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Tour de Londres [Quartier]
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Crystal M. Ertz
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Crystal M. Ertz, Lun 14 Mar - 13:59


With Angel Daft


Des oiseaux qui gazouillent. Elle avait envie d'entendre des oiseaux qui gazouillent. C'était vraiment idiot, mais une fois que l'idée avait germé dans son esprit, il avait été impossible de l'y déloger. Non, elle ne pouvait pas. Elle avait du travail aux Halles. Une adulte responsable se devait de maîtriser ses pulsions, même les plus étranges. De plus, la jeune femme savait qu'une fois rentrée chez elle, une masse colossale de travail l'attendrait. Le temps lui manquait cruellement. Faisant les cent pas dans sa boutique, elle observait du coin de l'œil sa vendeuse super efficace. Elle gérait la situation. Et, oui, il n'y avait pas beaucoup de clients aujourd'hui. Alors... Oserait-elle?

Oui. Il ne lui fallut pas plus de cinq autres secondes pour se décider et crier à Laurae qu'elle comptait sur elle en son absence. Au pire, elle n'aurait qu'à fermer la boutique un peu plus tôt, rien ne lui interdirait vu que Crystal serait loin. Elle serait au grand air, le nez en l'air. Profiter de l'extérieur se faisait rare pour la jeune femme de 22 printemps. Envoler les voyages dans les pays exotiques de ses débuts de recherche! Envoler les courses aux quatre coins du pays! Et Bonjour les longues heures de solitudes à étudier des textes écrits il y a tellement longtemps qu'ils étaient à peine déchiffrable. Sa conscience tenta de se manifester, deux secondes avant qu'elle ne transplane, mais un argument implacable la bloqua d'entrée de jeu: Si elle ne prenait pas l'air, elle serait moins efficace pour la suite.

*Pop* Lorsqu'elle rouvrit les yeux, la sorcière se retrouvait sur le sommet de l'élégante Tour de Londres et ses yeux brillèrent quelques instants. A chaque passage, elle avait l'impression de redécouvrir le bâtiment élégant et imposant à la fois. Les moldus qui erraient près d'elle ne remarquèrent même pas son arrivée. Elle était bien, elle était libre. Une rafale de vent l'accueillit soudain, mais elle l'accepta comme un jeu, et détacha ses cheveux avant d'écarter les bras, comme pour profiter un maximum de l'instant présent.



Dernière édition par Crystal M. Ertz le Dim 10 Avr - 21:02, édité 1 fois
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Angel Daft
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Angel Daft, Lun 4 Avr - 20:17


Aujourd'hui, le temps s'annonçait bien : le oiseaux gazouillaient, les arbres fleurissaient, les plantes produisaient du pollen. En bref, un printemps bien annoncé. Angel en profitait bien, elle sortait un peu de sa cachette remplit de livres. Un petite chemise rouge, un pantalon retroussé et hop ! Le tour est joué ! Elle profitait de tous ce que lui présentait, marchant gaillement dans les rues de Londres. La jeune fille s'était même offerte une pers de lunettes de soleils rondes trouvées dans un magasin moldu ! Elle observa plus haut et vue une tour élégante et magnifique. La blonde monta, monta, monta jusqu'à arrivée tout en haut. Une jeune femme aux cheveux bruns  et à la peau claire se dressait au bout, les bras tendus comme un film qu'adore la jeune fille. Elle se posa à côté d'elle, assise sur le rebord et reconnue la vendeuse des Halles Magiques...

- Bonjour Mademoiselle Crystal ! Comment vas-tu ?
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Crystal M. Ertz
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 10 Avr - 21:25



Qu'est-ce qu'apportait le Printemps en soi? Pour Crystal, la réponse était toute trouvée: l'optimisme. Comme elle avait ouvert les bras, la jeune femme désirait plus que tout s'ouvrir aux pensées positives. L'hiver sombre était terminé. Elle ne sombrerai plus dans la tristesse et la peur. Il n'y avait pas de raison. Sa boutique, réduite par deux fois, avait peu de chance d'être à nouveau attaquée. L'orage était passé et elle avait survécu. Ce matin-là, elle s'était bien décidée à chasser les nuages gris qui embrumait ses pensées et la ralentissait dans tout ce qu'elle entreprenait. Le vent, jouant avec ses cheveux, semblait vouloir aussi la pousser à se sentir bien. Respiration calmement, la jeune gérante se sentait comme purifiée par ce site printanier.

Elle sentit la présence de quelqu'un s'assoir à côté d'elle. Les yeux toujours fermés, elle en chercha pas à les ouvrir. Mais lorsqu'elle entendit l'intonation, aigue et mélodieuse, de la demoiselle, ainsi que son nom, sa tête se tourna, agréablement surprise. Ce n'était vraiment pas tous les jours qu'on s'adressait à elle dans la rue. Elle était plutôt du genre transparente, une fille qui se fond dans le décor et qui ne cherche jamais à s'en décoller. L'observant d'un regard bienveillant et curieux, Crys' reconnut la jeune fille, venue quelques temps avant aux Halles pour des achats.

- Hey! Bonjour! Je ne peux qu'aller bien en étant ici. Cet endroit est juste magnifique, tu ne trouves pas? Elle s'interrompit, redirigeant son regard sur le paysage qui s'offrait à elles. Au fait, je ne crois pas que tu m'ais dis ton prénom? Et qu'est ce qui t'amène ici ? Tu attends quelqu'un peut-être? Ou tu désires un autographe de la Grande Gérante des Halles? Ajouta-t-elle dans un sourire, bien décidée à profiter à fond de cette belle journée, simple et délicieuse.

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Angel Daft
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Angel Daft, Lun 18 Avr - 10:33


- Hey ! Bonjour ! Je ne peux qu'aller bien en étant ici. Cet endroit est juste magnifique, tu ne trouves pas ?

Cette p'tite demoiselle avait retournée sa tête vers le paysage ce qu'Angel fit à son tour. C'est vrai, c'était joli, par ici. Une belle balade par un jour de soleil, quoi de mieux ?

- Au fait, je ne crois pas que tu m'ais dis ton prénom ? Et qu'est ce qui t'amène ici ? Tu attends quelqu'un peut-être ? Ou tu désires un autographe de la Grande Gérante des Halles ?


Angel rigola un peu par les paroles de la Gérante et enleva ses lunettes pour les posées sur le rebord, à côté d'elle. Etant prête à jouée la comédie, la jeune fille posa sa main contre sa tête et prit une voix théâtrale.

