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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré
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Du Côté des Embrumes...
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Morgan Delaube
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Du Côté des Embrumes...

Message par : Morgan Delaube, Mer 30 Sep - 16:37



Du côté de l'Allée des Embrumes, c'est une porte en fer sale et dégradée que vous trouverez pour entrer dans l'Occamy Doré. Mais ne vous y trompez pas, elle est bien plus solide qu'elle n'en a l'air, protégée par des enchantements anti-intrustion. De plus, accrochée là où il devrait y avoir œil-de-bœuf se trouve une tête réduite portant un masque. Demandez-lui son nom, et elle vous répondra "Kit". Demandez-lui d'ouvrir la porte, et elle vous demandera le mot de passe. Pas de mot de passe, pas d'entrée. Si vous lui demandez comment obtenir le mot de passe, Kit vous enverra paître comme elle sait si bien le faire.

Mais si vous avez le mot de passe, alors avec grâce, Kit vous ouvrira. Vous tomberez alors dans un long couloir mal éclairé aux murs décrépis. Si vous prenez à droite, vous irez dans la Salle de Spectacle. Pour cela, il vous suffira de franchir un rideau. Une fois le rideau passé, retournez-vous. Vous verrez alors une vieille tapisserie représentant un troll en tutu, mais plus aucun accès au couloir. A moins d'avoir le bracelet...

Si vous prenez à gauche, vous tomberez alors sur un grand escalier qui vous mènera jusqu'à la Salle Secrète.

"A bon entendeur, salut !"
-Kit







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Malena Kane
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Malena Kane, Ven 29 Avr - 20:13


[RP UNIQUE 2]

Run Mal, Run.

Tes pas tac tac sur les pavés, tambour de guerre, réveiller les morts, réveiller les vivants ; Cours, cours ; la vitesse t’enivre, et sentir ton ventre se tordre quand tu prends tellement d’élan que tu ne peux plus t’arrêter est pour toi une expérience incomparable ; il ne faut pas s’arrêter, il faut continuer, encore et encore.

Aller de l’obscurité vers la lumière, du bas vers le haut, aller d’une idée enfouie jusqu’à sa réalisation ; attirer les regards les âmes ; Poster des affiches sur les murs, sur une porte fermée ; ouvrir les esprits ; demain matin, avec leur visage gonflé, les yeux cernés, ils verront ; et sentiront leur coeur battre plus vite, ils sentiront leur coeur prendre un rythme infernal, s’engager dans une course effrénée increvable ; Il le faut.

Run Mal Run.
Tomorow is another day.
And you won’t have to hide away
You’ll be a Dragon, Mal,
But for now it’s time to run,
it’s time to run!




Suite...
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Morgan Delaube
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Morgan Delaube, Sam 30 Avr - 9:49


Je m'éloignai du grand Big Ben pour faire demi-tour. Il était temps de rentrer. A mon avis, d'autres étaient aussi sur le coup. Il faudrait qu'il en touche quelques mots à Izsa, mais ça pouvait attendre demain. Cependant, il ne pouvait transplaner, à cause des nombreux moldus qui l'entouraient. Okay, pas de problème, direction le Chaudron Baveur. Londres de nuit était aussi actif que de jour. Bon, en même temps la ville est une capitale donc...

Enfin bref, j'arrivai jusqu'à l'auberge, entrait rapidement et jetais un coup d’œil. J'avais appris il y a peu que Tina était devenue la proprio de l'endroit. Ca c'était cool, elle allait pouvoir m'inviter à des soirées jeux picole maintenant ! M'enfin, aucune trace de la Blonde. Tant pis. J'allais donc jusqu'à passage pour le Chemin de Traverse et décidait de terminer à pied.

Je remis ma cape noire et m'engageai dans la rue vide. Je passai devant l'Occamy Doré et m'arrêtait cinq minutes. C'était un peu mon bébé. Certes, j'avais décidé de le léguer après la disparition inexpliquée d'Anthéa, mais la bâtisse avant encore pour moi une grande valeur sentimentale. Je me demandais si le code avait changé ou pas. Après tout, j'avais le droit d'entrer, non ? N'était-ce pas un peu grâce à moi que les gens pouvaient profiter du cabaret ?

