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L'Atelier
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Aya Lennox
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Mar 10 Oct 2017 - 18:51


Comment seraient-elles, toutes les deux, d'ici dix ans ?
Et dans deux ans ?
Travailleraient-elles toujours ensemble ?

Finiraient-elles par inventer un procéder capable d'aider tous les sorciers atteints de cécité ? Bizarrement, l'idée la réjouissait. Mettre au point un truc comme ça, ça favorisait l'espoir. Un truc qu'on avait du mal à ressentir parfois.
Elle ne se réjouissait pas de sa bienveillance assez surprenante. Pas cette aide apportée ; Bennet était une chose, les autres d'autres entités bien trop inconnues, éphémères à ses yeux, son égoïsme latent. Elle se révélait juste parfois plus impliquée qu'il n'y paraissait. C'était un peu sa croix.

- Je peux tenter le comptoir, oui.
On aurait pu hésiter, ou demander à l'Amaurosée si elle était sûre de vouloir la laisser là, sans surveillance. Mais Aya ne tergiversait jamais. Se lancer seule dans l'aventure, c'était son choix. Recommencer à zéro aussi. Tout n'était qu'une succession d'aléatoire. Elle se retrouvait ici. Elle finirait là-bas. Plus loin. Et observer la boutique en tant que maître des lieux, ne serait-ce que quelques temps, ça lui plaisait étrangement.
- Est-ce que là elle s'arrêta. Un sourire. je pourrais t'accompagner une fois ?
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Re: L'Atelier

Message par : Lizzie Bennet, Ven 20 Oct 2017 - 10:54


@Aya

J’aimais bien, je crois, l’idée de la jeter dans le bain. Direct, sans bouée, sans introduction aux objets un à un. Je voulais qu’elle décortique le catalogue, qu’elle s’abreuve des rayons, qu’elle apprenne à se sentir chez elle et ce n’est pas quelque chose que l’on peut enseigner à quelqu’un. Il fallait qu’elle se mette le nez dedans, qu’elle aille voir quels objets la faisaient vibrer. Qu’elle prenne ses marques. Il faut le sentir, et à ce titre, il lui faut de la place.


J’allais partir quand sa dernière interrogation m’a retenue sur le pas de l’atelier. Nos fournisseurs l’intéressaient ? Je comprenais. Il avait fallu plus d’un an pour que je puisse vraiment les rencontrer. Presque trois pour connaître tous leurs noms. Je voulais lui permettre —leur permettre— de mieux comprendre l’ADN de notre boutique, limiter l’opacité de notre système.
— Oui, tu pourras. D'un clin d'oeil, je lui ai fait signe de filer. De se lancer.

De mon côté, je mettais pas les deux pieds non plus. Je restais prudente. Des rumeurs de harcèlement allant à l’encontre des fournisseurs d’artefact de magie noire circulaient de plus en plus. Je voulais prendre le temps de vérifier qui elle et Ariana étaient avant de leur donner toute ma confiance et toutes les informations. Un mot de travers pouvait leur attirer les foudres de nos amis de l’au-delà… Il s’agissait tant de protéger les fournisseurs que les nouvelles ; on ne se méfie jamais assez.

Prenons le temps de se connaître. Il faudra qu’on organise des trucs, pour se parler, pour se fouiller - le coeur. Peut-être en public, tiens. Le commerce est parfois un bon prétexte…
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Mar 24 Oct 2017 - 18:16


On oublierait jamais, non. Sûrement pas.
C'était, encore une fois, et encore plus à ce moment-là, une promesse érigée au beau milieu de la poussière et du temps passé. Rien n'était plus sûr que ce jour-là. Rien n'avait plus de signification d'ailleurs. C'était un pas en avant, une porte ouverte dans le noir. Une chance.

