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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes :: Barjow & Beurk
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Comptoir
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Temperence Black
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Re: Comptoir

Message par : Temperence Black, Lun 28 Nov - 22:38


Réponse à Ashton.


- Oui il nous reste bien des miroirs à double sens, c'est huit gallions la paire.

Ni bonjour ni m*rde. La politesse avait-elle fuit cette rue de la même façon que la lumière ? Temperence était bouche bée face au vendeur qui venait de se présenter face à elle. Habillé tel un croque-mort et arborant une paire de lunette noire malgré l'éclairage du lieu, elle était tombée sur un excentrique. Elle n'eut cependant pas cette image bien longtemps. A peine avait-il ouvert la bouche qu'une forte odeur de tabac fouetta la jeune fille. Un tabac à l'odeur bien trop particulière pour être légal. Cet homme n'était pas un excentrique mais juste un mec défoncé ou en train de le faire. Cela ne dut pas vraiment la surprendre car Temperence esquissa un léger sourire. Comme quoi les drogues ne se limitaient pas qu'au monde des moldus et que même loin de France, l'odeur âcre et délicieuse de l'herbe restait dans sa mémoire.

- Consommer ainsi n'est pas vraiment malin, j'aurais pu être du ministère, murmura Temperence tout bas, l'homme avait-il entendu ? Peut-être, c'était même fort probable.

Elle se saisit de la paire de miroirs et les fit machinalement tourner entre ses doigts ensanglantés sans vraiment s'en rendre compte. Ce ne fut que quand elle sentit une goutte du liquide chaud s'écouler sur son poignet qu'elle comprit que le ruban avait fini par être saturé du liquide rouge. Elle essuya les miroirs sur un bout de mouchoir encore imberbe de sang avant de le reposer sur le comptoir en direction du vendeur.  

Temperence fixa un point inexistant durant quelques secondes. Avait-elle réellement besoin d'un nouveau jeu de miroirs ? Où étaient les derniers qu'elle avait pris soin de bien ranger dans un carton ?  Le plus prudent ? Garder son argent et en acheter en cas de besoin réel.

- Enfaite non, je ne prendrais que le livre s'il vous plait. Dit-elle en prenant soin d'accentuer légèrement ses mots.

Temperence poussa les 5 gallions de sa main valide. Elle serra un énième mouchoir dans son poing gauche si bien que ses jointures blanchirent légèrement, empêchant ainsi le sang de s'écouler sur le comptoir ciré. En rentrant chez elle, elle devrait demander une virée à St-Mangouste histoire de faire recoudre sa main et de vérifier si ses vaccins étaient bien à jour. Le risque d'attraper le tétanos n'était pas pour la mettre en totale confiance. Quand une idée folle lui vint à l'esprit. L'accident étant arrivé dans la boutique, elle possédait le droit de lui demander un coup de baguette simple afin de faire en sorte que de cette plaie profonde il ne reste qu'une cicatrice en à peine 10 secondes mais où en était-il ? Totalement sous l'emprise de la substance ou encore suffisamment sain d'esprit ? Finalement, ce fut l'idée de se retrouver avec une main en moins qui la fit le plus déchanter. La drogue c'est mal. Elle en avait elle-même payé les frais une année auparavant.
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Hugh Dey
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Re: Comptoir

Message par : Hugh Dey, Ven 2 Déc - 5:51


[PV Lizzie Bennet]

Je jetais des regards derrière moi en entrant sur l’Allée des Embrumes. J’avais décidé de ne pas changer de visage. Mais avec le dossier que j’avais, je n’aimais pas trop pénétrer dans cette allée à visage découvert. Cela me rendait encore plus suspect.

Etant donné le froid ambiant cela dit, je m’étais vêtu de mon épaisse cape noire. Et j’avais rabattu le capuchon. C’était plus sûr. Avec un peu de chance, personne ne me reconnaitrait.

Du coup j’entrais. En plein jour. Un samedi. L’allée était brumeuse, comme d’habitude. Les pierres humides, repoussantes, vertes de mousse. Instinctivement, je rentrais les épaules pour ne pas toucher les murs de pierre. Mais j’avais une bonne raison pour pénétrer en ces lieux, alors je poursuivais ma route. Plus loin, toujours plus loin. Jusqu’à la Boutique d’Accessoires de Magie Noire.

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas pénétré en ces lieux. La fois dernière, j’avais simplement tenté d’arnaquer le vendeur. J’espérais que, depuis lors, les têtes avaient changées. Ou, si jamais c’était le même, qu’il ne me souviendrait pas de ma vaine tentative pour usurper une cape d’invisibilité. Ce que j’avais été débile à l’époque…

Je passais la porte, et directement je regardais autour. C’était étrange, je n’avais pas du tout la même sensation que la dernière fois. Je me sentais presque… en sécurité. Comme si les possessions d’Hollow Bation me familiarisaient avec tous les objets exposés ici. Je souriais. Puis je dirigeais mon regard vers une présence humaine, qui éventuellement aurait pu m’aiguiller. Il y en avait une oui. Humaine. Familière également. Mon sourire s’évanouit.

« Oh c’est toi »

C’était pas de la deception dans ma voix. Plutôt de la peur. Un mal être profond. Parce que la dernière fois que j’avais vu Lizzie Bennet, ça s’était pas forcément bien passé.

« Je… Je cherche un truc mais j’pense pas que ce soit direct en rayon. »
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Lizzie Bennet
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Re: Comptoir

Message par : Lizzie Bennet, Ven 2 Déc - 8:09


@Réponse à Hugh

j’ai la peur au ventre
qui grouille
comme une menace
plus qu’une promesse
j’y voyais le rêve
et voilà que j’en crève
m’absente toutes les 3h
pour gerber
tête qui tourne
nausée
malaises
parfois pour rester consciente
je reprends des habitudes
chopées en prison
chope la première matière
contre laquelle effiler ma peau
déchirer tout ce qui paraît
si surfait
ces mues d’une autre moi
de l’enfant
qui ne rentre plus dans ce corps
qui en déborde constamment
juste pour signaler
que ce qui existait d’elle
est mort
que n’en reste qu’un pus
ô tristement prolifère
se déversant à chaque pas
qui se font plus maladroits
tendance à cogner les murs

