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Salle de repos
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Rachel Ester Pasca
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Re: Salle de repos

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 3 Juin 2017 - 21:19


Ester, aidée de boursouflet, parvînt à se débarrasser complètement de Rachel. Ainsi elle était plus tranquille, son cœur cessa de battre de manière si déraisonné. Ce n'était qu'une discussion et la sorcière n'en maîtrisait aucunement la finalité, alors pourquoi lutter ? Alors la sorcière se mit à caresser les doux poils de la créature de manière machinale tout en se faisant la liste intérieur de toutes les questions qui nécessitaient une réponse. C'était sans doute la seule chose sur laquelle elle aurait un impacte dans cette rencontre, le reste dépendrait de Kohane.

Celle-ci ne tarda plus trop à arriver, annonçant sa présence d'une voix emprunte de doutes. Ester tourna simplement la tête vers elle, sans bouger de sa chaise, la dévisagea. C'était drôle, mais elle n'avait pas changé. Pas en apparence du moins. Elle semblait être resté la même Kohane qu'avant Halloween, la même qu'à leur rencontre. La sorcière lui rend néanmoins son salut. Elle aimerait lui sourire aussi, mais son visage reste de marbre, tandis qu'elle essaie de comprendre. Qu'est-ce qui s'était passé ? Comment en étaient-elles arrivé là ?

La rouge et or fut la première des deux à rompre le silence, disant à haute voix ce qu'elles étaient deux à penser. Ester avait pourtant préparer cet entrevu avec la jeune femme avec soin. Néanmoins devant son amie elle se retrouvait muette. Encore une fois c'était Kohane qui s'était montrée la plus courageuse des deux, la plus téméraire.

- Commence par me dire comment tu vas.


Parce dans le fond c'était le plus important. C'était pour Kohane et pour qu'elle puisse vivre qu'elle avait fait ce qu'elle avait fait. Ajoutez à cela qu'elles ne s'étaient pas vu depuis le jour noir, vous comprendrez aisément que les deux sorcières avaient beaucoup de chose à rattraper. Sœur de cœur elles le seraient toujours. En cela Ester en était certaine. Sœur de douleur, ma fois, pouvaient-elles vraiment y faire quelque chose ? Mais étaient-elles encore des sœur d'arme après tout ça ?

- J'me fais appeler Ester maintenant. C'est... plus adapté je trouve.

Difficile de l'expliquer autrement sans entrer dans les détails. De toute manière Kohane était intelligente, elle serait sans doute capable d'en comprendre la raison. Deux choses bien plus importantes turlupinaient la sorcière. La première, était ce changement de comportement qui était venu avec le changement de prénom. La née-moldue avait beau éprouver une grande sympathie envers son amie, elle se retrouvait bien incapable de lui sourire. Elle était en réalité bien incapable de laisser transparaître la moindre émotion. Ça ne lui était pas impossible, juste pas possible. Et à côté de ça il y avait cette question qui tournait en boucle dans sa tête. Cette satanée boule au ventre qui ne voulait pas s'en aller et qui ne s'en irait très certainement pas tant qu'elle ne n'obtiendrait pas de réponse. Alors, dans un souffle libérateur, Ester se lança dans le vif du sujet.

- T'as accepté de les aider.... Pourquoi ?
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Kohane W. Underlinden
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Re: Salle de repos

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 13 Juin 2017 - 22:09




Un salut poli sur un visage de marbre.
Un air renfermé.
Je ne pouvais m'attendre à autre chose, de toutes façons.
Ce n'est pas pour sourire de nouveau ensemble à la vie, qu'elle m'a donné rendez-vous. Même si, sans doute, nous en rêvons tout autant l'une que l'autre.
C'est pour comprendre. Enfin. Par la parole. Comprendre ce qui s'est réellement passé. Poser des pourquoi, répondre des parce que et essayer d'avancer encore un peu.
Car ça ne peut pas. Terminer là.
Je le sais.
Je le sens. Au fond de moi.
Ce n'est pas encore fini. Entre elle et moi.
Nous avons encore beaucoup à dire, beaucoup à partager, beaucoup à vivre.
Nous avons encore des choses à échanger,
et des rires à se communiquer.
Qu'importe ce qui anime l'une et l'autre au fond d'elle.
Il suffit que l'on mette tout ça au clair.
Pour pouvoir à nouveau se sourire.
Presque comme avant

Rachel commence par demander comment je vais.
Je me contente d'un haussement d'épaules.
Qui peut dire bien, mal, bof.
Ca veut surtout dire : je survis. Et j'essaie de sourire. C'est tout.
Ca veut surtout dire : j'essaie d'oublier Halloween. J'essaie d'effacer ce maudit souvenir. Et de relever la tête.

Je me contente de garder silence.
Et seulement de l'observer. Dans une attitude calme et posée. Alors que mon coeur bat à tout rompre dans poitrine.
Je veux que ça aille mieux.
Je serais prête à tout pour ça.
Parce que Rachel compte tellement, pour moi. Une soeur. Que je n'ai jamais eue. Une épaule. Un soutien. Un pilier. De tout un pan de mon existence.
Rachel est tant de choses à la fois qu'il me serait plus que terrible d'imaginer que ce mal-être, ce non-dit, cette gêne puisse devenir perpétuel.
C'est pour ça, je sais. Pertinemment. Que oui. Désormais. Il faut parler.

Laquelle donc ouvrira réellement le bal
à questions ?

Comme je lui ai dit, je ne sais pas par où commencer.
Alors je veux la laisser venir.
Après tout, c'est elle qui m'a invitée. C'est elle qui a concrétisé ce besoin de discuter.
Alors j'attends. Que ce soit elle qui donne le premier pas. Batte le tempo sur lequel elle veut qu'on avance. Me montre le chemin qu'elle veut qu'on emprunte. Et les interrogations sur lesquelles elles veut qu'on se penche.



