais totalement perdue.
le premier soir, la toute première fois que t'aurais aimé être entourée par autre chose que la noirceur, par l'amour familial, par les bras rassurants de ton autre frère.
Ah Andrew, le seul qui t'avait cerné, en tout cas au début. Le seul qui t'avait donné envie de te battre pour cette nuance de gris si clair, juste pour lui tu aurais décroché des planètes du ciel.
Et puis il était parti, vivre sa vie, en France, puis en Suède, puis en Russie. Et maintenant où était-il hein ? Où était-il quand t'avais envie d'hurler, de lâcher les chevaux, de pleurer toutes les larmes de ton corps parce que tu te l'étais trop interdit ?

Seule, ils t'avaient tous laissé seule.
Alors tu ne répondais plus de rien, plus de compte à rendre, plus de lettres, plus de nouvelles, et Andrew s'inquiétait, Andrew demandait à ta mère des nouvelles qu'elle ne pouvait apporter puisqu'elle même n'en avait pas.
Tout ce qu'elle avait c'était le fantôme de sa fille dans le manoir, errant dans ses nouveaux appartements qu'étaient les ténèbres.

Alors quoi ? Cette femme qui t'attirait tant serait-elle celle qui avait enfin vu ? Compris que tu n'étais rien d'autre qu'une jeune femme en proie à des choix que tu ne maîtrisais plus. T'avais tellement cru pouvoir t'en sortir seule. Tu voulais t'en sortir seule, pour te prouver que tu étais forte. Non, non non, pour leur prouver à tous, à ta famille qui n'avait plus cru en toi. C'était ça le problème, on ne croyait plus en toi.

- Je crois pas que t'ai envie d'être seule.

L'étrangère refaisait surface, tu t'étais perdue dans les tréfonds de ton âme et elle était revenue te chercher. Pourquoi ? Et cette affirmation si sûre, si blessante presque tellement elle criait de vérité. T'avais plus envie de solitude, mais tu savais tout simplement pas comment en sortir par autre chose que l'expression de tes ténèbres, pour quoi faire ? Pour repousser, effrayer.


Alors pendant qu'elle s'était planté à quelques pas de toi, attendant que ça soit toi qui vienne à elle tu n'avais pas bougé, tu l'avais juste fixé.
En l'observant c'était comme une invitation à entrer dans ton monde, dans ton monde si sombre. Est-ce qu'elle s'y sentirait bien ? A l'aise ? Non sûrement que non.
Alors t'aurais ouvert une porte à quelqu'un pour rien, mais tu ne pouvais t'en empêcher, cette porte tu avais envie de l'ouvrir, plus que n'importe quand, plus qu'avec n'importe qui.

Tes yeux bleus océans la fixaient, oserait-elle ? Et oui elle avait osé, quelques pas vers la pénombre où tu t'étais terrée comme une enfant battue, apeurée par une femme trop étincelante pour toi. Et t'avais enfin osé parler.

- Et si je disais que non je n'ai pas envie d'être seule mais qu'on m'y a forcé ?
Par des déceptions inutiles qui auraient pu être évitée si on avait dénié me comprendre.
Tu comprends quelque chose toi à tout ça ? La nuit m'habite depuis bien trop longtemps maintenant pour que quelqu'un puisse m'en sortir tu sais, alors laisse moi dans ma chambre noire, toi tu as sûrement d'autres choses à faire.


Tu ne bougeais plus, c'était si spécial, elle attirait la parole, elle t'attirait toi en dehors de la noirceur, et pourtant ce n'était pas de l'amour, oh non c'était une femme, c'était bien plus que cela, un lien invisible qui semblait tissé bien avant que tu ne la rencontres. Mais saisirait-elle la main invisible que tu avais tendu ?

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Azénor Philaester
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Azénor Philaester, Dim 1 Oct 2017 - 21:57



C'est troublant ces yeux perçants. Oui perçants parce que le bleu de ton regard a transpercé mon cœur. J'aurais laissé tombé, je serais repartie à l'intérieur, te laissant seule, sans consommation, sans rien, toi seule avec ton ombre et ton dégoût pour le monde. Mais j'ai pas pu je te dis, pas pu. Je me suis avancée, toi t'as décidé de pas bouger. Hypnotisées l'une par l'autre. Mais qu'est-ce-que tu fais. C'est ton âme pas vrai. C'est mon esprit qui capte, c'est mon esprit qui accroche qui agrippe. Le menton levé, la bouche entre-ouverte. C'est moi. Azénor Philaester, proprio du bar où on se trouve, joueuse de Quidditch chez les Gryffondor, Directrice de maison à Poudlard, obnubilée par une nana complètement à l'ouest. C'est quoi le truc, une caméra cachée, j'en sais rien. Un numéro comique? On se paye ma tête, nan.
Un long soupir, je reprends mon souffle une bouffée d'air frais.
Enfin.
- Et si je disais que non je n'ai pas envie d'être seule mais qu'on m'y a forcé ?
Par des déceptions inutiles qui auraient pu être évitées si on avait dénié me comprendre.
Tu comprends quelque chose toi à tout ça ? La nuit m'habite depuis bien trop longtemps maintenant pour que quelqu'un puisse m'en sortir tu sais, alors laisse moi dans ma chambre noire, toi tu as sûrement d'autres choses à faire.


