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À la maison
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Keira Sanders
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Jeu 4 Aoû 2016 - 13:09


L'homme d'âge mur fouilla dans ses poches pour en sortir un bout de parchemin, une plume de piètre qualité et un pot d'encre. La petite Keira arqua un sourcil, perplexe. Elle le regarda griffonner un instant. Il semblait savoir ce qu'il faisait... Bien... En attendant, elle balançait encore et toujours ses pieds son prendre attention au fait qu'elle pourrait donner un coup de pied involontaire à cet homme. Ou au moins, le faire passer pour non voulu, tiens. Bonne stratégie, à garder dans un coin de la tête pour plus tard.

Elle regarda, encore plus dubitative, son professeur du jour. Commencer par le moins intéressant, voilà qui était intelligent. On se débarrasse de ce qu'on aime pas ; sauf que, ce que Keira n'aimait pas, c'était la grammaire. Le calcul, elle trouvait ça rigolo. Elle constatait ainsi que les valeurs de chacun étaient différentes, après tout. Cet homme là jugeait le calcul inintéressant, peut-être même inutile. Peut-être un homme de lettres ?

Elle prit la plume rapiécée entre ses doigts comme si elle était délicate, et observa l'objet d'un air curieux, sourcils froncés. D'où sortait-il une plume pareille ? Fichtre... Hors de question qu'elle utilise ça... Elle préférait prendre une de ses plumes personnelles. Meilleure qualité. Meilleur état. Elle se leva donc sans préavis, disparu dans la pièce d'à côté pour en attraper une qui n'avait jamais été en plus d'un morceau dans un tiroir, et revint s'asseoir en face de l'homme aux cheveux grisonnants. « Je préfère user ma propre plume, merci, » dit-elle d'un air hautain. « Je m'appelle Keira Sanders. Et moi, comment dois-je vous appeler ? »

Les tables de multiplication, c'était - presque - du gâteau pour l'enfant. Elle avait quand même neuf ans. Elle les maîtrisait depuis au moins une bonne année... Voire plus. Enfin, presque. Elle avait toujours eu du mal avec la table de huit, allez savoir pourquoi. De la mauvaise volonté, peut-être. Un sourire narquois se traça sur ses lèvres alors qu'elle baissa la tête et trempa sa plume dans l'encrier. Elle commença à écrire, se donnant un faux air concentré. La petite grimace de l'homme en face n'échappa pas au coin de son regard. Il n'avait visiblement pas apprécié le thé. « Crevette ? », dit-elle en lançant un regard furtif à la tasse à présent vide. Le petit elfe se précipita pour la remplir à nouveau, ce qui amusait fortement l'enfant aux cheveux noirs.

Quelques minutes plus tard, Keira tendit le parchemin à son tuteur. Elle attendait patiemment, un faux air d'ange porté sur le visage, de voir sa réaction. Elle avait fait n'importe quoi, et inversé presque tous les résultats. On pouvait y lire, entre autres, « 6 x 6 = 32 » et « 3 x 2 = 18 ».
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Oscar Lewis
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Re: À la maison

Message par : Oscar Lewis, Jeu 4 Aoû 2016 - 18:46


La gamine quitta la salle pour revenir avec une plume flambant neuve. Archibald aurait pu se vexer mais il trouvait lui-même que sa plume faisait de la peine. Mais c'était plus la façon insolente de le faire qui l'agaçait, la gamine le prenait de haut, autant dans sa façon de parler que dans son attitude. Mais passons ! Keira, tel était donc son nom demanda à son tour le nom de son nouveau professeur. Il ne répondit pas tout de suite, observant la fillette faire ses calculs avec beaucoup de concentration. Puis il vit l'elfe s'approcher pour récupérer la tasse qu'il allait sûrement laver sur ordre de sa jeune maîtresse qui l'appella encore une fois par un nom assez étrange pour

" Je m'appelle Archibald O'Graham. "

Il attendit quelques minutes que sa jeune interlocutrice ait terminé, celle-ci finit par lui redonner son parchemin. Mais quelle ne fut pas son étonnement lorsqu’il observa les résultats. Il leva les yeux vers la gamine puis observa à nouveau ses écrits en haussant les sourcils. Tout ou presque était faux. Avant qu'Archibald ne se demande si la petite ne faisait pas exprès, il vit l'elfe revenir. Et ses mains portaient la tasse de thé, à nouveau remplie. L'anglais commençait à se dire que les 5 Gallions de l'heure . Mais il attrapa la tasse et la posa face à lui. Puis il attrapa sa vieille plume et l'encrier. Tout en barrant toutes les erreurs de son élève temporaire, il s'adressa à elle sur un encore une fois impassible :

" Ton elfe est très serviable. J’espère que le thé qu'il m'a gentiment préparé n'est pas trop chaud, je ne voudrais pas le vexer en devant lui demander d'aller en préparer un autre car il a du mal à satisfaire les demandes de ses maîtres. "


Il avait relevé la tête en terminant sa phrase, plongeant son regard dans celui de la fille. Elle savait comme lui ce dont était capable un elfe de maison dans ce genre de situation. Il fit à nouveau glisser le parchemin vers la fille. Il était persuadé qu'elle le faisait exprès, on ne peut pas être aussi nul, c’est impossible. En tout cas, le sorcier comptait sur le fait que la petite appréciait son elfe, si ce n'était pas le cas, son chantage serait totalement inutile.

" Bien, j’ai l'impression que tu as du mal à te concentrer, réessaies une fois. Si tu n'y arrive toujours pas, je trouverai une solution. Ce n’est pas grave de toute façon, je suis là pour t'aider. "


Il ne s'attendait pas non plus à ce que Keira devienne soudainement une gentille fille, elle avait l'air bien décidée à convaincre de façon subtil qu’Archibald n'était pas le bienvenu chez elle. Mais lui comptait bien avoir ses Gallions, et puis, si le cours s'éternisait, il gagnerait de toute façon plus d'argent.
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Keira Sanders
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Ven 5 Aoû 2016 - 22:19


Les cheveux grisonnants avaient un nom : Archibald O'Machin. Ce n'était pas nécessairement la question que l'enfant avait posée, mais elle aimait tout de même mettre un nom sur cette tête en face, qui occupait le fauteuil de sa salle à manger. En fait, elle était plutôt curieuse de savoir si elle devait l'appeler « professeur » ou « monsieur » ou elle ne savait quoi d'autre encore. Elle se doutait qu'elle ne devait pas l'appeler Archibald. De toute façon, elle ne se permettrait pas. Aussi dur à croire que cela pouvait être, la petite Keira avait quelques manières.