Mais elle n'ose pas.
Pas de suite.
Pas encore.
Elle continue. Ester. Son nouveau nom.
Je ne savais pas. Qu'elle s'appelait aussi Ester.
Mais c'est sans doute sa manière à elle de faire la croix sur le passé. Comme sa baguette brisée. Abandonner la candeur d'autrefois. Laisser tomber la peau de l'enfant qui titube et balbutie des syllabes sans fin.
Ester, pour essayer d'accepter et faire avec ce qui est.
Ester, pour relever la tête. A sa manière.
Ester, pour endosser le rôle de la femme forte, accomplie, prête à faire face à son destin.
Ester,
pour cesser de pleurer sur ce qui aurait pu se passer si...

Ester,
c'est ainsi que je l'entends raisonner en moi.
Sa manière de survivre.

Malgré tout, cela ne change rien pour moi.
Elle est, elle restera Rachel, ma sœur de cœur. Qu'elle le veuille ou non. Quel que soit son nom. Elle est Rachel. Elle est cette ado souriante que j'ai rencontrée dans les cachots. Elle est cette jeune fille apeurée que j'ai retrouvée dans les couloirs. Elle est cette partenaire de combat avec laquelle je me suis entraînée. Elle est cette amie qui m'a offert un week-end camping loin de tout pour oublier à deux. Elle est cette sœur de malheur qui a survécu au monstre d'Halloween, endossant un terrible et terrifiant rôle pour nous permettre de nous en sortir.
Elle est celle qui a fait don d'elle-même.
Celle qui s'est sacrifiée.
Pour nous.
Et pour ça, j'ai une dette. Envers elle.

- T'as accepté de les aider.... Pourquoi ?



Enfin,
enfin,
la question tombe,
dans un soupir qu'on attendait depuis longtemps.
Soudainement, c'est comme si un poids était retiré de l'atmosphère.
Bien sûr, il reste encore l'angoisse de la réponse.
Mais la question est là. Posée. Directe. On sait désormais qu'il n'y a plus moyen de faire demi-tour. Qu'il va falloir affronter les interrogations. Sans ciller. Sans lâcheté. Affronter. Jusqu'au bout.

Mécaniquement, mes poings se crispent un peu et je mords ma lèvre inférieure.
Comment répondre à cela alors que même dans ma tête, c'est flou ?
Comment dire ce que je ne parviens pas à m'expliquer correctement moi-même ?
Et surtout,
que dire ?
Pour quelle réponse opter ?
Arrondir les angles ? Une vérité détournée ou semi-mensonge ?
Intérieurement, je secoue la tête. Non. Rachel ne mérite pas ça. Certainement pas ça. Elle mérite de la sincérité. Même si ce ne sera sans doute pas une partie de plaisir.

Un soupir.
Alors que, déjà, quelques phrases se forment dans mon esprit.
Et enfin, je me lance.

-Tu aimerais certainement que je réponde que c'était par peur. Par crainte de ce qui pourrait arriver, si je disais non. Moi aussi, j'aurais aimé te répondre ça. Mais ce serait te mentir. Parce que...

Une pause.
Déglutir.
Je n'arrive plus. A continuer.
Alors mes yeux vont à l'assaut. Galopent sur le no man's land. Et s'accrochent aux yeux adverses. Aux yeux alliés. Ceux de Rachel. Qui est aujourd'hui à la fois la sœur que j'aime et celle à laquelle je dois me confronter, terrible ennemie à cause de la place qu'elle occupe dans mon cœur.

-...je n'ai pas peur, je reprends alors. Je n'ai plus peur. J'ai cessé de trembler. Alors ce n'est pas pour ça. C'est parce qu'ils sont les seuls à pouvoir m'aider. Si tant est que quelqu'un peut m'aider. Les seuls à pouvoir porter un changement radical dans ce monde. Je n'ai plus d'espoir si rien ne bouge. Alors, comme je veux encore croire, j'ai décidé d'aller jusqu'au bout. Pour ne pas avoir de regrets. Caler mes pas dans les leurs pour voir jusqu'où ils pourront aller. Afin d'offrir à ce monde en désuétude un air nouveau, un vent de liberté dans des valeurs qui ne signifient plus grand chose.

Je me tais.
Et mes yeux cherchent toujours à capter ceux de Rachel.
Je fais un pas, petit pas dans sa direction. Je m'arrête. Je n'ose m'approcher plus. Alors je continue de lui parler de là.

-Mais tu sais, ça ne change pas grand-chose pour moi. Pas grand-chose dans ce que tu représentes dans mon cœur. Et je crois que s'il y a une chose qu'ils échoueraient à changer, c'est bien ça : mes sentiments envers toi, ma sœur de cœur. Ils peuvent peut-être transformer le monde. Ca, certainement pas.

Comment dire encore
je t'aime
quand on a l'impression qu'un fossé de plus en plus grand nous sépare l'une de l'autre ?

Mes yeux, enfin, lâchent le visage de Rachel.
Les paupières s'affaissent ; le regard fixe le sol.
Et un dernier murmure :

-Cette nuit-là, tu t'es sacrifiée. Pour nous. J'ai une dette. Envers toi.

