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Dans une forêt Irlandaise
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Leo Keats Gold
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 16 Fév 2017 - 10:58


summer
-se meurt.
la fin d'un hiver
où la neige tombait sans se faire mal.

flocons matelas,
cocon protecteur
un peu
comme une goutte d'eau
qui s'étire
pour
former une étoile.

instant crucial.
engagement
l'un
envers l'autre
une valeur sûre.
un dernier mur
-porteur ?

œil inquisiteur
de l'aucun né.
sur ta personne
de confiance à toi.

C'est d'accord. T'es sûr qu'il est de confiance ?

inexplicable
mais vrai.
tu lui confierais ta vie
si il le fallait.
vague de tendresse pour le non-rouge
inspirée dès le début.
un peu comme
petit frère
jamais eu.
tout aussi
cassé.

oui.
il est de confiance.
mais tu n'as pas le temps de répondre.

C'pas que j'veux pas, mais j'sais pas comment on fait.

no
worries
t'es là
pour expliquer.
encore
toujours.
mais avant
clarifier les choses.

j'lui confierais ma vie. j'ai autant confiance en lui qu'en toi fiston.

ce qui se devait
d'être dit.
cascade
de pensées et
accumulation.
t'attrapes la main
du jeune
blond.
fermement.

Il faut que tu lances un Cardia Fidelita Thanat Lex à chaque clause du serment en touchant nos mains avec ta baguette.

pause.
tu te lances.
timidement.

je jure de ne plus te trahir. plus jamais.

engagement
-vital.
parce que
tu n'en auras plus jamais
l'envie.
jamais.

je jure de te protéger du mieux que je peux.

pause, elle n'était pas imposée
celle là
mais
indispensable à tes yeux.
et la dernière.

je jure de faire tout mon possible pour éviter de te décevoir encore.

liberté-
immolée
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Lïnwe Felagünd
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 17 Fév 2017 - 19:44


Je regardais encore son faciès de crustacé bronzant sur une plage blanche quand j'entendis le son de sa voix. On aurait comme senti une moule coincée, désespérément, au fond de sa glotte. Qu'on pourrait sentir la mer salée à plein nez, et entendre les vagues tapaient sur leurs percussions. Il disait qu'il ne savait pas comment faire. Qu'il avait pas lu la notice. On lui d'mandait de faire un plat, sans la recette.

« C'pas que j'veux pas, mais j'sais pas comment on fait. » qu'il dit tout penaud, comme un enfant puni au piquet. Au moins la bonne nouvelle, c'est qu'il allait être utile. Et qu'il n'avait pas perdu un aller-retour pour rien. Enfin, pour lui, sûrement que si. J'sais pas s'il avait vraiment le choix de la part de Leo. En plus d'être un pirate, il avait l'air de garder le gouvernail pour lui tout seul. Le drapeau et le fond de la cale, pour lui tout seul. Un homme à moustache et barbe de poilu qui chante sa dictature. A lui tout seul.

Et ce n'est que là, que je perçois enfin la vraie nature de ce monsieur. Car tout homme a une faille v'voyez ? Tout homme sait être tendre. Non ? Parlez pas de viande, je vous entends même pas t'façon. J'disais donc que le plus vieux des trois disait « j'lui confierais ma vie. j'ai autant confiance en lui qu'en toi fiston ». Mais mon maître avait pas l'air d'y croire fort fort. Il soupira, roula des yeux. Je fis pareil, mais personne ne le vis. Parce que moi, personne m'entend personne me comprend. On me reconnaît que pour la paresse et les câlins. J'en ai marre, moi ! Je suis Splatch le Boursouflet, moi ! Mon heure de gloire arrivera, je vous le promets. Mais la Révolution n'a pas encore sonné, je la prépare. Croyez-moi. Appel à la Révolte des Boursouflets. Croyez-moi. Ils m'entendront parler, ces humains.

Et pis, ils commencent à parler. L'vieux le premier. Il jure blablabla.
Et pis. Il jure blabla.
Et pis, il jure bla.

Du coup, mon maître, il fait pareil. C'est un jeudi.
Il a les yeux fermés, comme pour mieux s'imprégner des mots de son ami barbier.
« Je jure, moi, Lïnwe, de ne pas te trahir. » il insiste sur le pas, j'insiste. Avec des gros yeux, je crois.
« Je jure de ne pas profiter de ce serment pour le retourner contre toi. Je jure de faire tout mon possible pour ne pas te manipuler. Chose que je n'ai jamais faite, soit dit en passant. » je vois le file invisible devenir lumière à chaque serment prononcé. C'est un pacte pour trouver le farfadet, 'me semble. Ils pactisent avec le Diable ? Peut-être bien, ou alors, l'un de nous quatre est le diable !

J'commence à flipper.
Je me rapproche du coup de Lïnwe, tente d'attraper sa capuche.
Et je ne relève plus la tête.

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Azaël
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Azaël, Mer 1 Mar 2017 - 19:57


Désolée, c'est court, c'est en retard, et c'est franchement pas terrible.
En plus c'est un sort gris et Aza est mineur. Donc voilà un RP très utile Ange

La réponse de Leo concernant la confiance qu'il a en toi manque de faire louper un battement à ton coeur. Quoi que, ce serait sûrement un peu plus émouvant si il n'était pas à poil en disant ça. Mais faut prendre les choses comme elles viennent, donc tu te contentes d'un éger sourire gêné. Parce que t'as l'impression qu'il vient juste de coller un peu trop de responsabilités sur tes épaules, même si ça te touche énormément.

T'écoutes les explications de Leo concernant ce que t'es sensé faire pour que le Serment Inviolable se fasse. Après tout, ça a pas l'air si compliqué que ça. Alors tu sors ta baguette, et fais exactement ce qu'il t'a demandé, en balançant un #Cardia Fidelita Thanat Lex à chaque nouvelle clause du serment que chacun d'entre eux est sensé respecter. Sauf que t'as comme l'impression qu'il y a un problème. Parce qu'il n'y a pas grand chose qui est sorti de ta baguette.

