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Greenwich - Quartier de Londres
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Esteban R. Lefebvre
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Esteban R. Lefebvre, Lun 29 Aoû 2016 - 11:30


Tu ris comme un ange.
Voilà ce qu'il aurait aimé dire.
Pas l'temps. P'tain de temps qui s'écoule et se déverse comme un torrent glacial.
C'est un blizzard. Pis c'est quoi cette comparaison. Rire comme un ange... Dingue comme ça résonne comme un accompagnement à la lyre.


Il l'observe. De loin.
Droit. Rigide. Semblable à un piquet que Merlin aurait planté là pour le plaisir des yeux.
Car l'Oiseau est beau. Un aigle. Un hybride. Un faucon.
Funambule et aérien. Il vole. Il suscite de l'admiration. Il danse. Il suscite de la jalousie.
Il est majestueux.


Le voilà ; cet oiseux tombé du ciel, car trop sûr de lui. Trop fier. Arrogant et indépendant.
Les nuages ne le portent plus. Son poids - le poids de ses actes est bien trop pesant, car Lui est Libre.
Le voilà qui s'élance à la suite de l'Étoile.

Il s'étire longuement. Un sourire ravi et presque serein sur les lèvres.
Peut-être ronronnera t-il dans quelques secondes. Comme le chat qu'il est.

Il s'approche lentement vers l'Étoile qui risque de chuter, car trop près du précipice.
Mais elle n'a pas peur.
Elle parle. Ils n'ont pas la même conception du mot voler. Tant mieux !
Sait-elle qu'il est juste derrière. Là tapis comme une ombre sombre - noir.
C'est ce qu'il veut. Qu'il ou elle n'ait plus peur de rien. Oui il ou elle ne désigne personne en réalité.
Ne pas avoir peur de tomber. Ne plus avoir peur des autres. Ne plus avoir peur de soi-même et des divagations et des créations de notre imagination.


Je suis heureux tu sais... Tu ressembles vraiment à un enfant. Tu as oublié que tu es un Sorcier. Tu as tiré un trait sur tes obligations pour un temps. C'est bien. Parfait.

Il rit franchement. Un rire léger comme si cela n'a aucune importance. Qu'il rit ou pleure. Où est la limite ?
Il s'approche à son tour dangereusement du bord.

T'sais, on ne se reverra plus jamais. 'Fin le moi libre. Je suis Esteban, Rory, Silwen. J'sais que tu peux comprendre ça. C'est pour ça que je veux jouer.

Il examine curieusement l'Étoile. Homme. Sorcier. Directeur de Gryffondor. Que c'est ironique. Intriguant.
Il prend brusquement sa main et place une petite pierre dans sa paume.

Techniquement elle n'a aucune valeur. Tu peux la jeter, la garder que ça me fera ni chaud ni froid parce que j'aurai bientôt oublié. D'ailleurs, tu peux décider de sauter. Les cartes sont entre tes mains. La prochaine fois qu'on te donnera un ordre tu sauras quoi faire... Puis il ajoute dans un sursaut : J'emm*rde tout le monde. Ravi de t'avoir rencontré Étoile Nébuleuse.

Le grand saut.
Les chats retombent toujours sur les pattes.
Vrai ou Faux ?
Vraux..
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Leo Keats Gold
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Sam 22 Oct 2016 - 3:24


Le vide sous les pieds en flanelles,
Qui ondulent à la brise au rythme du poumon,
Le grand, le vrai qui pousse en avant ou fait tomber selon les gens,
Marche ou crève un peu.
Et le vide sous mes pieds,
Les voix qui se disputent mon envie de me pencher,
Sans me consulter.
Décoller avec le risque ultime de s'écraser ?
Ou se contenter d'observer, d'effleurer, de ressentir l'adrénaline fugace du 'on pourrait sauter", sans pour autant le faire.
Chercher les sensations fortes, pour se sentir vivant, mais ne jamais oser sauter le pas.
Trop lâche. LÂCHE. LÂCHE. LÂCHE. LÂCHE.

Mais c'est sûrement ce qui me garde en vie au fond, qui fait que tout les soirs, je peux voir ce fabuleux spectacle nocturne
-Avec les yeux d'enfants que tu.. vous m'avez rendu ce soir.
Vous.
Silwen, Rory, et même Esteban.
Vous, et votre allégresse dans le rire, votre liberté dans les yeux.
Et toi Silwen surtout, qui me montre que ça vaut le coup de rester, pour continuer à voir tout cela.
Continuer à rire comme un enfant, sans impuretés, sans dégâts comme tu m'as permis de le faire.
Comme un enfant fou de vie et d'amour.
Merci à toi, oiseau des nuit.
Aigle.
Je suis comme un funambule, la ville au bout des doigts de pieds,
Sans jamais avoir à sauter.
C'est fou comme tout semble calé pour de la poésie ici, un fond lumineux, mais un as de la danse dans l'obscurité,
Avec l'homme libre trois pas en retrait.
Beau comme un dieu, mais libre comme un diable.
De tout faire
-De tout vouloir.

Et t'entendre dire toute ces choses, qui fraient peu à peu leur chemin,
S'entortillent entre mes pensées enfantines, lointaines,
C'est te voir encore plus haut que ces hirondelles,
Bien plus haut que l'étoile polaire,
Parce que tu offres les vérités, de ta propre volonté.
J'emmerderai le monde, en souvenir de toi,
Ces un, deux, trois grammes de calcaire serrés entre mes doigts,
Pour ne plus oublier,
Jamais plus,
Que le grand saut est à deux pas.
Je sais que tu as disparu, mais ça n'fait pas mal, rassure-toi,
T'es toujours un peu là,
Tu es partout,
Embrun d'un soir,
D'une nuit -Chat Noir.