Connaissant encore un peu les protections magiques, je passai par la porte de derrière. Kit était encore là, je le saluai mais il ne me répondit pas. Certes, il n'avait pas trop apprécié que je lui colle un masque sur le visage, mais quand même ! C'est alors que je vis la raison de son silence. Une affiche était placardée juste en dessous de lui. Et bien, j'allais pouvoir m'en faire une dernière. Surtout du côté de l'Allée des Embrumes. Les gens pas très net qui vivaient ici allaient avoir une belle surprise le lendemain au réveil. Je sortais une dernière fois ma baguette et transforma l'affiche.

Une fois mon travail achevé, je me rendis compte que j'étais grave fatigué. Dommage. J'irai revisiter l'OD demain. En attendant je prenais le chemin du retour jusqu'à chez moi pour m'en prendre cinq.
Voici à quoi ressemble l'affiche maintenant :

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Malena Kane
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Malena Kane, Jeu 4 Aoû - 19:27


PV Alhena


____________________



Je m’étais barré-e de Poudlard comme ça dans la nuit, comme la fumée d’une clope qui prend le large et la Mer. Sauf qu’ici, y avait pas la Mer. Juste des ruelles, des chemins, du bitume au goût salé d’amertume, des étoiles coincées dans les lampadaires comme des papillons de Nuit, des lumières électriques dans le Ciel. Mais pas de Mer. Ni d’autres vagues que celles de mon âme qui divague vers les étendues qui recueillent les insomniaques échoués.

Je marchais comme ça dans la nuit comme un con libre sans abri autre que le Monde entier à ces heures plongées dans le Silence… alors que dans ma tête, des bruits des voix des rythmes effrénés parfois mélancoliques dansaient criaient chantaient ravageaient les parois de mon crâne. Je les écoutais cracher leur concert à l’intérieur de moi, pour plus tard cracher le mien à l’extérieur de moi. Tchic, Tchic commençaient déjà à fulminer les enceintes de mon briquet… prêt à m’embraser, l’Univers avec moi, moi qui m’évaporait dans l’air comme une fuite de gaz.

Les ombres refroidirent soudainement la température. Ruelle des Embrumes et des brumes torturées. Dans ces lieux, Raison filait doux sur un fil, elle se faisait toute petite pour ne pas se faire bouffer. Elle esquivait les gueules béantes et dangereuses que Lune s’amusait à dessiner sur des maisons aux murs décrépis, avec les rasoirs cachés dans son sourire de croissant pourri. Crac. C’était le bruit des mâchoires fantômes qui taquinaient Raison. Crac. On acceptait sa présence ici, mais elle n’y était pas la bienvenue.

Je la laissais alors se démerder seule, et entrais, avec l’aide du Mot de passe, dans l’Occamy par la porte dissimulée. Aussitôt, le goût de la Mer, que les yeux bleus de Dragon avaient dessiné, envahit mes sens. Sur ce souvenir, j’avançais vers la grande salle et m’arrimais au bar. J’attrapais la Licorne Déchainée, et m’adossais au comptoir. J’oublierai de préciser qu’une bouteille avait été prise, peut-être que personne ne s’en apercevrait. Je ne connaissais pas encore l’équipe avec laquelle j’allais travailler pour en être certain-e. Et puis. On pouvait bien me prendre. Je m’en contrefichais. J’avais envie de boire. Alors, j’allais boire.

Tout en ouvrant la bouteille, je fis un rapide tour des lieux. Je n’y avais pas remis les pieds depuis un bout de temps. Depuis Dragon. Notre rencontre rodait encore ici et là, comme un doux parfum lancinant, comme les derniers échos de nos battements d’ailes. Je me laissais aller sur les effluves de cette soirée quand le bouchon, tombé sur le sol, m’interrompit avec son bruit étouffé comme une vieille mégère et ses questions : pourquoi avais-je voulu ce poste ? Une annonce, des postes à pourvoir, et j’avais tenté le coup. Sans savoir pourquoi. Quelques jours plus tard, une entrevue, et j’avais été embauché-e. Sans savoir comment. La Gérante m’avait laissé-e perplexe. Et mes soupçons se confirmaient…

Le décor était prêt pour la soirée d’ouverture du lendemain. C’était beau. Trop beau. Si parfait que ça me dégoutait. On étouffait l’âme de L’Occamy, cette âme si délicieusement insaisissable, sous des nappes blanches et du tissu doré. Ça puait. L’Occamy méritait ses vieilles tables et ses vieilles chaises en bois. Yel méritait d’être découvert-e à nu, avec ses cicatrices accidentées comme des routes de paysages où le temps semble se dilater.

