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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Dans les rues de Paris
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Lizzie Bennet, Mer 19 Oct 2016 - 6:15


Satan m’a donné rendez-vous pour mettre à l’épreuve mes voeux d’antan. Satan m’a donné rendez-vous pour reclasser certains cailloux. Je la connaissais, l’histoire. Il y avait un pot de verre de plus de 4 litres. Et des gros cailloux. Et des gravillons. Et du sable. Et de l’eau. Et tous pouvaient rentrer, pour peu qu’on les place dans le bon ordre dans le pot. Il fallait définir mes gros cailloux. Mes idées ? La vie qui crépitait dans mon ventre ? Mes emplois ? Mon cousin ? Ce n’est qu’après que je pouvais me soucier des peccadilles, si je voulais avoir l’illusion de vivre ma vie. Et je crois que Lival craint que des petits aient pu se mettre avant les gros, que le récipient se soit rempli sans maintenir d’espace pour les priorités. Je crois ne pas comprendre pourquoi il se juge bien placé pour me dicter les tailles de cailloux. Je sais lesquels il faut mettre avant. Non pas je crois ; ça supposerai une foi. Je pense.

Jamais je n'avais été amoureuse.

Je pense aussi que c’est une erreur de venir. Trois ans ont coulé depuis notre dernière entrevue, et dans mes peurs adolescentes je n’avais pas vraiment clarifié la certitude d’un changement. J’avais besoin de tenter de dérober à la banque du temps un après, et Parker m’y avait aidée. Ouais, Parker, Parker le dealer, l’offreur de réductions, le collectionneur de poupées, le voisin de prison, le patron et le masqué. Le type qui monopolisait pas trop ma vie sinon, ça va. Ah, et pis le père, aussi. Du coup. Bordel. Bref, aujourd’hui, je renouais avec un passé que je ne savais trop comment gérer, car il avait, dans mes plus jeunes années, failli avoir raison de toutes mes certitudes. L’impossibilité de l’attachement, l’importance de la raison, il foulait tout, embrasait mon corps de trois caresses. Même la fois où j’avais cherché des mois le fantôme au nom d’Evan, prête à le buter, on avait fini par coucher. Il me prenait pour un piano et savait juste exactement quelles touches utiliser pour faire sortir une partition de souffles entrecoupés et d’orgasmes fiévreux.

Il y avait, dans le seul fait de partir à Paris, un gros panneau danger. Et, comme d’habitude, j’y allais quand même. Un petit CRAC pour découper l’air au couteau, et on traversait la Manche en moins de temps qu’il en faut pour dire oui. Quel type de caillou était Evan pour moi ? J’avais encore du mal à le définir. Il avait joué un rôle fondamental dans mon aiguillage vers les ténèbres, l’appropriation de mon corps -mais il avait aussi était l’homme protecteur, l’homme qui repoussait mes peurs. Il avait su allier me donner un sentiment de sécurité et m’insuffler le courage nécessaire pour m’en passer. Sauf que lui, lui n’était jamais venu.

Il n'était qu'une image du passé.

Il y avait eu cette femme, une fois, je crois me souvenir oui qu’une blonde était venue à ma rescousse, mais j’avais fini plus criblée de sorts, d’insultes crachats et coups, plus maltraitée en somme, qu’avant qu’elle ait franchi le seuil de la prison. Il y avait eu Madverier, aussi, mais lui c’était différent ; lui il m’étudiait. A Azkaban, il prenait mes mesures, relevait toutes les aspérités de mon dossier, à ma sortie il m’embauchait de la plus étrange des manières. Il voulait m’avoir à ses côtés pour me surveiller, je crois. Pense. Pense p*tain. Mais Jane, Emily, Jade, Evan- tous ceux pour qui j'espérais à l'époque être quelque chose, eux n’avaient jamais cherché à venir. Ou envoyé une lettre. Trois ans de disparition, et c’était pas non plus comme si personne n’en avait parlé. Même la Gazette s’en était mêlée ! J’avais lu ça, à ma sortie, encore déprise du temps s’étant écoulé. Lightwood avait, peut-être sous la pression du Vénitien, pris ma défense. Mais de mon aînée, de ma demi-soeur, de ma protégée, de mon amant -aucune trace.

J’étais juste des gens damnés que le temps efface, je suppose. Des instables qu'on évite. C’était une bonne chose, en soit, évitait leurs douleurs et leurs regrets de n’avoir su me dévier des contrées que je décidais d’emprunter. Quoique, deux d’entre eux avaient osé s’y risquer à ma sortie de prison. Peut-être était-ce aussi pourquoi je les avais trahies ? Je ne savais même plus. Je crois que Sunil avait simplifié les choses ; l’amnésie volontaire, dénégation impulsée par la force de l’esprit, avait permis de tirer des traits pour me protéger. Les protéger. Un mal pour tout un tas de biens. Il n’y avait à en vouloir à qui que ce soit. Il n’y avait à chercher à comprendre. Juste avancer, chacun de son côté, quoique ma route soit avec le temps toujours plus isolée.

Rien de décisif ne pouvait ce soir se jouer.

Vous me direz, mieux valait aller seule que mal accompagnée, et en se mariant Jane n’avait fait que me le rappeler. Il n’avait pas compris ses pouvoirs, pas su accepter sa différence, et s’était jugé meilleur juge de ce qu’était la normalité. Bâtard de moldu. Jade avait Emily, et respectivement. Quant à Evan... Je n’en savais trop rien. Je l’avais aperçu, à la conférence, et il semblait relativement bien accompagné. Il était avec Elfast, celle qui avait échappé à la condition de prisonnière, celle qui m’avait traitée comme un parasite parmi la plèbe lors de sa virée à la BAMN. J’étais rassurée, je pense, de le voir accompagné, sans trop savoir pourquoi. J’étais pas censée m’en soucier. C’était l’intérêt de Sunil. Verrouiller certaines parcelles de ma mémoire. Volontairement, pas sous la baguette d’un autre. Quel était l’intérêt de tout fermer si certaines inquiétudes demeuraient ? Il fallait oublier définitivement les gens. Tourner les pages, pour se consacrer aux idées. Closure. C’était ce qu’il me fallait. Pourquoi j’y allais. Pas pour classer les cailloux, mais pour tourner une page.

