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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Dans un quartier de riches
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Kohane Werner
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Dans un quartier de riches

Message par : Kohane Werner, Lun 5 Oct - 20:22


RP avec Hanna Hunterr

C'était beau et effrayant à la fois. Toutes ces grandes propriétés, ces façades luxueuses, ces engins à moteurs que les Moldus nommaient "voitures" reluisants. Ces jardin qui, à peine distinguables à travers le portail ou les haies, paraissaient parfaits. Chaque brin d'herbe était coupé à la même hauteur que ses compagnon, les fleurs poussaient de façon ordonnée dans des bandes de terre délimitées. Il y avait toujours une pensée derrière toutes les petites choses qui constituaient ces lieux ; ça se sentait. Pourquoi telle plante succédait à telle autre, pourquoi cet arbre était là et pas là-bas, pourquoi la voiture était garée ici plutôt qu'à un autre endroit, pourquoi le portail était en tel matériau plutôt qu'un autre.

Le soleil qui brillait ce jour-là donnait envie d'aller boire le temps dans ces jardins dont on ne voyait pas le fin. Sur comment de mètres, de kilomètres s'étendaient-ils encore ? Les bosquets, parfaitement taillés, les fontaines majestueuses qui accrochaient la vue, la summer house, pour permettre à Madame ou Monsieur de venir lire tout en s'abreuvant des rayons de soleil. C'était irréaliste. Et ne parlons pas des maisons en elles-même !
De ce que je pouvais en voir, elles étaient gigantesques, les façades reflétant la richesse de leurs propriétaires. Sur beaucoup de portails étaient gravés des armoiries. Parfois, le nom de la demeure y était inscrit, de façon artistique. Manoir un tel. Propriété une telle. Château de telle famille.
Oui, j'étais bel et bien dans un monde de bourges, ici.

Mais qu'est-ce qui m'avait pris de mettre les pieds dans un tel endroit ?! Je me sentais petite, perdue, angoissée. Voir autant d'argent étalé aux yeux de tous me serrait la gorge. Devant certaines demeures, je pouvais voir des sortes de gardes du corps, sévères, en costard, droits et sans un sourire. Beaucoup me regardaient passe avec un air de suspicion. Non, messieurs, je ne vais pas cambrioler votre propriété, ne vous en faites pas !
Comment des gens pouvaient-ils vivre dans un tel luxe ? Une si grande maison ? Je m'y perdrais, à leur place !

Je n'avais jamais imaginé que rentrer dans le monde des riches serait aussi effrayant. Et encore, je n'avais pas rencontré de vrais bourges. Je n'avais vu que leur propriété (de loin).
Sans doute vous demanderez-vous ce qui m'avait mené jusqu'ici. Eh bien en vérité, je ne sais pas trop... J'avais envie de renouer un peu avec mes origines aristocratiques. En effet, j'ai du sang aristocrate par mon père, alors que ma mère est d'une classe sociale moyenne. C'est pourquoi, bien que n'ayant jamais eu de problèmes financiers, je n'ai jamais vécu dans un tel lieu pas plus que mon père n'a étalé sa richesse devant tout le monde de cette façon.
J'avais donc eu envie de découvrir quelle était la vie de ces gens, qui appartenaient à la même classe sociale que la riche famille Werner. A quel point elle était différente de la nôtre.

Seulement, ces quartiers étaient vides, mornes. Le riches Moldus semblaient vouloir rester cantonnés dans leur espace, sans jamais mettre le nez dehors ! Les gated communities, en quelque sorte.
Dommage. Car j'avais envie de rencontrer des gens. De leur parler. Qu'ils me racontent leur vie, leur éducation. Bien évidemment, nous n'allions pas être pareils. Déjà parce que, bien qu'ayant eu des traces d'éducation aristocratique, ma mère avait toujours contre-balancé le poids et finalement, j'étais bien classe moyenne que classe aisée. Et surtout, j'avais, plus ou moins, été éduquée comme une sorcière. Ce qui, bien évidemment, n'était pas le cas des Moldus vivant ici. Les probabilités de chances pour que je tombe sur un être magique ici approchant de zéro, je m'étais préparée, avant de partir, à faire la connaissance et à m'adresser à des Moldus. Ne pas laisser échapper un "tu es de quelle maison, au fait" ou bien "ma matière de prédilection est l'Etude des Moldus, j'adore ça !". Ils me prendraient pour une folle.

De toutes les façons, la question ne se posait pour le moment pas car personne en vue. Il faisait bon, presque chaud, le quartier était désespérément vide, les gardiens me jetaient des regards de plus en plus suspicieux et, dans tout ce luxe, je me sentais perdue.
De quoi avais-je l'air, moi, avec ma veste en jean à un gallion et mes baskets encore sale de la dernière fois où j'avais couru dans l'herbe boueuse ? D'une étrangère à ce monde, telle était la réponse.
Pourtant, je n'étais pas si étrangère que ça ! Moi aussi, j'avais du fric ! Moi aussi, j'étais riche ! Sauf que moi, je n'avais jamais vécu dans un tel endroit. Ce n'était pas domaine. Ce n'était pas ma place. Je le sentais bien.

Je voulais repartir sauf qu'à force de marcher, je m'étais un peu perdue. Pour ne rien arranger, mon sens de l'orientation était pourri, c'est bien connu, et, distraite de nature lorsque je me promenais, je n'avais pas vraiment regardé par où j'étais passée. Bon sang ! J'étais perdu au beau milieu d'un dédale de rues qui constituaient un quartier de bourges, lesquels ne seraient pas très heureux de voir une ado en jean et baskets se balader au milieu de leurs Dior, Coco Chanel et que sais-je encore !

Sentant l'énervement pointer en moi, je m'arrêtai au milieu de la route qui, de toutes les façons, étaient déserte, pour réfléchir. Si je continuais tout droit, en tournant toujours du même côté, j'allais bien finir par sortir d'ici, non ? Ou alors fallait que je me trouve un gentil petit guide Moldu pour m'indiquer la sortie. Au choix.
Inquiète de voir que je n'avais aucun point de repère, je m'assis avec lassitude sur le trottoir pour mettre mes idées en ordre.
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Hanna Hunterr
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Hanna Hunterr, Mar 6 Oct - 20:17


Le jour était radieux aujourd'hui et étonnement, je me  sentais en pleine forme malgré la présence agaçante de mes parents. L'ambiance étai froide, et ce depuis plusieurs années ...   J'avais passé un bon moment dans mon lit à contempler le plafond bleu avant de décider de me lever. Mettant correctement mon short et mon top, je sortis lentement de ma chambre pour me rendre dans  l'immense pièce qui me servais de cuisine.  Brioche , lait de soja, jus d'orange ? c'est bon !  Bien que je venais rarement du coté  des Moldus, je m'y étais vite habituée.  Leur mode de vie, leur coutumes, leur vêtements, leur machines, ...  C'était différent du monde magique mais chouette toute de même.  Je savais communiquer  avec eux,  sans faire d'erreurs.  

