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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Dans les rues de Edimbourg
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Lun 15 Aoû - 0:59

Gohan avait trouvé le mot un soir en rangeant son sac de cours au pied de son lit...

"Elle attend celui qui saura la retrouver.
Elle attend de se révéler.
Perchée sur les collines volcaniques d'Ecosse, elle attend.
Elle passera alors peut-être de l'ombre à la lumière...
"

Quelqu'un avait du lui glisser durant la journée mais cela faisait quelques temps déjà qu'il ne calculait plus grand chose...
Quelque chose en lui s'était brisé... Depuis cette fameuse journée où Tia l'avait giflé avec une telle intensité dans ses yeux qui mélait de la rage et un je ne sais quoi qu'il n'aurait sû dire...
Juste après elle était partie de la salle sur demande et l'avait laissé là, en plan, tout seul... Il y était d'ailleurs resté quelques minutes, les yeux dans le vide, tentant de comprendre le geste de la jeune femme.

Puis il s'était éloigné d'elle, même si ce ne fut pas très difficile car la rouge et or avait fait de même de son côté...
Certes, ils s'étaient croisés plus d'une fois, faisant partie de la même maison mais aucun son n'était sorti de sa bouche et avait détourné le regard comme s'il s'en voulait...

D'abord, il se dit qu'il avait dû aller trop loin dans ses aveux comme dans ses gestes... Puis vint l'incompréhension et la rancoeur. Il s'était livré à elle comme jamais il ne s'était livré auparavant. Il lui avait ouvert son coeur et elle avait voulu en savoir davantage. Et quand il répondit à sa requête, avec bien du mal d'ailleurs, la seule chose qu'il eut en retour fut une gifle et depuis trois mois pas une excuse, pas un pardon, pas une explication...

Il avait relut le message. Qui était ce "elle" ? Une statue, une chose, une personne ?
Il savait par contre que la ville qui se trouvait sur des collines volcaniques en Ecosse n'était autre que la capitale ; Edimbourg. Etait-ce la ville qui attendait de se révéler ?
Non, bien sur, si quelqu'un lui avait mis ce mot, c'était pour qu'il se rende sur place.
Passer de l'ombre à la lumière ? Ce pouvait-il que... ? Non cela ne pouvait être Tia... Ce n'était pas dans ses habitudes de faire ce genre de mot, encore moins à son intention.

C'était le week-end, et comme tous les week-ends depuis quelques mois, il ne faisait rien, juste à se ressasser la dernière scène qui s'est produite entre la jeune femme et lui.
Alors une petite excursion à Edimbourg ne pourrait que lui faire du bien après tout...

Il ne prit pas le temps de réserver un hôtel avant de partir, il verrait bien une fois arrivé sur place...

Une fois sur place, il dut bien reconnaitre deux choses. D'une, qu'Edimbourg était une ville magnifique mélant à la fois le charme des grands espaces et le confort d'une très belle ville. De deux, il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire maintenant....

Il décida de se rendre en centre ville, histoire de se renseigner sur les choses à voir dans cette région...
Il se rendit dans le premier bar tabac qu'il trouva afin de pouvoir récolter des informations sur les activités à faire et les endroits à visiter...

Mais alors qu'il se rapprochait petit à petit du bar, il distingua une jeune femme attablée devant... ressemblant étrangement à Tia Callaghan...
Mais depuis qu'il avait quiité Poudlard il avait eu l'impression de la croiser à chaque fois qu'il rencontrait quelqu'un... il n'arrivait pas à se la sortir de la tête... il restait comme un goût d'inachevé de leur dernier entretien...

Il dut se rendre à l'évidence car il n'était plus qu'à quelques mètres et la personne ressemblait toujours à la gryffon...

Mais comment l'aborder ? Arrivé à sa hauteur, il ne trouva rien d'autre que :

- Alors c'était toi l'auteur du mot ? Si je m'attendais... essayant autant que faire ce peut de paraitre un minimum aimable malgré le souvenir de la gifle qui lui revenait à la figure à ce moment là...
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Lun 15 Aoû - 20:19

Elle avalait la dernière bouffée de fumée lorsqu'une voix résonna, dominant le bruit de la ville autour d’elle.

- Alors c'était toi l'auteur du mot ? Si je m'attendais...

Elle l’aurait reconnu dans le monde entier. A ces mots, elle ouvrit les yeux brusquement.
La lumière du soleil le positionnait en contre-jour, mais elle savait que c’était lui. Qu’il était venu. Elle sursauta, faillit renverser sa tasse, la déposa, s’essuya les mains, et expira ensuite, longuement, la nicotine de ses poumons, comme pour se donner du courage. Elle était chez les Gryffondors, quand même, elle n’allait pas pleurer, elle n’allait pas avoir peur de lui, elle n’allait pas avoir peur de lui dire ses sentiments, elle n’allait pas avoir peur de cet inconnu qui se profilait à quelques mètres d’elle, et qu’elle ne savait absolument pas comment gérer. Elle n’avait jamais eu peur de rien. Et pourtant…

Il devait la détester pour ce qu’elle avait fait. Il devait la haïr, probablement.
Il ne lui ferait plus de cadeaux. Elle se sentait piégée dans son propre rendez-vous.
Comment aborder la conversation ? Par quoi commencer ?
Elle avait l’impression que chaque mot qu’elle dirait serait de trop, et qu’il allait partir au bout de cinq minutes. Comment pouvait-elle croire que cette journée, tout allait s’arranger ? Comment pouvait-elle être encore si pleine d’espoir, après tout ce qui s’était passé dans leur vie « commune » ?
Tia se força à faire le vide dans son esprit. Parler. Il fallait qu’elle parle.

-Oui, c’est bien moi… Dit-elle, le regardant droit dans les yeux, malgré les rayons de soleil qui lui picotaient les paupières. Sous la table, ses mains tremblaient. Elle devait avoir une tête à faire peur.

-Tu peux t’asseoir, si tu veux. Faut que je te parle…

Tout ça lui semblait irréel. Cela devait faire un siècle qu’elle n’avait pas prise de décisions aussi importante dans sa vie. Elle allait faire un malaise. Elle n’avait quasi rien mangé. Cela faisait des semaines qu’elle n’avait plus mangées correctement. Elle s’était complètement isolée, enfermée dans sa culpabilité qui ne la lâchait pas un instant. Elle ne pensait pas revivre une période aussi pénible dans sa vie, mais c’était le cas.

Tia n’avait jamais été très bavarde, plutôt dans la perception des choses, ce qui lui causait beaucoup de tort à chaque fois. Il allait falloir qu’elle se lance. Il allait falloir qu’elle lui dise tout ce qu’elle avait dans la tête, dans le cœur, qu’elle ne pouvait pas vivre sans penser à lui, sans lui parler, sans avoir de ses nouvelles, que tout lui était devenu complètement absurde lorsqu’elle avait coupé les ponts avec lui. Elle avait, à cet instant, besoin de lui. Elle ne pouvait pas se l’expliquer, cet immense sentiment était arrivé comme ça, lorsqu’il lui avait fait sa déclaration, lorsqu’elle avait pris conscience qu’elle ressentait exactement la même chose que lui.
Ça lui avait fait peur. Après tout ce qu’ils s’étaient fait subir, le méritait-elle, encore ?

Tia finit par inspirer un grand coup. Au bord du précipice, elle finit par se laisser aller.

-Je te demande pardon.

Ok. Un premier pas. Vers quoi ?
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Mar 16 Aoû - 2:19

La jeune rouge et or sursauta dès qu'elle entendit le son de la voix du jeune homme.
Elle heurta brusquement sa tasse de café, qui faillit se renverser, mais la retint de justesse.

Donc c'était elle. Il l'avait espérait sans y croire une seule seconde.
Les mots du message lui revinrent en mémoire. Il y était mention de quelqu'un qu'y se révèle, qui passerait peut-être de l'ombre à la lumière... qu'est ce que ça signifiait ?

Dans sa tête c'était le chaos, tout se mélangeait. Des tas de questions fusaient dans son cerveau.
Que veut-elle ? Pourquoi ici ? Pourquoi est-elle toujours aussi belle malgré le teint un peu pâlot qu'elle a ? Qu'attend-elle réellement de lui ?
Elle expira la fumée de la cigarette qu'elle était en train de fumer et il ne put détacher ses yeux de l'endroit où la fumée était sortie.
"Ne regarde pas ses lèvres, ...ne regarde pas ses lèvres, ...et Mer** t'as regardé !!" lui lança la petite voix dans sa tête.

