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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes :: Barjow & Beurk
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Comptoir
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Elias Baxter
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Re: Comptoir
Elias Baxter, le  Dim 25 Juin - 13:18

Il y a l'ombre, et la lumière. L'un n'existe pas sans l'autre. Quoi qu'on en dise. Elias a soif d'un nouveau monde. D'un monde proscrit. Il a la soif de l'interdit. Tu es sûr d’être prêt pour ça ? Tu sais, débuter est simple. Le phrasé fit sourciller le sorcier. On n'était jamais sûr de rien. Mais pour sûr qu'il était sûr de vouloir se lancer. Sauter, sans même être assuré. C'était bien là la magie de la vie. Il resta l'observer d'un air déterminé.

C’est y rester qui est compliqué. La vie essaiera toujours de t’en écarter. Mais je peux te conduire ; ça démarre comme dans toutes les histoires, par une entrée dans l’armoire. Ce dernier mot fit tiquer les lèvres du sorcier. L'armoire ça rimait avec Épouvantard, et pour un claustrophobe c'était pas très bon à savoir. Mais la main, fine, se tendit vers lui. Et tout d'un coup il s'oublie. Ses doigts se pressent pour saisir l'interdit. Le miroir est par làààà.

Et ça bascule tout
                                  en
                                           bas.
Finrod Elensar
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Re: Comptoir
Finrod Elensar, le  Lun 26 Juin - 11:29

Aux inquiétudes de sa cousine, Finrod ne répondit à son regard par un autre regard. Pas question d'évoquer plus ce genre d'affaires ici. On se trouvait certes dans le point de rencontres le plus mal-famé de Londres, c'était justement pour cette raison qu'il fallait éviter d'être trop explicite en ce lieu. Il n'était pas impossible que les Aurors traînent dans les parages cherchant à obtenir quelque information plus subtilement que les poser directement à Lizzie. Il tâcherait de faire plus attention à l'avenir lui assura-t-il.

La proposition de la jeune femme ne le surprit pas vraiment. Après tout, ils faisaient partie de la même famille et trempaient dans la même Magie. Quoi de plus normal que de se venir en aide ? Il n'était pas question pour lui de perdre une personne aussi proche. Leur relation avait peut-être mis du temps à se consolider, mais la venue de la sorcière au Manoir avait grandement aidé à accélérer les choses.

- Tu peux mais je ne me fais pas trop de souci. Au travail, je fais toujours attention. Aucun courrier qui pourrait me poser problème n'arrive ou ne part de là-bas. Sois discrète par contre, ils n'apprécieraient pas trop de connaître la vérité.

Le sujet était clôt. Enfin, pour l'ancien Serpentard c'était le cas. Il savait qu'il ne tarderait pas à être bientôt au courant si sa cousine trouvait quelque chose de troublant sur un de ses employés. Mais actuellement, Finrod devait choisir quel lame il comptait acquérir. De ce que lui proposait Lizzie, aucune n'était exceptionnellement belle, mais après tout, son but premier était de pénétrer la chaire non ? Et puis rien n'empêchait Finrod de travailler la lame lui-même ou demander de l'aide. Il se saisit donc de celle qui lui plaisait malgré tout. Droite, pas trop longue, ni trop courte, un manche parfait pour la main du presque géant. Finrod savait qu'il devrait aussi apprendre à la manier correctement, mais chaque chose en son temps.

- [size=18]Tiens. Dit-il en tendant le montant nécessiare Je me fournirai auprès de toi concernant le venin. Alors s'il était possible d'avoir de la réserve pour moi en tout temps, ce sera parfait, s'il te plaît.Ajouta-t-il. Si un jour urgence se faisait, il savait qu'il pourrait venir en chercher ici.
Everard Lloyd
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Re: Comptoir
Everard Lloyd, le  Mer 28 Juin - 14:33

Pv Lizzie

Cumul de remords, ou cumul d'échec, telle était esprit en l'état du jeune Nordique qui trois années auparavant venait dans une boutique au nom beaucoup moins comique chercher ce qu'il ne pouvait se permettre de venir acheter. Reparti avec une bassine d'eau sale hors de prix et un œuf qui lui donna une maigre vipère à la couleur délavée, néanmoins base d'une possible collection pour le Scandinave adepte de créatures en tout genre. La douce gérante lui avait même offert deux fioles pour aller avec la Pensine. Gentillesse ou charité, la question n'avait guère de sens pour lui comme pour elle. Elle donnait plus qu'il ne lui donnerait jamais, par simple bonté, comme à chaque fois. Et lui se voyait mal refuser de tels actes de générosité dans sa situation. Mais les temps avaient bien changés.

En cette soirée de début d'été, avant que la boutique ne ferme, Vhagar recevait les clés de sa nouvelle demeure, là où tout serait possible, mais la ou personne n'oserait se demander comment il était passé du statut pris en pitié au statut de collectionneur de bêtes, et pourquoi pas-même, de gardien de dragons. Après tout, c'était bien pour cela qu'il était là. Trouver de quoi faire habiter son domaine.

Il passa la porte comme la première fois qu'il l'avait faites. Dans le silence, le plus total. Mais cette fois, c'était bien Lizzie qu'il cherchait, et avec le sourire. Un sourire un peu forcé mais qui ne cachait pas son réel enthousiasme face à sa nouvelle vie. Faire de tout cet argent un argent légal avait pris du temps. Beaucoup de temps. Et s'il y avait bien une chance qu'il puisse faire le bon choix parmi ce qu'il venait voir, c'était bien avec Mlle Bennet.

- Bonsoir, Bennet.

Il ajouta un petit clin d’œil ou un hochement de tête, tira un peu le haut de son chapeau vers le plafond, te réajustant la bandoulière de son sac grand comme une couveuse.