Fin du RP

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Alexander Hurtson
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alexander Hurtson, Mar 1 Nov 2016 - 21:54


RP privé avec 2 & 8


Au loin, le soleil se couche doucement sur la capitale britannique. Toi tu es là, dans le Greenwich Park, à flâner tranquillement sous les noyers royaux. Autour de toi, tout le monde commence à rejoindre la sortie pour éviter de se faire enfermer dans le parc. Tu t'en fiches, les ignores. Tu es au dessus de ça, ce n'est pas la première fois que tu es là de nuit et tu connais les rondes des gardiens ainsi que les moyens de sortir une fois les grilles fermées. Il n'y a rien de mieux que la solitude dans un parc aussi immense que celui-ci. Certes le parc de Poudlard est grand aussi mais il n'y règne jamais ce calme-là. Quels que soient l'heure ou la météo, il y a toujours quelqu'un pour faire du bruit et vous déconcentrer dans votre méditation. Ici non. Tu es tout seul, en face à face avec la solitude.

Tu te diriges donc vers un endroit isolé, où les gardiens ne passent pas et où tu pourras avoir de la lumière sans signaler ta présence. C'est sous un grand chêne noueux, sûrement centenaire. Enfin sous, non. C'est plutôt sur le chêne que tu t'installes habituellement. En effet, les branches y forment à environ trois mètre de hauteur une espèce de nid, un endroit qui n'est certes pas au summum du confort mais qui est largement suffisant pour pouvoir t'accueillir toi, tes bouquins et ta bouffe.

Tu te hisses donc avec facilité dans ton refuge. C'est qu'avec le temps, tu connais où sont les prises pour grimper. Tu te poses, sors un livre et allumes ta baguette avec un #Lumos. Il n'y a maintenant plus qu'à te laisser aller tranquillement dans ton histoire.


Dernière édition par Alexander Hurtson le Ven 14 Avr 2017 - 18:03, édité 3 fois
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Mangemort 28, Sam 19 Nov 2016 - 10:55




Nous sommes dans un parc obscure et d'humeur festive - nous avons bu un peu, avant. Nous chantonnons allègrement l'une des comptines préférées de nos amis 9 et 1, et nous en profitons pour dévoiler au monde de la nuit les paroles grivoises de cette jolie berceuse pour enfants. Notre balade est très agréable, l'air gonfle notre cape noire; et notre masque ne bouge pas. Nous portons de nombreuses bagues aux doigts ce soir, avec lesquelles nous jouons avec des éclats de rire. Nous prisons ce petit amusement, et l'onyx se cogne contre l'or blanc, qui se frotte à l'améthyste. Que vois-je ici ? Une émeraude ? un saphir ? un rubis ? Oh ! Non ! Un diamant, brillant, dur et froid, un beau diamant. Notre voix s'élève.

Nous n'irons plus au bois,
Les lauriers sont coupés,
La belle que voilà
Ira les ramasser ♫


Ramasser les corps, pourquoi pas, parce que pareil au vampire, notre obsession ce soir n'est offerte qu'au sang, que l'on veut voir couler et se répandre, pour offrir à la terre du parc des fleurs rouges passion, une offrande à la symbolique quasi divine. Ne reste plus qu'à attendre la neige blanche de l'hiver, et notre envie de blesser n'en sera que décuplée. Et pourtant, nous sommes calmes, quand nous repérons la lumière d'une baguette dans un arbre.. quelle heureuse coïncidence ! Notre curiosité maladive est alimentée. Quel est l'être en danger dans ces branches ?

Entrez dans la danse,
Voyez, comme on danse,
Sautez, dansez,
Embrassez qui vous voudrez. ♫


Nous appelons la silhouette d'un sifflement, et distinguons dans la lumière la frimousse d'un adolescent. Oh, joie ! Nos instincts maternels se verront peut-être réanimés par la présence d'un être à éduquer ? Nous n'aimons pas blesser les innocents, aussi ce petit se garde vivant en étant si jeune - du moins tant qu'il ne commet pas d'impaire. Il suffit d'un rien pour que nous soyons sur la branche avec lui, accroupie, et la magie nous protégeant du monde, avant de glisser notre baguette dans notre botte.

- La belle que voilà
Ira les ramasser,
Si la cigale y dort,
Il n'faut pas la blesser. ♫



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Alexander Hurtson
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alexander Hurtson, Mer 23 Nov 2016 - 21:41


Tu te sens partir dans ton histoire. Tu es bien, posé dans ton arbre, accompagné seulement des personnages de ton livre, de la solitude et de ta lumière. Les mots défilent à toute vitesse sous tes yeux. Le livre que tu lis actuellement est un vieux conte de Rudyard Kippling, un auteur de la fin du XIXème siècle. Cela s'appelle Le livre de la Jungle. C'est l'histoire de la richesse humaine dans sa plus profonde simplicité. C'est un très beau conte que tu as découvert par hasard dans la bibliothèque à côté de chez toi. Tu t'es empressé de l'emprunter et en étant tombé amoureux, tu t'étais arrangé pour en avoir une copie. Depuis, les mots de ce livre n'ont aucun secret pour toi et tu connais les pages sur le bout des doigts. Mais tu ne peux t'empêcher de le lire à chaque fois que tu es en manque de lecture.

Un craquement se fait entendre en bas. Tu n'es pas seul. Sûrement un chat ou une autre bestiole. Ce n'est sûrement pas un gardien, leurs rondes de passent pas par ici et jamais ils ne dévient de leurs trajectoires initiales. Alors que tu te dis que ce n'est qu'une bête, un sifflement se fait entendre. Intrigué, tu passes la tête au travers des branches afin de voir qui est-ce et ce que cette personne te veut.

