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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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A Paris
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Wendy Wacker
Serdaigle
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A Paris

Message par : Wendy Wacker, Sam 5 Sep 2015 - 19:55


Avec Kami Lysandre

Ah, Paris. J'avais encore dû mal à croire que je me tenais là, dans un palace au beau milieu de la capitale française. Ma famille se préparait pour ce soir. Nos tenues devaient être irréprochables, et ce n'était pas pour rien : ce soir, j'allais rencontrer ma future belle-famille, autant dire qu'il valait mieux me tenir à carreau. J'aidais Helin à nouer le nœud de sa robe. Dans cette tenue, elle avait l'air d'une Alice aux Pays des Merveilles, mais avec de la dentelle noire et avec du vert forêt comme couleur dominante. Elle semblait plutôt contente contrairement à ce que j'aurais cru : pour elle, l'annonce du mariage de Vanessa avait été une grande nouvelle, et la rencontre de la belle-famille l'enjouait encore plus. Surtout que c'était des Sang-Pur ! Cependant, je l'avais défendu de parler durant la soirée qu'on allait passer avec eux. Car avec elle, les discussions tournaient vite au drame, étant une jeune fille au tempérament de feu qui ne savait absolument pas tenir sa langue. Quelques minutes avant le départ de l'hôtel, je laissais Helin finir de se préparer seule dans sa chambre, afin de rejoindre Vanessa et si possible lui donner un coup de main.

Je sillonnais les nombreux couloirs de la chambre d'hôtel pour finalement trouver la chambre de ma soeur aînée, qui devait être sans aucun doute la pièce la plus reculée. Après avoir toqué plusieurs fois, j'entrai dans la pièce pour y découvrir Vanessa, plus belle que jamais. D'ordinaire, la jeune rousse était une femme splendide, mais dans sa longue robe blanche, elle ne l'était qu'encore plus. Ses cheveux longs étaient attachés en une tresse et un serre-tête rouge flamboyant couronnait le tout. Je ne pus m'empêcher de lâcher un "Waouh" à la vue de ma sœur. Cependant, elle baissa la tête, et je devinais que ce n'était pas à cause de mes compliments car elle devint rouge. Rouge de honte... Je me précipitais vers la rouquine, avant de poser délicatement mes mains sur ses épaules pour lui demander ce qui n'allait pas. Sa réponse fut des plus brèves : elle avait simplement peur de se ridiculiser devant les membres de sa nouvelle famille. Je la rassurais tant bien que mal, jusqu'à que Mère nous appelle afin de se rendre au lieu de rendez-vous.

Mon père, ma mère, mes deux sœurs et moi, nous nous étions rendus à l'endroit prévu en transplanant. Je n'avais pas mon permis de transplanage mais ma mère et ma sœur l'avaient et nous avaient donc escorté jusqu'à un salon de thé sorcier au plein cœur de Paris, près de la Tour Eiffel. Le"Magic Tea Time" était un salon avec une très grande renommée, si bien que les riches étaient les seuls à pouvoir prendre le thé ici. C'était un bâtiment très glamour et surtout extrêmement élégant et raffiné, et il était nécessaire de connaître les bonnes manières pour passer un moment ici. Ce qui n'était pas un problème pour notre famille, car étant des descendants de sorciers et sorcières depuis des générations entières, les bonnes manières nous étaient apprises dès le plus jeune âge. A quatre ans, je savais déjà pratiquement tout dans ce domaine !

Ce qui m'inquiétait, c'était que Vanessa était toujours rouge, et je me doutais que sa timidité prendrait le dessus. Cela me faisait beaucoup de peine, mais mes mots réconfortants ne suffiraient pas à la rassurer - autant dire que je ne pouvais rien y faire. Nous nous installions sur une grande table sur laquelle était disposée des pâtisseries et des bocaux en verre remplis de thé, dont la saveur était étiquetée dessus. A ma gauche se tenait Helin, à ma droite Vanessa. Mon père était en face d'Helin, et ma mère se tenait à sa droite. Selon le plan de table, le futur époux de Vanessa serait en face de cette dernière, les beaux parents se tiendraient aux côtés de leur fils et de leur belle-fille et en face que moi aurait place une certaine Kami. J'attendis poliment que la belle-famille arrive, me tenait droite sur ma chaise. Mes yeux grisâtres étaient rivés vers l'entrée. Je ne pouvais nier que j'avais terriblement le trac. Et si mes beaux-parents me détestaient ? Et qui était cette Kami ?
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Darylyn Dear
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Re: A Paris

Message par : Darylyn Dear, Lun 14 Sep 2015 - 23:59


Ridicule.

Voilà ce que pensait Kami en se regardant dans le miroir de sa chambre. Ses cheveux blonds aux quelques mèches roses et mauves avaient été lâchés, et sa frange était séparée aux trois quart du côté gauche, tandis que l'autre quart, plus petit évidemment, était à droite. Il n'y avait pas eut besoin de boucler les cheveux de la jeune fille, car elle pouvait jouir d'une chevelure brillante, qui aux racines, était lisse pour progressivement devenir de belles boucles qui semblaient avoir été méticuleusement faites et placées au bon endroit. Il n'en était rien. La jeune fille avait seulement de très beaux cheveux. Un serre-tête plus ou moins épais et bleu marine venait séparer sa frange du reste de sa chevelure blonde dorée. Sa mère, la regardait, et un semblant de larmes se voyaient dans ses yeux noisettes. 

Kami soupira un peu. Sa robe était bleue marine, aussi, des manches pas très longues. Sur le col, deux petites choses que Kami n'aurait pas sut nommer, d'un bleu cyan, pendant à son cou, des mêmes que sur... Quelque chose. Ce qui sembla moulait son corps fin était beige clair, et des dragons chinois, bleus et dorés, étaient brodés. Elle lui arrivait au dessus des genoux. Kami ressemblait donc à ce que ses parents avaient toujours voulu qu'elle soit : une poupée lolita et asiatique. Une combinaison bizarre mais qui semblait marcher. Elle était presque parfaite. Seules ses mèches roses et mauves pouvaient gâcher la "tableau". C'était certainement sans compter le fait que les yeux de Kami ressortaient bien plus. Deux grandes flaques d'un rouge écarlate au milieu de cette mer de bleu. Discrétion, 0! Mis à part cela, une poupée de porcelaine (démoniaque) se tenait face au psyché. Cependant, Kami affichait une moue boudeuse. Elle se tourna vers sa mère. Pourquoi ?

- Parce que c'est mignon ~ ! répondit sa mère en s'approchant de sa fille pour lui faire un câlin,

Kami soupira, ses yeux rougeâtres au ciel, comme toujours quoi... Elle "esquiva" sa mère en faisant un pas sur le côté, sachant très bien que sa mère faisait des câlins en fermant les yeux. La mère de la franco-japonaise eut donc pour seul câlin, celui de ses bras se resserrant sur elle-même, à la recherche de la blonde. Alors qu'elle faillit tomber, elle reprit son équilibre avec une facilité déconcertante. L'entraînement avec ses frères sans doute. Elle tourna la tête pour faire la moue à sa jeune fille.

- Et bien, jeune fille, c'est comme ça qu'on remercie sa mère de l'avoir mise au monde?!!! demanda la brune avec un ton qui se voulait réprobateur,

- Mais mère !... Ce n'est pas ça. C'est juste que je n'aime pas les câlins. répondit la jeune fille avec un gémissement plaintif, 

Les deux soupirèrent en même temps. Elles se connaissaient bien assez pour savoir que ce n'était pas avec Kami que l'on faisait ce genre de choses. Les Bisounours n'avaient jamais été de grands amis de la petite Lysandre, cependant, Amaterasu, ou Katsumi (pour vous, manants!) , sa mère, ne perdait pas espoir qu'un jour, sa fille chérie lui fasse un câlin!....

- Je ne pourrais pas simplement rester ici avec Artemis ? demanda la Serpentard en priant presque la déesse des bananes,

- Laisse-moi réfléchir.... Non. répondit sa mère, se souciant peu des plaintes de sa fille,

- Mais euuuuuuhhhhhhhh..... S'il te plaiiiit !!!!!!!..... En plus, Artemis est la SŒUR d'Appolo! Pourquoi elle, elle peut rester ici, et pas moi!!??? implora Kami avec de beaux yeux de chiens battus,

Sa mère, compréhensive, refusa. Cette fois, elle fut assez dure, montrant un autre visage, celui d'une meneuse. Celui d'une déterminée. Le regard que pouvait se partager les deux asiatiques. Telle mère, telle fille, me direz-vous. Finalement, Kami se résigna, mais dès que sa mère passa le seuil de la porte, pour partir, non sans rappeler à la franco-japonaise qu'il fallait se dépêcher, elle pesta en tapant du pied. Maudissant intérieurement son cousin bien-aimé pour avoir osé se fiancer alors que Kami voulait rester au village pour embêter les habitants. Sora? Elle le maudissait aussi, mais moins qu'Appolo!....