- Il me faudrait une paire d'armoire à disparaître. Tu sais, pour faire le lien entre le manoir et... L'endroit que tu as allègrement massacré.
Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait ajouté ça. L'envie de taquiner un peu la borgne, certainement. Ajoute moi un cadenas mordant, avec un canif magique et un poignard de sacrifice.

Le Nordique compta ses galions pour pouvoir payer la jeune femme. Pourquoi même lui faire cadeau d'un deuxième canif. Quoiqu'elle l'avait probablement déjà. Et si ce n'était pas le cas, c'est qu'elle n'en avait pas besoin. Après tout elle devait assurément la femme la plus débrouillarde de son cercle de connaissance. Bien qu'il ne soit que peu peuplé. Mais à quoi bon compter quand on sait que l'on a assez. Il se pencha sur le comptoir, réduisant la distance entre elle et lui, comme pour se rendre plus convaincant.

- Tu me laisserais voir les oeufs de dragons, s'il te plaît?
Devon Starck
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Re: Comptoir
Devon Starck, le  Jeu 29 Juin - 17:58

HRP : excuse la banalité/médiocrité de cette réponse
Rép L.Z


Le regard que la poupée fragile derrière le comptoir lui adressa lui confirmait ce qu'il pensait, Lizzie ne supposait pas le moins du monde que c'était lui qui avait tenté de la libérer d'Azkaban, se présentant aux portes de la prison après avoir vu la tête de la sorcière condamnée dans un journal. C'est vrai qu'il n'était pas accosté la prison en criant son nom, et il était alors soigneusement déguisé.... Un ancien Ministre de la magie n'avait aucun passe-droit là-bas et il n'aurait jamais pu justifier sa présence sur l'île. Depuis ce temps, la question ne se posait même plus, la prison était devenue inviolable... Elle l'était déjà un peu lors de sa tentative ratée, sinon la sorcière serait revenue à la civilisation avec lui...

50 gallions la paire d’armoires à disparaître, 5 la pierre de Geb, 5 le Canif magique. Tu veux essayer l’un d’eux ? J’ai le souvenir que tu aimais bien, essayer.
Le mage noir lui adressa un sourire charmé. Elle ne savait qu'il avait tenté de la sortir de prison, mais leur baiser langoureux au Chaudron Baveur l'avait visiblement marquée. Ce soir-là, ils avaient été deux feux dansants, emportés par l'alcool et une ambiance whatever. Delirium Tremens....
- J'aime bien oui... essayer. Mais je fais confiance à la description du matériel... La réputation de B&B n'est plus à faire... En parlant d'essayer... On pourrait passer un peu de temps ensemble et discuter ? Le peu que j'ai entrevu de toi était... intéressant.

Le fait que Lizzie travaille chez Barjow & Beurk le confortait dans son idée qu'elle était bien tournée vers la magie noire, ou en tout cas, qu'elle ne la diabolisait pas. Il n'avait pas cherché à la revoir depuis sa vaine tentative de la libérer, mais il avait dès leur rencontre senti une connexion entre eux, qui n'était pas tant due à leurs idéaux qu'à une certaine entente et confiance mutuelle qu'il y avait entre eux.
le mage noir déposa la somme demandée sur le comptoir et patienta jusqu'à l'arrivée de ses articles.
- S'il est possible de faire livrer les armoires ? L'une à la cabane du Garde-Chasse de poudlard, l'autre à Dust & Spite, une habitation non loin d'ici... Sinon je repasse pour les récupérer un peu plus tard, dans la journée.
Lizzie Cojocaru
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Re: Comptoir
Lizzie Cojocaru, le  Jeu 29 Juin - 18:34

{Sorry c'est pas ouf, j’essaie de limiter l’attente ; merci à la belle brochette de Serpy !}

@Elias

Il n’a rien répondu. Il avait peur, un peu, je crois. Il avait raison d’avoir peur. On ne peut emprunter la voie des ténèbres sans en tirer quelques cicatrices. Je suis bien placée pour le savoir. Quand j’ai commencé, pourtant, ce n’était la peur qui m’animait. C’était un mélange de curiosité et d’Impero bien placée.

J’étais un pion, une simple poupée de chair, et c’est en m’aventurant du côté des Ombres que je suis devenue une actrice. J’ai enfilé un masque pour pouvoir devenir qui j’avais toujours été sans m’autoriser à le savoir. Je crois, petit vieux, que tu es face au même croisement. Tu as la curiosité qu’il faut, mais il faut encore qu’une main te guide, te pousse, dans le trou du chat noir.

Il a pris ma main ; j’étais presque surprise. On pouvait fuguer, là, maintenant, de cette vie, aller courir des chemins que nul n’avait encore imaginé. On le pouvait car à deux, on peut toujours tout faire. On peut être et détruire aimer et crever et ce soir je vais me repaître du basculement de ton âme.

— Il faut que tu rentres, d’abord, sinon ça ne marche pas. Il faut que tu veuilles, toi, faire le premier pas. Je peux te tenir la porte si tu veux, comme aux toilettes, mais je ne peux t’y contraindre. Ça te fera pas pisser plus vite.
Sourire. Comme une évidence.

@Finrod

Il était réticent, mais finit par accepter.
— D’accord. Tu me diras quand tu juges approprié que je vienne. Je ne ferais pas plus de bruit qu’un chat.

Il accepta la lame du bout des lèvres.
— Tu sais, si elle ne te satisfait pas, je peux t’en commander une. Barjow & Beurk a des relations.


Pis y avait cette fille, aux cheveux violets et aux sourcils assortis, qui m’avait l’air de s’y connaitre. Oh, elle était moldue, certes, mais il faut croire que le savoir faire en arme blanche était assez développé de leur côté. Il n’y avait pas de raison de s’en priver, tant qu’on savait à qui on le confiait, quel usage leur serait réservé.
— Ou la travailler… Doit y avoir une potion pour ça. Il y a une potion pour tout, tant qu’on sait chercher les ingrédients.
Ses derniers mots me touchèrent presque, et je souris. 