Oui.

A mon arrivée à Paris, la tête me tournait encore ; je sentais l’air s’engouffrer entre mes jambes trop frêles, agiter des frissons dans mon dos nu. Je ne transplanais plus aussi bien lorsque je devais balader plusieurs vies à travers l’espace-temps. Je pris le temps de longer les quais de la Tamise- non, la Seine, pardon, j’étais partie de la Tamise. C’était bien, aussi, l’étranger, pour tirer les traits. Ça marquait les chutes d’un irréel saisissant. Il avait eu raison de m’inviter ici. Sans parler de leur tour de fer... J’aurais pu lui faire bien des choses, d’ailleurs. Vu l’importance de son éclairage par la soirée étoilée, je pouvais supposer qu’on lui accordait beaucoup de valeur. Un monument local. Dont les messages pouvaient si aisément être modifiés... Mais je gardais cette idée pour un autre jour.

Les feuilles roussies crissaient sous mes bottines noires, les rayons lunaires se laissaient happer par ma robe ébène, et le nez encore empli des senteurs des quais, j’approchais du lieu de rendez-vous. Fais pas de c*nnerie, Lizzie, promis ? Un homme au regard trouble -j’y devinais l’usage de l’Impero, on arrive !- me dirigea vers le mage qui m’attendait. Sourire neutre quand nos regards se croisent. Ou du moins, se voulant neutre.
- Evan. Tu voulais me voir ?
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Evan, Mar 15 Nov 2016 - 10:44


Je scrutais au dehors le ciel qui se parait d'étoiles, plongeant mon regard dans ses points lumineux, qui me ramenaient trois années en arrière. A ce temps où tout semblait dessiner, telle la carte d'un trésor enfin entrevu, avant que brutalement, la réalité ne l'avait rendu opaque, brouillée à mes yeux. Comme si, ce qui semblait à l'odeur de Promis, avait revêtit la dague de l'Obscure raison. Dans l'Absence. Plus rien n'avait de sens.

...Notre monde fut de ceux qui portent...

Mes souvenirs n'avaient cessés de me hanter. Son odeur imbibait toujours les murs de mes plus beaux, tissant encore dans mes draps déchus d'Elle, son parfum indélébile auquel je demeurais ancré. Plus d'un jour j'avais cherché son regard dans celui d'une autre, mais toujours je n'avais trouvé que pâle copie, aucun reflet digne du Sien. Elle avait été le seul souffle m'animant. Et loin d'elle je m'étais retrouvé inanimé. Comme si j'avais été incapable de mimer un présent, sans Son ombre accolée à la mienne. Seul, j'étais une histoire vaine.

...Un phare qui éclaire sur les océans incertains...

Je n'avais pas compris, cela avait été soudain. Telle une tempête s'éveillant au désert pour en bouger tous les grains de sables. Et Notre Horloge qui tournait si bien, avait vu ses aiguilles prendre les méandres d'un labyrinthe ou tout devînt Folie. Du jour au lendemain, je ne l'avais plus, je ne savais plus, je n'étais plus. Seul un brouillard étrange avait remplacé son éclat dans mes pupilles, tel l'assassin vous prenant ce qui vous est le plus cher. Nulle richesse ne pouvait la remplacer, car je restais enchaîné à Ses soupirs de nos nuits, ce que j'avais eu de plus précieux. Elle avait été tous mes rêves, et que nous ne soyons plus avait été mon plus terrible cauchemar.

...Une sonnette qui dirigeait vers le Vrai...

Sa voix avait hanté plus que mes rêves de la revoir. Chaque saison éteinte m'avait enrobé dans ses habits, de ses nuances que j'espérais revoir. Chaque mois effilés, je me posais des questions qui demeuraient toujours en suspend. Je ne savais pas. Disparue elle était. Aussi bien de ma vie, que de la société, il semblait. Quelque part, j'avais aussi disparu, j'étais devenu un navire fantôme sans ancre pour s'amarrer. Une toile sans peinture pour la rendre vivante.

...Sa mélodie emportait vers l'Avenir...

Et voilà qu'enfin, j'avais réussi à la contacter. Le radeau sur lequel j'avais erré pendant trois ans semblait revoir Sa terre promise.  Mais l'était-elle encore ? Je ne savais plus. Bien des points m'étaient incertains, peut-être que sa lumière était aujourd'hui bien différente. Je savais que la soirée pourrait être à double tranchant. Je n'étais plus à une blessure près. Mais je devais savoir ce qui lui était arrivé. J'entendis la porte, puis frissonnant en la revoyant, tout se tut un instant, où je crus la scène Rêve. Puis sa voix retentit, la Réalité était bien là.

...Avenir maintenant suspendu...

- Evan. Tu voulais me voir ?

Je ne sus comment réagir. Peut-être était-ce parce que je l'avais imaginée identique à notre dernière rencontre ? Et que je n'avais pas pensé devoir faire face à une autre réalité ? Quoi qu'il en soit, je la découvrais, non sans un pincement au cœur que je peinais à dissimuler. Mon silence d'ailleurs, devait être témoin de ce que je ne pouvais dire. Un regard vide j'étais, comme livre à lire.

...Les nuages changeaient leur habit gris en noir...