Tu regardes les deux, sans savoir réellement ce qu'il s'est passé. Mais t'as vraiment un doute. C'est que ça n'a pas dû tellement fonctionner cette histoire, ça paraît un peu trop simple. Tu finis par hausser légèrement les épaules d'un air désolé.

- Euh... C'était pas sensé faire un truc un peu plus... Visible ?

Parfait. Ton ami et patron vient te chercher au boulot, il dit qu'il te fait confiance, qu'il te confierait sa propre vie, et toi, t'es même pas fichu de faire ce pour quoi il t'as ramené là. T'étais juste sensé lancer un sort, c'est pas si compliqué normalement. Tu pousses un léger soupir.

- Désolé, j'crois que j'ai pas été très utile sur ce coup...
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Leo Keats Gold
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Mer 8 Mar 2017 - 22:59



LA de Momo,
Désolée pour la grosse daube.

Folie engendré par une nouvelle année qu s'annonçait. dans le vent froid sur la peau nue non-agressée par l'hiver trépassé. Méandres de promesses autrefois passées sous le silence des lèvres pincées d'une fierté mal placée, d'une fausse-arrogance mal dissimulée.

Intact comme au premiers mots, le stress des promesses dont la rupture serait fatale, dont les efforts résisteront aux balles. Du moins tu l’espères. T'as pas spécialement envie d'être arraché au monde comme un coquelicot perd son pétale. Tes empruntes ne sont pas encore assez incrustées dans la dalle de marbre des couloirs et de la grande salle.

Derrière tes yeux, t'écoutes les mots se faire, les désaccords se défaire alors que l'enfant parle, parle et parle, promets montes et merveilles pour toi. Nouveau rayon de soleil. C'est peut-être ton messi ce gamin au fond. Enfin, ça t'en sait rien, il a pas écrit de bouquin lui, t'es pas sûr que l'autre barbu l'ait fait. Mais tu t'en moques un peu, c'est pas ta tasse de thé, toi tu préfères le earl grey. Tu décidais donc de le qualifier de bon bouddha-âme.

Et comme ce qu'il devait arriver... devait arriver, le sort ne fonctionna pas. Loin d'être déçu par le petit Azaël, tu transplanes illico, et toujours nu comme un ver en plein centre de Londres avant de revenir accompagné d'un certain Morgan Delaube, qui tu l'espères pourra t'aider.

On aurait besoin de toi pour un serment inviolable, tu peux aider ?
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Morgan Delaube
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Morgan Delaube, Dim 12 Mar 2017 - 16:08


RP KK, désolé D:



Le Blaireau ne comprenait pas toujours ce qu'il lui arrivait. Il était habitué à la magie depuis longtemps, même si force était de constaté qu'une enfance avec des parents cracmols ne vous préparaient pas à tout ce que la magie pouvait offrir, mais quand même, de là à voir un homme nu débarquer, vous attraper par le poignet et vous ramener direct avec lui, c'était surprenant. Heureusement, Morgan n'avait pas lâché son sac de course durant le voyage. Pourquoi ? Parce que, surpris par le transplanage de force, il se retrouva éjecté à quatre patte devant un homme (Azaël). Plutôt pas mal. Dommage que le repas du Jaune et Noire eut décidé à ce moment de voir à quel point le garçon pouvait être mignon. Tant pis, on repassera plus tard pour la sexitude. S'excusant rapidement, il se releva, nettoyant rapidement le vomis d'un #Récurvite en fourgant son sac à la personne sur laquelle il venait de vomir, il se tourna, pour voir où il était.

Tout ce qu'il reconnu fut le doux visage de Leo. Wow. Il était une nouvelle fois nu, pour ne pas déplaire au benjamin Delaube. Il y avait une troisième personne aussi mais il s'en foutait un peu car ses yeux étaient rivés sur ceux de son amant d'un soir. Un serment inviolable ? Huh ?

-Euh.. Ouais si tu veux... Mais j'ai jamais fait ça moi. J'connais même pas la formule en plus. Mais bon, s'il voulait s'attirer les bonnes grâces de Leo, autant lui faire plaisir maintenant.
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 16 Mar 2017 - 12:24


J'ai l'impression qu'on va rameuter tout le forum... :')
En tout cas, merci à vous deux pour votre intervention !
LA de Leo.


J'avais peur. Horriblement peur. Comme si un ou deux boursouflets étaient présents dans mon ventre et tambourinaient la porte de mon petit estomac. J'avais comme un de ces creux immenses quand on a faim, mais une douleur différente encore. Parce qu'entre nous, j'ai l'habitude d'avoir faim tous les quarts d'heure. Il me nourrit au petit soin, enfin quand il le peut, mon maître ! Et c'est un bon maître. Je suis toujours dans sa capuche, en me demandant qui est le diable parmi nous.

J'ose pas sortir ma tête, ou mon corps tout entier en fait. Je préfère la garder en sécurité, pour ne pas me faire manger. Alors j'écoute. J'écoute attentivement. Il y a eu comme un éclair de nullité, de faux génie. Celui qui se méprend d'une idée stupidité. Le garçon qui était venu, si je comprends bien, n'savait même pas comment lancer le sortilège, et puis, il était trop jeune. Après cela, il y eut un silence. Un CRAC sonore. Et un « fait chier » mal exprimé. Je me doutais que ça venait de mon maître, mais je n'oserais jamais le prouver.