— Tu sais, t’es un peu chez toi, ici. Donc tu viens quand tu veux, je m’assurerais de t’en laisser de côté. S’il y a des périodes avec une quantité supérieure nécessaire, n’hésite pas à me le laisser savoir… Le marché de venins est assez imprévisible, pouvoir anticiper serait plus simple.
Mon regard le rassura pourtant. Si ça ne l’était pas, je trouverais quelque chose. Je trouvais toujours, pour lui.


Il y avait d’ailleurs autre chose dont je voulais lui parler. Ça me brûlait les lèvres. Mais je ne savais pas si…

@Vhagar
Salut Vhag ! Ouais, il était plus simple de l’appeler par son prénom que par son nom à rallonge, qui ressemblait trop à une marque de whisky alors qu’un Vhagar ça se boit pas comme ça. Enfin. Si mais non.

Il y allait en mimiques de connivence, en sourires à mille facettes, et je me surpris à me demander combien de dents il avait vraiment. Non mais clairement sa bouche rappelait trop une boule de disco. Oula, ça va pas Lizzie, on se recadre, tu dors ou quoi ?

Exclamation faussement choquée face à son accusation. « Par Salazar ! Qu’est-ce que j’ai abîmé ? Je ne me souviens de rien. » C’était pas moi, j’ai un alibi, j’étais au cinéma. Oui, avec des moldus, et plus d’un était sorti vivant. Promis juré. Je quittais rapidement le comptoir, chopais des objets au vol, revins comme si de rien était. Speedy Lizzy.

— 50 gallions la paire d’armoires, 3 gallions le cadenas, 5 le canif, 7 le poignard… Tu t’es déplacé avec beaucoup de liquide ou tu me rembourses plus tard ? Il jonglait plus ou moins habilement avec son fric mais j’étais sceptique. J’avais pas entendu son sac s’agiter sous tant de fric que ça. Mais peut-être mon ouïe n’était elle plus ce qu’elle était.

La suite en revanche...
Je fus surprise par son approche directe. J’aimais bien Vhagar, mais j’évitais soigneusement de flirter plus d’une fois avec la même personne. Même règle pour la baise. Généralement, ça finissait toujours en drama.
— Peut-être… Ça dépend. Tu vas encore faire le relou qui connait de meilleurs fournisseurs que moi, ou t’es prêt à te laisser séduire par un oeuf de Boutefeu Chinois ?
Une vraie pépite, ce bébé, reçu il y a peu.

Achats Vhagar a écrit:
50 gallions la paire d’armoires + 3 gallions le cadenas + 5 le canif + poignard 7 = 65

@Azphel
Je sais pas exactement ce que j’aimais chez Azphel. Ou plutôt si, mais je n’aimais pas aimer ça. Je crois qu’une part de moi ne croyait plus à la liberté. Avait envie qu’on la guide dans tout, pour tout, lui fasse savoir comment faire peur aux hommes, comment briser des regards. Une part de moi avait été fascinée par son côté joueur.

Ça ne collait en rien avec ma part dominante, bien sûr, mais d’un autre côté, ça se rapprochait de la soumission dont je pouvais faire preuve quelque fois, avec mon Seigneur. Comme s’il était des hommes avec lesquels je n’attendais que ça. Mettre le cerveau en veille, devenir leur jeu, faire ce qu’ils attendaient, le sourire de l’insouciance aux lèvres.

C’est flippant, un peu. Mais cette déconnexion avec le réel exerçait sur moi un magnétisme jouissif.

— Quand tu veux. C’est pas comme si la boutique était bondée à cette heure… Sauf si tu as un autre lieu en tête ? Les ponts, peut-être ? On pourrait aider de pauvres âmes en perdition à faire le grand plouf. Ou tu pourrais m’y aider, aussi. Non Lizzie. Dis pas ça. T’as des gosses. T’es pas seule. Il est nécessaire que tu vives, et pas pour toi. Pour eux. Je sais. Mais c'est fatiguant, tu sais ? Vivre. Se battre. Parfois j'ai envie de RQ l'existence. Par simple fatigue d'être.

Un frémissement m’a secoué la nuque.
— J’ai pas vraiment accès à Poudlard, mais je peux livrer un ou les deux à Dust & Spite, selon ce qui est le plus simple pour toi. Tu me dis, j’m’arrange.
Propose un jeu, Azphel. Là, maintenant, tout de suite. Joue avec ce qu’il reste de moi. S’il te plait.

Rappelle moi que je suis.
Brise moi. 

Everard Lloyd
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Re: Comptoir
Everard Lloyd, le  Ven 30 Juin - 8:32

Sac à la hanche, Vhagar ne bougeait pas trop, mais allait probablement bien raquer cette fois-ci. Un sourire se dessina sur son visage lorsque Lizzie Bennet rappela qu'elle ne savait pas, ou plus peut-être, de ses folles histoires de cassage de mobilier sur Whitecomb Street, sixième étage.

- En même temps, je crois que je t'en voudrai un peu plus si tu t'en rappelais! Je vais tout payer d'un coup, si ça ne te dérange pas. Je ne t'embêterais pas, promis.


Ne pas l'embêter, même si ce genre de sarcasme était plus ou moins bancal. Il s'y connaissait en matière de dragonnets, et savoir qu'un fournisseur vendaient des œufs d'une manière si illégale en disait surement long sur le gardien de dragons en question, même s'il ne le connaissait pas, et qu'il ne le connaîtrait surement jamais. Le Nordique n'était pas particulièrement à cheval sur les lois, mais quand on parlait de dragons, il aimait que les choses soient correctes. Mais d'un autre côté, Barjow et Beurk était probablement la seule boutique ou il pouvait s'en procurer. De toute manière il ne pouvait faire dans la légalité sans posséder le titre de gardien. Hors, il était loin de l'être, encore. Il n'avait au final que les connaissances. Et il fût bien avisé de les avoir lorsque la jeune femme annonça la présence d'un boutefeu chinois dans la réserve.

