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Greenwich - Quartier de Londres
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Mary Drake
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Mary Drake, Jeu 7 Déc 2017 - 16:15


Pv Alhena

L'amertume laisse des traces salaces sur le bitume qui efface les âmes fugaces dans un océan de glace, surpeuplée de coeur et d'histoire d'enfants et de parents sur le sol d'une gare, un simple trottoir tout se brouille pour ne pas changer les émois du long couloir du recommencement, tout en cercle, en courbe, toujours là, qu'il est fourbe. J'laisse mes pieds s'en aller sur les pierres qu'ils choisissent d'emprunter, mais j'dois bien avouer qu'ils ne sont pas doués, toujours finir dans la terne boue au lieu de me trouver des nuages sur lesquels poser mes pieds pour entamer une danse où s'entremêlent les deux cents mille merveilles. Au final toutes ces idées utopiques finissent dans une bouteille de verre s'en allant dans la mer, prête à parcourir quelques kilomètres, si elle ne se brise pas sur un rocher égaré ou un pan de vie jeté peut-être qu'elle finira par trouver une main pour la pêcher, des yeux pour la lire, un espoir pour finir. Si je ne peux en profiter certains ont surement plus de capacités pour y parvenir, si seulement j'essayais un jour des les offrir.

Au fond j'veux les garder pour moi, encore un peu, parce qu'elles me raccrochent parfois quand les doigts lâchent, c'est un filet qui m'empêche d’atterrir dans le gouffre sombre, sans vie, sans lumière sans pluie qui s'élargit de plus en plus sous mes talons rouillés, fatigués au final de continuer à courir, à marcher. S'épuiser pour rien, sentir l'eau nous quitter, au final tout n'est que fatigue il fait fatigué dans cette vie on chantonne s'épuiser pour des causes mais la vérité c'est que ce ne sont que les conséquences qui nous donnent envie de battre, de jouer les dernières cartes, frôler le tapis, terminer en laissant tout au hasard, pour ne plus avoir à réfléchir. La souffrance donne parfois de drôles idées, qu'on aimerait voir emportées dans un écran de fumée, mais il n'y a pas de fumée sans feu avait murmuré un homme, un jour, puis il s'est fait volé ses mots, voilà que je les lui emprunte. Les braises sont lancées, petits cubes jadis flammes se frottant contre le bord d'une falaise, prêt à décider si c'est l'heure propice pour que la maison commence à flamber.

Les regards se jettent
Se cherchent dans les rues
Se repoussent et s'attirent
Dans un flot de pansements
De déni de rejet de dégoût
Les corps se croisent sans faire attention
Puis je vois le sien, le mien, le notre

Intriguée les pas sont arrêtés, bifurcation me voilà au seuil, c'est un choix une décision mais j'm'avance encore plus. Il n'y a rien qui explique alors je laisse ce morceau de gamine curieuse prendre le relais, une autre facette qui se revoit éclairée, le petit Jimini Cricket de mes pensées. Elle s'avance, encore un peu plus, tire le rideau, passe la tête et n'arrive plus à reculer lorsque c'est trop tard le mal est fait et c'est le coeur battant que je me retrouve à m'observer une infinité de fois sans réussir à m'échapper de l'enfer dans lequel je viens de m'enfourner. De plus en plus fort, non pas de peur mais de haine, vis à vis de ce que je vois, simplement, étonnement, au point de serrer les dents, les poings, retenir une colère plus forte que le cafard de tristesse dévorant la chair, cette fois-ci c'est même un peu clair.

Est-ce réellement malchanceux de briser ces reflets ?
Qui ne mérite pourtant que d'être cassés ?

Ranger. Les frustrations les doutes les envie de fuir qui foudroient et rester, collée sur ce sol sentir la rage déplacée contre ce visage, ces yeux tout aussi déchaînés, cette peau blanche de porcelaine ravagée de cicatrices je veux vous détruire simple fait qui annonce la couleur à toutes ces Mary me fixant d'une drôle de façon que je n'arrive pas à apprécier non impossible jamais j'pourrais réussir à les aimer. Tête penchée, elle hésite, le poing s'élance mais la force manque tandis que la douleur plus lancinante la renvoie de l'autre côté, cette Mary d'en face qui semble contenir comme moi toutes les émotions débordantes. Les autres la suivent dans le même mouvement et je m'affale déjà vaincue mais elles aussi. L'incertitude s'éclipse, nous sortons toutes dans un même mouvement une baguette de bois. Arme infaillible contre tous ces reflets mais aussi contre moi.

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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alhena Peverell, Dim 17 Déc 2017 - 16:00


PV Mary

Happy or sad ?
Regarde en face. Cette ombre désinvolte qui danse dans ses yeux. Regarde-la, avec ses cheveux noirs si fade. Cette laideur à travers ses traits si tirés. Sa peau de porcelaine qui n'a pas de goût. Regarde ses lèvres roses, parsemées d'amertume. Regard la haine qui la consume. Regarde ses émeraudes, tes f*utues émeraudes...
_C'est laid
Ce sale miroir brisé.

Il y a ce chemin que tu t'efforces de parcourir depuis des années. Tu cours dans les allées, tu as la respiration saccadée, tu as le monde à tes pieds mais toi, tu cherches l'impossible. Tu tends la main à la mort, parce qu'elle est bien plus inspirante que la vie. Mais pourquoi ?
_Le vice de ne pas aimer vivre, le vice de la souffrance
Les cheveux collent sur les joues, avec la sueur du monde. Il y a le coeur qui s'affole, le thorax qui se gonfle et ce cri de silence. Les miroirs tournent, ils se sourient alors que tu observes la scène, ta propre scène. Extérieure à ton agonie, ne plus pouvoir s'observer, s'accepter comme on est.
_Se détester pour ce qu'on signifie

Étouffant, comprimé dans la colère et la peur. Le doute qui envahit les murs, les rires qui font écho aux pensées. Regarde, regarde, regardes-toi. Et puis, la haine intérieure qui s'avance pour ronger le reste. Fermez-la ! Fermez-la !
_Le décor tourne, il tangue
________________________dans
_____________l'o
_____________________________céan


La chair frissonne dans ses griffures. Les secondes sont interminables, ce sont des racines qui glissent sur le corps. Les épines s'enfoncent dans la peau et écorchent les veines. Les voix transpercent les univers, elles s'incrustent dans les pensées. Elles tournent, elles rendent folle jusqu'à la mort.
_Crève, crève ce reflet

ARRÊTEZ

Un souffle qui ne s'entend jamais. Qui reste coincé au fond d'une âme. La détresse et la panique qui dansent, dans tous les sens. Juste autour de toi.
Regarde.
Regarde-la.
Regarde.
Regardes-toi
.
Il n'y a personne, juste ton reflet et ton regard. Juste tout être perdu, noyé, à la dérive. Qui cherche une mystérieuse issue pour sortie du chemin. Tracé à coup de pioche, sans aucune autre réalité. Cours là-bas, sois comme ça, fais comme moi, n'essaie pas d'être toi.
_Vit à en devenir dingue

Et le reflet des autres ? Ceux que tu ne regardes pas... Comment sont-ils ? Tu n'oses même pas regarder, par peur d'être rassurée, d'être angoissée. Par peur d'être comme les autres. Un doute infernal qui ronge le bon esprit, met captive la raison au fond des mondes.
Lentement, dans les débris de verre que tu as brisé, tu te lèves. On dirait qu'il y a quelqu'un pas loin. Tu n'en es pas certaine...
_Vérifier si c'est un autre reflet à briser.