Elle regardait avec délectation son professeur du jour barrer quasiment tous les résultats. Cependant, il ne semblait pas perdre patience - pas encore. Non, il semblait seulement étonné. Peut-être se demandait-il comment c'était possible qu'une fillette issue d'une si bonne famille soit un petit cancre ?

Lorsqu'il releva la tête, la petite Sanders baissa automatiquement le regard, arqua les sourcils vers le haut pour se donner un air hautain de gamine insouciante et indifférente à la médiocrité de la situation, et contempla ses ongles d'un air distrait. Ils étaient moches, ses ongles, d'ailleurs. Des ongles de petite fille. Irréguliers, même si sa mère se tuait à essayer de lui apprendre à les limer en jolis arcs de cercle. Trop courts, aussi. Sales, à force de traîner partout. Elle releva le regard en entendant dire que son elfe était très serviable. Ce qui suit, en revanche, lui fit perdre son petit air innocent. Était-ce une menace ? Finalement, le prénommé Archibald perdait un peu patience, s'il en venait déjà à ce stade.

Sans plus attendre, elle reprit le parchemin et trempa sa plume dans l'encrier, accompagnant le geste d'une moue boudeuse. « b'-sûr qu'y'est serviable, c'est un elfe... », marmonna-t-elle dans son cou, mécontente. Elle reprit ses résultats, cette fois sans faire de fautes. Elle trouverait un autre moyen. Comme lui donner un coup de pied sous la table par inadvertance, par exemple. Elle sentit ses pieds se balancer, jusqu'à ce que l'un heurte une surface dure, mais pas assez dure pour être un pied de chaise ou de table... Oh, zut alors. « Je n'ai pas fait exprès, » marmonna-t-elle encore, mais de façon beaucoup plus distincte et anormalement lente.

Elle rendit le parchemin au monsieur avec un sourire narquois. Il fallait qu'elle réfléchisse. Qu'elle trouve un moyen de le faire fuir, lui aussi. Comme tous les autres.
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Oscar Lewis
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Re: À la maison

Message par : Oscar Lewis, Lun 8 Aoû 2016 - 15:57


Archibald manqua de pousser un soupir de soulagement en voyant que sa menace sous-entendue avait l'effet escompté. Il n'aurait jamais pu se résoudre à pousser à elfe à se mutiler de toute façon. Ils allaient peut-être enfin pouvoir travailler ? Ce serait sous-estimer cette gamine, de plus, elle avait l'avantage du terrain. Elle refit tous les calculs pendant quelques instants puis...

" Aïe ! "


Le britannique venait de se prendre un coup dans le tibia, le genre de coup qui vous énerve sans que vous sachiez pourquoi. Bien entendu, c'était sa jeune élève qui était passée à la violence physique. Peut-être une preuve qu'elle perdait déjà patience si elle ne trouvait pas d'autres moyens d'énerver son hôte. Mais Archibald se passa une main dans les cheveux et souri à Keira lorsqu'elle lui rendit le parchemin, sa patience avait été mise à rude épreuve pendant les dix dernières années, ce n'était pas une fillette qui allait le pousser à bout... Cette fois-ci, tout était juste :

" Très bien. C'est quand même pas mal à neuf ans que connaître toutes ses tables, sans une seule erreur. "

Puis il roula le parchemin et l’attacha avec une ficelle en le déposant sur un coin de la table, au cas où ses parents souhaiteraient y jeter un coup d’œil. Si seulement ceux-ci se souciait  de leur fille : s'il avait eu un enfant, Archibald n'aurait pas pensé à le laisser seul avec un inconnu. Remarque, l'elfe de maison n'est pas sans défens,e il sait protéger ses maîtres.

" Je ne pense pas qu'on ai besoin d'aller plus loin de ce coté, tu connais tes bases en calcul, quand tu le décides en tout cas. "

Il sortit alors un autre parchemin de sa veste, plus petit, moins jauni :

" On va s'occuper de l'anglais maintenant. Je pense qu'on peut passer sur ça rapidement. "


Mais le sorcier en avait marre de perdre du temps à écrire, il tapota alors sa plume du bout de sa baguette. L'objet s'anima alors et se mit à écrire à toute vitesse. Bientôt, la feuille était couverte de phrases où les verbes étaient à conjugués, elles étaient toutes de temps et de mode différent. Le parchemin repassa donc du coté de l'élève, tandis que la plume se tortilla puis retomba sur la table doucement :

" Tu as là des phrases, avec des trous à compléter. Rien de bien compliqué, je pense ? "


O'Graham se demanda tout de même pourquoi cette fille avait besoin de cours particuliers, elle n'avait pas l'air d'être larguée au niveau scolaire. De plus, il trouvait cela étrange la façon de faire des parents, il n'était pas là pour accueillir le prof, leur fille était seul avec un elfe.

" Tu as vraiment besoin d'un prof particulier Keira ? demanda Archibald en appelant bien la jeune fille par son prénom, peut-être qu'elle serait plus réceptive, tu n'as pas l'air de quelqu'un qui en aurait besoin. "
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Lun 15 Aoû 2016 - 14:05


Connaître ses tables à neuf ans, ça respirait plutôt la normalité pour la jeune Keira. Quoiqu'elle n'était pas la mieux placée pour juger, après tout ; n'ayant jamais mis un pied à l'école, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle était censée apprendre. Était-elle en retard ? En avance ? Les deux ? Bonne question. Mais elle s'en fichait, après tout. Dans quelques années, elle irait à Poudlard. Elle avait hâte : là-bas, l'enseignement serait d'une toute autre nature.

La fillette ne s'étonna pas de l'enchantement lancé par Archibald. Elle avait l'habitude, à  la maison, entre les sorts qui rangeaient sa chambre et les brosses qui faisaient la vaisselle toutes seules. Mais elle en avait tout de même marre de seulement regarder. Elle voulait apprendre à en faire autant. Sans baguette, c'était impossible. Tout ce qu'elle pouvait apprendre, c'étaient de petites bases théoriques, ou de l'histoire. Rien de bien palpitant, mais elle était bien déterminée à prendre l'avance qu'elle pourrait avoir.

Rien de bien compliqué, hein ? La brune jeta un œil au parchemin, air boudeur plein le visage. Du présent, elle savait faire. Du futur, aussi. En revanche, le passé, c'était plus compliqué. Son dernier professeur avait seulement eu le temps de survoler le sujet avant de fuir le manoir. Elle repris tout de même sa plume, et compléta ce qu'elle savait faire sans bêtises, cette fois.

Ne pas avoir l'air d'en avoir besoin ? Peut-être qu'il allait changer d'avis, en constatant que la petiote ne connaissait pas vraiment les temps du passé. Elle avait beau être douée, elle n'était pas un génie et ne pouvait pas deviner comment ça marchait. « J'ai pas besoin d'aide pour ce que je sais déjà faire, mais je ne vais pas à l'école. Il faut quand même que j'apprenne les bases, avant d'aller à Poudlard. Je ne les aie pas forcément toutes, » dit-elle calmement en repoussant le parchemin vers l'homme d'âge mur. « Ce n'est même pas intéressant, » ajouta-t-elle en prenant une mèche de cheveux noire entre ses doigts pour jouer avec d'un air distrait.