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Rachel Ester Pasca
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Re: Salle de repos

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 14 Juin 2017 - 21:38


Lorsque le boursouflet se réveilla, couinant pour que la verte lui adresse de nouveau un peu d’attention, Ester ne bougea pas. Elle resta impassible devant cette jeune femme que, finalement, elle reconnaissait à peine. Elle avait tant changé. A l’intérieur. Et sans doute ne s’en souvenait-elle pas ; mais elle rompait une promesse. Une promesse que la rouge et or lui avait fait lorsqu’elle s’était écroulé dans le parc sous le poids de la douleur. A ce moment-là c’est Kohane qui l’avait relevé, sécher ses larmes et qui l’avait incité à prendre les armes. Et ce jour-là, elle avait aussi promis que ni l’une ni l’autre ne deviendrait comme ses monstres qui leur avaient fait tant de mal. Elle avait promis que la guerre ne les changerait pas. Et alors que la petite boule de poil s’en allait bouder ailleurs, Ester exprima son désarroi. La voix morte. Douce.

- Je ne comprends pas… Après tout ce qu’ils nous ont fait… On avait juré de les détruire ensemble ! On devait se battre ensemble ! Pas l’une contre l’autre.

Ainsi donc elle perdait réellement sa sœur d’arme. Celle-ci avait préféré la laisser, elle avait voulu nager seule pour voir ce que cela faisait. Elle avait préféré rejoindre le camp de ceux qui préfèrent détruire l’espoir que de le construire. Pourtant Kohane avait tout autant souffert qu’elle. Plus peut-être, parce qu’elle s’était plus battue pour s’en sortir. Elle avait toujours été la plus courageuse des deux. Alors qu’allait-il se passer maintenant qu’elle avait rejoint leur camp à eux ? Le camp de ceux qui lui avait fait du mal ? Parce que dorénavant ils étaient ses alliés et ils partageaient les mêmes opinons.

- Alors ce partisan des ténèbres qui a essayé de nous tuer à Halloween, tu vas boire le thé avec lui maintenant ? Et ce mangemort qui t’as attaqué aux Trois Balais, tu vas le considérer comme ton ami maintenant ?

Ester se leva, fit quelque pas, sans regarder Kohane. Après tout ça elle ne s’en sentait plus réellement la force. Elle était entrain de la perdre. Pour de bon cette fois. Peut-être même de manière irrévocable. Alors au fond d’elle-même Ester sentait Rachel luter de toutes ses forces pour sortir et s’exprimer à son tour. Rachel hurler son mal être, mais la seule chose qui sortie de la bouche de la sorcière fut une fois emprunte de tristesse.

- On devait s’aider à garder la tête hors de l’eau. Quand est-ce que j’ai manqué à ma mission ? Quand est-ce que tu as coulé ?

La verte posa son regard sur un plan du mur. Sa main, blessée depuis la prise d’otage à la cabane hurlante vînt attraper le gallion qu’elle avait autour du coup, pour le caressé. Que devait-elle faire ? Les prévenir ? Si vraiment elle voulait tenir sa promesse c’était ce qu’elle serait contrainte de faire à un moment ou un autre ? Alors que faire ? Attendre et risquer que les choses n’empirent ou agir maintenant pour se débarrasser une bonne fois pour toute de cette épine dans le cœur ? Tout en sachant que la blessure ne se refermerait jamais, qu’on continuerait d’avoir mal. A jamais. Alors, après avoir lâché son gallion pour passer une main tremblante sur son visage, Ester se retourna, les yeux humides. Détresse dans la voix.

- Quand est-ce que nos chemins se sont séparés ? Quand est-ce qu’on a commencé à changer ? J’ai rien vu venir Kohane.

Oui quand ? Mais la verte connaissait déjà un peu sa réponse. Au fond elle avait bien vu le cœur de Kohane devenir de plus en plus noir, même si elle n’avait jamais voulu se l’avouer. Et le changement, le changement définitif, il avait eu lieu alors qu’elle n’était pas là. Après halloween. Tandis qu’elle l’évitait. Parce qu’elle avait ses propres blessures à soigner. Parce qu’il y avait déjà une ou deux rancœurs. Parce que c’était trop dur d’accepter que tout ça n’avait pas été qu’un simple cauchemar, mais bien la réalité. Alors au fond, elle savait que c’était de sa faute. Non. C’était la faute aux monstres ! Alors la verte laissa échapper la colère. Crachant ses mots tels du venin.

- J’veux qu’ils crèvent, parce qu’ils m’ont volé la seule chose à laquelle j’aspirais : une vie tranquille. J’veux qu’ils crèvent, parce qu’ils m’ont les seules choses à laquelle je tenais : mon innocence et ma joie de vivre. J’veux qu’ils crèvent, parce qu’ils m’ont volé l’une des personnes qui comptait le plus pour moi : toi.

La sorcière lui tourna de nouveau le dos, frappa dans une chaise qui tomba. Il y avait ce trop plein de tout qui cherchait à sortir, comme ce jour-là dans le parc. Comme lorsqu’elle avait souhaité abandonner pour le bon. A cause des monstres.

- Après tout le mal qu’ils nous ont fait. Toi tu serais prête à les rejoindre ? Tu deviendrais comme eux ? Un monstre ?! Prête à tuer et à briser des vies pour un pseudo changement ?

Ester fit une pause, regardant Kohane dans les yeux. Affronter le regard de celle qui était à l’origine de ce qu’elle était devenue. Ce serait mentir que de dire qu’elle ne lui en voulait pas. Ce serait mentir de dire qu’elle ne l’aimait plus. Ce serait mentir de dire qu’un jour elle avait eu affaire à une douleur aussi forte. Il y avait son âme. Et il y avait Kohane. On lui avait déjà prit l’un, si l’autre lui était enlevé aussi elle ne s’en relèverait jamais. Alors elle laissa les larmes couler, rouler, s’écraser au sol. Nombreuses et dévastatrice, mais silencieuses.

- Tu sais j’ai envie de croire que ce sont les différentes façons de penser de chacun qui ont fait de ce monde un monde magnifique, mais là… J’ai tué pour toi parce que je pensais que tu étais la plus forte de nous deux. Je pensais que si une de nous deux pouvait réussir, c’était toi. Maintenant je regrette juste de n’avoir pas su voir que depuis le début tu étais plus détruite que moi. Ils ont brisé quoi en toi Kohane ? Pour que t’en vienne à penser que le seul avenir de ce monde c’est la violence, le dégoût et le chaos ?