et les portes
et les étagères
et les rampes d’escalier
et les fantômes perdu.e.s en route
en vérité
c’est surtout ces derniers qui m’inquiètent
je les vois
je les vois dans le regard des gens
dans le ton d’une cliente
qui se fait agressive si je lui réponds
et quand avant je m’en serais tirée
avec un banal « sale p*te »
maintenant non
maintenant tout est pour .lui.
il est maudit à ma place
ils savent que rien ne m’affecterait tant
que s’il lui arrivait quelque chose
les mots d’un autre me reviennent
il n’avait pas entièrement tort
sur certains points
ma grossesse avait accéléré l’urgence
le besoin de dissoudre
ces secrets et mensonges
cette habitude de confondre
moldus et saints
et rien
rien
je me battais plus que jamais avant
trahissais
tuais les parents de gens
qu’en un autre temps j’aurais pu aimer
et rien
rien
on tournait comme des toupies folles
mais la cause n’avançait plus
parfois ça faisait peur
peur d’avoir misé ma vie
sa vie
sur des idées
qui semblaient si difficiles à défendre
peur d’être un navire
qui sans être échoué
avait une redoutable fissure sur la coque
comment interrompre la descente aux enfers?
signes contradictoires
je passais de la lost cause
à l’enthousiasme infantile
pour une gorgée de chocolat-
chaud
chaud dans la gorge
comme une coulée de joie
plus chaude qu’un sang tout juste versé
une gorgée de toi
de vie brute
volée
et puis après
après il y avait les fois
où l’enthousiasme gagnait encore en innocence
où je dansais comme une visse
toujours plus en rond
sans jamais m’y perdre
embarquant ouragan
les inconnu.e.s
pour une boisson
pour un flacon
pour une casserole
-elles ne chantaient plus-
-elles ne chantaient plus
depuis qu’avec Emily
tout s’était froissé
effilé
étiolé-
-voix qui craque
comme un briquet
mais sans cracher la moindre flamme
pas même une fumée-
retour à la peur
d’une âme trouée
dessossée
plus noire que l’encre
entre une silhouette
pas des moindres
malgré la capuche
je sais qui il est
un frisson me parcourt
tout revient
non
non
j’essaie déjà de ne pas tuer parker
il a demandé la garde
il veut la garde

je savais même pas que j’avais couché avec lui et
et trop de gens avec qui je dois me contenir
pour des motifs purement professionels
bien sûr madame oui cela va de soi
rien à voir avec la confiance
que l’amitié et le mentorat
auraient pu éveiller
en moi
non non rien de ça
je ne suis pas de ces gens là
je suis des esprits et semi-vivants
des ombres qui groupissent dans votre pas
un sac plastique serré noué autour de la gorge
impossible à défaire et des liaisons aux mains âpres
rugueuses
entraves
retenant
chaque avancée
non
non avec lui je serais plus professionnelle
qu’avec n’importe quel autre
un sourcil qui se hausse face à sa demande
oui, on a des choses en réserve
mais va falloir être plus précis que ça
je peux pas tout étaler sur le comptoir
sourire commercial?
pas vraiment
...rire carnassier
ça oui, fichtre oui
plus croissé qu'une lune
tu as besoin de quoi ?
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Ashton Parker
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Re: Comptoir

Message par : Ashton Parker, Ven 2 Déc - 19:25


Réponse à Temperence

- Consommer ainsi n'est pas vraiment malin, j'aurais pu être du ministère.

Derrière ses lunettes, le gérant haussa un sourcil d'étonnement. Non pas le fait qu'elle ait senti l'odeur, ça il pouvait s'en douter facilement et pas besoin d'avoir un odorat particulièrement développé pour le remarquer. Il était plutôt surpris qu'elle ait l'audace de lui faire remarquer. Après tout elle se trouvait tout de même dans l'Allée des Embrumes, dans une boutique remplie d'articles de magie noire. Pas vraiment l'endroit pour faire la maligne. Enfin bref, elle avait en tout cas de la chance qu'Ashton soit de bonne humeur parce qu'en ses mauvais jours il n'aurait pas manqué de la remballer un bon coup. Mais là il avait un peu la flemme, et après ça laissait des traces, les gens se posaient des questions. Ouais c'était vraiment pas très pratique. Il se contenta donc de lui répondre simplement d'un air moqueur.

- Ils recruteraient de plus en plus jeune, dis-donc.

Il s'aperçut alors que la jeune fille saignait du doigt alors qu'elle manipulait les miroirs qu'il avait sorti. Elle n'avait pas pu se couper avec ceux-ci (ou alors il aurait fallu qu'elle soit vraiment très maladroite), mais ce n'était pas impossible qu'elle ait tripoté un objet de la boutique qu'elle n'aurait pas dû. Elle eut au moins la décence d'esprit de les essuyer avant de les reposer et de lui dire qu'elle n'en voulait finalement pas. Parker roula des yeux d'exaspération mais derrière ses lunettes il n'était pas possible de le voir. Il n'y avait rien de plus agaçant que les clients indécis qui revenaient sur leurs décisions. Au moins la jeune sorcière avait payé pour son grimoire, aussi le Lion se contenta d'encaisser l'argent en lui disant autant au revoir qu'il avait dit bonjour.

Temperence Black : Potions de Grand Pouvoir : 5 Gallions
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Hugh Dey
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Re: Comptoir

Message par : Hugh Dey, Dim 4 Déc - 4:42


[Réponse à Lizzie Bennet]

Je me sentais pas à mon aise. Genre, vraiment pas. En mode, je passais un doigt dans mon col, pour l’écarter un peu, parce que j’avais chaud. Mais c’était pas de la chaleur que j’aimais bien, comme quand deux êtres sont proches l’un de l’autre. Pas de celle là nan. C’était de la chaleur étouffante. De celle qui vous prend aux tripes, vous court le long du dos, vous grimpe aux joues et vous escalade les oreilles. De celle qui vous fait transpirer. Et je sentais les gouttes rouler le long de mon dos. Une à une. Comme autant de secondes qui s’égrènent.

Sa réponse fut commerciale. Mais son sourire… Il avait presque l’air triomphant. Elle devait sentir. Sentir mon mal-être. Et elle avait raison, en même temps, parce qu’il était réel. Seulement… Seulement je savais pas comment réagir. Et quand elle me demanda de quoi j’avais besoin, je ne pouvais que lui répondre bêtement.

« J’ai besoin de… D’une bonne fiole de Felix Felicis je pense. Et… Et d’un truc qui pourrait protéger. Pas une cape tu vois, parce que c’est pas assez discret. Un truc qui permet d’éviter les grosses blessures. T’aurais ça ? »

Je savais pas trop comment l’appeler. J’étais pas un fana des articles magiques et à part la base de la base, je pouvais pas dire que je savais grand-chose. Donc les potions forcément ça allait, pour les plus basiques évidemment.