Soudain, alors qu'elle tortillait cette pauvre mèche autour de son index, elle eut une idée pour manifester son mécontentement comme il se devait. Elle attrapa la tasse de thé que l'homme n'avait pas encore bue, et renversa brutalement son contenu sur le parchemin. C'était peut-être encore très chaud, mais elle ne s'en souciait pas, et se contentait de sourire faussement.
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Oscar Lewis
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Re: À la maison

Message par : Oscar Lewis, Dim 21 Aoû 2016 - 12:59


Tandis que la jeune fille commençait à remplir la fiche, cette fois-ci, sans faire d'histoire, son professeur se passa une main dans les cheveux puis se frotta les yeux. Pourquoi était-il venu ici ? C'était vraiment la meilleure façon de reprendre une vie sociale et de se ré-intégrer dans la société : se taper une fillette en manque d'affection qui essaie de faire fuir son professeur... Car il est évident qu'elle souffre d'un manque de quelque chose, sûrement d'affection vu l'absence totale de ses parents. En temps normal, Archibald aurait pu vouloir l'aider, parler avec elle, mais là, il en avait juste marre.

Elle lui rendit encore une fois le parchemin. La plupart des verbes étaient bien conjugués, tous sauf le passé. Elle avait des lacunes sur ce temps-là. Il fallait donc corriger ça. Il prit se plume d'une autre époque et la trempa dans l'encrier avec impatience. Impatience oui, à croire qu’Archibald avait perdu toutes ses qualités : la compréhension et la patience. Mais son sang-froid lui, n'avait pas encore été mis à rude épreuve. Mais tandis que le britannique commençait à écrire sur la fiche de travail, un liquide se répandit sur celle-ci, mais aussi sur les mains du professeur. Un liquide brûlant. La gamine avait renversée le thé. Le Thé encore chaud. Le sang-froid ne l'était plus. Ce n'était décidément pas le bon moment pour s'en prendre à O'Graham. Il n'avait pas encore recouvert toutes ses facultés.

Les sourcils du sorcier s'étaient froncés. Sa mâchoire s'était serré. Comment avait-il pu résister à tant d'années enfermé dans une si petite pièce et soudain éclater devant une gamine de bourgeois ? Ses yeux bleus semblaient transpercer sa jeune interlocutrice, il fixait son regard. Cela dura à peine quelques secondes. Puis il croisa les bras et leva le menton :

" Sais-tu pourquoi j'ai l'air si fatigué ? Pourquoi j'ai l'air si vide ? "

Il fit une pause, ne se souciant même pas d'un effet théâtral, préparant juste la suite :

" J'ai passé dix ans dans la prison d'Azkaban, à rester assis dans un coin de ma cellule, sans pouvoir sortir, sans voir mes proches. Ah, mais de toute façon, je n'avais plus de proches ! C’est vrai que j'ai été enfermé après avoir été accusé de les avoir tous tué : mon père, ma mère et ma femme. "

Il frappa du poing sur la table :

" Alors je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée d'essayer de me brûler, de me frapper ou quoi que ce soit d'autre. De toute façon, je ne partirai pas avant d'avoir terminé ce que je veux faire avec toi. "

Sur ces mots, il sortit sa baguette et la posa fermement sur la table, entre lui et Keira, cette baguette qui à présent, était la seule chos eà laquelle il pouvait réellement se fier, comme une amie. Finalement, il était calmé, il avait déballé ce qu'il avait sur le cœur. Comme quoi ce cours n'avait pas que des mauvais cotés.

" Est-ce que tu en as une ? "
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Keira Sanders
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Jeu 1 Sep 2016 - 20:50



La petite Keira oscillait du regard entre l’onéreux napperon qui décorait la table, à présent tâché, aux mains d’Archibald et à son visage, sans éliminer son sourire narquois qu’elle croyait si bien porter. La température du thé semblait lui avoir monté à la tête, et le regard à l’air furieux du vieil homme ne la fit pas redescendre. Non, il lui aurait fallu plus fort que ça ; un grand bain de glaçons. Elle ne s’attarda pas sur les questions – qui n’en étaient pas réellement – posées, qui étaient entrées par une oreille et aussitôt ressorties par l’autre. Fatigué… Vide… Ouais, c’était son problème, à celui-là, elle et ne vit pas pourquoi est-ce qu’il soulignait ces aspects ridicules.

En revanche, la suite la refroidit. Il n’en avait pas tant l’air pourtant, d’être l’un de ces prisonniers dangereux, un meurtrier, quelqu’un qui avait tué de sang-froid trois personnes qui étaient proches de lui. La température redescendit considérablement alors qu’elle se mordilla la lèvre inférieure d’effroi, en se disant que ses parents ne savaient visiblement pas vérifier les antécédents d’une personne avant de l’engager.

Elle ne souriait plus, mais affichait plutôt une moue à l’air boudeuse tout en fronçant les sourcils et en fixant ce napperon de table tâché. Elle se demandait si ce qu’il avançait était reflet de vérité, ou tout simplement ce qu’on appelait du bluff, même si la petite ne connaissait pas le terme, à l’époque. « Vous mentez », elle avança d’un air faible, presque soufflé, mais désapprobateur.

« Non, je n’ai pas de baguette… », car évidemment à cet âge-là ce n’était pas possible, à moins d’emprunter celle de quelqu’un d’autre mais c’était seulement la meilleure option pour faire des catastrophes. « Du coup, je peux seulement apprendre de la théorie, ou imiter les mouvements de baguette avec un bâton ». Et elle boudait, toujours un peu plus, car elle en avait assez d’être une enfant sans pouvoirs. Elle voulait pratiquer au plus vite, imiter ses parents et enchanter la vaisselle à son tour. Elle savait que le jour où elle recevrait sa baguette magique – une plume de corbeau, elle ne s’y attendrait pas - n’était pas si loin, mais pourquoi le temps semblait-il toujours passer de plus en plus lentement quand on approchait d’un évènement attendu ?
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Oscar Lewis
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Re: À la maison

Message par : Oscar Lewis, Dim 18 Sep 2016 - 18:48


La petite semblait avoir plus ou moins compris. De son coté, Archibald s'en voulait d'avoir dit ça, il s'était juré de ne plus jamais reparler de ça, comme si cela suffirait pour oublier. En tout cas, la dernière partie du cours se révélait être certainement la plus ennuyeuse. Même si Keira lui donnait envie de se taper la tête contre un mur, le sorcier eut tout de même envie de tourner le cours de sorte à ce qu'elle soit un minimum intéressée. Pour cela, quoi de mieux que de menacer un elfe de mort ?