Le hochement de tête final. Parce qu'elle lui avait dit oui, et parce que désormais, elle se sentait appartenir pleinement à ces murs. Bennet avait-elle ressenti cela, en débarquant ici ? S'était-elle sentie à son aise, un peu comme chez elle ?
Pour une fois. Juste une fois.
Sentir qu'on est la bienvenue quelque part.

C'était étrange, presque frappant. Et pourtant, à la lumière de ces lendemains un peu moins abstraits désormais, Lizzie lui fit penser à quelque chose de bien trop connu autrefois. Un dos tourné, encore une fois.
Quelque chose que l'on oublie pas.

- Merci, susurra simplement Aya.
Merci pour tout.

⎢Fin du RP ici pour moi.
Merci à toi. ❤︎⎥
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Re: L'Atelier

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 26 Oct 2017 - 9:03


Elle est partie, je crois. C’est bon. Je me laisse tomber, cul contre la table, pour respirer. Réfléchir. J’espère que je les ai bien choisies, toutes les deux. Qu’elles savent dans quoi elles s’engagent. Ce n’est pas le genre de boulot qu’on peut faire à moitié convaincu, ça vous ronge les os si vous n’y prenez pas plaisir.


J’veux qu’elles se sentent chez elles, ici. Qu’elles aient le droit au nouveau départ. Parce que par Helga, quand j’étais sortie d’Azkaban, si y avait pas eu Barjow & Beurk… Enfin à l’époque ça s’appelait pas Barjow & Beurk, c’était la Boutique d’Accessoires de Magie Noire. Mais ça change rien. C’était mon refuge, ma terre promise ; mon toit aussi, quand je n’avais nulle part où aller.

Si l’une en a besoin, j’espère qu’elle osera me le dire. Qu’on aménage le truc, comme Ashton l’avait fait pour moi. Qu’on s’entraide parce que dans la vie - il nous reste que ça.

On nait seules, on meurt seules, mais que Salazar me foudroie si au fond de moi je ne crois pas - un tout petit peu, un espoir de la taille d’un grain de sable - que l’on peut se tenir la main en route.

Pour l'heure, je mets de côté mes doutes, et quitte la boutique - direction des fournisseurs, jours et horizons nouveaux.

(fin de RP)
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Re: L'Atelier

Message par : Invité, Sam 18 Nov 2017 - 19:14


Autorisation de Lizzie pour poster
[PV] w/Aya Lennox


Il y a des impressions durables qui demeurent. Des impressions de vie, des impressions de volonté, des impressions de devenir. Des formes floues, issues des êtres, qui donnait une pulsion d’attirance et de connaissance envers eux. Une volonté duelle qui n’entraient pas en collision mais qui, au contraire, s’épousait l’une l’autre dans une espèce d’harmonie de filaments lumineux. Il y avait quelque chose de fascinant, à observer cette alchimie. Quelque chose qui poussait sans cesse ce désir de découverte. Quelque chose qui, enfin, poussait l’être des ombres à sortir, ce soir-là, attendre dans un atelier aux sonorités glauques et flasque. Tout un tas d’outillage et d’artillerie éparpillés sur la table, probablement. Des outils, des machines, de la matière ne demandant qu’à être manipulé. Ses doigts gantés dessinaient les formes de chaque substance et en imprimait la consistance, les contours, à défaut de la pulpe même. Pas de possibilité concrète de se dévoiler pulpe contre pulpe : l’intimité n’avait pas lieu d’être dans ce lieu du fin fond de l’allée des Embrumes, dirigé uniquement par le diktat dégénéré du capitalisme.

Prendre un objet, l’observer d’un œil masqué, puis le reposer. L’argile du masque ne se sentait pas lésé dans ces lieux de poussière. Il y avait là une chaise, son séant y pris naturellement place. Sa posture affable, jambes croisées sous le drapement de noir austère de sa robe et de sa cape. Quelque chose qui demeurait grave dans l’attitude. Ce devait être l’aura dégagé, tandis que des cliquètements se faisaient entendre, alors que ses mains s’amusaient à jeter des ciseaux contre à mur. Jeu de fléchettes. Puis s’en lasser.
Se relever, enfin, ouvrir la porte béante, et attendre dans un trou de lumière. Lizzie en mettait du temps pour finir sa journée. Etait-elle seulement là ? C’est que sa personne avait à la questionner, sur un sujet très important.