- Oui, c’est bien moi… Dit-elle, le regardant droit dans les yeux. Elle ne semblait pas aller bien...

- Tu peux t’asseoir, si tu veux. Faut que je te parle…

Gohan n'était pas du tout ce genre de phrase, c'était souvent signe de malheur. Mais il était là, il avait fait le chemin jusqu'ici alors il décida d'accepter sa proposition et prit la chaise située en face de lui. Il était venu à Edimbourg en quête de réponses et visiblement c'est Tia qui allait les lui donner.

Ce qu'il trouvait étrange, c'est qu'elle ne semblait plus aussi sûr d'elle-même depuis leur dernier. Elle semblait avoir maigri, était pâle, limite malade...Il espérait que ce n'était rien de grave...

- Je te demande pardon.

QUOI ??? Il avait bien entendu ??? Elle lui demandait pardon ? à lui ? Alors c'était plus grave que ce qu'il avait cru !

- Tu me demandes pardon ? Mais pour quoi exactement ? Pour m'avoir giflé ? Pour m'avoir laissé en plan ce jour là ? Pour m'avoir ignoré depuis ? Pour m'avoir demandé de t'en dire plus sur mes sentiments pour ensuite me planter un couteau dans le dos ?

Les mots étaient sortis de sa bouche sans qu'ils ne les contrôlent. Ses mots avaient légèrement dépassé sa pensée...
Et répondre de cette manière n'offrait pas forcèment à sa partenaire l'envie de poursuivre alors il se reprit. Après tout, comme elle l'avait dit, elle lui demandait pardon. Il pouvait au moins écouter ce qu'elle avait à dire.

- Excuse moi Tia. Je ne voulais pas dire ça comme ça... Tu voulais me parler ?. Il la regarda dans les yeux en lui souriant légèrement.

"Et arrête de fixer ses lèvres ! Bon sang, on dirait que tu veux la dévorer !" lui hurla la voix dans sa tête...
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Mar 16 Aoû - 23:22

La phrase qu’elle venait péniblement de prononcer fit l’effet d’un coup de poing chez le blondinet.
A l’instant même où elle sentit sa voix faiblir, tout espoir s’effaça de son attitude d’un seul coup.
La peur la reprit, infatigable, la stressant un peu plus. Elle savait qu’il allait s’énerver. Elle le connaissait trop bien. Elle se recroquevilla sur elle-même, sachant très bien aussi ce qu’il allait lui reprocher.

- Tu me demandes pardon ? Mais pour quoi exactement ? Pour m'avoir giflé ? Pour m'avoir laissé en plan ce jour là ? Pour m'avoir ignoré depuis ? Pour m'avoir demandé de t'en dire plus sur mes sentiments pour ensuite me planter un couteau dans le dos ?

Elle le regarda avec une grande peine. Peine de le voir souffrir par sa faute. Elle avait eu tout faux. Elle se détestait pour son caractère impulsif, elle se détestait. Elle aurait voulu le serrer fort, très fort dans ses bras et lui promettre de ne plus jamais le faire souffrir comme cela.
Elle voulait lui dire tant de choses… Allait-elle réussir à lui exprimer tout ça sans recevoir des remontrances à chaque prise de parole ?
Le blondinet semblait aussi embourbé dans ses états d’âme. Sa respiration saccadée finit par se calmer peu à peu. Il la regarda avec cette même intensité qu’elle avait découverte, il y a trois mois de cela. Au lieu de la troubler, elle se rendit compte que cet éclat pouvait aussi l’intimider.

- Excuse moi Tia. Je ne voulais pas dire ça comme ça... Tu voulais me parler ?

Seconde chance. Elle expira doucement, n’osant trop comment réagir.
Lui dire tout de but en blanc ? Non.
Lui avouer petit à petit ? C’était ce qu’il lui semblait le mieux, pour qu’il ait le temps d’assimiler et de comprendre ses mots, ces mots qui viendraient tout droit de son cœur, sans aucune barrière, sans plus aucune méfiance. Cela faisait trois mois que la partie de son esprit, qui, elle en était alors sûre, était morte, s’était remise en marche. Grâce à lui. Rien que le fait qu’il soit présent, à quelques mètres d’elle, était un petit miracle. Il l’acceptait comme elle était, malgré son sale caractère. A travers ses yeux, elle se sentait comprise. Vraiment. Elle se sentait bien avec lui. C’était simple. C’était évident. Elle l’aimait comme jamais elle n’avait aimé personne d’autre.

Mais leur passé allait-il se guérir aussi rapidement qu’ils étaient tombés amoureux ? Allaient-ils réussir à s’aimer tout en cohabitant avec leur volonté, toujours, de se battre, de pousser l’autre dans ses retranchements ?
Elle avala difficilement sa salive avant de reprendre. Elle aurait voulu lui prendre la main, pour qu’il se rende compte de l’effort que cela lui demandait de dégager ce poids énorme de ses épaules. Mais elle ne pouvait pas. Pas encore.

-Je m’excuse. Je te demande pardon pour tout ce que j’ai pu faire, tout ce que tu as mentionné et tout le reste. J’ai fait une monstrueuse connerie. Je ne m’étais pas rendue compte de ce que je ressentais vraiment, au fond. Quand je t’ai giflé, c’était une erreur. Quand je t’ai frappé aussi. Quand je t’ai insulté. Tous ces moments terribles qui m’ont plus détruite qu’autre chose. J’ai eu peur ce jour-là, quand je t’ai giflé. Peur de ce que je pouvais ressentir, j’avais peur parce que je n’avais jamais ressenti ça aussi nettement. Ce… Sentiment. Ces trois mois… Où je t’ai ignoré… Je n’avais plus de vie… J’étais abattue, anesthésiée. Je ne dors plus. Je ne mange plus. Parce que je me suis enfin rendue compte, et bien trop tard, que tu me manquais. Tu me manques. Beaucoup.

Elle se mordit les lèvres pour ne pas éclater en sanglot. Il avait souffert tout autant qu’elle, et il ne pleurnichait pas, lui ! Elle se contint, stoïquement, les mains bien à plat sur ses genoux, attendant sa réaction avec une espèce de silence solennel. Les cheveux du Gohan flamboyaient au soleil, accrochant le regard de la brunette. Jusqu’à ce jour, elle n’avait jamais remarqué à quel point ce détail était le plus beau qu’elle ait vu depuis longtemps.
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Ven 19 Aoû - 2:25

Il s'en voulait un peu. Il n'avait pas réussi à se contrôler. Après tout ce temps et leur histoire, elle avait voulu renouer le contact, s'est excusé, et lui comme un idiot, il a réagi au quart de tour, sans réfléchir.

Ces trois derniers mois avait été très dur, il en avait bavé, émotionnellement parlant. Mais égoistement, il n'avait en aucune façon imaginer ce qu'elle pouvait endurer de son côté.

Il avait traduit la gifle de la jeune femme par une non réponse à ses sentiments. Il avait imaginé qu'elle n'éprouvait pas du tout les mêmes choses que lui. Il lui en avait voulu de l'avoir poussé à se livrer autant. Il lui en voulait toujours.

Tout était plus simple avant. Ils se voyaient, se provoquaient, se chamaillaient, se battaient... Ils s'en contentaient.

Mais il y a trois mois tout avait changé. Cette énième punition avait été la plus décisive. Après les insultes, la violence, les provocations, les rancoeurs, etc... étaient venus le temps de l'échange, des aveux, des souvenirs partagés, aussi douloureux soient-ils.
Le rouge et or lui avait dit qu'il l'aimait d'un amour indéterminé, pour enfin reconnaitre que son coeur lui appartenait malgré tout (ou justement à cause) de tout ce qu'ils avaient vécu, ensemble ou pas.
La demoiselle, quant à elle, lui avait avoué qu'elle avait besoin de lui dans sa vie puis l'avait giflé.

Tia semblait plus nerveuse que jamais. Elle semblait peser dans sa tête chacun des mots qu'elle s'apprétait à énoncer.