Quelques instants après, il y eut un second CRAC un peu plus fort car il m'a surpris. Ou plus surprenant parce que j'ai sursauté. Et parce qu'avant, je n'entendais que le vent siffler somnolence sur Lïnwe. Et puis, il y avait une nouvelle voix encore, que je ne connaissais absolument pas. « Euh.. Ouais si tu veux... Mais j'ai jamais fait ça moi. J'connais même pas la formule en plus. » dit-il. Et c'était encore un de ces gugusses achetés par Leo Keats. Alors il lui expliquait. Partait dans un délire mémorable en parlant de serment, de mort, de viol impossible, et de farfadet ou de primevère.

Moi, je commençais à avoir la dalle et je gigotais de plus en plus dans la capuche de mon maître. Il me fallait un casse-croûte, parce que mon cerveau de boursouflet le demandait et qu'il fallait pas le contrarier. Alors, je pris mon courage à deux poils et profitait de l'occasion pour sortir ma tête, ou mon corps tout entier. Puis je suivais la courbe osseuse de mon maître pour arriver jusqu'à sa nuque à demi-nue. Et puis, je m'agrippais à ses cheveux épais pour passer le temps, et parce que l'escalade j'aimais ça. Et puis j'ouvris ma bouche en mordillant son oreille mais il me remit dans la capuche en m'envoyant en l'air, et faisant deux trois jongles au passage !

Non mais j'y crois pas.
Je suis un ballon.

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Leo Keats Gold
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Sam 8 Avr 2017 - 0:35


Fils
-Comme une pendule.
Qui se balance.
Docilement.
D'arrière en avant.

Entrain mal exprimé par l’avènement incertain d'un autre enfant roi qui, les foudres de tendresse, avait su s'attirer. Mauvais pari, jeunesse promise. Sourire gêné, et un autre gus ramené. Rencontré nu à une pyjama party. Que tu n'oubliais pas. Même si tu restais toujours toi. Volage, coureur. Libre penseur, si tant est que tu puisses encore penser. T'expliquais vite. La formule. Le procédé. Le sort qui se devait d'être lancé après chaque serments. Et les mots.
Repartis pour un tour.
Légère différence.
Parce qu'entre temps t'avais cogité.
T'avais appris à être sincère.

Je jure de tout faire pour ne plus te décevoir.

Parce que t'as vraiment plus envie de le casser.
Parce que t'as envie de le voir s'envoler.
Comme un oiseau.
Parce que tu ne tolérerai pas une nouvel effondrement dans ses yeux.

Je jure de ne plus jamais te trahir.
De ne rien faire qui puisse te nuire.

Parce que je veux tout fixer.
Tout réparer.
Pour que le monde que je connais arrête enfin de crever.

Je jure aussi de te protéger.
Autant que je peux.
De ce qui entourent.
Ce qui enserrent.


Et il en reste un dernier.
Que t'avais envie de prononcer.
Qui ne t'engageait à rien
Car tu mourrais dans tout les cas
Si tu le rompais.
Plus pour lui
Que pour le vent
Pour le serment.
Les mots d'un enfant-grand
à un gamin.

Je te promets de rester
-vivant.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 8 Avr 2017 - 16:10


LA de Momo
pardonnez-moi cette qualité de RP 0%, hahaha je me marre tout seul face à tant de nullité


J'étais un ballon, un véritable ballon. Assez rond. Bien qu'un boursouf, plus gros, aurait mieux fait l'affaire. J'me contentais de lui donner des coups de boule dans le dos. Mais lui ne bougeait pas. Ne bougeait pas d'un centimètre. Je rêvais... je rêvais alors d'un gros ver de terre ! Oui ceux-ci mêmes, bien juteux. Et je raffolais des petits gros. Et puis il y eut de nouvelles promesses qu'on pouvait percevoir à travers la capuche.

Le grand garçon se mettait à faire des tourniquets lents avec sa baguette. Le dadet parlait pendant ce temps-là et Lïnwe lui répondait, systématiquement. « Je jure, moi, Lïnwe, de ne pas te trahir. »

« Je jure de ne pas profiter de ce serment pour le retourner contre toi. »

« Je jure de faire tout mon possible pour ne pas te manipuler. »


Voilà qui était fait. On allait enfin pouvoir les quitter et aller manger ! Parce que si on restait encore deux heures ici, j'allais pleurer. Vraiment. Et pendant un instant, mon ventre gargouilla intensément. Et il n'y avait pas de vent pour couvrir le vrombissement de mon estomac. Alors je tombais tombais tombais jusqu'au fond de la capuche. Pour me cacher. Pour qu'on croit que mon maître avait pété ou un truc du genre. Une persuasion délicate.

Mais un pop sonore conclut ma prise de décision. Je relevai ma tête un instant et aperçus qu'il ne restait que mon maître, le barbu et le jeune qui servait à rien. L'autre était parti. J'entendis mon maître le remercier avant de reprendre sa route. Et c'est à ce moment-là que je compris que Lïnwe me comprenait... sans lui parler. Comme si j'étais son meilleur ami. Son âme sœur ! Parce qu'il me dit : « Alors comme ça, on a faim ? Les vers de terre d'Irlande, tu m'en diras des nouvelles. » en même temps il pouvait difficilement se tromper avec moi vous m'direz...

Ou c'est qu'il avait déjà mangé des vers de terre, je ne sais pas.
Et quant aux deux autres, je les imaginais chercher des farfadets, tout nus, dans la forêt.
Et quant à nous, et bah on allait manger !
Allez, salut !


Départ de Splatch, et de Lïnwe.
Merci à vous deux !
Et Daddy on s'refait ça soon.
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Eurydice Wildsmith
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Eurydice Wildsmith, Mar 23 Mai 2017 - 10:53


Les Ensorcelés


Rp avec Elly Wildsmih, Esteban Lefebvre, Temperence Black, Kohane Werner, Mary Drake et L.A de tous



La voilà de nouveau en Irlande. Eurydice dominait une vaste plaine verdoyante qui cheminait vers une forêt. Le vent caressait son visage et dessinait le moindre de ses mouvements. Elle avait voulu s'y rendre seule, par ses propres moyens attendant les autres. L'air frais envahissait ses poumons. Sentiment de bien-être.
Bientôt le bruit des pas derrière elle annonçait le début de l'aventure.