D'un geste vif, O'Graham récupéra sa baguette et la pointa vers l'elfe qui se recroquevilla. Son bras était tendu, son regzrd ne quittait pas celui de son élève tandis que son autre bras restait accoudé sur la table. Il aurait pu viser la gamine, mais l'elfe aurait répliqué, alors que s'il était la cible, il ne ferait pas un geste sans l'autorisation de sa maîtresse. Il fallait donc remédier à cela rapidement.

" Si tu t'adresse à lui d'une quelconque façon, je m'occupe de vous comme je me suis occupé de mes parents. "

Oui, autant surfer sur la vague maintenant : elle le voyait comme un fou donc bon... En vérité, ce qu’Archibald recherchait n'était en rien malveillant. Enfin, tout ceci restait un peu étrange. Mais il essayait de forcer la fille à manifester une réaction magique, peu importe laquelle. Généralement, cela fonctionne lorsqu'on est victime de réactions incontrôlée. L'elfe, apparemment la seule chose à quoi Keira tenait était maintenant en danger. En apparence en tout cas. Comment allait-elle réagir ?

" Je vais te laisser dix secondes pour réagir. Un seul geste, ne serait-ce qu'un clignement de cil et tu peux dire au revoir à ton elfe. Ne me dis pas que tu n'en à rien à faire, c’est faux. Et ne t'attend pas non plus à ce que tout cela ne soit qu'une blague. Si tu ne fais rien, il meurt dans dix secondes. "

L'anglais était bien conscient du paradoxe : réagir sans avoir la possibilité de bouger. Il espérait que tout cela pousse la gamine à bout, qu'elle dégoupille et laisse échapper une part de sa magie. Pourquoi faisait-il ça ? Lui-même ne le savait pas vraiment. Qu'allait-elle raconter à ses parents ? Qu'un vieux fou s'était mis à son niveau et avait pété un câble ?

" Je ne sais pas ce qu'attendent tes parents de ce cours, tu n'en a pas besoin. Je ne sais pas ce qu'ils attendant de toi de toute façon. Tu es là, toute seule. Ils t'ont presque abandonné non ? Maintenant, cet elf,e la seule perosnne qui te tient compagnie pourrait disparaître. "


Il haussa un sourcil et compta :

" Un... Deux... "
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Mer 23 Nov 2016 - 14:14


Elle attendait la suite, d'un air sage faux comme depuis le tout début de cette séance. Son visage innocent cachait des traits beaucoup moins sympathiques et beaucoup moins doux que les courbes ovales qui le parcouraient. Elle n'avait pour le coup aucune idée de ce qui l'attendait. Elle s'attendait à apprendre quelques sorts de base, sans pour autant pouvoir les tester. C'était ce que ses parents voulaient qu'elle fasse, mais elle n'y voyait pas une grande utilité. C'était une approche parfaitement théorique et sans grand intérêt : pour elle, la magie devait être pratiquée. Elle aurait peut-être un peu d'avance sur le plan théorique, mais ne serait pas forcément une meilleure sorcière dès son entrée à Poudlard. Quoiqu'elle aurait au moins une grande avance sur les pauvres nés-moldus.

Au lieu des cours ennuyeux, Archibald décida de proférer de sévères menaces à la fillette, menaçant Crevette son elfe. Il avait du remarquer qu'elle y tenait anormalement, pour une sorcière de bonne famille. La fillette ne pu s'empêcher de réprimer un sanglot, songeant que si Lucy était là, elle se ferait taper sur les doigts. D'une façon ou d'une autre, elle avait encore montré une faiblesse. D'après ce qu'elle comprit, elle avait dix secondes pour faire de la magie, sans quoi son elfe allait mourir. C'était du chantage partit à l'extrême, juste pour cela en plus - l'homme devait vraiment être instable ou Keira lui avait vraiment beaucoup trop tapé sur le système.

Elle ne savait pas si elle en était capable. Jamais encore sa magie - celle à l'état primaire, pas son don particulier de magicien caméléon - n'avait voulu se montrer. L'homme commença à compter, et la fillette n'osait pas bouger un petit doigt. Crevette ne méritait pas un tel sort. C'était un bon elfe, gentil et inoffensif. Il tenait compagnie à la brune tous les jours sans perdre patience. Le visage de Keira se crispa, ses cheveux jais devinrent bleu peur et quelques fractions de seconde plus tard, la théière se brisa, faisait sursauter Crevette et la sorcière elle même.

HRP:
 
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Leo Keats Gold
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Re: À la maison

Message par : Leo Keats Gold, Mar 27 Déc 2016 - 4:52


Rp con El Jean-Jean.


Une paupière
-Lourde.
Qui se décolle en film plastique
De l’œil gonflé,
Rougi,
Arraché,
Furieuse envie de se gratter.
De se griffer.
De l'arracher.
Le mordre,
Le crever,
Avec les ongles,
Les dents,
Mille couteaux d'acier blanc qui sautent vers le crâne,
Et s'enfoncent,
Sans pitié.
L'autre paupière qui s'ouvre,
Laisse entrer la lumière
Qui filtre à travers des rideaux jaunis,.
La lumière qui lui poignarde l'arrière de la tête,
À grand coup de dague.
Ça le.a ramène un peu à la réalité,
Un peu.
Ol tente de se redresser
-Péniblement.
Sans y arriver.
Ouvrant un peu plus les yeux,
Commençant à distinguer un plafond jauni par les volutes tabagiques des anciens occupants.
Quelques choses cloches.
Ce n'est pas normal.
Pas normal.
Et enfin.
Ol comprend.
Doucement.

C'est d'abord la moquette rugueuse contre son dos qui te met sur la voie, il te manque des vêtements. Et la tête lourde.Pesante. La langue râpeuse, le cœur au bord des lèvres. L'envie de vomir tout ce que son corps contient. Tu connais. Et que trop bien. T'es en manques. Beaucoup, beaucoup trop en manque. D'habitude tu redescends pas, ça t'évite les gueules de bois. T'as mal à la main gauche, mais tu sais pas trop pourquoi. Ni comment. une seule certitude. Il faut que tu bouges. Et vite. La soif, la tête prête à exploser à grand coup de lumière, et l'angoisse, qui monte. Comme l'araignée au soleil. Sur sa gouttière. Lame fine sur ton échine. Perle de sueur glacée sur le coin de ton front, et le Krr-Krr d'acier de la ventilation qui te tue les tympans. Tu quittes enfin ta contemplation du plafond pour te redresser brusquement, alors que ta peau e décolle douloureusement de la moquette collante.