- Un boutefeu chinois? Ça existe vraiment les suicidaires qui en achètent?


Le boutefeu chinois était connu pour être parmi les dragons les plus dangereux pour l'homme, friand de leur chair fraîche, et relativement tolérant à l'égard des autres espèces de dragons. Pour Vhagar, qui n'avait pas la prétention de pouvoir en apprivoiser, cela revenait à signer pour un travail beaucoup trop laborieux et dangereux.

- Je sais que je risque d'en demander pas mal, mais je serai plus intéressé par un œuf d'Opalœil des antipodes, avec un Noir des Hébrides et un Suédois à Museau court. Oui j'ai laissé tombé le Norvégien, j'ai pas ce qu'il faut pour en contrôler un, pour le moment.
Lizzie Cojocaru
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Re: Comptoir
Lizzie Cojocaru, le  Mar 4 Juil - 23:35

@Vhag

Ironie ou naïveté ? Mh. Qu’importe. S’il voulait croire que je ne détruisais pas volontairement, c’est qu’il avait vraiment rien compris de qui j’étais. C’était décevant mais ça m’empêchait pas de lui piquer ses sous. Surtout s’il pouvait tout payer d’un coup. Il avait eu une telle réussite au Heurtoir, ou j’avais raté un épisode ?

Sa prochaine phrase ne fit que confirmer ma déception. Oh, Vhagar, quand étais-tu devenu si sage ? L’avais-tu toujours été ? J’avais pourtant cru un jour que tu aimais plus jouer avec le feu que ça… Bon. Tant pis, on se rabattrait sur autre chose. T’avais une commande spécifique, et une argumentation pour…

Un bonhomme sans pupilles ; peu offensif mais originaire de Nouvelle Zélande. Il avait cru que j’avais tout sur commande ou bien ?
Un coupain local avec la queue en flèche ;
Il avait un vrai coup de bol pour le Suédois, j’en avais reçu un la semaine dernière…

— A peine exigeant, le Mexarès. C’était ça ou pas ? Mh. J’sais plus. On s’en fout au pire. T’as un coup de bol, j’en ai deux sur trois… Pour l’Opalœil des antipodes, je peux me renseigner, mais il faut que tu me laisses un délai d’une semaine pour t’en dégoter un. Pour les autres… Suis moi.

Je l’ai conduit sous les couveuses qu’il avait, un jour, contemplé. Je l’ai laissé s’amouracher des oeufs accessibles. Je regrettais du fond du coeur qu’il ait perdu son goût du danger ; il allait falloir le remodeler, comme de la pâte verte. Ou alors, s’il n’était pas prêt, le laisser se ciseler contre les aspérités de la vie. Et prendre, moi, le dragon. Jouer avec son feu.



Je voulais contempler les frontières du réel ; marcher sur le fil du rasoir ; savoir que tout pouvait déraper à tout instant. Je voulais me laisser happer par l’exaltation de ses flammes et de sa férocité et de ses pulsions. Je voulais être, avec ce petit bout de terreur ailée. J’oubliais Vhagar, et mes yeux avides caressaient l’animal des yeux. Un jour petit, je serais assez stable pour t’élever. Un jour je serais ta mère. Fille, et Mère, de Douleur.

Merci, Vhagar, d’avoir rappelé la pyromane enfouie.
Elias Baxter
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Re: Comptoir
Elias Baxter, le  Mer 5 Juil - 11:40

Un frisson lui parcourut l'échine, du haut vers le bas, pis du bas vers le haut. C'était une sensation de peur, d'urgence, et d'intime satisfaction. Comme s'il qu'il venait de sauter le pas, d'passer un cap, voire même une bonne grosse péninsule. Il faut que tu rentres, d’abord, sinon ça ne marche pas. Il faut que tu veuilles, toi, faire le premier pas. Je peux te tenir la porte si tu veux, comme aux toilettes, mais je ne peux t’y contraindre. Ça te fera pas pisser plus vite. Un rire échappa des lèvres du sorcier, qui sentit la pression redescendre un chouille.

Il arqua un sourcil et darda un oeil amusé sur la vendeuse. Ok. Ben j'suis prêt. J'fais le pas. Et au fait, j'm'appelle Elias. Sur ces entrefaits, l'homme serre la main salvatrice pour la serrer comme bon semblait. Pis tu vois, il fit un pas en avant pour n'être plus qu'à quelques centimètres de la jeune femme. J'entre ! Parce que tout prendre au mot, c'était bien plus facile et pis ça faisait sourire. Et même parfois, rire. Et le rire, c'était l'arme ultime. Elias le savait bien. Mais y avait aussi tout un tas de choses qu'il savait pas. Et il espérait bien que ça change bientôt.

Il pénétrait un nouveau monde, basculait un peu dans l'ombre, et son excitation était à son comble. Mais tu vois déjà d'venir dans cette boutique, c'était un premier, et j'en fais un deuxième vers toi. Alors maintenant tu me montres un peu ton univers ? J'demande que ça moi, et t'inquiète que j'ai pas peur des conséquences. Déjà qu'il réfléchissait pas ses actes, alors s'il fallait qu'il pense au reste ! C'était mal barre comme qu'on dit.
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Re: Comptoir
Shae L. Keats, le  Sam 8 Juil - 11:57

18h19,
Le monde pense à lui.


Les gens m'regardent pas. Ils passent comme rien. Comme le vent. Puis s'en vont. J'aime bien regarder les gens. Ils sont tous différents,
ils sont tous pressés, pourris, un peu moins. Ils ont tous leurs formes, leur façon de se plonger dans leurs pensées. J'aime observer comment ils arrivent à s'enfermer dans une bulle, où rien ne les atteint.
Moi je ne sais pas faire ça.
Je sais juste vivre avec.
Et j'essaie.
Chaque jour que dieu fait.