Après une demie-heure, quand Kami fut prête, la sonnerie,.... Sonna. Après quelques instants, un très bel homme qui devait mesurer quelques centimètres de moins que le père de la "Barbie lolita asiatique" (aka Barbie L.A), qui lui, faisait déjà deux bon mètres, il avait à peine une petite barbe, ses cheveux étaient "gorgés" de soleil, blonds dorés, à l'instar de Kami, son teint était halé, ses yeux étaient d'un beau bleu comme la mer. Il avait une carrure assez imposante. Pas celle de son père, pas celle d'un athlète, celle d'un séducteur. Celle de celui qui fait tomber les dames comme des mouches. Tout cela accompagné d'un costume noir. Kami était si ... Émerveillée, devant cet homme.

- Oncle Zeus!!!!!! dit-elle en se jetant dans ses bras,  

- Hades! Comme tu m'as manqué! dit le fameux "Zeus", la prenant dans ses bras avant de la reposer sur le sol en douceur,

- Je t'ai déjà dit que ne pas m'appeler comme ça ! dit-elle en croisant ses bras pour refaire la moue,

Son oncle ria et lui pinça la joue. Le peste faillit lui mordre la main!..... Le père de la dite "peste" arriva, accompagné de sa femme. Il ressemblait beaucoup à son frère jumeau. Seulement, il paraissait plus vieux, et il avait une "pigmentation" plus claire. Katsumi fit la "bise" à son beau-frère. C'était bizarre de voir que Zeus et Katsumi n'étaient pas mariés, car ils avaient des caractères très similaires. Katsumi avait certainement préféré le grand frère. Cependant, Kami ne vit pas sa tante et le fils de cette dernière. Sa fille étant vautrée sur le canapé dans le salon, regardant tranquillement la télévision.


- Où sont tante Morgana et Appolo? demanda-t-elle, interrompant les discussions de ses aînés,

- Ils sont déjà partis. Certainement arrivés là-bas même. Nous y irons par transplanage. Tu viens, Kami? dit son oncle en lui tendant sa main,

Sans hésiter, elle lui prit la main avant de transplaner pour Paris. Non loin de la Tour Eiffel. Juste devant le "Magic Tea Time".

Vertige.

C'était horrible. Intolérable. Si Kami n'avait pas eut l'estomac solide, elle aurait sans aucun doute vomit. Heureusement, ça n'arrivât pas. 

Le bâtiment était d'une splendeur, époustouflante. Magique.... Ironique, n'est-ce pas ? A l'entrée, se tenaient, Appolo et  la fameuse tante Morgana. Kami leur offrit un petit sourire. Qu'ils rendirent. En s'approchant, la blonde offrit un câlin à son cher cousin. En ce moment, ils étaient en "conflit". Mais, ils ne s'étaient pas beaucoup vu ces derniers temps, et malgré tout, ils étaient très proches. 

Sans plus tarder, ils entrèrent tous dans le salon de thé. Aussi beau de l'intérieur qu'à l'extérieur. Kami aurait pût paraître impressionnée. Mais non. Ses parents, n'étant pas bons amis de la magie, ayant peur que leur fille passe du côté "obscur" de la force, on va dire, le père affichait un visage froid et impassible. La mère, en revanche, arborait un beau sourire chaleureux, contente d'être ici. L'oncle semblait tout aussi content, tandis que la tante, avait un sourire froid, faux et assez discret. Mais ce qui frappait vraiment était sans doute Kami et Appolo. Appolo, tout sourire, semblait vivre le plus beau jour de sa vie. Kami, qui avait autrefois une expression boudeuse, était passée à quelque chose d'encore plus dur que son propre père. Les lèvres légèrement pincées, les muscles contractaient, les sourcils légèrement froncés, elle ne semblait pas si lady like que ça, pour contrastait avec sa tête "naturelle". En faite, elle ressemblait plus au chef de la famille. Une enfant prometteuse, j'vous le dis!

Ils retrouvèrent vite les Wacker, peu de monde se trouvait ici. Kami reconnut Miss Wacker, une professeur à Beauxbâtons. Elle ne l'avait jamais "vraiment" eut, mais avait eut l'ocassion de lui parler à maintes reprises. Ils se dirigèrent vers eux. Le groupe commença à se saluer. Puis Kami et sa famille se mirent en place. La jeune Lysandre, à côté de son cousin. En face d'une jeune fille. C'est alors que les yeux écarlates, voire presque fuchsia de la Serpentard rencontrèrent ceux de la brune, aux yeux couleur de lune. 

Son expression toujours froide, elle fit un léger hochement de tête à toute l'assemblée.

- Bonjour. Je suis Kami Moonshine Lysandre, cousine D'Appolo. Vous êtes...? dit-elle à l'intention de la jeune fille en face d'elle,


Le visage toujours stoïque, elle vit néanmoins une jeune femme rousse, rougir en posant son regard sur Appolo. La franco-japonaise fronça les sourcils.

C'est donc elle ?..... 

Pensa la peste en fixant la rouquine de son regard sang, sans plus de préoccuper de la jeune fille devant elle. 

Elle jeta un regard lourd de sous-entendus à son cousin. Son regard de braise, pendant un moment, s'emplirent de colère, souhaitant dire une seul chose : Appolo, tu n'es qu'un sombre idiot.


La tenue de Kami:
 
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Wendy Wacker
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Re: A Paris

Message par : Wendy Wacker, Ven 25 Sep 2015 - 20:42


La première personne que je vis entrer dans le salon, ou du moins celle à laquelle j'apportais une petite attention, ce fut une jeune fille aux traits asiatiques. Elle était belle, très belle, mais ses yeux sang me glaçaient. La petite devait avoir peut-être une douzaine d'années, étant donné qu'Helin était légèrement plus petite à première vue. Arriva ensuite les autres, dont un jeune homme aussi magnifique que la jeune fille, qui devait être Appolo car Vanessa lui adressa un discret petit sourire qui en disait pourtant long. La fille s'installa en face de moi, il s'agissait donc de la fameuse Kami. J'avais vaguement entendu parler d'elle, et il me semblait bien que c'était la cousine du futur époux si je ne me trompais pas. Mes pensées se confirmèrent lorsqu'elle se présenta, plutôt voir même très froidement, puis elle me demanda qui j'étais.

Enchantée. Je m'appelle Wendy Caroline Fiona Wacker, mais appelez-moi juste Wendy. Répondais-je en l'attention de toutes les personnes présentes autour de la table. Je suis la fille de Philipe et Victoire Wacker, à ce moment précis, je fis un brève geste de la main pour montrer mes parents, et donc la sœur de Vanessa. Enfin pas tout à fait. Vous l'ignorez sûrement, mais je suis en réalité adoptée.

Helin tenta alors de dire elle aussi quelque chose. Le sourire qu'elle m'avait adressée juste avant d'essayer d'ouvrir la bouche ne m'indiquait rien de bon ; en effet, la connaissant bien, je me doutais qu'elle allait dire quelque chose d'impolie. Je lui coupais donc la parole, forcément à contrecœur car normalement, les personnes bien élevées devaient laisser les autres s'exprimer. Mais je ne pouvais prendre le risque que le rendez-vous finisse en fiasco...

Helin, qui se tient à ma gauche, est elle aussi une enfant adoptée par les Wacker. Elle est arrivée chez nous quand j'avais treize ans. Elle a maintenant onze ans et étudie à Poudlard dans la noble maison de Serpentard.

Je regrettai de suite d'avoir parlé lorsqu'Helin me fixa d'un regard si mauvais que je crus bien que je ne sortirais pas d'ici vivante. Un silence de mort s'installa alors. Vanessa, malgré le petit sourire qu'elle avait lancé à son fiancée tout à l'heure, semblait de nouveau avoir la mort dans l'âme. Mes parents, quant à eux, s'étaient mis à discuter avec toute la belle-famille concernant des préparatifs du mariage. Tout le monde sauf moi, Helin, Vanessa, Appolo et Kami,  qui restions muets. Cette dernière, par ailleurs, semblait plutôt opposée à l'union, car depuis son petit dialogue, elle n'avait fait que jeter des regards inquiétants à son cousin.