Tes yeux ne savent alors plus quoi regarder, car déjà ta vue se trouble, amoindrie par tes vertiges.
Les cadavres de bouteilles,
Les cendriers renversés au sol,
Les draps du lit arrachés de l'autre côté.
Si t'as fait une crise
Elle a du être violente.
Vraiment.
Parce qu'au delà de tout ça,
Il y a ce gars.
Attaché à toi.
Par une menotte.
Simple.
Toi qui aime pas le contact tu vas être servi.
Mais ton angoisse monte d'un cran,
Toi qui ne supporte pas
D'être attaché,
Enfermé,
Prisonnier,
Te voilà on ne sait où
Relier, à un parfait
-Inconnu.
Et tu sens la peur te prendre à la gorge
Comme une odeur d’ammoniaque.
Mais t'arrives pas à aligner deux pensées cohérentes,
Tout est rouillé,
Les émotions reviennent,
Par vagues,
Et ça te fait trop mal. Tu cherches des yeux quelques chose,
Qui pourrait te faire repartir,
Mais les bouteilles sont trop loin,
Et l'autre à l'air bien endormi.

- P'tain t'es qui toi...

Une poudre blanche,
Sur la table.
Ca fera surement l'affaire.
Table basse,
Tu étires ton bras libre,
Et attrape de justesse une pincée
Que tu portes à ton nez
Avant d'inspirer
Et de t'étouffer.
Bravo
Tu as sniffé du sel.
C'est ce qui s'appelle être malin.
Putai*
Essaie de réflechir Keats,
De te sortir de là.
Visiblement t'as rien fait,
Il te reste plus que ton boxer,
Mais tu vois traîner de l'autre côté de la pièce ton pantalon.
Tu paniques,
Petit à petit
Tu paniques
Qu'est-ce que tu as bien pu foutre encore ?
Et ta baguette ?
Elle est où ?
Tu ne sais pas où tu es.
Qui il est.
Ce que vous avez fait pour vous retrouver là.
Cage en fer chauffé dans le sternum,
Tu t’appuies contre le pied du lit.
Laisse aller ta tête entre tes mains.
Tu paniques.
L'angoisse monte.
Et d'une voix rauque
 

- P'tain, mais Mer**, qu'est-ce qu'il s'est passé ici...


Dernière édition par Leo Keats Gold le Mer 15 Mar 2017 - 4:34, édité 1 fois
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Jean Parker
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Re: À la maison

Message par : Jean Parker, Mar 27 Déc 2016 - 15:47



Rêve.
Enfin un instant paisible.
Il est le maître.
Les liasses pleuvent. Une sensation de pouvoir.
Assis sur un fauteuil, son trône.
Sa baguette en guise de sceptre. Jean est heureux.
En haut de la chaîne alimentaire, un requin parmi les poissons, invincible.
Son manoir ? Une forteresse.
Son domaine ? Un empire.
Donner des ordres à des fantômes, des spectres, des ombres.
La solitude se brise devant une santé mentale fragile, c'est plus facile quand on est qui on veut.
Le problème,
Quand on ne veut être personne comment fait on ?
Seul. Toujours seul. Sur un trône, dans une salle sans vie, dans un manoir sans vie.
Misanthrope ? Oui.
A quel point ? Bonne question.
Peu de personnes qui comptent, aucunes émotions.
D'un coup ça bouge.
Le sol tremble. Se fêle, se brise. Tout s'écroule.
A l'image de la fin d'une vie misérable. Passée à essayer de comprendre.
Quoi ? Tout et rien. Sans résultat.
Tout s'effondre.
Passé du maître d'un empire,
Au roi d'un château de cartes, que la vie détruit en soufflant.
Tout tourne, et là...

Aïe.
Un mal de crâne.
Les canons tirent encore et encore.
Faisant tout résonner. Il ne comprends pas ce qui se passe.
En ouvrant les jeux, Jean découvrit avec stupeur un lieu ressemblant à son rêve. Incompréhensible. Rien n'est à sa place. Boum. Un lieu à l'image de son château, détruit et dénudé de sens. Le mieux à faire c'est d'essayer de comprendre. Boum. Ça tape. Plus fort. Il entend des voix. Est il fou ? Boum.  Sûrement. La pièce était éclairée faiblement par une ampoule jaunâtre dénudée au plafond. C'est glauque. On n'y comprends rien. Comme si on s'était battu ici. Des vêtements partout, des meubles cassés, du papier peint déchiré. Que des problèmes. Le jeune homme est par terre, allez savoir pourquoi. Boum. Il fait froid. Sans vêtements. Pas bon signe ça. Comme une mauvaise blague.
Vient le moment ou on essaie de bouge, de se lever. Et là...
Problème.
Boum.
Problème.
Attaché. Foutues chaînes.
Le pire...
A quelqu'un.
A un homme.
Le summum du mauvais plan.
Comment cela pouvait il être pire ?
Ah si.
Lui aussi semblait être dans le mal.
Boum.
Les coups de feu résonnent encore dans le crâne.
Comme un lendemain classique quand on a abusé.
Mais à ce point... C'était rare.
Boum boum boum.
Ce réveil quand on a trop bu, trop fumé, trop prit de trucs. Rien ne va plus. Il faut arrêter de faire n'importe quoi. Enfin... Déjà il faut essayer ce serait peut être un début en fait. Mais bon ça semble trèèèès mal parti.
Il ouvre la bouche. Fait quelques mouvements.
Se détend le cou.
Boum.
Tentative de parler.
Oh b*rdel de m*rde.
Une voix déchirée.
Comme si les cordes vocales étaient déchirées.
Comme si le sort s'abattait sur lui.
Le sorcier le regarde, l'autre.
Il semble être dans le mal.
Après tout ce n'est pas bien difficile à voir. Il hésite.
A lui parler ? Ou le laisser reprendre ses esprits.
La chute était dure pour les deux. Raide. Une sale blague.
La colère monte. Les menottes étaient serrées.
Trop. Attaché à quelqu'un c'était une première.
Surtout attaché à un mec, le jeune homme ne pensait pas que cela arriverait un jour.
Un seul truc qui est visible. Clairement.
Le démon. Le seul et l'unique.
Il fallait discuter avec lui. Lui seul pouvait faire quelque chose.
Lui seul pouvait le détendre.
Plus que ça à faire.
Donner son corps et sa santé au diable en échange d'un peu de réconfort, à défaut d'en avoir un d'humain.
Il le saisit, cherche la flamme.
Par miracle il y en a une.
Il présente la flamme au démon, dans un silence le plus total.
Juste le bruit de la pierre vient briser ce silence.
Il tire. Il souffle. Il tire. Il souffle.
Il se détend. A défaut d'avoir autre chose sous la main.
Quelque chose de plus fort. De meilleur. De plus triste.
Le spectre, le fantôme du démon se met à embaumer la pièce, c'est beau.
Plus que ça à faire dans une situation pareille. Envie de rien, ou plutôt de tout, mais pas de comprendre. Pas envie que le moment ne dégénère plus. Jean tourna le regard vers l'autre homme. Devait il dire quelque chose ? N'y avait il plus que ça à faire ? On verrait bien. Il lui tend le démon et la flamme. Cela lui ferait peut être du bien, ou peut être ce serait l'engrenage qu'il ne fallait pas lancer. On verrait bien de toute façon.
Il réallume la flamme.
Il s'accorde une autre audience avec ce démon, puis annonce:
Ça n'a pas l'air d'aller, tiens.
Ce n'est pas grand chose.
Un peu de réconfort peut être.
Y a t'il autre chose à faire que cela de toute façon ?
Je ne pense pas.