La nuit s'apprête à tomber. Les allées sont couvertes de la poussière de fin de journée. Il n'y a plus grands monde. J'aime quand les rues se vident. Quand le temps se suspend quelques secondes. J'aime être hors du temps. Danser derrière les yeux. Et puis tout observer. Sauf que ce soir j'ai un objectif précis. Des envies inexplicables de laisser, laisser une trace. Alors quelques pas vers la droite. La porte que je pousse doucement. Le soupir en entrant dans la boutique que l'on n'a visité que masqué.

Les yeux qui courent sur les objets, les mains qui courent sur l'air du rien. Puis s'avancer jusqu'au comptoir. Et attendre. Sachant pertinemment que l'on est en train de commettre l'une des pires bêtises.
Que ça ne servira à rien de bien positif.
Mais peu importe.
Les ongles frappe le comptoir en rythme.
La valse des commerces.
J'la connais bien.
C'toujours le même
-refrain.


Dernière édition par Leo Keats Gold le Mar 24 Oct - 1:09, édité 1 fois
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Re: Comptoir
Finrod Elensar, le  Sam 8 Juil - 15:18

Réponse à Lizzie Bennet
Sans blague... ^^'


- Je te crois... Tu peux venir quand tu veux. Après tout, une visite de ma cousine n'a rien de suspect. Dit-il avec un léger sourire. Il avait appris à vivre avec elle. Enfin avec, à faire avec ce lien de famille sortit de secrets familiaux connus que des membres plus âgés de la famille Bennet-Elensar.

- Je ne me connais pas bien en lame, je suis trop habitué à ma baguette mais j'ai pris conscience qu'il est parfois important de ne pas compter que sur la magie. Donc si tu penses pouvoir me trouver un poignard adapté pour moi ou en modifier un, ce sera avec plaisir que j'attendrai un peu pour l'avoir. Je paierai le prix qu'il faut. Ajouta-t-il en reposant le couteau "Je te ferai savoir dès que possible pour le venin, mais ça me fait plaisir de pouvoir compter sur toi et tes compétences. Merci.

Jetant un coup d’œil à ses achats, Finrod devait bien reconnaître que cela pouvait amener à penser qu'il préparait un assassinat. Tout ce qu'il fallait pour être discret et mortel, une lame fine perforant la chaire et une artère ? Peut-être, mais il en avait surtout besoin pour se défendre et se cacher si besoin. Puis il releva la tête, mais pas trop, pour regarder sa cousine dans son œil... Que pouvait-elle bien lui proposer à présent ? Une lame de bonne taille, légère et avec un manche adaptée à la grande main du Fourchelang ? Pas impossible, pleine de ressources qu'elle était.
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Re: Comptoir
Ariana Hastings, le  Dim 9 Juil - 3:09

HRPG : Je me suis bien amusée avec ce post, et il peut rester unique, ou pas,
je voulais juste faire arriver Ariana,
c'est un passage important dans sa vie (et la mienne).



Du haut de ses 18 ans, Ariana avait vécu un certain nombre d'événements, dont la plupart pas franchement très marrant, mais le jour où elle avait rendu son tablier dans le coffee shop moldu où elle travaillait rentrait définitivement dans la catégorie "jours à célébrer avec du champagne". Elle avait pris le poste après une petite demande de Meredith concernant le loyer – mais aussi et surtout son énorme culpabilité personnelle de ne pas participer aux charges du logement qu'elles partageaient – mais elle aurait mille fois préféré travailler dans un contexte sorcier.
Barjow & Beurk – pour une raison dont elle n'était pas encore sûre de connaître le sens – l'avait étrangement attirée. Ariana était passée devant la vitrine en rentrant d'Afrique et avait postulé après avoir vu l'annonce. Sans résultat. Alors, lorsqu'elle avait remarqué une nouvelle affiche de recrutement pendant une de ses balades londoniennes presque quotidiennes, l'ancienne Serdaigle s'était de nouveau précipitée. Et cette fois était la bonne. Adieu les moldus hautains aux commandes de boissons sans queues ni têtes, adieu les clients insupportables et les tables laissées dans des états lamentables, Ariana out !

Elle se réveilla tôt le matin de son premier jour, enfila une longue jupe à motifs dentelle noire, un T-shirt gris, un gilet à franges noir avec de grosses fleurs rouges brodées, ses boots décorées au fil de ses voyages, quelques bijoux, un coup de rouge à lèvres pourpre sombre, ses cheveux dorés aux mèches bleues ramenés sur le côté, et elle était prête. L'Ariana qui avait fait sa première rentrée à Poudlard des années plus tôt n'aurait jamais imaginé mettre un jour les pieds dans l'Allée des Embrumes, et maintenant ça allait être son quotidien, l'idée était grisante.

Elle retrouva la boutique facilement, malgré la devanture mal entretenue et l'enseigne presque effacée, et elle poussa la porte pour entrer dans un magasin lugubre et sinistre. La cloche sonna, elle prit une profonde respiration, et jeta un coup d’œil aux étagères pleines à craquer d'objets plus terrifiants et menaçants les uns que les autres. Elle aurait peut-être dû fuir, tourner les talons, aller postuler chez Ollivander's et ne jamais revenir, mais elle ne fit rien de tout cela. En réalité, cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie autant chez elle...
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Re: Comptoir
Lizzie Cojocaru, le  Dim 9 Juil - 9:47

@Elias

Il est bizarre ce type. Il parle trop comme si le silence le stressait. Ou comme si au contraire il lui fallait couvrir la violence des cris de ses pensées. Mais après tout, j'ai été comme lui, avant. A rendre Ebenezer chèvre tellement je la fermais jamais. Alors je lui serre la main à cet esprit tordu.

_Lizzie.
Voix métallique, regard neutre. Je retiens une pulsion de flirt, il est pas là pour ça. Il est là pour sombrer dans d'autres pulsions. Et c'est sur cette voie qu'il me faut le guider.