- Oh mon doux Jésus ! C'est la grande Gérante des Halles Magiques qui m'adresse la parole ! Oh que oui, je veux un autographe ! Oh mon dieu ! Il faut que je le dise à mes amies pour les rendre jalouses !

La blonde finissait sa phrase en rigolant de plus belle. Les adolescents de ses jours étaient vraiment insupportables pour elle. Un sourire glissa sur son visage et reprennait sa voix classique.

- Ha ha ! Moi, c'est Daft. Angel Daft. J'étais juste passée par là, profitant du soleil, ayant marre de dormir sur les livres, parler des livres, vivre avec les livres.
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Crystal M. Ertz
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Crystal M. Ertz, Lun 2 Mai - 16:40


Divine après-midi ensoleillée. Jamais elle n'aurait pensé qu'elle la passerait (ou du moins, une partie) à parler à quelqu'un! Sa vie occupée composée de trop d'activités différentes, la jeune femme ayant du mal à réfréner ses envies en tout genre, ses amis ressemblaient plus à des connaissances et ses sorties, à des sorties occasionnelles au service de son art. Rien de bien folichon tout cela. Devrait elle changer ses habitudes? Réduire ses temps de travail pour profiter de la vie comme elle le faisait aujourd'hui? Oui, peut-être. Mais elle ne le ferait pas. Elle n'avait pas trop l'envie et le temps d'y réfléchir. Qui vivra verra.

La jeune blonde qui lui tenait compagnie était entrée dans son jeu, provoquant un éclat de rire léger chez la gérante, qui ne s'était pas attendue à cela. Elle se présenta ensuite et lui expliqua son overdose qui lui valait sa présence ici. Ah oui, Crystal comprenait. La chose la plus délicieuse du monde (non je ne pense pas au chocolat, du tout) pouvait très vite devenir insupportable à trop forte dose. Même la littérature. Maintenant, le niveau de ral-le-bol pouvait énormément varier d'une personne à l'autre. Pour la brunette, il fallait une sacrée quantité de livres pour qu'elle en ai assez.

- Très joli ce nom, j'espère que tu le portes bien, lui glissa la gérante avant de plonger son regard sur les passants qui erraient quelques dizaines de mètres plus bas. Tu sais, pour te changer les idées, il n'y a rien de plus drôle que d'avoir un ballon.

D'un geste sûr et aussi discret que possible, la Gérante des Halles Magiques prononça un #Accio Ballons sur le stand d'un marchand qui était trop occupé à engueuler deux gosses pour surveiller sa marchandise. Comme prévu, les ficelles se détachèrent du petit engin et une vingtaine de ballons se mirent à s'envoler sous les cris émerveillés des enfants présents. Heureuse du résultat, la sorcière rangea rapidement sa baguette et attendit, la main tendue dans le vide, qu'un ballon arrive à sa hauteur, invitant Angel à faire de même. Heureusement pour elle, le vent était de leur côté (ça oui, Crystal l'avait calculé bien sûr) et ces petites bulles de bonheur arrivèrent droit sur elles.

- Faut jamais sous estimer la puissance des ballons. Il paraît qu'ils sont gonflés avec de l'Espoir, et un peu de salive, ajouta-t-elle en agrippant fièrement un ballon orange.


Satisfaite par ce moment de détente fort poétique, la jeune femme relâcha ensuite son prisonnier qui prit son envol, tel un oiseau sans ailes, étrangement magnifique. Elle salua la demoiselle qui lui avait tenu gentiment compagnie puis se leva doucement. Il était temps de rentrer et de reprendre le cours de sa petite vie. Les pauses les plus belles étaient parfois les plus courtes.

- Fin Improvisée -


Dernière édition par Crystal M. Ertz le Dim 24 Juil - 14:53, édité 1 fois
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Keira Sanders
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Keira Sanders, Sam 11 Juin - 22:14


Désolée de prendre le sujet...!
RP avec Asclépius Underlinden
Imagination limitée alors j'ai pas encore de titre tu vois ?

Coupe de champagne à la main, tu souris bêtement jusqu'aux oreilles. Tu as mal aux joues, marre de forcer dessus pour afficher ce joli sourire sur ton minois. Ce soir, c'est superficialité totale. Tu es plantée au beau milieu de cette salle luxueuse aux grandes colonnes dorées et au plafond si haut que tu tomberais en arrière en penchant le cou pour admirer son architecture minutieusement travaillée. De grands rideaux de velours recouvrent les fenêtres en forme d'arc comme il y en a beaucoup à l'école. Grands rideaux bien inutiles lorsqu'il fait nuit noire dehors.  Une lumière étincelante d'or rayonne de ces plafonniers coûteux dispersés un peu partout dans la pièce. Des tables nappées par-ci par-là, offrant des buffets et des boissons goûteuses, au centre desquelles trônent quelques bouquets.  Le sol est marbré et vernis, les pas résonnent dessus. Surtout les talons des demoiselles comme toi. Mais il y a tellement de monde - tellement de pas et de voix, de rires, de cris d'enfants qui ne se tiennent pas à carreau que tu ne peux pas le remarquer. Le brouhaha sonore qui te fait tourner la tête recouvre presque cette douce mélodie jouée plus loin par un orchestre. Tu souris bêtement, tu sirotes ton verre comme une lady, et tu planes entre deux notes de violons et de fluttes traversières. L'odeur varie d'une seconde à l'autre, suivant de quel côté l'air qui pénètre tes narines arrive. Odeurs de nourriture salée, de gâteau crémeux, de boissons sucrées, fragrances de demoiselles à en vouloir se boucher le nez quand elles passent devant toi.

Tes parents t'ont encore traînée à une de ces soirées mondaines sans grand intérêt. Tu serais mieux toute seule au manoir, à peindre inlassablement le même paysage. Le jardin à l'aube, puis au coucher du soleil, et enfin en pleine nuit parmi les étoiles... Ou encore par un temps orageux, avec un ciel parsemé d'éclairs ? Avec un seul lieu, il y avait vraiment matière à faire. Si tu veux vraiment peindre, tu trouves toujours une idée. Tu fais du recyclage continu. A quoi bon se creuser la tête et faire dans l'abstrait quand on peut se servir un nombre incalculable de fois de ce qui se dépeint sous nos yeux ?