« Mets pas de Goutte du Mort-Vivant dedans, je te ferais tester la première. »

Mer**. Ce que je disais sonnait davantage comme une menace. J’écartais encore mon col. J’étais pas bien. Je savais pas ce qu’elle pouvait me faire, mais j’aimais pas qu’elle soit en position de force comme elle l’était. Je tournais la tête de tous es côtés, faisait un peu craquer mon cou avant de revenir en place. Je me forçais à respirer normalement. Ce qu’il fallait, c’était rendre la conversation normale. Limiter ce rapport de force.

« Comment tu vas Bennet ? Je veux dire avec… avec tout ça… »

Impossible de le formuler correctement. J’étais pas assez à l’aise avec ces choses là, naturelles pourtant. Ca me faisait me poser trop de questions. En particulier sur ma propre éventuelle paternité. Non, je pouvais pas. Moi je croyais que c’étaient les cigognes qu’apportaient les bébés.
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Lizzie Bennet
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Re: Comptoir

Message par : Lizzie Bennet, Lun 5 Déc - 22:55


@Hugh

Ironie du sort : celui qu’il y a peu, j’appelais mon mentor, mon maître, semble à présent tellement plus mal à l’aise que moi. Non qu’il le soit, en vérité. Ou peut-être que si, en fait. Sunil est de retour, j’ai tout bottle up et porte sur le monde non plus le regard de chiot perdu mais plutôt celui d’une coquille dés-habitée. Que les souffles du vent baladent à droite à gauche sans que des émotions n’en transparaissent. Comme si j’oubliais ce qu’était la douleur, ce qu’était la peur, ce qu’était le rejet, ce qu’était la perte. J’étais, tout simplement. Ni la mère ni la novice non -l’âme trouée ne serait aujourd’hui que vendeuse. Une chose à la fois. Un pas devant l’autre. Se focaliser sur une tâche, de toute mon attention, pour n’avoir après plus à me soucier du reste. Il me parle, encore, avec cette voix que tu rêverais d’éteindre d’une torsion de doigts contre sa gorge prolifère. Cette voix porte encore le son de ses incompréhensions. Il demande une fiole de Felix Felicis. Ça m’amuse, il n’y a pas si longtemps j’étais maladroite dans leur confection, à présent je passais en mode machine à chaque fois qu’il s’agissait d’en préparer. Il n’y avait d’inné : la majeur part de nos capacités résidait dans nos acquis, dans nos expériences, dans nos pratiques, dans nos actions. Et Merlin ce que les potions me permettaient de déconnecter ce foutu cerveau. La suite ne demandait malheureusement pas plus de réflexion : ok, c’était pas dans les rayons, mais j’en avais une et c’était une commande si populaire qu’il était difficile de ne pas y songer en un quart de seconde.
« Ouais, on a ça aussi, c’est l’ Amulette d'Asklépios. Enfin, elle est plutôt pour les blessures superficielles, et la protection n’est que temporaire : sitôt l’amulette retirée, les symptômes réapparaissent. En gros, ça te permet surtout de différer les sorts de guérison. Ou alors tu choisis de ne jamais la retirer hein, possible, mais du coup le jour où on te la retire de force tu te prends tout d’un coup, un peu c*n. » Hésitation. S’il avait prévu de s’exposer à des sorts plus nocifs, mon devoir de commerçante était de lui donner une alternative. Mon devoir de marquée était de protéger ses fesses. Qu’importe combien il était abruti. Et non, non je n'arrivais pas à me demander combien son esprit avait été brutalisé par le passé. Je me fichais de ses excuses, de qui il était ; c'était juste un client. Un fcking client. Ok. Inspiration. Après une hésitation, je poursuivis donc, d’une voix aimable mais un peu vide : « Sinon, pour le même prix, on a aussi la Main du Singe Maudit. Un voeu par doigt brisé, peut-être que ça pourrait permettre d’ensorceler un autre objet pour les blessures majeures ? » J’en sais rien honnêtement. J’ai jamais utilisé ce truc. Je sais pas s’il marche. Mais en théorie, il serait le plus apte à le guider. En théorie. « Pour les tests de potion, on peut aussi, j’ai des cobayes animaliers pour 3 gallions. Si tu veux que je le prenne, je fixe le prix. » Tester sur femme enceinte, ça grimpe vite... De nouvelles syllabes s'échappent.
i'm a robot
i'm a robot
i'm a robotbotbot
bot
bot
1001010101111001000000011111111101111100111000

- Yep.
1111111101111100101010111100100000001100111000


Hugh Dey - Felix Felicis : 20 Gallions
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Re: Comptoir

Message par : Hugh Dey, Ven 9 Déc - 2:12


[Réponse à Lizzie Bennet]

Bah cigogne, elle apportait surtout un gros bide. Et des nausées. Et des sautes d’humeur. Ouais bordel. En fait c’était pas ma faute l’autre fois, c’était juste elle, avec ses hormones, elle avait explosé en vol. Comme un ballon. Un gros ballon. Un gros ballon dont je voyais jamais le ventre en fait, mais c’était pas bien grave.

Elle me répondait. Toujours le même ton. Au moins, je pouvais pas me plaindre, elle m’envoyait pas me faire foutre comme elle aurait pu. Fin bon, c’est vrai, elle donnait des infos quoi. Pis elle mettait le nom sur le truc que je demandais. Une vraie pro, ça je pouvais pas le nier, elle avait une bonne connaissance de ses articles, c’était plutôt pas mal. Amulette d’as clé piosse là. Je comprenais pas pourquoi ça s’appelait comme ça mais pourquoi pas. Ou alors c’était en lien avec le gars là, que j’avais vu à Poudlard et qu’était pas bien. Je savais plus son nom là mais c’était presque pareil. Bordel. Si c’était son amulette c’était pas bien efficace.

Et de fait elle me le disait, c’était que pour les petites blessures. Et pour permettre d’attendre de se faire soigner. Vrai que c’était dangereux parce que c’était un coup à oublier qu’on avait eu un peu mal. Pis le jour où tu retires ton amulette, bim, tu te prends tous les coups en un seul. Ca devait faire sacrément mal. Je fronçais même le nez en y pensant.

