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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes :: Barjow & Beurk
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Comptoir
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Lizzie Cojocaru
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Re: Comptoir
Lizzie Cojocaru, le  Dim 23 Juil - 23:47

@Finrod

La nuit est notre amie ; et puis l'elfe aussi. Ils nous viennent en aide, nous épaulent, nous couvrent. C'est la beauté des relations amicales !

🐜

Mais l'amitié, l'amitié est bancale, éphémère. Finrod et moi, nous étions plus qu'amis. Parce que la famille, dans tous les sens du terme, prenaient le pas sur tout le reste. Ma mère m'avait oubliée comme j'avais oublié ma soeur et mon père. Emily... c'était compliqué, à expliquer. Il était, à bien des égards, la seule famille stable que j'avais. En sa présence je me sentais safe. Saine et sauve. Sel et fauve. Et cela changeait tout.

🐜

Je n'étais pas sûre qu'il accorde la même importance à notre lien ; je m'emballe souvent, je sais, dans plus que des paquets cadeaux. Mais il avait souvent su être ma béquille dans les moments de doute et de solitude. Non. Je ne lui disais pas tout. Ni les enfants ni Emily ; je lui cachais bien des choses. Je le savais. Je ne devrais pas.

🐜

C'est souvent le cas pourtant. On ne livre pas tout d'un coup. Les choses se font petit à petit. La confiance s'accorde à pas de fourmi. Il y a déjà mon respect et ma loyauté qu'il avait gagné au premier coup d'oeil ; on avait un chemin à faire. Mais on allait le faire. Je croyais en lui, je croyais en nous. Et il me gonflait le coeur de pulsions de vie.

🐜

Oh Finrod, ce n'est que le début... Bientôt tu chambouleras le monde comme tu m'as chamboulée.

@Vhagar

Deux oeufs dans la journée, ça c'était bon pour le business. On dit merci Mexa, Mera, Truc. Deux cents gallions... oh, ça faisait plaisir quand même. Je n'étais pas particulièrement dans le besoin, pas depuis mon dernier passage à Gringotts, mais comme mon argent n'était pas blanchi il était plus sûr de récupérer ce type de gallions. Et ça ouvrait des portes pour enrichir l'antre de nouveaux ingrédients...

J'avais des idées, tant d'idées, depuis longtemps. Mais certaines étaient irréalisables pour des motifs tristement géographiques. Tout allait changer. Et puis, s'il m'en restait, ça pouvait servir à attester de la solvabilité de l'enseigne. Développer de nouveaux partenariats. Que de perspectives... J'avais notamment repéré une boutique spécialisée en bougies.

Oh, je sais, ça a l'air de rien, des bougies. Mais avec la juste quantité de cire, je pourrais faire quelques expérimentations. Avoir des versions plus pâteuses des potions, par exemple, pour enrichir les soins médicaux. Ou alors user de doses plus concentrées et agressives que l'être humain ne savait ingérer. Ou alors permettre une application localisée. Modeler des doigts de cire pour en faire des prothèses ? Qui sait.

Cet achat était un petit pas. Mais un pas de dragon vaut mieux que rien. Sa convoitise étira mes lèvres d'un sourire.
_ Je te tiens au courant, oui. J'passerai chez toi plutôt, les oeufs de dragon c'est fragile askip.
Puis, tentatrice.
_T'es certain que tu veux pas en prendre un troisième maintenant ? C'est mimi les triplets...


Commande a écrit:
2 oeufs de dragon : 200 Gallions

@Leo

Je sais pas ce que tu avais à cacher sous ta cape, pour la vouloir aussi grande. Mais de toute évidence t'avais un monde à toi, un combat à toi, que tu dissimulais loin des yeux de l'univers. J'aurais pourtant aimé te prêter mes vers désunis pour t'aiguiller, mais ça n'allait pas être simple.

Et puis, la pensine le ferait mieux que moi. La plupart des objets sont plus doués que moi avec les êtres humains. Sans doute parce que je suis toxique. Ce n'est pas une toxicité avec laquelle je suis née ; c'est plus que je n'ai jamais appris à prendre soin des autres, et de mal en pis, je suis devenue dangereuse. Par habitude plus que par méchanceté.

Bref. J'ai amorcé deux pas vers tes commandes, calculé les sous comme une bonne petite salariée, puis me suis arrêtée, surprise. Le dernier mot était plus important que les précédents. Bien plus important.

Je l'ai répété sous un souffle, comme si j'étais pas sûre d'avoir entendu. Fils•le, si tu cherches de l'aide, tu ne devrais venir ici. Je n'enfante que douleur, tristesse, rancoeur, mélancolie. Ce n'est dans mes bras que tu trouveras le réconfort. Je sais pas faire. J'crois qu'il manque quelques ingrédients dans la potion de mon cerveau, genre un kilogramme d'affection. Mais je peux pas te laisser seul•e comme ça, alors je vais essayer. J'promets rien...
- Qu'est-ce qu'il se passe, Leo ?