Encore une fois la sorcière chercha le regard de la rouge et or, voulant comprendre, voulant voir de ces propres yeux ce que ses oreilles refuseraient sans doute d’entendre. Encore une fois. Parce que c’était trop dur et que Rachel aurait tout donné pour préserver Kohane de ce monde en pagaille. Elle avait été l’armure, aujourd’hui elle devenait la faille. Alors elle tomba à genou, implorant que la paix lui revienne enfin.

- J’veux pas te voir devenir comme ça. J’veux garder l’image de la fille forte qui m’a relevé et redonné espoir. Et je sais aussi que je ne sais pas capable de me battre contre toi. Alors tue-moi ! Parce que Kohane, si toi tu as une dette envers moi, moi j’en ai une envers cet homme que j’ai tué. Tue-moi ! J’veux que ça s’arrête. J’veux pas te voir te transformer en monstre. Tout… mais pas ça.

Rachel, définitivement de sortie resta à terre, brisée. Elle n’avait plus de mot, juste une supplication qu’elle murmura du bout des lèvres.

- Reviens-moi.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Salle de repos

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 15 Juin 2017 - 12:44



   
 Musique

 

Je savais
que tout ça ne resterait pas
sans réponse
de la part
de Rachel.

Je savais
qu'elle ne pourrait
rester de marbre
-moi-même j'en serais incapable-
et qu'elle parlerait
parce qu'elle aussi,
elle a à dire.

Mais le flot de mots m'impressionne tout de même.
Me coupe le souffle pour faire face à la vague.
De rage, de tristesse, de déception.
Oui, c'est surtout ça que je sens au fond de son regard bouillonnant.
Déception
de se dire que finalement, rien n'est comme on a pu le rêver.
Autrefois.
Lorsqu'on se berçait d'illusions enfantines.
Lorsqu'on croyait avoir déjà touché la réalité alors que nous ne faisions qu'effleurer la surface de sa peau.
Le jour où nous l'avons vraiment touchée, il a fallu réaliser que tout ce que nous disions n'étaient que vaines histoires pour se rassurer.

Et ses mots coulent
filent
comme l'eau des rivières
l'eau se transforme en torrent
et moi, je ne bouge pas,
tenir le cap
et attendre qu'elle se soit vidée
pour reprendre la parole.

Elle marche, elle ne me regarde plus, elle fuit ce que j'ai à lui montrer de moi.
Peut-être aurait-il finalement mieux valu que j'arrondisse les angles en un semi-mensonge, polir la vérité pour la rendre plus douce à l'oreille ?
Non.
Je ne suis pas là pour adoucir un couteau.
Je n'aime pas faire mal. Lui faire mal.
Mais je n'aime pas non plus l'idée de lui mentir.
Et bien évidemment, la lame à double-tranchant nous fauche l'une et l'autre. Je porte le coup mais j'en reçois également blessures.
Malgré tout, je sais que c'est le prix à payer. Pour tirer tout cela au clair.
Et ce prix-là, depuis longtemps je crois, je suis prête à le payer. Noise par noise.

J'attends. Mâchoire crispée.
Et plus d'une fois, j'aimerais l'interrompre.
Mais je sais, je sens qu'elle n'en a pas fini. Voilà déjà la suite qui arrive.
A nouveau, courber le regard alors que la rage adverse s'exprime dans la chaise soudainement renversée. Les phrases amères continuent jusqu'à ses yeux accrochent de nouveau les miens. Affronter la pupille de celle dont on a été si proche et dont on s'éloigne inexorablement.
En silence, je l'écoute reprendre.
Et j'écoute ses phrases et ses questions.
Son corps qui s'affaisse, le ton implorant et les mots acerbes.
Je la regarde et me sens, à chaque seconde, tomber un peu plus.
La chute fatale dans le vide continue.

Mais jusqu'où donc la vie veut-elle me mener ?
Je ne sais plus où me mettre.
Parce qu'il y a les rires, les pleurs, la peur, les ombres, les sourires détruits, la sensation de vivre.
Oui
vivre,
c'est ce que je veux avant tout.
Je le sais.
Je l'ai compris.
Quand je me suis retrouvée face à elle.
Que son cœur a crié en même temps que le mien son cri de vie. Nous ne voulons plus seulement nous contenter de survivre. Nous voulons exister. Pleinement.
Et face à ce visage anonyme, à ses coups répétés et encaissés, pour la première fois depuis si longtemps, je me suis sentie exister.
Tu sais, Rachel, cette expérience, je peux pas en parler. Parce que je ne trouve pas les mots. Mais elle a sans conteste participé à forger celle que je suis désormais.
Dans un vertige, je me rappelle l'odeur du sang.
De sa griffe sur ma gorge, de mon tesson de verre sur la sienne.
Et nos deux rouges se mêlant l'un dans l'autre.
Jusqu'à l'évanouissement dans le néant.
Après, j'sais plus très bien ce qui s'est passé. Combien de minutes ou d'heures nous sommes restées inconscientes l'une sur l'autre dans cette ruelle déserte et détruite.
Je l'ai juste vue quand je suis revenue à moi, comme si elle n'attendait que ce moment.
Je l'ai vue et elle s'est éloignée sans un mot.
Sans un bruit.
Tu sais, Rachel, cette aventure-là fait partie des rares dont je ne t'ai pas parlé.
Tu n'étais pas là.
Cependant, cette aventure-là est à ajouter dans la liste des petites choses qui m'ont changée.
Mais comment te dire pour que tu comprennes ? Moi-même je n'ai pas compris cette envie déraisonnée de violence. Et l'étrange sentiment de n'exister qu'à travers les coups.