C'est une grande silhouette encapuchonnée. Elle porte un masque vénitien noir, tout simple. A cette vue, ton sang se glace. C'est... un Mangemort. Ton cœur s'arrête un moment avant de repartir dans un rythme effréné. Tu tentes tant bien que mal de te calmer. Avec un peu de chance, il ne te veut pas de mal. Tu n'as personnellement aucune raison d'avoir peur d'eux. Tu n'as rien à te reprocher et en plus, tu n'es pas si anti-mangemort que ça. En fait, tu es plutôt pour tout ce qui pourrait te permettre de progresser. Et les Mangemorts en font partie. Donc tu ne renies aucune piste. Néanmoins, tu espères que la silhouette ne va pas venir te parler, tu n'es absolument pas près mentalement à un dialogue avec un mage noir.

Trop tard, la forme encapuchonnée vient de monter avec toi sur l'arbre. Tu la vois ranger sa baguette dans sa botte. C'est plutôt une bonne nouvelle car cela signifie qu'elle ne compte pas te tuer tout de suite. Même s'il ne faut pas se fier aux apparences.

- La belle que voilà
Ira les ramasser,
Si la cigale y dort,
Il n'faut pas la blesser. ♫


Jolie chanson... Comptine moldue si tu te souviens bien. Tu essayes de contenir les tremblements de stress dans ta voix quand tu réponds d'une voix qui se veut détendue mais qui est tout sauf naturelle:

- Richard Kipling disait: "Il n'y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d'en faire un nouveau." Je... Je suis Alexander. Et vous êtes? Petit rire nerveux. Non bien sur, vous n'allez pas me donner votre identité. Puis-je vous aider?

Finalement ce n'était pas si terrible que ça. La seule chose stressante lors de cette discussion allait être que la moindre parole allait pouvoir causer ta mort, ce qui n'est pas vraiment rassurant. Tu comprends enfin ce que ça fait de marcher sur œufs.

NE PAS REPRENDRE LE RP SVP
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Mangemort 28, Ven 13 Jan 2017 - 22:09




- Richard Kipling disait: "Il n'y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d'en faire un nouveau." Je... Je suis Alexander. Et vous êtes? Non bien sur, vous n'allez pas me donner votre identité. Puis-je vous aider?

La mélopée continue dans les rires alors que la branche craque à peine. Nous sommes accroupies, telles l'oiseau que nous sommes, prêtes à prendre notre envol au moindre soupçon d'ennuis. Nous gardons la tête froide malgré la musique qui grimpe, qui hurle, qui mords et étrangle un peu de vide pour nous laisser engourdies. Nous prenons par le bras le froid de l'hiver et nous hochons doucement la tête. Alexander. Et si nous t'offrions un peu de mal ? Nous en avons en réserve, avec les doigts encore un peu tâchés. Du sang, tu comprends. Nous avons étranglé. Une mésange. Une colombe. Pour le rire sadique du vent dans nos oreilles.

-Tu peux nous appeler 28.

C'est comme ça qu'ils nous appellent, tous. Les autres, bien sur. Les autres avec leurs masques et leurs marque, comme si nous n'étions tous que des pantins. Mais non. Chacun est différent, brillant à sa manière. Et nous sommes bien à notre place, médicomage presque attitrée, bien trop douée pour l'ombre d'un arbre. Mais là aussi, nous prenons un bon moment dans le calme et la sérénité, avec l'adolescence pour rafraichir nos vieilles jambes.

- Peux-tu briser le secret magique ? Sur, ça nous aiderait !

Puisque c'est notre objectif cette année. Comme les Phénix se tirent dans les pieds, c'est presque une affaire dans la poche. Nous courir après, c'est comme vouloir attraper de la fumée avec les mains. C'est possible, mais dans les rêves seulement. Nous comprenons qu'on puisse rêver de nous. Nous, on espère même que ce sera de beaux cauchemars où le sang est comme la pluie, qu'il coule à chaque orage.

- Dis nous, petit. nous remontons notre foulard sur nos lèvres. Quel âge ça te fait ?
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Alexander Hurtson
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alexander Hurtson, Sam 14 Jan 2017 - 14:18


Tu n'arrives pas vraiment à savoir ce qu'il te prend. Cette soirée qui était censée se passer tranquillement en lisant a été perturbée par l'arrivée d'une masquée. Mais toi au lieu de partir en courant ou de lui dire de partir, tu rentres dans son jeu. Simple envie d'en découvrir plus ou soif de voir ce qu'elle peut te proposer. Tu sais que ce n'est pas raisonnable. Discuter avec un Mangemort a environ une chance sur dix de mal se terminer. Mais tu aimes jouer avec le feu. Ou plutôt avec l'ombre dans ce cas.

Même si tu essayes de paraître calme, ton esprit est tiraillé. Tes doigts sont parcourus de tremblements nerveux que tu ne peux empêcher. La moitié de ton cerveau te dit que cette rencontre peut t'être bénéfique tandis que l'autre te crie de t'enfuir et de la laisser seule. Mais quelle partie écouter? Tu as trop souvent écouter la raisonnable. Et cela ne t'a jamais rien apporté. Ce que tu veux, c'est avant tout progresser. Peu importe si c'est grâce aux Mangemorts ou à n'importe qui d'autre. La fin justifie les moyens. Et puis tu as une Mangemort face à toi donc autant en profiter. Elle t'annonce qu'elle s'appelle 28. A défaut d'avoir un nom, tu as au moins un matricule. Tu te dis que 28 c'est plutôt sympa. Deux chiffres ronds dont l'un étant le symbole de l'infini, c'est forcément cool. Reste à voir si la personne portant ce nombre l'est aussi.

- Peux-tu briser le secret magique ? Sur, ça nous aiderait !


Rien que ça? Elle ne manque pas de cran. En même temps, il faut dire qu'elle peut se permettre de te demander n'importe quoi étant donné qu'elle te domine. Mais briser le secret magique... Quand tu as demandé si elle avait besoin d'aide c'était plus du genre donner un renseignement pour un chemin à suivre ou quoi. Mais tu aurais du savoir qu'elle n'allait pas te demander la recette des crêpes de ta grand-mère. Heureusement d'ailleurs car tu ne la connais pas. Pendant que tu réfléchis à quoi lui répondre, elle te demande quel âge tu as. La conversation serait-elle en train de prendre un tournant normal?