Regarde comme tu t'ouvres à moi petite fleur, c'est incroyable. C'est marrant ce besoin de se justifier. C'est ce que je voulais. Que tu t'ouvres à moi comme un livre. J'ai même pas eu à demander, même pas eu à entrer moi-même dans ta tête.
On t'a forcé à quoi. T'es la seule maîtresse de ta vie, réveille-toi. Remettre la faute sur les autres c'est facile. Personne ne retient le facile, alors tu te lèves, tu bouges, tu vires de ta vie le nocif, c'est simple. Ah mais ça fait mal, bien-sûr que ça fait mal. Tu vas peut-être même pleurer tu sais, toutes les larmes de ton corps. Et puis tu sais tu vas penser que ton cœur se détache de toi, que la vie ne vaut même pas le coup d'être vécu. Mais regarde-toi si t'es là c'est que y'a une raison, alors tu iras de l'avant. Et puis tu retomberas, un jour ou l'autre. C'est la vie, c'est pas autrement. Parce que les vies plates et sans pic c'est pénible , redondant, inutile. Et puis ça n'existe pas.
- Tu ressasses le passé. Oublie-le. Et puis réveille-toi, m*rde. Regarde-toi, tu fais pitié

Et puis je me casse.
Sans me retourner je rentre dans mon bar avec une idée en tête.
Je chope une bouteille de whisky pur feu de derrière le bar, j'échange deux trois mots avec des clients habituels, et puis moins de cinq minutes plus tard, je suis de retour. J'espère qu'elle a cru que je l'abandonnai.
Démarche sure et imposante. Je débouche la bouteille, engloutis quelques gorgées serrées. Je me passe la main devant la bouche. Woaw. On le sent toujours passer. Je tends la bouteille à mon interlocutrice d'il y a quelques minutes.
- J'ai rien d'autre à faire, je suis chez moi ici, c'est mon bar, je fais ce que je veux.
Bois, ça te fera que du bien. Offert par la maison.


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Ambroisie Palel
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Ambroisie Palel, Sam 14 Oct 2017 - 12:30


La douce libération des mots, enfin. Pourquoi tu te sentais à présent si vulnérable face à elle ? La lumière à l'état brut, elle t'éblouissait beaucoup trop cette femme. Tu te sentais nue, dénuée de toutes couvertures futiles dans lesquelles tu t'étais drapée depuis bientôt un an...

C'est long un an, une année, 365 jours presque que tu te consumais de l'intérieur sans que personne ne te fasse reprendre goût au soleil, à la vie.
T'avais l'impression qu'elle te jugeait un peu cette femme, comme si elle ne voyait en toi qu'une fillette brisée qu'elle devait relever.

- Tu ressasses le passé. Oublie-le. Et puis réveille-toi, m*rde. Regarde-toi, tu fais pitié

De la pitié ? C'est tout ce que tu ne voulais pas. T'en avais jamais voulu, tu n'en voudrais jamais, la pitié c'est pour les faibles, et tu ne l'étais plus, ou presque.
Alors tu t'étais détournée, retour à la case départ à l'ombre. Elle voulait entrer dans ton monde, mais n'en comprenait pas un un seul des morceaux. Andrew, avant il comprenait, tu pensais qu'elle allait pouvoir remplacer ton frère ? Foutaise, fallait s'en douter.

Pendant que tu t'étais détournée t'avais cru entendre qu'elle partait. Voilà, elle avait fuit, loin de tes ténèbres, loin de la fille dénuée de vie que tu étais devenue. La seule chose qui t'animait au final, c'était de ne pas donner raison à tes parents :  tu ne pouvais pas en mourir, sinon ils auraient gagné, et ça tu le refusais amèrement.

La facilité, tu l'avais fuis, le jour où tu avais défié ton père, du regard, du haut de tes 20 ans, du haut de ton perchoir sombre. Il t'avait suffit d'une phrase, d'une action pour plonger ton père dans une fureur noire, aussi noire que la magie que tu commençais à pratiquer, c'était assez ironique du coup comme situation.
Le bruit d'une claque, puis ta mère qui avait hurlé de peur quand ton propre père avait braqué sur toi sa baguette, pourtant il ne s'en servait que rarement.