D’autant plus que, désormais, l’esprit des honnêtes gens n’avait plus de secret pour son propre esprit. L’intimité des âmes ? C’était quelque chose de superficiel comparé à la grandeur du combat de la Cause ! Alors, qu’elle cesse son commerce de mandragore, et qu’elle se dépêche de rejoindre sa figure, là, dans l’atelier.
A moins que ce matricule ne doive lui-même allé à la rencontre des occupants de ces lieux ?

Il fallait apprendre à exiger. Demeurer dans sa patience, sans hostilités ouvertes.
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Lun 20 Nov 2017 - 20:15


Le tout se tordait en un amas gluant de vie, ils n'imaginaient pas que derrière le comptoir on ne voyait que les formes et on ne souhaitait imaginer le souffle qui brimait la cage, tordait le coeur en un remous explosif. Un jour vous le sentirez et vous aurez peur. La voix le soulignait, elle l'oubliait déjà en plaintes comme en soupirs.
Se taire, et dans tout autour de soi, le reflet de ce sourire perdu. Pardonnée déjà de n'être que ça. Quelque chose qui fuit. Une mélodie triste répercutée en un rire contre tous les murs de sa cabane de soie.
Préférer me laisser pendre à tous mes fils qu'à ce qu'on exige de moi.
Vaniteuse capricieuse, c'était une silhouette en filaments de vie. On devinait dans l'ombre de la chose les contours d'une enfant pourrie. La sensation remontait jusqu'à la moelle. Une maladie de l'âme bien trop difficile à gérer.
Les pas perchés sur du dix s'échappèrent vers la sortie. Pourvu que tout sinon rien. Rentrer chez soi et profiter d'un bain, reflet seul de soi, minois dans tous les miroirs. Rester là et danser, recroquevillée sur soi, pattes toutes sorties dans le noir.

La patience allait à la dextérité. Une fois partie d'ici, se laisser aller et la masse prendrait la forme du désir même d'enveloppe. On l'attendait toute la journée. Un Salut, une possibilité.
- ...
La porte avait été poussée, décharger cette brutalité d'astreinte. On imaginait tout sauf qu'on était accompagné ce soir-là.
Quelque chose de moins possible qu'elle-même sur ses huit pattes.
- Vous êtes ?
Yeux rivés sur la silhouette. A priori, l'Un de ceux. Qu'elle croisait ces derniers temps. Cette drôle d'habitude de croiser sans donner de noms. Sans oublier l'absence de visage pourtant.
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Re: L'Atelier

Message par : Invité, Dim 26 Nov 2017 - 16:40



Patience sanguine, exigence maligne. Quelque chose comme des trémolos, sans trépas dans une idée abstraite. Quelque chose comme de la glaise et de l’argile. Arracher le matériau du masque pour en faire autre. Arracher la chair pour en modeler une semblable mais différente. Quelque chose de complémentaire et d’individuel.
Sous le regard en orifices obscures, une silhouette. Quelque chose qui, quelqu’un, au-delà de la connaissance : reconnaissance. Familiarité dans l’air âpre des couteaux scintillants.

Sourire sans volonté exsangue. De toute façon, ces pulsions nerveuses d’un visage dissimulé sont gardées bien trop jalousement dans une quiétude atemporelle.