Commande a écrit:
1 cape, 1 pensine : 120 Gallions
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Re: Comptoir
Everard Lloyd, le  Lun 24 Juil - 16:21





     Il valait mieux cesser de regarder ces joyaux que la terre fît naître. Obsédé par cette vision magnifique, il en avait oublié toutes ses inquiétudes sur la provenance de ces œufs. Mais deux c'était déjà pas mal. Vhagar les voyait déjà, couvées proches d'un grand brasier de cheminée. Il préféra d'ailleurs ne pas savoir la température qu'il faisait sous ces couveuses. Un œuf de dragon, ça se tient à un peu trop chaud pour les mains.

     Toujours les yeux rivés sur cette beauté spectaculaire, qui le serait en plus une fois qu'ils seraient ouvert, il lança deux des bourses qu'il avait préparé à l'occasion vers Lizzie sans réellement voir si elle les attraperait. Le transport n'allait pas être simple. D'abord apporter les deux armoires là ou elles devraient être, puis revenir chercher le premier oeuf, puis le deuxième. Faire passer le premier au manoir, puis le deuxième. Le tout en surveillant bien qu'ils ne prennent pas froid. Vu leur taille, il aurait assez de temps pour préparer deux petits nids bouillants douillets.

     -Je te tiens au courant, oui. J'passerai chez toi plutôt, les oeufs de dragon c'est fragile askip.

     Le Nordique décocha un large deuxième sourire. La connaissant un minimum elle risquait soit de lui mettre la pagaille dans l'appartement, soit d'aller chercher là ou elle ne devrait pas mettre les pieds. Ou les doigts. Ou les yeux, l’œil. Peu importait. Mais c'était drôle.

     -Avec plaisir, ma belle. Ce sera l'occasion de prendre un canon en souvenir de cette mémorable journée!

     Il ne fit que rire à la seconde tirade. Si elle continuait et qu'il ne sortait pas d'ici en vitesse il risquait bien de ne pas en rester là. Un troisième, mais un Opaloeil des Antipodes, serait suffisant. Il sortit de la réserve le premier, avec la perspective de vite revenir dans la journée, histoire de ne faire que deux trajets supplémentaires, et que les œufs soient rapidement au bon endroit au meilleur moment.
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Re: Comptoir
Shela Diggle, le  Mar 25 Juil - 17:26

être en vie c'est une idée bien plus qu'un fait, aussi perdre le souvenir d'avoir un jour été en vie fait de nous un mort; pas vrai ? et qui ne souhaite pas connaître cet état, rien qu'un instant, tester l'idée du non-être, ou de l'être-ailleurs, partout sauf ici, seulement il faudrait n'oublier que cette pensée là, et aucune autre, ne pas être un mort sans passé. Compter un, deux fois sept, les pas entre un point donné et un autre, l'obsession dans la mesure, une exactitude rassurante, un, deux fois sept, pouvoir rencontrer le('autre) réel.
Regain - inspiration. L'on parle d'inspiration peut être que vous mélangez l'air et la créativité, peut être à raison, il faut, s'ouvrir et poser, pause, un arrêt, est ce qu'une virgule, c'est cesser d'être en vie ? c'est suspendre la vie, comme. Alors qu'un point attend un renouveau, une naissance après lui, une virgule est un suspend, une, hésitation,

C'est l'hésitation et non la vitesse qui tue. La virgule serait donc un état arrêté et la mort, quelque part, bien qu'il me paraisse difficile que la mort soit immobile, je crois que l'on s'y meut même plus fortement que dans cette réalité là, que dans cette vérité là
il existe autant de vérités que de consciences et je me demande si être en vie maintenant n'est pas un mensonge dans la mienne
il faudrait un compromis ? marchander sa part de vrai. Donner un peu au faux de la place, promettre de n'y faire attention, laisser à l'inconscient le soin de feindre au conscient que l'on y croit, à ce faux, et vivre avec son reste de vérité, avec une belle réalité (puisqu'il s'agit de choix, choisir de ne voir que ce à quoi l'on croit et croire en tout)
volontiers se perdre, mais pas se tromper, la nuance est immense. Il s'agit donc d'une différence, se demander si, les différences sont des nuances, ou si les nuances se font différences. Les détails sont d'une capitale importance. La boutique est une autre réalité, confondre les mondes, collision, promener ses pieds son regard, compter un, deux un, deux un, deux un, deux un, deux un, deux un, deux, des articles au hasard, fermer brièvement les yeux et
juste une virgule
,

Oublier dans une réalité c'est priver une vérité; oublier que l'on est vivant c'est, pour soi, comme mourir - ne savoir s'il faut y croire. Bizarre alors d'exister ailleurs, dans leurs réalités. J'ai la virgule au bout du doigt, peut être sur la langue; j'ai le désir de connaître l'ailleurs, de cibler d'atteindre, et le suspend
si l'on oublie son corps, peut-on alors voler ?
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Re: Comptoir
Lizzie Cojocaru, le  Mar 25 Juil - 18:27

@Vhag

J’ai pas compris canon, la première fois. J’ai compris une façon traditionnelle pour dire qu’il allait venir me sucer la friandise. On va éviter, hein, après va y avoir du d r a m a et on en a assez comme ça dans la vie.