Pis là, elle me parlait d’une autre chose là, la main d’un singe ou je sais pas quoi. Un vœu par doigt brisé. Ca pouvait être pas mal. Pis après tout ça défoule de casser des doigts. Pendant un moment, je regardais même ma propre main en me demandant si je pouvais pas la remplacer, mais nan, c’était pas terrible comme idée. A la limite, je pouvais m’en servir pour me gratter le dos. Ouais. Ca atteindrait sans doute les endroits les plus difficiles. Et le cul aussi, pour éviter l’odeur. Ouais bonne idée ça !

« Ok pour le c*l du singe ! »

Ouais, le c*l, la main, c’était pareil. Je savais plus t’façon, le truc du singe là t’façon, elle devait bien savoir de quoi je parlais.

Bon pis après, venait le sujet de la potion. Je pinçais les lèvres à l’annonce du prix des cobayes. Je savais pour quelle raison je voulais l’utiliser, c’était pas du tout dans son intérêt d’empoisonner cette fiole là. Mais alors pas du tout. Fallait juste qu’elle le comprenne.

« Ok, pas de test. T’façon tu seras sans doute amenée à en boire quand même. »

Ouais. Et ça c’était pas une menace mais la stricte vérité. La stricte vérité aussi, c’est qu’elle voulait pas vraiment me répondre. Elle passait en bug quand je demandais comment elle allait. J’essayais du coup de lui chopper le poignet de le bloquer contre le comptoir mais je savais pas trop si je pouvais y arriver.

« Hé Bennet, joue pas à ça avec moi s’te plaît. Tu veux quoi ? »
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Damien J. Eales
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Re: Comptoir

Message par : Damien J. Eales, Dim 11 Déc - 17:58


--------L'élue - [PV avec Lizzie Bennet.]


D A M I E N ---E A L E S
Le plus tôt possible sera le mieux.

Sa question était simple et concise au moins autant que la réponse que je venais de lui fournir. Inutile de perdre du temps avec de longs et beaux discours quand le but de tout ceci était aussi limpide que l'eau d'une rivière : lui apporter de la puissance, puissance nécessaire pour donner vie à mes désirs les plus chers. Et aux vues de la tournure des évènements, cette proposition allait être acceptée par cette jeune femme qui n'avait absolument rien à y perdre. Elle était gagnante, largement, nous l'étions tout les deux et c'était bien là tout l’intérêt du deal. Alors que je ne l'avais pas fait depuis le début de cette conversation, je me tournais enfin, lentement, en direction de celle qui avait jouer un rôle capital dans ma prise de conscience sur notre monde. Mon premier constat fut qu'elle avait changée, mais en même temps, comment pouvait-il en être autrement ? Le temps s'était écoulé entre notre rencontre et nos retrouvailles, assez pour qu'elle puisse gagner une certaine maturité visible à l’œil nu. Mais le plus intéressant se trouvait dans la sensation que je pouvais ressentir simplement en posant sur elle, ce potentiel que je décelais et qui ne demandait qu'à être libéré, exploité et non bridé comme il l'avait été depuis bien trop d'années. Jamais je ne m'étais trompé là-dessus, je savais reconnaitre un grand sorcier lorsque j'en voyais un. Et d'ailleurs, cela me ramenait à ses autres paroles...

D A M I E N ---E A L E S
J'ignorais que tu travaillais ici, en effet. Pour te dire vrai, j'ignore jusqu'à ton nom étant donné que tu ne t'es pas présentée la dernière fois. Moi non plus d'ailleurs... mon nom est Damien Eales.

Nom qui avait tendance à être plus connu que le visage auquel il était associé ces derniers temps d'ailleurs. Mais il était important de faire enfin les présentations afin de savoir parfaitement à qui nous avions à faire. Mon regard azuré continua à la scruter avec intensité, n'étant attiré par nulle autre chose que celle qui, à mon arrivée était ma cible et à mon départ sera mon alliée.

D A M I E N ---E A L E S
Et je suis ici à la recherche de ce qui pourrait m'être utile et cela inclus les objets, mais aussi les gens présents dans ce lieu. Mais je me fiche bien de leurs intérêts vis à vis de la magie noire, ce qui m'intéresse c'est ce qu'ils ont au fond d'eux, leurs potentiels. Hors de question pour moi de prendre le premier venu, je laisses ceci à ces bons à rien de Mangemorts.

Visiblement, ces derniers privilégiaient la quantité à la qualité et c'est précisément ce point qui causera leurs pertes de ma main. Car je serais celui qui débarrassera ce monde d'eux, je ne pouvais pas compter sur ces imbéciles du Ministère qui m'avait si longtemps obliger à capturer les Mages Noirs alors que la solution était pourtant de leurs ôter la vie. Assassiner un assassin n'était que le juste retour des choses après tout, non ? Et quand bien même cela ferait de moi un criminel... si tel était le prix à payer pour la protection de mes semblables, alors j'embrasserais ce rôle avec plaisir et sourire. Mais pour l'instant, mon attention devait se porter entièrement sur la personne située face à moi à qui je tendais lentement la main.

D A M I E N ---E A L E S
Et on dirait bien que j'ai trouvé ce que je désirais... acceptes-tu cette offre avec tout ce que cela implique ?

DAMIEN J. EALES.--------

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Trystan J. Harper
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Re: Comptoir

Message par : Trystan J. Harper, Lun 12 Déc - 19:56



Halloween is coming !
— AVEC Ashton Parker




Mon choix c’était donc arrêté sur cette cape grise foncé, avec un motif argenté décorant son col. Bien sûr, son allure n’était pas ce qu’il y avait de plus important, quand on y pensait bien, car c’était davantage pour sa capacité à rendre invisible celui ou celle qui la porte que j’avait été tant intéressé à m’en approprier. C’était donc sur cette cape, mais aussi sur une fiole de Polynectar que j’avais jeté mon dévolu. Cette potion, classé de niveau avancé, était bien trop complexe pour que j’arrive, à moi seul, à la réussir – et je n’étais pas prêt à courir le risque que les effets tournes mal, avec une potion raté. Or, j’avais toujours éprouvé une grande curiosité face à cette mixture qui avait le pouvoir de nous faire prendre l’apparence de n’importe qui – dans la mesure où on parvenait à lui subtiliser un cheveu. Imaginez tout ce que je pouvais faire en prenant l’apparence de quelqu’un d’autre ! Je pourrais même avoir le pouvoir de briser, pour de bon, la relation entre Merry et Azaël… Prendre l’apparence de ma sœur et aller donner une bonne leçon à ce serpentard psychopathe ! Ou bien, utiliser cette relation pour lui soutirer des informations croustillantes…

«C'est tout ce dont t'auras besoin ?» La voix d’Ashton m’avait brusquement tiré de mes rêveries.