Pendant que tu réfléchissais à tout ça tu t'étais assise sur un banc dans l'ombre de l'arrière cours, et là tu te souvenais enfin de ce pourquoi tu étais tant reniée par ta propre famille, tu avais osé braver l'autorité paternelle dans sa plus haute dignité : tu avais désarmé ton père.
La lueur de noirceur dans ton regard l'avait sûrement fait réalisé à quel point sa fille était devenue une autre personne, t'avais même failli le blesser, ta baguette pointait vers lui, mais Andrew c'était interposé et là tu avais cédé, c'était la seule facilité de la situation : céder face à la personne qu'on chérit le plus au monde.

Pendant ce temps l'autre bonne femme était revenue, tu avais un air choqué sur le visage. Qu'est ce qu'elle voulait encore ? Pourquoi revenir ? Tu faisais soit disant pitié pourtant non ?

Une bouteille, une bouteille pour te réconcilier avec toi-même ? Elle avait bu une gorgée, elle pensait vraiment que t'avais jamais essayé de noyer tes problèmes dans l'alcool ?

- J'ai rien d'autre à faire, je suis chez moi ici, c'est mon bar, je fais ce que je veux.
Bois, ça te fera que du bien. Offert par la maison.


Et m*rde, c'était pas une simple serveuse t'avais raison c'était bien pire, et vu ton comportement d'il y a quelques minutes tu risquais sûrement de plus avoir l'autorisation de mettre un pied dans cette auberge, encore un endroit de plus où on voudrait plus de toi.
T'avais quand même saisi la bouteille, toujours assise sur le banc, les jambes croisées, elle était debout, dans sa splendeur la proprio, le menton trop relevé pour que tu t'avoues vaincue.

Elle avait ranimé une flamme dans ton regard, un air de défi de gamine en pleine crise, mais quelque chose d'autre que le dégoût et la haine c'était déjà ça. Alors t'avais basculé la tête pour prendre une grande gorgée de son whisky, il t'avait brûlé la gorge autant que ton âme l'avait été auparavant. Pansement de douleur et oubli de soi.
T'avais essuyé du revers de la main gauche tes lèvres et t'avais retendu la bouteille à l'inconnue. T'allais quand même pas boire seule.

- Quitte à me faire virer de l'auberge sous peu autant que je sois franche avec toi, si je fais si pitié comme tu dis, qu'est ce que tu fous là ? A essayer de comprendre et de panser les plaies d'une fille paumée ?

Le fantôme de la jeune Ambroisie laissait peu à peu place à toi, vraiment toi, le menton fier, le regard presque hautain.

- Le passé faut l'oublier ? C'est lui qui m'a construit je peux pas oublier ce qu'il s'est passé, je peux juste faire avec. J'ai pas attendu qu'une bonne fée vienne m'aider, je me relève seule depuis longtemps tu crois vraiment que me dire de me réveiller ça va m'aider ? Je vis dans un rêve sombre depuis un an bientôt, et les gens trop lumineux comme toi, ils se font bouffer par ce monstre de ténèbres.

T'avais affiché un sourire presque inquiétant, en hochant le bras et la tête pour qu'elle reprenne sa bouteille, c'était là que tout se décider.
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Azénor Philaester
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Azénor Philaester, Sam 18 Nov 2017 - 23:00


désolée ma petite fleur pour le retard


Elle boit, elle me retend la bouteille. Sa vie de m*rde elle me crève les yeux. Et c'est dans mes veines tu sais c'est écrit dans mon âme que je suis là pour les autres. C'est même pas que j'en ai envie. C'est juste... Juste que je crois que j'aimerais que quelqu'un soit la pour moi. Alors je suis là pour qu'un jour, un inconnu me renvoi la pareille, un truc comme ça.
- Quitte à me faire virer de l'auberge sous peu autant que je sois franche avec toi, si je fais si pitié comme tu dis, qu'est ce que tu fous là ? A essayer de comprendre et de panser les plaies d'une fille paumée ?
Le passé faut l'oublier ? C'est lui qui m'a construit je peux pas oublier ce qu'il s'est passé, je peux juste faire avec. J'ai pas attendu qu'une bonne fée vienne m'aider, je me relève seule depuis longtemps tu crois vraiment que me dire de me réveiller ça va m'aider ? Je vis dans un rêve sombre depuis un an bientôt, et les gens trop lumineux comme toi, ils se font bouffer par ce monstre de ténèbres.


Je n'arrive pas du tout à retenir mon rire. On dirait Calimero. Bouge toi je sais pas fais-un truc. On est pareille si tu savais. Les coups durs, les injustices tout ça, on me l'apprend pas. Ouais j'ai fais avec ouais, ouais ça fait quinze ans que j'essaie d'oublier mon passé ouais. J'ai l'air triste? J'ai l'air pommée? Non.
Je e regarde dans les yeux, bouteille à la main. Je te connais pas tu sais, pas d'un pouce. Mais je vais t'engueuler, genre sévèrement. Et personne ne pourra rien dire, personne ne pourra intervenir parce que c'est mon bar, et j'y fais ce que je veux. Mais tu sais belle inconnue t'a besoin d'entendre les choses. Vraiment.