- J'ai 17 ans depuis peu. Quand au secret magique... C'est un peu gros ce que vous me demandez non? Je peux peut-être aider différemment. Et puis quand bien même j'accepterais, qu'aurais-je à y gagner? Autre petite question, ais-je une quelconque garantie de sécurité? Non pas que je sois lâche, j'aime juste savoir dans quoi je m'engage avant de dire oui, je ne suis pas une marionnette.

C'est quand même dingue à quel point négocier en situation de faiblesse est compliqué. Tu sens ta chemise qui est devenue trempée en l'espace de seulement dix secondes. Le stress. Tu as pris beaucoup trop d'assurance en lançant cette réponse. Dangereux, trop dangereux. Ton coeur commence à accélérer et la sueur coule sur ton front. Qu'est-ce qu'il t'a pris? Tu es plus prudent d'habitude. Et comme par hasard c'est lors des moments primordiaux que tu pers la tête. C'est débile et potentiellement mortel. Tu viens de lancer une nouvelle pièce et le côté sur lequel elle va retomber a une chance sur deux de ne pas t'être favorable.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Mangemort 28, Sam 14 Jan 2017 - 15:34



L'étoile filerait presque, alors que le vent s'engouffre dans les pans de cape. Noire, la cape. Noire, comme l'âme et le cierge qui brûlait autrefois autour de la tombe. Nous nous sommes comprises en posant le regard sur le masque. Il faut se le demander, aussi, d'où un Mangemort tient son masque. Il n'y a pas de boutique pour eux, avec la collection complète automne-hiver de masques et de capes. Nos atours ont une histoire. Un morceau de notre véritable identité que nous portons pour la camoufler. La symbolique est étourdissante.

Et le petit qui parlait d'échanges, de garantie, de sécurité ? Face à nous, tu trembles hein. Mais pose-toi la question. Ne sommes nous pas les véritables représentants de la Justice quand cette dernière se veut sournoise et dévalorisante ? Nous sommes un étendard que chacun peut choisir d'éviter mais que nul ne peut ignorer. Oublier. Nous sommes 28 depuis toujours et la marque est là pour l'éternité. Notre combat en vaut la peine, quels que soit les risques que nous prenons pour cela. Il fallait bien que quelqu'un s'y colle, pourquoi pas nous ?

- Prends garde, mon garçon. La frontière entre le cran et la stupidité est bien mince. Nous n'aimons pas la stupidité.

Nous tapotons gentiment la tête du môme. Ils sont tous plein de vie, d'espoir. Ils transpirent tous le besoin de vivre à en perdre la tête. C'est pour eux que nous nous battons férocement. Ce genre de rencontre imprévue nous rappelle à quel point nous sommes sur le vrai bon chemin. Nous ne sommes les méchants que parce que nous sommes plus puissants qu'eux.

- Tu peux nous aider, à ton niveau. En échange, nous sommes disposés à te faire frôler ce que nous sommes : la véritable magie, la puissance non-retenue. Nous ne nous imposons pas de restrictions parce que la Magie n'en a pas. Elle est l'absolue.

Si elle n'avait pas de lois à sa création, l'Homme n'a pas à lui en soumettre pour protéger son petit confort. Nous ne nous plions devant aucune e leur stupides supercheries.

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Alexander Hurtson
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alexander Hurtson, Sam 14 Jan 2017 - 17:23


La pièce retombe. Au ralenti, tournant sur elle-même. Et puis elle retombe lorsque la silhouette encapuchonnée face à toi reprend la parole. Mauvais côté, mauvais pour toi. Tu as voulu jouer, tu as perdu. Heureusement qu'elle est plutôt sympa avec toi. Elle te met en garde, te laisse une chance de rejouer. Et te donne un conseil: ne sois pas trop stupide. Cela pourrait être fatal pour toi. Elle ne le dit pas mais tu le sens bien. Au moindre faux pas, elle s'en ira, te laissant ici. Finalement tu n'as pas si envie qu'elle parte que cela. Qui sait ce qu'elle peut t'ouvrir comme opportunités.

La voilà désormais qui te tape sur la tête. Mouvement de recul. Instinctif. Pourquoi t'a-t-elle touché? Un geste d'affection? Te montrant ainsi qu'elle oublie ta stupidité d'avant? Peut-être, personne n'est dans sa tête. Tu bredouilles une excuse, penaud. Peut-être que finalement tout n'est pas perdu. Ton coeur se calme peu à peu. Tu retrouves un souffle normal et la boule qui te prenait l'estomac n'en prend plus que les deux tiers. Tu es un peu plus posé. Plus apte à réfléchir également. Et prêt à éviter les conneries.

Elle reprend en te proposant de les aider à ton niveau. Cela te convient déjà mieux mais tu tentes de rester impassible, de ne rien lui montrer. Elle continue en te proposant un échange. Tes lèvres ne peuvent s'empêcher de s'étirer en un petit rictus et tu deviens tout d'un coup beaucoup plus attentif. Serait-elle entrain de te proposer une initiation à la magie noire? En tous cas, le plus sage est pour le moment d'arrêter de parler de récompense. La meilleure solution est de dire oui et ensuite, ils te récompenseront.

- Excusez-moi encore pour toute à l'heure. Je me suis un peu laissé emporter. Que dois-je faire?