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Re: À la maison

Message par : Leo Keats Gold, Ven 6 Jan 2017 - 4:45


Violon-Cisaille



Comme des pièces de puzzle
Qui ne s’emboîtent plus.
Un champ de mine
De guerre,
Martien.
Des trous d'obus partout autour
Et rien pour distinguer où est le nord
-Le sud.
Ta mémoire est trouée de par et d'autre.
De ta main libre
Tu attrapes tes cheveux
Une poignée,
Que tu sers.
C'est un peu douloureux,
Mais ça te fait au moins une chose
-Sur quoi te concentrer.
Pour ne pas perdre la tête.
Comme un enfant
Coincé dans un cauchemar
Sans savoir où tu es
Ni
Ce que tu fais ici.
Les pulsations dans le crâne,
Tu tentes de compter
Pour te calmer.
Un éléphant.
Avant

Deux éléphants.
........................ - Arrière.
Trois éléphants.
Avant

Quatre éléphants.
........................ - Arrière.

Cinq éléphants.
Avant

Six éléphants.
........................ - Arrière.

Sept éléphants.
Avant

Huit éléphants.
........................ - Arrière.

Neuf éléphants.
Avant

Dix éléphants.
........................ - Arrière.

T'as guère le temps de paniquer plus longtemps,
Car du sang ta main endolorie s'agiter
-Sans que tu ne sois pour autant en train de la bouger.
Et tu comprends que ta crainte
Vient de se réaliser.
Que l'autre
S'est réveillé.
Et sans lâcher tes cheveux,
Tu ne le quittes pas des yeux,
Devoir partager le moindre de tes mouvements
Et ne pouvoir aller nul-part
-Sans lui.
Tu te croirais presque
Face à ton épouvantard.
L’angoisse monte
Et le manque n'aide en rien
À te calmer.
Tu sais pourtant
Que faire une crise maintenant
Ne te mènera nul part.
À rien.
Alors tu ne dis rien
T'essaies de reprendre le contrôle
-En vain.  


Oh b*rdel de m*rde.

Et tu ne peux malheureusement qu’acquiescer douloureusement.
Ayant perdu toutes tes autres libertés selon toi fondamentales.
Vos regards semblent tomber en même temps
Sur la cancerette
Qui en est tout bonnement
À te faire saliver.
T'es tombé tellement bas.
Tu ne peux que creuser.
Tu observes l'autre
Allumer la précieuse
Et tirer dessus.
Sans rien oser dire,
Ni demander.
Tes jambes repliées
Comme un enfant
-Apeuré.
Tu ne veux pas briser le silence
Tu galères déjà trop à contenir ton angoisse
Tu as peur que
Si tu ouvres la bouche
Elle ne parvienne à s'échapper.

you were so afraid
of my voice
i decided to be
afraid of it too


Tu n'es pas enfants à caprices
Ni enfant à jeux
Tu es enfant-terreur.
Qui a peur
Des mains
Qui s'approchent
Sous le lit
Le long des murs
-De ton lit.
Tes mains inconnues
Qui t'attrapent la cheville
Et de celles du monstres
De la tache flou
De ta mémoire en trous d'obus.
C'est une peu d'enfant qui revient
À toute vitesse
Des flashs rapides
Que tu aimerais effacé
Qui sont là sans vraiment l'être
Parce que tu ne veux pas faire
L'effort de
Creuser.
Alors tu attends
Tu regardes l'étranger
À qui tu es enchaîné
Tu ne dis rien
Tu attends
Prêt à courir
Si ton corps en manque te le permet
Prêt à
Cette fois
Sauver ta peau.
Tu n'as plus peur de la mort
Ça fait des années que tu vis avec.
C'en est presque devenue ton alliée
Ses ombres te rassurent,
Par leur présences
Leur cocon protecteur.
Alors tu regardes les volutes
Renard terrorisé
Quand la main s'approche
Un peu trop à ton gout
Et que tu retiens de justesse
-Un sursaut.

Ça n'a pas l'air d'aller, tiens.

Un merci qui râpe tes lèvres séchées
Sur lesquels le lait et le miel
Ont cessé de couler.
Dès l'instant où tu as pris la décision
-D'assumer.
La gorge brûle
les volutes encensent
Jaunissent
Le tabac par en fumée
Crépite
Comme ton corps
Tout se consume
Tout brûle
Denrée périssable.
Dont les marques de moisissures précoce ne partiront jamais vraiment.
Tu gardes ta tête entre tes mains
Alors que tu fumes
Pour ta survis
Pour oublier
Pour fuir
Ce corps
Meurtri.
Tu tends la fin
Avec regret
Parce que malgré tout
Tu n'as pas réussi
À partir.
Et dans un gémissement
Cri de l'âme
Dont le voile s'est déchiré

- T'as rien d'un peu plus fort ?


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Re: À la maison

Message par : Jean Parker, Ven 6 Jan 2017 - 22:08



C'est pas bon.
Quand la clope ne l'apaise pas,
rien ne peut le faire,
ce moment ou il veut craquer, pleurer, hurler.
Ne pas comprendre, c'est terrible.
L'impuissance
devant un destin étrange,
farceur,
rieur,
joueur,
sadique.
Se retrouver toujours dans une situation incontrôlable...
Es-ce une épreuve ?
Une punition ?
Un jeu ?
Le renvoi de la pièce ?
La même qui permet de survivre, de se saouler tous les soirs, de faire n'importe quoi envers les moldus, de ne rien faire de légal. Cette même pièce qui rend sa vie belle et qui revient filant à travers le temps et l'espace pour le frapper de plein fouet. Pourquoi de l'argent moldu ne rend il pas heureux ? Pourquoi il a besoin de sentir les liasses dans ses mains, de sentir l'odeur de cet argent salle, du bruit quand il recompte encore et encore et encore...