« Bonjour Monsieur, bonjour à vous tous. »
Elle ajouta sans préambule : «Allons-y Mesdames et Monsieur »
Son ton était toujours aussi glacial. C'était le souffle d'hiver trahissant son impatience.
Elle reconnut tout de suite Mary * ma petite alice...* ainsi qu' Elly et essaya d'adresser un pâle et timide sourire en coin à sa sœur. Cela lui semblait encore d'un naturel de poupée de cire mais elle voulait par n'importe quel moyen tisser le fil. Invisible.
Elle s'était décidée à prendre l'initiative, à forcer leur destin.
Autour, l'Anglaise vit son professeur, une gryffondor *le petit oiseau blessé, génial* et une serpentard inconnue.
La petite troupe se mit en marche tout doucement. Des nuages peuplaient un ciel gris menaçant à tout instant de pleuvoir.

Elle s'était préparée avec minutie. Le moment était venu tellement de fois dans ses rêves sans jamais pouvoir l'embrasser, l'embraser suffisamment pour la satisfaire.
C'était il y a quelques jours à peine. La petite brune était allée voir son professeur d'étude des moldus. Il avait su laisser l'Empreinte. L'Empreinte de la folie, de l'extravagance en elle.
Elle désirait traquer son rêve pour qu'il devienne presque palpable.
Voir les personnages de son conte préféré s'animaient avec de réels sentiments, sensations à la frontière de la réalité : Blanche neige. Aussi proche de la Nature qu'elle.
Mr. Lefebvre l'avait aidée à trouver l'impensable, à façonner un théâtre avec des élèves engloutis par une fièvre similaire.

En s'enfonçant dans la forêt, l'obscurité tiraillait les arbres et elle sentait un voile humide sur sa peau. C'était si rafraîchissant.
Elle s'arrêta et tout en sortant le nécessaire elle leur expliqua :
« Voici une potion faiseur de rêve et un diffuseur. Dans une dizaine de minutes vous allez peu à peu vous sentir partir. Ne résistez pas et installez vous confortablement. Je crains de ne pas pouvoir prédire si cela sera un rêve vaporeux ou un des pires cauchemars que vous ferez. Que vos désirs prennent vie le temps d'une petite heure.» dit-elle malicieuse.
Elle joua avec le bouchon de la fiole quelques instants puis vida son contenu dans le diffuseur. Il suffisait de patienter jusqu'à ce que les effluves parviennent à leurs narines.

Elle ne sut ce qu'il se trama dans leur tête lorsqu'ils sombrèrent dans un léger sommeil mais une certitude persistait : ils allaient tous se retrouver. Quelque part. Dans les limbes.
Sa cape était étalée sur  un lit de mousse et de lichens dans lequel elle se lova paisiblement. Ses paupières se firent lourdes et elle se sentit projetée d'un seul coup vers cet Ailleurs. Engourdissement.

Elle essaya d'ouvrir les yeux en papillonnant. De petites tâches noires disparaissaient de sa vision. On pouvait voir à ce moment même danser la flamme de la joie au fond de ses prunelles sombres. Un château de grande envergure s'élevait devant elle. Des drapeaux ondulaient au vent de chaque côté de l'entrée et un vaste pont s'étendait à ses pieds.
Un frisson la parcourut le long sa nuque à découvert et des boucles d'ébènes courtes lui tombaient sur le visage. * adieu ma belle chevelure*
Puis elle, examina son corps qui était recouvert par un costume bleu nuit.
Soudain, la douleur fut atroce, la pliant en deux, ce sentiment de vide, de désespoir.
Qui avait pu lui voler le cœur sans même l'approcher ?
*qui aurait imaginé surtout que je changerai de sexe ? *
Elle devait où plutôt devrais-je dire « il » devait poursuivre sa quête. Quoi qu'il en coûte, dévoré par son envie avant de finir consumé. Par où commencer ? Excitation.


Dernière édition par Eurydice Wildsmith le Ven 26 Mai 2017 - 21:15, édité 1 fois
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Temperence Black
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Temperence Black, Ven 26 Mai 2017 - 18:00



Les Ensorcelés

With Elly, Esteban, Eurydice , Kohane & Mary


L.A de Kohane accordé
Temperence, depuis que le printemps était de retour, était d’humeur joyeuse. La brunette se levait tôt et se remettait doucement au sport. Elle s’éclipsait du château tandis que la nuit commençait tout juste à s’estomper derrière les premiers rayons du soleil et elle courait. Elle courait à en perdre halène. Elle courait comme si chaque foulée la faisait quitter la dure réalité de la vie. Comme si elle quittait le monde de mensonge dans lequel elle vivait.

Malgré le temps passé depuis les révélations de ses parents, la jeune fille leur en voulait encore. Ils lui avaient caché la vérité. La vérité sur qui elle était réellement. Cette vérité, elle n’aurait jamais voulu l’entendre mais malheureusement pour la brunette, la vérité faisait partie des choses qu’on ne pouvait cacher bien longtemps. Elle finissait toujours par éclater et lorsqu’elle se révélait au monde, elle n’agissait pas comme le bon vin bien vieilli. Elle agissait comme le vin tourné vinaigre.


Puis le réveille sonna. Il fit tinter par trois coups une série de quatre notes identiques. Un coup de main et l’objet moldu se tut.
Ils étaient bien pratiques les petits gadgets moldus mais trop bruyant, trop difficile à faire fonctionner, trop... trop tout.