Je le laisse s'engouffrer dans l'armoire, bavasser...
_Je vais te montrer, oui. Je ferme la porte, sans douceur, sur lui. A l'autre bout de la salle je cible l'armoire incluse dans la paire. Faut pas se planter, on m'en a commandé tellement ces temps-ci que je crains de me gourrer de jumelle. Non, c'est celle-là, l'acajou.

Je manipule rapidement ma baguette et fais apparaître trois corbeaux dans l'armoire à apparaître. Dis moi Elias, tu penses quoi de leurs ailes noires, quand elles te cinglent le visage de coups et caresses ? Hommage à une enseignante et soeur d'armes. Tu es prêt à t'amouracher des ombres jusque dans leurs symboles ?

@Leo
Vague impulsive au comptoir. Je les entends. Ronger le bois de leur anxiété de leur impatience de leur caprice.
Je veux pas venir, pas tout de suite pourtant ; entre les rayons une Lizzie coulisse, bras dénudé, cinglé de traits. Des traits rouges tracés d'une clef argent ; de celles qu'on s'enfonce dans la chair pour se rappeller qu'on existe, qu'on est là, que c'est vrai.

Vague impulsive au comptoir. Je veux plus entendre tes ongles, ils me rappellent mes serres, j'ai beau les couper courts, jusqu'au sang, y a quand même ce bout de peau qui dépasse alors je repasse. Ciseaux, ciseaux. Et quand y a plus rien le premier objet devient ma paire d'ongles ; pour décapsuler une cannette ou juste me lacérer la peau.

Tu te rappelles, enfant, du jeu ? On se racontait des histoires sur les bras. J'aimais pas trop celle du planteur de tomates, car la torsion quand il les plantait était inconfortable, mais alors quand il labourait derrière... L'avant bras virait rouge, avec des points violets au milieu. Mais, au moins, c'était un jeu à deux.

A présent, seule avachie entre les rayons, j'aurais presque voulu que quelqu'un m'ait fait ces marques, que cela ait été un jeu. Je n'aime pas avoir à me rappeler que je vis. J'ai toujours des envies dangereuses après.

Les ongles ne cessent de taper et crisser, alors je me suis relevée. Un rayon a quelque peu vacillé sous mon poids, c'était pas beau ça. J'ai baissé les manches le long de mes bras, vérifié que rien ne dépassait. Nul n'avait le droit de voir mes faiblesses, et encore moins si je savais pas qui était là. C'est bon. Godot arrive. Pas preste vers le comptoir.
_Oh, c'est toi. Tu veux quoi ?

@Finrod

C'était étrange de l'entendre m'appeler cousine avec une telle nonchalance. Comme s'il s'était fait à l'idée. Moi aussi, en un sens ; après tout, cela faisait combien de temps qu'on l'avait découvert, deux, trois ans ? Je perds la maîtrise des jours et des secondes. Mais c'est relaxant, aussi. Quand je me bats pour lui, je me bats presque plus pour lui en tant que cousin que pour lui en tant que maitre. Ça n'a pas toujours été le cas, mais c'est mieux ainsi.

Il continue de parler et me touche plus qu'il ne le devrait. Oh, j'ai beau avoir progressé, m'attacher moins à la reconnaissance, avec lui je reste un chien en mal de caresses. J'ai constamment besoin qu'il valide mon existence, ma façon de faire. Comme si ma vie lui appartenait. C'est abusé. Mais ça me fait sourire, et à cet instant, je suis bien.  

_J'essaie de t'apporter ça dans la semaine ; jeudi 20 au plus tard. Chez toi ou chez nous, qu'est-ce qui est le plus simple ?

On avance, pas à pas, chacun son rythme, mais on avance à deux, et ça change tout. De ne plus être seule. Finrod, tu es la première personne priorisée en tant que personne autant qu'idée. Avant, j'ai croisé des idées parallèles dans des humains pour qui je n'étais que pourriture. Ou des soeurs qui ne pouvait jamais comprendre mes choix. Même Ashton m'avait caché qui il était. Il n'y a que toi. Que toi de vrai. Et pour un moment, les planètes sont alignées.

Et puis, tout bas :
_Je sais pas ce que t'as en tête, mais si je peux t'être de la moindre aide... N'hésite pas. Au pire t'as la chouette au bras.

@Ariana

Nash est parti. Comme Ashton. Sans prévenir. Je l'aimais bien pourtant. Mais un jour, il était pas là, je l'ai cru malade. Mais comme ce fut pareil les jours, semaines, deux mois suivants, il m'a fallu le considérer comme parti ou mort. C'est pas possible, les mecs c'est jamais fiable en fait.

J'en ai marre, marre, si c'est comme ça j'embaucherais que des meufs à présent. J'ai tenté de contacter Merrit. C'est elle qui bossait ici quand j'étais à Poudlard, elle me faisait même des réductions. Une fille bien vu ma situation financière. Être une mage noire ça coûte un bras...

Sauf qu'apparemment, elle est morte. J'ai pas tout compris. J'ai cherché en vain s'il y avait une tombe avec son nom et prénom, mais sans piste spécifique c'était une mission périlleuse. C'est incroyable comme les gens meurent tôt dans le monde magique quand même. Espèce en voie d'extinction, ou presque ! Heureusement qu'on savait se battre, qu'on voulait se battre, pour exister.

Enfin. Faute de pouvoir recruter une morte j'ai du me rabattre sur les vivants. Y a une blondinette qui m'a fait bonne impression. Des mots bien placés à la bibliothèque. Une fille qu'on sent comme une équilibriste sur le fil de la vie ; prête à basculer d'un côté ou d'un autre. J'ai tendu la main, pieuvre avide d'idées fraiches, pour l'embarquer du mien. Ariana, qu'elle s'appelait. Et aujourd'hui était son premier jour.

