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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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À l'orée de la forêt
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Azaël Peverell
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Mar 1 Aoû 2017 - 9:50


Le rendez-vous a été donné dans la forêt, de nuit. Tu n’as pas hésité une seule seconde. Tu as tout de suite su que tu irais. La question ne se pose même pas. Non, les seules interrogations qui traversent ton esprit à propos de tout cela concernent le programme exact de la nuit. Parce que tu te doutes que tu n’es pas convié là-bas pour te tourner les pouces ou avoir une grande discussion philosophique. Et t’as pu sentir l’excitation monter en toi toute la journée, dans une curiosité malsaine grandissante. T’as fait comme si de rien n’était. T’es allé bosser aux Trois Balais. Et t’as fait un détour par la Forêt Interdite sur le retour.

Baguette en poche, capuche sur la tête, tu avances dans l’ombre des arbres sans bruit. Tu te fonds dans le décor qui t’entoures. Comme quoi, il peut parfois t’arriver d’être discret. Une simple silhouette qui glisse dans la nuit en suivant un chemin parfaitement déterminé. Car tu sais parfaitement où tu vas. Et tu as même hâte d’y être, malgré une pointe d’appréhension concernant ce qui t’attend. Parce que tu n’en as pas la moindre idée, et que l’inconnu t’as toujours fait peur. Mais, étrangement, malgré tout ce qu’il s’est passé entre vous, t’as confiance en l’auteur du message. Et tu ressens même une légère fierté. Comme s’il t’avait choisi. Comme si, pour une fois, tu existais aux yeux de quelqu’un. Et t’as aucune envie de le décevoir.

Tu accélères un peu la cadence. Tu n’as pas envie de le faire attendre. La forêt semble suivre tes mouvements. Le silence dans lequel elle baigne est oppressant. Comme si elle retenait son souffle. Elle redoute peut être les événements qui vont se dérouler en son sein cette nuit. Tu secoues légèrement la tête de gauche à droite pour chasser cette idée. T’es en train de te faire des illusions. Rien d’anormal au fait que la forêt semble endormie en pleine nuit. Tu sors pourtant ta baguette de ta poche. Pour la garder prête à servir, au cas où. Il y a quelques temps, tu serais venu avec une bouteille. Histoire de trouver du courage dans l’alcool. Ou pour pouvoir te détacher plus facilement. Mais t’en as fini avec ça. Ta vie doit s’ancrer dans la réalité.

Sans compter que, si jamais ton interlocuteur en vient à te demander de lui prouver ce que tu vaux, tu préfères être en pleine possession de tes moyens. Parce que, si tu te débrouilles bien face à des mannequins d’entraînement, t’as tendance à perdre pied en situation réelle. Et t’as bien l’intention de remédier à tout cela. Quoi qu’il arrive, cette nuit, tu es bien décidé à faire face. Et à prouver que tu vaux plus que ce que tu ne veux bien laisser paraître. Que le changement a déjà commencé, et que ce n’est qu’un début. Tu finis par arriver au point de rendez-vous. Il est déjà là.

Tu te places face à lui, pour l’observer. Ce n’est pas la première fois que tu te trouves face à ce masque. Tu te souviens vaguement de l’avoir vu lors de la prise d’otage. Il avait récupéré vos baguette, à ta sœur étoilée et toi. Et il l’avait menacée. Détail qui te reste un peu en travers de la gorge. Mais il ne lui a rien fait. Tu n’as donc pas réellement de raison de lui en vouloir. Dans tous les cas, ce n’est pas comme si tu comptais lui reprocher quoi que ce soit. Tu veux bien avoir confiance en lui, mais t’es pas non plus suicidaire. Un léger sourire finit par se dessiner sur tes lèvres. Le moment de vérité. Tu redeviens le gamin impatient que t’as été toute la journée. Et cette fois, tu n’en peux plus d’attendre. Tu veux satisfaire ta curiosité.

- Bonsoir… J'espère que j'vous ai pas trop fait attendre... Alors, qu’est ce qu’on va faire ?

On fait difficilement plus directe comme entrée en matière. Mais la patience n’est vraiment pas ton fort. Et t’as comme l’impression que l’ennui que tu t’efforces à chasser chaque jour ne se pointera pas ce soir.
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 08, Lun 7 Aoû 2017 - 15:53







J'attendais mon rendez-vous, espérant qu'il ne me ferait pas l'affront de ne pas se pointer, auquel cas il recevrait de sérieuses remontrances. Là où j'avais décidé de lui laisser une chance. Oublier le passé et potentiellement l'aiguiller sur un chemin aussi sombre que compliqué.

Pour se découvrir soi-même, il faut savoir se surpasser. Il faut parfois savoir franchir des limites jusque là considérées comme infranchissables. Il faut viser l'impossible et le rendre possible. Il faut voir les barrières et comprendre qu'elles ne sont là que pour nous freiner. Il ne faut pas se contenter de rêver le monde, mais de faire du monde son rêve.

Je ne sais trop réellement, ce que j'allais lui dire, ce que j'allais lui faire, lui faire faire, lui montrer. Mais une chose était sûre, j'allais probablement influencer une partie de la suite de sa vie, comme je l'avais fait avec l'épisode de la Bulgarie.

Je le vois finalement arrivé, un air sur le visage qui me disait qu'il avait l'air heureux, - excité ? - d'être là ce soir, d'avoir eu cette invitation de ma part. La première réplique qui me vînt à sa phrase fut de lui dire que si, il m'avait fait attendre et que je n'aimais pas ça en prenant un air faussement sérieux, mais c'était un coup à le mettre mal à l'aise aussi je m'abstenais.