Alors je l’ai regardé partir. Sans rien dire. C’est incroyable tous ces gens qui partent, en boucle. Sans que je connaisse leur histoire ou leurs envies ; j’ai l’impression d’être un port où l’on accoste, se repait, et après disparait. J’ai pris l’habitude des « au revoir », c’est même eux qui rendent les bonjour si futiles. J’ai appris à laisser mes mots se teinter d’inutile.

Je suis le port mais pas la grande ville, non. On ne vient pas me chercher de loin, je suis la petite aire à peine visible, entre deux creux de collines, et l’on ne s’arrête pas pour un verre de vin, on s’arrête pour une fontaine ; une maison et non un hôtel.

Ce n’est pas Versailles ici, mais c’est pour ça qu’on revient, sans s’en soucier, sans question de budget ou de difficulté. On se reverrait sous peu, pour ses commandes. On revient pas pour le plaisir de passer, on revient parce que c’est pratique, bien placé.

Il est parti car il est de la race des gens qui passent et repassent.
Je suis restée car je suis le port qui se meure et qui trépasse. 


Les morts n'ont pas toujours l'air mort. J'ai un très bon thanatopracteur. Et c’est très bien comme ça.


(fin de RP)

@Shela : c’est Aya qui va s’occuper de toi, mais love love
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Re: Comptoir
Sariel Fawkes, le  Mar 25 Juil - 19:15

Shela ;
Une seconde devant l'autre, on marque un temps d'arrêt et tout de suite le voile d'attente balance devant les yeux, il faut se rassoir, coudes sur le comptoir, la seconde défile encore et elle rattrape bientôt toutes les autres, une seconde en suspens dans le vide absolu.

Comment crois-tu qu'elles soient à compter ? Elles sautent les unes sur les autres et plutôt que de se soutenir, elles s'effondrent et tout recommence. La symphonie du temps, harmonie périodique est beaucoup trop compliquée à contrôler.

Récapituler : premier jour dans l'affaire. Elle aimait les premières fois pour tout ce qu'elles avaient à offrir. Du bon, du mauvais, du pire. Elle n'avait pas besoin d'être optimiste pour sentir que tout penchait en sa faveur. Un côté rapace, très enfoui, l'habitait toute entière et chacun de ses gestes devenait ressource sinistre. Toujours se prêter à enrôler, manier l'âme du bout des fils.
Depuis quand s'animait-elle à contrôler les destinées ?

L'esprit dérivait et bientôt la réalité frappait comme une tape sur l'épaule. Quand on se retournait, l'invité(e) était là. Regardait ce qui encombrait les étagères. Le voyait-elle au moins.
Ici, rien n'était comme l'avant. Tout changeait de tout.

Les ombres défilaient et il fallait s'y faire. Plus besoin de ces sourires si charmants. Elle avait oublié comment faire et pourtant, le point de chute était encore familier. Est-ce qu'on peut désapprendre à sourire et à faire semblant ?

La réponse était
tenait_______ _______ _____en l'air
_______Non, jamais vraiment.

Droite dans ses souliers, il fallait. La paume reposée sur le comptoir, les cheveux sauvages rangés comme ça derrière l'oreille, sur l'épaule. Il faut que la voix sorte de sa sourdine et qu'elle s'élève, d'un coup, des bricoles. Comme un refrain énigmatique.
Une chanson triste, séraphique.
- Je peux vous aider ?
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Re: Comptoir
Shela Diggle, le  Mer 26 Juil - 14:05

c'est l'odeur peut être qui rappelle, la terre sur les mains, ou les racines, quelque chose de profondément terrestre. Il y a du lierre sur la maison maman s'y est résignée, fatigue de voir toujours la plante réitérer ses chevauchées du mur, j'ai toujours bien aimé le lierre, il confère à un lieu une atmosphère mystifiante. Et il garde la maison, fait grimper ses barreaux verts, offre un confort, quelque part, et l'odeur terrestre qu'il a aussi, plus encore que végétale, comme la mousse qui ne sent pas la mousse mais la tourbe.
Les étalages sont autant de lieux que l'on abandonne aux objets du passé, pouf, rangés, souligner l'appartenance et l'exclusivité, marquer sa possession mais ce sont eux qui possèdent, le collectionneur, qui ne peut plus se défaire de son matériel capital, qui le forcent à entasser, à garder, perdue, liberté chérie.