-Je ne tuerai personne, Rachel. Et certainement pas toi.



 

Un ton doux pour apaiser l'âme blessée en face de moi.
Je n'ose pas m'approcher.
Je ne sais pas comment elle réagirait si je m'approchais.
Qu'elle me rejette physiquement me ferait trop mal. Alors je ne veux pas prendre le risque. Essayer de la relever par la parole.
Répondre à ses interrogations.
Même si mes réponses peuvent tout aussi pas la détruire encore plus.
Mais elle a demandé.
Et si tout doit se terminer aujourd'hui
elle mérite au moins de savoir.
Savoir ce que je suis capable d'expliquer, en tout cas.

-Par où veux-tu que je commence, dans tout ce fatras qu'est devenu ma vie ? Il y aurait tellement de choses à dire et tellement de choses que je ne m'explique toujours pas.

Un silence.
Je ne bouge toujours pas.
Genoux verrouillés pour ne pas trembler. Ne pas tomber.
Je me suis promis de ne plus jamais trembler.

-Je ne veux pas briser des vies. Je veux secouer un monde. Peut-être par vengeance contre lui. Par amour, aussi. Je sais plus. Je veux le bousculer parce qu'il coule dans l'immobilisme. Je veux y mettre le feu. Comme le volcan offre des sols fertiles après un éruption. Faire table rase pour tout reconstruire. C'est un thème récurrent de l'imaginaire collectif, ça, tu sais. Si l'on suit l'Histoire construite par l'imaginaire chrétien, faire table rase par le Déluge par exemple était essentiel pour Dieu pour offrir aux Hommes un nouveau monde.

Je passe une main dans mes cheveux.
Tic nerveux.
Par où continuer ?

-La violence, le dégoût et le chaos n'est en aucun cas notre avenir. C'est notre monde actuel. Et il me dégoûte. C'est pour ça qu'il faut le rebâtir. Complètement. Les fondations sont totalement mitées ; on ne peut s'appuyer dessus. Comme un bâtiment qui menace de s'écrouler, il faut détruire pour reconstruire.

Encore une pause.
Tout se mêle dans ma tête.
Il y a tellement de points que j'aimerais aborder et finalement, je ne sais plus de quoi je voulais parler.
Mes jambes commencent à tirer.
Alors je fais quelques pas. Non vers Rachel. Je n'ose toujours pas m'approcher. Mais vers un autre coin de la pièce où je tire une chaise et me laisse tomber dessus.

-Je sais pas ce qui a été brisé en moi, ce qui a maladroitement été rafistolé. Je sais plus vraiment quand ça a commencé, avec qui. Je sais seulement que... je me rappelle de lui, d'elle, dans les couloirs une nuit. Le premier, la première à m'avoir fait prendre conscience de la force qui m'habite, de cette flamme qui ne s'est pas éteinte malgré tout et qui m'a aidée à souffler dessus pour qu'elle s'embrase et que je me relève.

Je me mords la lèvre inférieure.
Tout raconter serait trop long.
Et les mots sont impuissants à décrire le sentiment que j'ai ressenti en croisant le,la dirlo des Aigles une nuit que je errais sans but, titubante, trébuchante.
Sa présence, violente, tendre, électrique pour éloigner les ombres.
Et ses paroles qui se sont muées en véritable force en moi.

-Il y a aussi eu la cabane hurlante. Cette fois-là, j'ai compris que je n'avais plus peur. Et que, la peur s'étant dissipée, j'étais prête à les écouter réellement. Il y a aussi eu, au moment où ils sont partis, les dernier regard.

Je me tais. Encore.
Ferme les yeux quelques secondes.
Inspire. Expire.
Ca va. Tu vas pouvoir reprendre.
Allez. Parle. C'est la seule chose que tu puisses faire.

-Je ne sais pas qui il était, ce masqué. Et je ne sais pas non plus pourquoi il m'a ainsi regardée. Le dernier coup d'oeil à jamais mystérieux mais qui m'a fait comprendre que je pouvais leur apporter des choses. C'était étrange. Et à nouveau, les mots me manquent pour clairement décrire mes sentiments.
Mais, tu sais, dans le fond, les êtres sont bien au-delà de cette stupide querelle entre noir et blanc. Les choses ne sont pas aussi tranchées et chaque personne possède les deux camps en elle. Dans le fond, on veut seulement vivre. Il y en a juste qui ne s'en donnent pas les moyens, se contentant de survivre en trébuchant sans cesse.


J'aimerais te dire, Rachel, que je n'ai pas changé.
Je n'ai pas le sentiment d'avoir changé.
Je suis la même que celle qui a voulu repeindre le monde en orange, pot de peinture à la main et tulipe en guise de pinceau.
Je suis la même que celle qui vole vers les étoiles, celle qui vole vers les nuages, celle qui rêve de comètes et papillons.
Je suis la même que celle qui peut parfois rire encore pour un rien, me disputer pour un détail, donner des coups de poêle sans raison et adresser un sourire sarcastique en retour d'un sourire narquois. Celle qui est une curieuse invétérée et une ch*euse à ses heures perdues. Une gamine têtue qui ne lâche jamais l'affaire.
Je suis la même que l'ado qui ne veut que vivre sa vie, tu sais.
L'ado qui aimerait, encore un peu, être enfant.

Enfant...



 

A cette pensée, mes yeux s'embuent.
Ma vision se floue et je passe mes mains sur mon visage pour me reprendre.
Ca aussi, il faudrait que je t'en parle.
Parce que ce sera peut-être notre dernière discussion. Autant aller jusqu'au bout.