- Je m’excuse. Je te demande pardon pour tout ce que j’ai pu faire, tout ce que tu as mentionné et tout le reste. J’ai fait une monstrueuse connerie. Je ne m’étais pas rendue compte de ce que je ressentais vraiment, au fond. Quand je t’ai giflé, c’était une erreur. Quand je t’ai frappé aussi. Quand je t’ai insulté. Tous ces moments terribles qui m’ont plus détruite qu’autre chose. J’ai eu peur ce jour-là, quand je t’ai giflé. Peur de ce que je pouvais ressentir, j’avais peur parce que je n’avais jamais ressenti ça aussi nettement. Ce… Sentiment. Ces trois mois… Où je t’ai ignoré… Je n’avais plus de vie… J’étais abattue, anesthésiée. Je ne dors plus. Je ne mange plus. Parce que je me suis enfin rendue compte, et bien trop tard, que tu me manquais. Tu me manques. Beaucoup.

Elle se mordit les lèvres comme pour me se contenir.

Heureusement que Gohan s'était assis pour écouter ce qu'elle avait à dire sinon il serait tombé à la renverse...
Tia se moquait-elle de lui ? Lui jouait-elle encore un de ces coups tordus ?
Non cette fois c'était différent, il percevait de la sincérité et du regret dans sa voix...

- Je te manque ? Il ne put s'empêcher de sourire. Finalement elle en avait souffert aussi de son côté et cela le rassura et, il fallait le reconnaitre, le ravit aussi. Tu me manques aussi Tia... et je comprends un peu ta gifle car tout ce que je t'ai dit ce jour c'était peut-être beaucoup pour tout digérer en une fois...

Il prit le temps de réfléchir à ce qu'il pouvait dire ensuite :

- Quel est ce sentiment que tu n'as jamais ressenti aussi nettement ? Et qu'attends tu de moi exactement ? Il se rapprocha de la table et de la jeune femme, disposant ses bras sur la table, et plongea ses yeux bruns dans les siens. Il aurait aimé lui prendre la main, l'enlacer et l'embrasser si fort qu'elle ne puisse se sauver une fois de plus. Mais il eut un doute. Et si ce qu'elle ressentait pour lui n'était pas de l'amour mais simplement une profonde amitié ? Il ne pourrait supporter deux fois d'être rejeté par elle alors il se préserva du moindre geste...

Il sentait ses mains tremblaient, partagés entre son désir pour elle et son envie d'en savoir plus sur ce qu'elle s'apprétait à lui répondre...
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Lun 22 Aoû - 10:25

-Je te manque ?

Le ton avait perdu en dureté.  Se forçant à relever la tête, Tia remarqua un léger sourire sur les lèvres du Gohan. Ah ça, elle ne pouvait pas lui faire de reproches sur ce geste… Elle l’avait bien cherché…

-Tu me manques aussi Tia... et je comprends un peu ta gifle car tout ce que je t'ai dit ce jour c'était peut-être beaucoup pour tout digérer en une fois...

Elle attendit un moment avant qu’il ne reprenne la parole :

-Quel est ce sentiment que tu n'as jamais ressenti aussi nettement ? Et qu’attends-tu de moi exactement ?

Le moment fatidique… Avait-elle la force ? Plus que tout en cet instant elle sentait son cœur battre, fort, très fort. Le blondinet s’était rapproché d’elle, l’air de l’écouter très attentivement. Elle se concentra sur ses mains sur ses genoux, qui, elle le sentait, tremblaient tout autant que celles de Gohan, en face d’elle.

Avait-elle la force ? Passer de l’ombre à la lumière ne lui avait jamais été aussi facile… Elle n’en pouvait plus de faire du mal autour d’elle. Elle voulait se calmer. Elle voulait respirer. Et jusqu’à présent, elle n’arrivait à se sortir du quotidien de Poudlard et des soucis qui la taraudaient uniquement grâce à lui. Celui qu’elle aimait tellement et depuis tant d’années…

Avait-elle peur ? Oui, très peur. Peur de sa réaction, peur encore, d’elle-même. Comment allaient-ils construire leur histoire ? Comment allaient-ils contrôler leur même tempérament impulsif ? Tout était à refaire. Avait-elle la force de se battre, après tant d’années de souffrance et de rares moments de bonheur ? Oui.

Cette prise de conscience lui fit beaucoup de bien, et la poussa en avant. Elle allait le faire.
Elle allait abattre une nouvelle carte de sa vie, maintenant. Inspire. Expire. Elle ne quitta plus des yeux le Gohan. Elle sentit quelque chose se libérer en elle, alors qu’elle lui avouait enfin ce qu’elle avait voulu lui dire depuis plus de trois mois. Peut-être depuis des années…

-Je t’aime. Je  t’ai toujours aimé…

Elle ajouta aussi que ce qu’elle attendait de lui, c’était simplement de l’aimer en retour, de continuer à la guider comme il l’avait toujours fait, de lui faire voir la vie d’une autre façon. Elle voulait être avec lui, être dans sa vie, car elle ne  se voyait pas avec quelqu’un d’autre. Elle ne voulait pas le perdre. Elle ne voulait plus qu’ils se fassent autant de mal qu’avant.
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Mar 23 Aoû - 1:50

Allait-elle répondre à ces interrogations ? Il l'espérait mais depuis trois mois, il n'était plus sûr de rien la concernant.

Par moment, lorsqu'il la croisait, il lui semblait qu'elle le regardait avec intensité pour l'instant d'après disparaitre ou bien même détourner le regard.
Plus d'une fois, il avait voulu aller la voir, la forcer à parler, s'expliquer... Mais surtout pour la voir, être juste près d'elle...
Mais il s'était défilé, de peur de la brusquer, de la braquer une fois de plus.

Ils se connaissaient depuis leur première année. Il se connaissaient mieux que quiconque et pourtant ils s'étaient encore plus découverts il y a trois mois. Il savaient tout désormais l'un de l'autre.
Les sentiments, les ressentiments, leurs histoires personnelles, tout...

Il sentait que quelque chose n'allait pas. Tia ne s'était jamais excusé auprès de lui. Jamais. Et là elle lui demandait pardon. Gohan n'avait jamais vu la jeune femme aussi nerveuse.
Il se doutait que lui dire cela avait dû lui demander un violent effort.
Que lui réservait-elle pour la suite ?

La rouge et or restait fixé sur les yeux du jeune homme lorsqu'elle annonça :

- Je t’aime. Je t’ai toujours aimé…

Elle ajouta aussi que ce qu’elle attendait de lui, c’était simplement de l’aimer en retour, de continuer à la guider comme il l’avait toujours fait, de lui faire voir la vie d’une autre façon. Elle voulait être avec lui, être dans sa vie, car elle ne se voyait pas avec quelqu’un d’autre. Elle ne voulait pas le perdre. Elle ne voulait plus qu’ils se fassent autant de mal qu’avant.

Alors que Tia lui expliquait tout cela, Gohan ne pouvait s'empêcher d'exhiber un large sourire, non pas pour se moquer mais plus par nervosité car il aurait aimé entendre cela trois mois plus tôt...
Sa nervosité était telle qu'il devait faire une phrase qui la ferait sourire, juste pour qu'il se détende un peu :

- Ca dépend, tu comptes me mettre une claque à chaque fois que je vais te dire que je t'aime ? lui répondit-il avec humour et d'un air coquin.

Son corps tremblait, mélange d'excitation par cette révélation et le fait d'avoir été séparé d'elle pendant si longtemps. Il se leva, ne pouvant rester assis à ne rien faire.
Il s'approcha de Tia, lui prit la main, l'invitant à se lever...

- Je t'aime Tia ! Ces trois mois loin de toi ont été un véritable enfer, je ne veux plus jamais vivre ça... Tout en lui tenant toujours la main, il mit son autre main sur la joue de la jeune femme. Il n'avait jamais été si près d'elle, si proche d'elle, qu'il sentit la chaleur de la peau de la gryffon sous ses doigts et un courant électrique d'une agréable intensité lui parcourut les doigts, la main, le bras, l'épaule et son coeur fit un battement plus fort.

Un nouveau cap de leur relation était franchie... Il approcha son visage d'elle et déposa ses lèvres sur les lèvres de la demoiselle et sentit son corps frissonnait l'espace d'un instant... puis le monde autour de lui s'effaça, plus rien d'autre ne comptait...