elle a quelque chose d'insaisissable, la demoiselle, un peu dans la voix. Et il y a Thé, tu sais, la poésie, précisément parce qu'elle n'en savait rien, les plus beaux détails sont dans l'ignorance. Et être spectateur du monde. Avoir les yeux pour les autres, noter les - subjectives - pensées qui viennent à l'observation, dans l'observation il manque le jugement, lui, dirigé par l'ego définition large. Juste le regard qui glisse sur les gestes tons bifurcations, juste des hypothèses, ne savoir tout à fait deviner sous les expressions, les désirs, mais être l'anonyme, un lecteur qui ne s'identifie pas, qui perçoit, un bout, des personnages, seulement dans un livre il faut avoir peur de la part de soi que pose un auteur sur ses bonshommes.
Faites attention à la part de soi que met l'auteur dans ce(ux) que vous lisez
parfois un détail s'accumule
et il est possible de parler

,
(je n'ose pas)

Avoir la virgule au bout du doigt et les yeux papillons, ils ne se fixent. Vous auriez, sur la mémoire, plutôt l'absence de mémoire, vous auriez l'oubli ? en bouteille ou plus solide, quelque chose dans ce goût là, ce qui touche au savoir, se déposséder de la conscience de l'état vivant
les mots se cognent entre eux, mais l'ensemble compréhensible, il semble.
et une forme de sédatif.   ?
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Re: Comptoir
Sariel Fawkes, le  Jeu 27 Juil - 18:46

Shela ;
Il y avait dans l'attente un sourire qui n'existait pas. Peut-être pendait-il au coin de certaines lèvres. Lesquelles ? On ne les croisait jamais.
Les rues se vidaient, disparaissaient. Un peu comme les corps. Un jour ils n'étaient plus. Est-ce qu'ils tombaient dans l'oubli, un autre oubli que celui qu'empruntaient les autres pour faire leur deuil ?
Ils obéissaient plutôt à la dure loi de l'anatomie temporaire, la loi du vide sur la carcasse. Mais pourtant quand la décomposition s'opère, il reste cette particule fine de silhouette, non qu'en sais-je, après destruction il n'y a plus rien.

L'angoisse quittait le corps par la pointe du poignard. Il y avait quelque chose de malsain à simuler la lacération par l'image vive et quand elle se surprenait à ne penser à rien venaient les motifs malsains, cette même fresque putride des remous de la foule, un amas de corps triomphant, de tout sauf de ce désastre, fatum personnel, fatum désespérément universel.

Il fallait se débarrasser de cette peste, gangrène psychique qui dévalait ses vaisseaux comme fleuve déchu, sacré dans ses propres teneurs.
Alors peut-être qu'on pourrait s'en sortir.
- L'amnésie... Rire intérieur, projeté en dents acérées. Oui, je l'ai. Limpide, liquide.

Elle s'extirpa de sa léthargie en avançant la carcasse et le bras vers un rayonnage, fameux flacon se calant après une recherche à l'oeil plissé, entre le pouce et l'index coquets. Là ses onyx stimulées s'installèrent à nouveau dans les globes inconnus.
- Pour ce qui est du... sédatif.
Les mots perlèrent comme des lames à sa lippe. L'intrigue était au rendez-vous. L'ignorait-elle mais l'idée d'une belle endormie s'invitait dans la conversation. Les projets, ce n'était pas son problème. Mais le client demeurait un bout de vie. Pour un temps ou encore longtemps.
- Je suppose qu'il s'agit d'un somnifère. Dans ce cas, j'ai en réserve la Goutte du Mort Vivant.

Retournant vers le comptoir, le bruit de ses talons accompagna le jeu lent de ses doigts avec la fiole.
- Plutôt utile si vous voulez vous faire oublier un bout de temps. Je vise juste ?
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Re: Comptoir
Shela Diggle, le  Lun 31 Juil - 16:46

Jeu des ardeurs, la véhémence adolescente, croquer une oreille - traits de papier. Gris gris dans les hauteurs, les plafonds s'enfument et des volutes de fumée, un geste impatient, disperser la brume. Etre la frugale silhouette qui ne cherche pas à grandir son empire corporel, il y a ces gens qui, par honte ou couardise, se meuvent de façon à paraître plus [insérez tout adjectif valorisant la force]. Paraître c'est jouer aux masques, c'est offrir à l'autre la possibilité d'aisément saisir la blessure; la montrer béante rend impossible l'identification. En quelques grises lignes grise mine croquer les dessins du visage de l'autre, des tracés dans la tête, la fiole glisse entre les doigts, s'échappe presque, l'on dodeline.on devine, imagine. S'appuyer très également, répartir le poids aux deux jambes, le regard rôde, louvoie entre les offres. L'oubli certes mais il est nécessaire de décider, encore, de la parcelle à prélever, lobotomie organisée je, suis le patient et le chirurgien, le cerveau et les mains qui vont détacher une conscience

L'orge d'été, crépuscule, champ d'or, moutons cotonneux dans le ciel si l'on peut encore les apercevoir, l'orge sur les bras la peau comme couleur, l'été sur les bras, la peau. Acquiescer vaguement à sa conjecture, se demander quel espace^3 prendrait l'âme, et sur quels critères.

