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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Dans les rues de Edimbourg
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Shae L. Keats
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Shae L. Keats, le  Mar 21 Fév 2017 - 1:36

et le calme
indubitable
qui tranchait la nuit
les cris
l'euphorie du sang
qui ne m'atteignait pas
que je laissais à d'autres
Renards.
Pour cette nuit.
je voulais te regarder,
t'écouter
et oublier
pourquoi j'étais là
pourquoi tu en étais là.
les mots fusaient comme une cascade
l'eau s'écoulant
entre les doigts ondulant
alors qu'à côté
les nuits
les jours
les vies
se terminaient
dans un magnifique concerto
d'agonie.
pourquoi faut-il toujours
que tout finisse
comme tout débute
dans un cri
dans une âme
dans les larmes.
soupir du mort vivant
du vague-à-l'âme.
Allons-nous en
Laissons le monde aux vivants, veux-tu ?
Notre place ce soir
n'est pas ici.
mais
tu n'as pas fini.

Laisser une trace... Je vois le même silence de l'âme... Quitte à partir de ce monde, autant qu'il se souvienne de moi, quitte à ne jamais me comprendre... Aujourd'hui, personne sur notre chemin. Cette nuit, nous sommes que tous les deux, le reste ne compte pas. Nous sommes des artistes.

oui.
des artistes,
mais chacun ses crayons.
avant j'y arrivais
je savais peindre le monde
avec mes yeux
et rien que ça
mais
y a un dragon
un jour
qui me les a brûlé
avec ses doigts.
y une rose
qui les a crevés
et depuis
je ne sais plus faire
alors je guette
je vogue
je cherche
une solution
un pinceau
n'importe lequel
je les essaie tous
je tue
parfois
mais j'aime pas ça.
Je deteste
être mauvais
je sais juste pas m'en empêcher.
et toi
mon frère ?
Pourquoi t'es là ?
Pourquoi tu restes ?
J'ai pas envie de partir.
je veux que ce soir
on pisse sur le monde.
sur ces raisons
qui ont fait
qu'on étaient là
ce soir
tous les deux.
ce soir on joue au plus malins
avec la nuit
ses monstres
ses démons
on aura tout le temps
de les laisser nous rattraper demain.
Tu ne crois pas ?
je te regarde faire
évoluer dans un monde
de ténèbres
qui n'est pas le mien
je te regarde
et me dt que au fond
tu as l'air à ta place.
alors
j'admire
silencieusement
je laisse mes prunelles
capturer
la scène.
Au cœur de la brume
je prends ta photo
hantée
par les corbeaux
qui rient
sur les âmes
vagabonde
qui ne sont pas faites
pour les vivants.

Si tu veux tuer les survivants... On va faire un tour après ?

non mon frère.
tuer
c'est ton art
à toi
tes dessins rougis
à l'encre de leurs veines
sur les murs immaculés
des mains meurtries
depuis longtemps fanées.

Non. C'est ton dessin pas le mien.

puis
tu marches,
encore
toujours
sans savoir où aller
vers quoi
te diriger
ça dure peut-être que quelques minutes
ou une heure
tu n'en sais rien
t'a juste envie de marcher
sans
t'arrêter.
deux trois tours de baguettes
et une bouteille volées
quelques centaines de mètres
et les bords de mer
qui te désespèrent.
mais t'accueillent
en leur sein
comme un cocon
protecteur
porteur
de
vermeil
le long des cuisses
et des poignets.
comme un appel à disparaître
auquel on t'a empêcher de répondre.
Auquel tu n'as pu te résoudre.

Tu sais Evan
Je voudrais pas crever.
Evan
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Evan, le  Sam 11 Mar 2017 - 18:59

Le Chaos avait revêtit ses souliers de cendres,
Et il chantait dans les cris et regards apeurés,
Alors que le Sang épousait le bitume tendre,
Et laissait un souvenir à ces moldus égarés.
Parfois un membre se baladait en solitaire,
Dépourvu du corps qui le portait peu avant,
Les plus chanceux avaient eu la mort salutaire,
Les moins étaient là à faire face au devant.

Je regardais mon ami, là, lui aussi, enveloppé par les Ténèbres. J'attendais qu'il donne la sentence, mais je vis, j'entendis, dans ses mots, qu'il n'était pas homme à donner la mort comme cela. Pourtant il ne m'interdisait pas de le faire, étrange.

Mon dessin...

Oui je dessinais. Si ce n'était un message c'était un ressentiment fort de mon âme. Du sorcier brûlé en plein cœur que j'étais. Une âme errante. Un fardeau pour celles et ceux qui s'approchaient trop près de moi. J'étais un ange de la Mort. Je frappais sans ciller, j'avais tellement tué que c'était devenu une prison que je justifiais pour un rien.

Aimerait-elle le sorcier que je suis si elle me voyait là ?

- Tais-toi !

Je me perds. Et je regarde les rampants qui essaient de fuir la scène de mon crime. Je me retournais vers mon acolyte d'infortune.

- Nan, pas toi, désolé. Je ne m'adressais pas à toi ! Et tu ne vas pas crever... Je finis là et... On bouge. On va parler, sans tout ça... Sans le théâtre...

Et s'avance l'ombre qui transperce la nuit,
Et va voir les corps qui encore dérivent,
Et s'en va ôter les derniers signes de vie,
Pour les envoyer atteindre l'autre rive.
Et quand les cris devinrent des souvenirs,
Et que le sang ruisselait de larmes éteintes,
Il ne restait plus qu'à maintenant partir,
Pour se soulager à l'odeur de l'absinthe.  

Quand il ne resta que des corps sans vie, je pris la main de mon ami, et je transplanais, l'emmenant avec moi. Nous voilà dans ma chambre d'hôtel, à l'abri des sirènes extérieures. Là dormaient les cadavres de ce que j'avais déjà liquidé. J'allais directement vers le mini bar et en extirpé tout ce qu'il restait en alcool.

- Un apéro après tout ce bordel ?

Je faisais la réponse en lui donnant plusieurs mignonnettes, vodka, whisky, j'avais pas fait gaffe. Je m'asseyais sur le lit, en ouvrait une ambrée, et l'envoyait elle aussi en vestige.

- Tu crois qu'à la fin, on brûlera en Enfer, sans possibilité de rédemption ? Ou crois-tu que quelque chose, ou quelqu'un, nous sauvera du naufrage de notre navire ?

Elle, peut-être.
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Shae L. Keats, le  Lun 12 Juin 2017 - 2:09

Il y eut la vague de violence. Aussi inattendue qu'inavouable. Imcomprehensible. Il y eut la vague qui  fit tréssaillir de l'extrémité des cheveux à la pointe des orteils sous le poids de la perdition d'un homme-lune auquel tu ne comprenais rien. Un homme en colère, le seul et véritable au milieu des onze monstres sanguinaires qui se battait le sort d'un enfant-soleil. Onze sangsues dont l'addiction à la maîtrise du vent avait depuis longtemps emporté tout discernement.

Il y eut les mots inévitables, ceux interdits, qu'on a forcé à devenir oubliés. Ballotés par l'ouragan qui se voulait soupir. Sans qu'ol ne sache réellement si ces mots-là, comme des bonbons acidulés dans cette bouche-là, se voulaient réellement prohibés... Ou si le sens commun avait encore une fois enfilé sa perruque de juge inquisiteur pour les rendre violents.

Keats avait souvent envisag, dans une pointe au coeur nocturne, d'arrêter d'offrir un quelconque crédit aux mau-ts. De leur céder la moindre importance. Ol aurait tellement aimé, de tout son corps, de toute son âme, pouvoir penser que si l'astéroïde des mots trouvaient un point d'impact, c'est parce qu'on l'y autorisait. Ol aurait adoré pouvoir encore rêver ainsi.
Si dans le creux de la nuit qui lui sert de cabane,
Ol n'avait pas vu tant d'âmes errantes,
Que les mots-couteaux avaient croquées comme des chiens.

Une voix, une fois,
qui dans l'oreille assourdie par le bruit des réflexions un peu cupides qui prennent forme dans l'esprit
dans la grotte des couvertures.
Une voix,une fois
qui chantonnait:
do not look for healing
at the feet of those
who broke you.
Et cette entre-vie là
Keats l'avait prise au mot.
Et ol s'était surpris à t'envoler.