- On se connaît pas tu sais. Mais regarde je suis proprio d'un bar, je bosse à Poudlard, toute la journée je m'occupe de morveux qui savent pas vivre sans papa et maman. Sauf que la vie c'est pas facile, je suis pas arrivée là où je suis en claquant des doigts. On a tous un passé. Regarde ça!
Je soulève mon tee-shirt du côté gauche et apparaît ma peau abîmée de mon flanc gauche. La cicatrice, l'histoire, de ma vie. Ça c'est ce qui me rappelle tous les jours qu'avant j'étais rien, une petite fille battue presque à mort par son père, rien d'autre. Mais je me suis relevée, et y'a eu des hauts et des bas. Et je vis avec tu sais, j'ai pas le choix. Je suis pas lumineuse pour éblouir le monde avec des sourires, je suis lumineuse comme tu dis parce que j'ai choisi de l'être et que je me suis donnée moi-même les moyens pour. Le monstre des ténèbres je lui fais bouffer ma main.
Et toi. Toi tu es quelqu'un. Ok. Ne me demande pas, j'en sais rien je le sais c'est tout. Toi t'es pas foutue, certainement pas. T'as les cartes en main. Laisse pas tomber ta vie parce que t'es rongée par un passé qui et hante. Tu dois accepter, c'est tout, y'a que ça à faire.


Un soupir. Mais qu'est-ce-que j'ai fou-tu?
C'est quoi cette emprise que t'as sur moi. De ma vie, jamais je n'ai montré délibérément la marque de mon passé si douloureux. Jamais j'ai exhibé ma cicatrice comme une victoire ou une conquête. Je regrette pas, je suis bouleversée c'est tout. Même devant Ian j'ai honte, de montrer ma plus grande faiblesse. De montrer que j'ai été soumise et incapable de me défendre. Une larme dans le cœur qui monte, invisible pour les autres. Je sais pas trop comment je me sens. Une ou deux gorgées de plus, qui piquent fort, et un souffle lourd, et ça va mieux.
Je reste plantée là, devant toi. A attendre ta réaction. Je bougerai pas tu sais. J'peux pas. C'est comme si j'avais besoin de toi, besoin de t'aider et de savoir qu'on sera là l'une pour l'autre.
Mais pourquoi tout ça, puisque je ne te connais même pas.


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Ciarán A. Merrow
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Ciarán A. Merrow, Dim 19 Nov 2017 - 22:12


RP avec Mered et MDJ/Aya
LA de Mered

Après une première rencontre dans le bureau de la Directrice des Serdaigle,
Suivie de quelques recherches dans la réserve de la bibliothèque.


Mered était à l'heure devant le bureau de la directrice de Serdaigle, où avait eu lieu leur première rencontre. Elle avait même un peu d'avance. Ciarán s'était autorisée un sourire, en entendant frapper à sa porte. Elle n'avait pas pu s'en empêcher. Sa bouche s'était aussi étirée lorsque sa chevelure rousse avait passé le pas de la porte. Elle n'aurait pas voulu se l'avouer, mais elle était contente de la revoir. Et excitée aussi à l'idée de rencontrer l'une de ses semblables, pour la première fois depuis longtemps. La dernière qu'elle avait eu devant elle, en chair et en os, c'était Claire. Et aujourd'hui, Claire n'était plus que poussière.

Mais elle ne devait pas y penser. Pas aujourd'hui.

— Vous êtes prête?, demanda-t-elle en se forçant un peu, car dans tous les cas elle serait sûrement partie même sans elle.

Un hochement de tête plus tard, elles s'apprêtaient à prendre la route ensemble, comme convenu dans les missives qu'elles s'étaient échangées, un peu plus tôt dans la semaine.

Et entrèrent comme elles le pouvaient dans l'unique cheminée de l'appartement, située près du bureau de Ciarán.

— La Tête de Sanglier !, cria celle-ci en prenant soin de bien articuler.



La Tête de Sanglier était toujours la même. Petite auberge obscure, où trainaient des sorciers plus ou moins louches. Une odeur que Ciarán n'était jamais parvenue à définir arriva sans surprise jusqu'à ses narines. Elle se sentait à la maison dans ce bar où, elle aussi, avait travaillé. Comme de coutume, elle croisa le regard de la tête de sanglier, suspendue sur une vieille potence en bois. Peut-être croiserait-elle Ebenezer, ou Mary entre ces quatre murs épais?