Une fois  mon déjeuner avalé,  je suis remontée afin de m'apprêter. Il ne restait plus qu'à choisir mes vêtements et là, c'était une autre histoire. Le dressing s'étalait sur près de  30m² , de quoi pouvoir mettre des centaines de vêtements.  Je finis par enfiler  une tenue dans laquelle je suis bien à l'aise et aisée, le genre de tenue qui vaut très chère en argent moldus. Les robes et jupes élégantes, c'était pour les soirée ou réunion.  je défais ma tresse afin de laisser pendre ms cheveux ondulés et de placer ceux-ci sur le cotés, comme il m'arrive assez de faire.  

C'était l'heure de faire un tour ! A quoi bon rester enfermé dans une maison alors qu'il fait grand soleil ?!
Sur mon chemin de sortie, prenant entre 10 et 15 minutes  pour traverser ma maison, je croisa ma  Marie, ma gouvernante, une petite femme d'une soixantaines d'années donc les traits de vieillesse commençaient à apparaître. Elle me salua poliment avant de me suivre en me posant quelques questions. "Avez vous besoin de quelque chose ? Dois-je nettoyer votre chambre et  salle de bain privée ? Dois-je faire des courses pour vous ma demoiselle ? Doit-on nous rendre  au chemin de travers pour des achats pour Poudlard ? ". Oui, elle était moldue mais aussi grande amie des sorciers. L'histoire de ses connaissances sue ce monde magique était spéciale, mais passionnante. Mais à chaque questions, je lui répondais en souriant que ce n'était pas la peine. J'adorais cette femme, et c'était certainement ma meilleure confidente. Elle m'avait pratiquement élevé et aimer comme si j'étais sa propre fille, et je lui devais beaucoup.  

J'embrassa Marie avant de saluer  Marcel. Marcel, c'était mon garde du corps personnel  ; un grand homme de peau foncée  d'environ 30ans, costaud et imposant. Difficile de ne pas être mal à l'aise. Pourtant, il était bien drôle avec moi, m'offrait des cadeaux aux occasions, m'accompagnait quand je le demandais , même dans le monde magique , bien que c'était plus rare. Dans ma maison de moldus, tout le monde connaissait le monde magique, donc je n'avais pas à me cacher.   Je tapa dans la main de Marcel  qui me souhaita une bonne journée.  

En sortant de chez moi, j'aperçus une jeune fille, assise sur le trottoir juste devant chez moi. Je la regarda un moment de dos, sans rien dire. Elle  semblait perdue et d'une classe bien moins élevée que la mienne à en juger par sa tenue et  ses chaussures visiblement sales. Je ma rapprocha lentement, silencieuse avant de sourire les bras croisés.

-Alors là j'avoue que ça n'arrive pas tous les jours  de voir une personne  attendre par terre devant chez moi. dis-je sur un ton narcissique mais pas pour autant froid, pour une fois.  

A vrai dire, la situation m'amusait un peu, surtout qu'elle disait quelque chose de dos.

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Kohane Werner
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Kohane Werner, Dim 11 Oct - 17:02


Allez... je n'avais peut-être pas le sens de l'orientation mais j'étais capable d'une certaine logique, tout de même ! Je n'étais pas au beau milieu d'un labyrinthe, ce qui signifiait que, tôt ou tard, j'allais réussir à sortir d'ici. J'allais peut-être tourner en rond quelques temps mais bon...
J'étais tellement perdue dans mes pensées que je n'entendis pas la personne sortir de chez elle.


-Alors là j'avoue que ça n'arrive pas tous les jours de voir une personne attendre par terre devant chez moi.

Surprise, je me retournai brusquement. Je pensais que ce quartier était désert et allait le rester ! Au lieu de cela, se tenait devant moi une jeune fille d'environ mon âge, le visage rond encadré par de jolis cheveux ondulés, bruns. Ses yeux verts me fixaient, manifestement intrigués. Malgré le ton de sa voix qui faisait gosse de riche fière de sa petite fortune familiale, il n'y avait en elle aucune froideur.

Je compris rapidement que j'étais assise devant chez elle. Je me relevai, m'excusant poliment. Depuis le début de ma déambulation dans ces quartiers, j'avais espéré tomber sur quelqu'un avec qui discuter. Voilà que l'occasion était arrivée ! En espérant que la jeune fille serait encline à la discussion.
Mentalement, je me répétai les conseils que je m'étais donnés avant de partir : ne pas faire de bourdes, ne pas parler de Poudlard, ne pas demander à quelle maison elle appartient, ne pas parler de Quidditch ou d'Etude des Moldus, ne pas évoquer Kholov et sa tyrannie. En gros, me la fermer sur tout ce qui concernait l'école. J'étais face à une bourge Moldue, ne l'oublions pas !
Au final, le mieux était de la laisser parler, elle. Je l'écouterais et le plus je l'écouterais, le moins je parlerais donc le moins je serais susceptible de me trahir.

Je ne savais pas bien quelle figure adopter. Pas trop décontracté ; elle n'était pas mon amie (pas encore du moins) et n'avait certainement pas les mêmes manières de vivre que moi. Pas trop coincée non plus ; cela ne m'irait pas et puis, elle était jeune, ce n'était pas une mamie vivant encore au siècle dernier !
Trouver le juste milieu entre les deux. Sourire, ça fait toujours bonne impression. Et puis... me présenter ? Ou la laisser se présenter avant ? Comment parler ? Quel vocabulaire employer ?

Mon dieu, je n'aurais jamais imaginé que ce serait si compliqué ! Déjà que n'avais pas vraiment les manières des très hautes et anciennes familles sorcières, alors l'étiquette des moeurs Moldues...
Toutes mes pensées se mélangeaient mais rien de plausible n'en sortait. Intérieurement, je m'obligeai à me calmer. J'avais déjà fait face à des situations bien pires. J'avais affronté un troll, bon dieu de bonsoir !
Sauf qu'une bourge Moldue ne révélait plus effrayante qu'un troll.... Et si j'agissais mal ? Et si je le vexais ? Et si je faisais quelque chose qui ne se fait pas parmi les Moldus ?
Mon dieu que c'était dur quand on ne connaissait pas vraiment le monde qu'on tentait d'infiltrer !