Et puis, se cogner à la
réalité
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Mary Drake, Mer 27 Déc 2017 - 11:55


Ce sont des doigts tremblants qui tiennent à leurs bout ce morceau de bois qui semble bien insignifiant et inutile sur le moment. Je l'avais attrapé en le pensant invincible mais il est devenu un bien faible à mes yeux larmoyants, aux siens aussi. La haine grandit mais je sais que cette traîtresse part du principe que ce que je fais elle me le rend et ça devient une obsession : je ne veux pas qu'elle soit moi. C'est une demande et une promesse mais je refuse de regarder encore et encore ces fissures qui refusent de s'en aller, sur la peau les cicatrices se fourvoient. Pourquoi ne vois-je pas ce que je pense être moi ? Est-ce trop demander que ce soit le reflet que j'imagine et non pas cette épave à la peau tendue et aux doigts squelettique je ne suis pas seule c'est donc une vision faussée qu'il propose, comme les objectifs de photographes, tous des menteurs qui ne voient pas vraiment, c'est impossible que ce soit cela ma réalité

Je range donc cette ustensile, il est beaucoup trop dangereux, si jamais ça me retombe dessus je le vivrai mal je ne sais pas si les sorts se renvoient comme la lumière, tester n'est pas la bonne idée, une mort accidentelle ce n'est pas trop ce qui est souhaité, je veux sa fin à elle, et non la mienne. Regardez moi ce dos voûté et ce regard broyé. Je lui en veux tellement à toi stupide Mary qui se crois plus forte que les autres mais t'es pareille tu sais, ça vaut pas le coup de te battre contre moi, laisse toi faire et bon sang arrête de bouger quand je m'approche. Le souffle coupé je me débats contre des fils de fer qui entaillent ma peau sans savoir que bientôt ils seront de verre

Contrairement à la rue
Les regards ne peuvent que se croiser
Il n'y a pas de pansements
Juste une douleur attroce
Un dégoût
Rien que ça
De la haine et cette répugnance
Qui au lieu d'éloigner ne fait que attirer
Attiser, rajoute du papier
Pour continuer à consumer

D'une seconde à l'autre nous basculons du deux à quatre. J'ai du mal à comprendre comment mais une autre ombre aux cheveux en plumes de corbeaux est en face, aussi fissurée, à croire qu'elle au moins a réussi à casser quelque chose. J'essaie d'affronter ce regard qui ne m'est pas forcément inconnu mais je me retrouve vite à fixer ces pieds perdus qui m'ont emmenée ici. Je pourrais leur en vouloir pendant des années lumières mais je n'y arrive plus tant je reste concentrée. J'aimerais parler mais les sons ont tous disparus, le coeur bat bien trop fort pour ne serait-ce qu'écouter dans l'instant présent, peut-être après, peut-être ensuite, peut-être jamais. En tous cas ce ne sera pas maintenant mais étant donné que je ne suis pas seule, j'ai juste envie moi aussi d'essayer, de ne pas m'arrêter à cette première défaite et de montrer à cette nouvelle carcasse que je peux y arriver. Je ne sais pas pourquoi, sans doute tenter de prouver que je peux gagner

Alors j'avance à nouveau, j'essaie. Tout se fige, même elle semble se concentrer. Tu vas me le payer, couleur annoncée - rire pathétique - il n'y a pas de couleurs c'est un autre doux espoir. J'ai conscience que tous les reflets pointent leurs regards dans mon dos car je sais, je sais que je n'ai pas le droit à l'erreur, que si il n'y a pas la moindre fracture ils rigoleront tous, se transformeront en une ombre terrifiante et viendront se moquer au dessus de mon visage, oubliant qu'ils se doivent d'êtres comme moi. Ils seront libres et ça c'est inenvisageable. Le fait qu'ils soient prisonniers est un honneur, une existence qui ne mérite même pas qu'on y pense, alors libérés ? Hors de question. L'adrénaline donne parfois de la force et quand mon poing s'abat une nouvelle fois, il n'y a pas le rien mais bien quelque chose. Pas ce que j'aurais souhaité mais c'est pas mal pour un début.

Autant dire que si ça portait malheur
Je suis fissue

Les yeux observent ce nouveau moi déformé, un nouveau reflet déjà plus représentatif, formant des formes psychédéliques qui elles aussi sont renvoyées par chaque glace présente. Un sourire satisfait étire mes lèvres. Rien ne s'est détaché mais ce résultat défectueux est plus que ce que je n'aurais pu imaginer. Il en reste pourtant des centaines à casser avant qu'il ne reste plus rien, qu'ils disparaissent pour toujours. Un enfant peut être un voleur d'ombre, il y a des voleuses de livres, j'ai décidé d'être aujourd'hui une arracheuse de reflets.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alhena Peverell, Dim 4 Fév 2018 - 19:51


Désolée pour le retard -
Contenu sensible pour l'ensemble du RP

Elle avait une grande capeline noire, pour éloigner le monde.
Elle portait de la dentelle ébène, pour couvrir ses marques bleues.
Elle possédait des lunettes sombres, pour cacher ses émeraudes noyées.
Frisson
Elle avait de grandes bottes noires, pour ne pas être trainée dans la boue.
Elle portait une rose ébène entre ses gants blancs, pour défier l'innocence.
Elle possédait un parapluie sombre qu'on tenait à sa place, pour confiner sa bulle.
Déni
Elle avait quinze ans, pour lui permettre de se souvenir de la noirceur du ciel.
Elle portait la haine, pour pouvoir accepter la douleur de l'ébène.
Elle possédait une soeur, pour la blâmer du sombre drame.
Oubli
________________Elle enterrait ses parents dans un reflet
___
Il y a comme un verre brisé dans l'air, qui fait saigner les phalanges. Il y a une angoisse certaine qui s'infiltre dans les veines. Parfois, oser se regarder, faire face à ses échecs et ses peurs, c'était détruire une simple image.
_Futile, surface, superficielle
Si inhumaine_


Se penchant lentement, elle entend les bruits du silence. Il y a des cris dans des regards, des murmures dans les rires. Elle se lèche la lèvre inférieure. Elle sent une main s'enrouler autour de son cou, les ongles s'enfoncer sur sa chair.
L'air devient toxique, il n'y a plus de bonté dans l'instant. Simplement des reflets qui tournent en rond, sous les moqueries qui voltigent et rebondissent dans tous les sens.
_Qu'est-ce que t'essaie de faire là ? Tu gagneras jamais face à la haine de vivre
Si détruis, si tu continues_

Elle ouvre les yeux. Chevelures sombre et rousse, évanouies dans le passé. Seulement des mots pressés sur la peau, pour ne jamais effacer de la mémoire qu'il y a eu des traces, des foutues griffes. Elle respire à nouveau, elle s'élance dans une autre vie et balaie devant sa porte.
Foutaises, à quoi ça servait si elle ne pouvait pas se regarder ?