- Vous visez hésiter, il n'y a, pas forcément une donnée de valeur à ajouter. L'oubli liquide, l'on peut choisir où le diriger ? Pour ne perdre que ce dont on ne veut plus. Se demander distraitement à quoi ressemblerait le tout sans rien. Sans idée pensée sans aucune possibilité. Tracer des lignes dans la tête.
Le sommeil apporte plutôt que l'altération l'échappée à soi au monde, le sommeil souvent n'est pas assez généreux, aussi l'affubler de bibelots. Si l'on ne sait plus qu'il nous faut dormir, oublie-t-on alors aussi comment faire ?
si oublier est synonyme de perte, l'on pourrait faire oublier le manque la faim la douleur
ce serait naïvement trop simple; c'est pourquoi il faut essayer s'essayer c'est un jeu, et la femme aux fioles, celle qui distribue les cartes. Un certain hasard encore, elles sont retournées, l'on désigne du doigt, sans savoir, elles sont alors tendues et les règles il faut suivre.

- Quelle dose pour quelle conséquence ? S'enfoncer dans l'orge, couleur. Vous êtes comme le marchand de sable, et vous pourriez trop en mettre. De sable dans les yeux des dormeurs. Constatation.
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Re: Comptoir
Sariel Fawkes, le  Mar 1 Aoû - 14:14

Shela;
Une réalité draconienne s'échappait en lambeaux d'évidences. Le monde était fait de profils accordés qui se rencontraient, finissaient par s'ignorer. Il fallait continuer de marcher pour s'échapper ou courir, oui, peut-être que la vue de dos, au loin, était la meilleure qui soit.

Le tintement opiniâtre et entêté du lustre s'exprimait en morse improvisé. La lumière venait et repartait, et elle réfléchissait, lèvre mordue, en retournant vers le comptoir. Etait-ce les affabulations cosmiques de son esprit surchargé qui s'exprimaient en une géométrie imprécise ?
Si au moins elle savait, pouvait trouver d'où venait cette alphabétisation déviée, instruction déstructurée.
Fallait-il perdre le verbe pour vraiment s'égarer.

- Disons qu'une dose vous fera oublier la journée passée... Ses doigts posèrent l'échantillon sur la surface, ses pupilles cherchant celle de sa clille, spécimen de vie. Elle s'interrompit un instant. Les sortilèges d'Amnésie étaient on ne peut plus efficaces pour choisir ce que la mémoire devait omettre.
Qu'était-ce déjà, que ce sentiment ? Son sort entre ses doigts.
- Pour ce qui est du somnifère, son effet peut durer le temps d'une saison.

Une douceur presque morticole s'échappa de ses lèvres, fuselées en un léger sourire. Le but n'était pas de se transformer en escroquerie de vie. Elle pouvait distribuer les cartes, mais pas deviner les desseins. Pas là.
- A quoi exactement voulez-vous échapper ? La question était loin de la nigaude. Il fallait comprendre pour conseiller. Avec cette potion, cette dose même, toute la journée passée sera effacée. Ses doigts se plantèrent à nouveau autour du flacon. Et ce somnifère vous déconnectera de tout, le temps d'une saison. Il s'agit du plus puissant possible.
Elle reposa ses coudes sur le comptoir et jaugea la jeune fille.
- Cela suffira-t-il à faire taire votre mal-être ?
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Re: Comptoir
Shela Diggle, le  Ven 4 Aoû - 17:30

Je crois que le langage oral est d'une certaine futilité, il ne saurait traduire ni les sens ni les choses, la langage est la formule bruyante et brouillonne que l'on a pour exprimer, croit-on, plus fort, plus grand, plus réel. Les mots s'évaporent pourtant, lâchés à l'infini. Les mots s'épuisent et s'oublient, ainsi que la voix. Ne reste que le souvenir imprécis. Je crois que parler est de trop, qu'il faut, ressentir faire ressentir, n'avoir pour sons que les claquements de doigts, les langues qui s'enroulent, en vagues. Hausser la voix c'est facile, pour mentir, pour tricher. Finalement sans la parole il n'y a qu'à nous que l'on peut conter foutaises.
Des orties dans les chaussettes, et l'inlassable virgule,
quand est-ce que l'on prend conscience de son état de vivant ? C'est à ce stade qu'il me faut parvenir, à cet instant précis, boum, je me sais en vie car il y a la mort aussi, quand est-ce que l'on prend conscience ? Effacer tout le reste entre temps. La dose est courte, il faudra, un autre enfant, un enfant qui ne sait pas, un enfant dont les actes n'ont pas de valeur manichéenne encore.
- A moi-même
il me semble ?
Virgule. Et aussi, essayer, de vivre le monde avec d'autres vérités. Perdre les dogmes les affirmations les réalités fondateurs du regard que l'on a sur les choses. Se satisfaire de la durée de sommeil promise, calculer, devoir - encore - se soumettre au décompte, calculer à nouveau le temps de changements humains/sensibles/sociétaux, se réveiller alors dans un monde autre. Je ne sais pas s'il s'agit d'un mal, pencher la tête, un peu. Mais ça devient nécessaire. En quelque sorte approuver, oui, ce sont les remèdes adéquats, aux maux sans noms.