Finalement, lasse de toutes mes stupides interrogations, je me lançai :
-Désolée, je ne voulais t'importuner en m'asseyant ici.
Je lui fis un sourire sincère. Normalement, n'importe qui se serait excusé et aurait pris congé. Pas moi. Je voulais parler. Communiquer. En apprendre plus.
-Euhm... je m'appelle Kohane Werner, enchantée, ajoutai-je après un temps d'hésitation.
Est-ce que ça se faisait comme ça ? Sur le coup, j'eus l'impression de faire une banale rencontre dans un couloir de Poudlard. Intérieurement, je me remis les idées en place : premièrement, je n'étais pas à Poudlard. Deuxièmement, cette fille venait d'un monde encore plus étrange que le simple monde Moldu. Alors prudence et surveille tes manières, Kohane !

J'étais bien embarrassée. Je ne savais pas vraiment quoi dire. S'il s'était agit d'une étudiante normale, je ne me serais pas gênée pour la bombarder de questions. Mais là... Mieux valait attendre qu'elle réponde, qu'elle me donne le ton de la conversation. Ou bien qu'elle me fasse comprendre qu'elle ne souhaitait pas parler.
Après tout, si elle était sortie de chez elle, c'était pour une bonne raison. Elle avait certainement un truc à faire à l'extérieur. Peut-être que j'étais en ce moment même en train de la retarder. De l'embêter plus qu'autre chose.
Devais-je me reprendre et dire que finalement, j'allais y aller ?
Y aller, oui, mais où ? J'étais toujours aussi perdue ! Peut-être lui demander mon chemin et promettre de déguerpir de devant chez elle aussi tôt que possible ?
Toutes les options me paraissaient idiotes, débiles, sans intérêt. J'avais clairement manifesté une envie de discuter ; affirmer le contraire maintenant paraîtrait bizarre et ce n'était pas trop mon genre de dire une chose et son contraire dans la minute qui suivait.
Bon, alors la seule possibilité qui restait à présent était attendre sa réponse. Et son refus éventuel de communiquer.
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Hanna Hunterr
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Hanna Hunterr, Lun 12 Oct - 17:48


J' attendis, tout simplement, la réponse de la jeune squatteuse qui se releva  en me regardant.  Mais cette dernière tarda ; en fait, la jeune fille  , l'air perdue, ne disait rien, semblant chercher ses mots.  
Un profond silence c'était installé, silence qui faisait s'agrandir les yeux bleus-verts. Non pas temps surprise, mais plutôt d'un air interrogateur. Je restais impassible, bien qu'un rien troublée par le silence de mon interlocutrice qui semblait plus effrayée qu'autre chose.    
Je fis  deux ou trois pas en avant sans la lâcher du regard tandis que cette dernière se décida enfin à ouvrir la bouche.  

-Désolée, je ne voulais t'importuner en m'asseyant ici.

La voyant me sourire, je lui  rendis un léger sourire en coin tout en hochant la tête. Mais mon expression changea tout aussi tôt en voyant que la  brune ne partait pas, situation rare dans ce genre de cas. Je lui adressa  un signe  de main vers l'avant ainsi qu'un regard voulant traduire "un problème ?".  Aussi tôt fait, cette fille "bizarre", comme je le pensais  sur le coup suite à ses réactions, reprit la parole.

-Euhm... je m'appelle Kohane Werner, enchantée

En l'entendant, je ne pu m'empêcher de lâcher un petit rire. Mais cette fille, j'avais déjà entendu son nom à Poudlard et savais qu'il s'agissait d'une gryffondor. Je pense même l'avoir entre-aperçut  deux ou trois fois. En la regardant dans les yeux avec mon regard si bien connu par les autres élèves comme pénétrant, je compris que je ne lui disais rien comme ça, qu'elle me prenait pour une moldue et que ma situation de riche ne faisait que la perturber encore plus. Je ferma les yeux quelques secondes, dans un sourire amusé sur ma tête baissée pour éviter de trop le montrer. Puis je releva la tête, toujours souriante en m'avançant vers elle en lui tendant poliment la main.  

-Enchantée Kohane Werner. Moi c'est Hanna Hunterr lui dis-je sans en rajouter.

Peut être que si mon physique ne lui disait rien, mon nom lui dirai peut être quelque chose. Peut être car on ne peut pas tous se connaître. Et même si je ne lui disais rien,  ce n'était pas grave ; la situation m'amusait.

-Sinon qu' est ce que tu fais ici de si bonne heure ? Tu as l'air perdue ...
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Kohane Werner, Mer 21 Oct - 12:33


Je perçus un petit sourire amusé sur le visage de mon interlocutrice. Même si celle-ci avait fait le maximum pour le dissimuler par sa tête baisser, je l'avais quand même remarqué. Qu'y avait-il de si drôle ? Etait-ce mon si visible embarras qui l'amusait ? Je n'appréciais pas forcément qu'on se moquât de moi ainsi (comme la plupart des gens, je suppose) mais je ne dis rien, attendant sa réponse.
-Enchantée Kohane Werner. Moi c'est Hanna Hunterr.
J'aimais beaucoup son prénom. Et pour une raison qui m'échappait à nouveau, elle semblait me porter un certain intérêt, comme si mon visage lui était familier. Elle ne donnait l'impression d'être tombée sur une parfaite inconnue.

Cette pensée me fit arquer un sourcil : nous nous connaissions ? Physiquement, elle ne me disait strictement rien. Il fallait aussi avouer que je ne faisais pas tout le temps attention aux gens autour de moi. C'est ainsi que certaines personnes me connaissaient sans que je puisse dire qui ils étaient.
Comment avait-elle dit qu'elle s'appelait, déjà ? Hanna... Hunterr. Hana Hunterr... ce nom m'était-il familier ? Je plongeai dans mes souvenirs pour tenter d'y desceller une quelconque consonance familière.
Alors que ma pensée faisait son chemin, la jeune fille reprit :
-Sinon qu' est ce que tu fais ici de si bonne heure ? Tu as l'air perdue ...