Prenant subitement conscience que je m’étais figé sur place, le regard vague fixé sur le présentoir de potions, j’avais finalement sortie de ma léthargie afin de suivre mon cousin jusqu’au comptoir. Oui, c’était bien tout ce que j’avais besoin pour aujourd’hui et je le fit savoir d’un hochement de la tête en signe d’approbation. Regardant Ashton faire son travail et rassembler mes deux items, je lui avais ensuite tendu les galions que me valait cet achat – un sourire en coin étirant mes lèvres lorsque je pris la parole :

«C’était un plaisir de te revoir Ashton, ça faisait un bail ! Il faudrait bien aller boire un verre ensemble un de ces jours... et je suis certain que Merry serait d’accord pour venir également ! Qu’est-ce que t'en dis ? Tu nous enverra ton hibou lorsque t’auras un peu de temps à tuer ?»

Saluant une dernière fois mon cousin, j’avais quitté la Boutique d’Accessoire de Magie Noir, replongeant dans l’allé sinueuse où elle était situé.


Fin du RP pour ma part.
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Ashton Parker
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Re: Comptoir

Message par : Ashton Parker, Lun 12 Déc - 21:48


Réponse à Trystan

Son cousin lui confirma bien que la cape d'invisibilité et le flacon de polynectar seraient ces deux achats dans la boutique pour aujourd'hui. Cela dit, il avait déjà de quoi mettre un beau bordel dans Poudlard si c'était à cela qu'il destinait ces articles. Il était vrai que même en période de promotions, passer à la BAMN revenait très vite cher et qu'un étudiant ne roulait pas non plus forcément sur l'or. Par contre, Trystan semblait avoir envie de le voir plus souvent puisqu'il lui proposa d'aller boire un verre un de ces jours en compagnie de Merry. Ashton avait l'impression que cela faisait une éternité qu'ils n'avaient pas fait une sortie entre cousins mais avec tous les récents évènements l'humeur n'y était pas trop. Cependant, comme les choses semblaient s'améliorer un peu ces temps-ci et que les vacances de Noël approchaient cela pourrait probablement se faire plus vite que prévu.

- Oui ça pourrait être sympa ! Je vous tiendrais au courant tous les deux pour qu'on puisse faire ça !

Le sang-mêlé salua une dernière fois le Gryffondor alors qu'il sortait de la boutique, puis il encaissa l'argent que le jeune sorcier lui avait donné. Celui-ci disparut rapidement à un tournant de l'Allée des Embrumes et le gérant se retrouva une fois de plus seul dans la pièce.

Trystan J. Harper : Cape d'invisibilité + Polynectar + Promo d'Halloween (rayons=10%) : 24 Gallions & 5 mornilles & 3 noises
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Aya Lennox
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Re: Comptoir

Message par : Aya Lennox, Mar 13 Déc - 18:22


bon, pour une fois, elle ne vient pas indécise.
et elle s'est décidée à faire un truc, acheter un machin après un peu de réflexion. bien sûr elle aura toujours des questions, mais ça, elle le laisse à l'adresse du vendeur. à lui de l'éclairer. machin, truc toujours penser aux machins et aux trucs et pour une fois elle veut acheter un trucmuche dont elle a vachement envie, et peut-être même monnayer plus parce que c'est bientôt les fêtes.
et même si on croit bof à l'esprit de Noël, se laisser tenter par le goût de la dépense.

du coup, elle est sortie de la Colline emmitouflée dans un manteau, sans faire vraiment gaffe à sa dégaine. bon, évidemment, Aya est toujours apprêtée, ou ne montre jamais signe de fatigue. mais là, pour l'occasion et un peu phobique en ce moment, elle s'est cachée derrière des verres noirs et remonte l'allée d'un pas rapide et fauvesque.

la BAMN s'ouvre sur sa silhouette, la porte se referme dans un bruit sourd. passe devant les têtes réduites parlantes qui commentent tout, qui l'agacent aussi passablement. merci, j'ai déjà donné. elle pense à Enki qui avait bien râlé, lors de sa dernière visite dans le coin. il voulait visiblement pas quitter son étagère, mais voilà, quand c'est fait, c'est fait. heureusement, il intrigue plus la fille qu'il ne lui échauffe la bile. le charme du vaudou.

entre deux coups d’œil aux curiosités, pour la forme et parce qu'elle garde l'âme collectionneuse, elle vise le comptoir. ici, elle peut s'éterniser.
arrivée à sa destination, elle dégage de ses fuligineux ses lunettes. yeux sombres, pas cernés, pas vraiment fatigués. un peu lointains pourtant. lance un Bonjour neutre, s'empresse pas sur les mots. prendre le temps de discuter avec gardien de trésors.
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Re: Comptoir

Message par : Lizzie Bennet, Mer 14 Déc - 2:08


@Hugh
Le mentor, non le concierge, non l’homme, non l’étranger était là. Droit comme un piquet, à écouter, à analyser, à juger, puisque de toute évidence il n’était rien qu’il ne passait au crible de ses petits commentaires, de ses petits avis tout pernicieux. L’homme qui croyait mieux savoir que tout le monde, sur tous les sujets. Même la maternité put*in ! Il avait pourtant carrément pas un comportement maternel avec les gens, so je savais pas d’où il tirait sa certitude de tout connaître comme ça. Enfin, quoiqu’il en soit, entre deux regards un peu trop inquisiteurs sur mon bidou, il glissait finalement une approbation.

Oui, il prendrait une main du singe maudit. Non mais je reprécise les choses, c’était pas clair dans sa tête de toute évidence. Il était censé être un homme intelligent pour avoir été repéré, choisi, mais non, je comprenais pas, je comprenais plus. Il naviguait à flou. Pas le même flou que moi : pas la fumée de la perdition, plutôt le brouillard de l’indifférence. Et ça me rendait dingue. Enfin, ça rendait un autre moi dingue. Mais celui qui avait les manettes aujourd’hui avait décidé de la jouer no feelings, alors je hochais la tête et filais en réserve.