En temps normal, engager une conversation n'était pas une chose très compliquée à faire pour moi, seulement là, le cas était différent. A mes côtés se tenaient une timide, un petit diable auquel j'interdisais de parler, ainsi que deux inconnus qui allaient faire partis bientôt de ma famille. Le rouge me montait aux joues, et je crus pendant un instant que j'allais devenir comme ma sœur actuellement. Mais je décidai de me ressaisir, et l'unique question que me vint fut :  

Alors, tu es contente de ce mariage Kami ?

Spoiler:
 
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Esteban Lefebvre
Personnel de Poudlard
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Re: A Paris

Message par : Esteban Lefebvre, Dim 1 Nov 2015 - 22:30


RP avec Severus Storm

Un samedi en France, durant la quinzaine des vacances et il faisait chaud, assez pour vous faire suer et vous donner l'envie de vous terrez en Alaska -un igloo, ça tient chaud mine de rien-, aussi, difficile à croire qu'il eut une dépression quelques semaines plus tôt. Maintenant, c'est un bel anticyclone qui couvre le nord de la France. Esteban passait de superbes vacances d'été auprès de sa famille et son cocon rassurant. La Magie, Poudlard et les cours étaient loin de ses préoccupations. Ses journées étaient remplies par diverses activités et des sorties à proximité de Besançon. Un sourire de contentement flottait constamment sur ses lèvres... plus ou moins, sauf en cet instant, ce beau petit blond tirait une tête de six pieds de long. Pour ne pas changer ? Ah non, Esteban ne boude que très rarement.
Le musée du Louvre. Si majestueux et impérieux de par son style architectural et sa pyramide centrale de verre et de métal est l'un des monuments les plus visités de France. Bref, il faisait beau et toute la famille Lefebvre avait signée résidence dans ce musée-là même situé à Paris. Non, non, ce n'est pas une mauvaise blague. Ils étaient bien là tous, avec chacun son ravitaillement dans le sac à dos baroudeur. En gros, c'est comme aller à la guerre. Sauf que là l'offensive se fait à coups de sandwichs. À noter aussi, que le père -Charles deuxième du nom- n'était pas présent. Le pauvre... lorsque sa femme lui avait donné le programme de la journée, il avait vite fait de se carapater de chez lui pour aller au boulot, alors que monsieur est censé être en congé figurez-vous. Raaah... Tous fêlés du cerveau dans cette famille.

« Esteban, j'te jure que je t'enfonce mon bracelet dans l'sternum si tu continues à faire cette tête. » Aïe ! Ça doit faire trop mal. Manque de bol,  il est clouté le bracelet. Ce n'est pas de sa faute s'il n'aime pas les musées. Ras-le-bol des clichés. Non, être intelligent ne veut pas forcément dire aimer visiter les musées ; avoir l'esprit de déduction, ne veut pas dire qu'on passe son temps à jouer aux dames ou aux échecs. Sa mère est d'ailleurs la première à démentir ces affirmations mensongères -c'est elle qui les obligent à "se cultiver"- elle qui est si loin de cette image de bonne femme élégante et raffinée. À présent, la petite troupe avait trouvé un point de ralliement. Ils se tenaient devant une sculpture de Michel-Ange, L'esclave Mourant. L'observation de l'oeuvre décrispa un peu Esteban. Son esprit intelligent fut attiré par la finesse des contours et son expression presque extatique. Sensible et intrigué par la représentation sensuelle de l'artiste, il oublia rapidement la cause de son énervement. La beauté de la sculpture était étrange et froide, figée dans le marbre. Le sourire qui étira ses lèvres disparut aussi vite qu'il était apparu suite à la remarque déplacée de Kevin : « On n'dirait pas qu'il souffre là. J'dirais plutôt qu'il est prêt à jouir... Hein ?! Jouir comment ? D'allégresse ou de plaisir ? Vu la mimique de Sabrina c'est plutôt la deuxième option. Argh. Image mentale affreuse. - Ça n'vas pas de dire ça ! Tu salis aussi bien l'oeuvre que l'artiste c'est dégueu. T'façon tu n'sais pas reconnaître les bonnes choses. - Hey ! Ce que j'te dis est vrai. Vas-y demande à qui tu veux, ils te diront la même chose que moi... » Mouais. Ne surtout pas faire l'erreur de demander aux autres, vu leur tête, ils sont du même avis. Vaut mieux demander à quelqu'un de censé. Finalement, le blond se détourna de sa petite famille à la recherche d'une personne ayant une bonne santé mentale. Il sursauta brusquement en apercevant un jeune homme qui se tenait à côté d'eux. Il ne l'avait pas du tout remarqué, celui-ci semblait être apparu comme une illumination. En plus, il a une tête louche des gens qui ne savent pas quoi faire de leur vie. Hum. Ça promet ! Prenant une grande inspiration, Esteban fit un pas et il l'interpella avec une certaine excitation mal dissimulée : « Bonjour ! Excusez-moi, mais euh... Il jeta un rapide coup d'œil à Kevin qui faisait des bruits obscènes. Il a un esprit si dépravé. - Quel sens donnez-vous au mot jouir en observant cette statue ? » Il n'y est pas allé à la petite cuillère... On dirait un journaliste avec leur sourire ultra Colgate. C'est dingue ce qu'il peut être polyvalent.

« Hey, j'vous connais ! Vous êtes le type qui m'a enfoncé la tête dans les WC ! » S'écria brusquement Esteban, un air ahuri sur son visage. Les Lefebvre dévisagèrent tous, la personne que le plus jeune accusa, prêts à bondir sur lui au moindre mouvement suspect.
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Severus Storm
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Re: A Paris

Message par : Severus Storm, Jeu 5 Nov 2015 - 15:07


Après son agression sur Londres, Severus avait passé de très agréables vacances au Portugal avec sa petite amie Emma-Lee. Ces moments de complicité et leurs discussions avaient permis au jeune homme de retrouver quelques forces. Malgré la chaleur qu'il détestait par-dessus tout, le sorcier avait pu se poser, réfléchir, essayer de reprendre le contrôle de son corps et de ses pensées. Calmer ses sentiments de honte et de colère n'avait pas été une mince affaire. Toutefois, grâce à Emma-Lee, Severus était parvenu à trouver une solution temporaire à ce qui faisait de son existence un cauchemar éveillé.

De retour à Londres, le jeune sorcier avait décidé de repartir quelques jours à l'étranger avec celui qui occupait ses pensées.

La France. Paris. Destination idéale pour s'échapper un peu de la ville de Londres. Sev' et Jimmy étaient tout deux tombés d'accord là-dessus. D'ailleurs, ils n'auraient aucun problème pour communiquer. Le Serpentard était bilingue. Sa mère, d'origine française, avait pris le temps de lui enseigner le français. Quant au Serdaigle de deux ans son aîné, il avait passé une année en France afin de découvrir les merveilles de Paris (parmi lesquelles quelques jeunes demoiselles) et d'apprendre une nouvelle langue. De ce fait, Paris s'était trouvée être l'endroit idéal pour s'enfuir de la monotonie londonienne. Et pourtant, qu'est-ce qu'ils aimaient Londres... Mais, les vacances sont l'occasion rêvée pour faire des nouvelles expériences. A ce sujet, Severus ne se doutait pas qu'il allait être servi en se dirigeant vers le célèbre musée du Louvres.

Le Serpentard de dix-sept ans s'y rendait seul. Son meilleur ami avait décidé d'aller faire un tour dans le Quartier latin. Bien que Jimmy et Severus soit séparés par la Seine l'espace d'un après-midi, ils avaient prévu de se rejoindre le soir afin d'assister à un concert de musique classique à l'Opéra Garnier. Au programme: la Sonate de Minuit de Beethoven, Orphée et Euridice de Gluck ou encore Bach et Chopin. Les deux jeunes sorciers en salivaient d'avance.

* Quelle chaleur ! * soupira le londonien en s'essuyant le front d'un revers de la manche. * Je quitte le Portugal et me revoilà étouffant sous un soleil de plomb en France... * Enfin, au moins, le jeune étudiant avait eu le bonheur de contempler les antiquités égyptiennes, tombait bouche-bée devant Le Livre des Morts égyptien, admirait les toiles présentes dans ce majestueux musée comme La Liberté guidant le Peuple et La Barque de Dante de Delacroix, ou encore la musculature détaillée de maints chevaux peints par Géricault. Parcourant à présent l'espace dans lequel étaient rassemblées de nombreuses sculptures dont celles de Michel-Ange, Severus entendit une voix qui ne lui était pas inconnue.