Alors dans un silence-épouvantail, lo se contente d'observer le tableau qui prend forme. Comme un dessin d'enfant, peint avec les doigts. Pleins de bavures et de ratures, mais dont l'idée perce la rétine. Et le sourire danse sur ses lèvres alors que ce soir, son danseur-ami se fait macabre.
Convié.e muet au banquet des âmes volées, c'est une divine comédie que ces prunelles dévore comme plat de consistence. Un ballet funeste à l'esthétique appliquée.

La représentation éveillé sur la langue de Keats une saveur familière -métallisée - qui apparaît comme une lumière.
Que la compréhension d'un monde suit aussitôt.
Une violence exutoire
Pour aller voir ailleurs
Si la réalité n'y est pas.

Les mots de l'autre lui glisse dessus,
Comme une perle d'huile,
Sur l'eau de sa peau.

Et cette nuit comme toutes les autres,
à la troisième heure de la nuit,
son âme s'est réveillée
pour la première fois
en trois-cent-quatre-vingt-dix-neuf
troisième heure de la nuit.
Ol sent son coeur battre
contre les côtes
et ça réveille la nuit.

s.he
feel
almost
alive.

Keats a attendu longuement. Comme un enfant centenaire d'avoir trop laisser infuser sa science avant de la boire.
Mais le tir s'est rectifié.
Il n'y avait aucun destinataire
à la déferlante.
Le vent a tourné, et l'ombre invisible de l'l'insensible s'est dessinée. Invisible à ses yeux, mais perceptible dans les prunelles de son compagnon. Menaçante d'émotion.

Ol ne quittera pas des yeux le tableau achevé que son frère offre à ses yeux. Car il ne restera au final plus que des marionnettes sans vie. Comme si son sourire avait changé de décor. Comme si les mains enfantines s'attrapaient dans les coulisses d'un cirque mal organisé. Keats pensera alors, une seconde, que dessiner un sourire au corps desarticulés ne serait pas une si mauvaise idée. Mais déjà l'autre l'entraînera dans le tourbillon des mondes trop semblables. Puis devant ses yeux calmés se matérialisera une chambre d'hôtel que lo même a déjà tant de fois visitées. L'apéritif sera accepter sans aucune surpriseet viendra l'heure de tisser les mots pour essayer de raccrocher une instant leur deux solitudes.
Ce sera l'ami qui commencera
Avec une question
Presque universelle
Les enveloppant alors tous deux dans un manteau d'interrogations.

Tu crois qu'à la fin on brûlera en enfer, sans possibilités de rédemption ? Ou crois-tu que quelque chose ou quelqu'un, nous sauvera du naufrage de notre navire ?


Et Keats hochera pensivement la tête, cherchant une réponse qui lui ira, qui conviendra. Parce qu'ol ne se sentira pas préparé.e à ce type d'interrogations. Parce qu'ol se devra de réfléchir un peu. De creuser son rassoudok avant de comprendre qu'il n'y a pas de bonne réponse à cette question, qu'elle appartient à chacun.

Alors ol boira quelques gorgées.
Avant de répliquer,
Sans quitter du regard
Les miroirs de l'âme de son ami.


Il y a deux réponses à cette question, comme à toutes les questions. Celle du savant et celle du poète. Laquelle veux-tu entendre en premier ?

Evan
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Evan, le  Sam 17 Juin 2017 - 10:35






Je ne sais plus qui je suis. Enveloppé dans un manteau filandreux de violence qui me colle à la peau. Qui me définit. Où je me suis perdu depuis peut-être, bien trop longtemps. A tel point que ces limbes qui m'appellent à elles me semblent presque douces.

Je suis le Chaos, la Destruction, la Mort

Et je suis perdu dans tout ce sang que je verse, dans ses explosions qui peignent mes yeux comme le reflet de mon âme mise à nue. Je suis un pantin du mal, ou son arme. Je suis la lumière des Ténèbres, ou ses profondeurs.

J'enquille quelques salves de bienfaitrices. Celles qui dorment dans ses bouteilles de verres. Je me fous bien de leur contenu, je veux oublier, ou peut-être pas ? Mais au moins fuir ce sang, qui me colle comme mes cauchemars.

La raison m'avait quitté comme le dernier marin fuyant le navire. Et le navire que j'étais était maintenant en perdition sur cet océan de Chaos que j'avais moi-même déclenché. Ma vie était chaos, mes veines bouillaient seulement dans la souffrance d'autrui.

Je m'étais déjà perdu une fois, ce qui m'avait donné des cicatrices que nulle magie ne pouvait faire disparaître. Là je me perdais une seconde fois, mais ce linceul qui m'appelait était plus profond encore. Là où dort sagement la Folie, celle qui prend l'esprit et le façonne en marteau des Tempêtes.

J'étais une Tempête

Je dévastais tout dans mes colères, et bien que mes folies lycanthropes s'étaient clairement amoindries, je n'en restais pas moins une marionnette d'une violence sans nom. Une que les ouragans seuls pourraient étouffer.

Et je le regarde lui, qui ne s'est pas mêlé à la fête. Mais qui a pourtant l'air de comprendre tout cette peine qui me ravage comme les cris d'un enfant dans la nuit. Avais-je un quelconque avenir où je serais en paix ?

Où serais-je toujours un navire abandonné ?

Une proie facile pour la Démence, qui tisserait bien d'autres actes innommables à faire venir de ma main. L'expiation de la Colère par le sang. Pouvait-il m'aider lui ? Comprendre ? Je ne savais pas. Et il me sort qu'il y a une double réponse à ma question. Je me foutais bien, de laquelle il choisirait. Je n'étais pas certain qu'il y avait quelque chose de bien qui pouvait attendre un homme tel que moi.

J'étais un fléau, juste une ombre errante, sans chemin précis pour la guider

- Je ne sais pas... Dis moi les deux... Peu importe l'ordre... Je ne crois plus en beaucoup de choses vois-tu... J'ai commis bien trop de crimes pour espérer m'en sortir... Je crois que je ne peux pas être sauvé, par qui que ce soit...
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Shae L. Keats, le  Jeu 6 Juil 2017 - 15:21

Y a la torpeur locale qui engourdit tes sens alors que le dialogue avec le temps se fait sourd.
Que le sens se fait la malle aussi bonnement que possible,
Qu'il va falloir réussir à tenir une conversation complète, sans chicane. Sans phrases toutes faite.
Avec des mots
Sincères.
Et posés.
Avec la peur
              -ravalée.

C'est comme une toile d'araignée une discussion, on pet la modeler, l'adapter, mais faut pas trop tirer. de la douceur, pour laisser les idées se former, les mots faire leurs effets. Pour ne pas percuter.
Alors t'avais choisi deux temps,
Au milieu de la troisième mesure,
De cette nuit-mouvement.

Le poète et le savant.
L'onirique et le réel.
Le rêve et les mouches.

T'avais été sympa.
T'avais laissé le choix.

C'était comme on explique aux enfants,
Qu'ils y a plusieurs réalité.
Au moins une par personne.

Je ne sais pas... Dis moi les deux... Peu importe l'ordre... Je ne crois plus en beaucoup de choses vois-tu... J'ai commis bien trop de crimes pour espérer m'en sortir... Je crois que je ne peux pas être sauvé, par qui que ce soit...

Tu hochais la tête pensivement,
Sachant pertinemment
Que tu ne leur accordais plus crédit.
Mais que les doubles réponses,
avaient raison.

Le savant te dirait que l'enfer n'existe pas. Que la rédemption est un état d'âme que l'on se force à adopter. Que ça n'a rien de concret. Que tu peux choisir de les éviter. Ou les effacer. Que personne ne pourra te sauver de quelque chose qui n'existe que pour toi.

T'allais pas lui mentir, il parait que c'est mal.
Que ça traîne la conscience dans la boue et la piétine en sautant.
Nouvelle gorgée.

Le poète t'encouragerait à continuer. Parce qu'il y a toujours une lueur, parce qu'on mérite toujours de s'en sortir,
peu importe ce qu'on ait fait. Tant qu'il y a des remords. Il te dirait de te relever. Et d'aller chercher toi même cette personne. Parce que tu sortiras du gouffre confortable. On en sort tous à un moment.
Il faut juste arrêter de s'en vouloir.