On n'aurait pas pu mieux dire ! Oui, j'étais bel et bien perdue. A cette remarque, j'esquissai un léger sourire.
Hunterr... au milieu de brouillard qui s'était formé dans mon esprit, une mince lumière se détacha. En effet, ce nom avait un écho lointain. Si lointain que je restai quelques secondes muette, afin que le souvenir ressurgisse. Où avais-je pu la croiser ?
A Poudlard ? Absurde ! J'étais dans un quartier Moldu ! Non pas que les sorciers ne puissent pas se mêler aux Moldus, mais il y avait qu'une infime chance qu'une sorcière telle que je l'étais tombe par hasard sur une autre sorcière dans un quartier aussi fermé que celui-ci.
Cependant cette hypothèse n'était à exclure : je ne voyais pas à quel autre endroit j'avais pu entendre son nom.

-Euh... oui je suis un peu perdue, j'avoue, finis-je par répondre. Je... je ne sais plus vraiment comment sortir d'ici.
J'eus un rire gêné. Je devais paraître complètement idiote.
Finalement, trop curieuse de savoir si elle était à Poudlard ou non, je finis par tenter le tout pour le tout :
-Dis-moi, ton nom me dit quelque chose. Mais je n'arrive pas à retrouver où j'ai pu l'entendre. Peut-être...
J'hésitai. Comment tourner ma phrase pour que ça ne paraisse pas trop suspect s'il s'agissait d'une simple Moldue ?
-Peut-être qu'on est dans le même établissement, achevai-je d'un traite.

Bon voilà. Le terme d'établissement pouvait s'accorder aussi bien avec Poudlard qu'avec n'importe quelle école. De quoi rattraper mon coup si jamais je me trompais. Dans ce cas-là je sortirais une excuse débile, "je suis scolarisée dans un petit établissement de la banlieue de Londres mais bien évidemment que tu ne pouvais pas y être au vu de l'endroit où tu habites ; cette école n'est pas vraiment en accord avec ta situation sociale !".
Un silence gêné s'installa. Je me demandais sincèrement si je n'avais pas l'air trop débile. Avec un sourire qui se voulait amical, mon regard passa d'Hanna à sa gigantesque propriété devant laquelle j'étais assise, quelques minutes plus tôt.
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Hanna Hunterr
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Hanna Hunterr, Jeu 22 Oct - 21:03


J'observais la jeune fille, apparemment un peu agacée ou peut être un peu gênée par la situation. Après un petite moment durant lequel elle semblait réfléchir, elle finit par prendre la parole.


-Euh... oui je suis un peu perdue, j'avoue. Je... je ne sais plus vraiment comment sortir d'ici.

Je lui adressa un sourire, haussant un peu les épaules. Non pas pour dire "débrouille toi" mais plutôt "Tu n'es pas la première t'inquiète pas" de manière agréable. C'est vrai que plusieurs se perdaient ici et il fallait parfois les aider à trouver leur chemin, ce qui faisait de beau moments amusants parfois.


-Dis-moi, ton nom me dit quelque chose. Mais je n'arrive pas à retrouver où j'ai pu l'entendre. Peut-être...Peut-être qu'on est dans le même établissement

Mon sourire s'élargi. Elle était prudente et ne semblait absolument pas me connaître, ou du moins elle ne voyait pas. C'est pourquoi sa "supposition" était plutôt bien placée et demandée, surtout en vue qu'elle devait certainement pensée que j'étais une moldue. Il est vrai que lorsqu'on est sorcier ou sorcière, il faut être prudents avec les moldus, surtout si nous n'en savons rien et que nous n'avons pas l'habitude de leur "langage" pourtant simple.
J'hocha la tête, autant ne pas la faire paniquer longtemps.

-Tu fais attention à ne pas te tromper dans tes mots. C'est bien, surtout que les moldus ne sont pas tous très ouverts au sujet des sorciers... On a du effacer la mémoire de mon ancienne gouvernante à cause de ça. Sinon c'était chahut garanti ! lui répondis-je calmement, un peu amusée en repensant à ce jour.

Avec ça, elle devrai facilement comprendre qu'elle avait à faire avec une sorcière de son école à présent, enfin je pense. La voyant regarder ma maison, je tourna rapidement la tête vers ma demeure avant de reposer mon regard sur la jeune fille.

-T'es curieuse de ce genre de quartier on dirai .... ajoutai-je, curieuse de connaître les raisons de sa présence ici...



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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Kohane Werner, Ven 23 Oct - 18:57


Le visage d'Hanna me semblait plutôt accueillant, finalement. Elle me sourit et hocha la tête, l'air compréhensif. Ou peut-être plutôt pour dire "je ne vois pas de quoi tu parles, mais je ne t'en veux pas" ? Toujours est-il qu'elle reprit la parole, d'un ton calme :
-Tu fais attention à ne pas te tromper dans tes mots. C'est bien, surtout que les moldus ne sont pas tous très ouverts au sujet des sorciers...
Ces deux seules phrases me figèrent sur place. J'avais donc raison ? Cette fille était sorcière ?
J'avais encore un peu de mal à réaliser ce que je venais d'entendre. Pourtant, il me semblait assez clair qu'elle avait employé les mots de "moldu" et "sorciers". De quoi lever tous les doutes quant à l'endroit où j'avais entendu son nom.

Cependant, je mis quelques secondes avant de m'ancrer ça dans le crâne. Une telle probabilité me paraissait si faible que j'avais peine à croire qu'elle s'était réalisée.
J'étais tellement plongée dans mes pensées et mon incrédulité de rencontrer, par hasard, une sorcière en un tel lieu, que je n'écoutai qu'à moitié ce que me dit Hanna. Je ne repris pied avec la réalité qu'à la fin de sa phrase.
-...Sinon c'était chahut garanti !
Au sourire affiché sur son visage, je compris qu'elle venait de raconter une anecdote plutôt amusante. Mais impossible de savoir quoi ; je n'avais pas vraiment écouté. Néanmoins, je décidai de faire bonne figure et de sourire en retour. J'aurais dû poliment lui demander de répéter ce qu'elle venait de dire mais elle enchaîna directement :
-T'es curieuse de ce genre de quartier on dirait ....

Je perçus en elle une sincère curiosité : elle avait de savoir ce que je faisais là. Après tout, c'était légitime. N'importe qui voudrait savoir ce que fais une fille accoutrée comme je l'étais devant sa riche demeure.
Je ne répondis pas de suite. En vérité, pour le moment, je n'avais pas vraiment envie de discuter sur le pourquoi du comment de ma présence ici, mais plutôt sur dans quelle maison elle était, en quelle année, ses matières de prédilection etc... Maintenant que je savais qu'elle était sorcière, j'avais tellement envie de parler de ce monde, que les autres Moldus habitant dans ce quartier, ignoraient.