Alors, tôt dans la nuit, tard dans le jour, je m’amusais donc, tout en buvant, dans un mouvement furieux de liberté, de colère, à libérer l’Occamy de sa camisole.

Je bois. Je bois et des dizaines et des dizaines de minutes à te découvrir, à te déshabiller pour goûter ton immensité. Oh Mon Occamy, je monte sur ta scène vide, et mes heures oubliées de théâtre me prennent comme on prend la mer, comme on prend la route. J’ai une envie de vivre, une envie de détruire sublime qui me remonte par la gorge. Y a des mots qui se battent dans ma bouche, à qui sortira le premier ! Je bois, non pas pour les noyer, ou les refouler, mais je bois parce que j’ai envie de boire, je bois parce que j’aime ça, boire, je bois, parce que ça fait tourner la tête et que de ma tête qui tourne tombe encore plein d’autres mots, je bois parce que j’aime quand ça tourne, quand le Monde tourne ou quand ma tête qui tourne fait tourner le Monde.

« - ah parfois un rire se faisait entendre qui mettait en train. Qui faisait pousser des ailes, ne fut-ce qu’un instant : c’était déjà ça. La force de ce rire qui n’était jamais fort. Un rire qui était un art. Du grand art, un art involontaire. Ah, quel était ce RIRE qui pouvait rependre une telle joie que ce même rire faisait mal, mal, mal en dedans. Votre rire aussi fait mal, mais autrement - je disais à ces gens fantômes dans la salle, votre rire n’est pas un art non ! Riez à coeur joie ! Brûlez de rire, sentez les nuages de foudre sur vos joues. Ris de tout le visage ! Mais il faudrait pour cela que ton visage soit resté entier. Tu en as assez, toi aussi. Et toi aussi. Et toi aussi. Assez ! Et ce soir, c’est ici que ça se passe ! C’est ici. ici ? À L’Occamy. Buvons ! »

J’avais enlevé ma veste, et je zigzaguais en chemise sur la scène, chevauchant ma licorne déchainée, à trancher le vide à coup de mots avec le sourire d’un enfant bourré.
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Alhena Peverell
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Alhena Peverell, Mer 10 Aoû - 0:43




Un nuage de trois petites pilules

ft Malena Kane


Prier les anges ce n'est pas vraiment ton truc. Tu préfères largement écouter tes démons. C'est pour ça que cette nuit tu es là, assise sur la petite marche. Devant cette sombre porte de ton établissement. Tu veilles sur tes précieuses étoiles, sur la grande lune qui t'observe. Un nuage de fumée s'échappe de ta gorge comme l'aveux morbide de ton être. Ta chair tremble, frémit. Tu as froid. La vie est froide. Comme ton coeur.

Gelé,
Brisé,
Écrasé.


Coeur de pierre. Fumée et volupté. Vibration des sens, pilule sur la langue. Traverser les montagnes et les vallées de ta gorge. Elle atterrit dans ton estomac. Elle t'apprend à ressentir. À trembler pour autre chose. Elle te demande de rester en vie cette nuit, dans l'allée des embrumes. Mais qu'est-ce que tu fous dans l'allée des embrumes d'ailleurs. T'as pas mieux à faire ? T'as pas autre part où aller ? Ton appartement ou ton Manoir par exemple ? Tu en penses quoi de rentrer ? Au lieu de faner ici dans la nuit, ta bouteille dans la main. Un sachet dans l'autre.

- Y a quelqu'un à l'intérieur M'dme.

- Qui c'est Kit ?

- Quelqu'un qui connait le mot de passe, M'dme.

Donc un employé probablement. La porte s'ouvre sans que tu n'aies rien à dire. Après tout cet endroit t'appartient. Ni plus, ni moins. Malgré tout tu restes dans l'ombre du couloir et aperçoit seulement la scène. Une ombre dansante dessus. Une ombre magique qui éclaire les spots éteints. Un nuage magique comme tes pilules. Une personne illuminée.
Quelques pas, le visage toujours dans l'ombre. Tu ne fais pas gaffe à ce qui vous entoure. Toi, tes pilules et ta foutue bouteille dans la main droite. Ta clope entre les doigts de la gauche. Elle se porte à tes lèvres et la fumée s'évapore dans la salle. Elle lui envoie un beau message.