La veille, la brunette avait veillé tard, elle avait vu les heures défiler tandis qu’elle s’était terrée  dans la lecture d’un roman dont elle avait lu chaque page avec attention. C’était encore une histoire étrange, une histoire de jeu mortel où tous les protagonistes usaient de coup bas pour rester en vie. Un roman dont on ne connaissait pas la source du problème avant d’avoir lu les dernier mots de l’auteur.

Ce fut la mine fatiguée qu’elle se précipita dans la salle de bain pour prendre un rapide douche libératrice ainsi que de troquer son pyjama fin contre une tenue plus décente. Le slim enfilé et le t-shirt rentré dans le pantalon à la taille haute, elle essuya ses cheveux pour qu’aucune perle d’eau ne vienne s’amuser à mouiller son haut pâle. Elle ne passa pas le moindre trait de cosmétique sur son visage de porcelaine et elle mit une paire de chaussettes et ses chaussures citadines blanches rapidement, prenant à peine le temps de faire ses lacets. De retour dans le dortoir, elle s’aperçut de l’heure en attachant sa montre mécanique. Elle avait tout juste le temps de filer et de retrouver le petit groupe qui partait à l’aventure pour réaliser les désirs d’une élève de sa maison.

Elle attrapa une chemise qu’elle passa avant de filer à toute vitesse vers la grande salle où elle avala une poire en quatrième vitesse afin d’aller rejoindre Kohane, une élève de gryffondor faisant partie du drôle de groupe, avec qui elle transplana pour un endroit improbable : Une forêt irlandaise.

Sur place, elle vit une personne arriver ainsi qu’une seconde puis une troisième. A bien y réfléchir, on pouvait vraiment se demander ce que venait faire le professeur dans l’équation. Le seul homme de la partie.

L’étrange groupe s’enfonça dans la forêt irlandaise sans trop de difficulté. La fraîcheur des sous-bois s’amusa à déposer une mince couche d’humidité sur la visage de la brunette. Une humidité vivifiante et bienvenue. Il fait encore sombre sous le bois et apercevoir un animal sauvage ne l’aurait pas surpris. Le trajet dans les bois fut rapide. Le petit groupe déboucha dans une petit zone où les arbres se faisaient plus rares, où quelques pierres reposaient ça et là, comme pour attendre qu’une bande d’adolescents vienne s’y installer autour d’un feu de camp.

« Voici une potion faiseur de rêve et un diffuseur. Dans une dizaine de minutes vous allez peu à peu vous sentir partir. Ne résistez pas et installez vous confortablement. Je crains de ne pas pouvoir prédire si cela sera un rêve vaporeux ou un des pires cauchemars que vous ferez. Que vos désirs prennent vie le temps d'une petite heure.»

La brunette s’installa confortablement sur le sol. Elle s’assis sur l’herbe tendre et humide et laissa le sommeil la tirer dans un étreinte profonde tandis que le diffuseur faisait véhiculer la senteur magique du Marchand de Sable.
Les paupières se firent lourdes.

Les cerveau se montra incapable de réussir à aligner plus de deux pensées cohérentes.
Un bâillement qu’elle cacha avec sa main naquit.

Le sommeil l’appelait.
Il se montrait plus envoûtant que le chant de la plus douce des sirènes.
La tête de la brunette partit.
Elle s’effondra sur le sol confortable tandis que son esprit rejoignait le royaume des rêves.

Noir.
     Noirceur.
           Obscurité.
           Battement de cil.
     Douce teinte lumineuse.
Réveil d’une douceur exquise.


Temperence s’assit sur le tendre lit qui s’étalait sous son corps, émergeant avec langueur du sommeil dans lequel elle avait été plongé. Elle frotta ses yeux avec délicatesse et laissa glisser ses mains dans ses longs cheveux châtains..... cheveux qui n’étaient plus là.

Un vent de panique s’empara de la brunette qui se leva à la hâte pour se placer devant la coiffeuse princière. En découvrant son nouveau visage, ses lèvres formèrent un O parfait tandis qu’elle détaillait chaque parcelle de son visage.

Ses joues légèrement creuses étaient maintenant pleines et légèrement rebondies. Ses yeux bleus devenus bruns. Ses lèvres rosées devenues rouges. Ses longs cheveux châtains et lisses laissaient maintenant place à de belles boucles noires tombant sur ses frêles épaules. Seule sa peau diaphane ne semblait pas avoir changé.

La brunette était légèrement plus épaisse et peut-être un peu plus petite. Elle n’était plus elle. Elle était Blanche-Neige. Une princesse dans son château fabuleux.
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Kohane Werner
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Kohane Werner, Dim 28 Mai 2017 - 18:17





Fenêtre ouverte sur l'obscurité.
Encore une nuit à compter les secondes.
Entendre tic et tac dans le creux de l'oreille. Les écouter marcher en silence. Et rester, les yeux ouverts à jamais. Scrutant le paysage ombre chinoise qui se détache au loin.
Les différentes silhouettes paraissent toutes dotées de leur personnalité propre, murmurant à qui veut l'entendre son histoire particulière.
Accoudée au rebord d'une fenêtre ouverte, j'observe et les écouter.
Leur souffle glisse sur ma peau et vient piquer ma curiosité de mille petites aiguilles. Je reste. J'attends la suite de leur conte nocturne.
Accoudée à ma fenêtre au beau milieu d'un couloir quelconque, je ne pense même pas que je puisse me faire surprendre. J'ai tellement enfreint le règlement depuis que je suis à Poudlard que tout ceci me paraît désormais banal.
Et puis, je n'ai pas d'autres choix.
Sortir pour ne pas dormir, c'est ma manière de survivre.
Brise légère. Caresse d'un voile sur les joues. Je souris. Et les mumures du paysage s'achèvent.
-Eh bien moi, je chuchote en retour, demain j'ai rendez-vous avec des gens mais je sais pas trop qui. En dehors d'Esteban. C'est lui qui m'a conviée, d'ailleurs. D'avoir repeint le monde ensemble, ça lie, vous savez. J'ai pas très bien compris ce qui va se passer. Mais ce sera une belle expérience, j'en suis sûre.