L'ambiance ici est glauque.
Irréelle.
Décalée.
Spéciale.
Cet homme à côté...
Il a l'air mal, la clope ne semble rien faire de bien efficace.
Il faut réussir à se calmer.

T'as rien d'un peu plus fort ?

En temps normal... Je peut avoir tout ce que tu désires, les produits de tes rêves les plus fou...

Comment peut il dire ça ?
De vouloir corrompre cet homme déjà si mal.
L'argent avant tout comme on dit.
Avant la santé mentale, avant la paix intérieure.
Hé puis y'a que cela pour l'aider la

Par contre la...

Comment lui dire ?

Faut trouver mon pantalon, y'a peut être un sachet dedans, c'est pas sur mais ne sait on jamais.

Pourvu qu'il y soit ce sachet.
Sinon c'était la fin de leur santé mentale aux deux la.
N'étais-ce pas le destin ça ?
Qui sait ?
Sûrement pas nous.
Que faire ?
Jean scanne visuellement la pièce.
Y'a de tout partout.
Il se met à farfouiller partout dans cette maudite prison.
Pas de pantalon.
Enfin pas à portée de vue du moins.
Que faire ?
Il n'en peut plus

Miracle.

Aucune idée de si c'est le bon, mais y'en a un par terre la.
Sous un haut, aucune idée de son propriétaire.

C'est le moment de se calmer et de calmer cet homme.

Un truc plat.
Trouver un truc plat.
Un bouquin traîne.
Quand c'est le b*rdel de la sorte...
... On trouve de tout.

Il vide le sachet sur la table.
Pourvu que la C arrange le problème. Les autres drogues sont dans le sac.
Donc dans un premier temps,
il fallait tenir et se calmer.
Le temps de préparer le rail,
TCHOUUUUUUU TCHOUUUUUUUUU

Départ pour un monde meilleur imminent.
UN bout de papier, roulé.
Il se prépare et aspire avec le nez.
Jean tend rapidement le reste à cet homme avant de partir.

C'est bon, on décolle.
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Re: À la maison

Message par : Leo Keats Gold, Dim 15 Jan 2017 - 5:47


Autour de moi les fous,
Dansent, dansent et re-dansent,
La valse des démons,
Direction la sortie.


Autour de moi les fous,
Qui ne savent plus où donner la tête,
Autour de moi les fous,
Qui ne comprennent plus rien.

Autour de moi les fous,
La tête dans le ciel à baiser des nuages.
Autour de mois les fous ont arrêté de tourner.
Parce que je danse plus vite maintenant.  


Odeur rance d'asphyxie,
Le genou qui grince à mesure de les peaux s'unissent,
Dans la fuite de la séparation
-Du mollet et de la cuisse.

Et ces foutues pâles qui tournoient toujours.
Comme si le balbutiement dans les oreilles était un problème secondaire.
Aération de mes yeux
-Asséchés.  


Le rythme des tambours qui roulent sous tes paupières,
Les yeux qui ne peuvent plus se fermer,
Tant le cœur déborde par les lèvres,
Et les mains se sont mises à trembler.

Et toi qui me vend monts et merveilles,
Sur un ton commercial qui ne m’atteint même plus,
Hypocrisie du petit jour qui ne vivra pas l'agonie,
D'un cerveau sous oxydé.


Une question qui tiraille encore les peaux mortes,
À quel point a-t-on été proches ?
Te savoir enchaîner à moi n'a que pour effet,
De nourrir la panique déjà bien imposée.

À moitié désapés,
Ce n'est pas là que l'indice sera trouvé.
Rien ne laisse présager,
Du blanc ou du noir.

Des lendemains de soirée épileptiques tu en as connu,
La pupille dilatées à en accueillir six éléphants,
La gorge-atacama,
Les pensées en nœuds marins.

Par contre la...

Le grincement insupportable de la porte qui se referme de plus belle
-Sur leurs doigts raidis,
Les doigts qui s'unissent de nouveaux violemment à la tignasse brune,
Dans un élan désespéré.


Faut trouver mon pantalon, y'a peut être un sachet dedans, c'est pas sur mais ne sait on jamais.

Un infime espoir,
Le premier depuis le réveil,
Que je ne parviens pas à renfermer
Dans la cave, à double tours de clefs.

À moins...
Les yeux parcourent le chaos,
À la recherche d'un salut
D'un tissu salvateur.


Victoire de l'inconnu avec qui tu partages un corps
-Un bras.
Espoir nouveau à la vue du sachet,
Qui devrait faire l'affaire.

Je le laisse faire,
Il semble s'y connaître.
Je ne suis plus en état
De quoique ce soit.


Bug cérébral plus que total.
Attendre sans bouger,
L'angoisse explosant les plafonds de la chambre
Le corps sur le point de céder.

Infime porte de sortie
D'une douceur à venir.
Il étale, il inspire.
Ton bonheur à saisir.


Inspiration du nouveau-né,
Retour à la vie, progressif.
Tu poses le tout,
Le dos appuyé sur le pied du lit.

Cette impression que le sol dur ne fait plus si mal,
L'envie de vomir qui s'efface peu à peu,
Et les pensées qui le lancent
-S'enlacent.


La peur, l'angoisse passe au second plan,
Les pensées qui glissent doucement en mots qui se formulent,
Les questions qui se meuvent entre les dents,
Coulent sur les lèvres.

T'es qui ? Et pourquoi t'es.. Attaché à moi ?


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Re: À la maison

Message par : Jean Parker, Ven 20 Jan 2017 - 9:46




Loin.
Dans cet instant morbide, il part loin.
Il fuit en quelque sorte..
Fuir quoi ?

La fuite de son passé tumultueux,
La fuite de ses remords pesants,
La fuite de sa vie qui part en c*uilles,
La fuite de ce monde qu'il ne comprends pas,
La fuite de son mal être qui le tue à petit feu,
La fuite de ses pensées qui le tiraille,
La fuite de ses émotions, pour espérer être en paix.

Où est il ?

Perdu à cause de la fuite constante.
En cherchant à échapper à ce monde,
On se retrouve encore plus paummé.
Ne pas être la cinquième roue du carrosse...


Cette roue inutile, qu'on jette en permanence,
Dont personne n'a besoin,
Qui ne nous manque pas au fond.


Dans la chambre la tension redescend
au fur et à mesure que l'envolée augmente
Avoir le corps qui change,
les nerfs,
les muscles,
le corps,
la vue,
l'ouïe,
le toucher,
les sens,
tout est modifié grâce au rail de liberté.

A côté il a l'air mieux également
enfin c'est difficile à dire...
L'un comme l'autre
Ils ne sont pas en état de constater quoi que ce soit
enfin sûrement.
Pourquoi étaient ils attachés ?
Que s'était il passé b*rdel ?