La vélane s'assura en tout cas que Mered restait près d'elle, tout en se dirigeant vers l'arrière cours de l'auberge, où elle avait donné rendez-vous à sa soeur de malédiction. À l'intérieur d'elle, son coeur s'amusait déjà à lui jouer des tours, de temps à autre, lorsqu'elle s'imaginait en face d'elle. Mais elle le supportait. Tâchant de ne rien laisser transparaître de ses pensées qui l'assayaient. Mered lui avait confié son anxiété dans l'une de ses lettres, et la jeune adolescente n'avait sûrement pas besoin de supporter les états d'âme de celle qui serait probablement son pilier lors de l'interview.

Elle pénétrèrent ensemble dans un couloir aux murs de pierres qui s'ouvrait sur l'extérieur, et sur une petite cours à l'écart des discussions bruyantes de l'intérieur. Ciarán prit une grande inspiration.

— Allons nous asseoir par ici, commanda-t-elle d'un ton pressant.

Mered ne semblait y voir aucune objection. Les deux s'assirent donc à une petite table entourée de deux chaises. La vélane prit soin d'en ajouter une troisième.

— Bon et bien, nous n'avons plus qu'à attendre... Elle ne devrait plus tarder, je pense.

Elle marqua une pause, puis chercha la Serdaigle du regard.

— Elle s'appelle Alix de Navarre. Je ne sais pas grand chose d'elle, juste son nom. Alors, n'oubliez pas de lui demander de se présenter lors de son arrivée. Âge, nom, nationalité... Ces informations seront à la base de votre article et il vous les faut impérativement.

Voyant le visage fermé de la rousse, Ciarán esquissa un léger sourire.

— Je suis sûre que tout va bien se passer.

Il valait mieux, dans tous les cas. Car deux vélanes mécontentes, ça risquait de faire des étincelles.
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Mered Adand
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Mered Adand, Mar 21 Nov 2017 - 0:28


rp avec Ciáran et PNJ (Aya)

16h45 j’étais devant l’appartement de Miss Merrow. J’avais compté les jours depuis son annonce et j’étais tendue comme baguette ! J’avais tant attendu cet entretien et maintenant qu’il allait avoir lieu, j’avais peur. Je connaissais rien de l’interlocutrice. Et si je déparais par maladresse encore, elle pourrait se transformer en public ! Arrêtez de croire que c’était excitant. Si ça avait lieu, ma directrice ne serait probablement pas très ravie et j’osais même pas imaginer le genre de punition qu’une vélane pouvait donner. Surtout si vous aviez blessé une des siennes.

Le meilleur moyen d’arrêter de cogiter fut de toquer à la porte. Cette dernière s’ouvrit et je pénétrai à l’intérieur. La brune eut une question étrange. Prête ? Fallait pas être devin pour voir que j’étais bouffée par la trouille ! Au moins j’avais de quoi prendre des notes dans mon sac à dos. Oui en soi j’étais prête, on pouvait dire ça. J’allais pouvoir récupérer les derniers éléments et enfin rédiger un article sur les conditions de ces créatures. Un coup de poudre de cheminette et nous voici devant la Tête de Sanglier.

J’étais déjà venue mais je suivais Ciáran comme son ombre. Ces lieux légèrement familiers me rassurèrent un minimum. Tiens, c’était la table où avec j’avais fini pompette avec Violet celle-là. Et celle-là, j’avais déjeuné avec Galway lors d’une sortie. Se faufilant telles des gazelles, nous finassâmes notre voyage dans une petite cours isolée de l’ambiance bordélique de l’intérieur. Nous nous installâmes et je sortis mes affaires. Plumes, parchemin, j’étais parée même si mon cœur tambourinait comme un fou. Peut-être que si j’en savais plus sur la personne attendue, ça m’aiderait à me détendre ?

M’apprêtant à questionner mon accompagnatrice sur l’identité de la vélane, celle-ci me devança. Ses saphirs trouvèrent mes émeraudes et elle me donna le nom de la désirée. Elle s’appelait Alix Navarre et c’est la seule information qu’elle put me transmettre à son sujet. C’était maigre mais mieux que rien. J’écrivis cela sur mon parchemin ainsi que ses quelques conseils. Ils vinrent compléter les thèmes que je souhaitais aborder. J’avais préparé ce rendez-vous. Je n’étais pas venue les mains dans les poches. Il serait dommage de briser tout le travail déjà effectué à cause d’un oubli ou pire, d’une boulette de ma part…

« J’espère que vous avez raison Miss Merrow, je l’espère… », lui dis-je d’une petite voix tout en pianotant des doigts sur ma feuille pour évacuer mon stress.
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Megan K. Hayajân
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Année à Poudlard : Cinquième année

Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 21 Nov 2017 - 17:47



- La Tête du Sanglier -
pour Mered Adand, Ciaran A. Morrow & PNJ

____________________


Premier jour de boulot ! Megan n'est pas vraiment stressée, pas vraiment sereine non plus. Elle s'est trainée de Poudlard jusqu'à la Tête du Sanglier, enroulée dans sa grande écharpe, puis s'est réchauffée derrière le comptoir à attendre une commande. Bosser avec Harmony. Un rêve qui devient réalité. Alors en se frottant les mains l'un contre l'autre, la brunette essaye de se souvenir du pourquoi. Comment a-t-elle candidaté, déjà ? Pourquoi Azénor, la big boss, et Ebenezer, le gérant, ont-ils acceptés de la prendre dans l'équipe ? La métamorphomage refoulée n'est ni habile ni expérimentée. Oh par contre, c'est un fantôme. Et c'est de sa démarche discrète qu'elle rejoint l'arrière-cours où elle a vu deux jeunes femmes se glisser, donc une rouquine qu'elle connait de vue. Mais ici, tant qu'on lui dit pas, "Ah, salut Megan", elle fait genre de rien savoir. Elle est douée pour ça, la fausse ignorance.

Alors elle traîna la patte et essaye de savoir si elles attendent quelqu'un ou pas. Personne à l'horizon, alors il faut y aller. Elle jette un regard dans la vitre pour constater avec satisfaction que ses cheveux ont leur habituelle couleur chocolat et qu'aucune autre partie de son visage n'a l'air d'avoir changé d'aspect. Elle n'est pas sure de savoir gérer une crise de couleurs en plein boulot... surtout le premier jour. Elle s'approche de la table, toussote et dit :

« - Bonjour et bienvenue à la Tête du Sanglier. Qu'est-ce que je peux vous servir ? »

C'est un bon début, n'est-ce pas ? Megan est assez satisfaite : c'est une convention acquise, un pas dans le nébuleux univers des gens civilisés. Elle se perds encore un peu dans cette jungle de bonnes manières.

« - Je suis à votre disposition. » et ça, c'est pour bien faire.



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Personnage

Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Personnage, Jeu 30 Nov 2017 - 9:12


Avec Ciarán et Mered

C'était un fait, inestimable à ses yeux. Depuis toujours, Alix s'était habituée à se laisser désirer. C'était simple comme bonjour, il lui suffisait — de façon imagée bien sûr — de claquer des doigts. Et paf, elle obtenait ce qu'elle voulait. Au grand dam de ses congénères et de ses futures proies.
Finalement, c'était plus du ressort des relations à répétitions, un peu tristes, dont elle connaissait toujours la·es finalité·s. Il n'était pas difficile d'y apposer des mots précis, mais cela lui demeurait impossible pour bien des raisons. On avait tendance à se foutre de leur avis. Leur beauté était suffisante, un peu trop usée comme caractéristique. Ça terrifiait les gens normaux, banals, bien assez comme ça.
La blonde aux jambes graciles, ballerine à ses heures perdues, marchait dans les rues de Pré-au-Lard, cherchant parmi les ombres en pagaille son rendez-vous. Une Autre l'avait invitée. Elle ne savait pas précisément pourquoi, mais on lui paierait certainement à boire. Et ça lui suffisait. Une bien triste habitude, celle de se laisser inviter et de se promettre de plaire.

Alix passa une main aux longs doigts fuselés dans ses cheveux coupés en un carré strict, coiffure qui n'enlevait pourtant rien à sa beauté nonchalante et presque insolente. Ses grands yeux clairs s'attardèrent sur la façade de l'établissement.
- La Tête de Sanglier, récita-t-elle d'une voix douce, avant de passer la porte d'entrée.
La dénommée Ciarán lui avait donné rendez-vous dans l'arrière-cours. La mine un peu perdue, la Française au teint de craie tenta la voie de la logique en traversant la salle principale. Elle espérait secrètement ne pas être la première sur les lieux. La Demoiselle détestait être en avance.
Elle trouva très vite le lieu précis du rendez-vous, et reconnut sans mal la femme qui l'avait contacté. Ce n'était pas comme si elles étaient nombreuses par ici, encore moins comme si elles pouvaient rivaliser avec les deux représentantes Vélanes.
C'était un fait, Alix était trop peu humble à propos de sa condition.
- Bonjour, lança-t-elle aux deux jeunes femmes qui l'attendaient.
Elle ne fit pas vraiment attention à la troisième personne. Ce n'était pas vraiment son truc, de faire attention aux gens.
- Je suis Alix de Navarre, poursuivit-elle avant de s'asseoir, son séant gracieux estimant que cette chaise-là était parfaite. L'angle de vue était bon, le courant d'air qu'elle avait senti auparavant ne pouvait l'atteindre ici. En soi, c'était parfait.
Il ne restait plus qu'à savoir ce qu'on lui voulait.
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Ciarán A. Merrow
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Ciarán A. Merrow, Jeu 30 Nov 2017 - 15:26