Malgré tout, je comprenais sa curiosité et je tentai au mieux de la satisfaire.
-Eh bien, commençai-je d'un ton lent, réfléchissant à mes mots, je suis venue ici parce que j'avais envie de découvrir ce monde. Ca peut te paraître bizarre et intrusif. Je sais, ce n'est pas un zoo ici, ajoutai-je avec un rire gêné, et vous n'êtes pas des animaux rares qu'on regarde avec des yeux ronds.
Là-dessus, je fis une petite pause.
-Ne crois pas non plus que je sois là pour jalouser votre fortune. En fait, je dirais que je veux juste retrouver mes racines, en venant ici.
J'hésitai un instant. Devais-je déballer mon histoire familiale devant cette inconnue ? Après tout, elle n'était pas si inconnue que ça ; elle aussi était sorcière.
-Mon père est d'origine aristocrate, finis-je par dire, mais je n'ai, pour ma part, jamais vécu en tant que tel. Non pas que nous manquions d'argent, mais ça a été un choix de mes parents, de vivre modestement.
Je fis un petit sourire à Hanna. Je ne voulais pas m'étendre là-dessus. J'avais surtout peur de la saouler.

-Mais dis-moi, repris-je, peu de temps après, si j'ai bien compris, toi aussi, tu es à Poudlard !
Enfin, le mot était prononcé. Poudlard. Le mot fatal, tant attendu était dit. Si jamais (même s'il y avait peu de chance que ce soit ainsi) je me trompais, Hanna me prendrai vraiment pour une tarée qui invente des écoles non réelles. Cependant, je continuai ; il n'y avais aucune raison que je me trompe, puisqu'elle avait parlé de Moldu un peu plus tôt.
-Dans quelle maison es-tu ? En quelle année ?
J'affichai un large sourire, contente de trouver cette fille issue du même univers magique que moi.
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Megan K. Hayajân
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Année à Poudlard : Cinquième année

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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Megan K. Hayajân, Mer 2 Mar - 19:09



-Douce nuit, sainte nuit-
[RP Privé avec Mangemort 57]

____________________


Il n'a pas neigé de la journée. C'est la première fois que cela arrive depuis deux bonnes semaines, et, comme à chaque accalmie, je compte en profiter pour laisser ma forme animale prendre un peu son pied. C'est donc sans hésiter que je me jette de la fenêtre du dernier étage de mon immeuble, le pallier le plus haut du quartier. La vitre se referme derrière moi tandis que je me métamorphose. Le vent qui cinglait ma peau ne se heurte plus qu'à mes plumes noires, bleutées tantôt par les réverbères, tantôt par la lune. Il fait vraiment frais mais je tiens bond et profite de ce calme que je ne retrouve qu'ici, dans le ciel, loin du sol, des passants, des bars éclairés et des badauds bruyants. Une tâche dorée orne ma poitrine. Ce n'est pas un relief, comme un coin de ma peau d'oiseau teinté d'or. Le badge de la SISM c'est transformé avec moi. Quand je reprendrais forme humaine, sur ma poitrine, bien en avant, je retrouverais ce petit cercle de malheur. Oh quelle douce couverture. *Tu vas bien t'amuser, dans cette affaire... *

Je vole quand le désir soudain d'un peu d'aventure me prends. C'est indéniable, j'en ai envie. Mais dois-je, ô dois-je laisser cette part de moi-même prendre le contrôle et me mener à la folie suprême, juste une nuit, quelques heures, un délice certes. Oui je le dois, je le veux vraiment, une violente pulsion, une main de fer qui me presse l'esprit et qui susurre, abandonne-toi, Valentina, abandonne-toi...alors j'obéis, esclave de ce besoin primaire, et le corbeau étends grand ses ailes pour m'assombrir le vue et surpasser mon humanité. Je suis l'animal, il a le plein pouvoir. Enivrante pique vers un sol goudronné, avant que deux jambes fines et pâles ne supportent mon buste mince, mon cou droit, mon visage caché par le capuchon de la large cape qui m'avale toute entière. Je ne suis qu'une ombre, un mirage, un reflet noir sur un mur gris, je suis le corbeau mais cela, nul, non nul ne le sait si ce n'est moi.

On est dans les beaux quartiers, ça se sent tout de suite. Au parfum de l'air. Des voitures moldues, des voitures luxueuses, garées devant des villas immenses dont les toits se touchent presque. Des villas gigantesques, coûteuses et toutes identiques. En descendant un peu, la fin des quartiers résidentiels pour la richesse des commerces de ces gens-là. Des restaurants huppés, des magasins proprets, des céramiques représentant le bonheur, leur foutu bonheur, fait de billets verts et de poitrine plantureuse. Pas de magie non, les moldus l'ignorent. Leur pouvoir à eux vient de l'argent, c'est leur pêché, leur tentation... Je hais cet endroit, le corbeau hait cet endroit, et c'est une explosion qui sort de ma baguette, un BOUM ! tout droit sortit des enfers qui engloutit la bijouterie du coin de la rue. Un moldu sort, oui, le visage coupable, l'oeil hagard, je grogne. On va faire mumuse.

Je lance un sort de détection d'intrus. Si quelqu'un approche, je le saurais - j'ignorais alors que j'avais déjà un invité surprise - puis j'aurais toujours pour couverture le badge d'or rosé épinglé à ma chemise, sous la cape béante qui me mange. Alors je me retourne vers le sans pouvoir, son visage gras, ses cheveux teintés, un refus de vieillir, sa bave de peur qui coule sur son menton, ses vêtements nets salis par la poussière de sa chute, mais oh qu'il ne s'inquiète pas, c'est bientôt de sang que son pull en laine se teintera. Un rouge écarlate, promesse folle que je lui fais en susurrant.