Et toi Evan.
Laquelle préfères-tu ?
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Evan, le  Dim 13 Aoû 2017 - 20:49






LA de Léo

~~~

...Perdu à l'Encre...

Perdu à l'orée d'une folie certaine, j'écoutais mon interlocuteur qui me contait sa vérité. Les rives du savant qu'il me présente comme le combat contre moi-même. Peut-être avait-il raison ? Peut-être me battais-je uniquement avec moi ? Mes peurs ? Mes tourments ? Je ne savais pas. J'engloutissais une nouvelle flasque, flacon de verre jeté par terre.

Puis vînt la réponse du poète, qui, étrangement, me convenait plus. L'idée de toujours faire face, de regarder cette lueur qui brille au loin, que j'aimerais saisir de ma main. Regard intemporel. On mérite toujours de s'en sortir... Même moi ? Aller chercher ce que l'on veut, ce que l'on aime, peut importe les sacrifices. J'aimais cela.

A regarder dans la nuit cette étincelle qui résonnait avec autant de force qu'un tambour qui tirerait du sommeil. Fil conducteur qui tisse une toile sans pareille, à l'essence de Merveille. Poète j'étais au fond. Devant ce gouffre silencieux que je tapissais de mots sans sens. Ou peut-être en avaient-ils ? J'essayais. J'espérais. Parfois je chutais. Mais je devais me relever.

Là, à regarder ce phare qui éblouit mes fondements. Qui fait siffler le sang dans mes veines. Quand je n'ai qu'à fermer les yeux pour apercevoir ce que la vérité me murmure inconsciemment. Vous savez, ces paroles que l'on sait vraies, mais que l'on dépose volontairement de côté pour ne pas oser les affronter ? Là je savais.

Mon cœur criait si fort dans ma poitrine que je l'entendais. Perdu sur un parallèle qui narre une étincelante mer boisée, comme s'étire la raison d'un sourire qui en fait naître un autre, palpable comme un frisson sur la chair, comme le vent sur l'écorce d'un arbre.

Succession de choix. Me dit la Vie. Et pourtant, là, j'avais, choisi. Non dans le décor des mots criés que le lecteur profane ne saura voir, mais dans les landes insondables et imperceptibles, où se diffusent cette lumière qui suffit à raviver un feu immortel, à engendrer des notes de passion qu'un piano ne saurait retranscrire dans toute sa splendeur, écrivant un ciel qui se trouve dans les yeux dès le réveil jusqu'au moment de rejoindre le chemin des rêves.

Moment où, là encore, le soleil persiste, happe, enchaine à des rivages insoupçonnés, des falaises que les océans cajolent, des plaines aux nuages de fleurs qui expriment toutes des émotions différentes. Là où dort, là où vit, ce qui au fond fait, la seule note d'Evidence.

Un battement accéléré, qui cadence les suivants, au bois qui n'est plus un Mystère, mais la raison d'un tout. La Faune et la Flore se marient, tout se tait, seul subsistent les sourires et regards perdus, noyés, appropriés aux souvenirs, papier peint du Temps...

~~~

- Je crois que parfois, souvent en fait, je ne sais pas qui je suis... Je ne sais plus... Mais tu as raison. Il faut aller chercher soi même ce que l'on veut.

Loin de la balade de Chaos que j'avais laissé au dehors, sous l'égide d'un alcool un peu trop imprégné à mon sang, je pensais, aux mots laissés et à ceux venants.

- Je crois que l'on ferait mieux de partir d'ici...

Mon partenaire de virée acquiesça. Nous vidions deux mignonettes survivantes, je rassemblais ce que j'avais d'affaires. Au revoir les flammes. Au revoir le sang. Nous transplanions loin de là.

~ Fin du RP ~
Daemon Stebbins
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Daemon Stebbins, le  Mar 19 Sep 2017 - 3:30





Bond dans le passé

Kohane Werner - Daemon Stebbins
L.A accordé à Kohane

" On ne peut refaire le passé, et tous le regrettent ; mais on peut construire l'avenir, et peu y songe. "









Après quelques heures du côté moldu, je décidais de passer la barrière magique semblable à celle du chaudron baveur afin de me retrouver dans la partie sorcière. Bien sûr, il y avait le même genre de boutique que sur le chemin de Londres. Mais c’était quand même très surprenant. Certes contrairement aux divers moldus britanniques, nous les sorciers n'avions pas le soucis de quel pays étaient le mieux car notre communauté était au-dessus de ses rivalités triviales. Je ne pus refuser de céder à la tentation du libraire qui se trouvait dans le coin. Une fois à l’intérieur, j'avais retrouver le bonheur de la merveilleuse compagnie des grimoire. Comme toujours, ma bourse fut délester de quelques gallions pour assouvir ma soif de connaissances historique. J'avais réussi à dénicher quelques bouquins qui traitaient de la seconde grande guerre et que je n'avais jamais lu.

Je me rendis ensuite au magasin de friandises afin de refaire le plein de gourmandises pour Elhiya et moi. Ainsi j'achetais tous un assortiment de bonbons explosifs, sifflants et animaliers pour partager avec les mecs de mon dortoir. Alors que je prenais un bouquet de fleurs de sucre et de chocolat pour ma bien-aimée. Je fis également un tour au grand magasin. Je devais commencer à chercher ce que j'allais offrir à Aya et Jaimie pour leur mariage. Je ne savais pas encore d'idée mais je ne voulais rien de commun ou auxquels ils pouvaient s'attendre. Jaimie était facile à compter, une créature rare lui aurait certainement fait plaisir mais cela était bine trop prévisible et simple. Quant à ma sœur, je n'avais pas envie de taper des ses péchés préférés. Non je voulais quelque chose d'unique pour eux afin de leur montrer combien ils étaient importants à mes yeux.

Après deux heures à avoir écumer les divers étages du grand magasin, j’en étais ressorti bredouille. J'avais commencé à rebrousser mon chemin que sans le faire exprès, j'avais bousculer une quelqu'un.

- Pardon, je suis navré.

Et quand je posais les yeux sur la personne ma surprise fut d'une certaine paralysante. Je restais là figé à regarder la demoiselle que je reconnus immédiatement.

- Kohane

Les souvenirs dont je n'étais pas le plus fiers remontèrent malgré moi à la surface. Je fis un bond de deux ans en arrière. Je me retrouvant prisonnier des images d'une de mes soirées de débauches de mon année de quatrième. Il s’agissait d'une des premières fêtes clandestines d'après le jour de l'an. J'avais déjà commencé à perdre pied durant tous les mois précédents, encouragés par les types idiots de ma maison ainsi que mes hormones qui commençaient à sérieusement me travailler un peu plus chaque jour. Jaimie et Aya n'étaient plus à l'école. Je goutais soit disant alors à une forme de liberté. Celle de devenir un crétin et de faire n'importe quoi puisque je n'avais plus de garde fou. J'avais repéré immédiatement cette fille à travers la foule. Elle dégageait quelque chose de pétillant et vivant dans son regard. Quelque chose qui m'attirait comme un papillon de nuit vers la lumière. Bien sûr quand je l'avais abordée, j'avais déjà consommé quelques whisky pur-feu. L'alcool avait le don de me désinhiber et faire ressortir un type arrogant, prétentieux et qui aimait qu'une chose chassait la gente féminine pour son plaisir sans se soucier des conséquences du lendemain. Généralement, les filles, que j'avais approchées, étaient comme moi, insouciante et dévorait l’instant présent an chercher à se mettre en couple. Ainsi chaque partie était satisfaite de la tournure des événements.

Je connaissais la demoiselle car je l'avais croisée plus d'une fois dans la salle commune de notre maison. Elle était en dernière année et avait donc deux ans de plus que moi. Cependant ce n'était pas un problème ni pour elle ni pour moi. Nous avions dansé encore et encore. Nos corps se rapprochaient, exprimant le désir qui émanait de chacun de nous pour la chaire de l'autre. Nous étions d'abord collés corps contre corps au rythme des notes distillées dan l'air. Mes mains avaient parcouru lentement son corps afin d'allumer l'envie chez elle. Elle n'avait pas demander son reste non plus en étant également active vis à vis de ma personne. Au fil de la soirée, la musique n'avait plus eu d'importance, ni le reste non plus. Pris dans le jeu de la séduction, nous avions fini par trouver un coin tranquille afin de profiter de baisers humides, de la peau douce et chaude de l'autre et de caresses bien peu sages et assez poussées. Nos souffles avaient été courts. Heureusement, les choses n'avaient pas été plus loin ce soir là. Car j'étais trop imbibé pour franchir le cap de la première fois. Je m'étais donc réveillé en sa compagnie. Elle dormait encore quand j'avais décidé de m'éclipser. Je n'aimais pas ce genre de découverte quand je reprenais pied dans la réalité. Alors, je dégageais rapidement, évitant les silences gênants où on ne savait pas comment agir car aucun des deux n'avait prévu de se réveiller là avec " un inconnu " et encore moins de lui faire la conversation alors qu'on avait rien à se dire.