Furtive attention aux couleurs, y trouver son compte, décliner mille offres qui pourraient être faites, avoir le pied à moitié plongé, comme de chaque côté d'une frontière, un pied, et sans se tarauder, sans choisir entre deux Corneilles, fermer paupières, tenir position; s'enfoncer dans son immobilisme-compromis, avoir tout. Passer du vide au plein. Est-ce que je risque de rêver ? Souhaiter ardemment la négative, en songeant l'on théorise, il y a création et présence, je voudrais, que même l'inconscience ne sache plus s'exprimer. L'on ne dort jamais vraiment.
Les doigts dansent dansent, promener un regard encore, léger, retourner à l'insaisissable. Je vous dois ?

Les doigts dansent dansent
il n'y a pas de mot pour cela
Peter McKinnon
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Re: Comptoir
Peter McKinnon, le  Sam 5 Aoû - 8:43

De tous les endroits de Grande-Bretagne, l'Allée des Embrumes devait probablement être celui que Peter détestait le plus. Déjà parce que, et il n'avait pas de mal à l'admettre, l'endroit lui refilait une trouille bleue ! Il n'y était venu que deux fois en vingt ans d'existence, ce qui dénotait de sa profonde aversion pour ce repère de sorciers peu fréquentables. Avec le temps d'ailleurs, la peur s'était peu à peu muée en mépris. Et il y avait un endroit particulier de cette sombre enclave que le gérant de l'Occamy ne pouvait s'empêcher de regarder avec dédain, c'était la boutique Barjow & Beurk. Celle-ci était réputée dans la vente de tout un tas d'accessoires exotiques, la plupart empreints de magie noire, une utilisation de la sorcellerie pour laquelle Peter n'avait aucune indulgence. Alors, c'était bien à contrecoeur que l'ancien préfet passait alors la porte de la sinistre enseigne.

Recouvert d'une longue cape en soie noire, le sorcier fit un léger tour des vitrines intérieures de l'établissement avant de prendre la direction du comptoir sans dire un mot, le bruit de ses bottes en cuir sur le sol étant sensée suffire à annoncer sa présence dans l'échoppe. Une fois arrivé devant le meuble qui servait à recevoir et à encaisser les clients, Peter attendit que l'on vienne à lui en jetant à droite à gauche des regards sur des objets qui tous le dégoutaient à première vue. Que diraient tous les sorciers qui avaient pu lire son livre s'ils le voyaient là ? Enfin, il avait eu une course très importante à faire et n'avait pas escompté envoyer son elfe ni un hibou pour s'en charger. Alors, il était venu de lui même se jeter dans la gueule du loup, car c'était bien de cela qu'il s'agissait. La dernière fois qu'il était venu, la vendeuse lui avait sauté au cou par derrière.

Afin d'évacuer l'appréhension, qui le prenait à l'idée d'avoir une discussion avec l'un des responsables de ce lieu de dépravation, il posa l'une de ses mains gantées sur le comptoir et commença à pianoter sur le meuble. Il avait effectivement enfilé ses gants en cuir noir malgré la présence de l'été, ne tenant pas à être en contact avec la crasse magique que représentait un tel endroit. Au niveau de ses poignets, les volants en dentelle de sa chemise blanche en soie ressortaient de sous sa robe de sorcier noire, ce qui laissait transpirer l'excentricité et le train de vie de cet addict du shopping qui pourtant ne profitait pas pleinement de sa visite ...
Ariana Hastings
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Re: Comptoir
Ariana Hastings, le  Dim 6 Aoû - 1:25