« - Aya Lennox. » Jeu de l’être et du paraître, avec, toujours, ces impulsions à dire le Vrai. « - Si vous ignorez mon nom, peut-être pourriez-vous vous rattacher à ce que vous connaissez de l’Ordre auquel j’appartiens. Quelle est votre opinion sur ce que nous représentons, pour vous ? »

Effacement de son propre soi afin d’inciter une parole à se libérer. Volonté constante et continuelle de faire éveiller ce qu’il y a de Vrai, ce qu’il y a de Juste chez tous les autrui. Aucune occasion n’est à perdre, particulièrement lorsqu’une reconnaissance individuelle s’est opéré.
Et dans ce genre de bastion de la magie noire, il est important de tâter rapidement le terrain psychologique, moral et idéologique des différents acteurs de cette obscurité. Quelque chose qui relève non plus de l’envie, mais de la nécessité. Connaître permet l’action, à défaut de la démonstration.

Et pour l’instant, la démonstration d’une substance pensante doit s’opérer de l’autre côté du Masque : de celui visible, à l’écoute, attentif à la moindre parole. Car la moindre parole changera le tour de cette rencontre inopinée.
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Jeu 7 Déc 2017 - 17:57


Un semblant d'intimité. Pas qu'il n'y en avait pas, ici. Mais fermer la porter s'avérait nécessaire. Au moins pour chérir cette absence de présence toxique. Cette absence de contrainte. Sous ses doigts, la porte glissa dans son encadrement et Aya s'y adossa. Comme si elle même s'asseyait sur ce poids. Celui qui lui coupait la voix.
Un moment confus, brisures de faux espoirs. Elle n'imaginait pas qu'on l'interrogerait à nouveau. Pas à propos de sa servitude d'esprit, face aux masqués. Que devait-elle avouer à un masque ? Si ce n'était ce qu'il savait déjà, en venant ici. Ce qu'il ne pouvait que deviner.
- Vous connaissez mon nom.
C'était ce qui l'avait légèrement troublée. Son nom n'était inscrit nulle part ici. Ou alors sur un papier qui trainait. Mais non, non. Son nom n'avait d'allure ici, n'avait d'occasion. Elle le taisait. On l'appelait simplement Aya, et encore. Elle était la blonde rachitique. L'espèce de bestiole perfide de théâtre. Sauf avec Lizzie peut-être. Elle n'aimait pas jouer avec Lizzie. Quelque chose l'en empêchait.
Ici, on ne portait pas son nom sur un badge. On ne portait ce matricule sidérant.
- Vous connaissez mon nom, peut-être me connaissez-vous tout court. Elle taisait les syllabes détachées en un souffle ralenti. Ils ne lui faisaient peur. Mais sa précédente rencontre avec 67 ne l'avait laissée indemne, quelque part. Un pan de son esprit était troublé. Quelque chose s'affirme en moi, à votre propos.
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Re: L'Atelier

Message par : Invité, Jeu 14 Déc 2017 - 16:58



Un silence, porteur de réflexion. Il y avait dans l’atmosphère une sorte de poussière insomniaque. Quelque chose qui pousse les rêves à se briser pour qu’on puisse les respirer, les inhaler façon ventoline, que ça coule dans la gorge. Dévorer les aspirations, enfin, les passions et les idéaux des autrui qui se baladent et se pavanent. Arrêter leur marche, les prendre par la main, et continuer vers un lointain de rossignols dans ce jardin verdoyant sans glyphosate.

« - Peut-être. Peut-être nous connaissons-nous, comme la poussière connaît la Terre et le Juste l’Absolu qu’il recherche. »

Un temps, une approche d’un pas, puis d’un autre. Quelque chose qui tenait lieu de la précaution, comme si on avançait sur une toile d’araignée, et qu’avec ses grosses pattes, on risquait de la casser. Mais non, rien de tout ça. Que des vibrations sur la toile translucide, et les mailles qui se resserrent. Un tricot d’oxygène qui prend à la gorge, plus sûrement qu’un col roulé dévolu aux fêtes familiales.