Nous nous étions croisés à nouveau dans les couloirs, chacun étant retourné à son existence comme si rien n'était arrivé enfin surtout moi. Parce que je n'aimais pas cette part sombre de moi qui prenait le dessus surtout ce que j'étais à cause de l'alcool un peu plu au file des semaines qui passaient. Cela avait d'ailleurs un sujet de tension entre Aria et moi. Trystan aussi m'avait de freiner mais je n'étais pas capable de sortir de cet engrenage pour le moment. Ne me demandez pas pourquoi j’agissais de la sorte à cette période. Car je n'en avais jamais eu vraiment l'idée. Même aujourd'hui, alors que je sais que c'était stupide de boire à l'époque, je ne saurais expliquer pourquoi je m(étais laissé emporter de la sorte dans ce tourbillon de soirées qui m'ont entraîné trop profondément dans les méandres de la perte totale de ce que j'étais. Peut-être étais-ce parce que j'avais besoin de me prouver que je pouvais être un adolescent comme les autres capable du pire quand il voulait prouver qu'il était un adulte alors que cela n'était pas le cas. Capable de laisser le côté sérieux et faisant toujours ce qu'on attendait de lui à chaque heure, de chaque minute de ses journées où le temps paraissait une torture par moment dû à la sensation d'étouffement ressenti.

J'avais saisi son bras, me ramenant au moment présent, pour éviter qu'elle ne tomba. Et j'ai lancé, à cet instant, la phrase la plus basique et pitoyable de l'univers avec une voix étrange, étreinte de quelque chose que je n'avais plu ressenti depuis ma quatrième année.

- Ca fait longtemps. Comment vas tu ?

* Bravo pour l'originalité Dey. Tu pouvais pas faire mieux. Pendant que t'y est, pourquoi pas lui dire encore plus stupidement d'autres banalités à mourir d'ennui *

Je la dévisageais inconsciemment, découvrant ce nouveau regard qui avait perdu son éclat d'autrefois...





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Kohane W. Underlinden
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Kohane W. Underlinden, le  Sam 23 Sep 2017 - 23:26



En fait, je ne connais pas tellement Edimbourg. Pour ne pas dire pas du tout. Je n'y vis pas. Je n'ai pas l'habitude d'arpenter ses rues. Découvrir ses recoins cachés et ses endroits sorciers. Je ne connais pas ses trottoirs, ses maisons, ses gens, son ciel, ses coins d'arbres et de verdure.
Parce que je me lasse de Londres. J'ai voulu voir autre chose.
J'ai laissé derrière moi la porte des 3B.
Je ne suis pas retournée à l'appartement dans lequel on a aménagé il n'y a pas très longtemps, Rachel et moi. Un chouette appart, d'ailleurs, sur Pré-au-Lard. Le petit nid douillet qu'on s'est construit ensemble, pour une fragile réconciliation d'une amitié brisée. D'ailleurs, je ne sais plus quelle est la nature de cette amitié tout juste rebâtie. C'est tellement flou. Je sais que Rachel est, demeure, ma sœur de cœur, d'autrefois, de force et de sourires perdus. Elle conservera à jamais cette si particulière place dans ma vie. Parce que, quoi qu'il arrive à l'avenir, je sais que je l'aimerai. Toujours. Malgré la pointe d'acide dérangeante dans l'âme, la blessure de la dispute jamais complètement refermée. Elle ne se refermera d'ailleurs jamais. Nous saurons pour l'éternité ce gouffre venu nous séparer. Les visions différentes du monde, le chemin que chacune a choisi d'emprunter pour mieux atteindre ses rêves.
Autrefois, nous suivions les mêmes papillons.
On courait, main dans la main, derrière eux. On y croyait. Dur comme fer. On avait ce même idéal de la vie meilleure. Les mêmes projets pour nous faire tenir encore debout.

Alors que je marche au hasard, mes pensées vagabondent vers Rachel. Et ce chemin parcouru ensemble. De la première rencontre, complicité naissante, puis les blessures communes, la peur, l'angoisse, le cauchemar éveillé du masque rouge, l'envie de vivre alors qu'on vient de croiser la mort. L'entente renforcée. Elle est devenue mon appui, ma sœur d'arme. J'ai cru qu'ensemble, nous réussirions à voler de nouveau. Vaincre la vie-même et ses coups tordus.
J'ai cru.
On s'est battues. Ensemble.
On a survécu. Ensemble. Au monstre d'Halloween.
Et malgré tout ça.
Y'a eu les divergence.
Quand on a compris que pour voler, on ne demandait pas la même chose. On n'avait finalement pas la même façon de remonter de la pente. Et il a fallu choisir.

J'ai les mains plongées dans les poches d'un sweat presque trop grand. C'est le premier truc qui m'est venu sous la main ce matin en ouvrant mon placard.
Placard presque entièrement fait main, je tiens à le préciser ! Comme la plupart du mobilier de notre appartement. Comme ça, Rachel a pu m'initier aux travaux manuels. C'était peut-être une façon de mettre en commun nos efforts pour acter cette réconciliation. Puis en plus, ça m'a rappelé un cours d'EDM.
Vague sourire aux lèvres alors que cette pensée traverse mon esprit.
Un petit rire refoulé.
C'était drôle, ce cours. Je me rappelle parfaitement qu'avec mon frère astral, nous avons tenté de convaincre Esteban de nous filer ses vêtements pour nos statue de bouteilles à son effigie. D'ailleurs, rien qu'Esteban en prof, c'était drôle. Genre... lui... prof... Bien marrant. On ne l'imagine tellement pas dans le rôle !
Perdue dans mes pensées qui sautent des unes aux autres, je repense à cet après-midi magique et magnifique en compagnie d'Esteban où nous avons cherché à repeindre Londres en orange. Je l'aime bien cet Apollon Narcissique des temps modernes. Parce qu'il est beaucoup là-haut. Là-bas. Quelque part. Allez savoir où.
Il devait se marier avec lui-même, aussi.
Tiens.
On n'a pas eu de nouvelles de ce projet-là. Pourtant, il était bien parti pour, la fois où je l'ai servi aux 3B alors qu'il était en compagnie d'Asclépius. Le sinople (ex sinople désormais) et moi-même avons d'ailleurs été témoins de sa demande en mariage à lui-même. Moi qui croyais qu'il y aurait une cérémonie ! Et une fête ! Et qu'on pourrait lui souhaiter tous nos vœux de bonheur ! Je suis un peu déçue de n'avoir reçu aucune invitation. Si ça se trouve, son lui-même n'a pas voulu l'épouser, en fin de compte. Triste...
Tiens, ça me fait penser, faudra que je dise à Asclépius de l'inviter, le jour où nous, nous nous marierons. Puis comme ça, j'pourrai lui demander si...