- Azaël... Inutile de me vouvoyer maintenant... Tant que tu m'appelles pas par mon prénom... Pour ce qui est de ce qu'on va faire je ne sais pas trop ! Une promenade et on verra bien sur quoi on tombera...

Sans le laisser répondre, je décidais d'ouvrir la marche, prenant la direction des profondeurs de la forêts, un Lumos nous éclairant, là où bien des élèves n'oseraient s'y aventurer de peur de ne pas y revenir. Là où des cris de créatures résonnent au milieu d'un silence pesant.

- Reste sur tes gardes, il y a moyen que cette nuit soit tout sauf un parcours de santé. Sauf si on est agressés, on ne lance pas la première attaque, alors évite de défoncer tout ce qui bouge... Sauf si j'ai commencé... Ce qui est probable... Auquel cas tu as pas intérêt à me laisser seul et à fuir...

Je continuais d'avancer à mesure que je lui parlais, espérant qu'il comprenne que quoi que nous allions faire ce soir, les limites de la légalité seraient franchies. Qu'il ferait forcément quelque chose d'interdit, que nous n'étions pas là pour cueillir des framboises ou des pâquerettes pour mamie Janine.

- Si tu as quoi que ce soit en question, sur un sort ou autre... Hésite pas...

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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Mer 23 Aoû 2017 - 16:56


Inutile de le vouvoyer... Faut dire que c'est un peu une habitude que tu as prise. Paraît que c'est une marque de respect de vouvoyer les gens, d'autant plus lorsqu'ils sont plus âgés. Et comme il a voulu t'apprendre le respect à grands coups de sortilèges, t'as pas cherché plus loin. Vouvoiement, et puis voilà. Mais t'es pas crétin au point de l'appeler par son prénom alors même qu'il porte un masque. Ouais, le principe de l'anonymat, c'est quelque chose que t'as intégré. Mais tu hoches légèrement la tête pour lui signifier que t'as compris. Tu doutes d'être capable de le tutoyer, cependant. Mais tu peux toujours essayer. Au pire, c'est pas comme si tu risquais de te faire engueuler pour un excès de politesse non plus.

Tu lui emboîtes le pas tandis qu'il ouvre la marche, et finis par prendre place à ses côtés pour que vous avanciez de front. Ta baguette est également allumée, et tu ne peux t'empêcher de regarder autour de toi avec curiosité. Cette forêt, tu la connais plutôt bien au final. T'y as déjà passé pas mal de temps. Mais on ne peut pas dire que tu as tout exploré. Et cette partie là, tu n'y as jamais collé les pieds. Tu te demandes vaguement si vous allez réellement tomber sur une créature en vous baladant aussi simplement. Puis tu te rappelles de la fois où t'es tombé sur des centaures en colère alors même que tu n'étais pas bien loin de l'orée des bois, et tu te dis que ce n'est pas si improbable que ça. Mais pour le coup, ces hybrides là, tu préfères amplement ne pas les recroiser. Une cicatrice sur la tempe due à un coup de sabot te suffit, t'as pas, envie que ton visage ressemble au reste de ton corps.

Tout en avançant, tu écoutes religieusement les consignes qu'il te donne. En gros, tu dois simplement suivre ses directives. Attaquer quand il attaque, et te tenir tranquille lorsque lui se tient tranquille. Soit. Sa dernière phrase te vexe tout de même légèrement. Comme si t'étais du genre à laisser quelqu'un derrière pour sauver ta peau... T'es peut être pas le mec le plus courageux du monde, mais t'es pas non plus le pire des lâches. Face au danger, t'as plus tendance à entrer directement dans une phase de provocation qu'à prendre tes jambes à ton cou. Alors tu lâches d'un air légèrement renfrogné :

- J'ai pas l'intention d'fuir, j'suis pas lâche.

Et le voilà qui reprend tout naturellement en te disant que tu peux lui poser des questions. Non mais ça va, faut qu'il arrête de jouer au prof cinq minutes quand même. D'autant plus que la théorie, c'est vraiment pas ton délire. On peut te dire n'importe quoi à propos d'un sort, tu risques de l'oublier aussitôt si tu ne l'as pas testé par toi-même. Rien ne vaut une bonne séance de pratique. Alors oui, t'espères que vous allez tomber rapidement sur quelque chose histoire de lui prouver que tu sais te battre un minimum, et qu'il peut te faire confiance. Vous continuez de marcher comme ça plusieurs minutes, dans le silence le plus complet. Bah oui, quand t'es vexé, tu réagis comme un gosse, et tu boudes. Mais tout ça ne va pas durer bien longtemps.

Parce que vous pouvez bientôt entendre des bruits. Des bruits de sabots pour être plus exact. Et tu te figes un instant. Tu doutes clairement de tomber sur un troupeau de Sombrals. Et les centaures t'ont bien prévenu : tu n'es pas le bienvenu dans la forêt, et t'avais pas intérêt à y remettre les pieds si tu voulais rester en vie. Tant pis pour ce qui est de suivre les conseils. Aujourd'hui, tout est différent. Deux ans se sont écoulés, et tu es en bonne compagnie. Qu'ils viennent donc vous chercher, t'es prêt à les recevoir comme il se doit. Enfin, encore faut-il pour cela qu'ils se montrent et que celui qui t'accompagne décide de leur coller une raclée plutôt que de jouer la diplomatie.