Peut être rien de trop gênant
Enfin prions.
Implorons ciel et terre
comme si quelqu'un pouvait nous entendre ?

Bon devait il bouger ? Chercher ses vêtements ? Agir ? Faire un truc ? Ou se laisser aller ? Continuer à faire la larve ?

Ils étaient comme dans un squat la. C'était le gros cliché même.

Le silence.
Il est brisé par sa voix.
T'es qui ? Et pourquoi t'es.. Attaché à moi ?

Qui il est ?
Un homme perdu. Voila qui il est.

Qui je suis ? Un homme en panique qui évolue dans un monde en péril. Aucune idée de pourquoi nous sommes attachés la.

Dit d'une voix faible.
Il marmonne.
Comme s'il se parlait à lui même,
reflet d'une évidence perdue
A t'il entendu ?
Il verra bien.

Il n'aurait peut être pas du prendre de rail.
C'est trop dur.
C'est de la m*rde
C'est trop fort.
Il est au bord.
Du gouffre, de la détresse, de l'anxiété maximale.

C'est comme à la roulette la
Rouge ? ou Noir ?

Le rouge du sang qui coule, de la douleur mentale et physique ressentie ?
Le noir de l'oubli, de la haine de l'ignorance ?
Faites vos jeux.
Pariez.
Quelle partie de lui-même va éclater en premier ?
Rien ne vas plus.

Il se laisse glisser sur le sol
Hors de contrôle.
Plus de réponse des jambes,
l'esprit se corrompt
Les paupières sont très lourdes d'un coup
Et tout se met progressivement à tourner

Le bars toujours attaché à l'autre homme
Mais le reste du sol est en boule par terre.
Les oiseaux de mauvaise augure sont là
On entend leurs cris
Qui narguent
Qui expliquent que c'est la fin
Qu'il va sans doute y passer
Que cela ne va pas bien se passer.

Sauvez moi, SAUVEZ MOI !

Car je n'arrive pas à me sauver moi même...

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Re: À la maison

Message par : Leo Keats Gold, Sam 11 Fév 2017 - 2:21


Y a quelque chose qui cloche.
T'as rien lancé
T'as pas perdu les fils
Tu ne les as pas découverts.
Mais il y a comme un grain de sable un peu trop épais.
Corps en alerte alors que l'esprit git-rouette.

Les pâles continuent leur ronde infinies. Et l'air glapit dans la rouille du métal agonisant. Frisson premier. L'arc-en-ciel a traversé et l'esprit commence un peu à redémarrer. À mesure que le voile s'apaise et que la pièce se découvre, l'étau se resserre, le corps se tasse un peu plus contre le montant du lit. Le basculement s'accentue. Il règne ici un bordel monstre. La pièce se resserre un peu près de la porte d'entrée où semble briller l'huis. Comme une bille détentrice de tous secrets. Toutes pièces du damier qu'il manque à ta mémoire. Porte manteau renversé, et vestes étalées au sol. Un peu de vaisselle cassée qui sort d'on ne sait où. Premier cendrier renversé. Tu aperçois ton pantalon près de la table basse. Elle aussi dans un état de crasse pitoyable. Les draps traînent au sol, déchirés. Le lit est défait, le matelas de travers. Quelques gouttes de sang semblent maculer la moquette non loin d'ici, mais la douleur dans ton dos semble pouvoir élucider ce mystère là.  
D'autres objets non identifiés traînent ça et là. En lambeaux. Les murs jaunis voient déjà tes ombres danser, et la ventilation poussiéreuse ne cesse d'hurler.  C'est glauque à souhait.
Et ça t'effraie.

Mais
-Moins.
Que lui
Que tu ne connais pas
Lié à toi.
D'une façon où d'une autre.
Moins que
-sa voix.
Faible.
Lointaine.

Qui je suis ? Un homme en panique qui évolue dans un monde en péril. Aucune idée de pourquoi nous sommes attachés la.


Haussement d'épaules. T'es pas bien différent.
Mais
Frisson second.
Un truc ne va pas.
Distance dans la voix.
L'air trop éteint qui t'inquiète.
Même toi.
Tu n'as pas l'air aussi mort souvent.
Tu angoisses trop qu'il te laisse là,
Seul
Qu'il clamse.
Sa proximité t'effraie autant qu'elle te rassure.
Les lèvres qui se muent
Alors que les yeux gueulent
Reste.
Les doigts s'enlacent autour du crâne.
Reste.
Les yeux trop secs pour pleurer.
Alors que l'enfant interne meurt.
Plus efficace qu'un terrorim.
Born to die.

Il ne reste bientôt plus que ton bras, car accroché au mien. Angoisse qui prend forme alors que ton corps glisse. A terre. Non. Put*in de Mer**. Non. Je vois tes yeux se fermer. Overdose dose d'hypernuit. Peur au ventre plus fort que moi, qui amoindrit les pensées. Irrationnelle. Le souffle qui se coupe avec ne serait-ce qu'une certitude. Celle de vouloir rester en vie. De le garder aussi. Pour que tu ne sois pas seul avec ta réflexion en laquelle tu ne crois pas pour te sortir d'ici.
Le corps
-atomique.
Automate
-ique.

Tu l'allonges sur le dos, le plus rapidement possible. Bien que la menotte entrave trop vos mouvements.
Tu t'agenouilles par dessus lui.
Ramène son bras sur son torse pour pouvoir garder le tien au niveau de son coeur.
Au cas où.
Bras libre, le droit
Le moins fort.
La gifle monumentale.
Qui part seule.
Alors que les mots coulent.

T'as pas le droit mec. t'as pas le droit. T'as pas le droit.
T'as pas le droit.
Tu peux pas me laisser là.

Et c'est alors que tu le vois.
Le corbeau.
Dans un coin.
Qui rigole.
Le même que dans le cimetière.
Tu ne sais pas si ton esprit te joue encore des tours.
Mais il t'observe encore
Synonyme de folie.
Et ne vient pas t'aider.
S'efface.
Comme Hadès aux abysses.
Disparaît
Sans que tu n'y comprennes rien.
Mais tu ne peux pas y réfléchir maintenant.
Car déjà l'autre
Semble prêt à convulser.
Ta baguette.
Qui te manque.
Alors tu te souviens des vieilles séries moldues.
Prends son pouls.
-Inexistant.

Coup premier. Violent. Sur le torse.
Puis les mains qui s'agitent en un massage cardiaque gêné par cette foutue menotte.
Qui continuent.
Encore.
Et.
Encore.
Ponctué parfois
Par une insufflation donnée à la source.
Tu te soucieras plus tard de l’ambiguïté de la situation.
Lutte acharnée
Pour le garder en vie.
Lutte acharnée
Pour toi aussi
Reste.

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