Je voyais mon diamant perdu, le visage marqué, un œil bandé, mais que lui était-il arrivé ? Je me rendais compte que le Temps avait joué avec elle, mais pas forcément pour son bien. Puis, ensuite, seconde analyse, mon souffle saccadé. Son ventre. Je détournais le regard vers l'extérieur, réprimant cette pensée qui venait de m'envahir. La chute fut brutale, je venais de prendre un ascenseur sans freins, je n'avais point besoin de mots, et nulle phrase ne saurait être plus assassine. Une flèche en plein cœur, comme si je lui voyais là, un bonheur dont j'avais espéré être la source. Mais je devais réagir, il fallait que je fasse avec, je n'avais pas le choix de toute façon.

...La Lune s'engouffrait derrière eux...

Une part de moi avait envie de lui sauter dessus et de la prendre dans mes bras. Mais je me contentais d'un signe de la main pour l'inviter à prendre place à la table non loin. Je me déplaçais pour tirer sa chaise pour qu'elle prenne place, avant de faire de même en m'installant face à elle. Un sentiment étrange me traversait. J'étais confus. Je ne savais trop quel ton prendre. Et il m'était difficile pour le coup de cacher mon embarras.

...Et comme enfermé dans une prison sans fenêtres...

- Lizzie... commençais-je brouillon, en essayant d'établir un schéma dans mon esprit, sans être certain que j'arriverai à être très clair. Je souhaitais évoquer certains points avec elle, mais de la voir ainsi me prenait de court. Bien des questions me venaient, et je ne savais plus quelle direction emprunter. Y en avait-il une bonne ? Une mauvaise ? Le dénouement que j'espérais heureux avant de la voir me paraissait obscurcit. Et la voie de Ténèbres que j'entrevoyais à nouveau me faisait douter. Finalement je repris, après avoir saisi ses mains nouées dans les miennes que je voulais réconfortantes.

...Je me retrouvais esclave de ses mots...

- Je... Je ne sais trop par où commencer. Peut-être que je m'étais arrêté à il y a trois ans, quand tout semblait parfait... Je me suis longtemps tenu à l'écart comme tu le sais. Et même si j'ai réussi à intégrer Poudlard, je n'ai souvent eu que faire des "On dit" et  il y a belle lurette que je ne lis plus ce qui ce dit dans la presse...  J'aimerais savoir ce qui t'es arrivé... Ton départ soudain m'a laissé dans la tourmente, mais à te voir comme cela, j'imagine que ce ne fut pas de tout repos pour toi également...

...Qu'elle porterait à mes lèvres comme l'eau attendue...

Mon regard passa rapidement sur le haut de son ventre que je voyais bombé. Mais rapidement je regardais ailleurs, car je n'avais pas envie d'aller dans cette direction de suite, sachant que ce qu'elle me dirait dans tous les cas, ne pourrait pas me plaire. J'avais envie qu'elle m'explique. Envie de savoir qu'elle allait bien aussi. Même si du temps et, visiblement, des épreuves nous avaient éloignés, je ressentais à cette instant un sentiment de protection envers elle. Comme si le simple fait de sa présence, éclairait de nouveau ma vie. Sans savoir si sa lanterne à elle, pourrait encore rayonner de ce même éclat.

...Et peut-être mourrais-je après avoir été entendu...
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Lizzie Bennet, Sam 7 Jan 2017 - 8:05


(Mauvais RP vaut mieux que sujet volé)

A mots secs réponse mouillée. Ses syllabes s’empêtraient, comme si jusqu’à la prononciation de mon surnom le troublait. Comme s’il savait qu’il n’allait aimer la direction de notre échange. Et je le comprenais, car j’avais les mêmes vibrations. Je ne sais qui des deux marchait le plus sur des oeufs ; j’avais l’impression d’être et la plus précautionneuse et la plus résignée. Je savais que quoiqu’on se dise rien ne serait jamais plus pareil. Je crois pourtant que j’avais peur qu’il commence à parler.

Et pire encore. Peur qu’il continue. Car je le savais bavard et cette fois ci, chaque lettre serait poison. Il commença à s’embourber, et les yeux braqués sur lui je voyais mes certitudes se diluer dans ses vers. Il disait des excuses. Non, il ne les disait pas : il en innondait la nuit. Pour lui, jouer le refrain « le monde ne tourne pas sans toi, ma vie s’est arrêtée y a 3 ans, alors j’ai pas cherché à résoudre ce que je ne comprenais pas, j’ai juste attendu. Un jour, t’es pas revenue, et au lieu de repenser à notre discussion de la veille au soir, au lieu de faire les liens, au lieu de lire la Gazette où même Lightwood en parlait, au lieu de poser la moindre question à ses collègues sur pourquoi deux élèves de Poudlard n’obtenaient pas les ASPIC, donnant à Ilvermorny l’occasion de progresser dans les stats, au lieu de m’attacher au moindre des signaux, j’ai rien foutu. 3 ans. » Et la conférence ? Même la conférence de presse il n’en avait pas entendu parler ? Je pensais pourtant qu’il y serait. Qu’il aurait entendu mon monologue auprès de Petrus c*nnard Subman.

Je crois qu’une part de moi espérait qu’il me dise que c’était lui, la silhouette blonde qui avait failli permettre mon évasion. Qu’elle n’était le fantasme pondu par mon imaginaire. Que dalle. Lui, il avait attendu que tout tombe tout prêt dans l’assiette, mais dès que ça s’était corsé, il était resté sur la touche.
Il paraît que c’est dans la difficulté que les liens font leur preuve ; ici, c’était loin d’être un Optimal. Pas que je lui en veuille véritablement, il était celui qui avait cru que nous pouvions être plus que des mentor-novice avec bénéfices.