Bientôt, les bruits de sabots cessent. Et un autre les remplace. Celui de cordes qui se tendent. Plusieurs centaures apparaissent alors, arcs bandés, de façon à vous encercler plutôt largement. Baguette tendue, t'es prêt à lancer un sort dès que ton compagnon t'en donnera le signal. S'il te le donne. Mais clairement, tu préférerais ça à un moment de parlotte avec des hybrides complètement bornés. Tu lances un regard en coin au masqué, comme pour t'assurer de ce qu'il compte faire afin de ne pas faire toi même une connerie que tu risquerais de regretter par la suite.
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 08, Mar 29 Aoû 2017 - 16:32







Il me répond qu'il compte pas fuir, qu'il n'est pas un lâche, et je dénote à sa voix qu'il n'a pas l'air d'avoir apprécié que je sous-entende cela. Soit, c'était pas grave. J'ouvrais le chemin et il me suivait, enfin il me collait plus précisément. Comme moi, il éclairait une partie de notre route au milieu des arbres et fougères de sa baguette.

De longues minutes passèrent, sans que ni lui ni moi ne dirent le moindre mot. Plus on avançait et moins l'on distinguait de parcelles du ciel en levant la tête, nous enfonçant dans les profondeurs les plus obscures de la forêt interdite. Là où tout pouvait arriver, où l'adrénaline pouvait surgir depuis chaque buisson.

Un bruit de sabots se fit entendre et je vis mon acolyte du soir qui se figea, comme si soudainement il était envahi par une peur panique venue de je ne savais où. Les bruits de sabots s'amplifièrent, de tous côtés. Puis, un silence. Avant d'entendre un bruit caractéristique.

Nous nous retrouvions encerclés par une dizaine de centaures qui nous maintenaient en joue de leurs arcs. Peut-être qu'ils étaient dans leur promenade du soir où qu'ils étaient sortis en bande pour aller faire leur petit pissou avant de pioncer.

- Quel accueil ! J'avais oublié l'hospitalité légendaire des centaures ! Moi qui pensait que c'était avec du thé et des petits gâteaux ! fis-je en faisant une moue déçue à Azaël, qu'il ne pouvait évidemment pas voir puisque j'étais masqué.

Étonnement, les centaures n'avaient pas apprécié ma blague, ou alors ils avaient un sens de l'humour aussi prononcé que Sergeï. Un qui semblait être le chef s'avança jusqu'à moi et me balança un "Tu te crois drôle humain ? Que venez vous faire chez nous ? On le connait lui, il n'est pas le bienvenue !" me fit-il en désignant Azaël. Je répondais avec beaucoup de sérieux.

- On explorait la forêt pour voir sur qui on pourrait tomber en nous baladant, et vous voilà !

"Partez de notre territoire tout de suite !"

- Et bin ça rend pas aimable...

Avec un regard entendu à Azael, nous faisions demi tour, raccompagnés par les animaux qui n'avaient pas l'air de vouloir nous laisser aller plus loin en cette direction. Nous ne tardions pas à retomber sur un petit sentier caillouteux qui bifurquait plus au Nord, et nos hôtes nous laissèrent là.

Nous repartions éclairant un nouveau chemin d'aventures, sans savoir où nos pas nous mèneraient. Loin des centaures c'était certain. Pour autant je m'interrogeais sur le passif qu'il avait eu avec eux pour que l'on soient chassés comme cela.

- Ton histoire passée avec eux... Tu m'expliques ?
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Lun 11 Sep 2017 - 9:38


Les Centaures n'ont vraiment pas l'air très heureux de vous voir sur leur territoire. D'ailleurs, le masqué qui t'accompagne ne peut retenir une petite réflexion concernant leur sens de l'accueil. Il a pas tort, ces bestioles ont peut être une intelligence proche de la votre, mais niveau civilisation, c'est pas ça. Non mais c'est vrai quoi, c'est quoi cette manie de considérer qu'un bout de la forêt leur appartient, et d'accueillir tous ceux qui s'y aventurent en leur pointant un arc dessus ? C'est limite frustrant à force. D'ailleurs, niveau sens de l'humour, ils ont visiblement pas mal de retard aussi. Y'a rien à en tirer, c'est primaire comme personne un Centaure. En plus, t'as la chance de tomber sur le même qu'il y a deux ans, et il ne t'a visiblement pas oublié. Mais ce soir tout est différent.

Tu lèves les yeux au ciel en l'entendant te dire que t'es pas le bienvenu, mais tu gardes le silence. Sinon tu te serais contenté de provoquer, de surenchérir encore et toujours. Alors tu te contentes de la fixer sans ciller, le regard sombre. T'es pas avec une autre élève ce soir. Tu ne crains que pour ta vie, celle de celui qui t'accompagne n'est pas de ta responsabilité. Tu pourrais tout simplement lui faire regretter ses paroles, et ses gestes de la dernière fois. Mais le signal d'attaque n'est toujours pas donné. Tu comprends rien. Ta baguette est serrée dans le creux de ta main, t'es prêt à t'en servir, plus que jamais. Mais non. Le voilà qui sonne la retraite d'un simple regard. Ta mâchoire se crispe. Vous auriez pu les faire payer. Mais non.

T'as promis de lui obéir. De faire comme lui. De ne pas lancer l'attaque. Mais clairement, là, il va falloir qu'il t'explique pourquoi vous faites demi-tour alors que ces hybrides vous ont considérés comme des moins que rien sous prétexte que vous êtes humains. Mais tu te contentes d'emboîter le pas de ton compagnon nocturne en silence. Après tout, il t'a bien fait comprendre qu'il était celui qui décidait comment la soirée se déroulerait. Et tes déceptions n'y changeront sans doute rien. Tu hausses légèrement les épaules à sa question, en lui répondant d'un ton plutôt blasé.