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Re: Dans les rues de Edimbourg
Invité, le  Mar 30 Aoû - 21:23

Pendant une ou deux secondes, elle se retint de respirer. C’était irréel.
Le sourire que le Gohan lui renvoya était irréel. Une chaleur immense parcourue alors le cœur de Tia, c’était un peu comme si elle buvait un bon verre de thé chaud. Ça faisait beaucoup de bien, ça la détendait, et encore mieux,  elle sourit en retour. Elle voyait trouble. L’émotion lui coupait toute réaction. Il l’avait accepté. Il avait accepté ses excuses. Il était là, devant elle, à ne pas savoir par quoi commencer non plus. Car oui, ils venaient de commencer une nouvelle page de leur histoire, une page qui allait se révéler pleine de surprise, de bonheur, et de confrontation.

Un mouvement. Simple. Elle sentait sa main, réchauffée par le soleil qui lui cognait dans la figure, protégée par le blondinet. Elle était heureuse, si heureuse que cela la déconcertait de ressentir pleinement ce sentiment depuis son enfance qui s’était fracassée quand elle avait onze ans.

- Ca dépend, tu comptes me mettre une claque à chaque fois que je vais te dire que je t'aime ?

Ce sourire. Elle avait envie de l’embrasser tout de suite, pour qu’elle garde ce même sourire le restant de ses jours. Elle se sentait libérée (délivrée) de ce cauchemar qui l’empêchait de vivre depuis des semaines et des semaines, ce cauchemar de l’avoir fait souffrir une fois de trop, qu’il ne supporte plus ces retournements de situation auquel elle le confrontait ,ce duel permanent qui les avait finalement révélés l’un à l’autre. Elle s’était presque sentie mourir, tellement la culpabilité l’avait emprisonné de façon si définitive. Pas tant que ça, au final. Car même si elle avait encore le regret de l’avoir giflé, il l’avait pardonné, et c’était tout ce qui comptait.

Il lui tendit la main. Lentement, elle se leva, les joues un peu rougies.
C’était étrange, de ne plus ressentir cette colère qu’elle avait habituellement dans le cœur, cette colère contre tout le monde.

- Je t'aime Tia ! Ces trois mois loin de toi ont été un véritable enfer, je ne veux plus jamais vivre ça...

Un doux contact sur sa joue. Il n’avait jamais été aussi proche d’elle, et ça la troublait, et la ravissait en même temps. En cet instant elle était bien la personne la plus heureuse sur terre. Elle se sentit rougir encore plus, son cœur voulait s’envoler de sa poitrine tellement il battait fort, tellement elle avait l’impression qu’elle l’entendait aussi, le cœur du blondinet, à quelques centimètres d’elle et qui lui faisait un regard tout ce qu’il y a de plus amoureux. Avait-elle brisé d’elle-même la barrière qui l’empêchait d’avoir plus que de l’empathie pour quelqu’un ? Etait-elle capable de ressentir, et que ses sentiments durent ? Elle n’eut pas le temps de répondre à cette réflexion intérieure.

Elle s’approcha encore un petit peu, délicatement. Puis elle sentit les lèvres du blondinet qui se refermèrent tendrement sur les siennes. Elle eut un petit frisson qu’elle ne se connaissait pas. Elle n’avait jamais ressenti cela, avant. C’était nouveau, et elle se sentait un peu perdue, pour le coup. Etait-ce bon signe, cet amour qui lui semblait plus profond que tous les autres ?

Stop. Il fallait qu’elle arrête de prévoir l’avenir, pour une fois.
Tia rendit le doux baiser à son propriétaire. Elle se blottit dans les bras de Gohan, un peu tremblante et lui chuchota, au creux de son cou :

-Moi aussi je t’aime, mon ‘tit blond. Je suis là. Je ne m’enfuirai plus.

Un nouveau chapitre de sa vie venait de commencer.


Fin du Rp
Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


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Re: Dans les rues de Edimbourg
Evan, le  Ven 9 Déc - 15:43


   


   
Les Ténèbres comme seul juge.
With Léo
   


~ Mi décembre. On était toujours en automne paraissait-il. Pourtant nul doute que l'hiver avait déjà posé ses prémices sur une bonne partie de l'Europe. J'avais profité de mon weekend pour aller me ressourcer. J'avais choisi Edimbourg, un lieu suffisamment reculé pour que je n'y croise pas l'ombre d'un sorcier.  

~ J'avais appris une nouvelle qui avait bouleversé ma vie. Tout ce que je croyais en place s'était effondré, dès lors qu'elle eut fini de m'expliquer. Mon monde avait perdu son sens, et un autre apparaissait à mon regard. Mais il était encore entouré de beaucoup de doutes.

~ C'est pour cela que j'avais décidé de fuir. M'évader deux jours, essayer de penser librement, justement. Sur ce qui m'attendait. Je ne connaissais que peu la ville que j'arpentais. Je n'y étais venu qu'une seul fois auparavant. J'avais balancé un Impero sur le directeur d'un hôtel de luxe du centre ville. Il s'était montré très conciliant. J'avais eu le droit à la suite présidentielle. Le genre de suite qui vous fait clairement comprendre que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne dans leur organigramme.

~ J'avais profité du début d'après midi pour dévaliser une partie du mini bar de ma chambre. Vodka, whisky, champagne. Un mélange incertain. Mais ce weekend, je n'avais pas de règles, pas de limites. Je n'avais pas encore décidé ce que j'allais faire de ma soirée, mais une partie de moi savait que ça pouvait mal finir. Je mis ma longue cape sur les épaules alors que dix-huit heures posait sa teinte noirâtre qui prenait lentement possession du ciel.

Mes baguettes.

Je sortis.

L'esprit entre la raison et le chaos.

~ J'avais des moments de lucidité, mais clairement, je peinais à marcher toujours droit. Parfois je faisais un écart. Je ne pouvais dire que j’avais toute ma tête. J'avais chaud, alors que la température devait osciller autour de zéro degré. Limite je transpirais.

~ Dans le centre ville, je passais près d'un bar ou un groupe de jeunes m'interpella. Une phrase à mon sujet. On se fout de mon accoutrement. On sous-entend que je suis un clochard bourré. Je marque le pas. Je souffle. *Zen* *Zen* *Zen* Finalement je repars, sous d'autres moqueries. Je serre les poings, ravalant ma colère et mon envie de faire un massacre. Trop de pensées se mélangent. Mer** je me perds. Je ne sais plus. J'ai l'impression de commencer à écrire ma vie. Que'Hier n'était qu'une illusion, un rideau devant mon regard. Je m'arrête sur un trottoir. Je m'agenouille. Je respire un grand coup. Plusieurs fois.

~ Je ne peux pas me laisser submerger. J'ai bu. Bien bu même. J'avais voulu éclaircir mes choix futurs. Mais qu'avais-je éclairci en cet instant ? Rien. Un petit parc non loin. Je passais sous l'arche de pierre. J'allais fouler l'herbe du parc. Un banc. Très bien. Il fallait que je me pose. Je m'assis, baguettes dans les mains, me prenant la tête. J'avais du mal à réfléchir. Un gouffre de Ténèbres devant mon regard.
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Shae L. Keats, le  Dim 11 Déc - 20:40

Musique



Milk and Honey
Sur ton palais.
Milk and Honey
Sur ton échine
-Ployée.
Sur ton passé
-Balayé.
Les traumatismes.
Un voile ambré devant les yeux,
Un sourine en théine sur les lèvres abîmées,
Et un arrière goût de Madelaine.
Qui atténue celui de cette bile noire
Qui ne cesse
De
Couler
Le
Long des lèvres
Et gouttes
En
Plic
Plac
Ploc
Sur le béton grisâtre
-Flaque des relans de l'âme
-Ambroisie.
La toile devant les yeux jaunie à grands coups de cancerette
-imbibée d'alcool.


Tu as marché.
Des heures, des jours durant.
Je t'ai suivi, patiemment.
Non pas que tu ne m-aies pas encore repoussée, prétextant que tu voulais être seul, loin de mes propos, de mes jugements mais j'ai continué à te suivre, comme maintenant.
Tu me balais, ta voix d'un revers de la main.
Étrangement cette fois-ci, tu n'as pas cherché à fuir le monde dans ton exil.
Tu n'es pas retourner admirer la mer sauvage anglo-saxonne.
Tu n'y es pas allé envisager la fin.
La perte de soi.
Et te laisser dériver.
A jamais.