Tu observes autour de toi, ennuyée. Y'en a qui se sont pas gênés pour sortir la plus belle tenue de leur garde-robe. Toi ? Tu as choisi une robe près du corps, assez sobre. Rien qui accroche trop l'oeil. Une sorte de bleu canard foncé. Sur tout le buste, une brodure de roses épineuses en forme de coeur donne une finition chère et travaillée à l'ouvrage. Un col blanc type chemise et des manchettes assorties, donnant l'impression que tu portes quelque chose en dessous. La robe embrasse parfaitement tes courbes et fait ressortir ta taille imposante. Quelques personnes - des couples, sûrement ? - dansent une sorte de valse distraite, d'autres s'appliquent beaucoup plus dans un ultime effort pour impressionner la galerie. D'autres encore restent un peu à l'écart, discutent simplement entre eux, ou grignotent le buffet. Tu cherches du regard tes parents. La tâche n'est pas facile. Trop de visages différent dont une bien faible proportion (pour ne pas dire inexistante) t'es connue. Tes yeux sautent de visage en visage jusqu'au moment où, miracle, tu les localise un peu plus loin, près du buffet.

Tu t'approches. Ils discutent, tiens. Génial. Tu vas encore devoir te taper une de ces discussions superficielles. Tu espères juste qu'ils ne sont pas en train d'étaler leurs possessions. Ce serait le pire des sujets de conversation possible, mais malheureusement bien probable dans une soirée comme celle-ci. Comparaisons d'héritages de familles, de manoirs, blablabla... Comme si les gens avaient besoin de prouver qu'ils avaient leur place ici. Commençant à ressentir les effets de ces coupes de champagne englouties, tu regarde leur interlocuteur. Un jeune garçon, taille similaire à la tienne. Peut-être avait-il ton âge. Pas beaucoup plus, si ce n'était le cas. Une peau si claire que tu crois qu'il pourrait vomir aux pieds de tes parents d'un instant à l'autre. Mais il a l'air d'aller très bien. Il est en pleine forme, on dirait. Il est dans son élément. Tu en conclus que cet aspect malade est naturel chez lui. Pas très commun pour un occidental. Des cheveux clairs qui font quelques frisettes. Il a les traits durs, mais tu ne peux pas dire qu'il n'est pas beau. Tu sens toute suite un air de noblesse qui se dégage de lui, faisant ressortir ton regard hautain lorsque tu prends place devant lui. Tes yeux plongés dans les siens, tu remarques leur couleur claire attrayante. Tu remontes le menton, arque tes sourcils.

« Hé. T'aurais pas besoin d'une aspirine ? On dirait que tu vas tomber dans les pommes. »

Ta bouche s'étire dans un rictus amusé. Tes parents ? Et alors ? Tu ne les connais que trop bien. Tu sais quelle va être leur réaction. Et lorsque tu les vois s'éloigner, tu sais que tu as vu juste. Embarrassés, ils préfèrent aller valser ailleurs plutôt que te réprimander.

Spoiler:
 


Dernière édition par Keira Sanders le Mer 15 Juin - 14:09, édité 1 fois
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Asclépius Underlinden
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 14 Juin - 19:17


Une coupe de champagne à la main, Asclépius souriait, participant à une conversation mondaine, où sa présence avait été désirée. Perfectionnant ses techniques de salons comme le trait d’esprit, la description flatteuse, la question du patrimoine et les interrogations diverses sur le temps qu’il fait dans les jardins, l’aristocrate commençait peu à peu à se faire connaître pour lui-même… Bien sûr, il n’égalait pas encore l’aisance de Maximus, son frère aîné, qui était connu, jusque dans les salons de pays où il n’avait jamais mis les pieds… Ou son autre frère, Scarvius, dont la dureté et la droiture d’esprit impressionnaient les courtisans les moins volages…
Il ne les égalait pas encore, mais en avait la prétention.
Après tout, il était bien le seul Underlinden, depuis plusieurs siècle, à pointer le bout de son nez tordu dans les beaux salons de la haute-société sorcière londonienne… La faute à l’Exil… Qu’il ne prendrait pas la peine de développer ici…

Quoique… La conversation à laquelle il participait était si passionnante, qu’il aurait certainement pu réciter de tête le premier chant de l’Eneide, sans perdre le fil du discours de ses interlocuteurs.
Ah, un nouveau salon de thé, dans les alentours de Londres ? Et, nouvelle particularité ? Des fleurs de cerisier dans le thé noir ? Passionnant. Oh oui, bien sûr, il serait ra-vi de venir pour l’inauguration. La semaine prochaine ? Oh, non, malheureusement il était dans l’obligation de décliner. C’est qu’il était encore scolarisé à Poudlard, voyez-vous ? Et qu’il ne pouvait se permettre de mettre à mal ses études, même pour aller à la rencontre de gens aussi charmants… Sa maison ? Serpentard. Oui, oui… Celle des grands… Bah tiens, c’est qu’il y en a deux autres, un couple, qui étaient à Serpentard. S’il connaît les Sanders ? Oh, non, il n’a pas ce plaisir.
Mais bientôt, le tort est réparé, et le voici qui discute avec le couple de… Choses et d’autres. Autant les banalités sur sa Maison, où leur fille se trouve également, que leur domaine en Angleterre… Et blah blah blah…

Asclépius prit quelques gorgées de champagne, souriant poliment et donnant des réponses attendues, mais toujours agréables, autant pour l’oreille que  l’orgueil… Avec un peu d’entraînement (et une sensibilité mondaine innée), ce n’était pas bien compliqué de rentrer dans les bonnes grâces de la bonne société… Ou de l’ « élite », en général…
Il manqua soupirer, un bref instant, reconsidérant ce potentiel statut d’élite ; et pour le masquer, bu de nouveaux quelques gorgées du raisin pourri qui pétille… « Dès que quelqu’un me parle d’élite, je sais que je me trouve en présence d’un crétin... » Songea-t-il, avec un brin d’amertume…

Mais ses pensées, aux teintes verdâtres, furent interrompues par l’arrivée assez peu gracieuse d’une petite fille, au joli visage rond, et au regard particulièrement hautain.
Une rapide analyse morphologique et comportementale, lui permit de supputer que la demoiselle en question, devait probablement être le fruit de l’union de ses précédents interlocuteurs… Et lorsque cette dernière ouvrit sa petite bouche, il put également constater qu’elle n’éructait pas des fleurs, comme ses comparses…

C'est quoi « l'asse-pirine », d'ailleurs ? Pas quelque chose qui avait trait à une potion (il se sentait assez calé sur le sujet, pour se permettre ce genre de supposition), mais qui apparemment, permettait le soin (puisqu'elle l'avait mis en relation avec son faciès)...
De la médecine moldue ?
Quelle faute de goût, dans le choix de ses mots. C'était désolant.