- J'suis tombé sur eux y'a deux ans avec une gryffondor. J'ai pas aimé leur façon de s'adresser à nous. Alors j'leur ai répondu. Sauf qu'ils ont pété le bras et la baguette de la gryffonne et j'me suis pris un coup de sabot dans l'crâne. Ils nous ont dit de jamais revenir. Je déteste ces foutus hybrides.

D'autant plus qu'après t'as du jouer les psy avec Hayleah parce qu'elle n'arrivait pas à se remettre de tout ça, et que t'as récolté la seule cicatrice que tu ne peux pas planquer avec des vêtement puisqu'elle te barre la tempe. Tu parles d'une soirée réussie. Mais si lui a des questions à te poser, t'as bien du mal à retenir la tienne. Parce que tu ne comprends toujours pas pourquoi il a laissé couler comme ça. Et qu'en plus, juste avant, il osait sous entendre que tu risquerais de te barrer au premier danger rencontré. A croire que la fuite n'est pas toujours prise par celui qu'on croit...

- Pourquoi on les a pas remis à leur place hein ? Ils vont croire que tous les sorciers sont des faibles et ils vont gonfler de plus en plus tout le monde ! Il aurait suffit de les attaquer, de leur montrer qui fait la loi !
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 08, Jeu 5 Oct 2017 - 21:28







LA d'Aza'

~

Je vois à la mine d'Azaël qu'il a pas l'air le plus enjoué de la vie qu'on se soit barrés. Comme s'il pouvait pas piger le bonhomme. Si on avait eu l'autorisation, bien sûr qu'on aurait répliqué aux centaures, qu'on en aurait fait de la charpie. Mais c'était pas le cas. A sa tête, je me dis que je dois passer pour un crétin, puisque je lui avais demandé de me suivre peu avant et j'avais finalement rien fait.

Soit, maintenant nous étions loin des centaures, et j'écoutais son histoire. Son aventure avec les chevaux sauvages. Pis il blablate, me balançant des questions qui avaient le mérite d'être pertinentes, mais pour le coup, il n'avait qu'une chose à faire, la boucler.

La réponse du narrateur aurait été "Écoute, sur le forum on a pas le droit de buter du centaure comme on veut tu comprends ?! Il paraît que c'est une espèce protégée toussa toussa ! Du coup l'apéro/barbecue ça sera pour une prochaine fois !" Mais je répondis :

- Ils auraient pas fait le poids, pis vu le nombre, y aurait eu moyen que l'explosion qui leur aurait arraché la tronche puisse avoir été visible depuis le haut de la tour d'astronomie. Du coup, on leur laisse croire qu'ils sont chefs de ce territoire, et ils sont contents.

Bon cette phrase était nulle. En fait la foret interdite c'était pas le meilleur endroit pour balancer quelques sortilèges de magie noire. Il faudrait faire ça ailleurs, sur du moldu peut-être. Il y a en a tellement qui mérite de clamser que j'allais lui proposer ça en échange.

- Si tu veux, on se retrouvera un de ces quatre, et on essaiera quelques sortilèges sur des moldus qui le méritent vraiment ! Ça te tente ?

Je vis sur le visage du garçon qu'il avait l'air enjoué de cette idée. Alors on commence à reprendre la direction du château en en parlant un peu. Je lui dis que certains moldus méritent de souffrir par rapport à leurs actes, et qu'ils feraient de super cibles d'entrainements, pour la magie noire ou tout type de sortilège.

Il a l'air pressé d'y être, aussi je le quitte finalement à la lisière de la forêt. Lui va repartir tranquillement dans ses dortoirs et moi dans le fond de la nuit telle une ombre silencieuse. Sachant que de toute façon, nous ne tarderions pas à nous revoir, ne serait-ce qu'à Poudlard.

Fin du RP
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Lun 23 Oct 2017 - 12:50


Avec Mangemort 33

T'as attendu ce moment toute la journée. Autant dire que t'es plutôt excité. Parce que t'as pas eu de nouvelle de cette Mangemort qui s'était présentée à toi en utilisant ton propre nom depuis très longtemps, alors même que tu as accomplie la première mission il y a quelques mois à présent. T'en étais venu à croire que tu n'avais pas fait ce qu'il fallait, que tu t'étais lamentablement planté. Pourtant, t'y as mis du coeur à saccager le dortoir du préfet rouquin né-moldu tout en faisant passer ça pour un coup de l'Ordre du Phénix. T'as tout fait pour qu'il y croie, pour que ça fasse un peu parler. Mais rien. Aucun retour. Toi qui attendait ta récompense, t'avais fini par y renoncer. T'as même pas essayé de la contacter toi-même, t'avais un peu honte.

Et pourtant, une nouvelle mission était arrivée par courrier. Disant que tu n'étais pas oublié. Qu'au contraire, tu étais spécial. Choisi. Alors tu n'as pas perdu de temps pour effectuer la seconde mission. il a suffit de quelques mots sur un parchemin pour te rendre une once de confiance en toi. Les journaux ont été dispersés comme demandé, pour prouver que tu n'as pas été choisi pour rien, que t'es vraiment digne de l'intérêt qu'elle te porte. Qu'ils te portent. Et en même temps, ça te prouve aussi que t'es capable de faire quelque chose pour divulguer des idées que tu partages. Que tu peux réellement être un artisan du changement, que tu peux faire autre chose que simplement attendre que les choses changent.