J'aimais ça avant. Ces moments de libert saline. D'une intimité rare. Les prunelles effleurant le miroir opalin qui lui, ne pouvait pas mentir. Et les barrières qui tombaient. C'était mes petits moment bénis à moi, où ma peine m'envahissaient tellement, où il y avait tellement d'émotions, que c'est en frôlant la mort que je me sentais vivant. Que je sentais enfin quelque chose. Rien que cela. Le va-et-vient des vagues-à-l'âme.
Les gouttes d'embruns matins qui tirent les larmes. Ne plus sentir les fils de pantin que je m'imposais. Ne plus sentir mon corps à force de m'en évader.
Les froufrous de l'écume en caresse des m-aux doux.
Et l'oubli.
J'aimais tout cela.
Avant Malicia.
Avant cette foutue voix.

L'oubli de pourquoi j'en suis là, de pourquoi je suis comme ça, de pourquoi t'es là, petite voix. De pourquoi je ne sais plus qui je suis. De pourquoi je ne sais plus rien gérer. De pourquoi j'ai oublié comment je m'appelais.
L'oubli de chercher à quel moment je me suis oublié.e.
Alors aujourd'hui j'ai marché. Jusqu'ici. Dans cette ville dont je ne sais rien mais dont je veux réveiller le sein.
J'ai marché jusqu'à ce parc où enfin je l'aperçois.
L'homme.

Toi. L'homme bancal. Sur ton banc que j'entrevois au loin. Si je m'arrête un instant pour te parler de ma vie, juste comme ça, tranquillement, vas tu vouloir m'écouter ?
La courbure de tes épaules et le poids qu'elles semblent porter , tout cela je le sens bien plus que l'on peut l'imaginer. Et c'est pour ça que je te vois briller.
Comme un éclat de rire
Qui vient consoler tristesse.

D'ordinaire je fuis le monde, les gens, leur hypocrisie. Je les garde au plus loin parce que je ne suis pas capable de supporter ce que je vois dans leurs yeux. Parce que je ne supporte pas ces sourires bonheur alors que les yeux meurent. C'est peut-être prétentieux, mais j'ai l'impression que je suis le seul à les voir, le coup de poignard dans le dos à chaque esquisse de fardeau. Et pourtant je suis là, en plein coeur d'Edimbourg. J'ignore à quel moment les fils en cotons de mes jambes ont pu s'emmêler et se coincer dans l'asphalte. Mais le coeur de cette ville m'entraine et m'appelle ce soi. Dans une valse infernale. Entrecoupée d'espoir. Et mes semelles qui battent la mesure sur les gravillons de l'allée de ce parc déserté.
 

Un peu d'ivresse,
Un semblant d'allégresse,
Et tes chevilles qui cèdent.
T'envoient à l'inconnu.
Prennent la direction de l'homme seul,
Un peu poète, un peu rêveur.
Tu t'imagines lui parler
Comme si de rien était,
Comme si la barrière de la langue n'avait jamais existé.
Mais ce n'est pas le cas.
Un peu poète.
Surtout rêveur.  
Tu as envie de danser
Dans une ronde capucine.
Enfantine.
Opaline.
Tu distingues un peu mieux ses traits maintenant.
Ils te sont familiers. Pour les avoir deux ou trois fois côtoyés.
A moins que ce ne soient les autres.
Mais tu ne vas pas passer ton chemin comme si de rien était. L'homme brille trop fort pour l'ignorer.
Alors autant jouer.
Autant danser.
Prendre place à ses côtés.

- Il semblerait que le chat ne retombe pas à chaque fois sur ses pattes.

L'homme brille dans sa torpeur,
Il brille dans son horreur,
J'ai envie de rester,
Même si je n'ai à offrir que mes yeux ouverts dans la nuit.


Dernière édition par Shae L. Keats le Mar 25 Déc - 12:54, édité 2 fois
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Evan, le  Lun 12 Déc - 17:17

~ Les ténèbres m'ont forgé. Peut-être était-ce une excuse à mes actes. Peut-être leur raison. Je ne savais trop. Bien que mes pensées étaient clairement dans un nuage obscur. De ceux qui survolent le ciel prêts à délivrer leur sentence. Une pluie implacable. Un éclair. Un rugissement. Un tonnerre implacable.

J'eus une pensée...

~ Je criais en silence. Comment ne voyais-je pas ce que j'avais fait ? J'avais réussi à remonter la pente, à me dire que mon passé de folie était derrière moi. Mais c'était faux. En cet instant du moins. Elle avait réveillé quelque chose d'enfouis en moi. Et je ne m'en rappelais pas. Et ça faisait mal. Un poignard dans la nuit qui se faufilait jusqu'à mon abdomen. Évacuer, j'avais besoin d'évacué. Y avait-il une bonne réaction à avoir lorsque l'on apprenait que sa vie n'était qu'une apparence ? Je la vis, elle, son regard d'émeraude.

...J'eus un sourire...

~ Je soufflais. Le vent froid, aussi. Ce manteau pâle qui me confrontait à mes questions. Quelle serait la couleur de Demain ? Avais-je réellement les clés pour l'écrire ? Demain pouvait revêtir bien des visages, surtout qu'en on était artisan de la noble magie. J'en voyais, un, deux, trois visages. Encore indistincts, qui se mouvaient des mon esprit. Et bientôt, dans mon cœur, distincts. Non, je n'en voyais pas que trois, mais quatre, visages...

...Alhena

~ Je portais mon regard dans le ciel noir. Des larmes coulèrent toute seule sur mes joues, que je ne cherchais pas à arrêter. Qui étais-je ? Qui allais-je devenir ? Était-ce un miroir ? M'ouvrait-elle une porte aujourd'hui pour la refermer demain ? Un soufflement, long. Je fermais les yeux. Pense à autre chose Mer** !

- Il semblerait que le chat ne retombe pas à chaque fois sur ses pattes.

~ J'ouvris les yeux soudainement, portant mon regard imbibé de larmes près de mon ami. Léo. Je rêvais ou quoi ? Je secouais la tête l'espace d'une seconde, comme cherchant à ce que ce mirage disparaisse. Non, il était bien là, près de moi. Machinalement je chassais ses larmes que je n'avais pas essayé de refréner avant de m'apercevoir de sa présence. Comme si je ne voulais pas qu'il me voit ainsi. Alors que je savais au fond que nous partagions plus que cela. Je me ressaisis, l'esprit embrumé. Laissant un instant mes soucis de côté.

- Qu'est-ce que tu fous là ? Je... Pardon, fis-je après lui avoir serré la main. Désolé, je pensais être seul. J'aurais préféré que tu ne vois pas cela.

Un soupçon de Chaos

~ Peut-être était-il ce qu'il me fallait comme remède ? Sa présence. Quelqu'un qui me comprenait. Même si je n'étais pas prêt à ce qu'il sache tout de moi. Je regrettais de ne pas avoir apporté une des bouteilles qui restaient dans le mini bar pour lui payer un coup.

- Le chat ne retombe pas toujours sur ses pattes en effet. J'ai des pensées obscures ce soir. J'ai besoin de souffler, de me changer les idées. Et peu importe la fin de la soirée. Je ne te demande pas de me suivre, je n'ai pas toute ma tête. Je suis perdu sur le chemin de ma vie. Si tu es là pour me juger, tu peux repartir. Si tu n'as pas peur, reste avec moi. J'ai envie de faire un peu de magie, noircir ce tableau trop blanc à mon goût. Alors ?

~ Je le regardais. Le visage toujours emprunt aux vestiges de mes larmes. Je ne savais pas encore la raison de son exil à lui. Mais peut-être se voudrait-il être aussi un As, qu'on forme une paire implacable, dans l'ombre de la nuit...
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Shae L. Keats, le  Dim 8 Jan - 5:10

Les chiesn aboient,
La carapace casse.
Comme des milliers d'aiguilles,
Dans chaque pores de ta peau
Sans relache,
Sans répit.
Même pas le temps d'un soupir,
Rien.
Toi.
Tu la fermes.
Et tu attends que la vague de poignard passe,
Encore une fois,
T'essaie même plus de les éviter,
T'as bien fini par comprendre
Que ça servait à rien.
Que tu fais partie de ces gens,
Qui n'ont pas-plus droit,
À un coup de sourire en accordéon
Sur un banc
Un tour en carrousel,
Et au petites lumières.
Toi tu fais partie de ceux
À qui on promet
Monts et merveilles,
Amélioration prochaine,
Mais qui n'arrivent jamais.
Parce qu'il y a toujours quelque chose
Et tu as peur que les gens
Finissent par se lasser.
T'as développé une arme
Contre ça,
Tes yeux.
Te protéger,
Tu observes tout,
Et au moindre signe d’énervement,
D'éloignement,
Tu disparais,
Pour ne pas leur laisser le loisir
De t'abandonner.
Parce que
Au fond
Tu as trop peur
De ce que ça peut provoquer.
Alors tu vis,
Tête baissée,
Pour les autres.
Incapable d'exister pour toi même.
Peur de l’échec.
Tu ne restes sur cette terre,
Pour les autres,
Parce que tu as foutrement besoin de reconnaissance,
De te sentir utile.
Mais si il te tournent le dos,
Que feras-tu ?
De quoi vivras-tu ?
De rien.
Et tu perdras,
Tout ce qui te raccrochait encore
À cette toute petite pointe de raison.  