LA de Mered pour la commande de la boisson

L’anxiété avait durci les traits de la jeune rousse. Tout pouvait se lire sur son visage, jusqu’aux questions qu’elle se posait. « Est-ce que tout va bien se passer ? Et si jamais ça se passait mal ? Quelles conséquences s’abattraient sur moi ? Est-il encore temps de partir ? » Mered ne faisait rien pour dissimuler le trouble qu’elle ressentait. Jusqu’à sa voix, qu’elle laissait chevroter au gré de ses appréhensions. Ciarán ne pouvait pas s’empêcher de remarquer ces petits détails. Tout décrypter, sans arrêt. Elle avait toujours eu cette sale habitude de lire les gens sans qu’ils lui en aient, au préalable, donné l’autorisation. Elle le faisait parce qu’elle savait se faire pardonner. Parce qu’il suffisait de regarder dans ses yeux pour tout oublier.

Quelqu’un avait toussoté. La Vélane se retourna vivement, pensant immédiatement que celle qu’elles attendaient était arrivée. Une adolescente se dévoila sous ses yeux. Malgré son charme certain, elle n’avait rien d’une vélane, dont la beauté semblait n’avoir d’égal que leur assurance. Ce visage en revanche, peut-être un peu trop maigre, lui disait vaguement quelque chose. L’avait-elle déjà croisé dans un songe ? Impossible de s’en souvenir. Mais ça ne devait pas être très important, alors elle préféra laisser cette pensée de côté et se contenter simplement de lui répondre.

—Je vais prendre un verre de vin, s’il vous plait. Le meilleur que vous avez.

Après tout, si elle était à leur disposition comme elle disait, la serveuse devait bien avoir cinq minutes pour lui dégoter un vin français comme Ciáran les aimait. Mered opta quant à elle pour un Tibre, qu’elle demanda poliment et toujours sans aucune once d’assurance.

Et puis, l’attention de l’ancienne Serdaigle se reporta sur la silhouette qui empruntait le passage au mur de pierres, menant sur l’arrière-cours. Le même qu’elles avaient emprunté quelques minutes auparavant.

Cette fois, l’Autre était arrivée.

La Merrow fut presque surprise de constater combien elle était belle. C’était donc ça, l’effet que ça produisait ? Cette sensation étrange qui ravissait autant les yeux que le corps ? C’était à la fois excitant et intimidant de rencontrer l'une de ses semblables à nouveau. Cela faisait bien longtemps qu’aucune n’avait croisé son chemin.

Ciarán ne prit même pas la peine de se lever pour accueillir cette poupée de porcelaine. Trop rapidement pour elle sûrement, l’inconnue s’inanima brutalement lorsqu’elle s’assit sur la chaise qui lui avait été désignée.

— Merci d’être venue et d’avoir accepté mon invitation, Alix. Vous voulez boire quelque chose?, tenta la brune aux cheveux de soie en sachant pertinemment que ce ne serait pas Mered qui entamerait la discussion.

Un silence. Elle devait le dire.

— C’est étrange pour moi, je dois l’avouer, de vous avoir devant moi aujourd’hui.

Un autre silence. C’était dit.

— Je suis donc la directrice de la maison Serdaigle, à Poudlard. Mered est élève de septième année et elle aurait quelques questions à vous poser à propos de…

Quel mot employer à cet instant précis ? Ciarán garda un moment pour y réfléchir, se refusant à commencer un débat dès les premières secondes de l’entretien. Il fallait laisser la parole, se rendre transparent. Ancienne journaliste, elle savait mieux que personne combien la prise de parti manifeste était à proscrire.

Notre condition.

Puis, ses yeux se risquèrent à partir à la rencontre de ceux de la rousse. C’était à elle de parler maintenant. À travers ses prunelles, Ciarán l’encourageait, tout en se tenant prête à reprendre la parole si besoin.

Bah alors Mered, toi qui es si bavarde d’habitude… Aurais-tu perdu ta langue ?

HRP pour Megan:
 
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Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Mered Adand, Mar 5 Déc 2017 - 1:03


L’imagination était une chose merveilleuse et à la fois terrible chez l’Homme. Utile pour rêver et s’évader vers des contrées lointaines loin de vos soucis, elle pouvait aussi vous faire vivre de véritables cauchemars à penser en vous projetant dans les pires situations du monde. En l’instant, j’étais pas sereine. J’étais dans ma bulle tentant d’oublier mon environnement, répétant mes questions une à une pour les poser de manière fluide lorsqu’elle serait arrivée. Me remémorant aussi ma première rencontre avec la brune pour ne pas répéter mes erreurs passées : ne surtout pas prononcer le mot monstre !