@Lizzie

C'est la jeune femme qui l'avait interviewée qui l'accueillit. Au premier abord elle n'avait pas l'air de regretter son choix d'embaucher Ariana, c'était déjà ça. Elle se présenta, Lizzie – diminutif d'Elizabeth peut-être ? Si c'était le cas, cela plaisait encore plus à l'ancienne Serdaigle – et proposa un tour de la boutique. Certains objets lui donnèrent froid dans le dos – Ariana se jura de garder une certaine distance et un œil méfiant avec la personne qui achèterait un pendentif avec la Marque des Ténèbres – mais d'autres lui étaient plus familiers de son temps passé en Afrique, quelques grigris et accessoires magiques plus ou moins légaux qu'elle avait aperçu ou essayé lors de rencontres sorcières ou chamaniques. Mais ce qui l'attira tout de suite fut bien sûr le rayon des potions et ingrédients. Elle n'avait beaucoup eu l'occasion de pratiquer depuis Poudlard, mais Ariana aimait toujours cet art. Et puis, il se mariait bien avec l'Alchimie, non ? Une combinaison et une maîtrise des deux ne pouvaient être que synonyme de sorcier puissant, n'est-ce pas ? Ariana secoua la tête avant de se laisser emporter par des images de grandeur qu'elle ne voulait pas s'autoriser à avoir. Trop de pouvoir pouvait mener à de terribles actes qu'elle ne voulait pas commettre. Son regard se reporta sur un poignard à la lame courbée et la poignée en os, ce genre d'objet à l'utilisation évidente ne l'effrayait pas.

Lizzie lui présenta le reste de la boutique, les moindres petits recoins, l'arrière boutique, la réserve, les endroits cachés du grand public, et ce sentiment de puissance et de toutes possibilités envahi de nouveau Ariana. Elle aimait ce magasin, ce lieu sombre emprunt de ténèbres qui l’accueillait à bras ouverts et lui offrait la liberté de toutes les explorations. Peut-être qu'il la pousserait encore plus du côté obscur, ou peut-être qu'au contraire elle lui préférerait la lumière, elle ne savait pas encore où son cœur pencherait, mais elle savait qu'elle se sentait déjà comme à la maison.

***



@Peter

Le premier client qu'Ariana prit en charge défiait tous les clichés que la jeune fille avaient sur la boutique. Il était élégant, presque trop, il avait l'air d'un prince, hautain, qui n'appartenait pas à cet univers et regardait les objets autour de lui avec un certain mépris, comme s'il avait mis les pieds dans l'endroit le plus minable et misérable que la Terre ait porté.

L'ancienne Serdaigle avait entendu le son léger de la petite cloche d'argent alors qu'elle était en pleine admiration d'une Lanterne du Soleil. Elle n'en revenait toujours pas de travailler ici et elle était toujours plus impressionnée par tous les objets en rayon. Elle passait son temps libre à les admirer, essayant de deviner leur provenance, leur histoire, et l'identité du prochain client à les acheter. Et comme s'il tenait vraiment à faire connaître sa présence, le nouveau client se mit à pianoter sur le comptoir de manière encore plus condescendance que sa personne ne l'était déjà, tirant effectivement Ariana de ses rêveries.

La jeune femme se dirigea vers le comptoir, son cœur battant un peu trop fort dans sa poitrine, elle tenta du mieux qu'elle put de dissimuler sa légère anxiété et le fait que ce jeune homme était son premier client. Elle se posta derrière l'imposant meuble et fit son plus sourire de commerçante (faux mais incroyablement lumineux et on ne peut plus poli).


« Bonjour. Que puis-je faire pour vous aider ? »
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Re: Comptoir
Sariel Fawkes, le  Dim 6 Aoû - 12:30

Shela;
Pouvait-on, au moins ? Maux à mots, il fallait apposer un sens aux douleurs, mais impossible, non, impossible d'échafauder quelque chose qui tienne la route,
gros caillou plat posé, à la place, oui, de ma tête.
Disparition d'un instant, chercher l'exemplaire de sommeil obligé. Laisser la jeune fille dans la boutique, là, au milieu de ces objets dont elle n'ignore pas les contours mais les troubles ; en attente du sommeil, en attente de l'oubli.

(La rétine passait chercher l'effet dans l'ébullition, un engourdissement jusqu'au plus profond des mirettes et déjà le corps tombait alors que le liquide devenait feu dans les tissus. C'était ce qu'elle cherchait ?
___L'oubli, et puis plus rien, fini.)

- Dans tous les cas, vous ne vous vous en souviendrez pas.
___Comment lui dire, que ce rêve-là, était loin d'être une solution ? Non, ce n'était pas à elle. Pas d'avertir.
Arrêter de pleurer sur des morceaux de soi.

Un silence, emballer les liquides dans du tissu, avec soin. Pas qu'elle en ait l'air, sans blague, mais elle aime l'attention dans l'obscur.
- 10 Gallions, s'il vous plaît.
Le ton rugueux de tendresse s'extirpait, un peu comme un ruban de soie enroulé autour de la langue, chatouillant l'oreille avec délice. C'était ça, faire passer la pilule pour ne pas laisser de place au regret.
Il n'y avait pas de raisons.