Cette phrase qui peut sembler anodine ne l'est en rien. Tu viens de dire à un Mangemort que tu allais leur rendre service. Es-tu censé douter à ce moment-là? Car ce n'est absolument pas le cas. Cela viendra plus tard. Comme à chaque fois. Quand il est trop tard pour reculer.
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Leo Keats Gold
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Ven 14 Avr 2017 - 13:16


Rp unique

Tu marchais, heureux comme jamais, tu marchais seul dans ces rues qui résonnent. Un sourire con peint sur les lèvres, c'était le printemps, et tout ce qui va avec, coups de pollen, de fleurs, d'effluves. alors tu marchais, ne regardant rien d'autre que le paysage où te menaient tes pieds.
À ta droite une fleur ayant du mal à s'enraciner.
Un petit #Herbivicus, et le problème est réglé.
Tu continues ta route, comme si de rien était.
Tu continues
Encore
Toujours.
Une petite vieille avec son sac.
Un #Orchideus informulé et voilà la belle avec un bouquet.
Pollen qui te chatouille
Qui gribouille.
T'avance, quitte le chemin de traverse, parce qu'il faut bien se promener parfois.
Direction le métro que tu gratifies d'un petit #Voluptas Garden.
Les Moldus seraient surpris de sentir autre chose que la pisse.
Direction Greenwich,
Pour revoler un peu,
Pour apprendre à faire le chat.
Tu sautes de la rame,
Prends tes jambes à ton cou
Et te précipite vers le toit de l'immeuble.
Pour jouer avec le vent.
Une fois là haut,
Tu provoques
L'univers
à grands coups d'#Eolo Procella.
Pour que l'air caresse.
Apaise.
Tu contemples la ville qui s'étend à tes pieds.
Puis aperçoit à ta droite,
une plante en pot
que tu n'avais pas encore vue.
Un peu sèche.
Alors tu t'approches.
La prend dans tes bras
Lui lance un #Aguamenti Minima.
Sur ces feuilles,
Une chenille.
En train de la dévorer.
Tu jetais l'infâme au loin.
Profitant de ta force,
Faisant acte d'hubris.
Tu lançais à la petite plante un #Curo As Velnus
Doublé d'un #Epiksey
Sans réellement savoir si cela ferait effet.
Une plante n'est pas humaine.
Tu vis donc tristement que ton sort n'avait servi à rien.
Tu lui lançais donc un #Ferula,
et sa feuille fut donc bandée,
À l'abri de toute chose.
Tu lançais ensuite un #Wingardium Leviosa sur la chenille avant de la secouer dans tous les sens
Afin de la punir.
Puis tu la reposes avant de lui lancer un #Ango Nubes.
La laissant un peu étouffer avant de l'achever d'un #Incendio.
Tu graves ensuite sur le toit de béton
"Ci-gît Camille La chenille
Hier-Aujourd'hui."

Assis au bord du toi
tu contemples la ville.
Oublie le temps.
La fatigue t'a gagné.

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Seth McSoul
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Seth McSoul, Sam 15 Avr 2017 - 17:56


RP unique sous forme de dialogue.
Avec la participation de Ariana Hastings pour la lettre.

Hibou (3/3)

La nuit est tombée (voir 2/3). Seth se trouve chez Meredith, son amie proche avec qui il entretient une relation ambiguë. Tous deux sont assis d'un bout à l'autre du sofa. Seth, un carnet de croquis à la main, est en train de dessiner Meredith d'un air concentré. Meredith lui sourit.

Meredith : Tu sais que tu es un cliché vivant ?

Seth : Pourquoi ?

Meredith : Le jeune adulte flemmard, artiste incompris, qui a abandonné tous ses projets pour se replier sur lui-même en espérant qu'une opportunité lui tombe dessus pour relancer sa vie.

Seth : Je n'attends aucune opportunité.

Meredith : Alors qu'est-ce que tu attends ?

Seth : Rien du tout. Ma vie ne s'est pas arrêtée. Je vis, là, non ?

Meredith : Tu te rends quand même bien compte que tu pourrais être plus heureux que ça ? Tout le monde cherche à être heureux.

Seth : Est-ce que le fait d'avoir un travail bien payé, un foyer confortable et un quotidien stable permettent réellement aux gens de trouver le bonheur ? Je ne sais pas. Tu te sens vraiment heureuse, toi, là où tu es ?

Meredith : Ce n'est pas moi qui suis resté enfermée dans ma chambre pendant plus de deux ans. Si je te dis ça à toi, Seth, c'est que je sais très bien que tu peux faire mieux que les autres.

Seth : Tu dis ça simplement parce que je suis un sorcier. Je n'ai rien de différent des autres. Bon, arrête de bouger, je n'arrive plus à te dessiner.

Meredith reste fixe pendant quelques secondes, arrêtant de parler, puis reprend soudainement.

Meredith : Tu pourrais vivre chez moi, en attendant.

Seth (surpris) : Je t'ai dit d'arrêter de bouger !

Meredith : Si ta mère en a marre de te voir chez elle, tu pourrais venir chez moi.

Seth : Ton appart' est tout petit.

Meredith (les joues rouges) : On peut se serrer.

Seth (hésitant) : … Je verrai.

Meredith : Tu dis ça à chaque fois qu'on te propose quelque chose !

Seth (énervé) : Ecoute, tu permets que je réfléchisse, non ? Tu ne veux quand même pas que je te réponde maintenant !

Meredith : Promets-moi que tu y réfléchiras vraiment.

Seth : J'y réfléchirai vraiment. Voilà, ça te va ?

Meredith : … Oui.

Tous deux restent silencieux tandis que Seth continue à dessiner Meredith. Un bruit de battements d'ailes se fait peu à peu entendre, et un hibou apparaît soudain à la fenêtre. Meredith se lève brusquement de son sofa, affolée.

Meredith : Mon Dieu, qu'est-ce que c'est que ça ! Je déteste les oiseaux !

Seth : Calme-toi, c'est un hibou. Je suis un sorcier, tu te souviens ?

Meredith : Alors dépêche-toi de le virer de chez moi ! Lance-lui un sort, fais un truc !

Le hibou jette une lettre froissée sur Seth avant de reprendre son envol.

Seth : Voilà, il est reparti. Laisse-le faire son boulot, tu veux ?