Clac, clac, clac. Mes talons sur le sol quand je tourne tourne autour de lui. Mon tendre ami, ça va aller. Je veux juste un peu m'amuser, me détendre vois-tu, cela fait trop longtemps, oui, trop longtemps que je reste dans les rangs... j'ai envie, voyons, de me dérouiller, de me refaire à cette sensation si exaltante... comment vais-je te tuer mon mignon, hum ? J'entends le corbeau, ses pensées sont les miennes, il dirige. Oui, oui mon mignon, comment vais-je mettre fin à ta courte et misérable vie ? Tu sais, la magie est un art si sombre... je pourrais te tuer de tant de façons... Les griffes au bout de mes doigts crissaient sur le sol. La baguette s'agita et les lianes commencèrent à pousser, écartant les pavés, remontant lentement, emprisonnant le pauvre homme... Mais tu sais, je jouerais d'autant plus avec ta dépouille... peut-être m'amuserais-je à te faire aller et venir entre la mort et la vie... une épaisse liane enserrait le cou du bijoutier, et de sombres râles lui échappèrent.

Un bruit. Froid, un frottement , ailleurs, derrière. Pas moi, un autre. Le sortilège ? Non. Il était déjà là avant. Un moldu ? Deux victimes en un soir pour moi, vraiment ? Un sorcier ? Qui allait donc devoir se retrouver dans un cercueil pour m'avoir suivie ? Ohoh, un jeu amusant. Les lianes étouffèrent sans un bruit le moldu qui lâcha un dernier vrombissement de gorge avant de mourir.

-Qui est là ? ♪

Ma voix était chantante, la présence du corbeau l'émaillait, si différente de l'ordinaire. Oh que j'aimais ça, cette puissance, jouissance, le pouvoir absolu d'une âme complète, pleine pour la première fois depuis des lustres.
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Mangemort 57, Lun 28 Mar - 19:20


Une silhouette encapuchonnée me coupait la route. Un manque de respect au mangemort que j'étais, un crime lèse-pensées. Parce que j'étais parti, allant au hasard, en excursion chez les inférieurs. J'étais parti m'occuper. A quoi ? Mystère. Pourquoi ? Mystère. Ca marchait ? Nan. Je m'ennuyais, j'attendais un truc qui me fasse lever la tête, quelque chose d'excitant. Mais rien. Il n'y avait même plus de neige à peindre en noir ou en rouge sang. Tout avait fondu au bout d'une journée d'accalmie. Les moldus, leur pollution et leur réchauffement climatique. C'en devenait presque artistique leur talent pour l'autodestruction.

Revenons-en à la silhouette. Elle était sorcière, elle était habillée comme moi. Cape rabattue et compagnie. Sauf que c'était une femme et pas une collègue. Un mauvais point pour elle. Je ne préciserai pas lequel des deux, l'illusion du machisme est bien trop tentante. Elle n'était pas discrète, je pouvais la suivre juste à l'oreille le claquement de ses talons sur le pavé, régulier comme un métronome. Derrière elle, je me faisais chat et marchais sans un bruit. Elle traçait dans les beaux quartiers, encore bien trop fréquentés malgré la nuit. Elle n'avait toujours pas vu que je la suivais. Un peu trop de confiance en elle à tous les coups.

BOUM ! Elle bousillait l'art de passer inaperçu, lui crachait dessus. Une vitrine avait volé et un mec en était sorti. Je le plaignais presque. Presque. Parce que je voulais surtout savoir ce qui allait lui arriver. La sorcière n'avait pas de joli tatouage au bras gauche mais ne semblait pas non plus être très phénix dans le cœur. Quoique ça ne voulait plus dire grand chose vu que les oiseaux ne faisaient plus rien à part suspendre des cadavres aux banques, ce qui n'était pas très sympathique. En tout cas, elle savait y faire, un autre que moi aurait appelé la Société Protectrice des Moldus direct, à la place, je cherchai un meilleur angle de vu. Alors je m'approchai pendant qu'elle tournait autour de sa proie blême. L'homme avait l'air à deux doigts de se pisser dessus, le pauvre biquet. Je ricanai. J'avais de quoi m'occuper, enfin ! Il prenait même racine maintenant, ou les racines le prenaient plutôt. J'étais juste derrière maintenant, totalement à découvert et ça ne loupa pas.

-Qui est là ? ♪
- Moi ♪

J'avais répondu sur le même air qu'elle, un peu insolent et je cherchai à mettre un mettre un visage sur la voix. elle devait faire de même mais je n'étais que cape noire et masque au bout des doigts. Je le mettrai dans un instant, dés qu'elle risquerait vraiment de voir mes traits. J'attendis sa réaction, amie ou ennemie ? Les deux cas pouvaient être marrants. Derrière, le moldu avait viré bleu, yeux exorbité et langue pendante. Dieu qu'il était moche. Alors j'abrégeai le silence pour qu'on ne se végétalise pas comme le macchabé.

- Vous auriez quand même pu faire ça plus proprement. On va en chercher d'autres ?

Et j'avais tourné les talons comme un gosse à la recherche de nouveaux jouets, glissant au passage mon masque sur mon visage. J'étais maintenant complètement incognito, à moi les ombres !
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Megan K. Hayajân, Jeu 31 Mar - 10:27


____________________


L'ombre lancinante grimpait, sauvage et hargneuse, le long de mon échine, savourant la peau pâle et tiède de mon corps d'humaine. Le palabre n'était plus une priorité, car la fusion était presque totale, pour peu, elle serait définitive. Une partie de moi l'espérait, l'autre exécrait cette idée. Tu le vois, n'est-ce pas ? Cette forme souple et maigrelette, dont l'embonpoint n'est que factice, le vent dans la cape, gonflant le tissu ? C'est l'un des leur sans doute. Il a le visage masqué. Il veut jouer, je crois. C'est amusant, qu'en penses-tu ? Nous pourrions nous laisser entraîner ? Je veux sombrer, je veux m'enchaîner à la folie... je me taisais, en retrait. Il était maître de mon corps de toute manière, j'avais cédé ce soir. Et ce n'est que la première d'une longue série...

Abandonnant le corps bleu du mort blanc, faisant se rétracter les racines,  laissant ce pauvre, oh oui pauvre homme, enterré dans les dalles, comme aspiré par de féroces sables mouvants, et seule sa tête dépassait. Cela me rappelle un autre jeu... Alors nous décidâmes de suivre le Mangemort, puisque tout semblait souffler qu'il en était un. Il, de la voix, elle peut-être aussi, alors un silence éreintant, pesant et lourd, mais un silence précédant une excitation malsaine. bientôt... bientôt...