T'es plus rien.
Rien d'humain.
Un.e H-emme devenu.e ombre
Parmi les siens,
Qui erres le soir,
Un eventail d'accordéon sous le bras
-Déchiré.
Parce que ça fait longtemps
Que le ciel de faïence
À disparu,
Que tu ne joues plus à chat,
Que les câbles sont apparues.
Et qu'il n'y a plus de station
-Entre toi et la fin.

Une flemme, incontrôlable,
Qui brûle
De plus en plus
De l'intérieur.
Mais pas un feu qui brille, non,
Des volutes bleues
-Froides
Qui ne riment plus à rien,
Qu'ol laisse parfois échapper
Sans être compris.
Tu aimerais parfois
Savoir dessiner
Pour montrer au gens
À quoi ressemble ton monde,
Mais tes dessins ne font pas sérieux
Quand le soleil
Hérite de deux yeux
Et d'une bouche
-Triste.
Ça fait rire les idiots et complimenter les faux,
Et tu n'aimes ni l'un
Ni l'autre.

Y a comme des coups de couteaux
Dans les battements de ton cœur.
Des lacérations
Profondes
Et part et d'autres de ton crâne,
Des cases en moins,
Que t'arrives même plus
À remplir.
Alors ce soir
Tu as marché
Pour oublier
Laisser couler.
Mais comme toujours,
Les gens te rattrapent.
Tu ne pourras jamais
Vraiment
Partir.
Il n'y a pourtant derrière tes yeux,
Qu'une cabane de pêcheur
Délabrée,
Enterrée.
Où tu te blottis en boule.
Car tu n'as laissé personne
T'approcher
Depuis Kathleen.
Des histoires,
Sans lendemain,
Des frères -quelques-uns- inconnus.
Mais tu n'as pas eu de proches,
À proprement parler
Et ton mutisme
T'effraie.

- Qu'est-ce que tu fous là ? Je... Pardon.

Yeux un peu dans le vague,
Interrogation imperceptible
Et nœud des sens
Dans la poitrine,
Tu peines à inspirer,
tant l'homme brille
Dans sa peine.
Peut-être,
Parce qu'au fond
-Il est un peu pareil.
Peut-être parce qu'au fond,
Il est déjà au ciel.
Lui aussi.
Une poignée de main,
Cordiale
-Futile.
T'es pas trop dans le contact,
Si ce n'est pas toi qui le décide.
Tu n'aimes pas qu'on te touche
Sans prévenir.  


- Désolé, je pensais être seul. J'aurais préféré que tu ne vois pas cela.

Un haussement d'épaule
-Significatif.
Tu auras vite oublier.
De toute façon tu n'as rien vu
Tu en as eu aussi
Des moments de faiblesse,
Tu as pleurer jusqu'à en vomir
Il n'y a pas si longtemps.
Alors ce ne sont pas quelques larmes,
Qui changeront ta perception
De l'homme de pierre,
De celui qui jouait à chat,
Il n'y a pas si longtemps,
Avec la lune.

- Le chat ne retombe pas toujours sur ses pattes en effet. J'ai des pensées obscures ce soir. J'ai besoin de souffler, de me changer les idées. Et peu importe la fin de la soirée. Je ne te demande pas de me suivre, je n'ai pas toute ma tête. Je suis perdu sur le chemin de ma vie. Si tu es là pour me juger, tu peux repartir. Si tu n'as pas peur, reste avec moi. J'ai envie de faire un peu de magie, noircir ce tableau trop blanc à mon goût. Alors ?

Proposition alléchante,
Offre tentante.
D'oublier encore dans un sel mécanique
Peut-être rougeâtre,
Ou peut-être pas.
Mais l'idée est là,
Alors tes lèvres bougent,
Et murmure un oui qui t'échappe,
Qu'il te faut justifier
Sans passer pour un taré
Au risque de tomber
Dans l'estime
Du joueur de lune.
Ce que tu ne veux pas,
Car il est presque
Aussi libre que toi
Une fois la nuit venue.
Sauf que
Toi
Tu es un électron
Libre,
Que rien ne peut contenir.
Comme à l’ordinaire
Ton corps décide
Pour toi.
Ton corps crie,
son envie
de défaillir
À la lueur d'ombres
Et de ténèbres bien plus grands que toi.



- Les pastels noires ont toujours été mes préférées. Elle font de jolies traces sur les murs blancs Et j'ai perdu ma tête dans un coin de ma vie il y a longtemps déjà. Ne t'inquiète pas pour la tienne, on la retrouvera si tu veux. Ou pas. C'est toi qui voit. Ce soir on dessine à l'encre de chine sur le cœur de la ville endormie. Soyons indélébile mon ami. Inoubliables.
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Evan, le  Lun 9 Jan - 10:30

Signale de détresse.
Sonnette d'alarme.
Pantins de la nuit.
Aux pensées de Tristesse,
Accrochées sont les larmes,
Qui jamais ne s'oublient.
 
Les ténèbres silencieuses gouvernaient sous ce ciel obscurcit.
 
Je suis un enfant perdu,
Sur le chemin d'un Homme,
Un tueur, que dis-je ?! Un assassin...
Égaré sur son Destin inconnu,
Ou Famille est la somme,
D'un beau lendemain.
 
Les ténèbres occultaient les saines pensées, brouillant l'esprit.
 
Ce soir le Céleste nous regarde,
Voit nos cœurs à l'encre enflammée,
Tonne les éclairs de violence,
Qui dorment aux baguettes que l'on garde,
Un + un = Deux condamnés,
A la Foudre de Mère Démence.
 
Les ténèbres se faisaient, usurpatrice de Raison.
 
- Les pastels noires ont toujours été mes préférées. Elle font de jolies traces sur les murs blancs Et j'ai perdu ma tête dans un coin de ma vie il y a longtemps déjà. Ne t'inquiète pas pour la tienne, on la retrouvera si tu veux. Ou pas. C'est toi qui voit. Ce soir on dessine à l'encre de chine sur le cœur de la ville endormie. Soyons indélébile mon ami. Inoubliables.
 
L'huile se mélange à l'acrylique,
Les couleurs se meurent et renaissent,
Le chant s'empare de l'air ambiant désuet,
Et résonne alors à la bannière du mélancolique,
Des Obscures Tentations qui paraissent,
Êtres les seules paroles à ses corps muets.
 
Les ténèbres prenaient le contrôle, seule Oraison.
 
Les lutins criaient leur désir de sang,
Les yeux entourés d'humide se déversaient,
La Colère avait remplacé la Lucidité.
Et sous l'absence de la douceur d'un rang,
Ou s'asseoir pour survivre comme le serait à un sonnet un verset,
Le Chaos se trouvait être seule Vérité.
 
Les ténèbres faisaient foi, aux tablettes meurtrières.
 
Deux complices à l'allure du semblable,
Ombre de l'autre sur les sentiers tortueux,
Se levèrent sous le toit resplendissant.
Et dès lors nulle tranquillité dans les étables,
Pour les moldus et autres vaniteux,
Juste la Mort en parchemin reconnaissant.
 
Les ténèbres possédaient, plus que l'eau de la rivière.
 