Meredith se rassied sur le sofa, choquée. Seth, pendant ce temps, ouvre la lettre et commence à la lire. Il reconnaît l'écriture d'Ariana.
(Pour lire la lettre, c'est par ici)
Meredith, intriguée, se rapproche pour essayer de lire.


Meredith : C'est qui, Ariana ?

Seth (sournois) : Tu es jalouse ?

Meredith (détournant les yeux) : Pas du tout !

Seth : C'est ma demi-sœur.

Meredith : Ta demi-sœur ? C'est bon, arrête de mentir, je ne t'en voudrais pas si tu avais une copine…

Seth (le sourire aux lèvres) : Tu es sûre de ça ?

Meredith ne répond pas.

Seth : C'est bien ma demi-sœur. Je ne t'en ai jamais parlé, c'est tout. Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vue, on n'a jamais été très… proches.

Meredith : Qu'est-ce qu'elle te veut, alors ?

Seth (soucieux) : Je ne suis pas sûr de bien comprendre, mais apparemment, elle voudrait… vivre chez moi.

Meredith (surprise) : Vivre chez toi ? Si seulement tu avais un chez toi ! Tu penses vraiment que ta mère va accepter ?

Seth : Ça m'étonnerait...

Meredith : Ta sœur, si tu en as vraiment une, devrait bien savoir que tu as des problèmes d'argent et de logement toi aussi.

Seth : Je n'ai pas tant de problèmes de logement, en fin de compte. J'ai ma mère, j'ai Elliot… et puis j'ai toi.

Meredith : Et autant te prévenir tout de suite, si tu essayes de faire venir ta sœur ici, je n'ai pas assez de place pour accueillir deux sorciers chez moi, surtout si tu m'as caché son existence pendant toutes ces années. Pourquoi elle ne demande pas à Elliot ? Ça doit être son frère aussi, non ?

Seth : La relation entre Ariana et Elliot tourne autour de la gêne, le malaise et la distance… Je n'ai jamais été là pour les présenter, à vrai dire.

Meredith (inquiète) : Alors qu'est-ce que tu comptes faire ?

Seth : … Si je te parle un peu de ma sœur, tu accepterais de l'héberger à ma place ?

Meredith (outrée) : Quoi ? Tu rigoles ?

Seth : Juste quelques temps, Meredith, je te promets de trouver une solution rapidement !

Meredith : Mais…

Seth (d'un ton suppliant) : Je t'en priiiie, elle n'a nulle part où aller et elle a besoin de moi !

Meredith : Seth, tu n'imagines quand même pas que… Enfin, je veux dire, c'est toi que je veux voir ici, pas une inconnue ! Tu comprends bien !

Un silence se fait entre les deux « amis ».

Meredith : … Bon. Elle a un numéro de téléphone, ta sœur, ou elle se contente d'envoyer des hiboux ?

Seth : Je ne l'ai pas sur moi, on a toujours communiqué par lettres. Mais je pourrais le demander à sa mère. Alors tu es d'accord ?

Meredith : Je n'ai pas dit oui. Si elle vient chez moi pour quelques temps, elle a intérêt à être gentille, j'espère qu'elle ne profite pas de toi.

Seth : Ce n'est pas tout à fait son genre…

Meredith : Mais si elle reste longtemps, je te préviens, je ne compte pas la loger gratuitement pendant plus d'un mois ou deux.

Seth : On aura réglé ce problème d'ici là, promis !

Meredith : … Alors trouve-moi son numéro et termine ce dessin, ça fait deux heures que tu tiens ce foutu crayon.

FIN.
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Ariana Hastings
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Ariana Hastings, Dim 16 Avr 2017 - 16:32


PV avec Seth McSoul (et le PNJ Meredith Hammer)
Suite du RP juste au-dessus


Ariana n'avait pas utilisé son téléphone moldu depuis des années et, si on lui avait demandé, elle aurait probablement répondu qu'il ne fonctionnait plus. Plus personne ne la contactait ainsi, sa famille était maintenant habituée aux lettres par hiboux, et ses amis – bien qu'elle n'en avait pas énormément ces temps-ci – étaient tous sorciers de toute façon. Mais tout cela ne l'empêcha pas de recevoir un sms, un matin, d'un numéro inconnu, seulement quelques minutes après avoir reçu la lettre de Seth.

Écrire à Seth avait été facile, lui demander un logement un peu moins. Elle avait craint que son frère la croit seulement intéressée, mais la réponse de ce dernier l'avait bien vite détrompée. Ils ne se connaissaient pas si bien que ça, ils n'avaient pas grandi ensemble et le nombre de fois où ils s'étaient vu pouvait se compter sur les doigts de la main, mais Seth la comprenait. Il l'avait rassurée, avait joué son rôle de grand frère, et lui avait promis un toit chez une ancienne petite amie.

Avec seulement quelques messages échangés, Ariana n'était pas sûre de pouvoir dire exactement qui était Meredith, mais elle semblait assez sympathique pour partager un appartement avec elle. Seulement pour quelques mois. Ariana n'avait pas besoin de plus. Dans quelques mois elle irait mieux. Elle pourrait retourner à la maison. Et si ce n'était pas le cas, elle était certaine d'avoir assez pour se trouver son propre chez-elle. Elle trouverait un travail, Seth l'aiderait, et Meredith aussi. Tout irait bien.

Ariana avait fait le trajet depuis Pré-au-Lard comme elle avait fait la plupart de ses trajets depuis son retour d'Afrique : en stop. Apparemment les moldus aimaient ça. Et elle aimait parler avec eux de problèmes non-magiques. Elle aimait prétendre être une autre pour toutes ces personnes avec qui elle ne passait que quelques minutes ou quelques heures. Avec un peu de chance, la vie avec Meredith pourrait être similaire à ces rencontres de voiture.