- Ça n'vas pas de dire ça ! Tu salis aussi bien l'oeuvre que l'artiste c'est dégueu. T'façon tu n'sais pas reconnaître les bonnes choses.

* Esteban Lefebvre * pensa le Serpentard. Ce nom se confirma lorsqu'il jeta un coup d'oeil rapide à ses côtés.

- Hey ! Ce que j'te dis est vrai. Vas-y demande à qui tu veux, ils te diront la même chose que moi...

Apparemment, le petit aiglon était en compagnie de sa famille. Avec un peu de chance, Severus passerait inaperçu... Prenant l'initiative de s'éclipser au plus vite, le jeune homme entreprit de faire demi-tour quand:

« Hey, j'vous connais ! Vous êtes le type qui m'a enfoncé la tête dans les WC ! »

* Bien sûr... Affiche-moi devant tout le monde. C'est vraiment ce dont j'ai envie pendant mes vacances... * se dit Severus avant de se retourner pour faire face au mioche qui l'interpellait vivement. Il le dévisagea un instant et se rappela de leur légère altercation. A l'époque, Esteban l'avait bien cherché. Le Serpentard lui lança un sourire narquois avant de répondre calmement:

- Tiens, tiens, tiens... Mais regardez qui voilà... Esteban. Le seul et unique volatile qui arrive à me faire sortir de mes gongs. Décidément, tu n'en loupes pas une, même en vacances, tu insistes pour que je m'occupe de toi.

Severus avait décidé de jouer dans le jeu du Serdaigle. Quand bien même celui-ci avait un caractère espiègle qui agaçait profondément le Serpentard de temps à autre, en réalité, l'étudiant de dernière année adorait Esteban. Et s'il voulait l'afficher en public, en particulier devant sa famille, Severus ne dirait pas "non" pour engager une petite course poursuite dans le musée. D'ailleurs, il avait l'avantage de pouvoir utiliser la magie, contrairement au Serdaigle. Et ça, Esteban le savait. Cependant, Severus décida de le lui rappeler:

- Ne tente rien, ici. Je te préviens: je n'hésiterais pas à faire usage de "Tu-Sais-Quoi" sur toi..., finit-il en prenant soin de baisser la voix et en lui adressant un clin d'oeil significatif.
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Esteban Lefebvre
Personnel de Poudlard
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Re: A Paris

Message par : Esteban Lefebvre, Jeu 19 Nov 2015 - 22:49


Désolé pour ce long retard. =]

Il a toujours la même tête qu'avant, pensa Esteban, l'œil scrutateur et critique. Voilà donc le type qui l'a maltraité et irrémédiablement gâché son week-end lors d'un séjour à Paris justement, chez son oncle. Aaah que le monde est petit. C'est dingue ! Severus... Comment connnaît-il son nom ? Vous n'avez qu'à lui demander. Oh oui, il ne va pas se gêner de vous donner tous les détails croustillants de cet... incident. Sa présence n'est pas (vraiment) dérangeante au contraire, voilà là une opportunité inopinée de se venger. Depuis ce fameux jour, il a une dent contre lui et l'envie de lui donner une bonne leçon après ce qu'il lui a fait. Enfoncer sa tête dans les WC ça passe. Tiré en plus de cela la chasse d'eau... Ah non, là ce n'est plus possible, c'est au-dessus de ce qu'il peut supporter. « Tiens, tiens, tiens... Mais regardez qui voilà... Esteban. Le seul et unique volatile qui arrive à me faire sortir de mes gongs. Décidément, tu n'en loupes pas une, même en vacances, tu insistes pour que je m'occupe de toi. Ah... Il a toujours autant de tact severus. Mais pas très perspicace hein. Il est aveugle ou quoi ! Ne voit-il pas que c'est une pure coïncidence. Bah alors on devient trop vieux...- Quoi ?! Mais non, j'suis pas un bébé ! » Protesta Esteban, offusqué et profondément vexé. Il n'a pas besoin qu'on prenne soin de lui. Merci bien, mais il est encore capable d'utiliser ses quatre membres moteurs. Alors, la charité, oui mais, quand il aura soixante piges ! Un léger froncement barra son front et il fit une moue boudeuse. Mais le froncement disparut rapidement. Sa hantise serait d'avoir des rides avant l'âge... En plus de polluer son espace vital, le Serpentard veut se la jouer babysiter. Beurk ! C'est encore pire qu'imaginer la prof de yoga de sa mère en string de guerre.

« Ne tente rien, ici. Je te préviens: je n'hésiterais pas à faire usage de "Tu-Sais-Quoi" sur toi... Tiens, il sourit comme Zizielapouffy. C'est trop dare. Mais ça lui va pas à Severus, parce qu'il n'est pas très attirant. Cette constatation fit pouffer Esteban. Allé, on zappe le vouvoiement : - J'm'en fiche... J'peux utiliser la magie dans l'Monde Sorcier, j'suis ton homme où tu veux, quand tu veux et là j'saurais t'régler ton compte fissa ! » S'exclama le français un sourire triomphant aux lèvres, le point levé en signe de victoire. 'Tention, il est ceinture rouge de Taïkuendo. Même pas peur qu'il soit presque un adulte aux yeux du Monde Magique, il s'est déjà battu contre un grand... OK, son père l'a sauvé in-extrémis d'une mort certaine. Hum... Quelle est la probabilité qu'il sorte indemne de l'affrontement ? Aucune ! Severus va sûrement le casser en deux, mais il se battra jusqu'au bout.

Finalement, la rencontre avec le Serpentard qu'il admire en fait en secret -mais il ne faut pas le dire au concerné, sinon il va se prendre pour le centre du monde- n'est pas si mal. Cette virée culturelle ne sera pas aussi morne et dénuée de piquant. En gardant toujours un regard spéculateur sur Severus, il considéra les membres de sa famille. À part sa mère qui s'était brusquement écriée -comme si on lui avait annoncé que Les femmes peuvent mettre au monde des bébés phoques- « Vous êtes le fameux Severuuuus ! Ravie, ravie, ravie de vous rencontrer enfiiiiiin... » Puis elle lui serra vigoureusement la main. Esteban crut bêtement que son bras allait s'arracher de son corps. Sa mère s'était ensuite détourné du fameux "Severuuuus" comme s'il était une affaire classée et elle avait commencé à écrire des notes dans son calepin rose. Son regard dévisagea son jumeau, appréciant la beauté de la merveille devant lui. Ils sont l'opposé l'un et l'autre : son frère incarne plutôt le raffinement et la sérénité à l'état pur et lui, il joue surtout le rôle de la pile électrique. Son frère calme ses ardeurs et il le booste. Ils sont complémentaires. Le sourire du Sang-Mêlé s'agrandit si ce n'était possible puis ses yeux dérivèrent vers un autre Lefebvre et... Qu'est-ce que ? Non mais c'est pas vrai ! Les yeux exorbités au possible et l'air outré, Esteban darda sur son frère aîné qui arborait une belle teinte rouge sur ses joues, un regard réprobateur. « Noooon... J't'interdis de le regarder comme si tu veux l'manger. Severus est à moi ! S'écria-t-il en martelant le torse de son frère de son index. Naïf. il ne tilta même pas que ses propos pouvaient avoir un sens... ambiguë. Possessif le p'tit Rory ? Awnnn c'est trop choupinou ! - C'est moi qui dois régler son compte à Severus pas toi, alors ne me l'pique pas ! Kevin qui sembla sortir de sa transe rougit encore plus. Il essaya de se recomposer un visage impassible. - Hey Cow-Boy, calme tes ardeurs, j'vais pas te l'piquer ton Servismachintruc...'Plus, l'est trop fripé. » What The Phoque ?  Les rouages du cerveau d'Esteban furent momentanément déréglés. Attends, il l'a appelé comment ? Waaah il a dit "Servismachintruc"... C'est trop fort. Il a aussi dit qu'il est frippé, genre il est trop vieux quoi ! Au moins ils sont sur la même longueur d'onde. Esteban fit de nouveau face au Serpentard, ses yeux vairons brillants de malices. « Alors Severus, pas trop déçu de voir que ton charme n'opère pas chez les Lefebvre ? » Dit-il "innocemment" comme s'il s'adressait à un petit enfant de cinq ans un peu lent à la détente.
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Charlotte Fleury
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Re: A Paris

Message par : Charlotte Fleury, Dim 20 Déc 2015 - 21:51


Chose promise, chose due. Et je ne perds pas de temps, vois-tu !
PV
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{ Le RP précédent date d'1 mois et 1 jour }

Droite comme un piquet sur sa chaise, Charlotte commençait une dépression. Elle était rentrée en France pour rendre visite à sa famille la veille au soir, sans prévenir personne. La jeune femme souhaitait simplement faire une surprise à sa mère-chérie et avait réserver une table pour deux, le lendemain soir, dans un restaurant parisien. Malheureusement, sa mère était partie en voyage scolaire avec la classe dont elle avait la charge à Beauxbâtons. *Finalement, j'aurais mieux fait d'envoyer mon hibou...* s'était-elle dit lorsque son père l'avait accueillie chez eux.