- Qu'est-ce que vous foutez ici ? Sortez immédiatement de mon établissement. On va s'expliquer dehors.

Voix froide et cruelle. Sans ménagement. Elle a interêt à te suivre cette personne sinon y allait avoir de gros problème. Mais la vie en elle-même, n'est-elle pas un problème ? Qui possède une vie paisible sans regret, sans remord, sans bêtise, sans infraction. Personne. Alors tu es toujours prête à comprendre, à pardonner les gens des frasques que toi-même tu as faites ou aurais pu faire. Ce n'est pas pour les autres que tu pardonnes, c'est pour toi-même que tu le fais. Et il n'y a plus de magie à cette histoire, même dans les pilules trafiquées...

Ici, ce n'est pas un conte de fée


Dernière édition par Alhena Peverell le Sam 13 Aoû - 3:30, édité 2 fois
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Malena Kane
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Malena Kane, Sam 13 Aoû - 3:28


____________________


Quelle heure était-il ?
Une heure, deux heures, trois heures peut-être.
Moins, ou plus.
Qu’importe.

La nuit avait revêtit sa longue longue robe altière. Elle était une de ces nuits sensuelle et dense qui invite à la danse ; tourne tourne manège, le genre de nuit avec lesquelles j’aimais danser. Avec laquelle j’allais danser cette nuit. Sa paume dans ma paume, ma paume dans sa paume, mouvements lents, je m’amusais à dégrafer son corsage pour y trouver les heures de fêtes, les heures glorieuses, y chasser les ombres du sommeil et des âmes endormies, endoloris. Flic, Flac, on courrait-là, sur la scène sensuelle de l’Occamy, à boire l’alcool des étoiles en bouteille. À droite à gauche, droite gauche droite c’est bien ce que tu crois, rien ne pouvait nous arrêter, nous allions border l’aube dans le ciel turquoise du matin.

C’est fou ce qu’on peut faire quand on laisse la réalité s’imprégner d’imaginaire. Les ondes sont détendues, le corps n ‘a plus de repères physiques, il n’y a rien d’autre que le plaisir de modifier les lois de l’apesanteur avec le sourire nuage du satisfait ; dessiner avec le corps bic médium à l’encre de lune, les lignes incertaines de l’alcoolique rêveur ; jouer la boite à musique noyée dans les entrailles, Flic Flac, et les pensées vieilles breloques qui s’échappent sans peur du jugement, s’échappent, fusent dans le silence avec les ailes enflammées des Perséides.

Regardons les étoiles ce soir,
elles dessinent la géographie du ciel.


- Qu'est-ce que vous foutez ici ? Sortez immédiatement de mon établissement. On va s'expliquer dehors.

L’Occamy accueillait l’Univers entier ; les températures s’enchevêtraient, on y trouvait des sentiments mêlés qui buvaient ensemble. On passait d’la mer, à la chaleur étouffante du rock poétique, jusqu’à ce que sans crier gare, le client colère se lève! et frappe la table avec son verre. Voilà qu’un coup de tonnerre venait d’éclater. Orage venait de crier caché dans l’obscurité joueuse de l’Occamy. Dehors, que l’on s’explique dehors, dehors - dehors, bien, je quittais la scène et sortais en suivant les trainées de l’orage, prêt à me cueillir.

Dehors, j’appréciais d’abord l’air frais qui y virevoltait. À l’intérieur, les voix s’était tues. A l’extérieur, Orage grondait m’attendait, froid, sourd, une ombre impériale comme l’ombre d’une forêt qui s’agrandit devant la Lune nue.

Le coeur s’emballe, sans doute battait-il déjà trop vite ; ça va, c’est que je me disais. J’avalais, avalais, ma cigarette, recrachais sa fumée que je tentais de courtiser avec mes doigts.