Elle était belle, cette main. Trop sans doute pour un être en son genre. Doigts osseux, l’un presque désarticulé, teint presque trop propre car à la BAMN, on avait un certain sens du standard... La ressemblance avec les mains humaines était frappante. Bon, peut-être pas pour les gens qui ont l’habitude de les voir avec la chair et peau dessus, mais pour les autres, pour les nôtres, les familiers des cimetières et épisodes nécromanciens, les amateurs d’Inferis et autres joyeuseuries, à la recherche de la frêle frontière entre vie et mort, tout et néant, pour nous c’était frappant. Le pouce était à peine plus raide qu’un pouce humain, mais il était également placé de sorte à pouvoir attraper ce qu’il fallait. Un peu plus court, peut-être ? Oh, ça ça dépendait des gens aussi. Plus fins les doigts, en tout cas, c’était clair. Leur maigreur permettait de les casser.

Parfait, cet artefact. Dans le même temps, cette main, elle lui allait comme un gant. Trop pleine de promesses dont l’on n’avait aucune certitude et risquait juste de finir déçu, trompé, trahi. Probabilité d’efficacité... je sais pas à quoi c’était lié en fait. Chez les moldus aussi, celui qu’un temps j’appelais papa disait que les enfants brisaient ‘l’os des voeux’ du poulet, et qui tirait le plus fort l’emportait, voyant son rêve se réaliser au détriment de celui de l’autre. Loi du plus fort, et allez nous faire croire qu’ils sont civilisés... Ici, ici ce n’était mon voeu contre le tien. La force se jouait entre toi et toi. Sans savoir exactement ce qu’elle recouvrait : était-ce l’originalité du voeu ? sa nécessité ? Qui sait... Je ne me rappelle pas trop de quand je suis revenue, en fait. L’oeil valide plongé dans les os, j’entendais les syllabes ricocher contre mes oreilles, mais le rebond se faisait dans un silence obtus.

Il n’y avait pas même un remous à la surface de mon regard. Tout était lisse.


A un moment, je réclamais l’argent nécessaire. Enfin, je crois que je le fis. Quand il refusa le test, peut-être ? Ou après. Non, pas après. Après, après il voulut passer en mâle dominant. Réaffirmer sa masculinité primale, me bloquant le poignet et m’immobilisant contre le comptoir. Dans ma propre boutique. S’était-on jamais connus, finalement ? Une rage sourde bouillonnait. Sur un coup de tête, j’aurais pu lui lacérer la chair avec ma bague. Et le vider de son sang. Ploc, ploc. Juste comme ça. Mais je savais que mon cousin ne me l’aurait pardonné, qu’il était un pion utile sur l’échiquier. #Numen Arma, et le poignard était contre sa gorge. J’avais, oui, quelque chose avec les gorges. Les respirations, en général.
Je veux pas que tu me touches.
Souffle court. Voix rapière.

Hugh Dey - Main du Singe Maudit : 15 Gallions

@Damien
Il eut la décence de ne pas se faire attendre plus longtemps. 3 ans après leur rencontre, il voulait la prendre sous son aile. Maintenant. C’était amusant, ça rappelait presque la Guilde. Mais oh, j’étais prête à accueillir tout partenariat, toute alliance. On va plus loin à plusieurs quand la magie est au milieu. Chacun apporte un frémissement de connaissances, et toutes sont des étincelles embrasant la paille que constitue l’être vivant. Enfin, en vérité, cela fonctionnait avec la magie comme avec l’intelligence, l’ouverture ou la folie. Chaque fois, c’était mutuellement renforçable. Il suffisait de peu tant que les âmes étaient curieuses, désireuses de savoir plus, de pouvoir plus. Le reste n’était qu’effet dominos, papillon, cachalot, comme on veut.

Cela ne voulait pas dire qu’il fallait avoir les mêmes objectifs. Les mêmes idées. Oh, soyons francs, il était rare que les gens vibrent aux mêmes fréquences. Mais la similarité n’était qu’un plus. C’était le reste qui primait. En s’entrainant qu’on se forgeait. Réciprocité inflammable. Il parla encore, précisant son identité. J’aimais pas tellement décliner la mienne, direct, les gens se rappelaient de toutes ces choses pas très vendeuses qui pouvaient circuler sur moi. Comme mon passé à Azkaban, humpf. J’aimais pas qu’on connecte les points ; c’était mon truc, ça, de chercher les liens entre les petits détails pour définir la constellation qu’étaient les gens.

Enfin, ne rien dire risquer de plus attiser sa curiosité qu’autre chose, aussi je fredonnais d’un ton presque chantant « Lizzie Bennet » - cela faisait longtemps que je n’avais entendu mon nom complet, mais oui, c’était ça, c’était moi. Lizzie Bennet - sans doubler le z, mais en claquant bien le t, contrairement à la manière dont mes camarades adolescents avaient l’habitude de le faire. Lizzie Bennet - l’être en construction. Pour élever l’assemblage de kaplas, on remanie les fondations. Cherche les liaisons les plus efficaces. Oubliant que la plus toxique reste moi-même, moi qui ceins mes entreprises de douleurs superflues.
Une griffure bleue
Me ronge le sein
Serre aigrie
Rompue le matin
Mes ongles ont le goût
De rêves brisés
Bouts de chair névrosée
Sang bruni par l'oubli
Mes ongles serres
Sentent le doute et toi
Ta silhouette perdue dans les temps
Les avants et pendants
Les constructions inachevées


La déconstruction ne devrait avoir cette saveur entêtante. C’est pas correct, ça attise une sorte de plaisir coupable dans notre propre dépècement. Sadler, enfin Dowell, enfin l’Auror, l’avait lue, cette autodestruction. Il fallait croire que le diagnostic ne suffisait à réduire la dépendance à cette violence infligée à soi. Il fallait d’autres remèdes, d’autres méthodes, et l’une de mes préférées restait de toujours avoir mains et pensées occupées. Damien m’en ouvrait la voie. Alors on y danserait, oui. Jusqu’à la tombée de la Nuit.

L’ancien agent du Ministère poursuivait avec ses valises pleines de mots -je ne les aimais pas tous, en particulier quand il suggérait chercher du bétail humain dans une boutique, de base, je n’étais pas vraiment en vente, quelque chose dans sa formulation me frustrait- mais les mots, oh les mots avaient un goût de voyage et j’avais bien envie de l’y suivre. Regard enthousiaste et sourire sérieux, je m’engouffrais dans ses pas.
Oui, je l’accepte. C’était plus que ça, en vérité. Je voulais qu’il me taille, affine ma précision duelistique. J’en avais besoin, pour survivre. Pour moi, et je l’ignorais alors, pour lui. Je la veux. Ça m’embêtait un peu qu’il n’achète rien. J’avais espéré beaucoup de sa monnaie en voyant un adulte entrer dans le coin - marre de tous ces élèves qui pour un bouquin passaient, et redisparaissaient aussitôt.