Et voilà qu'elle se retrouvait au restaurant, avec Georges, son père. Quelle barbe... On ne pouvait pas dire que Charlotte et son père étaient les meilleurs amis du monde. C'était même plutôt l'inverse, pour tout dire. Georges n'approuvait pas l'attitude de sa fille envers les rangs de sorciers que la jeune femme estimait indigne d'intérêt. et il lui faisait savoir. Pourquoi avait-elle accepté de venir déjà ? Ah oui, uniquement parce qu'un bon repas dans un excellent restaurant étoilé français, ça lui manquait plus que tout.

« Charlotte. Charlotte, tu m'écoutes ou pas ? demanda Georges qui avait remarqué que sa fille regardait dans le vide.
- Hm ? répondit celle-ci. Non. Non papa. Je ne t'écoute plus depuis que tu as dit "le fils de Madame Richard". Je n'arrive d'ailleurs toujours pas à comprendre pourquoi tu continues à fréquenter cette famille de sang-de-bourbe ! Qu'est-ce qu'ils t'apportent hein ? A part des lasagnes tous les dimanches ? Ils n'ont juste aucun-
- Charlotte ! l'interrompit son père. Ça suffit maintenant. Tu n'es pas capable de tenir une conversation sans m'envoyer en pleine figure ta façon de penser et de voir les autres. Georges passa une main dans ses cheveux poivre et sel puis pris une longue gorgée de vin rouge. Ça fait des mois qu'on ne s'est pas parlé et tu commences déjà à t'énerver sans raison.
- Sans raison ? s'indigna  la jeune femme. Tu te fous ouvertement de moi. C'est TOI qui est venu me chercher à Sainte Mangouste la nuit où ce c*nnard m'a agressée et c'est TOI qui qui m'a dit que tu ferais tout pour le retrouver. Et tu as fait quoi papa, hein ? T'es retourné en France le lendemain. Alors ne viens pas me dire ce que je dois dire et faire en ta présence. A son tour, Charlotte pris une gorgée de vin, se resservit un demi-verre qu'elle vida d'une traite et se leva. Maintenant, si tu permets, je vais aux toilettes. »

Se levant de table et sans se retourner, Charlotte pris la direction des toilettes pour femmes, le rouge lui montant en joue. *J'arrive pas à croire qu'il me fasse encore la morale...* fulmina-t-elle intérieurement en ouvrant la porte brusquement. La pièce était vide et c'était tant mieux. Appuyant ses deux mains sur le lavabo, elle prit une profonde inspiration avant de se regarder dans le miroir. La lumière vive lui donnait une mine affreuse. Finalement, elle aurait mieux fait de rester chez elle. *Il faut que j'me casse* se dit-elle soudain en se redressant.

En sortant des toilettes, Charlotte jeta un coup d'oeil rapide à son père. Il continuait son repas tranquillement en jetant un oeil sur son téléphone portable, invention moldue dont il ne se séparait jamais et que Charlotte refusait d'utiliser. En soupirant et en se disant qu'elle prenait la bonne décision en s'éclipsant sans rien dire, la jeune femme prit la direction de la sortie.


Dernière édition par Charlotte Fleury le Mar 22 Déc 2015 - 19:29, édité 3 fois
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Re: A Paris

Message par : Azphel, Lun 21 Déc 2015 - 11:18


PV Charlotte Fleury
Dîner improvisé.
* * *

¤ ¤ T ¤ ¤ Azphel profitait de la période de fêtes qui occupait la majeure partie de la population sorcière pour s'octroyer des sorties plus ou moins lointaines du Londres en folie et de l'école de sorcellerie, qui étaient son pain quotidien. Savourant quelques jours de solitude avant de rejoindre sa belle italienne pour les derniers jours de l'année, il s'était décidé à retourner faire une escapade en France, un pays qu'il aimait pour sa richesse culturelle et sa gastronomie, indépendamment de son dégoût pour les moldus. La France était l'exception culturelle mondiale que tout sorcier se devait de connaître, selon lui.

¤ ¤ ¤Le soir était tombé et il était sorti de son hôtel vêtu d'un long trois-quart noir sur les épaules avec pour seul accessoire révélant son appartenance au monde des sorciers, sa baguette magique dissimulée dans une poche intérieure du manteau. L'hôtel qu'il s'était choisi était un quatre étoiles somme toute classique, le service du midi et du soir y étaient plus que corrects et les employés se montraient très crédules et vulnérables aux sortilèges de confusion. Un endroit idéal pour passer quelques jours tranquilles et reposant. Mais ce soir, il avait désiré plus que les Coquilles Saint-Jacque proposées par la carte et s'était mis en tête d'aller s'offrir quelque découverte gustative d'un grand restaurant.

¤ ¤ ¤Ses pas le conduisirent au détour d'une rue devant les vitres éclairées d'un établissement français qui vantait les mérites d'une cuisine gastronomique traditionnelle. Il hésita un instant, laissant son regard émeraude parcourir la carte, et alors qu'il allait ouvrir lui-même la porte, celle-ci s'ouvrit à la volée, laissant apparaître une blonde un peu pressée qu'il percuta de plein fouet.

- Excusez-moi, lui dit-il en la rattrapant d'un bras.

¤ ¤ T ¤ ¤ La jeune femme était plutôt mignonne, taille moyenne, blonde aux yeux vert bouteille, un charme évident sur le visage, bien que ses joues étaient un peu rougies, peut-être par le mordant de l'hiver, peut-être par un peu de boisson. Il la détailla un moment, quelque peu surpris de la voir empressée à ce point, et hésita à ne pas tenir compte de leur choc et à tracer sa route, aller manger sans y penser.

- Ça ne me regarde peut-être pas, dit-il finalement, mais est-ce que la bouffe était dégueulasse pour que vous quittiez ce restaurant si vite ? Si c'est ça, je ferais peut-être mieux d'aller manger ailleurs. Si vous avez une bonne adresse à me conseiller, je ne suis pas vraiment du coin.

¤ ¤ ¤Il sourirait à la jeune femme, à la fois amusé de lui être rentré dedans et plaisantant de ses propos, qui étaient peut-être vrais. Qui sait, peut-être que sur cette rencontre impromptue ils allaient manger un bout ensemble et passer une bonne soirée, ce serait ça de gagné. Cette rencontre changerait de celles qui s'étaient faites quotidienne depuis qu'il était retourné à Poudlard : des, élèves en dehors des dortoirs à des heures pas permises et peu soucieux du respect. Les adultes avaient au moins ça pour eux, de ne pas être irrespectueux, ou de savoir le cacher, ce qui revenait à peu près au même pour Azphel.


Dernière édition par Azphel le Lun 21 Déc 2015 - 11:22, édité 1 fois
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Re: A Paris

Message par : Charlotte Fleury, Lun 21 Déc 2015 - 17:13


A peine avait-elle poussée la porte du restaurant que Charlotte se pris quelqu'un de plein fouet. Retenant un cri de surprise, elle ne s'en formalisa pas tout de suite et s'éloigna sans se retourner avant d'être rattrapé par le bras et qu'une voix masculine se fit entendre.

« Excusez-moi, entendit-elle avant de faire face au parfait inconnu qui venait de la stopper dans sa course. Ça ne me regarde peut-être pas, dit-il finalement, mais est-ce que la bouffe était dégueulasse pour que vous quittiez ce restaurant si vite ? Si c'est ça, je ferais peut-être mieux d'aller manger ailleurs. Si vous avez une bonne adresse à me conseiller, je ne suis pas vraiment du coin.