« - Etre affirmée, c’est déjà un plan solide et stable de pensée. J’ai de la curiosité pour vous. Pour vos aspirations. Pour votre devenir, avec ou sans nous. Avec, serait potentiellement préférable. » Eventualité du silence, mais préférence du Verbe.
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Mer 20 Déc 2017 - 17:28


Oui, ils se connaissaient. Une figure connue et pourtant au-delà de tout, infiniment masquée par un devoir qui lui échappait. Elle ne reconnaîtrait pas le visage, peut-être comprendrait-elle malgré tout. Elle n'évaluerait pas la nécessité de se dévoiler face à elle. Peut-être supporterait-elle mieux l'ignorance que la caresse d'un visage déjà présenté.
- Jusqu'à quel point le Juste recherche-t-il l'Absolu ?
Jusqu'aux plus hautes sphères, jusqu'aux idées d'un homme qui se perd en prières, à genoux dans la poussière. On cherchait dans les discours, langages qu'on omet et que pourtant on désire en déblatérant, supériorité de sa langue. Distinguer les idées du parler. Il s'agit de définir exactement. Mais quoi, déjà ?
- Vous êtes le premier d'entre nous.
Oui, comme si cela lui importait, de savoir où elle finirait. Jusqu'où elle pourrait aller. Se répandre en idées, confuses ou non. Son petit monde laisserait-il au moins une certaine place aux idées ?
- Je vous croise de plus en plus. Je pense que quelque part, avec est une possibilité.
Pas un mirage. Non. Elle vivait assez de mirages comme ça.
- Que pouvez-vous m'apprendre ? Vous savez des choses, non ? Que je ne conçois pas encore.
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Re: L'Atelier

Message par : Invité, Lun 15 Jan 2018 - 18:21


Mes excuses pour le retard


Les questions, simples, qui provoquent l’exaltation. Le questionnement n’a pas besoin d’être complexe ou retord d’apparence pour l’être au fond. Principe des grands questionnements de concept humain.

« - L’Absolu est sans compromis. » Tout comme son ton est sans nuances. Qui n’est prêt à tout perdre, tout donner et tout recevoir le long de sa quête d’expiation des passions humaines n’est pas digne de devenir Juste. C’est un chemin rocailleux, pleins de ronces, pas le plus facile, qui prend une vie à être compris et appliqué. Souvent plus. Il n’y a pas de solution miracle, simplement des états d’âmes qui poussent d’une action vers une autre. Quarante étapes, quarante piliers, pour être précis. Chemin de croix jusqu’à une Renaissance.

« - Nos chemins respectifs semblent converger. Ne jamais se lasser des paris rhétoriques. Dans un premier temps, je peux vous rendre familière des principes de notre Ordre, de notre Cause. Vous aidez à tendre vers l’Eveil, loin de la stagnation des consciences. Peut-être même tendrez-vous à devenir ce que vous êtes, au cours de cette leçon, Enfant. »

Sous le masque, un sourire en coin, mais le regard attentif, impassible. Attente qu’en face, il y ait approbation. Autrui semble réceptive… Mais jusqu’à quel point ? Temps de tâter le terrain.
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Mer 17 Jan 2018 - 20:11


Qu'était-ce ? Des promesses en l'air ? Non, peut-être pas finalement. Aya n'en savait rien. Mais si le Masqué la connaissait, alors peut-être les idées n'auraient pas vraiment de mal à s'installer dans son esprit. Peut-être comprendrait-elle plus facilement les enjeux.
Il suffisait, après tout, d'une certaine pédagogie. Même si elle détestait être maternée. Pas l'habitude, il fallait croire.
- On ne peut devenir que meilleur·e, j'imagine ?
Un sourire en coins s'agrippa à ses lèvres. Oui, les idées venaient. Celle de nouveaux lendemains. Mais surtout de laisser cet Autre qu'elle ne connaissait pas la rencontrer. Cette facette d'elle-même qu'elle n'imaginait même pas.
Devait-elle dire, qu'elle avait déjà rencontré l'un des Siens ? Qui l'avait déjà aiguillée ? Non, c'était un détail bien personnel. Un exercice de plus dans sa quête. Un autre exemple à suivre, finalement. Tout savoir était bon à prendre. Surtout lorsque celui-ci était offert aussi simplement.
- Une autre version de soi. Je n'ai pas peur de changer. Un peu du monde, mais c'est parce que je ne sais rien de lui. Du moins, pas plus que ce que les livres et les déserts m'ont déjà chuchoté.
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Re: L'Atelier