Et sbam.
A force de pas trop regarder où je vais.
Evidemment, les murs existent. C'est comme les poteaux. Suffit de pas vraiment regarder où vont les pieds pour se les prendre de plein fouet.
Remarquez, là, ça fait quand même sacrément moins mal qu'un vrai poteau.
Parce qu’apparemment, c'est pas vraiment un poteau que je me suis pris. Ca ressemble plutôt à un être humain. Que j'ai bousculé. Ou qui m'a bousculée. Enfin, qu'importe de savoir qui a poussé qui. En plus, c'est lui qui s'excuse. Du coup, j'ai pas à la faire. Je sais pas, d'ailleurs, si je l'aurais fait. C'est que les excuses, je les réserve pour de vraies situations qui en ont besoin. Faut savoir trier, sélectionner. Parce que je les économise, mes excuses. Me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. Je trouve futile de s'excuser dans certaines situations. Je trouve que c'est une perte de temps qui permet de contourner l'essentiel sans jamais aller au cœur des choses.
Enfin.
Là, c'est pas la question.
Puisque c'est lui qui dit qu'il est navré.
Je vais pour hocher légèrement la tête c'est compris, c'est pas grave et reprendre mon chemin. Quand sa voix annihile toute velléité de fuite. Parce que sa voix prononce un nom. Le mien.
Petit sursaut de surprise.
D'où il sort ça, lui?!
Je me décide enfin à réellement regarder le mur -l'humain- que j'ai bousculé, qui m'a bousculée, qui s'est excusé.
Je le regarde. En silence. Plisse un peu les yeux. Puis la tête légèrement penchée sur le côté gauche. Non. Ca change rien. Côté droit, alors ! Bof. Malgré la vision un peu renversée, y'a pas grand-chose de plus. Zut.
Je finis par remettre ma tête droite. Mes yeux papillonnent un peu sur le visage qui ne rappelle pas grand-chose, faut bien l'avouer. Pourtant, il paraît me connaître. Doit pas y avoir trente-six-mille Kohane dans ce monde ! Peu de probabilité qu'il se soit planté. En plus, même en m'ayant en face de lui, il n'en démord pas, demandant même comment ça va, après avoir précisé que, oui, ça fait longtemps.
Bah. Oh. Merlin.
Ca doit faire rudement longtemps.
Et en même temps, pas tant que ça quand même. Parce que je suis arrivée à Poudlard lorsque j'étais en 6ème année. Donc maximum, je l'ai rencontré lorsque j'avais seize ans. Ca ne fait que quatre ans, bien peu à l'échelle d'une vie, et encore moins à l'échelle de l'humanité !
Pourquoi est-ce qu'il m'est totalement impossible de remettre un prénom ou un contexte sur ses traits ? Je n'ai pourtant jamais oublié ceux que j'ai rencontrés à Poudlard. Je me rappelle même de mes toutes premières amies -Julie, Luna- qui se sont faites avalées par la machine-vie. Que j'ai perdues de vu. Je me rappelle quasiment de chaque rencontre que j'ai faite. Des conditions particulières de chacune. La tentative d'infiltration dans la salle commune des Serpentard pour Rachel. L'expédition en forêt hantée pour Leo. La dispute sans fin à la bibliothèque pour Asclépius. Ou encore la soirée au bar pour Alhena, la conversation muette dans un parc pour Mary, l'errance dans Pré-au-lard pour Peter, les pas perdus dans les cachots pour Ellana...
Mais...
Lui.
Mystère.
Je ne le relie à aucune événement. Ni à mes déambulations de nuit, ni à mes crises de panique, ni à mes folies rêvées...
Où doit-il donc se situer dans cet espace vacant qu'est ma mémoire ?
Légère moue sur le visage. Je fronce les sourcils.

-T'es sûr que tu t'es pas trompé ? je demande alors, très directe.

Pas envie de jouer le jeu de ah, oui, je te connais, rappelle-moi juste où on s'est vus... oui, oui, bien sûr ! Non, je t'ai pas oublié!
Parce que, clairement, là, j'arrive pas à savoir.
Alors je pose les bases dès le début.
Va tout falloir reprendre. Ma mémoire flanche à mesure que mon monde s'éloigne de celui d'avant. Peut-être qu'inconsciemment, j'ai cherché à effacer ces premiers souvenirs de Poudlard, ces souvenirs heureux, parce que plus rien n'a à voir avec ça désormais.
Encore que...
Faudrait-il que je l'aie rencontré au début de ma 6ème année. C'est pas dit.

Daemon Stebbins
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Daemon Stebbins, le  Lun 25 Sep 2017 - 22:11





Bond dans le passé

Kohane Werner - Daemon Stebbins
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" On ne peut refaire le passé, et tous le regrettent ; mais on peut construire l'avenir, et peu y songe. "









Visiblement Kohane ne se souvenait pas vraiment de moi. Chance ou pas. Là était la question. Certains garçons auraient été blessés, vexés pour sûr, d'avoir été aussi vite oublier. Moi non, cela m'offrait une nouvelle chance de repartir sur des bonnes bases. Et puis, surtout, il se rendait compte que la jeune femme n'avait pas souffert de son comportement de l'époque, c'était donc un point positif de plus. Il hésitait sur ce qu'il devait dire ou non. Alors, j'avais opté pour un bout de vérité avec une omission. Devais-je avoir honte à nouveau ? Sans aucun doute, oui. Mais là, je ne savais pas sur quel pied dansait à cette seconde.

- Je m'appelle Daemon Stebbins, gryffondor comme toi. On s'est rencontré lors de plusieurs fêtes officielles et d'autres clandestines, il y a deux ans maintenant. Mais visiblement tu ne t'en rappelles pas. Cependant, ce n'est pas surprenant. Après tout, je n'étais qu'un quatrième année perdu dans la masse des élèves.

Je lui souris montrant ainsi que ce n'était vraiment pas un soucis. D'ailleurs la culpabilité, que j'éprouvais par rapport à cette époque, diminua grandement grâce à ce fait. Au moins, je n'aurais pas à fuir la demoiselle quand elle me rappellerait les jeux sensuels auquel nous avions cédé lors d'une de ces soirées. J'ajoutais :

- Ma sœur Aya a quitté Poudlard un an avant toi. Peut-être que cela peut t'aider.

Je ne savais pas trop quoi déclarer de plus. Si cela ne lui évoquait rien, je prendrais la poudre de cheminette en remerciant Merlin pour ce qu'il m'offrait maintenant en poursuivant ma route. Je continuais de l'observer en attendant qu'elle me remette ou non dans sa mémoire. Elle était plus jolie que dans mon souvenir. Il faut dire que l'alcool avait modifié ma vision de cette soirée. J'en tenais certainement une bonne comme on dit. D'ailleurs, je me souvenais parfaitement du réveil contrairement à la nuit. J'étais dans le bras de Kohane et je n'avais qu'une envie, fuir la présence de la jeune fille. La honte de mon comportement tiraillant mes entrailles autant que le mal de tête vrillait mes tympans. Visiblement même si j'étais torse nu, nous n'étions pas allés jusqu'au bout. Confirmation secondaire grâce aux fringues qu'elle avait encore également

* Ouf *

Avais-je pensé en m'en rendant compte. Car très franchement, je n'étais pas prêt encore à sauter le pas et devenir soit disant un homme par cet acte. Ce n'était pas une première que j'étais resté sur le file du rasoir. Je n'étais pas un romantique non plus. Je ne croyais pas au coup de foudre même si j'avais l'exemple de mes parents sous le nez. Je n'étais pas ce genre type. En tout cas, je ne l'étais pas à à cette époque là.

Je revins au moment présent, les yeux toujours sur l'ancienne gryffondore et demanda :

- Cela ne t'est pas revenu ?

Je ne savais pas si au final, j'avais vraiment le désir qu'elle se souvienne de ma personne...

hsrp:
 




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Re: Dans les rues de Edimbourg
Kohane W. Underlinden, le  Dim 8 Oct 2017 - 12:00



L'inconnu ne tire pas la tête du oh, oui, désolé, je me suis trompé. Non. Il a quand même l'air vachement sûr de lui. D'ailleurs, il se présente même. Sans doute l'idée que son identité réveillerait en moi quelques souvenirs enfouis. Ce qui, en soi, aurait pu être le cas. Parfois, je me rappelle davantage des noms que des visages. Mais dans son cas, ça reste relativement flou.
Un Gryffondor, dit-il, comme moi.
Je hausse un sourcil. Un Gryffondor... J'ai tellement l'impression de n'avoir presque jamais connu les Lions que j'ai côtoyés durant deux ans. Deux longues années. J'ai partagé avec eux une table dans la grande salle, des canapés et des fauteuils auprès du feu dans la salle commune, un dortoir, même, pour certaines. Mais je n'ai jamais eu de réels liens avec eux. Je ne leur ai jamais beaucoup parlé. Leo mis à part. Mais lui, ce n'est pas dans un couloir d'école que je l'ai rencontré même si nous portions les mêmes couleurs. C'était plutôt dans une forêt pleine de mythes et d'histoires à dormir debout -légende peut-être réelles, d'ailleurs, on n'a jamais vraiment su.
En dehors de lui, je n'ai jamais beaucoup parlé aux Gryffondors.
Mes relations principales et plus forts liens s'étant davantage créés avec les Serpentards.