Surprise par cet façon relativement étonnante que l'homme avait de s'adresser à elle comme ça alors qu'elle ne le connaissait pas, Charlotte pris le temps d'observer le personnage en question. Grand, cheveux noir, un regard perçant et une certaine stature. Pas désagréable à regarder, en fait. La jeune femme avait juste envie de partir du restaurant, mais elle était en France depuis quelques heures seulement et ça l'ennuyait profondément de devoir quitter son pays natal aussi rapidement. Aussi, elle se décida d'être aussi étonnante que le grand brun l'était.

- C'est un de mes restaurants préférés, si vous voulez mon avis. Mais mon compagnon de repas m'a fait regretté d'être venue. Je n'ai mangé que mon entrée, aussi je peux vous conduire dans un autre endroit, si le coeur vous en dit. osa-t-elle proposer, se disant que ce genre d'attitude ne lui ressemblait pas vraiment. Après tout, je n'ai pas réellement envie de rentrer chez moi tout de suite... »

Peut-être que le jeune homme n'avait pas envie d'avoir de la compagnie ce soir, mais ça valait quand même le coup d'essayer. Ce soir, Charlotte préférait être accompagné d'un inconnu, plutôt que seule.
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Re: A Paris

Message par : Azphel, Mar 22 Déc 2015 - 13:18


PV Charlotte Fleury
Dîner improvisé.
* * *

¤ ¤ T ¤ ¤ C'est en la regardant le dévisager qu'il se rendit compte à quel point l'inconnue était belle, même sexy, pour être honnête. Le genre de femme taillée dans un moule dont peu d'exemplaires sortent, une série limitée produite à peu d'exemplaire et qu'un homme gardait en général au secret. En somme, une rencontre pas désagréable si tant est qu'elle se pousserait un peu plus loin qu'un simple choc à une porte de restaurant.
- C'est un de mes restaurants préférés, si vous voulez mon avis. Mais mon compagnon de repas m'a fait regretté d'être venue. Je n'ai mangé que mon entrée, aussi je peux vous conduire dans un autre endroit, si le coeur vous en dit. Après tout, je n'ai pas réellement envie de rentrer chez moi tout de suite... »

La réponse avait le mérite d'être sincère, autant que surprenante. La belle blonde faisait faux bond à quelqu'un. Si c'était un homme, il devait être sacrément mauvais pour avoir laissé partir une perle pareil. Plus surprenant, la jeune femme l'invita à rejoindre un autre endroit de sa connaissance. L'idée était plaisante, il aimait les gens qui l'accrochait comme ça directement sans porter de jugement, et puis il méconnaissait la capitale française alors une guide ne pouvait être qu'un cadeau du ciel.

- Avec plaisir alors. Je connais pas grand chose du coin, donc je vous suis ! Je viens juste de quitter mon hôtel, vous pouvez me trimbaler une bonne partie de la nuit. Je m'appelle Azphel, au fait...

Ils échangèrent un sourire et entamèrent leur cheminement dans les artères parisienne, suivant les pas de la jeune femme, s'interrogeant sur ce qu'elle avait en tête.
- Vous êtes... parisienne? lui demanda-t-il en chemin. Il était de notoriété publique que les Françaises étaient parmi les plus belles femmes du monde, la réponse semblait évidente, autant que le léger accent qu'elle portait. Je viens d'Angleterre, dit-il de manière totalement anodine.

¤ ¤ T ¤ ¤C'est vrai qu'il ne s'était pas posé la question de savoir si elle était sorcière ou non. La rencontre n'en serait que plus amusante si tel était le cas. La blondinette arrêta leurs pas après plusieurs minutes, se stoppant devant ce qui était visiblement un cabaret spectacle ou quelque chose du style, qui faisait restaurant également. De l'extérieur ça avait l'air stylé et des plus plaisant, le genre d'endroit qui met de bonne humeur et aide à passer une soirée relaxante et détendue. Ça promettait d'être très distrayant.
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Re: A Paris

Message par : Charlotte Fleury, Mar 22 Déc 2015 - 21:34


PV - Azphel

L'inconnu s'appelait donc Azphel, peu commun. Il ne devait pas être du coin. Après avoir également décliné son identité, Charlotte invita sa nouvelle rencontre à marcher à ses côtés. Tout en se dirigeant vers un endroit qu'elle appréciait particulièrement et  prenant le temps de le regarder plus en détails, la jeune femme remarqua que son inconnu d'un soir avait un certain charme. Sa taille et sa stature donnait à cet homme un air viril et ses cheveux foncés accentuaient son aspect presque sexy. Il avait l'air d'être plus vieux qu'elle, peut-être dans la trentaine si elle en jugeait ses son visage légèrement marqué. Elle souriait intérieurement, on pouvait dire qu'elle aurait pu tomber sur pire, comme compagnie impromptue.

« Vous êtes... parisienne ? lui demanda-t-il alors qu'ils étaient quasiment arriver là où elle voulait l'emmener. Je viens d'Angleterre.

- Je suis française, oui. Mais je vis en Angleterre. Je rends visite à de la famille... ce dernier mot lui rappela la dispute avec son père et Charlotte préféra changer de sujet. Nous sommes arrivés. annonça la jeune femme en s'arrêtant devant un cabaret spectacle. Je reviens, attendez-moi deux minutes, vous voulez bien ?  » lui dit-elle avec un sourire dont elle avait le secret.

Grimpant les quelques marches menant au cabaret, Charlotte salua le vigile à l'entrée en lui faisant deux bises sonores et exagérées, véritable rituel dans les soirées mondaines auxquelles la jeune femme participait souvent. « Marc, chéri, comment vas-tu depuis ces quelques mois ? Isa' travaille ce soir ? » lui demanda la jeune femme, en français. L'homme ressemblant plutôt à une armoire qu'à un être humain lui répondit par l'affirmative avant de lui faire un sourire charmeur en l'invitant à rentrer, gratuitement évidemment. « Je suis accompagnée ce soir, ce n'est pas un problème n'est-ce pas ?  » La question n'attendait aucune réponse, Charlotte savait que, effectivement, ce n'était pas un problème. « Tu peux dire à Isa' de me mettre la table habituelle ? Et une bouteille de champagne. Non, deux en fait. Merci Marc, tu es un amour. » finit-elle par dire en lui envoyant un baiser avec sa main.

Ce petit jeu de séductrice surfaite ne la faisait plus autant rire qu'avant. Marc avait beau être un né-moldu, la raison qui poussait Charlotte à lui faire du rentre-dedans depuis aussi longtemps était simple : il était un véritable passe droit dans la capitale. Marc connaissait les bonnes personnes et faisait partie d'une grande famille, mi-moldue, mi-sorcière. Et si on connaissait Marc, on connaissait le meilleur de Paris. Le Paris des soirées glamour où l'alcool coule à flot et où la magie vous rend fou. Le Paris où les sorciers de sang pur ont tous les pouvoirs et où la bonne conduite n'existe pas. C'était peut-être même le seul sang-de-bourbe qu'elle se supportait à apprécier. Elle, et tous les autres membres de ces soirées d'ailleurs.

Mais le Cabaret était un endroit plus calme et moins sectaire que certains autres lieux que connaissaient Charlotte. Ici, les moldus y avaient leur place car on ne parlait du monde sorcier que dans des salles privées, à l'abri des regards. Et puis, la jeune femme ne savait pas si son compagnon du soir était un moldu ou un sorcier. Et ça, il allait falloir qu'elle le découvre rapidement si elle voulait se détendre véritablement.

« Azphel, c'est bien ça ? interrogea-t-elle tout en redescendant les quelques marches qui les séparaient. Suivez-moi, j'ai réservé une table à l'intérieur. Vous aimez le champagne j'espère. »

Sans attendre de réponse de sa part, elle prit les devants et pénétra dans l'établissement, laissant son inconnu lui emboiter le pas. Une musique raffinée s'échappait des hauts parleur et l'air frais de l'extérieur laissé place à une ambiance tiède et feutré. Arrivant dans la salle principale où la décoration baroque et les fauteuil napoléon faisait face à une scène magnifique, Charlotte s'installa à sa table favorité dans un petit carré légèrement, isolé des autres tables. Le saut à champagne avec les deux bouteilles ainsi que deux verres étaient déjà là ce qui voulait dire qu'Isabelle ne devait pas avoir énormément de boulot. Pourtant la salle n'était pas vide, un bon nombre de personnes mangeaient déjà, tout en attendant le début du show.