C'était une course-poursuite à l'aventure, à la recherche d'un divertissement, d'un corps à souiller, briser, marteler, d'une âme à dépecer. Dans ma tête, le carnage faisait déjà rage, une tempête meurtrière, et le masque, lui était blanc, innocent, un fin sourire, des prunelles candides, sous un capuchon de jais, et les ongles crispés, et les mains meurtries, et la baguette serrée, et le dos rond, alors c'était cela, d'être deux vraiment, à pleine mesure, à forces égales, et un corps, un seul. Les esprits pouvaient profiter d'une seule enveloppe, mais les deux formes ne pouvaient être présentes simultanément. Tu imagines, nos deux esprits, nos deux corps, et la puissance décuplée ? Oh, nul doute que le jeu serait amusant, dans ce cas là... Alors comme une traînée de poudre, je soufflais et la baguette siffla, embrasant une bâtisse à droite de la rue.

Les moldus étaient des rats. Quand le feu prendrait, ils surviendraient tous, affolés, et ce serait pour nous une chasse amusante. Quant à nous, nous étions prêts. Si l'autre ne l'était pas, tant pis, il se ferait piétiner, détruire. Je ne le connaissais pas, ce sorcier. Quelle importance avait-il pour moi ? Il nous est étranger, c'est un partenaire de jeu, voilà tout. Il saura respecter les règles. Ces gens là ont leur propres codes... nous, nous, nous, nous avons le don. Ils vont trembler. Ce sera un carnaval automnale, et nous serons l'hiver cinglant le printemps fourbe et l'été flamboyant.  

-Allons, allons, mon très cher ami, tes plumes sont invisibles mais ton cœur est oiseau. Tuons pour faire d'eux les brindilles de notre nid.

Le corbeau parlait par ma bouche. Son venin était acide, même sur le bord salé de mes lèvres. Le poison est l'arme des femmes, action, s'il te plait. Alors la baguette tournoya au bout de mes doigts et la première silhouette effrayée jaillit violemment de la bâtisse en feu.
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Mangemort 57, Mar 19 Avr - 0:54


Et je courrai, sautillai, gambadai, la femme à mes trousses. Peut-être qu'elle allait me tuer moi, après tout. On ne se connaissait pas, ou l'on ne se reconnaissait pas. Peu importait. J'étais vivant et je courrai. Il faisait nuit aussi et j'aimais la nuit plus que ma mère. Je ne savais où aller alors je fonçais droit devant. Je m'en remettais au Hasard, au karma, aux astres tant qu'à faire et je me tournais de temps en temps voir si l'encapuchonnée courait toujours. Oui, d'après les apparences. Après tout, peut-être ne courrait-on pas. On était encore immobile à côté du moldu bleuâtre, à se dévisager en chiens de faïence ou à rire comme des fous. Je ne me souvenais plus de ce que j'avais pris avant de déambuler dans les rues. Vous m'auriez posé la question, je n'aurais pas su dire ce que j'avais mangé le matin même. Tout était flou, le masque me tombait sur les yeux et je courrais comme un dératé en ricanant. Dans quinze secondes, il me manquerait un poumon. Intéressant.

Ça suivait derrière ? Oui, ça suivait. Ça parlait même, murmures indistinctes que je ne pris pas la peine de relever et un immeuble tenta la combustion instantanée. Comme ça, d'un coup, juste pour tester. Cela aurait été trop beau, je m'y voyais déjà. Une ville entière, une ville énorme, New York tiens, peuplée de moldus superflus dont les gratte-ciel s'enflammeraient d'eux même, comme agités par la volonté qui fait flamber les vieux arbres des poussiéreuses forêts. Un monde utopique en somme. Je regardai le feu en gosse de cinq ans, toujours ébloui comme la première fois où une masquée alcoolique m'avait mis le nez dedans. Je battis des paupières et je n'étais plus là.

J'avais quitté le milieu de la rue en zombie et j'étais tout près des flammes, hypnotisé. J'approchai mon bras, tenté de l'y plonger droit dans le rouge juste par curiosité. Un moldu gicla du bâtiment, d'autres le suivaient, hurlant. Pauvres petites créatures consumables. Et je retirai ma main, je me redressai et sortis ma baguette avant d'éclater de rire. Je m'amusais, m'amuserai, enfin ! Ou peut-être. Je laissai le premier à mon accompagnatrice de la soirée et je regardai les suivants foncer droit sur moi. Les pauvres. Baguette dans la main droite, couteau dans l'autre et ce fut l'effusion.

Trop de bruits, d'éclairs colorés, de cris, d'abord enivrant, ça virait barbant. Alors je revenais vers la dame inconnue, mes mains couvertes de sang, les sirènes des aurors sang de bourbe sifflant dans mes oreilles, capuche tombée dévoilant mes cheveux en vrac et mon masque métallique, sourire caché derrière. Le moment c'était étiré sur l'éternité et j'y regoutterai bien, fallait juste que je reprenne mon souffle et les idées clairs. Je m'approchai de mon semblant d'alliée nocturne et je lui demandai, le plus naturellement du monde :

- Qui êtes vous ?
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Azénor Philaester, Ven 27 Mai - 13:20


RP en compagnie de Oxane Snyder


Ce matin-là, Azénor se réveilla tôt. Pour un matin de vacances bien sûr. Alors qu’Éloïse sa mère, Charly et Alex dormaient encore, la rouge et or, qui se trouvait d'humeur agréable et serviable, décida d'aller chercher des baguettes de pain dans une boulangerie moldue. Les Philaester adoraient le bon pain frais. C'est pour faire plaisir aussi bien à sa famille qu'à elle-même qu'Azénor partirt les mains dans les poches, accompagnée de Francis, son chat, qui la suivait partout. Elle chantonnait, pensait à ses devoirs à faire qu'elle n'avait pas terminés, et jouait avec ses longs cheveux qui lui arrivaient à la taille.
La boulangerie moldue se trouvait non loin de Henley-on-Thames, juste à quelques kilomètres. Mais Azénor aimait marcher. Cela lui faisait se vider la tête.