Ce n'était jamais aussi facile, jamais aussi simple. Derrière chaque ride, une blessure. Derrière chaque regard, une histoire qui marque profondément l'âme. Même si on s'efforce de faire semblant, on ne trompe pas la mort. Ses bras squelettiques envahissent la pièce pour tirer vers le puits de l'enfer.
Les pêchés seront asséchés afin que tu recommences. Culpabilité anéantie, mais pas dans le miroir.

Vomis pas sur mes baskets, hein

Un hurlement coincé dans la gorge. La déchéance de la sagesse. Le calme qui se fige face à la non-résistance. Elle ne bouge plus, elle embrase le monde d'un simple regard.
Seul le reflet explose, parce que le verre expose les échecs, les douleurs engendrées.

Mais la vérité, ce n'est pas un portrait de Dorian Gray.


Dernière édition par Alhena Peverell le Sam 17 Mar 2018 - 18:33, édité 1 fois
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Mary Drake, Ven 16 Fév 2018 - 10:19


/!/

T'es paumée
Maintenant qu'il y a une fissure tu ne sais pas quoi
--- en ----- faire
t'es pas seule mais tu te sens vide
comme ce poids qui pèse sur le coeur
cette sensation qui te fait peur
qui est la pire chose que tu n'aies jamais connue

J'ai décidé de m'arracher le reflet de ne plus le voir ; certains veulent perdre leur ombre, j'ai envie de me perdre moi. J'en peux plus de ce sourire, même déformé ça ne me suffit pas. Les sens en alerte, fixer ensuite la plaie ouverte. Une armée grise semble s'y échapper, j'en prends un peu sur mes doigts, peinture murmure Stella, je prends ce qu'elle dit pour argent comptant et vient en déposer sur mon visage. Deux traits parallèles sur les joues, un sur le front, puis je badigeonne ces bras un peu trop pâles. La douleur est futile pourtant le gris se teinte un peu de perle de rosées, retour de la belle alizarine.

Algue perdue parmi ses sœurs
j'ondule moi aussi
sous le joug de l'eau et de son courant
qui m'emporte selon ses envies

Tantôt à droite tantôt à gauche je divague je flotte je m'en vais je souffle - je tombe je fixe les failles et les crevasses qui se sont formées sur ma peau de plante aquatique j'ai la respiration coupée les racines chiffonnées les rêves voilés une nouvelle fois cette sensation d'avoir été arnaquée. Sentant vaciller, finir par ramper, vers un autre soi, un qui n'est pas encore cassé, l'un de ceux que je dois encore tuer, morceau de verre en main - mais pas celui que j'ai moi-même brisé - j'arrive devant toi qui est en quelque sorte moi mais je ne veux plus te voir je veux te rayer, griffer ton visage que tu m'as obligé à lacérer, mes ongles si courts et pourtant si tranchants qui ont détruit ma peau t'as envie de voir Mary ce que tu m'as fais ? Et je place le bras dénudé un peu rosé - mais pas trop vu que la vue n'est pas encore totalement réparée - je lui montre et j'essuie, parce que sous la couche, sous ce qu'on appelle à présent armure, il reste des plaques, qui ne sont pas la même chose.

Ce sont les monstres tu sais
Ceux que je fuis la nuit
en me cachant à leur place
sous mon lit

Ce sont les monstres tu sais
ceux qui rôdent quand même
qui m'en veulent
d'avoir pris leur maison

Ce sont les monstres tu sais
qui viennent me trouver
me murmurer que c'est mal
et qu'il faut aller dans le coin

Entre le tranchant d'une lame et le mur d'une autre, je met mets à écrire sur le miroir à l'aide d'un débris, pour qu'il comprenne lui aussi ce que ça fait d'être trahis. Des mots lancés dans le vide, je sais bien que ce n'est pas une calcédoine mais j'ai pas envie qu'il s'en sorte indemne il ne le mérite pas ! Elle non plus d'ailleurs. Frisson - parce que le frottement est le même qu'une craie crispante sur un tableau - mais ça ne m'empêche pas de continuer. C'est terminé de jouer à cligne-musette quand d'autres se font tuer à la place des vrais coupables.

J'écris. Des mots. De haine. Sur toi. Mais. Ça. Ne. Fait. Rien. Je puise des forces pour te tuer, mais ça ne soulage pas. Rage et frustration et détermination et tristesse et désespoir. Cesser d'être est-ce si compliqué ? Puis il y a. L'ombre aux plumes de corbeaux derrière moi qui ne veut pas bouger. T'as envie de lui crier de s'y mettre aussi et qu'elles ne disparaîtront pas toute seule mais ça tu veux pas petite Mary t'as pas envie de te l'avouer alors je m'arrête et me contente de fixer son reflet barbouillés par mes traits enragés.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alhena Peverell, Sam 17 Mar 2018 - 18:33



_Where are you ?

Perdue, au milieu des sourires.
Il y a ces fausses façades, ces anecdotes puériles et ces mots crachés avec violence. La haine pure qui se laisse bercer par les méandres de l'insanité humaine.
Bon dieu, regardez-vous. Regardez cette mort qui vous déchire, cette jalousie qui s'imprègne de vos corps et vous ronge les veines. N'en avez-vous pas marre de vivre avec cette colère qui vous terrifie ? Qui vous empêche d'avancer, qui vous oblige à vous focaliser sur les autres ?
Car après quoi ?
C'est juste le néant.
Vous flottez face à des miroirs, aux visages crispés. Et derrière cette fissure, il y a un château de glace qui se laisse mourir.
Qu'est-ce que tu dois perdre, pour être un meilleur être humain ?

_Juste tes faiblesses

Dans le fond, elle sait que le pire, ce sont les conséquences. Les fuir, sans jamais s'arrêter, sans jamais se regarder. Faire tout et n'importe quoi, faire ce qu'elle a envie et puis un jour, ça rattrape. Cela s'accroche à la chair et nous empêche de respirer. Et elle sait pertinemment que ce jour sera pour bientôt.
On ne peut pas dormir toute sa vie, on ne peut pas laisser le courant nous emporter éternellement. Un jour, il faudra se lever et vivre.
Un jour, il faudra briser ce miroir qui fait saigner les jointures et juste assumer d'être soi.

ça s'appelle grandir
et ça fait mal


Elle n'est pas certaine de comprendre. De savoir si elle a mûri trop vite et s'efforce de fuir sa réalité, ou si au contraire, elle n'a jamais pu s'envoler de ses propres ailes. Peut-être qu'elles étaient déjà coupées ?
Respire et pleurs.
Ce serait donc, trop lui demander que d'être légèrement plus humaine. Que de laisser ses émotions exploser et ravager l'entièreté de son corps. Ce serait trop pour elle, ça la ferait devenir une tornade qui n'épargne rien sur son passage.
Elle se dit que ça ne signifierait rien de bon, alors il est préférable qu'elle se tue de l'intérieur.

C'est comme être derrière une vitre, voir les autres rires.
C'est comme être dans un avion, qui ne peut jamais se poser. Et survoler le monde, seul.
Est-ce que tu sais ce que c'est ? Que d'être plus que différent ? Que de vouloir s'intégrer alors qu'on ne sait pas agir normalement. Que les regards perçants déchirent les derniers espoirs. Les railleries, les sourires sinistres deviennent armes.
L'amertume et les mensonges deviennent les boucliers.
On fait n'importe quoi, pour juste essayer de survivre.
Désormais tu le sais.
Alhena le sait;

Mais maintenant ?
Qu'est-ce qu'on fait ?