« Faites comme chez vous ! insista Charlotte en faisant signe à Azphel de s'asseoir. Auriez-vous la gentillesse d'ouvrir une bouteille ? Je ne suis pas vraiment douée pour ça. demanda-t-elle en souriant. Alors, que pensez-vous de cet endroit ? J'espère que l'ambiance vous plait. »

Charlotte retira son long manteau, laissant apparaitre sa tenue du soir. Une robe à manche trois-quart bordeaux moulait ses courbes de jeune femme et s'arrêtait au milieu des cuisses. Le décolleté était caché par un léger voile en dentelle noir qui laissait légèrement entrevoir sa peau. Relevant ses cheveux blonds rapidement en les attachant avec une pince discrète, la jeune femme posa ensuite son manteau entre elle et son compagnon de soirée. Elle fit volontairement apparaitre la moitié de sa baguette magique qui était placée dans la poche intérieur. Seul un sorcier remarquerait ce bout de bois alors qu'un moldu n'y prêterait aucune attention. D'ici peu, elle saurait probablement déjà un peu plus à qui elle avait affaire..
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Re: A Paris

Message par : Azphel, Sam 26 Déc 2015 - 16:20


PV Charlotte
Dîner improvisé.
* * *

¤ ¤ T ¤ ¤Azphel resta quelques minutes sur le trottoir alors que Charlotte papotait à l'entrée du cabaret, sans doute pour voir s'il y avait de la place pour eux. Ainsi elle vivait en Angleterre elle aussi, curieux hasard. Ce serait vraiment un coup de chance qu'elle fasse partie de la communauté magique, ça donnerait plus de liberté de discussions à leur soirée qui s'annonçait visiblement intime, à en juger par l'aspect classe de l'extérieur du cabaret. Elle avait l'air de bien connaître le videur et jouait de séduction avec lui. Elle devait en avoir du pouvoir c'était certain, à la regarder, gracieuse et assurée, elle semblait nettement sortir du lot.
Elle redescendait les marches, un joli sourire accroché aux lèvres:


« Azphel, c'est bien ça ? Suivez-moi, j'ai réservé une table à l'intérieur. Vous aimez le champagne j'espère. »
- Vous rigolez, le champagne est une religion.

¤ ¤ ¤Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle avait réussi sa phrase d'accroche. Un cabaret spectacle et du Champagne ? Il allait découvrir un Paris plus exotique que d'ordinaire et en très charmante compagnie de surcroît. Il se laissa entrainer derrière Charlotte, la suivant dans l'antre de spectacle qui dévoilait un certain prestige, un niveau relevé de décoration qui semblait destiné à une catégorie de personnes aisés. Mais Azphel connaissait assez peu ce genre d'endroit et pouvait tout aussi bien se tromper.
Ils rejoignirent une table légèrement en retrait des autres disposées dans la salle, face à la scène. Ça pouvait ressembler à petit carré VIP, ce qui était sûr, c'est qu'ils pourraient discuter sans être dérangés. Sur la table, un seau à champagne avec deux bouteilles, ainsi que deux flûtes les attendaient sagement.

« Faites comme chez vous ! Auriez-vous la gentillesse d'ouvrir une bouteille ? Je ne suis pas vraiment douée pour ça. Alors, que pensez-vous de cet endroit ? J'espère que l'ambiance vous plait. »
- Pas de problème, je m'occupe du Champagne. Et concernant l'endroit, dit-il en regardant tout autour de lui.j'aime beaucoup. C'est charmant. La musique est agréable, le décor chaleureux et la compagnie... intrigante, conclut-il en lui adressant un sourire.

¤ ¤ ¤Il faisait vraiment bon à l'intérieur et il n'y avait pas à douter que le champagne rajouterait encore quelques chaleurs. Il se débarrassa de son manteau et releva les manches de sa chemise avant de s'emparer d'une bouteille. Il avait fait sauté le bouchon, quand Charlotte s'était assise à côté, dévêtue de son manteau. La jeune femme était à l'image de l'endroit, chaleureuse et élégante. Sa robe dévoilant ses longues jambes mordorées par le soleil était raffinée et sexy, sans aucune touche de vulgarité. Son décolleté était masqué par de la dentelle qui laissait tout de même entrevoir ses formes généreuses. Charlotte était belle et elle était le genre de femme à se sublimer, vestimentairement parlant.

¤ ¤ V ¤ ¤C'est en remplissant les flûtes avec le champagne qu'il vit dans son manteau qu'elle avait soigneusement posé entre eux, le bout reconnaissable d'une baguette magique. Il s'assit et lui adressa un sourire qui pouvait ressemblé à un sourire charmé. Une sorcière. La soirée devenait divine. Compagnie agréable et douce, champagne frais, ambiance glamour/sexy, cette rencontre promettait de laisser des souvenirs. Il dévisagea la belle un instant, se demandant s'il ne la connaissait pas ou ne l'avait déjà rencontrée. Elle avait l'air un peu plus jeune que lui mais de peu d'années. Elle a du étudier à Beauxbâtons, pensa-t-il.

- Jolie baguette, dit-il, un peu amusé. Il servit leur deux flûtes en silence, gardant un œil sur cette femme qui se révélait très surprenante, étudiante  à Beauxbâtons, je présume ? lui demanda-t-il en lui tendant sa flûte.

¤ ¤ ¤Il la dévisageait comme un jolie surprise qu'il venait de trouver sur son chemin. C'était un peu ce qu'elle était et ce que n'importe quel sorcier aurait dit. Charlotte dégageait un mélange de naturel, un côté sexy assumé et une élégance parfaitement maîtrisée, jusque dans ses gestes. Il ne faisait aucun doute qu'elle était lotie de mille facettes à découvrir. Elle semblait initiée aux plaisirs de la vie, ce qu'Azphel appréciait en général, surtout quand les moldus régalait avec des Champagne si délicieux.

- Trinquons donc à sorcellerie, à sa beauté et à la beauté de cette rencontre hasardeuse. Et aux plaisirs que nous réserve cette soirée, dit-il en faisant claquer leur verre, ses yeux émeraude plantés dans les yeux bleu de Charlotte.
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Théodore Winderfelt
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Re: A Paris

Message par : Théodore Winderfelt, Ven 15 Avr 2016 - 23:04


Le sujet n'aillant pas été utilisé depuis quelques mois, on prend la place.
PV Alhena Peverell


Deux heures. Deux heures de mots compliqués et d'interrogation sur la mécanique quantique en lien avec la magie. Il y avait un paquet d'étranger et, malgré leur très bon français, Théodore les avait vue plus d'une fois chercher un mot dans un dictionnaire. Oui, mais le temps de chercher le mot, de le comprendre et de le resituer dans le contexte du débat... POUF. Du coup beaucoup avaient abandonné en marche. Néanmoins le français avait remarqué, parmi les quelques personnes encore présentes jusqu'au bout, une jeune femme d'une beauté glaçante. En temps normal il ne l'aurait pas remarqué, il n'est pas du genre coureur de jupon. Non, s'il l'avait remarqué c'était parce que son visage lui était familier. Il était persuadé de l'avoir déjà vue à Poudlard. Peut-être même dans sa salle commune. Du coup l'ancien mannequin avait eu du mal à se concentrer correctement sur les informations données puisqu'il avait passé la fin de la conférence à essayer de se souvenir de la jeune femme. Il ne lui avait jamais parlé, ça il en était persuadé. Le Mamba Noir était très sensible aux voix et jamais, Ôh grand jamais, il n'en avait oublié une. Le son d'une voix pouvait l'apaiser au point de lui en donner des frissons. Le son d'une voix pouvait l'agacer au point de sentir une migraine pointer le bout de son nez. Une voix pouvait le perturber avec autant de violence qu'un détraqueur. Jamais il n'avait entendu sa voix. Il en était sûr.