-J'ai l'impression d'avoir grandi trop vite, je prononce dans un murmure, les yeux dans le vague. On veut que je grandisse, que je sois adulte alors même que mon âme se voit comme enfant. On veut que je sois une adulte dans un corps encore trop jeune. On me colle des responsabilités que je ne veux pas, une culpabilité que je n'ai jamais demandé et qui n'est même pas la mienne.

Un sanglot coincé dans la gorge, je m'interromps.
Et cette fois-ci, la larme coule réellement le long de la joue.
Me recroquevillant sur la chaise, je fais un grand effort pour poursuivre.

-J'ai jamais demandé tout ça, moi. Autrefois, je vivais dans mes rêves d'enfant d'une famille parfaite et d'un futur sur lequel je serais seul maître.

On m'a volé une part de mon avenir.
On m'a volé une part de mon futur.
Mais cette fois, ce n'est pas de leur faute, à eux.
Ils n'y sont pour rien.
Ils n'y pourront rien.

-Alors je crois que faire le choix que j'ai fait, c'était aussi pour contrebalancer ça. Me dire encore que je pouvais choisir. Et opposer une résistance têtue au reste. Toi, tu regrettes ta vie tranquille d'autrefois. Moi pas. Je refuse d'être ce qu'on veut que je devienne. Je refuse la vie tranquille, rangée et familiale qu'on aimerait m'imposer. Je refuse de me plier à ce que les autres rêvent pour moi. Je veux rêver seule. De mon avenir. On m'a déjà trop pris comme ça. On m'a déjà trop volée et je n'ai pas le courage de porter de plainte pour vol de futur.

D'un revers de manche, j'essuie une larme.
C'est la première fois que j'en parle.
La première fois que j'en pleure.

-Parfois, j'aimerais crier. Hurler. Mais je sais que rien n'y fera. Alors je me tais. Et vois comment je peux composer avec. Je me révolte contre le monde, je me révolte contre les faux-semblants, je me révolte contre le bien-pensant et ce que la majorité approuve. Parce que ça me permet de me révolter contre tout ce que ma famille pourrait porter comme valeurs.
Parce que, pour la première fois de toute ma vie, je les hais.
Alors je trouve refuge autre part. Et je fais consciencieusement ce qu'ils ne pourraient cautionner. Pour croire encore à ma liberté loin d'eux.


Mes yeux se lèvent et accrochent Rachel.
Un air triste sur le visage.
La trace des larmes sur la joue.

-J'peux pas revenir. Je suis allée trop loin. Et je ne veux pas revenir. C'est devenu mon meilleur moyen de fuite. Revenir serait accepter de courber le dos et ça, je le refuse.
Je veux vivre, Rachel.
Vivre.
Et je suis prête à n'importe quoi pour ça.

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Rachel Ester Pasca
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Re: Salle de repos

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 11 Aoû 2017 - 19:10


Elle ne comprenait pas. Vivre n'avait jamais été dans ses priorités. C'était Kohane qui avait voulu qu'elle se relève et qu'elles avancent. C'était Kohane qui avait eu le plus envie de vivre ce soir-là. Se battre. C'était pour que Kohane puisse vivre qu'elle avait tué. Pour elle. Par amour. Sauf que ce soir elle regrettait. Tout aurait été tellement plus simple si elle avait eu le courage de dire non à ce monstre. Si elle avait accepté de la laisser partir, là-bas plutôt que ce soir. Ester, Rachel. Chacune en était malade, de regretter à ce point... tout en sachant qu'elles pourraient recommencer sans hésiter. Pour Kohane. Par amour. Parce qu'elles ne supportaient pas de la perdre.

La colère la faisait trembler, lorsque Kohane reprit la parole pour s'expliquer. Elle ne tuera pas, mais elle laissera les autres le faire. Et ce soir, là devant elle, Kohane ne tremblait pas. Les flammes brillaient dans son regard, tandis que le cœur de la verte se glaçait un peu plus. Un frisson la parcourra, lorsqu'elle parla du créateur. Pourtant Ester n'était pas particulièrement croyante. Sans doute était-ce en souvenir de sa famille;

- Je ne veux pas briser des vies. Je veux secouer un monde. Peut-être par vengeance contre lui. Par amour, aussi. Je sais plus. Je veux le bousculer parce qu'il coule dans l'immobilisme. Je veux y mettre le feu. Comme le volcan offre des sols fertiles après un éruption. Faire table rase pour tout reconstruire. C'est un thème récurrent de l'imaginaire collectif, ça, tu sais. Si l'on suit l'Histoire construite par l'imaginaire chrétien, faire table rase par le Déluge par exemple était essentiel pour Dieu pour offrir aux Hommes un nouveau monde.

- Tu te prends pour Dieu maintenant ?
! cracha la verte. Noé c'est une p*tain de fable, rien d'autre. Et dans cette histoire il n'y à que les mécréants qui sont morts. Avec tes salopards de copains c'est des gens bien qui meurent et qui souffrent.

Pause.

- Utiliser Dieu pour justifier un massacre ça a déjà et fait. Elle est dépassée ton excuse.

La rouge passa une main dans ses cheveux. Nerveuse ? Pourtant elle ne tremblait toujours pas. Ni quand elle expliquait sa vision des choses ni quand elle parlait de génocide. Ester, en avait la bouche patteuse, rendue malade de consternation. Monstre... Non, non, non. Pas elle, ce n'était pas possible. Pourtant Ester ne voyait que ça lorsqu'elle se laissa tomber sur une chaise. La verte en profita pour se relever, s'éloigner. Elle raconta son histoire. Ester se senti pâlir. Elle en avait la nausée, une sueur froide lui parcourra l'échine. Bon sang... La verte savait que la situation lui avait échappé, mais elle ne s'était jamais doutée que c'était à ce point. Elle préféra garder le silence.