- Tu veux savoir ce que je suis devenue ?
Un souffle fatiguée s’échappa de mes lèvres. Tu crois pas que c’est un peu tard pour ça, qu’en trois ans, les occasions ne manquaient pas ? Soit. Comme tu l’avais compris, économiquement, c’était pas la joie, fin de Poudlard. En sixième année, on a fait plus que simplement se serrer la ceinture ; et après l’incendie où ma soeur a crevé, on a pas réussi à trouver de logement. En septième année, on était six Bennet à la rue. J’avais beau faire de mon mieux au Chaudron, quand Mkrovsk a pris la tête de l’établissement, il m’a fallu une trentaine de secondes pour perdre mon job. Alors avec un pote, on a tenté de braquer Gringotts. Je dis pas que c’était malin... (On saute la partie : on était défoncés au kiwicot et a décidé de balancer un petit incendie, de la torture d’employés et un triple gobelinicide. Ça fait pas très pro.) Enfin, on a fini à Azkaban, qu’il a fallu 3 ans pour quitter. (Le quitte-on jamais ? Evan, si tu savais combien les murs froids résonnent encore contre ma chair, la nuit, quand j’oublie d’oublier.)

You see, people have potential to be powerful.
Just because the people in power tend to pretend to be victims
we don’t need to succumb to that system.

Il n’y avait de mal à voler quand le système était basé sur la spoliation des richesses. Économiques comme Magiques, le Ministère fondait son autorité sur le larcin. Et moi, moi j’étais prête à changer ça. Cet acte manqué n’avait fait que redoubler mes motivations. Voir le traitement réservé aux prisonniers... Oh, traitez les hommes comme des bêtes, surprenez vous de ce qu’ils deviennent.
- Après, j’ai cherché un autre envol. 
Il semblait esquiver mon ventre, et par politesse j’évitais de parler de mon affaire avec 49. Enfin, si en 3 ans d’indifférence il croyait que j’allais être fidèle, quand on n’avait jamais précisé être exclusifs, il vivait sur une autre planète. Mais cela ne me retournait qu’à demi. Finalement, c’était assez cohérent avec le départ loin du RU qu’il avait fait, à l’époque. Cet homme avait une sensibilité hors norme, qu’il lui fallait cloisonner constamment pour ne pas exploser. Je le comprenais. Je ne sais pas si c'était lui, ou si c'était moi, mais je ne me sentais pas de lui parler de la mort de Jane, de celle de Mary, de quand j'avais trahi Emily et Jade, de la mémoire maternelle effacée, de mon isolement.

And a paper population is no different.
There’s a little paper me. And a little paper you.

Est-ce que je faisais pareil ? Peut-être. Un peu. Pas tout à fait, quand même. Moi, c’était plus que je canalisais mes émotions par la magie. Chose qu’il m’avait apprise, au fond. On vibrait à des fréquences étrangères, mais se comprenait à notre manière. L’homme qui m’avait initiée. Qui avait été l’un des nôtres, aussi...

And in a pop-up population people's problems pop up too,
but even if the whole world fell apart then we’d still make it through.


Je dégainais mon avant-bras.
- Je crois que tu comprendras...


Because we’re people.

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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Evan, Sam 7 Jan 2017 - 17:59


Les ténèbres ont de puissantes qu'elles happent sans prévenir. Elles tiraillent la peau, l'évidence, enlève le masque pour laisser la seule, l'unique, vérité. Le temps était passé sans que je m'en rendre vraiment compte. Comme si j'avais espéré un retour en arrière alors que j'avais moi-même oublié d'avancer. J'étais une horloge qui s'était arrêtée de vivre, et je ne l'avais pas suivie. Non, je l'avais regardé, partir dans des profondeurs abyssales sans ne rien faire. Comme si la retrouver avait été à la fois un espoir et une contrainte.

Il s'agit de Lizzie Mer** ! J'écoutais sa réponse, même si je n'aimais le ton. La vie ne se passe pas sans erreurs. Et j'avais l'impression de prendre un retour et que j'étais une faute alors que j'avais tout simplement attendu quelque chose qui n'était jamais arrivé. Comme un voyageur sourd sur le quai de la gare qui ne découvre que trop tard, que son train est annulé.

J'écoute ses péripéties, son "aventure". Clairement, les trois années enfuies l'avaient transformée. Elle me blâme. Je comprend que le fil aie rompu. A qui la faute ? A elle ? A moi ? A nous ? Elle me parle de la mort de sa sœur, je n'en savais rien. J'errais déjà dans un brouillard. Je me souvenais tout juste du manège de Treize, de la dernière nuit passée dans mon appart', et voilà qu'on se retrouvait à avoir cette discussion bien des années plus tard.

Était-ce ma faute si je n'avais pas été la chercher dans les geôles d'Azkaban ? Son histoire, son cambriolage raté. Était-ce cela qui nous avait séparés ? Elle me parle de sa sortie, enfin, en une seule phrase. Son envie de changer en retrouvant la liberté. Je l'avais imaginé morte. Mais j'imaginais qu'elle s'en fouterait. Qu'elle ne voudrait pas que je lui crache au visage ce manquement de ma part.

On récoltait ce que l'on semait, paraissait-il. Elle avait représenté tellement. J'avais l'impression de découvrir l'autre côté du miroir, comme si elle m'avouait une double vie dans laquelle je n'avais jamais existé. Je perdais le fil de tout. Mes sens s'emmêlaient. Mes pensées troubles dans mes souvenirs confus. J'eus un tremblement. Une boule amère dans ma gorge que j'eus du mal à réprimer.

Puis là, je la vois. Son bras. Un frisson me parcourt tout le corps. J'écarquillais de grands yeux. Elle ? Non. Quand ? Pourquoi ?
Certainement dans ces trois années envolées. Je me passais les deux mains sur le visage. Elle avait embrassé ce que j'avais recherché pendant deux ans. Je n'y voyais pas là une excuse pour moi de l'avoir perdue de vue, mais elle me prenait de court.