Et le rendez-vous tant attendu n'a pas tardé à arriver. Pour que tu obtiennes une récompense que tu estimes bien méritée. Bah oui, tu fonctionnes comme un gosse toi, tu veux qu'on te félicite quand tu fais quelque chose de bien. Alors c'est, pour une fois, plutôt confiant qu tu t'engouffres dans la Forêt Interdite alors même que le couvre-feu est effectif depuis plusieurs heures. T'as pas bossé ce soir, mais tu n'as eu aucun mal à sortir du château. C'est que tu commences à avoir réellement l'habitude d'éviter les rondes des professeurs et des autres membres du personnel.

Baguette allumée, capuche sur la tête, tu avances entre les arbres. Le silence de cette forêt est oppressant. Mais le moindre bruit, le moindre craquement l'est d'autant plus. Pourtant, tu n'y prêtes pas réellement attention. Cette nuit, tu vas rencontrer la peur, et tu as hâte d'y être. Parce que la peur sera de ton côté. Tu retrouves l'endroit de ta première rencontre avec la masquée. Et tu t'assois sur l'exact même tronc d'arbre. Il n'y a plus qu'à attendre. Sans bouteille pour te tenir compagnie cette fois-ci. Tu n'en as plus besoin.
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 33, Dim 29 Oct 2017 - 20:45




PV Azaël

Une idée incongrue, une récompense qui ne devrait pas être. Est-ce une réelle récompense au final ? De savoir, de comprendre la vie et les choix. Il est un enfant, et la masquée hésite encore. Elle marche, elle sait qu'il va l'attendre. La nuit est entamée, les souffles sont froids.
Il fait froid, trop froid pour qu'elle puisse être autre chose que 33.

Son squelette avance, ses pas laissent des traces. Une branche craque, le monde pleurs et les bruits sombres font frissonner la chair. Elle se pose un instant, de loin elle observe le gamin. Il est au même endroit, lors de leur première rencontre. Elle ne sait pas s'il sera content de la voir ou non.
Certainement, probablement puisqu'il a réalisé toutes les missions qu'elle lui a demandées. Elle l'a testé, elle a voulu voir jusqu'où il irait et encore... Elle n'a fait que le strict nécessaire, elle n'a pas voulu aller trop loin. Peut-être qu'elle aurait dû, le pousser plus loin, le faire rentrer dans sa cave. Le bercer jusqu'au sourire de la mort. Pour voir, s'il serait prêt à tout.
_Parce que c'est ce qu'il faut pour la cause, est capable de l'impossible

Mais le problème de 33, c'est qu'elle serait capable de faire n'importe pour la cause, mais peut-être pas tout.
Un goût pâteux dans la bouche, elle finit par sortir de l'ombre et faire face à cet enfant perdu. Elle le sait, il ne demande qu'une famille, une énième famille. Il ne demande qu'à être aimé, c'est un être humain après tout.

Je suis contente de toi. Comment vas-tu ?

Des mots, rien que des mots. Un détour incertain, pour éviter de poser les cartes sur la table tout de suite. Il allait devoir patienter, dans le pire des cas, elle pouvait toujours lui offrir un serpent ou autre chose. Peut-être même qu'elle pourrait simplement lui demander ce qui lui ferait plaisir, ça serait plus facile.
33 n'est pas très douée avec les récompenses en réalité.

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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Mar 14 Nov 2017 - 16:06


L'attente n'est pas très longue. Elle te paraît pourtant interminable. Comme si les minutes s'étaient transformées en heures. T'as beau être l'un de leur partisan, partager leurs idées, connaître l'identité de certains d'entre eux... T'es jamais vraiment serein à l'idée de les voir. Surtout dans un tel environnement. Si tu commences à connaître parfaitement la Forêt Interdite, de jour comme de nuit, t'es jamais réellement à l'aise dedans. Parce que tu peux tomber sur ces foutus Centaures à tout moment. Et qu'ils t'en veulent un peu trop pour ta propre sécurité. C'est à se demander qui des canassons ou des masqués sont les plus dangereux.

Aujourd'hui, sans doute les hybrides. Parce que t'es là pour recevoir une récompense. T'as fait absolument tout ce qu'on t'a demandé. T'y as mis du coeur. Tu voulais prouver ta bonne volonté. Montrer que tu peux réellement servir la cause, que tu ne fais pas semblant d'être de leur côté pour éviter leur colère. Tu crois en ce que tu fais. En ce qu'ils disent et divulguent. Alors tu veux les aider. C'est ton choix, ta volonté. Personne ne peut te retirer ça. Et la récompense promise n'est qu'un plus. Tu veux simplement qu'on reconnaisse un minimum ta valeur. Ton existence. Qu'on cesse de t'ignorer ou de te mépriser. Qu'on t'estime un peu. Quelques mots suffisent pour cela.

Et lorsque la Masquée se montre enfin, tu te lèves. Pour la saluer, avec un léger sourire, un peu gêné. Parce que c'est toujours un peu délicat. Il y a toujours cette légère angoisse au creux de ton ventre. Qui te hurle que tu peux toujours rêver. Que t'es pas à la hauteur et qu'ils ne peuvent que le remarquer. Pourtant, les mots disent le contraire. Ils vont dans ton sens. Ils disent ce que tu as envie d'entendre. Elle est contente de toi. Ton sourire s'élargit. Devient bien plus sincère. Pas bien difficile de voir le soulagement et la joie dans ton regard. Le même que celui d'un chien qui a obtenu une caresse de la part de son maître. Sa question te prend cependant un peu de cours. Tu ne t'y attendais pas. Et t'as du mal à le cacher tandis que tu lui réponds.

- Euh... ça va. Et vous ? Toi ?