Avisant le regard gêné des parents, Asclépius ne fit rien pour les retenir d’aller valser, et préféra terminer sa coupe, avant de la poser sur le plateau que baladait un serveur.
Depuis le temps qu’il attendait une distraction qui en vaille le coup… Il fallait se mettre dans les meilleures conditions possibles : un sourire cauteleux, une gestuelle maîtrisée, et un éclat narquois dans le regard, avant de prendre la parole d’une voix douce, presque en accord avec son physique déficient :

« - Il semblerait que les effets secondaire d’une quelconque boisson assez peu alcoolisée, soient néfastes sur les petites péronnelles, qui se mettent alors à bavasser comme le premier Moldu issu de la bourbe du caniveau. »
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Keira Sanders
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Keira Sanders, Mer 15 Juin - 14:45


Quelques effluves d'alcool se font sentir dans l'air. Odeur désagréable, mélangée à la douceur et la candeur de celle du sucre que tu as également ingéré dans la soirée, ainsi qu'à la sueur naissante sous les vêtements des dames et messieurs dansants. Mélange fatal. Fragrance qui te donne presque envie de vomir. Ajoute à ça les petites vapeurs de ton parfum de rose qui remontent de ton col jusqu'à tes narines. Tu regardes autour de toi, tu veux ouvrir les fenêtres. De l'air, de l'air frais et nouveau. De l'air tâché par la pollution produite par ces satanés moldus et leur effet de serre à la con. Mais au moins, la pollution n'a pas toujours d'odeur. Ou peut-être que si, en fait. Peut-être qu'elle a une odeur bien caractéristique, mais que personne ne la sent par habitude d'y avoir tête plongée depuis sa naissance.

Tu reportes ton attention sur  l'intéressé qui te regarde de haut en bas. Il semble t'analyser mentalement, pour comprendre à qui il a affaire. Il termine sa propre coupe et la pose. On dirait qu'il se prépare avant de te faire face. Tu vois tout de suite le genre de garçon c'est, et tu constates lorsqu'il ouvre la bouche que tu ne faisais pas erreur. Sauf sur un point. Le garçon est arrogant, le garçon fait le malin. Il sourit, il fait le doux.

Finissant ta propre coupe, tu la poses également sur un plateau à jambes ambulantes pour imiter volontairement ton interlocuteur. Tu réponds en prenant un ton caricatural : « Oh, pardonnez-moi très cher, je vous ai pris pour un moldu » Sourire étiré, tu reprends : « Tu comprends, tu as une tête à sortir d'une famille riche moldue qui met son gosse dans un institut privé religieux. »

C'est à moitié sincère. D'un côté, il a la tête d'un type qui passe sa vie à faire des prières et qui fréquente un institut de riches. Mais d'un autre, tu n'as dit ça que dans le but de lui rendre sa pique. La façon dont le garçon s'exprime t'a déplu. Monsieur la pète plus haut que ses fesses... Inutile de cerner plus le personnage, maintenant que tu as conscience qu'il est sorcier - puisqu'il a employé le mot de moldu. Il est probablement chez les Serpents, comme toi. Tu ne l'avais pourtant jamais vu. Jamais croisé à l'école, tout ça. Ou peut-être que tu n'as tout simplement pas fait attention. Ça arrive souvent. Tu ne retiens jamais les têtes des gens qui partagent tes cours. Camarades éphémères, bien trop éphémères. Tu as d'autres chats à fouetter et d'autres choses à caser dans ta mémoire pour prendre la liberté de ne pas chercher à enregistrer les traits de leurs visages, gracieux ou non, dans ton cerveau.

Tu te demandes quelle tournure cette petite rencontre va prendre. D'habitude, lors de ces soirées, tu ne parles pas vraiment. Quelques personnes viennent discuter avec toi, ces sujets bien superficiels qui t'agacent et te font lever les yeux au ciel. Ils abandonnent généralement vite, comprenant que les mouvements de tes sourcils et tes réponses courtes signifiaient qu'ils devaient aller voir ailleurs si tu y étais. Là, pour une fois, tu as entamé une discussion. Jeune garçon peut-être fort intéressant, en tout cas, il t'amuse déjà. Il ne te paraît pas bien mesquin, mais tu réserves ton jugement pour plus tard. Ne jamais se fier aux apparences, trop souvent trompeuses. Tu en es un bel exemple. Fillette tantôt ange, tantôt démon. Blanc, ou noir ? Tu marches en équilibre sur le fil qui sépare les deux domaines. Tu es une funambule. Une funambule très talentueuse dans son domaine. Parfois, tu te laisses pencher plus d'un côté, jusqu'à presque tomber en plein dans le chaudron, puis tu te redresses.
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 25 Juin - 2:46


Pour être honnête, il avait un mal fou à se défaire de son petit sourire satisfait, qui aurait eu le don d’exaspérer n’importe qui. N’importe qui, qui ne soit pas un minimum civilisé, entendons-nous bien. Et par « minimum civilisé », Asclépius n’entendait rien de moins que l’éducation sang-purienne la plus stricte et la plus absolue. Du mal à se départir de ses vieilles habitudes avez-vous dit ? Fort bien. Mais il n’avait pas entendu, dommage pour vous.
C’est donc fort satisfait de lui-même, que le Serpentard savourait la réplique cinglante de sa camarade. Savourait, oui, effectivement. Comme le petit four à la tapenade qu’il avait dégusté peu avant de faire la connaissance du couple Sanders. Savourait, s’en délectait même… Car c’était si rare de tomber sur une compagne de jeu… Attention, une compagne intelligente, et pas juste une demoiselle qui joue à faire de l’esprit… Un peu comme la péronnelle qu’elle était… Une jeune fille ayant la science d’une veuve, l’aplomb d’une grand’mère et la langue d’un avocat.

Il y avait, en ces lieux, tous les ingrédients nécessaires à une bonne comédie… Du vin (avant tout ! Car, n’oublions pas que « In vino veritas ! »), des comédiens, des chants, et de la danse !
Beau temps pour célébrer à la fois Thalie et Dionysos. Bacchus et la Muse.