Puis mon regard se posa sur son ventre. Nouveau frisson. Je ne voulais pas la poser. Non. Cette puta*n de question qui finirait de détruire l'illusion à laquelle j'étais attaché. Qui ? Quand ? Voulais-je réellement le savoir ? Ce n'était pas bon pour moi. Déjà là, je sentais les spasmes qui me traversaient, et bizarrement je voyais la fin de la soirée bien plus obscure.

Je restais stoïque, un instant inanimé, attendant qu'on me réveille. Mais non, je ne rêvais pas. Cette conversation avait bien lieu. Tout ce qu'elle venait de me dire ou faire voir était réel. J'avais une soudaine envie de meurtre. Me laisser aller à cette douce Folie qui me murmurait dès que je fermais les yeux.

Qu'avais-je cru ? Oui, qu'avais-je cru ! Que trois années se seraient écoulées sans que rien ne change ? Et là je me retrouvais avec bien plus de questions qu'à mon arrivée. Mais je savais que toutes les réponses qu'elle pourrait me donner, seraient des lames assassines dans ma chair et mon cœur. Que si notre conversation allait à son terme, j'allais embrasser une nuit de noirceur comme rarement j'en avais vécues.

- Je...

*HUM* Je me raclais la gorge. Je soufflais. J'avais autant peur de mes mots que des siens. Je sentais deux larmes qui commençaient à affluer au bord de mes yeux, mais je fis comme si de rien n'était. Je n'avais rien à lui cacher et clairement, ce n'était pas cela qui me faisait le plus peur. L'après. Oui, lui, son souffle de sang, il me guettait, me susurrait à l'oreille de repartir dans ce monde de chaos.

- Je... comprends... Je crois... Je crois que des félicitations s'imposent... fit-je en faisant un signe vers son ventre. Enfin, j'espère que c'est des félicitations qu'il te faut...

Félicitations mon cul ! Je ne voulais pas savoir ! Mais la Tour venait de s'effondrer. C'était les poussières de mon monde que je lui lançais au visage. Que ça pouvait être Hugh Dey qui l'aurait mise en cloque que je m'en foutrais. J'espérais ne jamais savoir le nom du père de son enfant. Cela m'éviterait des envies de meurtres plus prononcées...

Je soutenais difficilement son regard. J'avais l'impression d'être devenu un inconnu dans sa vie. Et qu'elle l'était également pour moi. Ce qui était le plus difficile à accepter. Je serrais le poing gauche sous le table, j'avais envie de douleur, pour me sentir bien vivant. Je lui fis un sourire de circonstance.

- Tu vois, moi, pas grand chose de nouveau... J'ai contacté des amis chiffre... J'ai erré dans des épisodes de démence... Rien de bien neuf en somme... Je suis toujours prof' à Poudlard, à croire que je n'ai pas trouvé de sens à ma vie...

Je lui offrais un regard triste. J'avais envie de partir, envie de tuer, envie de la laisser de coté car je savais que jamais je ne m'en prendrais à elle. Mais la réalité du passé me rattrapait. Je ne voulais pas qu'elle me voit comme cela. Jamais je ne lui avais montré une seule faiblesse, à part en lui succombant. j'étais une pile de dominos à terre, un château de sable écroulé par le vent, un coquillage repoussé par la mer, sur un monde solitaire en proie aux flammes et au Chaos.
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 2 Mar 2017 - 7:36


Dis moi Evan
Pourquoi tu trembles
Toi le roc que je comprenais pas
Toi la tour de sens
Pourquoi tu sembles d’un coup si fragile
Si fébrile
Si chétif

Pourquoi faut-il que chaque fois que je me casse
J’embarque quelqu’un dans ma chute
Dans mes trahisons et mes tortures
Toujours une nouvelle âme à briser
Dis moi Evan est-ce qu’un jour
J’ai réellement été une autre personne ?
Est-ce qu’un jour j’ai valu la peine de vivre ?

Dis moi Evan
Est-ce que tu vois tes illusions
Tomber à genoux
Ou même à menton
Et y a la rage dans ta voix
Quand tu désignes mon ventre
Tu crois quoi ? Que c’est un enfant né d’amour ?

Non Evan
Il sera comme moi
Il sera la pulsion
L’impulsion de vivre de détruire de tout prendre
Dans un claquement de doigts
De saisir tous les frémissements de vie
Et les vider par étourderie
Je secouais la tête

J’avais envie de cracher à la face de ton hypocrisie
Tu m’en voulais tu me haïssais
Mais t’étais tombé amoureux d’une image
D’une statue sans vie
Et maintenant que t’en découvrais la nature d’argile bien trempé
Les trous et les coupures peu raffinées
Maintenant je te révulsais

C’était d’une ironie quand on y pensait
Et pourtant j’arrivais pas à tout te jeter à la g*eule
Je sentais que cette soirée était déjà assez douloureuse pour toi

Et il y avait des limites à mon inhumanité
Je restais malheureusement capable de culpabilité
Ça, ça c’était Ashton qui me l’avait appris
La protection avait été la naissance de ma magie
Et la culpabilité celle de ma magie sans baguette
Quel cliché pour une Poufsouffle
J’avais réussi à me conformer à leurs normes
Et je nous haïssais pour ça

Alors garde la pluie pourpre que je vois poindre
Au coin de tes yeux
de tes lèvres
de tes poings
Ne me donne ta tristesse je ne serais qu’en faire
Je veux ta rage
Blesse moi
Frappe moi
Hais moi

Qu’on se déchire une dernière fois
Avant que ce soir
Je m’efface de tes souvenirs
Bouclant la boucle

La rage venait pas
Il avait que cette mélancolie

Cette torsion dans l’esprit quand il parlait des masques
Tout était teinté d’un bleu pâle
Sa démence
Je m’en voulais tant de ne l’avoir épaulé
Et sans doute quelque soir de les avoir engendré


Alors s’il te plait simplifie ça
Envoie moi ta haine au visage
Je me suis levée
J’ai pris ta main
Et je l’ai plaquée ferme
contre mon ventre rebondi
_Le seul sens est la pulsion
_L’impulsion
_C’est ce qui maintient en vie

j'ai la langue qui hésite
qui croupit
dans cette bouche aux mots infâmes
toujours inapte à guider
_Si ça te libère
— détruis moi


L'invitation
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Evan, Mar 14 Mar 2017 - 9:55


Les Ténèbres me happent,
M'emportent,
Sur des rives oubliées,
Sur des rives que j'avais aimé.
Elle,
Toi,
Liz',
Celle près de qui,
J'avais un jour déposer mes valises,

Je t'avais aimé comme l'aurore qui peint les regards,
Je t'avais chéri comme la lune qui apaisait mes nuits,
Je t'avais embrassé comme l'aimée qui était Raison,
Je t'avais perdu comme le Temps qui éteint les saisons.