En même temps, cela n'aurait dû me surprendre. On est de la race qui
passe,
repasse,
trépasse.

@Aya
J’avais peur. J’avais peur, de plus en plus, chaque jour. Ça me bouffait le foie. Je sentais sur mes pas les deux êtres trop près. Ceux qui pouvaient savoir, qui pouvaient avoir vu, qui pouvaient juger, réprimer, balancer. Cela s’était joué à une fraction de secondes et pourtant... Pourtant je ne pouvais m’empêcher de songer qu’il était probable qu’ils sachent, à présent. Et me connaissant un peu trop, ils n’auraient aucun mal à me tomber dessus. Je les craignais, eux que je m’étais risquée à apprécier.

Note mentale : pour la 91e fois, arrête de t’attacher à des gens que tu ne pourras rendre heureux, idiote. Tu savais pourtant combien tu étais douée pour blesser les coeurs et les confiances ! Evan, Emily, Jade... N’apprenais-tu jamais rien ? La vérité était que non, vu que j’étais même en train de reprendre contact avec ses derniers. Pour ma défense, je ne suis responsable que de la deuxième, et c’était un souci pregnancy-related, je suis à peu près sûre qu’il y a une clause d’indemnisation des peines d’attachement en cas de divagation hormonale. Non ? Non ? Non ‽‽‽‽

Toujours est-il que ce jour-là, incapable de regarder mon visage en face, je l’avais caché dans le corps d’un autre, l’échangeant temporairement avec un corps plus masculin, plus sec. Aujourd’hui, j’étais un parfait John Roe. Brun, cheveux relativement courts mals dotés une petite mèche rebelle, voguant vers la droite de mon visage. Une mâchoire fine, presque efféminée. Des sourcils épais, compensant un regard noir plutôt flou, si ce n'est terne. Et, malheureusement, une paire de lèvres qui semblait aimer sourire un peu plus que de raison. Ou alors c’était juste le côté ‘ne plus être Lizzie pendant une heure’ ? Comment ça je n’étais pas censée utiliser la réserve de la BAMN à cet escient ? Je venais de renouveler le stock, on avait une vieille fiole qui arrivait pas à partir et j’sais pas trop depuis combien de temps elle était là ni si y a de date d’expiration, alors dans le doute, c’était carrément plus simple de passer par ce biais. Le test sur soi, la fuite identitaire. Une silhouette errait entre les rayons, et finit par s’approcher du comptoir. J’hésitais. Avait-elle déjà fini son parcours ?
- Tu sais ce que tu cherches ?


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Re: Comptoir

Message par : Nya O'Neal, Mer 14 Déc - 4:45



PV Lizzie Bennet

Je venais à peine de sortir du fameux cours de Défense Contre les Forces du Mal et je me dirigeai déjà vers le chemin de traverse. Enfin, plus précisément, vers l’allée des embrumes. Je venais d’avoir l’idée du siècle : en plus de m’aider à ne plus me faire pogner par les préfets et concierges qui me suivaient de près à l’école de magie, une cape d’invisibilité me serait probablement d’une grande utilité pour espionner la petite Amy… Cela faisait déjà un bon moment que je me disais qu’il faudrait que je m’en dégote une un jour, c’était le moment parfait. Bon, j’allais me ruiner un peu dans la bataille, mais c’était pour la bonne cause. De toute façon, je venais de commencer en tant que stagiaire à la Boutique d’Animaux Magiques, donc l’argent ne faisait plus que descendre, j’en gagnais aussi un minimum.

J'empruntai le passage secret et arrivai à Pré-au-Lard en un rien de temps. De là, je pus aisément transplaner jusqu'à ma destination finale. Il faisait encore jour, j’avais donc encore une petite chance de ne pas tomber sur un mangemort, même dans la ruelle la plus malfamée de Londres… Je n’avais pas de temps à leur accorder aujourd’hui, ils auraient tout le loisir du monde de me torturer une autre fois. Pour l’instant, je voulais en finir avec ce foutu cours. Oui, c’était vraiment intéressant et stimulant de s’en prendre à un de ses camarades, mais j’avais d’autres chats à fouetter, moi… Pour être honnête, j’avais surtout la flemme de devoir suivre quelqu’un dont je me fichais éperdument, mais bon. Fallait bien s’y coller si je ne voulais pas refaire le cours.

Sans perdre de temps, j’entrai dans la boutique et me dirigeai directement vers le comptoir.  J’avais bien évidemment remarqué la devanture assez peu entretenue et l’intérieur tout aussi lugubre de la bâtisse, mais ça fittait parfaitement avec le décor. Je ne m’attendais pas vraiment à autre chose… Il n’y avait pas grand-monde et je n’eus pas à attendre bien longtemps avant d’être rendue en avant de la file. Je plongeai donc mon regard dans celui de la jeune femme qui me faisait face.

« Bonjour! Je vais vous prendre une cape d’invisibilité, s’il vous plait. »
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Re: Comptoir

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 15 Déc - 6:34


@Nya

Et le cycle s’enroule ; potions sur potions. J’oublie les mauvais goûts pour me concentrer sur les changements de genre et de taille et de poids. J’enfile les corps comme avant les sexes. C’est un cercle interminable -chaque potion rassure, le temps qu’elle est portée, puis les effets se dissolvent et bientôt, bientôt il faut redevenir moi.

Tell me your fears
Okay, it's everyone here


Le moi qu’ils connaissent, celui qu’ils jugent, méprisent, mais ça je m’en fiche, non ce qui m’inquiète, c’est le moi qu’ils craignent, celui qu’ils combattent, veulent eradiquer. Je sais qui ils sont mais suis inapte à me défaire de leurs serres. Je les vois, partout où mon oeil s’arrête. Alors je les enchaine. Parfois, le goût relativement meilleur que les gorgées précédentes n’empêche d’être profondément déçue. Celui ci, par exemple. J’y étais comme à l’étroit. Trop chétif. Trop en formes. J’étais habituée aux planches à pain, moi ; c’était pourquoi le corps masculin me plaisait assez.

You mean just all of the people


« Bonjour! Je vais vous prendre une cape d’invisibilité, s’il vous plait. »


Bug. Psychobug. On me parle mais tout glisse. Je souris sans voir. Occupe mes mains autour de quelques objets dont je vérifie l’état. Une pierre de Geb, là, je crois.