Un sourire amusé jouait désormais sur les lèvres de l’Underlinden, passant d’un coin à l’autre, traçant ainsi les traits d’un taquin, à défaut de celui d’un parfait mondain… Puisqu’il s’amusait ici, aux dépends des conventions mondaines ; peu lui importait désormais la personne à qui il faisait face, tant qu’elle avait l’esprit vivace, et la langue vorace (l’inverse était vrai aussi) : « - Ton incroyable vivacité d’esprit commence à m’amuser, Miss Sanders, dit-il sur un ton doux. En effet, je suis effectivement dans un institut religieux, puisque je suis scolarisé à Poudlard ; et c’est en côtoyant des demoiselles dans ton genre que j’ai choisis de faire vœu de chasteté. »
Par contre pour le vœu de silence, ce n’était pas prêt d’arriver.

L’oreille distraite du Serpentard commençait à discerner les notes éparses d’une mélodie connue, sur laquelle il avait déjà dansé… Mais il n’osait se le permettre actuellement : pas tant qu’il serait soumis au regard inquisiteur de son interlocutrice. Interlocutrice… Qui semblait se tromper sur sa condition. Mais ce ne serait guère amusant s’il se mettait immédiatement à nu (réservons de tels choses pour le boudoir, enfin, un peu de tenue !)… Mieux valait s’amuser de son opinion ; c’était bien plus jouissif ! Voir tous ces bureaucrates jouer à mettre des gens dans des cases… Et saturer lorsqu’ils se rendaient compte que certains rentraient dans des cases opposées, invalides, impossibles…
De quoi donner de sacrés nœuds au cerveau !
Encore une fois, tout ceci était jouissif.

Mais il y avait un point, en particulier, où Asclépius ne pouvait pas entièrement donner raison à la demoiselle ; et ce point était celui de son patrimoine. De son compte en banque, pour être exact. Alors, certes, ils n’étaient pas spécialement désargentés (ce serait indécent de formuler une telle chose), mais à force de rouler sur l’or, les pneus avaient finis par crever. C’était malheureux, mais aucunement tragique. Et lui-même s’en remettait plutôt bien… Surtout parce que cela n’influait en rien son mode de vie de jeune prince.
Alors, pourquoi s’en plaindre ?
Pourquoi s’en faire ?

Da di la, di dum, di da…
La musique était vraiment entraînante ce soir-là…

Ou était-ce les sifflements de sa camarade, qui l’incitaient à danser ? Lui, le serpentin, serait-il charmé ?
Peut-être le serait-il assez pour lui proposer une danse ?
Mais il ne pensait pas avoir assez bu pour que cela arrive de sitôt ; il faudrait donc le convaincre tout autrement.
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Keira Sanders
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Keira Sanders, Ven 1 Juil - 14:20


De la même façon que le jeunot en face continuait de sourire, elle continuait de lancer des éclairs dédaigneux depuis ses petits yeux. Petits... C'était relatif. En Europe, ses yeux bridés étaient considérés comme tels, mais au pays, ils étaient un peu plus grands que la taille de ceux d'un chinois lambda. Cela lui venait de sa famille. Aussi loin qu'elle puisse s'en rappeler, les demoiselles Sanders ont toujours eu les yeux un peu plus proéminents que la plupart des autres chinois. Mais Keira accentuait sans aucun doute cet effet avec un maquillage savant, conçu spécialement pour donner cette illusion. Des cils étoffés, un peu de blanc dans le coin interne de l’œil et un trait noir tracé d'un seul coup au dessus de l’œil, qui avait pris au moins une année pour être perfectionné.

La demoiselle se sachant jolie aimait jouer de cette qualité. C'est pourquoi elle se permettait ce regard plein de mépris, même sur ses égaux. Surtout sur les autres demoiselles, en fait. La mine qu'elle savait afficher avait le don de les faire jacasser et de les rendre jalouses. Enfin, tout ça, c'était en grande partie dans sa tête trop envahie par une estime de soi très empiétante sur la réalité. La jeune sorcière s'imaginait souvent que le sol sous ses pieds était rouge comme si elle se pavanait sur le fameux tapis que les moldus sortaient pour leurs personnalités. Et là, tous les regards se tournaient vers elle, tout le monde avait les yeux fixés sur son joli petit minois.

Mais ici, à ce moment, un seul regard était braqué sur elle. Le regard amusé de l'aristocrate. Ici, si elle voulait être vue, il faudrait qu'elle se mette à danser d'une façon aussi savante qu'extravagante et élégante au cœur de la piste. C'est comme ça qu'on impressionnait la galerie. C'est comme ça qu'on sentait le tapis rouge sous ses souliers.

Scolarisé à Poudlard, tu t'en doutais déjà. Mais Monsieur avoir fait vœu de chasteté... Quoi ? De son plein gré ? C'était assez étonnant par ces temps. Keira se rendit alors compte qu'elle sous-estimait ce garçon-là. Son niveau d'aristocratie ne semblait pas avoir de plafond. Chez les Sanders, on y avait d'autres coutumes ; sans doute cela venait-il de la différence culturelle de leur pays d'origine ?  

Keira souffla du nez, amusée par cette révélation. Monsieur devait être fier de lui. « Je n'ai pas de religion. Je ne crois qu'en moi, et la magie qui m'aidera à accomplir ce que je veux. » Son air était devenu un peu trop sérieux, subitement. Elle pensait vraiment ce qu'elle venait de dire. Vœu de chasteté, et pour quoi faire ? C'était un truc réservé à ceux qui ne savaient pas se tenir correctement sans avoir besoin de le promettre.  « Si tu as besoin de le promettre, mon cher... C'est que ton cœur ne doit pas être si chaste que ça. », ajouta-t-elle pour suivre le flot de ses réflexions, en appuyant délicatement du bout de l'index sur la poitrine du jeune homme.