- Retrouver ma tête... Je ne sais pas si c'est ce que je cherche... Plutôt mon Cœur... Je suis un artiste perdu dans l'élaboration de son tableau. Un outil sans encre pour achever son chef d'œuvre. Une lune brouillée par des nuages opaques. Je suis un piètre homme face à une armée. Et je dois m'avancer sur le champ de bataille, sans savoir qui je suis... Alors, si je dois me trouver, me retrouver que sais-je ? J'ai l'impression de ne plus savoir qui je suis... Je me suis cru seul, alors que j'étais Famille... Donc, me résonner ? Cela sera après cette nuit. Dans leur douleur je ferais entendre mes cris, je leur montrerais mon âme torturée. J'enchanterais leurs corps de mes questions à cette puta*n de Vie qui m'a caché la vérité sur moi pendant près de neuf ans. J'ai erré au sang écoulé sans savoir... Sans savoir qui j'étais... Alors, ce soir, je vais faire comme si je ne savais pas. Je n'ai pas envie de tomber à terre comme l'enfant à ses premières chutes. Mais l'envie de faire s'échouer des grands enfants qui ignorent tout de moi...

Comme une façon de dire à mon ami,
En poème aux mots parfois décousus,
Que j'avais des enfants, nés d'une Merveilleuse,
Mais que je ne savais plus qui j'étais. Alors je secouais le tamis,
Entre mon Âme déchue et l'Avenir entrevu,
Entre une voix de ténèbres et celle Fabuleuse.
 
Les ténèbres jonglaient avec mes émotions, Ô fragile avion de papier.
 
Marchaient l'un près de l'autre les Enfants maudits,
Aux abords du parc où les arbres frissonnaient,
Comme Témoins tristes, au rôle d'Observateurs,
Nos regards englués dans la noirceur de la nuit,
Nous étions Plumes du Mal, et la pinède tremblait,
A sentir et à craindre nos ressentiments en chœur.
 
Les ténèbres nouées à nos cous, Ô armes d'amitié.
 
Vers l'entrée et l'arche de pierre,
Nous allâmes au bras de Dame faucheuse.
Deux silhouettes que le vent essayait de juger.
Au relent qui s'efface des larmes amères,
Seul restait les étoiles tristement silencieuses,
Pour apercevoir la lumière du monde brûlé.
 
Sortilège d'apparition. Masque étrange pour visage perdu. Baguette vers une douleur tendue.
 
- Bombarada !
 
Et tout se tait. Raison se meurt. Panique prend le devant de la scène. Pourtant le rideau est loin d'être tiré. Petit bar ou affront m'avait été fait, venait d'exploser. Et sourires des cons avec s'envolaient. Du verre brisé étouffer par la signature du Chaos. Les pintes d'arrogances déversaient leur bière sur le sol, se mélangeant au sang et aux morceaux de corps déchiquetés. Je tournais la tête vers mon ami, souriant sous ce masque d'un jour. Sous cette apparence d'une nuit.

Je fermais les yeux un instant,
Sous les cris ambiants, je voyais le visage d'Alhena,
Le corps parcouru de tremblements, un genoux à terre.
Je n'étais plus l'Homme, mais simple artisan,
De la Violence pour cette nuit loin de ses bras,
J'étais confus. Je me rends compte que loin d'elle je me perds.
 
J'ouvre les yeux. Je ne vois plus les siens. Je n'entends plus sa voix qui aurait pu m'extirper de ses landes sanglantes. Ce soir je suis les larmes de la nuit. Ce soir je suis les ténèbres.
Shae L. Keats
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Shae L. Keats, le  Lun 30 Jan - 16:55

Y avait comme une odeur,
De poussière de craies,
De fées
-Calcinée.


Un dysfonctionnement oculaire,
Une volonté de repeindre le monde.
Anatomie de l’œil,
Physiologie des larmes
Et la volonté malsaine
De tout recolorer.
Un équilibre précaire,
Et les traces de rouge le long des murs
Pour signifier
Qu'on est passé ici.
Au moins une fois.
Je veux pas être oubliable Evan,
Je lutte trop pour que ce soit vain tu comprends ?
Y a le cerbère
Au fond du ventre
Qui ne demande
Qu'à manger
Un peu.
Pour se calmer.
Alors je laisse exploser la magie noire
Et j'endors la bêtes à coup de pilule et d'alcool
Parce que j'ai trop peur
De ne pas réussir
À la maîtriser sobre.
Du coup j'tombe dans des trucs
Que ne me plaisent pas
Le moins du monde
Et je n'arrive pas à
M'en détacher
Le moins du monde.
C'est comme si j'étais mort parfois à l'intérieur de moi
Sur un air de bodéga la drogue a fait de beaux dégâts
J'me sens trépaner de mon âme
Quand le légiste me pèsera, j'aurai perdu 21 grammes
J'aurai toujours eu froid au corps, comme un poète en hiver
Dans la vie comme dans la mort, j'aurais été rongé par les vers

Alors oui mon ami,
Ce soir
Laissons tout sortir,
Repeignons les murs
À l'encre de veines inconnues,
Certainement moins pourries que les nôtres.

Je suis insaisissable tu sais ?
Je suis un homme libre
Qui tient debout dans le vent,
Et je crois que c'est pour ça
Que personne n'a jamais compris
Que tout ce monde là,
N'était pas fait pour moi.
J'veux pas me changer pour des gens que je connais à peine,
J'veux pas me laisser attraper.  
Je n'ai aucune attache,
Sauf une,
Que tu connais,
Mais je n'ai que des connaissances ici et là
Je ne manquerai à personne si je me barrais.
Alors des fois ça me tente
Partir vers la mer,
Laisser les flots m'emporter
Me faire eau
Et ne jamais revenir.
J'veux pas être retrouvé si je m'en vais, tu comprends ?
J'veux au moins réussir une chose
Ma disparition.
Seule chose encore sous mon contrôle.  

Les pieds ne sont plus immobiles
Et raclent le sol dans un frottement que j'essaie de chasser de ma tête,
Car déjà l'image de l’escalier de bois polie s'y immisce
Et avec lui les chaussons écossais,
Et l'odeur de skieur.

- Retrouver ma tête... Je ne sais pas si c'est ce que je cherche... Plutôt mon Cœur... Je suis un artiste perdu dans l'élaboration de son tableau. Un outil sans encre pour achever son chef d'œuvre. Une lune brouillée par des nuages opaques. Je suis un piètre homme face à une armée. Et je dois m'avancer sur le champ de bataille, sans savoir qui je suis... Alors, si je dois me trouver, me retrouver que sais-je ? J'ai l'impression de ne plus savoir qui je suis... Je me suis cru seul, alors que j'étais Famille... Donc, me résonner ? Cela sera après cette nuit. Dans leur douleur je ferais entendre mes cris, je leur montrerais mon âme torturée. J'enchanterais leurs corps de mes questions à cette puta*n de Vie qui m'a caché la vérité sur moi pendant près de neuf ans. J'ai erré au sang écoulé sans savoir... Sans savoir qui j'étais... Alors, ce soir, je vais faire comme si je ne savais pas. Je n'ai pas envie de tomber à terre comme l'enfant à ses premières chutes. Mais l'envie de faire s'échouer des grands enfants qui ignorent tout de moi...

Hocher la tête sans être certain d'avoir tout compris,
Parce qu'il n'y rien à comprendre d'autre que la misère de l'homme
Des pans de vie cachées,
T'en connais un rayons,
Peut-être lu diras-tu plus tard
Pour Alhena
T'appréhendes toujours la réaction des gens
Qui n'osent pas prendre parti
Parce qu'ils ne comprennent pas
Que
Tu ne lui en veux pas.
Plus.
T'es juste devenu un puzzle
Et t'en veux plus aux gens d'avoir gardé des pièces de toi.
Parce que t'as cassé un truc bien plus important chez eux.
Ombres déambulant aux grès de pulsion meurtrière,
Les pieds en quatre par trois,
Et la tête en colère,
Vous avancez,
Les masques prennent place
Épousant vos visages.  
À la perception,
Deux pantins martyrisés par les flots
Revenus à la vie.

Le sort de l’acolyte fuse
Et dans une explosion fabuleuse
Une part bar vole en éclats
-Rougeâtres.
La vie revient lentement dans ton être,
et un sourire malsain
Prends place sur tes lèvres abîmées.
Spectacle délicieux alors que la jambe de l'autre épouse le sol
Amusement
À deux
Heureusement
Tu sais être patient.
Alors t'attends un instant que ses yeux se rouvrent
Tu ne poseras jamais
De questions
Parce que tu ne veux pas le forcer
À vider
Ses sens.
Alors tu attends,
Et quand il est de nouveau là,
Devant ses yeux muets
Ta baguette
Se met à danser.
Un homme barré de plaie par l’explosion vint à passer
Dans un grand élan de bonté tu te mis à l'aider.
Un #Acideleus bien dosé.
Les cris des gens qui t'agacer
Que tu te devais d'étouffer
Dans un #AngoNubes Multiplicare.
Avant de te tourner
Laissant certaines de cibles étouffer
Vers ton collègue.