Et puis quelque chose changea. De l'eau dans un regard. Un cœur qui se comprimait en retour. "Je t'aime encore...". Kohane retrouva un visage plus humain, enfantin. Cela déconcerta la née-moldue. Elle ne parlait plus des monstres. Il y avait autre chose. Quoi ? Quoi Kohane ? Une illusion de plus pas vrai ? Comme quoi, même quand on pensait s'être relevé, vivre enfin, il y avait toujours quelqu'un pour te remettre à genou. Mais sa détresse troublait Rachel et elle fit quelques pas en avant. Se stoppa quand elle entendit la suite. Choisir... La glace et le froid envahir à nouveau l'âme d'Ester. Elle n'avait plus autant envie d'aider Kohane, la prendre dans ses bras. "... je hais tellement ce que tu es devenue". Ester secoua la tête, le désespoir en seul masque.

- Si tu savais comme je te hais, là, tout de suite... murmura-t-elle d'une voix à peine audible avant d'accrocher un regard glacial à celui de sa sœur de cœur. Tu crois être la seule à avoir perdu quelque chose ?! P*tain Kohane, mais regarde autour de toi ! Regardes-moi ! Tu peux retrouver ta liberté, tu es juste trop lâche pour affronter ta famille.

Ester laissa échapper un petit rire désolé.

- Je ne sais pas ce qu'ils t'ont volé et je suis désolée, mais il ne tient qu'à toi de leur tenir tête pour écrire ton propre destin. Mais moi, Kohane, qui me rendra ma joie de vivre ? Mon innocence ? Mon insouciance ? Tu as l'impression de ne pas avoir changé, mais je suis certaine que la toi d'avant serait dégoûtée de ce que tu es devenue !

"Moi, Kohane, on m'a tellement pris que je ne suis même plus capable de me faire appeler par mon prénom".

L'étudiante était calme, sa voix aussi, bien qu'un tremblement l'agitait toujours. Combat de feu, combat de glace.

- Vas-t-en maintenant. Je ne veux plus te voir... jamais.

Et elle tourna les talons, quitta la pièce sans se retourner. Arriver dehors, dans un coin sombre, elle se laissa reposer contre un mur, à bout de souffle.  Difficilement, elle attrapa le gallion qu'elle portait autour du cou. Délivra son message de détresse. "Kohane Werner travaille pour les mangemorts. Qu'est-ce que je dois faire ?". Sa meilleure amie, sa sœur... La verte se laissa lourdement tomber au sol. Tempête de larmes sur ses joues.

FIN du RP
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Re: Salle de repos

Message par : Azaël Peverell, Ven 18 Aoû 2017 - 19:35


Autorisation de Rachel pour poster
Avec Arty et les gentils membre du personnel qui seront tout simplement adorables avec nous et vont nous offrir tous nos achats de base Ange
LA d'Arty pour monter, et de Luna pour dire qu'elle est là (si problème frappe Rachel Ange)


Ton plan a fonctionné. Bien comme il faut même. Faut dire que c'était clairement du génie. Et tu t'en tapes royalement de l'otage de ton pote. Tu te doutes bien qu'il est pas foutu de faire du mal à une mouche, alors à un dragon, faut peut être pas trop te prendre pour un con. Sauf que ce que t'avais pas prévu, c'est qu'il refuserait de tomber seul. Et qu'il s'est senti obligé de t'embarquer avec lui, en t'écrasant à moitié au passage en plus de ça. Léger grognement de douleur et de surprise de ta part. C'est vrai quoi, c'est ton plan, ces fichus trous portables, t'étais sensé rester bien droit sur tes jambes pour te foutre de lui, et pas te rouler par terre pour essayer de te débarrasser d'un blaireau décidément un peu trop collant.

Mais tu finis quand même pas réussir à te dégager de lui pour t'asseoir au sol avec un immense sourire. Faut dire que t'es fier de toi, on peut dire que t'as gagné avec une super stratégie. Enfin t'as pas vraiment gagné, mais c'est tout comme. Et puis c'est toi le mec trop dark ici, alors c'est toi qui gagne la guerre, et c'est tout. Mais t'as pas le temps de répondre quoi que ce soit. Parce que y'a ta soeur qui débarque. Ouais, paraît que Rachel, c'est une Peverell aussi, cherchez pas, c'est comme ça. T'as des soeurs partout, et t'as pas d'autre choix que de faire avec. Et la voilà qui hurle en mode pas contente. Elle va peut être virer au vert sous la colère et devenir géante. Voilà qui serait intéressant. Mais même pas.

Tu l'écoutes d'une oreille distraite tandis qu'Astaroth sort du chapeau d'Arty. T'as pas la moindre idée de comment il a atterri là. Il a dû sentir le danger et se planquer. Futé le dragon. Et en pleine forme. Nouveau sourire de ta part tandis que tu le laisses monter sur ta main. Tu l'aimes déjà cette bestiole là. Parce qu'elle a la classe. Et voilà que Rachel vous dit de monter tandis qu'elle s'occupe d'une autre cliente. Tu lèves les yeux au ciel, et mimes un "cause toujours tu m'intéresses" dès qu'elle a le dos tourné. Et tu lances un regard à Arty avant de soupirer :

- Aller, viens. Ta cheville a rien j'suis sûr en plus.

Et vous êtes donc monté. Parce que vous vous êtes bien amusés, mais maintenant va falloir assumer. Quoi que, si c'est Rachel qui débarque, elle pourra toujours hurler tout ce qu'elle veut, ça rentrera par une oreille et ça ressortira par l'autre. T'es même carrément fier de vous sur ce coup là. T'avais pas forcément prévu de foutre le bazar ici, mais si ça peut gonfler ta soeur, c'est tout bénef. T'es même prêt à faire ta tête à claques insupportable et de totale mauvaise foi. Juste pour la mettre totalement hors d'elle. On a les occupations qu'on peut dans la vie.