On se pardonne d'être humain
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Mary Drake, Mer 4 Avr 2018 - 17:20


J'ai les épaules qui tremblent et les mains qui tanguent comme si j'étais sur un bateau sur une Terre en peine une plaque en mouvement - j'me soulève c'est étrangement différent.
J'en peux plus tu sais moi de toi, de cette image que tu renvoies sur les brisures les fissures ou bien même les rayées j'en peux plus de savoir que t'es ce que tu es, que t'es nous j'aime pas voir la réalité en face mais j'ai beau me frotter les yeux j'arrive pas à te faire disparaître tu restes là malgré mes efforts. J'ai essayé pourtant tu sais.
De te changer.
Je t'ai mordue
- brûlée
j'ai fais battre les tambours
J'me suis rendue plus forte, plus folle. J'ai roulé des épaules j'me suis mâchouillée l'intérieur des joues
Pas une fois t'as voulu bouger un poil, pas une fois t'as eu envie de disparaître.
Tu voulais que l'image elle reste la même et j'avais beau tout faire tu t'empirais.
J'ai arrêté de manger
Puis j'ai recommencé
J'ai coupé des ponts
Des cheveux

Et toi t'as pas cessé d'être ingrate non t'étais de plus en plus laide de plus en plus désolée de plus en plus nulle et même quand tu parles ta voix elle raisonne comme un son strident qui casserait des vitres et des dents. J't'ai donné ma vie. J'voulais que ce que je vois ne soit pas ce que voyaient les autres j'avais envie d'avoir un beau reflet tu sais, pas ce que tu me montres là. J'avais envie de me plaire, j'avais envie de plaire à ceux à qui je volais l'attention comme on vole un coeur. Des attentes de plus en plus fortes à chaque nouvelle épreuve, chaque nouveau test. J'avais envie de sourire et de noter sur mon bras une bonne fois pour toute réussite. De passer un trait sur ces cicatrices.
Cesser les mensonges bordel.
D'arrêter de ne plus savoir, de commencer à comprendre. Et j'me retrouve là devant des milliers de nous sans savoir comment réagir.

J'aimerais être un animal. Qu'on mette un terme à cette humanité. Devenir un loup ou un piaf pour ne plus me froisser. De courir au gré de mes envies et de ma faim - de voler jusqu'au bout du matin. J'veux migrer chanter danser changer, réveiller les flemmards et m'sentir comme chez moi quelque part. Mais j'ai pas le droit. J'suis prisonnière de ton enveloppe. Prisonnière de tes yeux que je croise dans les glaces, les reflets sombres et les photographies plus laides les unes que les autres. Tu voulais que je paraisse et maintenant qu'il n'y a plus de déguisement tu me demandes de prendre un autre mais j'ai pas envie Mary. J'ai pas envie de faire encore une fois plaisir aux monstres. Ne m'ont-ils pas déjà assez pris de bonheur comme ça ?

Et toi là, toi qui bouges pas, pourquoi tu veux pas t'bouger ? Pourquoi tu ne te mets pas à hurler - crier ? J'ai pas l'impression de voir de la rage alors que je ne suis que colère. J'ai trop longtemps retenu tout au creux du ventre, trop souvent laissé passé la tristesse pour une broutille et j'arrive plus à cacher alors pourquoi vous ne réagissez pas ? Aucune envie d'être la seule dans cette histoire à me battre contre ce nous qui est un peu partout. Je sais pas pourquoi cet endroit a été créé mais j'veux plus le voir exister, j'veux qu'il paye, j'veux que tous disparaissent j'en ai marre et peut-être que si elles s'en vont toutes - les Mary réfléchies - je m'en irai aussi parce qu'au final ce serait tellement plus facile de n'être qu'un reflet qui a cru un jour pouvoir être l'originale.

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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alhena Peverell, Dim 13 Mai 2018 - 16:04


Qu'est-ce que c'est drôle la vie.
C'est comme une lente fascination de l'agonie humaine et du désespoir, que de continuer à vivre sans y trouver le moindre but. Mais comme on a sur nos lèvres, la vieille peur qu'est la mort alors on s'accroche. On survit, sans jamais se pencher sur le véritable problème. On se plaint, on fait en sorte de toujours attirer l'attention sur nous, pour donner un sens à notre existence. Mais on en oublie les réelles douleurs de notre corps...


_Moi je, Moi je, Moi je_
Je suis plus fort que toi
Je suis la victime
Je souffre plus
Je suis à plaindre
Je suis le meilleur
_Je suis dramatique

Et elle se demande toujours, s'ils ont réellement conscience de leur pauvre malheur. Est-ce qu'un jour, ils ont ouvert la fenêtre et regardé le monde tomber en morceaux lentement ?
Derrière son miroir, il y a celui des autres et elle voudrait les casser. Ces images si superflus, si égoïste alors que les souffles des plus faibles se meurent.
Pourtant, elle sait. Elle connaît sa véritable nature, cette manière d'être que de ne pas prendre soin des autres. Sauver la femme et l'orphelin, elle n'a jamais réussi. Derrière un masque, elle s'est amusée à les créer. Mais elle est quand même là, à se poser ces questions sans vraiment de sens.

J'ai des douleurs mais elles sont minimes comparées aux autres,
_Ce n'est pas vrai, et c'est ce qui la rend folle

Ses mains blanches caressent le verre. La chair s'hérisse et son souffle se perd. Elle tente de sourire, de se relever. Un jour, on est une ombre. Le lendemain, on peut essayer de se battre pour se laver de sa noirceur. On est jamais condamné à vie à être ce qu'on est. Il suffit de choisir, d'avoir envie d'être meilleure et d'affronter les conséquences.
Parfois, dans la lueur du matin, derrière les collines et les sourires, on y trouvera un peu d'espoir. Dans la guerre, comme dans la paix, il y aura toujours pire et toujours mieux.
Mais il n'y aura jamais autre chose que ce qu'on décide réellement d'en faire...

_Arrête de cracher, de tuer
De croire que parce que les lueurs de la nuit te dévorent, tu seras plus puissant, plus important
Plus envié
Juste vis avec ce que tu es, ce que tu possèdes déjà sans prendre aux autres
C'est l'envie qui te tue
C'est ta haine qui te dévore
Cela ne fait du mal qu'à toi
Et c'est bien dommage de passer à côté d'autant de chose. Il y a des sourires que tu ne verras pas. Des inconnus que tu ne prendras pas le temps d'apprécier. Des amitiés qui auraient pu être belles, si tu avais écouté ta raison
Les pulsions n'ont jamais rien eu de bon
Et sache que les moqueries et l'humiliation non plus
C'est la vie au fur et à mesure qui nous apprend ça, en quelques jours, en quelques mois et parfois il faut des années
Mais détruire quelqu'un, ne te fera pas te sentir mieux
Et quand on comprendra ça, peut-être que les jours seront meilleurs

En attendant, ne n'étonne pas que tu rencontres des murs de glace
Ne sois pas choqué de te heurter à des barrières que sont les tons condescendants
N'ai pas peur des colères soudaines générées par les plus distants
Ils ne sont que dévastés par les autres et c'est à toi,
De les aider à se soigner au lieu de les enfoncer_


Parce qu'ils ne pensent pas que ça peut leur arriver
D'être à la place de ceux d'en face

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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Peter McKinnon, Mer 20 Juin 2018 - 16:58


Post unique
Mission pour l'Ordre du Phénix
Peut venir réagir à l'affiche qui veut


La nuit, c'était toujours de nuit que se réalisaient les plus grands méfaits. Pour le coup, Peter était en train d'en commettre un. Quoiqu'en réalité la moralité de son action pouvait être discutée. Réalisant sa mission au service de l'Ordre, il préférait penser que ce qu'il faisait était simplement illégal, au regard de la loi des sorciers. Malgré l'obscurité, il se trouvait sous sa cape d'invisibilité, on n'était jamais trop prudent. Il avait choisi Greenwich au hasard, espérant que quelques sorciers finiraient par passer par-là et tomber sur l'affiche qu'il s'apprêtait à y coller.