La jeune femme avait donné rendez-vous à Seth et Ariana dans un petit café non loin de son appartement, et Ariana avait parfaitement conscience de son état : ses vêtements étaient sales et abîmés, elle ne s'était pas lavé les cheveux depuis l'Afrique, et avait du mal à trouver un lit où dormir ces derniers temps. Elle avait l'air d'une clocharde, d'une vagabonde qu'on virait des magasins à coup de balai, et elle était certaine de voir cet air de dégoût dans les yeux de Meredith. Mais, avec un peu de chance, Ariana lui ferait encore plus pitié et lui donnerait encore plus envie de l'héberger.

Le café était moderne, sobre et élégant, avec des tables en bois brut et des chaises en métal. Ariana s'installa dans le fond, à l'abri du regard et du jugement des moldus, et déposa son petit sac à ses pieds. L'avantage d'être sorcière : se contenter d'un tout petit sac qui pouvait en contenir bien plus qu'il n'y paraissait ! Comme elle avait de l'avance, Ariana commanda un thé – s'il y avait bien une boisson que les moldus préparaient mieux que personne, c'était celle-ci ! – et sortit son ancien livre de potions de son sac. Un peu de lecture légère pour patienter...
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Seth McSoul
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Seth McSoul, Sam 6 Mai 2017 - 15:38


Seth demeurait perplexe depuis quelques minutes déjà, assis sur une chaise haute près de la table du salon. Le temps semblait filer à toute vitesse et ne le laissait pas réfléchir en paix : s'il ne donnait pas rapidement de réponse, il savait pertinnement que son beau-père allait le faire pour lui. Jean-Eugène le fixait en face de lui, les bras croisés, l'air agacé, attendant impatiamment que le jeune homme prenne la parole.

- C'est ta dernière chance, dit-il.

Seth n'en pouvait plus, il ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d'oeil à sa montre toutes les cinq secondes en se disant qu'il lui manquait du temps. Les sourcils froncés, les doigts crispés, le regard attentif : puis soudain, ce fut l'illumination. Tout son corps se détendit, soulagé, et le garçon jeta un regard amusé à son aîné.

- J'ai trouvé.

Il déplaca les lettres devant lui, les rangea dans l'ordre, et sourit d'un air satisfait. Il déposa chacune des lettres en bas du plateau de jeu, à la verticale, et l'expression faciale de son beau-père devint de plus en plus déconfite.

- Womatou. Mot compte triple.

Jean-Eugène resta silencieux pendant quelques secondes.

- … Womatou ? Sérieusement ?

- C'est une sorte de panthère, c'est l'un des animaux emblématiques d'Ilvermorny, répondit Seth. Ils utilisent ses poils pour faire des baguettes. Tu peux vérifier, je te jure que c'est vrai.

- Tu sais à quel jeu on joue, au moins ?

- Au Scrabble, oui, justement, je te dis que tu peux vérifier, ça existe.

- Au Scrabble moldu, Seth. Je sais que tu es ravi d'exposer tes connaissances en terme de culture extraordinaire, mais ici, si tu le permets, j'aimerais qu'on reste à niveau égal et qu'on se contente d'utiliser nos connaissances communes et un peu plus ordinaires, ou… normales.

- Si on se contentait des connaissances moldues, tu me batterais à plate couture ! Laisse-moi avoir un petit avantage !

- De toute façon, tu trouves toujours le moyen de gagner, se lamenta Jean-Eugène. Bon, tu ne devais pas rejoindre ta copine et aller en ville, toi ? On continuera la partie plus tard, le temps que je réfléchisse à un moyen de rattraper tes points.

Seth jeta un nouveau coup d'oeil à sa montre, mais pour une autre raison cette fois.

- Meredith devait me rejoindre ici, mais elle est en retard apparemment.

« Ariana doit être en train d'attendre toute seule, la pauvre, je devrais peut-être la rejoindre » pensa-t-il. Il prépara un petit sac dans lequel il rangea son porte-feuilles et le cadeau qu'il avait préparé pour le retour d'Ariana. Il s'apprêta à sortir tout en envoyant un sms à Meredith pour lui dire de les rejoindre au café, mais se retourna vers Jean-Eugène au dernier moment.

- Au passage, Meredith n'est pas ma « copine ».

- C'est ça, c'est ça. Allez, bonne soirée ! lança le beau-père tandis qu'il se préparait un sandwich.

Sur la route, Seth réalisa qu'il n'était absolument pas angoissé à l'idée de retrouver sa petite sœur après tout ce temps. Bizarrement, il se sentait très à l'aise avec cette situation : il avait presque hâte de présenter Meredith à Ariana, et inversement. D'un côté, le fait de pouvoir réunir tous ses proches lui faisait peur, et cela expliquait pourquoi il n'avait pas encore parlé du retour d'Ariana à sa mère, son beau-père et son frère aîné ; mais de l'autre, cette proximité des membres de sa famille le rassurait. Tout était en train de bouger, mais c'était un changement serein qui se rapprochait peu à peu : s'il s'y prenait bien, ils allaient peut-être pouvoir tous fonder une famille, une vraie, sans la présence de Gordon McSoul comme élément perturbateur susceptible de les diviser. Et, quelque part au fond de lui, Seth espérait que les membres de sa famille, une fois tous réunis, l'aideraient personnellement à lui trouver un but, se concerteraient pour le soutenir et le sortir de son lit. Seth avait beau se répéter chaque jour qu'il y arriverait par lui-même, une voix à l'intérieur de lui le croyait incapable d'y parvenir.

Lorsqu'il arriva enfin au café, il remarqua que Meredith était déjà là, toujours en train de se faire des plans de son côté. Peut-être avait-elle voulu se faire sa propre opinion d'Ariana avant que Seth ne la lui présente, se dit ce-dernier. En face de son amie se trouvait une jeune fille, ou plutôt devrait-il dire une jeune femme, qui fit ressentir à Seth un incroyable et déstabilisant coup de vieux.