Ouais, t'as du mal à savoir comment te comporter, que ce soit avec elle ou les autres. T'es de leur côté, mais sont-ils réellement du tien ? T'as tendance à utiliser le vouvoiement en marque de respect. Mais t'as aussi envie d'être son égal. C'est étrange. Tu cherches désespérément son approbation alors même que tu voudrais qu'elle te considère comme son égal. Paradoxe général. Vraiment, les codes sociétaux, c'est pas fait pour toi. Tu n'oses même pas lancer la conversation. Demander ta récompense. T'as peur de la voir te filer entre les doigts. Alors t'essaies de te montrer patient. Même si tu bous intérieurement.
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 33, Ven 17 Nov 2017 - 20:09




Il y a une tension dans l'air. Elle n'est plus vraiment certaine de ce qu'elle veut faire, de lui donner cette récompense-là. Il y a un doute qui plane entre ses dents. Son corps entier respire la mauvaise idée, mais la folie qui s'insurge continue de couler dans ses veines. La masquée, prend une minute de silence, à regarder le ciel, avant de répondre à son partisan. Elle s'assoit.

Tu
_Tue

33 ferme les yeux, elle prend une grande inspiration. Mais la vérité devait planer avant tout, elle devait faire face à la peur, aux conséquences des actes que cela engendrait. Son squelette entier se met alors à bouger, elle se lève soudainement. Ses pas craquent dans le silence pesant, elle semble réfléchir, elle semble élaborer un plan.
_Qu'importe la finalité, elle aura toujours les mains pleines de sang.  

Je suis Mirage, si tu cherches à me contacter... Ou la dame de glace, à toi de choisir ton cauchemar.

Une voix nuancée par la fraicheur, par la froideur du masque. Elle se tient debout, face au temps, face à la vie. Elle ne plie par le genoux avant d'avoir fini. Sa langue passe sur ses lèvres gercées, le gout de fer en bouche. Ses oreilles sifflent avec le vent, les plis de la robe noire. Elle a le coeur serré, derrière cet étrange personnage qu'elle se dessine.
_33, restera 33 quoi que l'on fasse. C'est bien là le problème

Tu souhaites ta surprise tout de suite ?

Et elle sourit, elle tend la pomme pour que le gamin croque à pleine dent dedans. Elle parsème le monde d'un poison étrange, qui réveillera les pulsions malsaines des humains. Elle pousse au vice avec un souffle, elle souffle sur les champs de la noirceur pour qu'ils s'éparpillent.
Elle en tremble, tellement la cruauté fait fondre son entière armure.

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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Mar 21 Nov 2017 - 21:03


C'est donc le tutoiement qui est de mise. C'est mieux. Dans un sens, ça te rassure un peu. Comme si t'étais vraiment quelqu'un pour elle. C'est toujours sympa un peu de reconnaissance. De ne pas être pris trop de haut. Même si l'équité ne sera jamais respectée. Après tout, tu n'es pas anonyme, toi. Elle est donc celle qui a le pouvoir, tu serais idiot de penser le contraire. T'as juste pas envie de voir les choses sous cet angle. Pouvoir du déni. Et de l'acceptation. Car ça ne te dérange pas plus que cela. Au contraire, ça te paraît normal. Toi qui déteste la normalité, la voilà qui te paraît pour une fois nécessaire.

Les mots reprennent. Elle se présente enfin comme étant quelqu'un d'autre que toi. C'est mieux. Tu n'aimes pas qu'on utilise ton nom. C'est l'une des seules choses qui t'appartient réellement, tu veux le garder. Déjà changé pourtant. Mais le prénom est resté. Il est tien. Et le restera à jamais. Tu l'aimes bien. Vestige du passé, de l'absence de choix. Mais pourtant il te convient. Alors nul n'a le droit de l'usurper, masquée ou pas. Mirage. La Dame de Glace. Les deux la désignent. Qu'est-t-elle réellement ? Peut être un mélange des deux. Peut être n'est-ce qu'un masque supplémentaire.

Dans tous les cas, tu n'as pas besoin d'un cauchemar en plus. Et elle ne t'apparaît guère si effrayante. Simplement... inspirante. Elle te rend peut être un eu admiratif aussi. Comme tous les membres de l'Ordre Noir. Difficile de rester de marbre face à eux. Ils manient les mots comme personne. Inculquent des pensées et des idées. Les font devenir volonté, et bientôt réalité. Du moins tu en viens à l'espérer. Davantage que cauchemar elle t'apparaît comme un rêve. Un espoir. Nouveau hochement de tête. Pour montrer que l'information est traitée et assimilée. Dame de Glace elle sera. Après tout, derrière un masque de fer, le froid doit être présent. D'autant plus vu la baisse de température et le vent glacial.

La surprise n'a pas été oubliée. Mais le mot sonne différemment que récompense. Tu te méfies des surprises, elles ne sont pas toujours bonnes. Mais après tout, elle a annoncé être contente de toi. Pas besoin d'être méfiant pour rien. De toute façon, l'excitation et l'impatience l'emportent largement. Ton sourire s'élargit. Gamin à Noël, au pied du sapin, impatient de déballer ses cadeaux. Tu n'en peux plus d'attendre, il faudrait que tu sois fou pour repousser davantage ce moment. Tu ne les as pas aidés de façon intéressée. Mais la récompense est un plus, tu ne veux pas passer à côté.

- Si cela te convient, oui.