Le dénommé Daemon continue, assurant qu'on s'est croisés à des fêtes officielles et clandestines, il y a de cela deux ans. Je calcule mentalement. C'était donc quand j'étais en 7ème année. Ca remonte. J'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée depuis. Le temps a filé tellement vite, les événements se sont tellement enchaînés. Que je ne sais plus avec précision ce qu'il s'est passé durant cette année. J'ai un peu de mal à distinguer ces choses-là de celles qui se sont déroulées avant. Puis après. Petit souci de chronologie dans ma mémoire en vrac.
La septième année.
Je crois qu'elle a été la plus intense pour moi.
Je suis passée par tellement de sentiments et d'émotions contraires.
Je me rappelle, y'avait les ombres et les démons qui me faisaient peur. Les insomnies qui se sont faites de plus en plus fréquentes. Y'avait l'espoir vague de survivre dans les bras de Leo. Le monde qui s'est écroulé quand il a tué la femme sans nom, qu'on a laissé son corps dans la neige. Y'avait les crises d'angoisses, les moments de paranoïa. De quand je cherchais de la compagnie la nuit, pour espérer pouvoir dormir un peu. Parce que je sais que je dors bien mieux avec une main serrée dans la mienne, une présence à mes côtés, un souffle à portée d'ouïe.
Les soirs de perdition, tourbillons dans l'alcool pour oublier -et quelques magnifiques rencontres, parfois, de l'autre côté de la bouteille, comme la nuit où j'ai enfin fait la connaissance de la part manquante de mon puzzle, celui qui pouvait parfaitement me compléter : mon frère étoilé.
Ma septième année a été un mic-mac de choses sans fin.
Je barbote dedans en essayant de ne pas me noyer. C'est assez compliqué, je dois dire. Ca me demande un grand effort pour essayer de me rappeler avec précision.
Il y a quelques épisodes que je revois très clairement.
Mais les fêtes -officielles ou clandestines... cela ne m'étonne absolument pas que j'en aie fait parti. Après tout, je n'avais rien à faire de mes nuits sinon errer dans les couloirs, enfreignant copieusement le règlement. Alors, pour passer le temps, aller à des fêtes clandestines était sans doute le mieux à faire. Je m'étais bien rendue à celle organisée par Kane -et qui a d'ailleurs fini bizarrement avec invasion de masqués, frissons de terreur et discours convaincants.
Du coup, je me dis que, pour sûr, j'ai traîné ailleurs et s'il y était lui aussi, normal que nous nous soyons croisés.



Daemon poursuit, parlant de sa sœur, Aya. Qui a quitté Poudlard un an avant moi. Donc quand j'étais en sixième année.
Ah. Bon.
Aya. Aya.
Le nom ne sonne pas étranger mais je ne pourrais y superposer un visage, une voix, un rire. Elle n'était pas de ceux avec qui je me suis liée, c'est tout ce que je peux dire.
J'adresse un sourire un peu gêné à Daemon :

-Je suis arrivée en sixième année à Poudlard. Et les Gryffondors n'ont pas vraiment été dans mes premiers amis. Alors je suppose que je n'ai pas eu le temps de faire vraiment connaissance avec ta sœur.

Je scrute le jeune homme de la tête aux pieds.
Des pieds à la tête.
Me repasse en boucle ses mots. Ses phrases. Ses explications. Le contexte qu'il a planté. La situation dans laquelle nous nous sommes rencontrés.

-Quant aux fêtes... cela ne m'étonne pas. Je n'ai pas forcément de souvenirs précises pour chacune d'elles...

Sauf celle de Kane. Parce que c'est sans doute la plus marquante que j'ai vécue.

-... mais je sais que je m'y suis souvent perdue. Ma septième année était... comment dire...

Petite interruption.
Je cherche mes mots.
Mes idées.
Pour exprimer au mieux ce qu'a été cette dernière année, riche en émotions.

-Bancale. Oui, je crois que c'est ça. C'était vraiment pas une année stable pour moi. J'étais... un peu partout. Et nulle part à la fois. Complètement paumée sans jamais rien pour me rattraper. Alors... si toi aussi, tu étais à ces fêtes, il ne me paraît pas incohérent qu'on s'y soit croisés.

Mais croisés ne justifie pas qu'il se souvienne de moi. Encore moins qu'il connaisse mon prénom. Qu'il me reconnaisse, deux ans plus tard, au détour d'une rue.
A mon avis, on n'a pas fait que se croiser.
On a sans doute au moins discuté ensemble. Et là. Ca reste le flou artistique.

-On a dû faire plus que se croiser, non ? Comment ça se fait, que tu te souviennes de moi ?

Nous n'avons partagé aucun cours puisqu'il est plus jeune.
Je ne me rappelle pas avoir parlé avec lui dans la salle commune.
Ni avoir partagé de repas à ses côtés. Encore moins avoir travaillé avec lui à la bibliothèque -vu mes capacités à travailler à la bibliothèque, aussi...
Par élimination, il me semble assez clair que c'est dans ces soirées qu'on a pu se rencontrer. Reste à déterminer, sinon le jour exact, la situation exacte. Il a, apparemment, meilleure mémoire que moi.

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Re: Dans les rues de Edimbourg
Daemon Stebbins, le  Sam 28 Oct 2017 - 19:25





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J'étais de plus en plus mal à l'aise. Kohane ne se souvenait visiblement de moi. D'un côté, j'étais soulagé mais d'un autre, mon orgueil de mâle était un peu froissé. Oui ce n'était pas évident d'accepter le fait qu'elle m'avait totalement zappé alors que ce n'était pas mon cas. Mais peut-être n'étais-je qu'un flirt parmi tant d'autres. Tandis que pour, elle avait été une des premières filles avec j'avais dépassé le stade du simple baiser sans pour autant aller jusqu'au bout. Je devais rectifier un fait en prime.

- Oui je me souviens de ce fait car il est rare que des élèves arrivent en cours de cycle. Toutefois, je me dois corriger une chose en ce qui concerne ma sœur. Elle n'était pas dans notre maison. Elle était à Poufsouffle avec son petit ami Jaimie.

A ce moment, l'ex rouge confirmait ce que je m'étais dis. Je n'étais qu'un noyé dans la masse de ses jeux de séduction. Surtout quand elle ajouta que sa septième année avait été dans le même genre que ma quatrième pour moi. Elle et moi, nous étions perdus.

- Oui je comprends. Tandis que pour moi, c'était tout un tas d'expériences nouvelles. C'est sûrement pour cette raison que les chose m'ont plus marqué que toi. Je découvrais la liberté de mes gestes pour la première fois vu que j'étais totalement livré à moi-même et que je n'avais plus personne pour me limiter.

Oui la culpabilité m'habitait toujours et pouvait s'entendre dans le son de ma voix et les termes que j'avais choisi en finissant ma phrase. Est-ce que c'était vraiment important au final qu'elle se souvienne de moi entrain de l'embrasser à pleine bouche et de laisser mes mains trainées sur son corps sans vergogne à cause de la désinhibition de l'alcool dont j'avais largement abusé à cette période. En y réfléchissant, la réponse était des plus simples. C'était un non qui s'imposait à mon esprit. Certes, elle ne m'avait pas repoussé et était tout aussi active que moi. Alors est-ce je devais vraiment continuer l'autoflagellation ? Peut-être pas avec la jeune femme au final. Néanmoins avec d'autres, il n'y avait pas de doute que oui.

- J'en ai d'ailleurs un peu trop abusé. L'alcool et les flirts ont été mes compagnons pendant un bon moment jusqu'à ce que le dérape et me dépasse en allant beaucoup plus loin que ce que je désirais et que je finisse par blessé quelqu'un.

* Qu'est-ce qu'il me prend de lui raconter tout cela. Elle s'en doute mieux à faire que de m'écouter lui remémorer ces mauvais souvenirs.*

Puis il y a eu sa question.

- Je pense qu'avec ce que je viens de te révéler juste avant, tu as deviné comment nous avons été liés. On oublie jamais la première fille que l'on découvre quand on est un ado sans expérience...

Oui elle avait été la première fille avec qui j'avais joué de la sorte. La première dont j'avais exploré les formes et la volupté ainsi que la douceur de sa peau. Il y avait eu de l'hésitation dans mes gestes lors de ce moment car après tout, c'était un monde nouveau pour ma personne.

- Ca n'a été qu'un flirt poussé.

Ma voix avait manifesté de l'empressement dans cette dernière phrase. Je l'avais ajouté comme pour la rassurer afin qu'elle ne soit pas gênée. Il n'y avait eu que cela car l'alcool avait fini par m’assommer assez rapidement puisque je n'en étais pas encore un habitué. Ce dont je n'avais pas été vraiment fier mais dont je remerciais Merlin aujourd'hui en me retrouvant devant elle...



hrpg:
 



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Re: Dans les rues de Edimbourg
Mungo Gunn, le  Sam 25 Nov 2017 - 23:00


(permission de Daemon)
RP avec Kath
______________


Mungo, il fait une danse brouillon en plein milieu du trottoir. Il a une bouteille de vin blanc blanc blanc dans la main, la moitié d'la bouteille dans la tête. D'habitude, il aime mieux le vin rouge rouge rouge, mais son pote ça lui plaît pas. Le rouge bordeaux dans les cocktails, ça fait foirer les jeux de couleurs.
— Nah... red's fecked.
— Tastes better.
— Feck you, tastes like shite.
Mungo, il s'est jeté dans les escaliers avec le blanc dans la main, juste pour faire gueuler l'autre. Dehors, il a hurlé de rire pour cacher les beuglements de son pote. Entre le rire et les insultes, y'a plus de place pour le vent. Entre ses pieds qui trébuchent et la bouteille qui le fait pencher d'un côté. Entre les rangées de maisons à gauche et à droite. La pancarte lumineuse qui attire ses yeux, c'est celle d'un bar. Il entre.