Avisant un arrêt de métro, il s'arrêta et sortit une affiche qu'il y posa. Sortant sa baguette magique, il prononça deux formules magiques à la suite, destinées à permettre à son message de perdurer là, à l'abri des regards des moldus de passage :

- Legglutten !

L'affiche à présent fixée, il lança un nouveau sortilège :

- Repello Moldum !

A présent, seuls les sorciers pourraient comprendre le sens de ce message bien particulier. Il n'y avait plus qu'à espérer que certains d'entre eux viendraient perdre un peu de leur temps par là le lendemain matin ...


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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Ian Benbow, Sam 4 Aoû 2018 - 17:11


RP unique !
Occlumancie.
Contenu sensible : scène de violence à l'encontre de Ian.

Je me suis éclipsé. Dans le Londres moldus. J'y déambule, le regard vide de toutes lumières. Je laisse mes pieds me guider à travers une ville que je ne connais que trop bien, j'y ai dormi. De nombreuses années. Je passe sous ce pont, qui m'a servit de chambre bien trop longtemps. Je passe dans cette ruelle, qui s'est transformée l'espace d'une nuit en restaurant. Mon quotidien, à cet époque, n'avait rien de glorieux. Mendier, fouiller les poubelles ou voler, parfois. J'étais misérable. Heureusement, j'ai réussi à rebondir, à devenir quelqu'un.

Loin de la tumulte du manoir, des cris du petit Cole ou de la voix de ma belle Azénor, je me ressource dans ma ville. Si cette vie de misère est maintenant bien derrière moi, je ne la renie pas pour autant. Je m'en sers, pour me souvenir d'une chose : rien n'est acquis. Aujourd'hui riche et prospère, dans trois mois retour à la case départ. Un scénario improbable, mais possible. Aujourd'hui amoureux de la plus belle femme sur terre, demain seul au monde. Tout ce que j'avais mit tant d'années à construire pouvait disparaître, en un claquement de doigt, en une seule mauvaise décision.

Je reprends un brin de lucidité, assez pour me repérer. Un parking à ma gauche, que j'ai déjà visité. À deux reprises, et toujours en mauvaises compagnie. Les mangemorts, je les avais rencontré par deux fois à l'intérieur du bâtiment. Chaque fois, pour de mauvaises raisons. J'étais jeune, à l'époque. J'avais murit depuis. Je suis devenu papa, entre temps. À l'époque, je souhaitais me rapprocher de l'Ordre Noir dans l'optique d'étancher ma soif de sang. Ma motivation actuelle était bien différente : mon fils. Le voir grandir dans ce monde, devoir cacher ce qu'il est aux yeux de la majorité, ça me répugnait. Pourquoi, sous prétexte d'être différent, devrions-nous vivre cacher ? De quel droit, le gouvernement décidait-il que les moldus n'étaient pas prêt ?

J'entre. Le silence est total, à cette heure avancée de la nuit, aucune voiture ne se trouve dans le bâtiment. Ou presque. Sourire aux lèvres, en repensant à ce moldu torturé quelques années auparavant, je monte les étages. Avoir changer ne signifiait pas avoir oublier les plaisirs que la torture avait pu me procurer par le passée.

Dernière étage, je m'appuie sur le rebord, une vue plongeante sur les ruelles alentours. Je ne suis pas très haut, donc je ne vois pas très loin. La vue n'en reste pas moins appréciable. Je m'écarte du rebord, après quelques secondes seulement, et m'assis sur le sol poussiéreux du parking. J'apprécie le silence, je m'en nourris. Après tout, je suis un solitaire dans l'âme. Je me suis accordé trois exceptions, ma femme et mes deux enfants, mais je n'en fête pas moins un solitaire. Je ferme les yeux, profitant du léger son provoqué par la brise, par la poussière qui s'envole de quelques centimètres avant de retomber doucement sur le sol de pierre.

Je ferme les yeux. Je fais abstraction de mon environnement, et je plonge. Dans ma mémoire. Dans mes souvenirs.

Je suis assis dans le hall d'entrée de Poudlard, alors que j'ouvre les yeux. Je n'y suis pas vraiment, et pourtant je peux sentir la chaleur provoquée par les torches accrochées au mur. Excité, je démarre mon voyage. La visite de mon palais mental, dans lequel se trouve enfermé le moindre de mes souvenirs, certains mieux protégé que d'autres. Je sais où je vais, après tout, je le connais par coeur, ce château. Lentement, je monte un escalier, puis traverse un couloir. J'ouvre une porte, pénétrant dans une salle de classe entièrement vide. Je décide d'y déposer un souvenir, un banal, une séance d'entraînement avec Cole. Sourire aux lèvres, je fais demi-tour et sort de la pièce. J'en ferme la porte, puis la verrouille, d'un simple sortilège. Le legilimens qui s'aventurerait jusqu'ici n'y trouvera pas grand chose d'important, de toute façon.

Consumer par l'envie de me rappeler d'où je viens, je décide de me diriger vers la pièce renfermant les souvenirs liés à ma période dans la rue. Je monte, jusqu'au septième étage, puis je fonce vers la salle sur demande. Ces souvenirs étaient beaucoup plus difficile à obtenir, car il fallait connaître les mots exacts pour faire apparaître la bonne salle. Je fais trois aller/retour, murmurant à trois reprises les mots clés. Une porte en bois massif apparaît face à moi, je l'ouvre et pénètre dans la pièce. Une salle remplie de coffre, je suis dans une banque moldue. Face à moi, un bon milliers de coffres classés par chiffres. Certains contiennent un souvenir, la majorités sont vides. Dans l'espoir de décourager tout legilimens ayant réussi à se frayer un chemin jusqu'ici, au cas où il tomberait plusieurs fois d'affilée sur des coffres vides. J'attrape le coffre portant le numéro 789. Je l'ouvre, à l'aide de la clé cachée dans la pièce et que je viens de récupérer.

Le coffre est ouvert, il est rempli d'un liquide argenté, à la manière d'une pensine. Je plonge, aspiré par le coffre pour revivre le souvenir tant convoités. Je suis sous ce pont, dont je vous parlais tout à l'heure. Mes vêtements sont troués, je n'ai ni chaussures ni chaussettes. Un sac à dos, à ma droite, contient ma baguette. J'ai 17 ans à peine, et je ne suis pas autorisé à utiliser la magie, au risque de finir à Azkaban. Du moins c'est ce que je pensais, à l'époque. Cela faisait six mois que je dormais sous ce pont, sans rien manger si ce n'est ce que je trouve dans les poubelles des restaurateurs. Au loin, un groupe de jeune approche, des moldus probablement. Je pousse mon sac dans la tente qui me sert de maison et me met debout. Je suis faible, je le sens. Mes jambes ont à peine la force de me soulever, je titube l'espace de quelques pas, et les jeunes sont à mon niveau. Ils rigolent, bruyamment.