Message par : Invité, Dim 11 Fév 2018 - 22:37



Le sourire de la compréhension mutuelle qui se dessine. Petit filet de ruisseau qui se trace entre le sable, derrière les tentures de feuillage. Quelque chose de nostalgique qui vient bercer le cœur, en même temps que le conduit d’eau clair. Arrêt contre un galet, puis un autre. Une grenouille qui croasse. « - Meilleure, oui. Meilleure dans ce que vous êtes. Ou peut-être vous découvrirez-vous fondamentalement différente. Ou bien, peut-être encore, ne le deviendrez-vous pas, car vous serez appelé ailleurs. »

La propagande est personnalisée entre les mots sucrés du Pédagogue, après tout.

« - L’on ne sait rien, du monde. Première étape. Quelle vanité que de prétendre être en possession des murmures du vent, des soupirs de la poussière et des chants des forêts. Surtout quand l’on est sorcier britannique. Reclus dans sa petite bulle dorée, protégée et aliénée et des autres et du monde. Nous avons oubliés les raisons même de notre isolement et, désormais, ne suivons ces préceptes que par tradition. Et qu’y a-t-il de pire que la tradition dans l’éducation ? Petit sourire entre deux lèvres. Nous, sorciers, ne sommes pas une force cachée. Nous sommes ridicules, face au Temps et aux éléments. Infinitésimaux. Si perdus, si divisés, si aliénés par une société qui se perd et se ronge elle-même dans sa corruption et sa bêtise de masse, que nous sommes appelés à disparaître. Etre remplacés, définitivement par les moldus. Car eux, ont compris qu’en tant qu’êtres au monde, nous devions agir dans le monde, et pas simplement se faire les observateurs passifs. Nous sommes trop vaniteux pour nous rendre compte de la perdition dans laquelle on s’enfonce. Tout du moins, certains. »

La majorité tire toujours les autres vers le bas, afin de niveler par la médiocrité, après tout.

Se redresser, s’approcher. Observer.

« - Il n’y a que le changement, par l’Evolution, qui soit salvateur. »

Le comprends-tu, Enfant ?
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Jeu 15 Fév 2018 - 15:35


C'était un discours qu'elle avait déjà entendu, des années auparavant, alors qu'elle faisait face à un autre masque, au milieu d'une maison en ruine. Aya garda pour elle ses possibles questions, ses souvenirs. Se contenta d'observer celui qui lui faisait face silencieusement, telle la parfaite élève qu'elle se devait d'être à ce moment-là.
Mais jamais la créature ne courbait complètement l'échine face à son Roi.
- Le Temps est une valeur bien singulière. Que faut-il combattre exactement, au milieu de Nous ? Qu'est-ce qui gangrène notre société ?
Elle chuchotait ses questions au visage sans nom, maintenue par la distance de l'Education nocturne, clandestine. Etait-ce un appel de sa part à l'action concrète ? Allait-elle un peu trop vite dans ses conclusions ? Aya n'était pas adepte de destruction massive, plutôt d'événements répercutants et aléatoires. Patience était vertu. Consumer à petit feu ce qui obsède et surtout prendre son temps.
- Les Moldus forment une oppression injustifiée. Mais n'y a-t-il pas quelque chose de plus pourri encore dans notre société ?
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Re: L'Atelier

Message par : Invité, Mar 27 Fév 2018 - 17:28



Les secondes sont aussi désaltérées que la poussière de craie tombant du tableau noir. Tout ça pour se perdre sous des semelles : à être transportées d’un lieu à un autre. Tout ça pour imprimer des motifs pédestre. Tout ça, alors que l’attente, elle-même, est quelque chose d’asséchées. Asséchée, monotone, apathique. Elle donne sommeil. Elle est camarade d’Hypnos. Pourtant, les deux acteurs, dans le sous-sol des Embrumes, sont bien éveillés. L’Enfant, l’est, en tout cas. Et le Masque doit éclairer.
Le discours est sa bannière, la rhétorique son outil. Voici les armes de la docte pédagogie.