- Qu’on s'explique... , pause, deux secondes veux-tu, Orage, murmurais-je avant d'aller chercher ma bouteille de Licorne Déchainée. Voilà, qu'on s'explique, mais vite, que l'on retourne faire la fête. l’Occamy est si délicieux cette nuit…

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Alhena Peverell
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Alhena Peverell, Mar 23 Aoû - 0:39


Une petite pilule,
Deux petites pilules,
Trois petites pilules.


Une lune qui transpercent la beauté des yeux. Des souffles chauds qui s'entremêlent dans une colère écarlate. Un nuage de fumée qui s'échappe des lèvres. Un mégot qui consume la vie.

Illusion
Perception
Le monde nous méprisons


Un étrange garçon devant toi, ou une fille. Un mélange, une chose. Un léger air de dégout, qu'est-ce dont ? Tu ne sais pas faire des choix dans la vie ma fille ? Tu devrais ? Mais qu'es-tu Yel ? Tu ne veux pas rentrer dans les cases de la société, c'est compréhensible. Mais revêtes toi au moins d'un peu de dignité. Dédain mesquin. Aristocrate hautaine. Que faisait la belle dans ton autel ? On souille pas cet endroit gamin.

- La lune et les étoiles veillent sur toi mon petit. L'Occamy est fermé et Kit ne te laissera plus rentrer, t'auras qu'à récupérer tes affaires demain ma grande. C'est un ordre de ma part. Je suppose que tu es une de mes employées. À qui ai-je l'honneur ?

Le mal qui s'assoit, observe les nuages gris qui s'abattent sur l'allée. Un sourire sarcastique. Une goutte d'alcool sur le reste des lèvres. Une clope qui pue la mort. Des yeux verts orageux.

Une petite pilule,
Deux petites pilules,
Trois petites pilules.


- Bon assis-toi sur les marches quand même, qu'on discute mieux...

Le sachet tourne. Tes doigts jouent avec. Bonheur, délice. Supplication de la tentation. Mutilation des sens, plus rien n'a d'avance sur ton âme. Femme fatale, perdue dans l'espace et le brouillard. Désespoir du soir.

Encore une pilule avant d'aller boire ?
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Malena Kane
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Malena Kane, Ven 2 Sep - 20:09


____________________



Une J’aimais les brusques changement de température. Passer d’un état à un autre. Sans transition. Sans avertissement.

Je n’entendais pratiquement plus les bruits de l’Occamy derrière sa porte close. Si je le regrettais, je m’abandonnais maintenant à l’instant présent avec une certaine curiosité. Les sons de la nuit citadine, crescendo, se révélaient comme des criquets dans la campagne, prenant son espace, sa place, nous entouraient, jouaient avec nos sens aiguisés, endoloris par l’alcool.

Mon cœur battait moins vite. Orage ressemblait à présent moins à un orage qu’à un volcan endormi. Je ne l’écoutais pas parler, je l’observais, fasciné-e. Peut-être y avait-il une âme fragile dissimulée, toutefois, je ne voyais que ses ténèbres. Les ombres qui s’attardaient sur sa peau semblaient aimer sa saveur, avait-elle un goût d’ombre ? Me serait-il possible d’y goûter une nuit ?

- Bon assis-toi sur les marches quand même, qu'on discute mieux...

Je déclinais l’invitation silencieusement, sur mes lèvres, une miette de Lune, un croissant, un léger sourire en coin. Je ne dis rien, ne bougeais pas, attendant que mes yeux noirs attrapent ses yeux verts ; une fois que ce fut fait, nous fûmes disposer à discuter, mieux…et peut-être pourrait-elle m’informer sur ce petit sachet, qui perdait la tête entre ses doigts, qui m’intriguait.

- Dis-moi, Orage, quel genre de foudre transportes-tu dans ce sachet en plastique ?
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Alhena Peverell
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Alhena Peverell, Sam 10 Sep - 20:57


Virevolte, s'envole. Nuage et orage. Danse et danse. Sans jamais t'arrêter. Ta tête tourne dans les méandres des contes. Alice aux pays des merveilles qui se perd. Elle rencontre la chenille. Et si l'histoire n'avait pas de moral dirait-elle ? Que ferais-tu à sa place ? Dirais-tu aussi qu'il n'y a aucune morale à la vie, à l'histoire ? Oui... Très certainement oui, vu ta morale exécrable.

- Dis-moi, Orage, quel genre de foudre transportes-tu dans ce sachet en plastique ?