Tic
et
tac

la nuit trottine
calmement
je regarde sa course
éternelle
attends qu'enfin,
elle salue le monde de son chapeau,
au revoir, au revoir,
on se retrouvera
lorsque le cycle reviendra

je la vois s'éloigner
le chapeau toujours levé
polie, la nuit,
elle disparait petit à petit
inexorablement
elle disparait
à l'horizon
mince point perdu
jusqu'à ne plus être là du tout

et moi,
je souris.


Encore des heures sans rien,
des heures sans sommeil,
à frotter ses yeux sans pouvoir les fermer,
à toucher du bout des ongles les cernes qui ont dû s'accumuler à force.
Encore des heures de rien
mais aujourd'hui, je ne m'en sens pas accablée comme souvent.
Sans doute la perspective d'une nouvelle expérience, excitation de tout ce qui sort du quotidien, de tout ce qui peut égayer un peu une vie trop loin de celle dont on rêve.

J'ai pris l'habitude, avec mes éternels cycles d'insomnies, de m'aménager un parcours dans le château, à chaque heure son coin jusqu'à revenir, au petit matin, dans la salle commune.
Grimper en silence les escaliers de pierre et se retrouver nez-à-nez avec les élèves les plus matinaux qui, déjà, se préparent à attaquer une nouvelle journée.
Souvent, ils m'adressent un regard accusateur mais ne disent plus rien. Ils n'ont rien à dire, de toutes les façons. Seulement à penser. Et encore.
Quelques minutes encore et je me sens prête. D'attaque comme jamais.
Adieu, uniforme corseté, vive la liberté vestimentaire ! Ranger chemise, cravate et jupe droite pour se saisir d'un simple t-shirt et d'un jean. Baskets aux pieds. Il paraît qu'on va dans une forêt. Autant prévoir, si jamais il y a de la boue.



A l'extérieur du château, je retrouve...
comment s'appelle-t-elle déjà, cette Serpy ?
Tam... Temp... Tempérence, oui, voilà.
Une fille que je ne connais presque pas. Quelques cours partagés peut-être, je ne me rappelle plus vraiment. Ce n'est pas comme si j'étais hyper attentive en cours depuis quelques mois. Mes heures de sommeil en moins dans les pattes font que je revâsse bien souvent plus qu'autre chose.
Sauf avec Esteban. Parce que j'aime l'EDM. Et qu'il est quand même le seul et unique prof à qui on pourrait demander de se déshabiller pour habiller une statue de bouteilles soi-disant à son effigie ! D'ailleurs, il a quand même refusé de nous filer ses vêtements, le bougre. Malgré le superbe discours que lui a servi mon frère d'étoiles.
Mais bon...
on ne peut pas tout avoir dans la vie. Et je lui pardonne. Parce qu'il sait peindre le monde avec une tulipe. Offrir des pierres aux gens. Accepter une bille en retour. Porter des couronnes de fleurs. Pour tout ça, je ne peux lui en vouloir.

Un sourire poli adressé à la dénommée Tempérence.
Allez, on va pouvoir décoller. J'espère juste que ça va fonctionner. Je ne transplane pas tout le temps alors j'espère ne pas avoir perdu les capacités dont j'ai fait preuve devant le jury qui m'a délivré mon permis.
Concentration...
Crac

bruit caractéristique.
Sensation de la bouche qui avale, ballote avec violence, bouscule et écrase.
Désagréable sensation.
Je ne m'y suis toujours pas habituée.

En tout cas, c'est tout de même drôlement pratique.
En un clien d'oeil, nos pieds se posent sur feuilles et mousses.
L'odeur fraîche de la forêt. Et les arbres qui semblent être là pour nous saluer.
En plus, nous avons, apparemment, tous nos membres. A bas la désartibulation !

Attente des autres membres de l'équipe et là...
oh, surprise !
Pas que des inconnus, finalement. A dire vrai, à part Esteban qui m'a conviée à ce projet, je ne savais as bien qui y serait. Jusqu'à maintenant. Les visages et frimousses qui se pointent.
Je ne connais aucun nom.
Mais connais tous ces traits que j'ai croisés au moins une fois dans ma vie.
D'abord celle qui, déjà, se pose en meneuse. Il me semble que je l'ai croisée lors de l'attaque du château. Souvenir flou mais quelque chose en elle fait que je la relie à cet évènement.
Puis la seconde adulte du groupe, hors Esteban. Tiens. L'Auror de la dernière fois. Celle qui est intervenue quand je me battais -comment ça, je me battais pas ? Comment ça, je le torturais ? Pfff...!- avec une saleté de type ignoble.
Et enfin elle, reine du silence et super-carotte, orange, la carotte, pas violette, très important de le préciser, hein !

Bref, que de personnes connues, finalement.
Une fois tous les cannetons réunis derrière leur meneuse, nous nous mettons en route. Nos pas consuisent sur un sentier, direction la forêt profonde.
J'aime l'odeur de cet univers.
Cette forêt ne ressemble pas à la forêt interdite qui borde l'école. Rien à voir. Et pourtant, elle est tout aussi magique.



Enfin, nous nous arrêtons.
Explications des plus claires.
La perspective de plonger dans un rêve encore inconnu m'excite.
Cela fait si longtemps que je n'ai pas rêvé les yeux fermés !
Quand je parviens à dormir, c'est le trou noir. Rien dont je puisse me rappeler au réveil.
Et les seules fois où j'attrape un bout de rêve accroché à une comète ou une étoile, c'est les yeux ouverts, la main de mon frère dans la mienne.
Aujourd'hui, ce qu'elle nous propose, c'est un rêve endormi.
Cela commençait à me manquer...