Elle arriva bientôt à une petite place nommée "Place des Maraudeurs". *Place des Maraudeurs...* Etrange. Très étrange. Premièrement, Azénor n'avait jamais vu cette place auparavant, et deuxièmement, elle se trouvait dan un quartier moldu. La lionne connaissait bien la fameuse histoire des maraudeurs, quatre amis, quatre animagus, quatre anciens élèves de Poudlard, un traitre, deux pères, un parrain. Toute cette histoire se ralliait finalement au fameux Harry Potter, certainement le plus célèbre sorcier de tout les temps, que toute personne non moldue qui se respecte connaissait bien évidemment comme avoir été le sauveur de ce monde magique. Mais qu'est ce que ce nom venait faire ici? Était-ce une simple coïncidence? Improbable!
Azénor se rapprocha de l'écriteau pour mieux voir.Elle le regardait fixement, plissait les yeux et fronçait les sourcils comme pour mieux voir. C'est alors qu'une jeune fille arriva près d'elle. Elle la regardait avec insistance. Peut-être était-ce vraiment étrange. Peut-être paraissait-elle possédée vu de loin, à regarder fixement un écriteau, sans bouger, à se torturer les méninges.
Azénor, gênée, qui ne savait absolument pas à qui elle avait à faire,dit timidement:


-Euh...Salut, je...euh, tu cherches quelque chose?
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Oxane Snyder, Sam 28 Mai - 15:42


Oxane dormait tranquillement dans sa chambre située à l'étage, quand sa mère Katharina rentra en ouvrant grandement les volets et en tirant sa couette.
-Réveille toi Oxane il est très tard! Cria sa mère.
Oxane ouvra un oeil puis un autre petit à petit en grognant. Quand sa mère sortit de sa chambre la laissant seule pour se préparer, elle regarda l'horloge de sa chambre.
-C'est pas vrai il n'est que 8h.
Oxane se leva malgré elle, quand sa mère avait une idée elle ne pouvait nullement la contredire. Elle s'habilla rapidement avant de rejoindre ses parents dans la cuisine. Elle commença à manger quand sa mère lui dit.
-Oxane on avait bien dit que aujourd'hui on allait faire du shopping ensemble, tu as déjà oublié?

Oui effectivement elle avait oublié, surtout se réveiller à 8h du matin pour acheter des habits de moldus ce n'était pas trop son truc. Sa mère était déjà prête, faire du shopping comme ils le disent les moldus est devenu l'activité favorite de sa mère. Elle trouvait ça tellement amusant de voir différents habits un peu partout, différents tailles et différents couleurs.

Une fois que Oxane finit son petit déjeuné, sa mère l'a tira pour sortir rapidement. Elle n'eut même pas le temps de dire au revoir à son père qui trouvait cette situation assez drôle.
Les deux jeunes femmes marchèrent dans la rue. Katharina était tellement excitée qu'elle n'arrêtait pas de parler.
-Tu vas voir on va acheter plein de petites choses. Il ont aussi de magnifiques robes qui t'iront à merveille...
Oxane écoutait à moitié, sa mère était toujours comme ça à chaque fois qu'elle devait faire son shopping.

Elle regardait par terre essayant de faire passer le temps ainsi que son ennuie. Elle voulait savoir si elles étaient arrivées mais une fois la tête levée elle ne vit pas sa mère.
-Euh...maman...??
Elle se trouva dans une petite ruelle sombre. Seuls les mots Place des Maraudeurs attira son attention. C'est bien un recoins magique pensa t - elle. Elle s'approcha de plus en plus quand elle vit une fille tout aussi intriguée qu'elle. Elle l'a détailla de haut en bat se demandant ce qu'elle faisait seule ici. La fille la remarqua puis lui demanda .......
Oxane ne savait même pas ce qu'elle faisait ici non plus.
-Eh bien...rien de spécial...plutôt toi qu'est ce que tu fais ici ?
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Re: Dans un quartier de riches

Message par : Azénor Philaester, Sam 28 Mai - 17:19


RP en réponse à la belle Oxane.



-Eh bien...rien de spécial...plutôt toi qu'est ce que tu fais ici ?

Azénor observa la jeune fille face à elle de la tête aux pieds. Était-ce une moldue? Une sorcière? Elle était habillée d'une façon pour le moins normale. Donc aucun indice de ce côté là. Cependant, la lionne avait bel et bien vu que la fille elle aussi, avait remarqué l'écriteau Place des maraudeurs...
*Le prénom*, pensa-t-elle. Si elle connaissait son prénom, cela pourrait peut-être l'aider. Ils ont des prénoms parfois particuliers les sorciers...Particuliers. Et puis enfin. Autant lui demander directement si elle connaissait l'histoire de Maraudeurs non? Comme cela elle serait fixée. Mais il fallait prévoir à l'avance. Et si jeune fille lui demandait en retour l'histoire?
Il aurait fallut improviser un mensonge... Ou alors nier la connaissance des célèbres Maraudeurs. Ce que, soit dit en passant, Azénor voyait cela comme un crime.
Azénor répondit, armée de son plus grand sourire, pour paraître plus avenante.

-Oh rien non plus, je me ballade... Tu habites dans le coin? On ne s'est jamais vues! Comment t'appelles-tu?

En regardant avec insistance en attendant sa réponse, Azénor plissa un œil et pencha la tête de côté; sans même s'en rendre compte. Plus elle l'a regardait, plus son visage lui paraissait familier. Peut-être s'étaient-elles déjà croisées... Mais où? A l'école moldue? Dans ce petit village pommé au fin fond de la Grande Bretagne ? A Poudlard? Azénor avait hâte de savoir qui était cette fille. Si elles habitaient dans le même coin, peut-être deviendraient-elle amies! Peut-être avaient-elle même déjà des amis en commun. Qui sait. Mais Azénor sentait qu'elle n'allait pas tarder à le découvrir...




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Re: Alentours de Londres

Message par : Oxane Snyder, Sam 28 Mai - 18:29


Oxane regarda la jeune fille qui la détaillait de haut en bas. Elle se demandait ce qu'elle pouvait bien lui dire. C'est sur qu'elle ne va pas lui sortir Bah écoute je m'appelle Oxane et je suis une sorcière et toi? Il ne manquerait plus que ça. Ça devait sûrement être une sorcière aussi, elle fixait depuis plus d'une minute cette pancarte des Maraudeurs.En plus sa petite tête lui disait bien quelque chose. Enfin Oxane était douée à se rappeler de la tête des nouveaux et elle est à peu près sur de l'avoir vu passé par le fameux choixpeau.

Sa phrase -Oh rien non plus, je me ballade... Tu habites dans le coin? On ne s'est jamais vues! Comment t'appelles-tu? est bien une phrase d'une petite sorcière qui n'a pas envie de se dévoiler. Bien sûr il faut toujours être prudent dans la vie.
Elle l'a regarda un instant avant de lui dire.
-Oui j'habite pas loin d'ici, je ne t'ai jamais vu dans le coin d'ailleurs, moi c'est Oxane et toi? Demanda t elle.
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