Regard dubitatif. Hein euh... ça ? Ah ouais c'est vrai. Une en bouche, un sourire étiré sur tes lèvres bordeaux. Tête en arrière, contemplation des étoiles.

- Des pilules spéciales... Elles t'emmèneront plus loin que tout, bien derrière ces magnifiques étoiles. Tu brilleras encore plus que sur la scène. T'en veux une ?

Tu seras la lune. Tu ne seras plus une simple étoile. Tu seras un orage, pas un simple nuage. Tu flotteras et rigoleras à pleine voix. Tu ne t'arrêteras pas et sera heureux. Tu seras drogué jusqu'à en vouloir toujours plus. Une addiction au bonheur. Une addiction malsaine. Car quand tu te réveilles, tu pleurs, tu cries. Ton corps est s'en dessus, dessous. Il est replongé dans une réalité funeste que tu hais. Que tu hais tellement que tu déchaines les orages que tu veux. Alors toi, petit nuage... Que déchanteras-tu ? Feras-tu venir vent et tempête ? Dévasteras-tu comme elle, les maisons et les familles ? Détruire les humains et les esprits sains...
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Malena Kane, Mar 4 Oct - 0:11


____________________


Soudain, la ville s’agita et compta les heures qui lui restait avant le lever du jour. Patience, le soleil est encore loin de la nuit. Nous sommes en son coeur. Écoute son battement, Londres, comme j’écoutais le battement du coeur des yeux d’Orage. J’étais comme ensorcelé.e par cette rencontre nocturne. Il m’arrivait de me voir m’approcher d’elle, sur le point de toucher du bout des doigts sa peau fraiche, tout en redoutant qu’elle ne tombe en poussière. En poussière, Elle, ténébreuse comme l’Orage mais aussi glaciale qu’une gargouille.

- Des pilules spéciales... Elles t'emmèneront plus loin que tout, bien derrière ces magnifiques étoiles. Tu brilleras encore plus que sur la scène. T'en veux une ?

Ma curiosité était attisée, j’en oubliais de porter la bouteille à ma bouche asséchée. Je me perdis entre son silence et le mien, imaginant tout ce que pouvait renfermer de simples petites pilules. Une voix en moi me criait de détourner le regard, de fuir, de les oublier… mais elles faisaient danser en moi une terrible envie ; vibraient-elles ou non, je sentais leur attraction m’attirer vers elles. Chacun de nous désire transgresser les conventions, et entrer avec une ivresse dans le royaume de l’Interdit. Mais nous manquons d’imagination et d’audace ! Moi, je n'en manquais pas.

Je m’avançais vers elle, m’assit à ses côtés. Je regardais sa joue, attendant qu’elle tourne la tête vers moi. Elle ne le fit pas. Je lui aurai volé un baiser. Ou peut-être que non. L’envie de jouer avec mes propres désirs m’amusait.

- Lance moi ton éclair, et foudroie-moi Orage, soufflais-je.
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Alhena Peverell
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Alhena Peverell, Ven 30 Déc - 0:07


Reprise du RP avec Malena

Face à Face
Dans un même univers
Tes mots me libèrent


Toutes les histoires ont besoin d'un méchant

Dans quel camp pourras-tu te situer ? Avec lequel joueras-tu à frôler la mort, à en rire. Sentiras-tu ta chair vibrer, frémir sous les doigts malsains de l'obscurité ? Qu'es-tu pour ainsi t'amuser avec les limites même de la vie.
Souffle qui caresse les grains de la peau. Syllabes qui amplifient la volupté des sens. Elle se dissous sur la langue, elle transporte l'esprit vers l'ailleurs de l'imaginaire. Puis des murmures, des murmures qui s'échappent dans les ténèbres de la nuit. Vous êtes deux, vous êtes trois. Vous êtes cent à ne plus vouloir. Alors donne la...

Qu'aurai-je en échange ?

Rien hormis le plaisir de donner. Mais faudra-t-il un jour rendre ? Tes doigts glissent vers la pomme, ils se saisissent du bonbon. La remontée se fait lente, trop lente. Elle tangue à droite, à gauche pour faire durer le suspens. Elle s'immisce dans l'intensité du moment. Et doucement, le bijou se présente à l'entrée de sa mort. La brune croque, les dents s'évertuent à déchiqueter. On peut la manger de toutes les façons.