- S'il vous plaît, vous n'auriez pa..

Sans comprendre ce qu'il m'arrive, je me retrouve face contre terre. Ma joue chauffe, je comprends avoir pris un coup de poing. Mon regard se pose sur ma tente, si seulement je pouvais atteindre ma b.. HAAAA ! Un coup de pied, dans le bas ventre. J'essaie de reprendre mon souffle mais c'est impossible, la puissance du coup m'a coupé la respiration. Un râle de douleur sort de ma gorge, alors que j'essaie tant bien que mal de prendre la fuite. Je réussi à me lever, sans savoir où je puisais la force d'y arriver. Je m'apprête à prendre la fuite, mais quelqu'un m'attrape par le col et me tire violemment en arrière. Je tombe à nouveau, et l'arrière de mon crâne percute le sol. Je n'ai même plus la force de crier, ou de supplier. Je sens un liquide chaud coulé jusqu'à mon cou, probablement du sang. Les rires continuent, et alors que j'ose ouvrir un œil un nouveau coup me frappe au visage.

Je suis couché contre le sol. Les yeux remplis de larme. Je ne sais pas quoi faire, alors je continue de subir, les yeux fermés. Après une nouvelle ruée de coup, le silence. Pourtant, je sais qu'ils sont encore là. Ils respirent. Ils bougent. J'ouvre les yeux. Le plus grand de tous, un blond d'une vingtaine d'année, me regarde, un énorme sourire au coin des lèvres. Ils me crachent dessus. Et je ne peux rien faire. Il tourne les talons, et son équipe le suit.

Retour dans la salle des coffres. Bien que souvenir, j'ai ressenti à nouveau chacun des coups. Je le sens encore maintenant, je suis endoloris. Je referme le coffre pour le remettre à sa place. Je fais demi-tour. Je quitte la salle en boitant. J'ai le souffle court. Voila ce que j'utilise pour continuer à donner le meilleur de moi, voila ce que j'utilise pour me rappeler où je n'ai pas le droit de retourner. J'étais misérable et faible, je ne le serai jamais plus.

Je décide de retourner dans le monde réel, mais une voix m'en empêche. Celle d'Azénor. Elle me prend au tripes et me force à changer de direction. Je fonçais en direction de l'escalier, mais finalement je vais faire un crochet par la salle commune de Gryffondor. Rapidement, je me retrouve face au portrait censé représenter une grosse dame fan d'opéra. Sauf que, à sa place, se trouve Azénor. Elle me sourit en me voyant, tout en me demandant le mot de passe. Sans réfléchir, je le lui balance à voix haute, attendant qu'elle ne libère l'espace. Un large sourire toujours ancré sur mes lèvres, je pénètre dans la salle commune des Gryffondor, salle que j'avais sélectionné comme étant le réceptacle de tout mes souvenirs concernant la belle Directrice Adjointe. Aucun souvenir n'était visible, tous étaient cachés, toujours dans l'optique de compliquer la tâche à un éventuel legilimens ayant découvert mon mot de passe.

Sans attendre, je monte au deuxième étage, dans le dortoir des préfets. Je m'approche de l'armoire à chaussette, que j'ouvre d'un geste sec. Le tiroir, rempli d'un liquide argenté, contenait le souvenir de ma première rencontre avec la belle Gryffondor. La nostalgie. À nouveau, je plonge dans un souvenir, beaucoup plus heureux cette fois.

J'ai 22 ans, je viens tout juste de me reprendre en main. Je suis bien habillé, et je dors dans un hôtel londoniens. Je n'ai pas de quoi le payer, mais j'ai convaincu le propriétaire, à l'aide d'un impero, que la suite a été payée. J'ai fais la même chose chez le tailleur l'ayant fait ce costume. Ma baguette dans la poche arrière, je m'aventure dans les rues de Londres, sans trop savoir ce qui va me tomber dessus. Après quelques minutes de marche, je sens quelqu'un me peloter les fesses. Je me retourne vivement et fait face à une Azénor, dix ans plus jeunes, ma baguette entre les doigts. Elle joue l'innocente, m'interroge sur le morceau de bois. Et alors que la conversation continue, je m'en délecte. Je ris, à certains moments. Je profite de cette opportunité, de pouvoir revivre cette rencontre entre deux jeunes adultes qui ne se rendent pas compte de ce qu'ils viennent de commencer. Et si je lui disais, à la petite Philaester que d'ici dix ans elle aurait un enfant avec ce personnage ? Elle aurait certainement fuie à grandes enjambées. Moi pareil certainement. Je me souviens avoir été profondément dérangé par l'attitude de la jeune Gryffondor. Je l'avais trouvé débile et insouciante. Je l'avais trouvé trop innocente, je pensais qu'elle se ferait bouffer par ce monde. Hé ben, big News Benbow, le monde c'est elle qui l'avait bouffé, et toi avec mon grand !

Au bout d'une trentaine de minute, je me décide à quitter le souvenir, soucieux de rentrer à la maison sans inquiéter outre mesure la femme de ma vie. Je referme le tiroir, un large sourire ancré sur mes lèvres. Je me détourne de la salle de tout les plaisirs. Cette salle commune était ma zone de confort, l'endroit où se réunissait quasiment tout mes souvenirs les plus heureux, car presque tout ce que j'avais vécu de bien, l'avait été avec Azénor.

Sans un regard en arrière, je retourne à la vie réelle. Il est facile de se perdre dans ses souvenirs, de vivre dans le passé, quand on est occlumens. Il faut savoir arrêter, et retourner vivre sa vie. Et c'est exactement ce que je compte faire, alors que je me tapote le cul pour en faire disparaître la poussière qui s'y est accumulée.

Allez Benbow, il est temps de rentrer.
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Message par : Loredana Sparks, Lun 10 Sep 2018 - 10:28



Let's get crazy

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Début de soirée. Le ciel commençait déjà à s'assombrir et les rues de Londres se vidaient de ses passants petit à petit. Le soleil qui s'était montré timide avait laissé sa place à un parfait croissant de lune que l'on voyait apparaître entre deux nuages. C'était un tableau presque parfait. Accoudée à la fenêtre du salon, je regardais ce spectacle, ennuyée par le peu d'activités que je pratiquais quand je n'étais pas au travail. Les commerçants du coin fermaient leurs boutiques et partaient rejoindre leurs familles. De l'autre côté, les jeunes adultes à peine sortis du lycée s'apprêtaient à passer la nuit loin de leur routine habituelle.

Je m'étais levée d'un bon. Voilà ce qu'il me fallait ! Oublier ma routine le temps d'une soirée. Je ne pouvais pas rester enfermée un vendredi soir dans cet appartement sans vie. Sans réfléchir davantage, je m'étais rendue dans ma salle de bain afin d'être potable pour ma sortie londonienne en solo. Mon humeur festive était revenue et cela faisait bien trop longtemps à mon goût que je n'avais pas profité d'une soirée arrosée où je ne pensais à rien. M'évader quelques heures, me vider la tête, voilà ce dont j'avais réellement besoin à cet instant-même.