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Re: Comptoir
Peter McKinnon, le  Dim 6 Aoû - 18:54

Ariana Hastings


Finalement, une jeune sorcière, qui devait avoir plus ou moins le même âge que Peter, avait fini par débarqué et lui proposer son aide d'une façon polie, gentille même. Cela désarçonnait l'ancien élève de Serpentard, d'ailleurs. Il avait passé tellement de temps à diaboliser cet endroit et les gens qui pouvaient le fréquenter, a fortiori y travailler, qu'il ne s'était pas du tout préparé à une salutation aussi cordiale. Il regarda donc la vendeuse en clignant légèrement les yeux pendant de longues secondes gênantes.

- Euh ... On ne se fait plus sauter dessus ici ?

La référence à cette vendeuse qui avait agressé Peter lorsqu'il était venu s'offrir sa cape d'invisibilité ne devait strictement rien dire à cette jeune sorcière. Aussi, Peter s'éclaircit-il la gorge avant de reprendre sur un ton un peu plus courtois à l'adresse de son interlocutrice :

- Soit, je viens vous voir parce qu'il y a plusieurs objets de votre catalogue qui m'intéressent ... A commencer par une pensine ! Vous avez plusieurs modèles ?
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Re: Comptoir
Ariana Hastings, le  Mar 8 Aoû - 3:28

@Peter

Il y eut d'abord le silence, quelques trop longues secondes pendant lesquelles le jeune homme se contenta de fixer Ariana et la jeune fille se demanda si elle avait un bout de salade coincé entre les dents.

« Euh ... On ne se fait plus sauter dessus ici ? »

L'ancienne Serdaigle haussa les sourcils. C'était censé être drôle ? Son tout premier client, et déjà elle avait envie de lui sauter à la gorge comme tous ces moldus qu'elle avait à supporter au coffee shop même quand ils commandaient les boissons les plus ridicules et exigeantes possible.

« Soit, » continua-t-il, son ton déjà un petit peu plus poli. « Je viens vous voir parce qu'il y a plusieurs objets de votre catalogue qui m'intéressent ... A commencer par une pensine ! Vous avez plusieurs modèles ? »

Tiens, intéressant. Ce n'était pas l'objet le plus dangereux ou compromettant de la boutique, mais Ariana n'aurait pas parié sur cet article pour ce client.

« Intéressant comme choix. » décida-t-elle de partager. « On aurait des choses à oublier ? Je n'ai pas beaucoup d'expérience en la matière, mais en général ce ne sont pas les souvenirs dont on est le plus fier qu'on confie à la Pensine. »

Elle ajouta un nouveau sourire éclatant en direction du jeune homme. En vérité, elle n'en avait pas grand-chose à faire de l'usage que ce client allait faire de son achat, mais le fait de n'avoir aucun enjeu majeur dans cette conversation pour elle permettait étrangement à Ariana d'être plus libérée et de jouer avec cette franchise et perspicacité qu'elle n'utilisait pas assez à son goût.

« Et non, nous n'avons pas plusieurs modèles. » ajouta-t-elle en se dirigeant vers le rayon proposant l'article en question. « Une Pensine reste un objet très rare, il n'y a pas d'usine de fabrication de pensines à tous les coins de rues ! »

Elle avait parfaitement conscience du vocabulaire typiquement moldu qu'elle venait d'employer avec un sorcier, mais il comprendrait. Probablement.

« Autre chose ? »
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Re: Comptoir
Peter McKinnon, le  Jeu 10 Aoû - 13:05

Ariana Hastings


Certes, il n'était pas tombé sur une vendeuse folle-furieuse, mais c'était tout de même à se demander s'il n'aurait pas préféré ... En effet, la demoiselle ne se gênait pas pour se laisser aller à quelques réflexions et commentaires sur l'objet (horriblement cher au passage) que Peter souhaitait acquérir. Il regarda la sorcière comme si elle délirait et puis la suivit dans les rayonnements lugubres de la sinistre adresse. Ils finirent par arriver devant les pensines. Le choix n'était pas bien large ...

- Et non, nous n'avons pas plusieurs modèles. Une Pensine reste un objet très rare, il n'y a pas d'usine de fabrication de pensines à tous les coins de rues !

Peter lui jeta un nouveau regard sceptique. Mais il se rendit assez vite compte que, bien que la dame s'était permise une petite réflexion incisive, elle était loin d'avoir tord. Aussi il acquiesça silencieusement et reporta son attention sur la pensine qui se trouvait devant lui. De toutes façons l'objet lui plaisait et, pour l'usage qu'il en aurait, il n'avait nul besoin qu'il soit couvert de tout un tas de petite fioritures.

- Autre chose ?

Le sorcier encapé détacha son regard de l'objet, qui devait être l'un des plus chers de la boutique, et inclina la tête en direction de la vendeuse.

- Oui ... Mais c'est un peu plus volumineux ... Je souhaiterais une paire d'armoires à disparaitre.
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