- Moi aussi y a des trucs qu'on a caché. J'ai une mémoire en éponge, toute trouées. Et je suis pas sûr de vouloir sauter dans les gouffre mon ami. On en a effacé certains, d'un coup de baguettes certain, parce que j'ai dû faire un pas de côté à un moment. Je ne sais pas. Je ne revois que notre dispute, ses cheveux bruns, sa peau nacrée et son odeur de rose. Puis le sort. Comme le couperet aiguisé d'une guillotine. Et tout est noir ensuite. Alors ce soir, j'ai plus envie de laisser aux autres le choix de ce dont je veux me souvenir. Je veux que tous se rappellent de moi. Dans la terreur et la douleur si il le faut.
 

Evan
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Evan, le  Jeu 2 Fév - 11:20

Frisson qui fait circuler le sang,
Dans Mort étalée au devant,
Ces corps qui font du sol une marre,
Ces moldus qui sont jouets de notre Art.
Je dévisage l'homme silencieux,
Mon compagnon de vie étriquée,
Aux sentiments alambiqués,
Aux ténèbres de nos cieux.
Il semble me comprendre,
Alors qu'il me reste à l'apprendre,
Mais je sais que confiance je peux lui donner,
Bien plus tard sera l'heure de se faire pardonner.
Je regarde mon Chaos,
Les ébauches premières,
De notre œuvre, du Beau,
De leurs dernières prières.
Nos yeux s'entendent,
Nos cœurs se comprennent,
Et nos actes s'étendent,
A ces êtres qu'on malmènent.
Je le vois dans son regard,
Pétillement de son envie,
Lui aussi orateur de cette gare,
Ou choient corps sans vie.
Je vois la souffrance naître de sa main,
Comme la pluie de feu venue du ciel,
Lui aussi éteint le Jour, écrit Demain,
A leurs yeux pose la dernière étincelle.
Les cris enchantent l'air ambiant,
Les chefs d'orchestre de leurs baguettes,
Donnent aux moutons des paillettes,
Les étoiles contemplent ce brillant.
Nuage vient faire danser les ombres,
Camouflant les corps ensanglantés,
Les secrets meurent sans être éventés,
Sous ce chant qui respire le Sombre.

Puis je l'écoute. Puis il me dit.  M'évoque sa route, à l'air de tragédie. Qu'une femme à la peau de nacre, et aux cheveux bruns, avait de ses embruns, décidé d'un de ses actes. Mémoire en partie envolée, souvenirs volés, je fais un parallèle avec la perte de mon passé, à échouer de trépasser. Mon cerveau fait un lien débile, à la femme qu'il décrit, comme si cela pouvait être celle de mes cris, je souris, pensée futile. Non il ne parlait pas d'elle, il ne devait même pas la connaître, cette délicate Belle, qui peignait les tourments de mon être. Puis, j'avais effacé les souvenirs de Lizzie aussi, alors je serais bien mal placé pour juger cette personne, alors que mon passé aussi résonne, de mots envoyés dans l'oubli.

- Laisser une trace... Je vois le même silence de l'âme... Quitte à partir de ce monde, autant qu'il se souvienne de moi, quitte à ne jamais me comprendre... Aujourd'hui, personne sur notre chemin. Cette nuit, nous sommes que tous les deux, le reste ne compte pas. Nous sommes des artistes.

Mon regard fuit le sien,
Je vais vers des Idiots qui ont fuis le nuage,
Reprenant leur souffle loin de ce paysage,
Et je levais vers eux la main.
Des #Sectumsempra s'envolent,
Écrivent en leur peau des plaies,
Et coule des gerbes non épelées,
De sang sur les pavés de traviole.
Je m'approche d'un animal à terre,
Ses mots implorent un pardon, mais nulle pitié,
N'orne ma détermination et mon envie de châtier,
Et j'en viens à ouvrir sa jugulaire.
Rivière se forme d'une teinte rougeoyante,
Bien vite les cris comme les cœurs se taisent,
Je regarde ces cadavres qui me plaisent,
Écrits de nos baguettes flamboyantes.
Nuit regarde, les Ténèbres qui marchent,
Silhouettes que même la neige fuirait,
Pour garder son éclat, elle partirait,
Loin de ses rives où Mort est notre Arche.
On avance dans les décombres,
Où poussière et débris colorent les sillages rouges,
Où rares âmes encore vivantes bougent,
Essayant de fuir à nos Ombres.
Mon partenaire se tient à mes côtés,
De l'Apocalypse, nous sommes les cavaliers,
Faits de fureur dans nos cœurs reliés,
Dans une dualité vers un Chaos annoncé.

- Si tu veux tuer les survivants... On va faire un tour après ?
Shae L. Keats
Shae L. Keats
Gryffondor
Gryffondor
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Shae L. Keats, le  Mar 21 Fév - 1:36

et le calme
indubitable
qui tranchait la nuit
les cris
l'euphorie du sang
qui ne m'atteignait pas
que je laissais à d'autres
Renards.
Pour cette nuit.
je voulais te regarder,
t'écouter
et oublier
pourquoi j'étais là
pourquoi tu en étais là.
les mots fusaient comme une cascade
l'eau s'écoulant
entre les doigts ondulant
alors qu'à côté
les nuits
les jours
les vies
se terminaient
dans un magnifique concerto
d'agonie.
pourquoi faut-il toujours
que tout finisse
comme tout débute
dans un cri
dans une âme
dans les larmes.
soupir du mort vivant
du vague-à-l'âme.
Allons-nous en
Laissons le monde aux vivants, veux-tu ?
Notre place ce soir
n'est pas ici.
mais
tu n'as pas fini.

Laisser une trace... Je vois le même silence de l'âme... Quitte à partir de ce monde, autant qu'il se souvienne de moi, quitte à ne jamais me comprendre... Aujourd'hui, personne sur notre chemin. Cette nuit, nous sommes que tous les deux, le reste ne compte pas. Nous sommes des artistes.

oui.
des artistes,
mais chacun ses crayons.
avant j'y arrivais
je savais peindre le monde
avec mes yeux
et rien que ça
mais
y a un dragon
un jour
qui me les a brûlé
avec ses doigts.
y une rose
qui les a crevés
et depuis
je ne sais plus faire
alors je guette
je vogue
je cherche
une solution
un pinceau
n'importe lequel
je les essaie tous
je tue
parfois
mais j'aime pas ça.
Je deteste
être mauvais
je sais juste pas m'en empêcher.
et toi
mon frère ?
Pourquoi t'es là ?
Pourquoi tu restes ?
J'ai pas envie de partir.
je veux que ce soir
on pisse sur le monde.
sur ces raisons
qui ont fait
qu'on étaient là
ce soir
tous les deux.
ce soir on joue au plus malins
avec la nuit
ses monstres
ses démons
on aura tout le temps
de les laisser nous rattraper demain.
Tu ne crois pas ?
je te regarde faire
évoluer dans un monde
de ténèbres
qui n'est pas le mien
je te regarde
et me dt que au fond
tu as l'air à ta place.
alors
j'admire
silencieusement
je laisse mes prunelles
capturer
la scène.
Au cœur de la brume
je prends ta photo
hantée
par les corbeaux
qui rient
sur les âmes
vagabonde
qui ne sont pas faites
pour les vivants.

Si tu veux tuer les survivants... On va faire un tour après ?

non mon frère.
tuer
c'est ton art
à toi
tes dessins rougis
à l'encre de leurs veines
sur les murs immaculés
des mains meurtries
depuis longtemps fanées.

Non. C'est ton dessin pas le mien.

puis
tu marches,
encore
toujours
sans savoir où aller
vers quoi
te diriger
ça dure peut-être que quelques minutes
ou une heure
tu n'en sais rien
t'a juste envie de marcher
sans
t'arrêter.
deux trois tours de baguettes
et une bouteille volées
quelques centaines de mètres
et les bords de mer
qui te désespèrent.
mais t'accueillent
en leur sein
comme un cocon
protecteur
porteur
de
vermeil
le long des cuisses
et des poignets.
comme un appel à disparaître
auquel on t'a empêcher de répondre.
Auquel tu n'as pu te résoudre.

Tu sais Evan
Je voudrais pas crever.
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