Finalement, quelques minutes avaient suffit pour que je passe de l'ennui à l'envie de m'éclater sans regarder l'heure qui tournait. Les tic-tac des horloges, je ne les entendrai pas ce soir. En une fraction de seconde, je me retrouvais à marcher dans les rues de Londres. Inutile de transplaner, je savais très bien où je me rendais. En emménageant ici, j'avais eu l'occasion de faire quelques repérages et il se trouvait que le bar dans lequel je me rendais était plutôt animé. Musique, happy hour jusqu'à 2h du matin, je ne pouvais rêver mieux. Le meilleur dans tout ça était qu'il était très fréquenté. Le meilleur moyen de faire quelques rencontres, de s'amuser un peu quoi. Cette petite vie routinière n'était pas faite pour moi, il me fallait plus de pep's et de surprises.

Ving-et-une heure trente et une bonne vingtaine de personnes se trouvaient déjà sur les lieux. Je m'arrêtai quelques minutes pour fumer une cigarette et poussai la porte du bar. La plupart des personnes étaient accoudées au bar, buvant bière sur bière afin d'être sûrs que la sensation de légèreté viendrait rapidement... ou leur allée simple vers les toilettes... Je me faufilai entre un groupe de jeunes de mon âge. La barmaid s'était habillée de façon à mettre en avant ses atouts. C'était sûrement un moyen pour le bar de faire consommer davantage. J'n'en savais rien et je m'en fichais. Je voulais simplement un mojito bien dosé que je payais avec de l'argent moldu. Sortir les Gallions aurait été pris comme un signe de provocation ou on m'aurait simplement ri au nez.
Je me frayais un chemin en direction d'une table libre tout prêt du bar afin d'être prête à aller chercher le second verre lorsque celui-ci serait terminé. L'avantage avec ce genre de cocktail, c'était que l'on ne sentait pas vraiment l'alcool monter. Au pire des cas, le prochain sera un peu plus corsé.
En une gorgée, la moitié du verre était déjà bien entamé. Je n'avais pas l'intention de compter, j'étais bien décidée à retrouver cette sensation que je ressentais à l'époque où je sortais bien plus souvent.

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Message par : Elhiya Ellis, Lun 10 Sep 2018 - 19:29



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Un soir de plus, une nuit de plus, le temps qui tournait inlassablement de la même facon lune après lune. Tu soupirais, dépitée, en levant le nez sur le carreau de ta fenêtre. Tu n'avais même pas entendu Jasper partir, trop occupée à dormir sur ton bureau. En ce moment t'avais l'impression d'être encore plus déphasée que lors de ton arrivée dans cet appartement. Ne trouvant le sommeil que lorsque l'épuisement te gagnait, tu suivais un rythme bancal. Piquant du nez chez Waddi, restant éveillée la nuit, t'avais repris quelques habitudes nocturnes passées. A l'observation des étoiles tu avais préféré l'ivresse éphémère de quelques nectars ambrés ou transparent.

Ce soir ne dérogerait pas aux autres. Week-end obligeait, t'avais le temps de te perdre dans les rues de Londres à faire semblant d écouter les bruits de pas résonnant sur les pavés. Prétendre que tu cherchais des nouveaux spots de dessins avait suffit à gagner une quietude parentale soudaine. A croire que tu etais devenue bonne menteuse, ou suffisamment agaçante pour que l'inquietude maternelle se mette en pause. En soit, tu t'en fichais tant que tu n'avais plus de compte à rendre sur l'heure à laquelle tu pouvais rentrer ou non. Aussi, dans un baillement, l'envie de ne penser à rien comme simple motivation, tu t'étais préparée rapidement.

Pas beaucoup de travail sur la tenue, la flemme rageant, t'avais pris un peu au pif ce que t'avais sur le dos, rajoutant un peu d'ombre sur les yeux et une pointe de fraise sur les lèvres. Pas grand de chose de plus, pas de barette sur les cheveux, simples effluves de douche fruitée dans ton sillage, et la porte derrière toi claquait. Pas de destination précise, le premier quartier attirant tes pas ferait l'affaire. Une seul impératif pour aujourd'hui : un pub sorcier, pour éviter les impairs. Les mirettes cherchaient, attirées par des volutes de cigarettes lointaine en guide de qualité.

T'avais fondu avec d'autres clients pour étancher la soif de l'esprit et non du gossier. En solo avec tes verres, t'avais fait soft pour ne pas disparaître trop vite au cas où du divertissement pouvait se montrer. Entre deux lampées, tu regardais la foule prendre possession des lieux. Une pointe d'amusement au coin des lèvres en compagne discrète. T'avais, depuis quelques temps, l'impression que même ce genre de soirée avait perdu de leur saveur. Impression étrangement mélancolique. Comme s'il manquait quelque chose que tu ignorais. La logique aurait dit que c'était l'absence d'étoiles de ton univers, mais à force, il te semblait que c'était autre chose. Impossible de savoir quoi.

Alors le cimetière de verres commençait à prendre vie. Juste pour faire taire les interrogations. Et les opales s'éveillaient aux couleurs de l'alcool, cherchant amusement et occupation, tombant sur une tête connue. Surprise et sourire s'étirant. Une tête que tu ne pensais pas revoir un jour était de la partie. Tu te levais, embarquant ton verre encore plein et allait la rejoindre avec enthousiasme. Après tout, tu n'avais rien contre croiser des bouilles deja vues.

-Hey! Loredana c'est ca? Des envies d'autre chose pour la soirée? Tu m accompagnes?

Petit verre de shooter soulevé en invitation  innocente et insouciante à colorer la soirée.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Mar 11 Sep 2018 - 9:42




Le premier verre terminé, je n'avais pas attendu avant de m'en procurer un deuxième. J'allais probablement passer pour une ivrogne, mais c'était le dernier de mes soucis. Je n'étais pas vraiment dans l'optique de vérifier si les gens jugeaient mes faits et gestes aujourd'hui. S'ils voulaient m'ajouter à leur misérable vie pathétique et sans saveur, c'était tout à leur honneur. Les clients rentraient, sortaient et le bar se remplissait à mesure que les minutes passaient.

Cependant, je fus rapidement interrompue dans ma soirée en solitaire par une connaissance de Poudlard que je n'aurais jamais cru voir par ici. D'abord légèrement surprise, ma bouche se fendit rapidement en un sourire en entendant sa proposition que je ne pouvais tout simplement pas refuser. Elhiya et moi nous étions déjà croisée, mais on n'avait jamais été plus que de simple camarades de classe qui se disaient bonjour. Rien de plus. Mais parfois, la vie pouvait réserver quelques surprises.

- Salut ! Oui, c'est bien ça ! Si j'me souviens tu es Elhiya ? Et je t'accompagne avec plaisir !

L'alcool montait doucement, mais sûrement. Ma tête était légère et le monde prenait une toute autre tournure. Je n'avais pas pensé à ce que les effets allaient me procurer comme sensation. J'avais plongé tête baissée dans cette soirée que j'attendais depuis bien trop longtemps. Je m'étonnais de ne pas y avoir pensé plus tôt. Je voulais atteindre cet état euphorique que j'avais eu lors de ma dernière soirée alcoolisée avec Enzo. Hors de question de m’apitoyer sur mon sort. J'étais ici pour tout le contraire.