C'est assez fourmillant, les corps se collent au bar, sur les tabourets. Mungo, il va se poser devant une fenêtre. On lui dit rien pour sa bouteille dans les mains. Il en boit une gorgée bruyamment, il rapproche le bassin, juste sur le rebord de la chaise, il écarte les jambes, il ronge ses ongles comme une lionne qui s'acharne sur sa carcasse. Il trace sans trop rien voir les dessins sur ses bras, il pense à son Macchabée en-dessous du t-shirt. Il fait un sourire en observant les gens. Y'en a qui sont morts, eux aussi, y'en a qui ont les yeux pas trop en face des trous. Plutôt en face des cauchemars. Y'en a qui lui renvoient des regards, il les évite, il en veut pas. Y'a rien qui met en sourdine son rire qui pète en feutres multicolores.


Dernière édition par Mungo Gunn le Ven 15 Déc 2017 - 22:50, édité 6 fois
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Kathleen Gold, le  Dim 26 Nov 2017 - 16:39

RP avec Mungo Gunn



Perdue au fond d'un verre de Scotch, dans les effluves d'un miel trop alcoolisé
Qui laisse un goût de peau sur la langue, comme des grains de sucre qui fonde alors que la tête tourne, elle s'évade alors que je reste là, qu'elle te dit, elle part loin alors que tes pieds restent sur les petites barres du tabouret alors qu'une envie de danser sur les tables chatouille les fourmis de tes genoux.

Une heure floue que tu n'arrives pas à lire sur ton poignet, une aiguille qui ne veut pas se perdre dans ton oeil, et tes cheveux qui collent entre ta bouche et tes doigts, tu as l'impression qu'ils sont poisseux entre tes mains alors qu'ils ont juste chaud. Ils volent entre l'air feutré et humide de condensation en gouttes contre les verres, et les paroles lointaines en douceur rêvée des gens aux accents.

L'entrée résonne, les sourires se lèvent, ils tremblent contre le comptoir et tes mains agrippent parfois le bois pour ne pas tomber à la renverse, morte dans des rires embrumés.
Tu sais plus ton nom, tu sais plus qui t'es, juste que le sucre est meilleur goûté contre d'autres dents.
Elle se lève en dansant, un pied qui se perd en titubant sur l'autre, elle sourit alors que les yeux s'enrhument à cause de la fumée qu'elle a laissé s'infiltrer, l'acide la fait rire et tourner alors que ça lui pompe le cœur.

Elle marche vers une autre table, où quelqu'un qu'elle voit flou se profile, mais il a les bras qui brillent, des couleurs qui dansent comme elle alors les mains avancent, et elle rit encore avant de se laisse tomber contre la banquette en face. Tu crois qu'il mange ses doigts, comme s'il avait faim, il est dans les airs avec toi alors qu'ils sont tous enterrés. Tu te demandes si c'est bon les doigts, tu as envie de le croquer, les siens ou les tiens, peu importe. Il va voir ailleurs, avec un sourire tout en zigzaguant entre les blancs
Des yeux.

Elle continue de rire, elle comprend pas tout, elle s'incruste et frustre, évite les jugements et regarde le nouveau alors que ses yeux se balancent au fur et à mesure qu'elle le voit mieux.
Elle se rend compte que c'est pas une banquette, mais une chaise, une chaise sans dos, et le sien part en arrière et elle tombe en continuant de rire et de regarder le Monsieur qu'elle aime bien, qui part dans la brume avec elle. Elle aime bien les gens qui s'endorment dans leur liqueur ambrée, ça lui donnent envie de faire du piano sur son bras, mais elle n'a jamais su en jouer.

Tu te relèves pas, tu ris trop, en essayant de compter sur tes doigts le nombre de dessins que tu vois, et la fenêtre qui grandit, t'as l'impression d'être dehors alors qu'il fait chaud, avec lui qui est le seul à pas danser comme les autres. Tu tends les bras, tu sais pas pourquoi, t'es pas encore triste, mais tu sais pas, il va te relever ou t'envoyer bouler, tu rouleras vers d'autres verres et tu danseras sur une table imaginaire. Ce serait bien de te relever, même si tu sais plus parler, tu pourras quand même t'amuser, et ta voix dorée reste juste à réciter ce que tu as bu dans un sourire qui s'étend dans les sons.

Tes bras chatouillent comme des plumes, tu as le rire aux yeux, et t'as la brume à partager dans leurs creux.
Mungo Gunn
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Mungo Gunn, le  Mar 28 Nov 2017 - 0:46

Mungo il a les yeux qui s'rallument quand elle s'approche de lui. Le vin blanc blanc blanc, il fait effet juste dans sa tête, plus dans son regard de vase hésitante. Il l'observe de partout derrière ses ongles bouffés, il dit rien, il rigole avec elle, il sourit, il gigote des pieds. Ses chaussures elles sont un peu mouillées à cause des flaques d'eau, ses orteils, ils se dandinent en essayant d'récupérer la chaleur du radiateur. Il la fixe, mais il regarde autour en même temps. Il a pas envie de la saluer tout de suite, y'a quelque chose qui l'en empêche, comme une boule dans la gorge peut-être. La bouteille valse jusqu'à ses lèvres gercées qui piquent, il boit une gorgée.

Elle tombe à la renverse. Elle se renverse par terre comme une cannette vide, elle rigole comme Mungo, qui rigole comme elle. Ses bras à elle, ils se tendent, comme une invitation. Mungo, il se lève maladroitement de sa chaise et il s'approche alors. Il reste debout à côté de son p'tit corps à elle, il regarde bêtement. Pis il s'assoie en tailleur par terre.
— C'est mieux par terre, hein ?
Mungo, il arrive pas à aligner deux mots. Son rire, il dégringole partout comme la pluie d'la douche sur une tête, un corps, des pieds. Ses orteils gigotent dans ses chaussettes.
— T'as cogné ta tête ?
Y'a son accent qui se splash encore plus fort que d'habitude contre ses dents. Le vin blanc blanc blanc ça engourdit sa bouche et ses phrases. Il approche sa main un peu vite de son front à elle, pis il caresse ses cheveux gauchement, ça tire les mèches, ça les met dans les yeux bleus qu'elle a. Son autre main, elle se resserre autour d'la bouteille pour pas la lâcher sans faire exprès. Il reste par terre avec elle parce que sur les chaises et les tables, il a le vertige.
— J'suis un Macchabée. Toi t'es quoi ?
Kathleen Gold
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Kathleen Gold, le  Mer 29 Nov 2017 - 0:17

Il est drôle, ton nouvel ami. Il gigote, comme un ver, un ver qui se balade hors de terre, dans une flaque qui trempe ses chaussures. Le fond d'une bouteille sous la semelle, des yeux qui brillent en globule, il a l'air fatigué, il a l'air pas là. Un peu absent sur les bords, avec son rire qui fait trembler les verres des tables d'à côté.

Il s'appelle comment ? Un autre perdu dans la masse des délaissés, ceux qu'on regarde du coin de l’œil alors que leurs visages bourrés s'évadent dans les hauteurs, entre rire et vapeurs. Tu sais qu'il rigole comme un oiseau, il danse sur un rythme que personne n'entend. Tu le regardes, la tête relevée, il semble si grand, Alice after Drink me devant le lapin blanc. Tu as l'impression d'être sortie de la maison alors que tu devais la remplir, en fait t'es devenue minuscule dans le monde des géants.

Il se lève après, tu tends toujours les bras, il va peut-être te relever ou s'y loger si tout va bien, trop loin pour te rendre compte qu'il s'agit de contact humain. Il est grand, géant dans un monde de parquet ciré et des collants déchirés enfilés à la va vite pour se rendre ici. Il te regarde, tu te demandes s'il te toise, et tu te dis qu'elle est trop saoule pour voir la différence.