Peut-être qu'au fond, je ne t'avais jamais possédé ?
La seule chose que j'avais c'était une illusion ?
Est-ce cela ? Tes mots assassins ?
Est-ce cela ? Ces larmes qui me paralysent !

Je t'avais épousé dans des rêves que je croyais partage,
Je t'avais laissé sur ton corps des empreintes d'amour,
Je t'avais offert des étoiles au milieu de ton innocence,
Je t'avais aimé dès la première seconde essoufflée...

Et tu portes ma main à ton ventre ?
A cet "être" que j'aurais aimé te donner...
Veux-tu m'éteindre plus que je ne le suis ?
Alors que je souhaitais que t'étreindre à l'éclat de bougies...
Était-ce notre destinée depuis le début ?
S'aimer puis ce détruire ?
Que ce rempart cède et que j'aie tout à reconstruire ?
Comme si je le voulais !
Même si ça ne comptais pas...

C'était toi qui gardait les clés...
C'était toi qui faisait exploser mes remparts...
C'était toi qui allumait l'humidité dans mon regard...
C'était toi qui soufflait sur ma flamme, pour que je m'éteigne...

Et tu me demandes de te détruire ?
Alors que les années perdues m'ont volés une moitié ?
Sens-tu que je suis en lambeaux ?
Sens-tu que tu me guides au tombeau ?
Les souvenirs importent-ils ?

Souviens-toi l'eau sur nos corps qui s'épousaient,
Souviens-toi ton cœur qui criait à un rythme démesuré,
Souviens-toi l'éclat né au milieu de cette forêt,
Souviens-toi combien l'on s'était aimés...

...

Le château s'écroule,
Sous les larmes qui coulent,
La vie est en toi,
Mais jamais je ne pourrais te haïr.
Quand bien même tu m'attaquerais,
Que je me laisserais faire.
Jamais une main je ne lèverais sur toi,
Saut si tu en souhaites une Tendre,
Trois années à attendre,
Et je devenais un orphelin sans toit.
Mes yeux de larmes se marient aux tiens,

Comme une pensée passée qui ressurgit,
Comme un désir qui toujours au fond rugit,
Comme si persistait encore notre lien...

Haine dans mon regard.
Mais pas contre toi.
Comment pourrais-je ?
J'étais le seul fautif à notre histoire.
Quand bien même tu ne lui aurais accordé aucune page.
Tout juste un chapitre éphémère à l'écriture qui se résorbe,
Un livre sans couverture,
Aux pages vierges.
J'étais.
Je suis.

Ma gorge était prise et étaient prisonniers mes mots,
J'étais un esclave enchaîné à son bourreau,
Bientôt je repartirais sur le radeau de la perdition,
Et personne ne viendrait m'y chercher,
Comme moi je n'étais pas venu te chercher.

On récolte ce que l'on sème.
J'aurais juste aimé que l'on s'aime.
Que les jours soient différents,
Que l'on demeure encore amants.
Au fil des battements insensés,
Au fond nous étions deux condamnés.
Et dans le déchirement,
Je deviendrais un simple homme errant.
Parce qu'Hier venait de perdre son sens,
Et que Demain à nouveau se floutait,
Et Aujourd'hui n'était que larmes et cendres.
J'étais le seul jeté au bûcher.

....

Je retirais ma main de son ventre, baguette pointée vers elle. Puis vers le serveur que j'avais gardé pour un repas qui n'aurait jamais lieu.

- Avada Kedavra !

Plus rien ne me sauverait.
Si pas elle, qui ?
Peut-être n'aurais-je pas dû revenir ?
Pour replonger dans des Ténèbres plus profonde encore.
J'étais un piano qui avait perdu ses accords.
Une envie de Folie.
J'avalais difficilement ma salive.

- Vaudrait mieux que tu partes, je crois...

Je m'approchais près de la grande vitre qui donnait sur le champ de mars. Les lumières de la ville brillaient de concert. Et je m'accroupis, mains sur le visage.
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Lizzie Bennet, Dim 16 Avr 2017 - 2:32


il s’éloigne de toi
comme brûlé
il n’avait anticipé
l’âpreté de ton contact
oui tu étais la boule de feu
dont il fallait rester éloigné
le hérisson auquel ne jamais
se frotter
— recule recule Evan
et oublie l’être que tu as connu —
car ce n’était qu’une illusion
ce Lizzie là même toi tu le connaissais pas
alors tu comprenais qu’il puisse être perdu
mais tu lui offrais la seule solution que tu savais entrevoir
dans ces cas là
couper le cordon
avant de devenir toxique pour ceux que tu aimais
juste comme tu l’avais fait pour Emily et Jade
lui aussi allait te laisser partir
t’effacer
te dissiper
comme un mauvais rêve qu’on secoue l’esprit plein de nuages
jusqu’à ne plus même se souvenir
qu’il était arrivé

kill the beast

son sort de mort éteignit la flamme d’un autre
il savait pourtant
que le serveur n’était qu’une chandelle
dans la nuit
qui n’avait pas fait de mal
son seul crime était d’être au mauvais endroit
au mauvais moment
comme l’araignée effrayant l’enfant
toi tu savais
que le vrai criminel
c’était toi
l’incendie destructeur
qu’il fallait éteindre vite
avant qu’il ne fasse plus de ravages
c’était toi
il t’enjoignit de partir
mais c’était hors de question
il avait besoin de sortir tout ce qu’il avait sur le coeur
et si tu ne comprenais pas pourquoi il ne s’était plus battu pour toi
— ou plutôt si, parce qu’il était plus raisonnable qu’il ne le pensait
parce que son subconscient ne t’avait jamais autant aimé
que ses mots le prétendaient —
tu voulais l’aider à t’oublier
voire à permettre au monde de t’oublier aussi
_ c’est moi que t’aurais dû tuer.