Et la mer s'envole

Ta tête se tourne vers la sienne. Ton corps mutilé pivote vers l'antre des mots, des nuages. Comme apaisée par la puissance de l'inattendue, embrassée par la brise de l'instant. Tu t'apprêtes à le faire, à lui donner le goût perdu. Donne de quoi penser, fais lui goûter une penseuse.
Le sachet s'agite, elles se cognent entre elles. Elles veulent être mangée, chacune, elles veulent jouer avec l'esprit, les doigts, les mains, les yeux, le corps humain. Les bêtes c'est tellement drôle à manipuler, à faire planer vers l'interdit, à pousser du bord de la falaise. Les bêtes, ça plonge d'eux-même dans les enfers.

Ouvre la bouche

Avec quoi, toi tu joues maintenant ?
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Luke Belt
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Luke Belt, Jeu 6 Avr - 2:51


RP avec Alhena

L'horloge venait de sonner les douze coups de minuit, le ciel était noir de suie. La lune éclairait peu la scène, dissimulée derrière un grillage de nuages peu clairsemés. Le silence régnait dans les ruelles du coin des embrumes, aucune turbulence ne venait le perturber. Pas même le miaulement d'un chat ou le crachat d'un sorcier miteux. Ni entrechocs de bouteilles, ni oreilles traînantes. Juste un silence plein d'insolence.

C'était comme si le moindre de mes pas, posé trop fort au sol, pouvait signer mon trépas. Alors j'avançais prudemment, contrôlant mes ligaments, progressant patiemment. Je n'étais pas pressé ni angoissé, je m'éveillais.

J'étais dans mon élément, démesurément sombre et malaisant, modérément clément. J'inhalais des effluves de magie noire à chaque inspiration, qui m'évitaient de déchoir de mon perchoir. Les ténèbres me rongeaient et plongeaient dans une abysse où je ne pouvais que songer à descendre plus bas, à m'éprendre encore plus de la noirceur, jusqu'à me perdre dans ses méandres.

La pénombre était habitée par une multitude d'ombres, qui ne respiraient pas la béatitude mais plus la solitude, à force de meubler des décombres et de tenir compagnie à des loques. Il y avait plus agréable comme colloque.

Soudain, le son d'une breloque tombée au sol me parvint aux oreilles, dans un ploc étouffé. Après un rapide soliloque muet pas des plus limpides, mes doigts se posèrent sur ma baguette et ma trajectoire dévia. Arrivé au bout de l'allée aussi large qu'un couloir, je tournai à droite au lieu de continuer sur ma voie. Le bruit qui avait détruit le silence provenait de ce coté et me conduit sans vergogne vers scène saisissante.

Il y avait là, au beau milieu de la ruelle, une charogne et sa hyène.
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Alhena Peverell
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Alhena Peverell, Jeu 6 Avr - 16:28


RP P'tit Lu

Bonnie and Clyde

Pourquoi faire ?
Pourquoi prévenir les autorités et prendre un risque démesuré ? Tu allais avoir une mauvaise réputation pour ton établissement après. Et puis, il y aurait certainement une enquête. T'avais pas vraiment envie que les aurors viennent mettre leur tête dans tes affaires.
Pestant, tu contemples le cadavre.
Grincement de dent
Qu'est-ce qu'on fout là ?
Il pouvait pas aller crever ailleurs lui
Et si tu le déplaçais juste ?
Tu t'abaisses, il est bien mort au moins ?
Il a l'air, plus ou moins, tu crois, pas certaine
Tu le voyais pas respirer en tout cas
T'avais moyennement envie de le toucher. Il est plutôt rebutant comme personnage. Fallait pas salir tes doigts, pauvre petite fille.
Jouant avec ta baguette tu réfléchis
Et si
Et si
tu le brûlais ?
Bonne idée, ou non. Tu risquais de faire trop de fumée, et puis, bonjour l'odeur.
Dissoudre dans de l'acide sinon ? Ou simplement le déplacer devant Barjow et Beurk. Parker saura quoi faire, et tu n'auras pas à t'en préoccuper. Pas que tu ne sais pas t'occuper de ça, c'est juste que ça te fait ch*er.
Tu t'apprêtes à lancer un sort quand il apparait
P*tain par encore lui, pourquoi toujours lui ? Il hante pas assez ta vie ou quoi ?
soupire
Sérieusement ?
Air dépité par les circonstances
Dis-moi, t'aurais pas un peu le chic pour débarquer toujours au mauvais moment ? On se croise toujours dans l'allée des embrumes quand il faut pas.
Sourire de travers
Parce qu'il fallait le reconnaitre, la dernière fois c'était pas top comme rencontre. Et puis la soirée à l'Occamy n'avait pas arrangé les choses. On ne vous avait pas laissé une minute pour vous. Et votre première, pas besoin de s'attarder plus dessus. Il était devenu alcoolisé trop vite, et ça avait donné trois coeurs en trop.
Tu traines souvent par ici non ? Qu'est-ce que tu fais là au fait ?
Tu te relèves et contemples le macchabée
Cela ne pouvait pas être pire comme situation alors
Bon, puisque t'es là. Aide moi à me débarrasser de ça.
Tentons le tout pour le tout,
T'étais plus à ça près.