Glissant une pièce moldue dans la machine à café de l'accueil, le brun sélectionna un café crème avant de glisser sa main dans sa poche de jean. A Paris les endroits de réunions sorciers n'étaient pas rare, en revanche il était plus que fréquent que ces regroupements se fassent au sein d'une fac moldue ou d'une salle de réunion lambda dans un quartier parfaitement dépourvu de magie. Théodore n'était pas dérangé par cette proximité avec les sans-pouvoirs, c'est même dans ce monde là qu'il se sent le plus à l'aise. La magie ? Il pourrait très bien s'en passer. Attrapant son café fumant dans le distributeur, l'ancien professeur s'écarta de la machine pour laisser une jeune femme s'en approcher. M$rde, c'était elle. La fille de Poudlard. Ok. Ces derniers temps il avait beaucoup de mal à engager des conversations, mais qui ne tente rien n'a rien. « Vous n'étiez que 11 femmes présentes durant la conférence et à la fin il n'en restait qu'une, et j'ai le privilège de pouvoir lui offrir un café. Que Merlin bénissent la Mécanique Quantique. » Tout ça dit sans un sourire ça aurait pu très mal passer avec n'importe qu'elle femme de par son ton presque sarcastique. Mais le regard de celle-ci, quasiment identique à celui du sorcier, le rassurait de par sa froideur. Elle lui ressemblait. On dit que les yeux sont le miroir de l'âme, si tel était le cas, ils étaient âmes soeurs. Glissant une nouvelle pièce dans la machine, il se recula à nouveau pour laisser la demoiselle faire son choix. « Votre nom, c'est ?.. » ça lui rappelerait peut-être quelque chose, un souvenir.
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: A Paris

Message par : Alhena Peverell, Sam 16 Avr 2016 - 23:31


RP avec Théodore Winderfelt


Je ne suis pas tout le temps sarcastique : parfois je dors.



Cette conférence commençait à se faire longue. Le professeur en face d'eux ne prenait même pas la peine de ralentir le rythme pour les non-francophones. Sur le coup, la jeune femme remercia son père de l'avoir forcé à apprendre toutes ses langues. Hyperpolyglotte, la brune avait contrairement aux autres, aucun mal à comprendre la langue. Cependant, malgré tous les efforts qu'elle faisait, Alhena était fatiguée aujourd'hui. Elle n'arrivait pas à saisir concrètement où le maître de conférence voulait en venir. Le rapport de l'échelle atomique et subatomique était liée très certainement à la magie. Mais elle avait surtout l'impression que le vieil homme qui faisait son rapport, était un charlatan, content de leur avoir fait perdre des Gallions pour assister à une conférence bidon.

Exaspérée, la brune se força à rester jusqu'au bout par respect pour l'intervenant. Elle voyait les gens s'en allaient au fur et à mesure et trouvait cela d'une impolitesse sans borne. Et puis bon, elle avait payé pour être là : ce n'était pas pour partir au bout d'un quart d'heure.
Au fur et à mesure du discours du vieil homme, Peverell prenait des notes. Elle les rapporterait ainsi à son frère. Celui-ci se trouvait à Stockholm, en Suède. Il assistait aussi à une conférence sur la magie. Ne pouvant assister aux deux en même temps, il avait demandé poliment si elle pouvait s'y rendre à sa place. Les sujets des deux réunions étant importants dans leurs futurs projets, elle n'avait pu que dire oui. Cependant, elle ne regrettait pas ce choix. Il y avait des moments aussi passionnants qu'ennuyeux sur les deux longues heures.

Une fois cela fini, la jeune femme rangea en vitesse ses affaires et lança un vague au revoir au maître de conférence. On aurait dit une étudiante moldue, contente de fuir un cours excessivement assommant. Elle se dirigea le plus vite possible vers une machine à café. Elle avait besoin de son taux de caféine pour se remettre en forme. Une fois cela fait, elle pourrait le boire rapidement et s'enfuir le plus loin possible de ces moldus. Ce n'était pas qu'elle était légèrement raciste des sans pouvoirs, mais quand même un peu... Elle était une Peverell et son éducation y avait fait pour beaucoup.
Mais ses plans furent contrecarrés par un homme d'une vingtaine d'année. Il était brun, avec des yeux aussi vert que les siens. Habillé dans une sorte de costard, on aurait dit Alhena au masculin. De plus, la Serpentarde avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part.

- Vous n'étiez que 11 femmes présentes durant la conférence et à la fin il n'en restait qu'une, et j'ai le privilège de pouvoir lui offrir un café. Que Merlin bénissent la Mécanique Quantique.

Alhena n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit, que le jeune homme avait déjà glissé une autre pièce dans la fente métallique. Il s'écarta alors de la machine. La jeune femme appuya sur un café noir et serré, aussi amère qu'elle. Peverell n'avait pas mis longtemps à choisir, elle ne prenait que ça chez les moldus. C'était de toutes façons ce qui lui correspondait le plus.
Une fois la dernière goutte de café tombée dans le gobelet, elle s'en saisit et bu une gorgée n'écoutant que vaguement la question. Elle leva alors ses yeux vers lui, il était un peu plus grand qu'elle et avait cette expression un peu sceptique : comme s'il cherchait à se souvenir de qui elle était.

- Bonjour, claqua-t-elle d'abord d'un ton aussi froid qu'à la normal. Merci pour le café, mais je ne vous avais rien demandé.

Non, la jeune femme n'aimait pas les dragueurs, ni ceux qui se prenaient pour des princes charmants. Lui offrir un café était bien la dernière chose à faire si elle ne vous connaissait pas. Elle n'aimait pas qu'on lui offre quoi que ce soit en règle général. Exception faite pour les anniversaires ou les articles plutôt chers en magasin. La brune se sentait toujours alors dépendante ou redevable de quelque chose envers la personne. Ça, elle ne supportait juste pas.

- Et puis quand on demande le nom de quelqu'un, la moindre des choses c'est de se présenter en premier.

Elle but le reste de son café d'une traite, brûlant alors l'intérieur de sa gorge. Mais elle s'en fichait pas mal, elle avait l'habitude. Alhena jeta ensuite le gobelet dans la petite poubelle juste à leurs pieds. Elle sorti alors une cigarette magique et s'assit sur un muret de la petite cour où ils se trouvaient. Elle l'alluma, fit glisser ses lunettes noires sur le bout de son nez et rejeta une bouffée de fumée blanche. Elle épousseta ensuite sa jupe noire, remit en place le col de sa chemise blanche légèrement ouverte au niveau de la poitrine. La brune croisa les jambes, reprit une autre bouffée de cigarette et affiche un sourire mesquin sur ses lèvres rouge sang. D'un ton sarcastique, elle finit par dire :

- Puisque vous allez l'air de tant vouloir le savoir, je m'appelle Alhena Peverell.

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Théodore Winderfelt
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Re: A Paris

Message par : Théodore Winderfelt, Dim 17 Avr 2016 - 5:14


Merci pour le café, mais je ne vous avais rien demandé. Okaaaaaay elle pose le game. Arquant un sourcil, à peine surpris par le ton employé par la jeune femme, Théodore sentit un léger rictus reprendre place au coin de ses lèvres. Il bu une gorgée de café et comprit qu'il avait gagné lorsque la demoiselle prit place sur le petit muret non loin de la machine. Elle pourrait dire ce qu'elle voulait, si son geste l'avait réellement dérangée elle serait partie immédiatement. Le regard trop clair de l'ancien mannequin détailla rapidement mais discrètement la beauté froide à quelques mètres de lui. - Et puis quand on demande le nom de quelqu'un, la moindre des choses c'est de se présenter en premier. - Pardonnez moi Majesté, on n'a pas du être élevés selon les mêmes codes. Le ton sarcastique de Théodore, mêlé à son sourire amusé, aurait pus facilement rappelé à n'importe qui un enfant un peu trop malicieux rêvant d'embêter les adultes. C'était plus fort que lui, lorsqu'il tombait face à quelqu'un comme Elle, tout son mépris pour les gens ressemblant à ses parents refaisaient surface. Bon, ça allait mieux depuis que sa mère était morte et également parce qu'il avait, malgré tout, été élevé comme ça. Mais à présent il préférait en jouer.

Le brun restait silencieux, buvant son café tranquillement, observant les faits et gestes de la jeune femme. Elle bougeait beaucoup. Son allure froide n'était peut-être qu'une carapace pour cacher son manque de confiance en elle ? Non, ce n'était pas de la nervosité. De l'ennui ? Boarf, elle finirait par parler d'elle même, Théodore n'était pas pressé et ne serait pas déçu d'écourter la conversation. Puisque vous allez l'air de tant vouloir le savoir, je m'appelle Alhena Peverell. Peverell. Bah voilà, il se rappelait. Faisant mine de lever les yeux au ciel, comme si la nouvelle était décevante, il s'approcha d'Alhena et balança son gobelet dans la poubelle à son tour. Tant de blabla' inutile pour si peu. Moi qui m'attendait à quelqu'un d'important. Ok, là il testait la fierté serpentueuse. Lui offrant un sourire aussi sarcastique que celui qu'elle affichait plutôt, l'occlumens ajouta néanmoins une petite grimace en observant la cigarette. Pas très Lady, la clope. Et on titille et on titille. Aller, les paris sont ouverts. Elle tiendra 5min avant de lui mettre un claque.
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