D'un geste souple, je laissais ma nouvelle compagne de la soirée quelques instants, le temps d'aller chercher quelques shooter dont on aurait sûrement besoin. J'en prenais cinq, dont un pour accompagner le verre que la blonde avait déjà dans sa main. Je me débrouillais pour ne rien faire tomber en revenant vers elle.

- Ça fait toujours un petit stock ! A trois !


Sourire aux lèvres, je levais mon premier verre et l'invitais à me suivre. J'avais l'impression d'être revenue deux ans en arrière quand ce genre de soirée peuplaient mes vacances et mes week-end. Je n'avais que dix-huit ans, je pouvais encore profiter de la vie avant d'avoir d'autres occupations. Je ne pensais pas aux enfants, sûrement pas si tôt. J'étais bien trop indépendante et je tenais à le rester encore. J'avais laissé la serveuse choisir le contenu de ce qu'elle mettait dans nos verres. Le goût me surpris un petit peu et mon visage s'était légèrement crispé et pourtant, la sensation était agréable et les verres que j'avais bu avant semblaient être montés en trente secondes chrono et m'embrouillait le cerveau.

Elhiya semblait motivée à m'accompagner et c'était tant mieux. De toute façon, je n'avais pas eu l'intention de continuer ma soirée seule. J'attendais simplement quelques effets qui m'auraient donner le courage de me faufiler et de rejoindre discrètement un petit groupe qui aurait accepté que je les accompagne le temps de la soirée. Une tête que je connaissais m'allait très bien également, ce serait même peut-être plus facile.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Elhiya Ellis, Mer 12 Sep 2018 - 7:23



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Ravie.
Etrange de voir comme tu pouvais être ravie quand une simple camarade de classe pouvait se souvenir de ton prénom et te remettre aussi rapidement que tu avalais d’un cul sec des petits verres de vodka. Sourire radieux, il n’en fallait pas plus. Capturer les pointes d’innocence, de tout ce qui rehaussait les commissures des lèvres était devenu important. D’un signe de tête tu la regardais partir chercher du carburant pendant que tu commandais un arc-en-ciel de petits contenant bien alcoolisé. Tu n’avais jamais demandé comment ce dégradé de pigmentation était faite et te contentait bien souvent de les ingurgité jusqu’à ce que l’ivresse abandonne l’observation des jolies nuances colorés. Là, en regardant faire, tu regardais, un peu dessus le principe de dilution du curaçao avant que Loredana ne revienne vers toi avec 5 petits verres, mine radieuse. Ca te plaisait, enfin quelqu’un qui ne faisait pas de manière. Tu ne pouvais que lui réserver un accueil encore plus chaleureux.

– Ho super ! a trois alors !

Mirettes espiègles, et doigts enroulés autour d’un premier nectar bleu azur, rappel instinctif des opales d’Ethan. Souvenir que tu chassais d’un mouvement brusque de tête en levant le coude en même temps que ta compagne, légère grimace à la brulure du gossier et souffle laché dans un petit pouffement. La dose était corsé, tu ne t’y attendais pas, et d’un coup de langue sur le bout des lèvres tu rigolait doucement.

–ils ont la main lourde ici, c’est pas plus mal. Toi aussi ?

T’avais remarqué la légère crispation de la brune après avoir avalé le sien. Amusant dans un sens, l’enivrement serait rapide, plaisant et a portée de bouche. Perfection de l’instant.  Tout ce que tu cherchais pour ce soir. Juste oublier, t’oublier, dans des volutes de boissons, dans d’autres draps. La première option t’allait à ravir, et était clairement celle que tu préférais, alors, tu soulevais un second petit bout d’arc-en-ciel en glissant les yeux sur la belle.

– T’es venue pour quoi de ton coté ? Pas trop dur après Poudlard ? Tu me suis sur un second ?

Brides de politesses lâchées, car l’alcool déliait la langue, rendait plus aimable, plus sociable, et surtout, tu n’avais pas vraiment eu l’occasion de croiser des têtes connues depuis ton départ du château. Un mal pour un bien très certainement. Ton humeur usuelle étant bien plus en taché que lorsque tu portais tes cravates, tu n’avais de toute façon plus la patience nécessaire à supporter l’aiglon et ses interrogations terriblement sérieuses. Quant à ton retour à tes sorties nocturnes, il était bien plus simple de ne pas en parler à ceux qui foulaient encore les bancs de l’école, flemme de devoir supporter des morales stupides. L’ancienne gryffondor apparaissait d’un coup comme présence salutaire, et ca te plaisait. Tu souriais de plus belle, reprenant le décompte pour empoisonner un peu plus tes sens et des pensées
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Mar 18 Sep 2018 - 9:13




Mon sourire s'était élargi. J'allais enfin pouvoir me sortir de ce quotidien sans saveur. J'allais combler le manque de sensation par un état d'ivresse qui me donnerait l'impression que la vie est bien plus colorée. Je voyais dans le regard de mon ancienne camarade de classe, une mine chaleureuse, comme si elle aussi était bien décidée à se lâcher et à oublier les petits soucis de la vie, qu'il soit gros ou non. Après le premier verre, la petite remarque de la blonde m'avait faite rire.

- C'est même bien mieux ainsi !

J'avais l'impression de respirer à nouveau. Pouvoir me lâcher, oublier ces soirées seules à Londres depuis la rentrée. Je n'aimais pas vaquer à des occupations moldus que je ne comprenais pas toujours. J'étais capable d'allumer une chaîne-Hi fi c'était déjà un grand pas pour la sang-pur que j'étais. Depuis toute petite, j'avais été volontairement éloignée du monde moldu. La femme qui m'a « élevée » m'avait soutenue qu'il ne servait à rien d'apprendre les coutumes de ces personnes. « Ils sont insignifiants » qu'elle disait. Puis Elhiya m'avait ramenée à la réalité.

- Un quotidien...plat je dirais. L'après Poudlard n'est pas le plus dur, non, disons que j'aurais peut-être dû fréquenter davantage les gens de mon âge, ainsi je n'aurais pas le soucis d'attendre les vacances ou quelques week-end. Alors je suis venue pour m'amuser un peu ! Ça fait bien longtemps que je ne suis pas sortie. Alors va pour un second !

Je savais que je ne pourrais pas éternellement fermer les yeux et qu'il me fallait changer certaines choses dans ma vie. La BAM par exemple était mon premier travail. Un travail enrichissant, certes, mais qui ne m'aiderait pas à avancer dans mon projet naissant de devenir Alchimiste. Mon ancienne professeur de vol m'aidait à sa manière. Je levai mon verre à mon tour tandis que le décompte reprenait de nouveau. Une sensation différente que le premier. Quelque chose de plus doux, plus sucrée, mais qui semblait monter rapidement.

- Et toi ? Qu'est-ce qui t'amène par ici ?

Il nous restait encore trois verres. Trois tentatives pour se mettre la tête à l'envers. La mienne l'était sûrement déjà. Mon corps n'était plus habitué à ce genre de torture et réagissait bien plus rapidement qu'auparavant. Rien d'alarmant, bien heureusement. Le troisième verre à la main, j'attendais qu'Elhiya lève le sien afin que nos mouvements soient à l'unisson. À la recherche d'un monde onirique.
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