Ariana avait changé. En bien ou en mal, il n'aurait su le dire au premier abord, mais il s'agissait là d'un fait indéniable : sa petite sœur avait beaucoup grandi. Ses vêtements étaient abimés et mal-lavés et Seth sentit qu'elle n'avait pas vraiment pris soin d'elle ces derniers jours, même si tous les voyages qu'elle avait dû effectuer ne lui rendaient pas justice. Toutefois, sa tenue actuelle ne la trompait pas : sous ses airs de clocharde (pardonnez-lui le mot), Ariana était belle, rayonnante. Son teint avait bronzé et ses cheveux étaient passés du blond au châtain foncé sans que le jeune homme ne puisse dire s'il s'agissait d'une teinture ou de sa couleur naturelle. Déjà petite, elle était toute mignonne, mais elle était devenue à présent une belle femme au regard enflammé qui lui donnait un air mûr, séducteur et sûr d'elle, le genre de regard que l'on ne voit pas chez les gamines innocentes des premières années de Poudlard.

Seth ne l'avait vue grandir à présent qu'à travers des photos de vacances et n'avait entendu sa voix plus adulte que depuis des patronus ou des beuglantes qu'elle lui avait envoyées pour rigoler. Mais la voir en vrai était totalement différent et, même s'il ne pouvait encore dire s'il était fier ou non de ce qu'elle était devenue, il ressentit néanmoins un léger complexe d'infériorité en se voyant lui, devant un miroir dans la salle de bain, portant un peignoir tâché, avec ses yeux fatigués soulignés par des cernes d'insomniaque et sa barbe sale et mal rasée. Certes, Ariana n'avait pas l'air aujourd'hui plus soignée que lui, mais on voyait clairement à son allure qu'elle avait pris soin d'elle pendant toutes ses années, quelles que soient les mésaventures qui s'étaient dressées sur sa route.

Seth s'approcha des deux filles, redressant le dos d'un air assuré et confiant, se sentant obligé malgré lui de jouer le rôle du maître du jeu, l'arbitre, le mâle autoritaire qui dirigeait cette rencontre. Il déposa un baiser amical sur la joue de Meredith qui ne prit même pas la peine de se lever en le voyant.

- Tiens, voilà la vedette ! Tu en as mis du temps, dit-elle en le taquinant.

- Je t'attendais, se justifia Seth.

Ariana, contrairement à elle, se redressa presque immédiatement en le voyant approcher. C'était un grand jour autant pour Seth que pour elle. Seth lui sourit.

- Salut, dit-il, ça va ? Tu m'as manqué.
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Ariana Hastings
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Ariana Hastings, Lun 15 Mai 2017 - 18:04


« Manuel avancé de préparation des potions ? »

Ariana sursauta, et leva les yeux pour tomber nez à nez avec une jeune femme la regardant avec un petit sourire en coin, et le regard légèrement inquiet.

« Tu ne devrais pas lire ce genre de livres en public. »

Ariana ferma l'ouvrage et le posa sur la table devant elle, à côté de son thé.

« Les moldus aussi préparent des potions. » dit-elle avec un sourire plus large et franc que sa nouvelle compagne. « J'aurais pu choisir un livre moins discret. Et puis, comment m'aurais-tu reconnue sinon ? »

Meredith ne répondit pas et s'assit en face d'Ariana. Elle était jolie, avec de longs cheveux roux, et des yeux d'un bleu très clair, presque gris.

« Seth n'est pas encore arrivé ? » demanda-t-elle en commandant un thé elle aussi.

« Et non. » Ariana secoua la tête.

« Toujours en retard. »

Meredith tourna la tête et son regard se fixa sur la photo encadrée accrochée au mur. Une photo artistique plutôt jolie, mais sans grand intérêt. Le silence était pesant entre les deux jeunes femmes, et Ariana était certaine que Meredith évitait son regard intentionnellement. Elle tapota du bout des doigts la couverture de son manuel de potions.

« Alors... » commença-t-elle sans trop savoir comment cette phrase allait finir. « Tu fais quoi dans la vie ? »

« Je suis étudiante en psycho. Et j'ai des petits boulots ici et là pour payer le loyer. » répondit Meredith, jetant un petit coup d’œil à Ariana avant de sortir son téléphone.

Le silence retomba, et Ariana esquissa un petit sourire maladroit. L'après-midi risquait d'être très, très, long si Seth n'arrivait pas très bientôt. Et vivre avec Meredith risquait d'être encore plus long… C'est alors que la porte vitrée du café s'ouvrit et Seth entra. Il s'approcha de leur table, et déposa un baiser sur la joue de Meredith, qui retrouva son sourire et le taquina.


« Tiens, voilà la vedette ! Tu en as mis du temps ! »

Seth lui répondit quelque chose, mais Ariana ne l'écoutait plus, elle s'était redressée sur sa chaise, voulant avoir l'air moins misérable qu'elle ne l'était, une petite boule au ventre à l'idée de revoir son frère après si longtemps. Il avait changé. Il avait l'air plus adulte, mais surtout plus âgé et fatigué, les traits tirés et une barbe de quelques jours. Ariana reconnecta son cerveau quand il lui sourit, juste à temps pour l'entendre dire :

« Tu m'as manqué. »

« Tu m'as manqué aussi. » affirma-t-elle avec plus d'assurance qu'elle n'en avait eu avec Meredith jusqu'à présent.

Les choses étaient toujours faciles avec Seth. Et Meredith aussi semblait soudain plus à l'aise, elle avait rangé son téléphone et souriait franchement à Seth, son expression pleine d'affection reflétant aussi sur Ariana dès qu'elle tournait le regard vers elle.

L'ancienne Serdaigle bu une gorgée de son thé – tiède – et regarda les deux jeunes gens assis en face d'elle. Elle voulait dire quelque chose (n'importe quoi!), mais ne savait pas comment entamer la conversation. Alors elle sourit bêtement et baissa les yeux vers sa tasse. Les choses commençaient bien dis donc...
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