(en interne un murmure
de toi à toi
il ne faut pas qu’il te tue ce soir
pas maintenant
tu dois accoucher avant
mais après tu lui donneras ta mort sans hésiter
si c’est ce qui le libère
ou alors tu pourrais
tu devrais)
_ je pourrais disparaître de tes souvenirs
_aussi
_si ça te faisait du bien
_je ne te volerai de souvenir sans ton accord
_mais dis moi ce qui t’aiderait
_je veux t’épauler

le géant semble soudain doté de pieds d’argile
à sa manière de s’accroupir
ses traits perdent en dureté
ses yeux en années
_les lumières ne manquent pas
_même dans la nuit
_débarrasse toi du trou noir
_que je constitue pour toi

tu sais toi
que tu ne pourras jamais l’oublier
si les émotions qu’il savait faire jaillir en toi
n’avaient encore été suffisamment analysées
il était pourtant clair
qu’il t’avait à sa manière marquée
presque plus que l’ordre noir
dont la signature te cinglait la chair
il avait un regard qui criait les espoirs
et si tu n’en étais plus digne
cela ne voulait dire que tu pourrais résister à la satisfaction
de le voir réussir
lui
lui était promis à des grandes choses
il fallait qu’il continue de rêver en couleurs
technicolors si cela lui ressemblait
mais il ne rentrait dans aucune boîte
il était presque
il était presque lui aussi
de ces forces plus grandes que la vie
avec des fragments de verbe
peints sur chacune de ses pores
oh tu ne partirais pas
jamais réellement
tu resterais dans un coin de sa vie
sans même qu’il le sache
à veiller en douceur
aujourd’hui la première tâche était qu’il digère
que le rêve était mort
que la lizzie qu’il avait connue
n’existait en bien des sens plus
elle avait été souillée par la vie
pouvait-il accepter cette vérité ?
saurait-il le lui pardonner ?
pourrais-tu un jour revenir dans sa vie
sans faire de bruit
un peu comme une luciole
qui ne semble faire plus que de la pollution lumineuse
mais se soucie
en toute douceur
de lui

(don’t forget the little people)
(always there to cheer you on)
(unless you need em to disappear)
(in which case they’ll die)
(all you gotta do is ask)
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Evan, Dim 23 Avr 2017 - 15:05


Je regard au dehors
Défiant du regard l'Obscur
Et là, ces lumières pantoises
Aux lampadaires désabusés
Qui scintillent comme si de rien n'était
Alors que mon coeur s'arrache
En lambeaux de larmes
N'entends-tu pas ces cris ?
Cet écho de mille douleurs
D'un Passé comme un papier qu'on déchire
D'un Présent comme un feu qui se fait cendres
D'un Avenir à l'amer réalité, esseulé

Et ces badauds ignorants
Aussi futiles que ces prospectus
Trimballés par le vent
Sans nul autre regard que le vide
Sans nul autre but que la Mort
Pourraient-ils seulement comprendre ?
Que la coupole céleste s'est brisée
Que le marbre a éclaté en sanglots
Et que les murs ne sont plus que vestiges
Et le Paradis s'est mue en Enfer

Et Elle est là, et Elle me dit
Que mort à Elle j'aurais dû donné
Alors que sans Elle, mort j'étais
Comme dans chaque mot que je lui ai dit


Elle me propose le choix que je ne lui avais pas offert
Me retirer Sa présence
Comme endormir tout mon cœur
En le vidant de Son essence


Elle pense être un problème
Elle qui était Solution
Elle qui avait écrit Passion
Là où les rêves naissent et enchainent


Regarde donc Lizzie ! Les étoiles qui crient !
Souviens toi de nos murmures enlacés
La forêt
Mon appartement
Quand j'étais venu te chercher
Dans cette classe soumise au Dément


Tu voudrais m'effacer cela ?
Tu voudrais m'effacer "Nous" ?
Je préférerais la Mort
Que de t'oublier


Je ne veux pas affronter l'Ombre
Je ne veux pas voir les couleurs s'éteindre
Celle de tes yeux
Celle de ta voix
Celle de tes sourires


- Jamais...
- Je ne voudrais que tu disparaisses
- Comme une pluie qui s'en va au soleil
- Je veux me souvenir de tes gouttes
- Aussi brûlantes soient-elles
- Quand bien même elles me perforeraient le cœur


J'effaçais les Salées qui coulaient sur mes joues
Et j'allais près de celle qui avait fait graviter ma planète
J'allais poser mes lèvres sur les siennes
Comme un dernier mot qui voulait tout dire

- Jamais...