Le garçon semblait dansant. Dansant comme la musique entraînante. Dansant comme le caractère qu'il fallait adopter pour être vu au milieu de tout ce monde. Arrêter d'être invisible dans le coin, avec une coupe de champagne à la main. Pour être sur le tapis rouge. Alors, coin, ou tapis rouge ?
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Asclépius Underlinden
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 15 Juil - 17:43


Siffle, siffle,
Et enivrée par la ronde, voilà que la belle se méprise…

Haussant un sourcil clair qui ne faisait que renforcer le pétillement amusé dans son regard, le Serpentard afficha un charmant sourire à l’adresse de son interlocutrice. Eh bien, eh bien… S’il s’était attendu à ce que la demoiselle le prenne au mot… Pourquoi pas ! Quoi d’autre pourrait-elle gober aussi avidement ? Bien entendu, il s’était préparé à plusieurs réponses suite à l’annonce de son supposé vœu de chasteté… Mais, décidemment, la demoiselle en face de lui était davantage mignonne de naïveté qu’autre chose. Il avait la soudaine impression de faire la conversation à un chaton particulièrement revêche et dissident : le genre qui refuse qu’on lui brosse le poil luisant, alors que ce dernier avait des épis dressés. Ce n’était pas nécessairement déplaisant ; et Asclépius s’en amusait.
Bien que l’aristocrate soit suffisamment précieux dans ses manières et coutumes… Il n’avait pour le moment fait aucun vœux que ce soit (que Salazar l'en préserve !) ; particulièrement en ce qui concernait la sexualité. Tout simplement, parce qu’il n’y voyait aucun intérêt, et n’en verrait probablement jamais.

Mais, ça l’amusait de jouer à l’original au milieu de ses pairs… Et de taquiner le temps d’une soirée, le si jolie minois de la jeune fille qui lui faisait face.
Il pouvait se considérer comme étant particulièrement chanceux, puisqu’il venait de trouver une occupation à la hauteur de ses attentes ! Quoi de plus agréable que de lancer piques sur piques, flûte à la main, et musique de salon au creux des lobes ?

Oh, bien sûr… Il y avait certainement plus agréable. Comme les douces volutes d’un chaudron fumant, la nervosité délicieuse d’un duel, ou encore l’extase cadencée d’une danse.
Et danser, à ce moment-là… Comme il en avait envie ! Probablement plus que de dégainer sa baguette… Les combats de salons étant bien différents des duels… Et Asclépius se plaisait à se dire qu’il commençait à exceller à la fois dans l’un et l’autre.

Le talent, que voulez-vous ?
L’aisance mondaine était chez lui, innée et acquise tout à la fois.

« - Eh bien Miss, je ne puis qu’approuver tes dires... Fit-il sur un ton doux, qu’il prenait parfois pour s’adresser à ses contemporains. Concernant tes propos sur la Magie, évidemment. En ce qui concerne mon cœur… Je le laisse être son propre juge. »

Ponctuant ses paroles d’un sourire qu’il avait cultivé pour paraître charmant, l’étudiant détacha ses prunelles de la demoiselle, pour venir observer les autres convives. Il repéra le couple Sanders qui valsait un peu plus loin, quelques connaissances du cercle mondain de ses parents, ainsi que d’autres relations qu’il était censé entretenir pendant cette charmante soirée… Mais pour lesquelles il se sentait las.
A choisir entre entamer un dialogue mi-fugue mi-raison avec une charmante comparse de Poudlard, ou entretenir un Lord quelconque sur le devenir de sa compagnie de transport en métallurgie… Le choix était rapidement fait. Aussi étrange que cela puisse paraître, il voulait bien l’accorder aux plus sceptiques des lecteurs.

Son regard se posa un instant sur un groupe de jouvencelles non loin. Il ne leur donnait pas plus de quinze ans… Ce devait être l’une de leur première soirée en tant qu’« adulte », mais pas tout à fait. Disons qu’à cet âge-là, la plupart des familles considéraient que leurs enfants étaient assez grands pour porter le nom qui était le leur, sans avoir besoin que leur nourrice ou elfe de maison particulier soit constamment à leur côté. Une semi-liberté en somme… Les premiers pas dans le grand monde, en tant que personne à part entière, et non plus en tant que « fils ou fille de ». Un sacré événement, que le premier bal… Peut-être l’une d’entre elle voudrait danser ? Généralement, les plus timides faisaient tapisserie, et les plus téméraires dansaient avec l’un des vassaux de leur famille, se donnant ainsi l’illusion de garder un semblant de contrôle dans ce monde nouveau et impitoyable, avec lequel il fallait constamment jouer. Règles strictes et autoritaires, écarts permis mais à peine tolérés… Si l’on ne possédait pas les codes, l’on finissait généralement méprisé de tous… Voire pire : oublié de la bonne société.
Narquois, il songea au fait qu’il accepterait probablement de faire danser la plus jolie des demoiselles de ce troupeau apeuré, si cette dernière venait à se présenter à lui.
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Keira Sanders, Lun 25 Juil - 14:52


Le jeunot regardait autour. Peut-être Keira était-elle pénible, mais elle ne supportait pas qu'un regard se détourne de son petit minois. Sa petite conscience, ce petit personnage qui restait toujours assis calmement sur son épaule s'agitait. Il battait des bras, et criait "Eh, regardez-moi". Ça ne devait pas être si dur, d'attirer l'attention d'un bêtiolot comme lui. Mais ce n'était sûrement pas en se montrant aimable comme une vache qui bute que la petite allait développer de bonnes relations. Alors, le temps d'une respiration, elle avait décidé de sauver les meubles.

« #Accio pochon ! », dit-elle d'une voix modérée, prenant soin de dissimuler sa baguette derrière son autre bras. C'était une manœuvre assez risquée. Suffisait qu'un moldu le remarque, et s'exclame « Oh, mes aïeux, un pochon qui vole ! » pour que le mécanisme de folie générale soit enclenché. Peut-être qu'un « mais non demoiselle, c'était un courant d'air » saurait résoudre la discorde avant qu'elle n'éclate ? Encore fallait-il qu'il n'y ait pas cinquante pochons dans cette salle, et que seulement celui que Keira voulait attirer - celui qui se trouvait dans le sac de sa mère - réponde à l'appel.

Ledit pochon se faufila discrètement entre les courtisans, les danseurs, et entre les notes dansantes de ce doux violon. Keira aimait le violon. C'était élégant par excellence. Elle raffolait de ce son grave qu'il produisait, et de ces mélodies envoûtantes qui sortaient du frotté de ses cordes... Si beaucoup des gens médiocres trouvaient que c'était un bien triste son, pour la Serpentard, il n'en était rien. Ces gens-là n'avaient probablement jamais entendu un bon accord allegre vibrer dans l'air. Elle jeta un coup d'oeil autour en le saisissant. Rien ne semblait avoir été perturbé. Son sort était passé inaperçu, et elle en fût plutôt soulagée. Elle ne put imaginer quelle aurait été sa punition dans le cas contraire. Enfermée dans sa chambre ? Privée de pinceaux ? De baguettes ?