Elle est arrivée à l'heure. Ça au moins, c'était un plus, parce que moi je détestais faire l'ouverture. Y avait personne et ma priorité allait aux jumeaux, non mais. Cette femme... Je sais pas ce qui m'a marquée chez elle plus que chez une autre ; elle allie couleurs et constrastes, ombres et lumière, avec une dextérité singulière. J'ai envie de lui donner une chance. Et puis, j'ai besoin qu'elle la saisisse, cette boutique est trop de travail pour une seule personne.

_Bienvenue Ariana ! Lizzie. Tu veux faire un tour de la boutique ?
I'll make darkness feel like home too.
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Re: Comptoir
Finrod Elensar, le  Lun 10 Juil - 23:04

En faisant abstraction de la vie respective des protagonistes de cet échange ainsi que de la réputation de l'établissement ainsi que du marché conclu à l'instant, donc de beaucoup de paramètres en fin de compte, on aurait pu croire qu'il ne s'agissait que de personnes lambda de la même famille au physique atypique partageant un moment agréable. Mais en y regardant de plus prêt, la réalité était tout autre. Pourtant, personne ne pouvait soupçonner la dure réalité que camouflait ces propos sans double-sens pour quiconque ignorait que cette sorcière et ce sorcier étaient étaient liés par quelque chose de bien plus fort qu'un lien familial...

Mais trêve de curiosité mal-placée. Le jeune homme écoutait donc ce que Lizzie lui proposait. Son esprit fit un rapide rappel de planning, la date suggérée ne devait pas correspondre à une livraison à la BAM ou un quelconque rendez-vous.

- Oui, ça me convient. Chez nous, ce sera mieux. Et dans la nuit, elle est notre amie. Cette dernière phrase s'accompagna d'un CRAC, l'elfe de maison de Finrod pointa le bout de ses oreilles. Elle aidait toujours son maître lorsqu'il faisait des achats et salua, comme à son habitude, l'interlocutrice de ce dernier d'un mouvement de tête. Elle transportait tout grâce à sa magie d'un simple claquement de doigt. Le casque et la fiole de venin de basilic flottaient à présent au dessus du comptoir de B&B.

Finrod s'étonna de la servitude dont faisait preuve sa cousine, peut-être avait-elle encore besoin de temps pour s'affirmer en tant qu'être qu'elle était à présent ou était-ce uniquement le presque géant qui lui faisait cet effet ? Probablement ce dernier point, il n'était pas n'importe qui après tout.

- Pour l'instant, la lame n'est destinée à personne mais si j'ai besoin de toi, je compte bien te demander de m'aider. Lui répondit-il en s'adaptant au volume que Lizzie avait pris, puis à un volume "normal" : "Merci pour toi, j'attends donc de tes nouvelles concernant ce poignard. À bientôt ! Viens Pantofia, on rentre."

S'ensuivit une scène presque étrange, Finrod semblait heureux. N'imaginez pas une euphorie, non loin de là, mais c'était comme si le poids que son coeur portait depuis si longtemps s'était quelque peu alléger. C'était comme si le temps d'un instant, cet échange sincère avait ramené le sorcier qu'il était avant cette tragique nuit où tout avait basculé. Il quitta donc l'établissement avec un léger sourire, mais un vrai, un authentique.
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Re: Comptoir
Everard Lloyd, le  Lun 17 Juil - 21:26

@Lizzie



     Sans faire véritablement plus attention à ce qu'elle disait, et ce n'était pas plus par mépris que par intérêt pour ce qui se cachait dans la réserve, loin de là, il la suivit dans ce qui semblait être une arrière boutique. La se trouvaient plusieurs couveuses. Il mit en doute les dires de Bennet l'espace d'un instant, le temps de vérifier si aucun œuf couleur platine ne faisait de croissance en route. En vain, et il le savait bien. L'Opalœil était suffisamment beau et rare pour ne pas être trouvé aussi facilement, mais il adressa un aléatoire signe de tête à la vendeuse pour la remercier. Il s'avança un peu d'abord vers l'écaillé noir, se donnant le droit d'y passer une main. Il caressa la coquille sombre, rugueuse et dure du dragon des Hébrides en pleine évolution. Le temps passait bien lentement pour qu'il ne puisse y voir qu'une sphère imparfaite parfaitement immobile, mais l'idée de le voire éclore le convainquit. D'autant plus lorsqu'il vit le deuxième, lisse et bleu de reflets électriques.

- Je te prends les deux, comme convenu. M'enverras-tu un hibou si tu reçois le troisième?

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Re: Comptoir
Shae L. Keats, le  Jeu 20 Juil - 1:53

Réponse à Lizzie


Je ne sais pas vraiment ce que je fais là. Ni si c'est vraiment une bonne idée. Je sais que tu travailles ici,
que les questions vont bon train. Que je t'ai peut-être un peu déçue aussi. Secrètement j'espère que ce ne soit pas toi. Qui franchisse les quelques pas jusqu'au comptoir. Qui te dévoile. Tu vois trop. Tu sais trop. J'étais jeune. Inexpérimenté. Et t'as su le cerner. Le voir tout de suite. T'as su comprendre ce qu'il me fallait et resserrer parfois la vis.

Et j'ai peur que tu vois. Que tu devines. Je ne me remets pas bien. Du manques d'anguille. De la nuit ennemie qui a dessiné sur ma peau.
Pour que je me souvienne tous les jours de ne pas recommencer. Que la peur, la douleur, ça n'est jamais très loin au final. J'ai du mal à me remettre de tout ça. De l'arrêt brutal des paradis artificiels. Je sais que ça se voit. Les joues creuses, les traits tirés. Alors si c'est toi qui vient, n'en pose pas. Ne dis rien. Et je me tairais aussi. Une politique du muet. J'ai pas envie de parler. D'expliquer. La parlote comme guérison, c'est pas vraiment pour moi, ça n'a jamais fait ses preuves.
Je crois que parfois y a juste plus rien pour s'aider. Que c'est peine perdue d'essayer.