Un toussotement me fit sursauter. Ce n’était qu’une serveuse, non j’étais pas tendue du tout. La frimousse connue ne suffit en rien à m’apaiser et je commandai ma boisson comme si c’était une parfaite inconnue. Désolée Meg, je pouvais pas me permettre de me laisser distraire. Enfin ça c’est ce que je croyais avant qu’une blonde débarque et se pose face à moi. Bouche bée, je compris de suite que c’était celle qu’on attendait. Mon cerveau avait buggé devant cette magnifique femme, Alix De Navarre, même son nom respirait la beauté. Tellement que je laissai ma directrice se charger de l’accueil et de me présenter. Mered, Miss Merrow te regarde là, ça veut dire que c’est à toi de prendre la parole. Pardon, oui euh… à moi !

« B.. Bonjour Miss De Navarre ! » lançais-je trop enthousiaste.

Se calmer, allez Mered, tu ne crains rien, elle va pas te manger et c’est toi qui a voulu rédiger cet article. Faut assumer ! Est-ce l’image que tu voulais dégager ? Une fille fragile incapable de gérer ses émotions ? D’accord, l’impulsivité me connaissait mais là je ne voulais pas tout gâcher pour une timidité éphémère. Rien que pour saluer tout le travail de recherche que Miss Merrow avait effectué en mon nom. Respirer, souffler, reprendre.

« Je tiens à vous remercier d’être venue moi aussi. Si Miss Merrow vous a contacté c’est à cause de moi. J’ai dans l’idée d’écrire un article sur les vélanes afin de montrer au monde une face plus vraie sur vos conditions que celle écrite dans les livres par les Hommes. »

Les choses étaient claires d’entrer de jeu, ma franchise s’était exprimée. Pas de cachoterie à ne pas utiliser le nom de leur espèce, nous étions isolées dans cette arrière-cour de toute façon et à quoi bon se dissimuler ? Elles étaient restées trop longtemps dans l’ombre, je leur offrais la possibilité de connaître la lumière.

« Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerai avoir quelques informations comme votre âge et votre nationalité. Je vous précise que vous pouvez évidemment garder l’anonymat et que votre nom ne paraitra dans mon écrit que si vous m’y autorisez. Peut-être avez-vous des questions ? »

J’avais retrouvé de mon assurance. Je savais pas si c’était l’aura de ma voisine qui m’avait aidé mais je lui lançai un regard en attendant une réplique de la femme au carré d’un air, j’m’en suis pas mal sortie non ? Tant que mon interviewée ne décampait pas dans les trois secondes c’était sans doute vrai, sinon j’aurai saboté tout le travail fait précédemment. Plume entre mes doigts, ma main était prête à se laisser guidée sur le parchemin au son de la délicate voie de celle qui concurrençait ma pâleur.


Dernière édition par Mered Adand le Jeu 7 Déc 2017 - 2:03, édité 1 fois
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Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: L’ Arrière-Cours

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 5 Déc 2017 - 11:25



- La Tête du Sanglier -
pour Mered Adand, Ciaran A. Morrow & PNJ

____________________

Elles avaient toutes l'air tendues comme des cordes de guitare. Megan ne changea pas d'expression même si intérieurement, elle trouvait ridicule de se glacer pour une femme que l'on ne connaissait visiblement pa... ah ok. Megan faillit lâcher son plateau en apercevant la nana en question. Elle s'agita un peu. Elle respira un grand coup et reprit à la fois son calme et son sourire et faillit soupirer de soulagement quand elle eut reçu la commande de Mered et de la directrice de Serdaigle. Elle déclara :

« - Merci beaucoup mesdames. Je vais vous apporter cela et - elle se tourna vers la vé... vélane - je vous laisse réfléchir. »

Elle détala comme un lapin derrière le comptoir... puis dans la réserve où elle trouva une bouteille de vin qui lui semblait correct. On lui avait dit que celles-là étaient bonnes. Enfin tous les clients demandaient du bon vin et mis à part aux gens déjà amochés à qui l'on refilait le vin qui nous restait, les clients avaient toujours droit au meilleur vin de tout le Royaume Unis. Elle attrapa un tire-bouchon, fit son affaire à la bouteille et versa dans un verre-à-vin le liquide d'un geste expert. Tourne et abaisse. Vous devriez essayer. Puis dans un verre à cocktail, Megan prépara le Tibre en jonglant entre cramberries et raisins. Bon le tout était prêt.

Elle posa les verres sur un plateau et retourna à la table en déposant le verre de vin devant la directrice de Serdaigle et le cocktail devant Mered.

« - Et voilà mesdames. Cela fera 3 mornilles pour le vin français et 5 mornilles pour le cocktail, s'il vous plait. Puis à nouveau, elle fit face à la vélane. Est-ce que vous désirez quelque chose, Madame ? »

note a écrit:
Ciaran A. Merrow : verre de vin - 3 mornilles
Mered Adand : un Tibre 5 mornilles


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