Ecouter les hypothèses, les possibilités. S’asseoir sur une table grinçante, l’arrière indocile. Sourire, d’une douceur de safran.

« - Les Moldus… Ne sont ni plus menaçants, ni plus dociles que les sorciers. Franchement, ils ne sont qu’un prétexte : à la fois bouc émissaire et Ragnarök. Non. Le problème est ailleurs, et tu le sais, mais le formule à peine. Les maux résident dans le pouvoir, et ceux qui le possèdent. N’ont pas parce qu’ils sont mauvais par nature, mais parce qu’ils sont corrompus, bouffis, et se complaisent dans leur situation. Notre mal est la peur, est l’inaction, l’immobilisme, la tradition : le refus de l’évolution. Ce qui gangrène notre société, c’est notre mentalité. Nous sommes incapables d’avancer, de comprendre, d’écouter… De réfléchir, peut-être… Trouver un coupable, c’est si facile, si reposant. La langue qui claque contre le palais. Mais nous sommes tous coupables. Et les lâches partisans de cet état gangrené, n’auront plus que les flammes comme Salut. Il te faut voir, Enfant. »

Se redresser, d’un coup, brusque. Etre entraîné par le discours, par la flamme d’une Vérité corrompue par des regards malavisés. Ne pas être dépossédé de Raison, juste, en-dehors de soi.

« - Voilà pourquoi nous matérialisons la peur. Voilà pourquoi nous devons en finir avec ce système archaïque de dissimulation : pousser la Machine gangrenée et archaïque dans le fossé. L’abolition du Secret, qui entrave nos mouvements, n’est qu’une étape de plus. Le vois-tu ? Les rossignols chanteront bientôt. »
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Re: L'Atelier

Message par : Aya Lennox, Ven 16 Mar 2018 - 10:20


Alors c'était ça. Une machine infernale dont les rouages naissaient dans les tréfonds même de cette société. Etait-ce naïf de l'avoir ignoré jusqu'à présent ? Ou Aya faisait-elle simplement parti de tous ces autres qui avançaient sans lever le nez du bout de leurs chaussures ou de leurs propres baguettes ?
Non. C'était plutôt qu'elle ignorait quelle place elle avait dans ce monde. Elle se savait. Se connaissait suffisamment pour savoir où elle allait. Mais son rapport à la société était inexact. Fébrile. Son individualisme l'avait maintes fois empêchée de s'engager plus promptement dans certaines affaires.

Finalement, ses nombreuses rencontres avec Eux se soldaient par bien des illuminations. Réflexions qu'ils semblaient mener seuls et qui pourtant trouvaient un écho dans sa propre voix. Bien sûr que ce monde était gangrené. Elle ne l'avait jamais ignoré mais s'était seulement laissée aller à penser à sa propre notion de Justice. Et finalement, chacun portait sur ses épaules le fardeau de ce que tous avaient engendré. Un syndrome d'Atlas collectif. Aya eut même cette impression physiologique de lourdeur dans la nuque, c'était pour dire.
- Nous reverrons-nous ? susurra la jeune femme à l'adresse du masqué. J'ai déjà rencontré ceux qui suivent vos idées, avant vous. Vous savez où je suis.
De toute façon, elle serait là. Ne bougerait pas d'un pouce. C'était pas prévu. Et ils le sauraient. La sorcière avait beau faire cavalière solitaire, ses maux existentiels avaient pour la première fois trouvés une explication.
Il était vain de trouver un fautif ailleurs qu'en soi-même.
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