Alors je ne dis rien, je ne soupire même pas quand c'est ton visage que je vois. Je fais comme si de rien était. J'suis pas vraiment doué.e tu sais.

_Oh, c'est toi. Tu veux quoi ?

Pas de courtoisie, d'éloge ridicule pour du vide. Droit précis. Sans arabesque, et ça me va. Je préfère ne pas me perdre en politesse.  Je te souries quand même, un truc automatique. Je suis content.e de te voir, mais je sais pas, en ce moment j'ai du mal à faire comprendre aux gens qu'ils comptent. Les écarter c'est plus simple. Moins dangereux. Plus facile. J'ai besoin que ce soit facile. J'ai plus l’énergie pour avoir quelqu'un où aller. Quelque chose à sourire.
Je suis juste épuisé.e.

une cape d'invisibilité. la plus grande. une pensine
| plus bas. incertitude dans la voix | et un conseil.
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Re: Comptoir
Lizzie Cojocaru, le  Dim 23 Juil - 23:47

@Finrod

La nuit est notre amie ; et puis l'elfe aussi. Ils nous viennent en aide, nous épaulent, nous couvrent. C'est la beauté des relations amicales !

🐜

Mais l'amitié, l'amitié est bancale, éphémère. Finrod et moi, nous étions plus qu'amis. Parce que la famille, dans tous les sens du terme, prenaient le pas sur tout le reste. Ma mère m'avait oubliée comme j'avais oublié ma soeur et mon père. Emily... c'était compliqué, à expliquer. Il était, à bien des égards, la seule famille stable que j'avais. En sa présence je me sentais safe. Saine et sauve. Sel et fauve. Et cela changeait tout.

🐜

Je n'étais pas sûre qu'il accorde la même importance à notre lien ; je m'emballe souvent, je sais, dans plus que des paquets cadeaux. Mais il avait souvent su être ma béquille dans les moments de doute et de solitude. Non. Je ne lui disais pas tout. Ni les enfants ni Emily ; je lui cachais bien des choses. Je le savais. Je ne devrais pas.

🐜

C'est souvent le cas pourtant. On ne livre pas tout d'un coup. Les choses se font petit à petit. La confiance s'accorde à pas de fourmi. Il y a déjà mon respect et ma loyauté qu'il avait gagné au premier coup d'oeil ; on avait un chemin à faire. Mais on allait le faire. Je croyais en lui, je croyais en nous. Et il me gonflait le coeur de pulsions de vie.

🐜

Oh Finrod, ce n'est que le début... Bientôt tu chambouleras le monde comme tu m'as chamboulée.

@Vhagar

Deux oeufs dans la journée, ça c'était bon pour le business. On dit merci Mexa, Mera, Truc. Deux cents gallions... oh, ça faisait plaisir quand même. Je n'étais pas particulièrement dans le besoin, pas depuis mon dernier passage à Gringotts, mais comme mon argent n'était pas blanchi il était plus sûr de récupérer ce type de gallions. Et ça ouvrait des portes pour enrichir l'antre de nouveaux ingrédients...

J'avais des idées, tant d'idées, depuis longtemps. Mais certaines étaient irréalisables pour des motifs tristement géographiques. Tout allait changer. Et puis, s'il m'en restait, ça pouvait servir à attester de la solvabilité de l'enseigne. Développer de nouveaux partenariats. Que de perspectives... J'avais notamment repéré une boutique spécialisée en bougies.

Oh, je sais, ça a l'air de rien, des bougies. Mais avec la juste quantité de cire, je pourrais faire quelques expérimentations. Avoir des versions plus pâteuses des potions, par exemple, pour enrichir les soins médicaux. Ou alors user de doses plus concentrées et agressives que l'être humain ne savait ingérer. Ou alors permettre une application localisée. Modeler des doigts de cire pour en faire des prothèses ? Qui sait.

Cet achat était un petit pas. Mais un pas de dragon vaut mieux que rien. Sa convoitise étira mes lèvres d'un sourire.
_ Je te tiens au courant, oui. J'passerai chez toi plutôt, les oeufs de dragon c'est fragile askip.
Puis, tentatrice.
_T'es certain que tu veux pas en prendre un troisième maintenant ? C'est mimi les triplets...


Commande a écrit:
2 oeufs de dragon : 200 Gallions

@Leo

Je sais pas ce que tu avais à cacher sous ta cape, pour la vouloir aussi grande. Mais de toute évidence t'avais un monde à toi, un combat à toi, que tu dissimulais loin des yeux de l'univers. J'aurais pourtant aimé te prêter mes vers désunis pour t'aiguiller, mais ça n'allait pas être simple.

Et puis, la pensine le ferait mieux que moi. La plupart des objets sont plus doués que moi avec les êtres humains. Sans doute parce que je suis toxique. Ce n'est pas une toxicité avec laquelle je suis née ; c'est plus que je n'ai jamais appris à prendre soin des autres, et de mal en pis, je suis devenue dangereuse. Par habitude plus que par méchanceté.

Bref. J'ai amorcé deux pas vers tes commandes, calculé les sous comme une bonne petite salariée, puis me suis arrêtée, surprise. Le dernier mot était plus important que les précédents. Bien plus important.

Je l'ai répété sous un souffle, comme si j'étais pas sûre d'avoir entendu. Fils•le, si tu cherches de l'aide, tu ne devrais venir ici. Je n'enfante que douleur, tristesse, rancoeur, mélancolie. Ce n'est dans mes bras que tu trouveras le réconfort. Je sais pas faire. J'crois qu'il manque quelques ingrédients dans la potion de mon cerveau, genre un kilogramme d'affection. Mais je peux pas te laisser seul•e comme ça, alors je vais essayer. J'promets rien...
- Qu'est-ce qu'il se passe, Leo ?

Commande a écrit:
1 cape, 1 pensine : 120 Gallions
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