Ce n'était bien entendu pas le pochon en lui-même qui intéressait la jeune fille vêtue de vert ; c'était son contenu. Elle déplia délicatement le plastique, provoquant un bruit de froissement désagréable aux oreilles, et en sortit une petite boîte rigide. Elle ôta le couvercle en plastique - un joli plastique rose, et en sortit, triomphant d'un sourire, une petite boule de chez elle. C'était un petit beignet rondelet aux couleurs sablées, recouverts de petites graines de sésame. Elle en tendit un au petiot en face. « C'est du Bánh rán... Ou, boule d'or au sésame si tu préfères. C'est une spécialité de chez moi. C'est un beignet fourré à la purée de soja. »

Elle préférait ne pas s'attarder sur le nom de la pâtisserie orientale. C'était sûrement du latin feuillu pour le blanc. Comme pour montrer que ce n'était pas empoisonné, Keira en attrapa un autre et en pris une pleine bouchée, qu'elle dégusta avec plaisir. Ça goûtait bon, ces petites boules brunes. Surtout quand ça avait été préparé avec application. Par contre, ça séchait le gosier. Elle avait un peu soif. Soif d'eau, pas de vin ou de champagne : elle avait déjà l'impression d'en avoir bu un char et puis une barge. Elle jeta un oeil aux alentours, cherchant les plateaux à pattes. Des verres vides, d'autres pleins. Des chopines. Mais pas de pot d'eau. Pot d'eau nulle part.
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 4 Aoû - 3:26


Ça manquait définitivement de saxophone ici, Asclépius en était persuadé. Le saxophone c’était doux, cuivré, entraînant : avec, il pouvait se permettre de rêver dans le Réel, et de faire attention à incontrôler ses actions.
Parce que c’était tellement plus amusant, le chaos. Ça permettait d’enfanter de si belles choses…

Comme ce Dragon, qui était également Artiste
Ou la Muse-Dragon

Rien de surprenant, quand on connaissait la nature de ces deux êtres.
Asclépius eût brillé ne serait-ce qu’un éclat comme eux : au moins une paillette de lumière… Mais c’était impossible.
Il avait au moins le Souffle, pour se consoler,
La langue acérée
Le regard alerte
Et une compagnie agréable.

Il se permet de sourire légèrement face à Miss Sanders, avant d’étouffer un petit rire. « Accio pochon » ? Vraiment ?
Vraiment ?
Pochon,
Pochtron,
Polochon
Penchons
Chutons

Un Pochon, pour assouvir le grognement des entrailles ?

Plus sincère que précédemment, il remercia la demoiselle. Il savait démontrer sa gratitude, à quiconque lui offrait à manger : règle de base dans cette société cruelle et dépourvue de douceurs élémentaires.
Miss Sanders possédait indéniablement une certaine douceur, puisqu’elle le nourrissait d’un petit beignet goûtu, au bon goût de sésame parsemé, et à la purée au goût fort sur les papilles.

Très fort, le goût : c’était le soja
Mais c’était bon
Une douceur plutôt salée, qu’il ne pouvait qu’apprécier.

« - Je te remercie, c’était vraiment bon.
Ne manque que le vin, pour compléter notre festin, un peu, comme à un banquet olympique, avec les dieux réunis. Ce serait tout de même bien plus amusant que cette soirée, n’est-ce pas ?
» Il esquissa un sourire amusé, avant d’ajouter. « Savais-tu qu’il y avait des douceurs justement nommées Les Boules de Caton ? Je te les ferais goûter un jour, je ne doute pas que tu puisses les apprécier à leur juste valeur. C’est ferme, peut-être un peu amer à cause du pavot, mais terriblement délicieux lorsque ça fond en bouche, sous la langue. Je pourrais en manger jusqu’à ressembler à ce monsieur, là. » Mesquin, il désigna un gradé à l’embonpoint qui défiait toute comparaison. Et s’il n’y avait que la bedaine… Les bajoues et les doigts n’étaient certainement pas en reste !

Narquois jusqu’à la fin des temps, il ajouta : « - Je crois que tu as d’ailleurs su accrocher le regard du vicomte, soit par ta présence, soit par ton envolée de pochon.
Une danse sur les balcons, ça te dirait ?
»

Il sourit, fit volte-face en accord avec le rythme imposé par l’orchestre de salon, contourna quelques convives, déroba deux boissons judicieusement désaltérante à un plateau mobile, et s’enfuit dans l’air du soir par la porte-fenêtre entrouverte.
Finalement, la demoiselle avait su également accrocher son attention : ne restait plus qu’à la préserver et à la conserver, dans l’écrin d’un regard glauque et déjà lointain.
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Keira Sanders, Lun 22 Aoû - 22:11


Le cadavérique engloutissait délicatement la boule, et il avait l'air d'aimer. Elle en était contente, Keira. Après tout, elle avait risqué un sortilège dans une salle bondée. S'il n'avait pas aimé, elle aurait été un peu vexée mais aurait compris. Le soja, c'était un peu particulier pour certains, mais au moins, celui-là ne l'avait pas simplement refusé et avait mis ses papilles gustatives à l'essai. Geste de politesse ou réel désir de goûter la pâtisserie orientale, elle ne saurait pas. Un merci chaleureux montrait la seconde option probable, mais comme tous ces courtisans qui goupillaient, le jeunot pouvait être doté d'un jeu d'acteur honorable.

C'était une des premières choses qu'elle avait appris, grâce à son milieu : ne pas se fier aux apparences. Et se construire un petit masque sympathique, aussi. C'était plutôt sur ordre de ses parents, puisque désormais elle avait tendance à l'abandonner. Son comportement du soir le démontrait sans aucune faille. Elle s'était d'abord sentie un peu dénudée, en pénétrant dans la pièce sans s'être mentalement vêtue de sa cape magique ; mais désormais, elle se sentait mieux. Plus à l'aise. Plus Keira.