Toujours demander l'avis de l'autre. Ne pas faire de faux pas. Ne pas décevoir. Etre ce que l'on attend de toi. Parce que ça ne te dérange pas de devenir ce qu'elle veut. Ce qu'ils veulent. C'est ce que tu veux être aussi. L'un des leurs, peut être, un jour. Mais surtout, être accepté. Devenir ce que tu as toujours voulu être. Ne plus faire parti des faibles mais de ceux qui inspirent la crainte et l'autorité. Pour qu'enfin les rôles soient inversés. Pour être un des précurseurs de la liberté.
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 33, Jeu 30 Nov 2017 - 18:24




La terre tremble sous ses pieds, le monde cri de douleur en silence. Elle a l'impression que, un à un, les sens des humains sont arrachés petit à petit. Que l'univers laisse faire et que les hommes ne font que fuir. Il n'y a personne pour se battre, il n'y a plus personne pour hormis eux... Cette poignée d'inhumain qui se laisse submerger par les émotions, par la haine, par l'indifférence, par le vice de vouloir simplement... vivre comme ils l'ont envie.

Très bien

Son rythme cardiaque s'accélère, le sang boue dans ses veines jusqu'à la faire fondre. Son squelette bouge lentement, son corps s'épuise sous des pensées de peur. C'est la première fois en dehors de la grande maison, c'est le premier être qui verra sous l'invisible couche de cruauté ce qu'il en est, ce qui reste de 33.

Lentement, ses mains de glace s'approchent de son propre visage, elles enlèvent le masque dans une infinie lenteur pour le donner au garçon. Elle était là sa surprise, elle était là son erreur principale.

Elle voulait avoir confiance. Subitement, elle pose de force un doigt devant la bouche du gamin, pour lui faire signe de se taire au cas où. Elle n'a aucune idée de ce qu'il va faire. Mais elle ne veut pas prendre le risque de quoi que ce soit. C'est la masquée qui reprendra la parole avant lui, elle ne veut pas lui laisser le choix.

Je suis la dame de glace, n'oublie pas. Ne prononce pas l'autre nom que tu connais, ne le dis pas...
_Il faut renier l'autre passé
Sois simplement présent, lorsque ça commencera. Je me battrais alors pour toi.

Elle n'avait pas envie de l'entendre, elle ne voulait surtout pas le voir. Elle aurait raturé de part et d'autres, sa propre identité. Cette propre morale qui l'aurait empêché de porter ce masque.
Elles sont deux personnes différentes, elles sont même trois.  
Mais 33 ne supporte pas les deux autres. Vivre contrainte à la raison, alors que la cruauté l'appelle depuis les ténèbres. Elle voudrait s'y plonger tendrement, sans avoir à regarder en arrière. Mais sous le masque, on la rappelle toujours à l'ordre.
Et étrangement, ce n'est pas celle qu'Azaël est censé connaitre.

33 laisse s'échapper son ancien masque, pour en porter un neuf.

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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Jeu 21 Déc 2017 - 22:48


Ta surprise arrive. Enfin. Tu vas être récompensé de tous tes efforts pour l'Ordre. Tu ne sais pas à quoi t'attendre. Tu n'as absolument aucune idée de ce que tu vas recevoir. C'est très excitant d'un côté, et plutôt flippant de l'autre. Difficile de savoir sur quel pied danser. Mais tu n'as visiblement pas de quoi avoir peur. Tu es de leur côté, et tu as fait ce qui t'était demandé. Une main s'avance vers le masque qu'elle porte. Pour lentement le retirer. Dévoiler un visage. Visage connu. Tu restes figé un temps, à l'observer. Sans comprendre réellement. Tu aurais sans doute dû savoir. T'en douter. Troisième masque qui tombe devant tes yeux. Troisième surprise. Tu ne connais visiblement pas les gens.

Et pourtant, tu te sens fier de l'avoir devant toi, visage découvert. Elle a assez confiance en toi pour faire ça. La Dame de Glace. Un sourire prend place sur tes lèvres. Sourire emprunt de fierté et d'admiration. Sourire d'un enfant qui rencontre un de ses idoles. Le doigt qui se pose sur tes lèvres te fait reculer d'un pas pour casser le contact physique. Mais tu comprends son geste. Tu comprends ses mots. Simple hochement de tête. C'est évident pour toi. Le secret restera bien caché. A jamais. Tu tiens le masque entre tes mains. Ton regard passe du métal à la chair. Comme pour t'assurer de la réalité du moment. Tu aimes ta récompense. T'en es immensément fier. Tu te sens grandir. Passer un cap. Comme si, enfin, tu t'approchais un peu plus encore de ton rêve.

- Jamais je ne divulguerai ton nom.

Elle peut te faire confiance. Quoi qu'il arrive. Tu feras tout ton possible pour protéger son identité secrète. Parce qu'elle est trop importante pour être dévoilée. Et parce que l'Ordre est trop important pour être vendu. Tu gardes le masque contre toi. Comme un cadeau précieux. Tu le rangeras avec soin dans la Crèche. Faudrait pas que le Perché tombe dessus, personne ne sait avec quoi il risquerait de le confondre. Quoi qu'il faudrait qu'il y passe de temps en temps pour tomber dessus. Ce ne serait pas si mal, finalement. Tu retiens un soupir. T'en as assez de toute cette solitude qui te bouffe. Et les mots de la Masquée n'arrangent rien. Tu plantes ton regard dans le sien en lui répondant. Ton ton est ferme, déterminé. Parce que t'en as assez d'être vu comme un gosse. Tu veux entrer dans la cour des grands. Aider réellement. Faire changer les choses. Entamer le combat.

- J'veux pas que tu te battes pour moi. J'veux me battre pour vous. Avec vous.