Et hop, hop, c'est parti.
On s'installe confortablement. Mousses et feuilles pour nid douillet.
Hum... je me sens bien.
Les arbres nous regardent. Ils veillent sur nous. Je le sais. Je le sens.
Et un sourire vient alors les remercier alors que, déjà, je sens l'esprit basculer doucement.

Les bruits s'amoindrissent.
Deviennent peu à peu lointains avant de disparaître.
Noir,
noir
noir
autour,
partout.
Le corps s'engourdit.
Et l'esprit part.

..

.

.

.

vole

.

.

.

plus rien
rien
que du noir

rien

et
soudain



Presque un réveil en sursaut.
Je suis ailleurs. Partout et nulle part.
Ca y est. Je suis partie. Portée par la potion faiseur de rêve.
Instant d'immobilité. Où suis-je ? Et qui suis-je, d'abord ? J'ai comme le sentiment de ne plus vraiment êtte moi-même. Non pas vraiment dans la tête. Mais... le corps.
Sentiment d'avoir vieilli d'un coup.
Un corps d'adulte pour un esprit d'enfant.
Et surtout l'impression d'être corsetée dans des vêtements trop amples. Alors que j'avais bien pris soin d'enfiler des vêtements passe-partout et peu emcombrants.

Un regard vers le bas pour constater que...
roh, Mer**, c'est quoi cette robe ?
Elle est bien trop longue. Et lourde, par-dessus le marché ! Et là, sur ma tête, c'est quoi ? Ca pèse une tonne !
Mes doigts cherchent, suivent les courbes pour reconnaître la forme d'une couronne.
Okay... on résume ?
Une robe trop longue, une cape trop lourde, une couronne pour venir en prime appuyer sur ma tête.
Mais qui suis-je, bon sang ?
Une reine ?
Qui d'autre qu'une reine porte une couronne ? Logique.

Mes yeux fouillent la pièce aux murs de pierres. C'est sombre et froid. Ca fait antre secrète de château. Lieu où tout se passe, où les msytères se croisent sans répit.
Je tourne un peu sans bouger de place. Seulement le bassin qui pivoite pour voir. A droite. A gauche. Bon. Et maintenant ?
Mouvement de bras ; la cape suit, se gonfle, retombe.
Oh. C'est beau, quand même. Ca fait classe. Des mouvements de cape. Je comprends maintenant pourquoi Asclépius aime tant en faire pour se donner de la contenance. On peut de suite mieux s'imposer avec une grande cape qui virevolte et suit d'élégants mouvements de mains et de bras.

Bon, il serait temps de se mettre en route, non ?
Alors... grâce et démarche d'une reine ?
Okay, on essaie.
Un pas, deux...

sblam
paf
bam

j'savais que cette robe était trop longue !
Les pieds se prennent dans le tissu. A ce moment-là, les mouvements de cape paraissent plus ridicules qu'autre chose.
Réflexe. Fermer les yeux. Retenir un cri. Amortir la chute de ses mains.
Mon corps tombe en avant et se cogne brutalement contre...
un miroir ?
Mes yeux se rouvrent sur mon propre reflet.

Instant de surprise.
Je me vois telle que je ne me suis jamais vue. Adulte. Habillée étrangement, certes. Un cape, quand même. C'est classe. Et la couronne. Ca impressionne, aussi.
Mais surtout...

-Oh, j'suis belle...

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Esteban R. Lefebvre
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Esteban R. Lefebvre, Dim 4 Juin 2017 - 23:36


Il marche. Un peu. Beaucoup. Il s'aime. Passionnément. à la folie. Maintenant, il coure, histoire de rattraper ses comparses d'un jour ou plutôt d'un instant qui sera bientôt figé dans le temps. Des personnes -uniquement des femmes-. Il les connait, un peu, pour certaines, beaucoup, pour d'autres : Kohane. Témoin de sa renaissance. Il respire l'air frais ; senteur d'herbes : la forêt Irlandaise. Le moment pour lequel il s'est préparé est imminent. Une idée farfelue d'une élève -Mlle Eurydice-. Une suggestion qu'il a approuvée et à laquelle il voulait participer. Alors le voilà, en charmante compagnie. Il boit la potion, s’installe sur une couverture. Il a le temps d'observer les alentours, se souvenant des sorts de protection et de quelques runes formulées et tracées pour ne pas être dérangé par de quelconques perturbations.

Il tombe.
Dans le noir.
Il chute.
Dans un autre univers.


***

La luminosité est trop forte. Il plisse les yeux puis se recroqueville en position fœtale. Un oiseau chante. Il se redresse brusquement et lève les yeux vers... un arbre ? Il reste quelques secondes figé. Pourquoi cet arbre est aussi grand ? Il se met sur ses pieds et ouvre la bouche d'ébahissement. Il est... petit. Bon. D'accord. Ce n'est pas ce qui retient son attention. Il tourne sur lui même, remarque ses  vêtements originaux et tâte son bonnet violet. Il sourit. Il traîne ses longues manches par terre et cela l'amuse. Il entend des voix. Il se met sur la pointe des pieds et voit au loin des taches colorées, les voix s’éloignent. Sans plus attendre, il court et manque à plusieurs reprises de tomber à cause des manches de sa tunique. Une seule pensée le traverse alors qu'il rattrape ses amis : il faut trouver des diamants !

♫... matin jusqu'au soir.
On pioche tic tac, tic tac,
Tout ce que l'on peut voir.

On pioche les diamants par morceaux
Des sacs de rubis par quintaux
Pour nous sans valeur sont des trésors
On pioche tic tac, tic tac.

Heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho
Heigh-ho
Heigh-ho, heigh-ho
On rentre du boulot! ♪
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Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Mary Drake, Mar 13 Juin 2017 - 19:38


Je ne sais pas trop ce que je fais. J'ai juste suivi. Oui c'est ça. J'ai suivi. Une troupe. Et plus j'avance, moins je sais pourquoi. Vaut mieux ne pas réfléchir dans ces cas-là. Hocher la tête, obtempérer. Il doit sûrement y avoir une raison. Inconnue pour le moment, mais ça viendra. Un peu... Juste un brin de temps. J'oublie souvent ; plus je marche plus le matin s'efface. Il est emporté avec le souffle de la brise. Les pétales rosées s'enroulent autour du souvenir, un peu avant de partir. Quand à l'après-midi, qui s'efface tandis qu'une gomme se tue à la tâche. Bientôt plus rien. Juste le présent, ces arbres, cet endroit, la forêt autour de moi, les gens proches que je peux effleurer d'un simple regard. La reine du silence, radis à ses heures perdues, puis un visage, d'un rêve profond. Qui es-tu ? Je ne te savais pas si réelle. Pourquoi tout ça et pas le reste ? Quand aux autres, pas d'idées. Juste peut-être un jour, des sourires partagés. Après tout, la mémoire aime s'en aller avant de revenir. C'est un drôle de processus quand on y pense mieux. Qu'on s'attarde sur la question.

Débouchée sur des explications. Rêve. Mot doux. Un peu comme un murmure qui s'échappe du bord de mes lèvres. Le mot limbe n'est-il pas plus joli ? Plus que songes en tous cas. Je crois que je préfère quand même mirage. C'est plus complet mais aussi vague à la fois. Tout n'est qu’éphémère de toute façon. Une illusion qui ne peut perdurer, car il y a toujours un certain retour à la réalité. J'ai déjà expérimenté, une fois j'ai même observé la lune. On peut faire tellement de choses de cette façon. L'infini n'est qu'à quelques centimètres une fois plongé dans un autre univers. Il suffit juste de tendre la main, et pour les personnes vraiment motivées, l'effleurer reste dans les possibilités. Sous une couverture rigide, c'est là dessous qu'il a décidé de se cacher. Un coup de marteau pourtant, et la carapace se brise, l'accès est possible.

Toi aussi Mary
Tu veux aller à la découverte de l'infini ?
En as-tu réellement besoin ?
Ou est-ce un de tes nombreux coups sans intérêt
Qui ensembles forment un quelque sorte
Ce que tu es

Je veux surtout qu'on me fiche la paix, alors après avoir écouté les belles paroles, je vais m'allonger. Quelques minutes. Encore une chose relative à cette p*tain d'horloge. Pourtant j'obtempère, faut être sucré, pacifiste. Un peu comme la pauvre poudre qui accepte d'être torturée, finir telle une pauvre et mièvre barbe à papa. Elle laisse la fièvre la méprendre et avoir une possession. Une chirurgie passagère. Pour être plus léger, plus vaporeux. Avoir l'allure d'une danseuse étoile alors que les mouvements resteront disgracieux. Je finis par trouver mon bonheur aux côtés d'un tronc. L'écorce à de la force, je me sens bien allongée contre elle. C'est toujours comme ça que je fonctionne. Je lui chuchote des mots dorés, remercie son hôte de m'accueillir. Puis je laisse les yeux se fermer.

La barrière est close
Retour en arrière inenvisageable
Fermée sur tout le reste
Tu attends le vide
Tu attends le réveil
Tu attends simplement
Ce n'est pas si compliqué
Et pourtant
t'as peur du noir
Faut bien une raison
Qui fait que tu ne t'endormes pas le soir
Ce n'est qu'une parmi d'autres
N'est-ce pas Mary
Mais tu trouves toujours des excuses
C'est pas ta faute si t'aimes pas
Puis si ça te ronge le ventre
... comme si on allait te poignarder
Pendant ton sommeil
T'arracher le cœur
.
Ne serait-ce pas toi
Qui aime
Arracher
Non non
Reprenons
Ne serait-ce plutôt pas toi
Qui en a fait ton métier ?

Les habits sont bien lourd, quand un appel fait rage, mais pourtant un peu balourd, je me sens pleine de force. Pleine, plein ? Une main sur le visage, un revêtement de cuir. Quelque chose autre que de la peau lisse. Une barbe naissante. Un pourquoi s'échappe, une réalité s'impose. Peu désireux, désireuse ? D'aller chercher plus loin pour connaître cette nouvelle identité, je trouve à mes côtés un coutelas. Une dague. Un arc. Des flèches. Gants solides qui couvrent les mains. La peau pâle et blanche disparaît. La surface reflétée par la chope qui tient dans une seule de mes mains confirme la règle. Je ne suis plus elle, mais il. Un pauvre chasseur sans renommé, prêt à tout. La question est, jusqu'à où ? Très vite pourtant, comme si c'était logique, dans un ordre déjà établit, je me lève et marche. Sans savoir réellement, une certaine idée derrière la tête pourtant.

Puis le dos se plie. Une douleur. Légère. Fugace. Le temps qu'une météorite passe. La courbette finie, levé plus compliqué. Faut dire qu'il y a un âge. Que la bedaine aide pas. Une seconde elle est là, une autre j'ai un ventre tout plat. Plein de muscles. Faut dire que j'sais pas trop. L'identité c'est pas mon fort. Pourtant le mal il reste là. Je m'en fiche. Devant, là, il y a ma reine. Et elle est belle. Avec sa couronne. Et elle peut m'aider. Enfin je crois. C'est moi qu'elle a appelé, et si ça peut aider, faut que je sois à la hauteur de ses attentes. Puis j'ai le corps qui a quelques cicatrices quand même. Je sais juste, qu'elle, c'est ma reine. Alors il faut que je l'aide. Mon visage, mon corps, tout me crie de l'écouter. Alors je me dois de le faire. Ainsi l'ordre des choses sera établi.

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