Il parlait de divinités, et ça, Keira ne cautionnait pas vraiment. Comme elle avait annoncé, elle ne croyait qu'en elle. Elle était la seule chose dont elle pouvait être sûre. Elle se contrôlait, se connaissait, savait qu'elle était réellement là puisqu'elle était consciente du frottement du tissu de sa robe émeraude sur les atomes qui constituaient les cellules de sa peau. Elle lança un sarcastique « ouais, et même regarder un père noël montrer ses fesses serait plus amusant, aussi » avant d'écouter les explications du jeunot sur elle-ne-savait-quelle pâtisserie. « Quand on mange chinois, on est pas très sensibles à l'amer, tu sais. »

Une danse, ça lui parlait plus ou moins. Les balcons, ça semblait être une idée fantastique. Elle pourrait enfin y prendre la bouffée d'air tant attendue. Remplacer cet air lourd et un peu malodorant de sueurs et vins qui circulait dans ses poumons par un air plus respirable - sans pour autant être plus pur. Les moldus et leur pollution, quels emm*rdeurs.

Bref.

C'était un mot qui résumait bien ce dont Keira avait envie. Faire bref. Écourter le discours, et se rendre sur les balcons comme le garçon l'avait proposé. Elle fut réjouie de le voir tourner les talons pour les rejoindre et le suivit sans se faire prier. Il y faisait tellement plus frais qu'à l'intérieur qu'elle se sentait revivre. L'air était un peu lourd aussi - cette lourdeur caractéristique de l'air d'un soir d'été. « Tu sais danser ? Mes pieds sont fragiles, » car oui, elle n'avait aucunement l'intention de se faire marcher sur les pieds, tant dans le sens propre que figuré. Sa main elle attrapa alors qu'elle plaçait l'autre sur sa taille, on verrait bien ce que ça donnerait.
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 8 Sep - 17:46


L.A. de Keira


Arrivé sur les balcons, le serpentin s’empressa (presque avec une indécence de vivre), d’emplir ses poumons d’un air vaguement pur, fortement pollué, mais tellement plus vivifiant que la moiteur étouffante de ce salon ! Pour un peu et il se serait cru dans une de ces sortes de jungles sauvages des contrées inexplorées, qu’il avait pu voir dans ses livres d’images… C’était à la fois terriblement excitant et oppressant : à tout instant, il craignait pour sa vie, mais ne fuyait pas les dangers. Au contraire : il se jetait dedans les bras ouverts, n’hésitant pas à y entraîner ceux qui le voudrait bien.
Et celle qui le voulait bien, ce soir-là, c’était Miss Sanders : gamine impérieuse, peste amusante, rencontrée il y a si peu… Mais, elle lui avait offert à manger : et ça, Asclépius ne pourrait probablement jamais l’oublier. Les actes de charités étant si rares dans ce monde barbare… Et puis, la nourriture avait été si bonne, si volonté et désinvolte… Comment ne pas apprécier un tel geste ?

Lui, n’était pas un ingrat. Tout du moins, il ne se considérait pas comme tel. Etant un être poli, policé, formaté, il connaissait aussi bien que les mélodies qu’il aimait jouer, les codes de politesse et de bienséance. On dit merci, on sourit, on hoche la tête… Et on entraîne sa camarade danser sur les balcons.
Non, ça ne faisait pas partie du code. Mais Asclépius n’aimait pas les petites cases. Qu’importe, de toute façon : autour de lui, s’ébattait une aura d’impunité que l’on réserve généralement aux enfants turbulents et sans-espoirs. Dans ce contexte, il pouvait bien faire ce qui lui plaisait.

Déposant les coupes d’eau pétillante sur le balcon, il se laissa entraîner par sa partenaire, avant d’initier une valse improvisée, où la mélodie était chantonnée. Un petit air joyeux, que les habitués de bals populaires n’auraient aucun mal à reconnaître, mais que les arpenteurs de salons mondains jugeraient déplacés.
Fi, fi, il faisait fi de leurs avis : que le vin coule à flot et que les Muses pincent les cordes de leurs instruments !

Il tournoya, Miss Sanders dans ses bras, le visage toujours creusé mais un éclat joyeux dans les prunelles : Asclépius s’amusait et faisait en sorte que l’autre en fasse autant. Il se savait bon danseur et n’écrasait plus les pieds de ses professeurs de danse depuis une bonne décennie : arriverait-elle à suivre le tempo imposé par cette valse folle ?
Et hop ! Sans préavis, on change le tempo ! Ronde folle, ronde folle… C’était la java sur le balcon ! A petits pas, à trois temps « - Un deux trois quatre, un deux trois quatre » : plus de mouvements valsés, élégant, mais des haussements d’épaules et des dandinements. Nonobstant, le jeunot gardait ses distances vis-à-vis de la chair de sa partenaire : chacun face à l’autre, sans contacts, se dandinaient ainsi : tels deux diables un Samedi soir. Pour sûr, ça aurait effrayé les crédules : invités comme spectateur ou lecteurs imaginatifs.

« - A petits pas, aux heures des r’pas, v’là qu’on frappe du pied dans les estomacs ! »

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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Vhagar Meraxès, Mar 8 Nov - 23:31


Tour de garde


Au guidon de son véhicule fétiche, aussi bruyant qu'un lion ronronnant, sans faire gronder son moteur, le Nordique roulait pour ne pas attirer l'attention. C'était plutôt évident, mais voler dans un tel endroit lui aurait vallu un beau licenciement et une belle incarcération, même. Il se dirigeait vers le quartier de la tour, qu'il savait peu à risque. Son tour de garde commençait déjà, mais il allait faire sa peau à pied là-bas. Il aimait bien s'y rendre. Plutôt beau quartier. Pas très loin de son chez-lui à vol de moto ensorcelée, plus long en usant des roues. Vhagar marchait maintenant tranquillement au milieu des moldus, les mains dans les poches du jean, capuche du sweat sur la tête. Comme ça, il ressemblait plus à un perturbateur moldu qu'à un Auror présent pour veiller à l'ordre publique. Il avait prit soin de planquer discrètement son casque et sa veste en cuir noir dans son sac sans fond.

Au abords d'une place, le blond peau pâle s'alluma une cigarette tout en scrutant les alentours. Le problème avec les tours de garde à Londres, c'est qu'il faudrait bien plus d'un Auror pour que la sécurité soit vraiment assurée. C'est la ou le risque d'attaque est le plus grand, et c'est la où la menace est la plus difficile à repérer, tant la ville est immense. Enfin bon, heureusement pour lui, tout semblait tranquille. Il n'y avait rien pour l'extraire de ses pensées. N'accordant aucune importance aux nombreux moldus présent près des haut buildings, il regardait finalement dans le vide. Un soucis s'entendrait.
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