Elle remet un nouveau masque. L'ancien disparaît dans ta cape, caché. Les mot sont partis. Tu ne veux plus simplement être un pion sur l'échiquier. Tu veux faire partie des pièces maîtresses inclues dans la stratégie.
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 33, Lun 22 Jan 2018 - 14:35




Contenu sensible à venir

Le chaos dans les veines. Une odeur de survie qui se dégage du monde. Un écran de fumée qui ne se lasse jamais des cris. Elle a la chair ensanglantée par les regrets, par les remords. Elle sait que son corps entier est sali par les actes macabres, que son esprit tordu lui ordonne de faire. Mais la masquée n'arrive jamais à s'arrêter, elle ne sait même pas pourquoi.
_C'est juste des pulsions animales

Est-ce que tu es prêt à déchirer les cordes vocales de l'univers ?
Est-ce que tu es d'accord pour mettre à feu et à sang le monde ?

Un rictus derrière une ombre. Le squelette qui s'avance vers les étoiles, vers la forêt profonde remplie de haine. Les fantômes qui dévorent la nature à pleine dent. Rien n'est pas parfait, tout est sombre, si déjanté sans aucun sens. Elle le sait, que c'est un concept incongru qui s'évapore de ses paroles. Et pourtant, elle veut qu'il comprenne que les choses ne sont pas les mêmes quand ce genre de rencontre se produit.
Elle ne se cache pas, qu'une fois dévoré dans les enfers, son comportement est bien différent de l'ordinaire. Elle ne veut pas lui donner des illusions, si jamais un jour les choses venaient à tourner de manière différente à ce qu'il s'attend. Parce qu'une fois la folie injectée dans les veines, il est bien trop tard pour faire demi-tour. Rien ne l'empêcher de rire à gorge déployée, en trainant la vie jusqu'à son dernier souffle.

Si jamais tu sautes, que tu restes sérieux et digne de confiance. Alors on t'offrira un siège d'élite parmi ceux qui nous soutiennent. Ensuite, peut-être tu t'élèveras vers des cieux plus conséquents.

Elle n'était pas capable de lui promettre une place totale parmi les siens. Parce qu'elle ne lisait pas encore l'avenir, et qu'improviser des espoirs illusoires, c'était comme écrire du vide. Elle n'en était pas capable, elle ne voulait pas l'être. Alors elle se contenait de souffler des murmures qui faisaient probablement sourire aux plus jeunes.
Lentement, son gant noir se lève vers lui. Elle lui tend une main, elle lui tend un avenir et peut-être même plus. La mangemorte, derrière les gouttes de sang d'autrui qui perlent sur son visage, n'est rien d'autre qu'une humaine.
_Il n'y a que la cruauté qui les différencie d'un être de lumière

Mais la bonté aussi, possède un prix.


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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Azaël Peverell, Jeu 25 Jan 2018 - 14:47


Une question s'élève dans la nuit. Comme pour s'assurer de ton soutien, de ta volonté à faire partie de quelque chose de plus grand. Tu hoches légèrement la tête, réellement convaincu. Et ta détermination transparaît dans ta voix. T'y crois. Tu te sens prêt. Et l'idée que tu ne le sois pas vraiment ne te traverse même pas l'esprit.

- Bien sûr que je le suis !

T'as fait tes preuves, non ? T'as montré qu'ils pouvaient compter sur toi. Que t'étais de leur côté. Etre sérieux et digne de confiance, t'es déjà persuadé que c'est le cas. Tu veux tellement qu'ils te voient, qu'ils soient fiers de toi... Une place d'élite parmi leurs partisans, voilà une idée qui te plaît. Qui montrerait leur reconnaissance. C'est tout ce que tu veux, après tout.

Une main gantée de noir se tend. Tu l'observes un instant avant de la saisir et de la serrer avec conviction. Comme un pacte, une promesse silencieuse. Celle que tu feras tout pour parvenir au sommet. Pour que ces sphères te soient ouvertes. Tu veux faire partie du nouveau monde, de la nouvelle ère qui se prépare dans l'ombre. Et si tu peux faire n'importe quoi pour que cette ère nouvelle arrive plus rapidement, tu le feras. Parce que c'est ton unique objectif d'avenir. Tu veux tout recommencer. Etre enfin à ta place dans la société plutôt que de la repousser de toutes tes forces. Et être libre.
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Re: À l'orée de la forêt

Message par : Mangemort 33, Jeu 15 Fév 2018 - 23:34




La nuit défile. C'est un appel qui se fait dans le noir. La lune éclaire la route, comme des phares le long des bords de route. Peut-être que d'une certaine manière, la masquée se projette dans une vieille voiture moldue, sur un chemin de terre près de la mer.
Elle conduit vers la falaise, sans jamais s'arrêter, prête à s'écraser. Assis à ses côtés, le petit Azaël qui dort à poing fermé. Il fait confiance à la mort. Mais ce n'est qu'une image, une illusion d'instant. Une peinture que les nuages dessinent dans l'horizon.

Lentement, elle s'avance alors que ses doigts s'évaporent du contact passablement humain. Cachée, sa langue lèche ses lèvres. Une énième âme a dévoré, mais aussi à protéger du vide. Un être à ne pas tirer vers le vide, mais à pousser à voler de ses propres ailes. Lui montrer comment prendre son élan et comment rester en vie. Ne pas s'effondrer et se battre pour la plus belle des causes de l'histoire. Et 33 sait, elle sait comment faire. Parce que les êtres vicieux ont toujours pleins de ressources.

Des questions peut-être ?

Presque une phrase qui se veut sans aucune réponse. Pas l'envie nécessaire de s'aventurer sur le sujet là, maintenant. Elle préférait ne pas aborder les peurs et les doutes comme avec d'autres partisans. Parce qu'elle n'était pas un psychologue, elle n'aimait pas les écouter. Elle préfère juste, jouer.

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