Et j'observais ce cadavre silencieux
Et j'observais celle qui portait le monde
Je devais tourner la page qu'Elle était
Nos Ténèbres toujours mariés

Elle apaisait un peu la colère
Mais je pouvais me changer en Feu
Et éteindre toutes les lumières
Des moldus en leurs yeux

Je passais mes bras autour d'elle
La serrant comme quand je l'avais aimée
Parce que Tendresse devait être sa famille
Et jamais ne la quitter
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Lizzie Bennet, Dim 23 Avr 2017 - 21:14


Il a refusé. Il ne veut pas m’oublier. Il devrait pourtant. Je suis un trou noir. Comment ? Vous n’aimez pas les trous noirs ? Oh, je sais, vous songez sans doute que les troublants sont plus intéressants. Ne vous lassez-vous jamais de tous leur trop-plein ? Ils débordent, ces gens. Ils débordent de mots d’idées de projets d’envies de pulsions. C’est clair, à côté, j’attire pas l’attention. J’suis couverte de suie et de roche en fusion. Je fais pas de bruit. Pas ce soir.

J’suis pas l’étoile brillante non, je suis la zone de vide. Un vide ample et rond qui vous enveloppe et vous gobe. Le vide se cultive. Il faut prendre le temps de s’asseoir, de méditer, de faire le vide. D’oublier. Il faut oublier tout ce qui est vain. Et Merlin sait que cette terre en est remplie. Il faut prendre le temps, sous la douche, de frotter huit fois chaque zone accessible, en murmurant « tu n’es pas réelle. »

Il faut prendre le temps de fumer,
non pour le plaisir de fumer,
mais pour se rappeler qu’on est
comme les cigarettes.
Que la vie nous allume —quoique notre peau ne soit par les flammes consumée— nous enfume et nous écrase. Que si l’on ne veut être le mégot martelé de pieds et d’eau il faut prendre la seule sortie de secours : la fumée.

Evan, Evan reste l’étoile qui brille au loin. Reste vivant reste plein. Ne te laisse absorber par le trou noir, ne le laisse t’avaler et t’éteindre. Tu vaux tellement mieux que ça. Tellement mieux que moi. Alors s’il te plait fait un effort, oublie moi, aisse moi rutiler de vide. Mais t’es têtu, t’aimes souffrir, tu te creuses des plaies à mains nues. Comme un chien creusant le sable en se rendant pas compte que le sable est sa chair. Et ça lui fait mal et il voit pas il veut pas voir il préfère s’enterrer la tête en autruche dans le sable de mes lèvres et j’arrive pas à te repousser car je sais je sais que c’est ta façon de dire au revoir, de dire adieu.

Alors j’caresse tes larmes avec mon sable, pour les absorber dans l’ongle de ma noirceur, je t’assèche cette tristesse que tu ne mérites pas. Tu gardes ton bras contre moi, et je sais. Qu’il est temps de partir. De te laisser briller. Avant de faire une c*nnerie.
On se reverra, fis-je d’une voix douce, me retirant du nid douillet de ses bras. Je voulais pas lui donner d’illusion différente. Je n’étais qu’un trou noir, il était temps de l’intégrer. Pardon, Evan.
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Evan, Sam 29 Avr 2017 - 10:15


Tout se perd. Mes repères s'effacent comme une terre rongée par la pluie, devenue boueuse, instable, un simple sujet au temps et balloté par bien des vents. J'étais là. Elle était là. Nous. Ce que nous avions été. Ce que nous n'étions plus. Et cette situation. Qui brisait les silences. Qui était telle la hache, prête à s'abattre sur le cou enfermé. Et j'étais le cou enfermé. Et cet enfant. Ce monstre ? Non. Je ne savais. Je ne voulais savoir. Qui t'avais souillée. Car tu as l'air triste. Car tu as l'air sans vie. Alors dit moi, pourquoi ?

Tu avais animé tellement d'étoiles, pourquoi sont-elle éteintes ? Pourquoi est-ce si dur, de te revoir alors que ton visage a toujours été le bonheur ? Comme une peinture dans l'ombre sur les murs de mon esprit, qui, dès que je fermais les yeux, me redonnait le moral. Pourquoi est-ce que se déchirer fait si mal, alors que l'on a été Douceur pour l'autre ? Regarde ces larmes que je ne peux retenir, comme la fonte d'un glacier qui cri sa fraicheur aux roches.

Je suis perdu
Je ne sais plus
Ce que j'ai été pour toi
Ce que tu as été pour moi
Ni même
Ce que nous étions

Tu es là et tu m'enserres, des tes bras dont je n'ai jamais oublié l'étreinte, tel une faune sauvage qui agrippe à son visage somptueux dès le premier battement de cils. Merd* ! Dit moi ! Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tes lèvres onctueuses viennent à ma joue ? Viennent boire l'eau salée de ma détresse ? L'eau salée qui pleure les bouts de Nous...

Il n'y a de souvenirs plus heureux que ceux partagés par deux cœurs. Et les nôtres l'étaient. Non pas précieux, non pas vitaux ! Simplement des rives de bonheur, là où nous étions encore que des inconnus. Et là j'essuie tes larmes. Et là tu aimes les miennes. Et peut-être qu'au final, là seulement, nous sommes.

Tu me laisse trois mots à l'amer regard d'un adieu
Ma gorge elle, a déjà abdiqué
Je ne suis plus qu'une poussière égarée
Je n'ai plus qu'à donner ce qui reste de moi aux vents tortionnaires

Et déjà l'étreinte devient un souvenir, rangée à un placard qui serait toujours compliqué à ouvrir, dont la clé serait chaque jour où je reverrais tes yeux, chaque nuit où j'y repenserais.

Je ne sais ce qui est le plus triste
Que je t'ai aimée
Que tu m'aies aimé
Ou que cette bougie n'ait plus de cire...

- Oui... On se reverra...

Je ne savais plus quels mots dire. Ni qui maudire. Moi, certainement. De ne pas avoir vu, de ne pas avoir agi. De ne pas avoir senti, toutes ses épreuves. De ne pas avoir entendu ses cris qui viendraient me hanter. Un tremblement me laissa stoïque, je la regardais s'éloigner.

J'avais définitivement perdu ce que j'étais...
Juste une ombre
Je n'étais plus qu'une Ombre...
... Et une Poussière

~ Fin du RP ~
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