Dernière édition par Alhena Peverell le Mer 25 Oct - 20:08, édité 1 fois
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Luke Belt
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Re: Du Côté des Embrumes...

Message par : Luke Belt, Dim 9 Avr - 18:19


La réputation de l'allée des embrumes n'avait rien d'une invention ou d'une extrapolation. C'était un endroit foncièrement malfamé, théâtre des faits divers les plus glauques et morbides qui soient. On ne savait jamais à quoi s'attendre en s'y rendant. Les ruelles étaient parfois désertes, parfois emplies de loques humaines, souvent témoins muets d'actes immoraux. C'était aussi pour ça que j'aimais m'y rendre, on ne s'y ennuyait jamais.

Cette nuit ne faisait pas exception à la règle.

A peine avais-je pénétré dans l'exiguë et sombre rue que la silhouette détecta ma présence. Il faut dire que, n'ayant pas prévu tomber sur cette scène au tournant, je n'avais pas pris de précautions particulières quant à ma discrétion. Je dégainai instantanément ma baguette et la pointai sur la forme humaine, plusieurs sortilèges au bout des lèvres ; mes années chez les aurors et activités mangemoresques avaient rendu mes réflexes particulièrement pointus.

Une voix féminine qui ne m'était pas inconnue s'éleva alors, retardant les sorts qui ne demandaient qu'à jaillir.

- Sérieusement ? Dis-moi, t'aurais pas un peu le chic pour débarquer toujours au mauvais moment ? On se croise toujours dans l'allée des embrumes quand il faut pas.

La lune perça brièvement à travers les nuages opaques, laissant échapper une lueur qui éclaira un bref instant le visage de la sorcière. Elle. Encore. Quel était son nom déjà ? Le destin s'amusait décidément à nous réunir lors de moments incongrus. Abaissant prudemment ma baguette, visage impassible, je plantai mes yeux turquoise dans les siens, réfléchissant quant à l'attitude à adopter. Mon regard dévia ensuite vers le corps juché au sol, immobile. Mort ?

- Tu traines souvent par ici non ? Qu'est-ce que tu fais là au fait ?

Au son de sa voix, je reportai mon attention sur la jeune femme et son nom me revint en tête. Alhena.

- Tu me sembles en plutôt mauvaise posture pour poser des questions... répondis-je en désignant de ma baguette le présumé cadavre.

La sorcière se releva alors et me demanda, comble de l'ironie, de l'aider à la débarrasser du corps, qui était donc bel et bien sans vie. Un léger sourire en coin se dessina sur mes lèvres. Elle avait de la répartie au moins. Informulant un lumos de faible intensité, j'illuminai brièvement le visage du défunt. Ce n'était ni une connaissance, ni un haut fonctionnaire du ministère, juste un sorcier lambda qui n'avait pour moi pas la moindre importance.

- Si je t'aide, j'y gagne quoi ?

Avec un peu de magie, il n'était pas si difficile de masquer un corps et d'effacer la piste, surtout lorsqu'on connaissait parfaitement les méthodes du ministère. Mais chacun de mes gestes, chacune de mes actions, avaient toujours un sens, un but. Je n'étais donc pas opposé à aider la sorcière, tant que cela m'apportait quelque chose d'utile en retour.
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