J’avais su l’apprécier quand j’allais au Ministère en me faisant passer pour Parker ; quand je tuais la mariée dans l’habit du cousin du fana de potions ; et là, là ça se confirmait. En enchainant les corps, je me posais des questions. Etait-il possible d’en changer définitivement ? De changer de nom au Ministère ? Qu’on supprime cette Lizzie Bennet que trop connaissaient. Suivaient. Menaçaient. Ce serait plus sûr, pour moi, pour lui, lui qui n’était pas né mais pour qui j’avais échoué mon combat.

Yeah, and all of their peers

Je voulais que le secret magique soit mort avant sa naissance, et malgré notre déferlement de violence sur les ponts, l’oeuvre avait encore un goût d’inachevé. Parfois aussi, plusieurs heures durant, j’arrêtais les changements de corps, inquiète de l’impact que cela pouvait avoir sur sa croissance. Alors à l’anxiété se mêlait une bien vicieuse culpabilité. L’oeil torve, j’observais mon âme se tordre.

Focus. Focus.
Bouge pas. Je t’attrape ça.
Le pas usuellement félin est cette fois comme troublé par un corps tout étriqué. Pour un peu, j’aurais même des allures de proie plus que de prédatrice. La blague quoi. Se reprendre. Faire voler les tissus.

And all of their pets, and their chandeliers
And their cigarettes, I haven't smoked in years


On active le mode vendeuse svp. Anima Onnat? Il y avait celles ayant subi des sorts de désillusion et/ou aveuglement. Coupes plus originales et affutées. Et il y avait celles tissées en poils de Demiguise. Mes préférées, pour être honnête ; elles résistaient mieux à l’épreuve du temps et étaient souvent plus confortables, souples, et chaudes que les capes usuelles. Je restais consciente que les fervents défenseurs de la cause animale n’en étaient pas très friands, mais bon... Nous n’avions jamais tué l’un d’entre eux pour en récupérer les poils, ils étaient seulement collectés au début du printemps.

Anima Onnat? Mon regard glissa à nouveau sur la cliente.
- Une préférence ? J’aurais tendance à te recommander celle-ci, étant faite en poils de Demiguise, ses qualités sont plus lentes à s’estomper.


Nya - Cape d'invisibilité : 20 Gallions

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Re: Comptoir

Message par : Aya Lennox, Ven 16 Déc - 14:57


@Lizzie, Lizzie sous Poly.

Derrière le comptoir, quelqu’un qui l’interpelle. Tu sais ce que tu cherches ?
Les mirettes sombres s’enfoncent dans celle de l’interlocuteur, jamais vu, 0 idée, t'es qui toi, elle laisse ses bras s’appuyer sur le comptoir. Recherche d’intimité, ou peut-être pas. Quelle importance ça a. Tenter. Je crois savoir que vous vendez des Miroirs à Double-Sens. Il m’en faudrait une paire, s’il vous plaît.

Le temps qu’elle détaille le bonhomme, le temps qu’elle s’habitue, à quoi, elle sait pas, réfléchit encore un peu. Elle a envie de dépenser. A besoin de. Le temps que tout prenne sens, le temps que tout s’achemine, le temps que.
Ses yeux se perdent tout autour d’elle. Elle observe, s’arrête en plissant les yeux. Son instinct collectionneur n’a pas fait l’impasse sur un poignard de sacrifice qui lui fait de l’œil. Lui a quelque part toujours fait de l’œil. La lame semble scintiller dans son sens, clignement de la rétine vers le magnifique objet aiguisé. Et. Un poignard, là. Je vais vous prendre ça, aussi.

Blinded by light. Courir les doigts sur la lame. La regarder disparaître entre ses doigts. Cadeau empoisonné pour soi, laisser le poison s’infiltrer dans le fer, courir le long des doigts. Ce serait trop beau, hein, vraiment trop beau. L’obsession d’acheter et de garder ça, de l’emmener, connivence avec elle-même, passager clandestin. Ou alors le cacher, quelque part, sait pas. Qu'importe, le vouloir.

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Re: Comptoir

Message par : Nya O'Neal, Ven 16 Déc - 22:38


Réponse à Lizzie Bennet

Mon interlocutrice semblait complètement perdue dans ses pensées. Elle mit quelques secondes avant de me répondre puis me tendit deux capes, dont une visiblement faite en poils de Demiguise. Plutôt que de m’inquiéter à propos des créatures sur lesquelles on avait prélevé la toison, je me demandais plutôt à quel point ça risquait d’être chaud, comme truc. Se camoufler, c’est bien beau, mais si c’est pour suer à grosses gouttes pendant des heures, ça n’en valait peut-être pas la peine. Je préférais largement être confortable là-dessous, quitte à ce que les effets s’estompent plus rapidement.

« Hhm… J’risque pas de mourir de chaud, là-dessous? Si ça ne change rien, va pour celle-là, je te fais confiance. »

Ouais, j'étais rendue à la tutoyer alors que je l'avais vouvoyée quelques secondes auparavant... Mais elle ne s'était pas gênée pour en faire de même, donc ça devait être correct. J’en profitai alors pour observer un peu mieux la jeune femme. Une magnifique petite rouquine qui avait l’air d’une pure bad ass. Probablement pas le genre à se laisser marcher sur les pieds. Heureusement pour elle, d’ailleurs, si elle travaillait ici. La Boutique d’Accessoires de Magie Noire ne devait pas vraiment être l’endroit le mieux fréquenté du Chemin de Traverse… Enfin, elle ne semblait pas s’en plaindre. Elle était certainement dans son élément. Je lui adressai un léger sourire.

« C’est 20 gallions, c’est ça? »

Je fouinai machinalement dans mes poches et en sortit en un rien de temps l’argent nécessaire. N’étant pas du genre radine et trouvant la vendeuse particulièrement jolie, je continuai à chercher, histoire de lui laisser un peu de pourboire. Malheureusement pour moi, je n’avais pas prévu le coup et n’avais donc pas grand-chose de plus. Je déposai tout de même les 2 gallions et 12 mornilles supplémentaires que j’avais pu trouver sur le comptoir. Rendu là, j’aurais peut-être dû m’abstenir. Je faisais un peu pitié, avec mes petites pièces. Plutôt que de me laisser abattre, j’adressai un petit clin d’œil à la jeune femme.

« Désolée, c’est tout ce que j’ai sur moi, mais je t’offre volontiers un verre n’importe quand, si ça te tente. »
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