Avant de pouvoir comprendre, il est par terre, sans prendre tes bras ni entre eux. Il tombe juste, un *boom* qui chuchote alors qu'il touche le bois. C'est une galipette, une cascade qui s'écroule devant les passants, et tes yeux élargis par les bulles du coca mélangé au miel le fixe dans une complainte de grandes orbites bleues qui ne veulent plus se refermer.
Il est par terre avec toi, il fait la même taille, et tu ne peux pas t'arrêter de rire mais pourtant tu t'arrêtes quelques secondes alors que tu peux placer tes yeux en alignement de galaxie avec les siens. Ça t'étonne qu'il soit avec toi maintenant, qu'il se soit assis par ici, qu'il se soit
abaissé.
C'est beau, entre deux volutes de fumée montées à la tête
C'est tout doux, comme la deuxième gorgée d'un bon verre
C'est gentil en fait.

Ouais, c'est mieux par terre. On rase le sol quand c'est trop dur de se relever, on est fainéant parce que c'est énervant de toujours essayer de rester debout. On se pose quelques temps ras des fleurs et quand on en aura assez de se reposer dans des pissenlits fanés, on repoussera vers le soleil.

T'as cogné ta tête ?

Une main qui va se perdre dans les filets, comme le pêcheur à la recherche du poisson arc-en-ciel, en plus joli. Des doigts intoxiqués qui se perdent dans des boucles tombant devant les yeux, cassant le liens du bleu à marron. Ils picotent, ils font respirer les mèches qui mourraient dans la chaleur qui est montée à la tête. Du vent passe, ça fait frissonner, mais t'aimes bien ce qu'il fait, ça soulage et ça caresse en guili.

T'essaies de faire pareil, de toucher sa main mais tu trouves pas ton front, et ton air trop sérieux disparaît bien vite, il avait été figé dans une glace pour refroidir l'alcool qui remonte en flèche alors que tu tapotes ta tête pour trouver des touffes. Tu ris, et tu manges tes tiffs, une boucle qui se perd entre tes lèvres, et c'est pas mauvais, t'as l'impression de l'avoir trempée dans une des consommations de toutes façons.

Ton rire se tait un instant, quand il prend la parole et que sa voix percute enfin, parce que tu étais trop paumée quand il s'est assis. Ca s'insinue dans les airs feutrés, ça danse sur la peau.

J'suis un Macchabée. Toi t'es qui ?

Un mort-vivant, un mec mort qui rit et danse entre deux phalanges qui se détachent et une mâchoire qui se détache sous les ricanements. Ca lui va pas trop, tu te dis, il a pas les joues d'un squelette, il a la chair pour être beau et pas les os pour être bien. Mais y quelque chose dans ses yeux, ils sont bien vivants mais un peu morts aussi, c'est pas morbide, c'est juste mort-yeux dans une volonté de rire qui te rend confuse mais tout est parfaitement logique.

Mais toi tu sais pas qui t'es en vrai. Il sait bien lui, il a trouvé, s'est défini, mais même si tout te paraît évident d'un coup, ta bouche déb**e trop de bêtise quand tu veux parler, trop de de différentes phrases en tournant sa langue.
Tu sais pas qui t'es.
C'est triste.
T'es une Perdue, mais ça vaut pas le Macchabée, et t'as pas l'impression d'être une étoile filante.

Peut-être un nuage ? J'sais pas trop !

Parce que je passe, je change et je sais jamais quand je vais pleurer.

Tu continues de rire et tu balances tes mains dans les airs pour essayer d'attraper quelque chose, peut-être un joue ou peut-être un bout du cadavre, quand tu t'arrêtes sur les métacarpes. Une bouteille qui a encore un peu de liqueur, tu te demandes ce que c'est tu sais plus lire les étiquettes.

Ca te fait sourire quand tu entends des bruits de pas, peut-être un autre géant qui veut que vous grimpiez le haricot et rester debout, mais toi tu veux pas. T'es Alice sans Dodo ni nœud, et tu veux encore avancer dans le Terrier. Tu lèves la tête, tu vois un tablier et des sons qui volent trop hauts pour les gratte-fleurs et tu arrives à réactiver deux étincelles pour les faire fonctionner, assez pour comprendre que ça va mal aller.

Tu prends sa main et tu commences à ramper un peu vite, les mains devant les genoux qui cognent et continuent d'érafler le collant alors que la jupe se perd dans les échardes du bars, et tu glisses sous les pattes des gens en tirant le lapin mort avec toi. Tu tiens fort sa main, elle sent encore un peu sa bouche vu qu'il les mangent, et tu serres bien pour pas le lâcher.

Viens avec moi.

Tu évites quelques pieds de table et de géants, tu as les deux extrémités tirées, t'espère qu'il suit, puis tu glisses sous une table loin, tu sais pas si on t'a vu, si les clients ont baissé la tête ou pas du tout, si t'as été discrète ou cassant la porcelaine, mais tu laisses pas partir le macchabée. Tu glisses sous une table loin loin, et tu mets tes deux mains contre ta bouche et tes genoux contre le débardeur, tu étouffes le fou qui rit avec des ongles longs et des paumes ouvertes.

Y a pas beaucoup de place pour deux ici, c'est peut être l'entrée du Terrier.
Mungo Gunn
Mungo Gunn
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Re: Dans les rues de Edimbourg
Mungo Gunn, le  Mar 19 Déc 2017 - 21:36


https://www.youtube.com/watch?v=_DjE4gbIVZk

Il est par terre avec elle, une main emmêlée dans ses longs cheveux ou les cheveux emmêlés autour de ses doigts, il trouve ça joli les cheveux emmêlés, les cheveux après les avoir roulés contre les oreillers, le matelas, les ventres. I'aime bien regarder son visage à elle, ses joues rouges un peu, son nez aussi, ses yeux tout flous, tout fous, bleus. Il regarde comme il regarde ses clopes, envie de fumer, ça démange, il se gratte la nuque, étire son coup pis ses épaules. I'est comme un léopard bourré, mangé trop de gazelles.

Elle lui dit qu'elle pense être un nuage, le genre de truc qu'on voit pas tous les jours. Elle s'croit assez importante pour cacher l'soleil, Mungo il aime bien ça. Elle a pas peur de se brûler les ailes, mais en même temps, elle sait pas trop, elle reste plus près d'la Terre que des astres, dans l'fond elle a les pieds sul' sol mais elle lévite quand même. Des mains qui touchent pas encore la peau, qui flottent au-dessus comme un peu timides. Quand elle s'écrasera, ça créera des comètes et des étoiles (et des éclats de peau morte) autour d'elle.

Mungo sait plus trop s'il a trois ou dix bouteilles entre les mains. C'est peut-être juste un verre, c'était peut-être juste un verre tout du long et c'est ce nuage qui rend un peu pompette. Le nuage pleut des paysages fantasques un peu partout dans sa tête. Y'en a qui l'font un peu rougir, mais c'est l'vin, il se rassure. Y'a des pas qui viennent le déconcentrer, c'est une autre personne, mais Mungo s'en fout. Il continue d'sourire comme si y'avait rien d'autre à faire, et quand le nuage sort ses mains de nulle part et l'emmène, il suit. Il a les genoux qui raclent par terre aussi, il est à la traîne alors elle le tire plus fort jusqu'à c'qu'ils arrivent sous une table. C'est petit. Une table ronde à cocktails, on voit l'ombre des pieds qui passent derrière la nappe.

Y'ont les tibias qui se collent, les pieds presque les uns sur les autres. Mungo rigole, parce que c'est pas mal drôle d’se cacher sous une table dans un bar en étant bourré. Il fait chut comme pour pas qu'ils se fassent repérer. Y sont comme des petites souris qui s'enfuient parce qu'un chat les course. Mungo, il chuchote des trucs incompréhensibles :
— On va finir par s'casser le dos à être tout reque cro vivi recroquevir... Il pouffe parce qu'il arrive plus à parler. Alors il abandonne un peu la parole et laisse les gestes dire quelque chose. Ses yeux tombent sur la jupe qui tombe aussi un peu sur le haut des cuisses, il sourit que d'un côté, le genre de sourire en coin qu'il arrive pas à reproduire devant son miroir. Ça vient tout seul quand un truc le chatouille dans le ventre tout en bas. Il relève les yeux vite pour pas qu'elle se rende compte de (peu importe ce que c'était). Ça lui donne le tournis, alors y se raccroche aux genoux écorchés du nuage. Il enlève une écharde.
— Pardon. Ça fait mal ?
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