Une fois en haut, tu ouvres la porte, avec dans l'espoir de trouver d'autres conneries à faire dans ce tout nouvel endroit. Sauf que ton espoir meurt aussitôt. Y'a déjà quelqu'un ici. Du style une collègue de Rachel. Tu te renfrognes légèrement en la voyant. Et tu vas t'affaler sur un pouf sans même lui adresser un bonjour. Parce qu'elle a rien à faire là, elle gâche tous tes plans, elle pourrait aller bosser quand même. Astaroth retrouve sa place sur ton épaule tandis que tu croises les bras en fixant sans ciller la jeune femme présente, comme pour la défier de dire quoi que ce soit. Voilà, tu t'amusais bien, et maintenant, t'es de mauvaise humeur. Nouveau coup d'oeil pour Arty qui reste planté comme un piquet.

- Bah installe-toi, fais comme chez toi. C'est ce qu'on fait depuis qu'on est entrés t'façon, un peu plus ou un peu moins c'pas bien grave va.

Sourire insolent sur les lèvres. Finalement, t'as un peu hâte de voir la suite des événements. Parce que t'as bien l'intention de jouer au parfait petit crétin arrogant. Juste histoire de voir si ça peut causer des ennuis à ta soeur. Ce serait drôle qu'elle perde son emploi à cause de toi, non ?
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Re: Salle de repos

Message par : Arty Wildsmith, Ven 18 Aoû 2017 - 21:37


Zaza & les gentils membres du personnel qu'on aime fort. Bisous bisous.


Là, c’était le pompon intergalactique jamais vu dans l’espace. Alors qu’il tenait sa cheville, il l’avait vue débarquer tel un dragon qui n’a pas mangé depuis dix-huit mois. Ses cheveux s'étaient transformés en flammes ardentes et du souffle chaud sortait de ses narines. Horrible à voir, les yeux d’Arty s’était agrandis d’un coup et il aurait voulu se réfugier tout en entier dans son chapeau sans tête. Mais pas possible. Il était là, devant la vendeuse qui venait de débarquer devant eux, leur criant dessus. Sa voix résonnait dans le magasin et revenait s’abattre sur eux comme des coups de fouet transparents et invisibles. Et qui faisaient même pas mal. Bon, elle n’était pas contente quoi. Arty était un peu partagé. Il aurait voulu rire, c’était nerveux, devant l’immense connerie qu’ils avaient faite, il ne pouvait qu’en rigoler. Et puis évidemment, il avait peur de se faire rouspéter. Il n’aimait pas ça se faire disputer par des adultes, ce n’était pas son genre, ça l’agaçait. C'est alors que soudainement, il est tout perdu le Arty, il essaie de dire quelque chose, sa bouche s’ouvre pour se refermer immédiatement. No way qu’ils allaient tout nettoyer, non mais ça va pas. D’un coup, la vendeuse les envoie en haut. Alors il ne sait plus, ils doivent nettoyer ou aller en haut ? Trop de trucs à penser, gros dilemme, le Jaune & Noir soupire en se tenant la cheville. Le Vert & Argent avait eu raison, sa cheville n'avait rien, c'était juste pour l'amadouer et lui faire qu'il souffrait énormément. Ça faisait partie de sa stratégie. C'était tombé à l'eau, shame.

Finalement, il suit Azaël, qui soit dit en passant a récupéré Astoroth. Arty sourit, il est content de ne pas avoir écrasé le dragon, ça lui aurait foutu un coup sur le moral. Pire que de se faire engueuler par les vendeurs de ce magasin. Vraiment. Il voit son pote faire des grimaces dans le dos de la jeune vendeuse. Décidément, une tête à claques ce garçon. Quand même, tout était de sa faute, s’il avait su rattraper les bonbons, ils n’en seraient pas là. Juste un geste sur le côté la bouche grande ouverte, mais non, pas doué le Serpent. Il aurait pu faire un petit effort tout de même. On the other hand, le jeune Poufsouffle était plutôt heureux de ce qu’ils venaient d’accomplir. C’était magnifique, une vraie œuvre d’art, mieux encore que ce qu’ils avaient fait une fois dans les cachots. Et rien que pour ça, Arty avait des petites étincelles dans le cœur. C’est ce qu’il se dit alors qu’ils montent ensemble les marches pour accéder à une salle réservée au personnel, en haut. Un premier regard, le Blaireau est soulagé, il n’y a pas de cages, ni de cellule, ils étaient encore libres. C'était cosy, mignon, sans plus, sans intérêt. Après tout, qu’est-ce qui pouvait bien leur arriver ? Rien. Ils avaient fait quelques bêtises, ok, ils assumeraient, ou en tout cas Arty, le reste, flûte. Juste parce qu’ils s'étaient bien amusés.

Arty demeure là, un peu perdu alors qu’il remarque qu’il y a déjà quelqu’un dans la pièce. Une jeune fille, une autre. Mais il n’en perd pas ses manières de garçon bien élevé, il lance un grand, immense sourire à toutes dents à cette vendeuse, ponctué d’une once de provocation, avec un charmant « Bonjoouur ! ». Il fallait rester poli dans toutes circonstances, surtout celles qui n'étaient pas en notre faveur. Il entend alors la remarque du Serpent, l’invitant à s’asseoir.
Quel sale gosse quand même. Arty devrait faire tout le travail, négocier, être gentil, amadouer les vendeurs pour qu’ils ne se montrent pas trop méchants. Tandis que l’autre continuait de provoquer. Il y en a qui se foulent pas. Mais bon, le moment restait véritablement cocasse. Il s’assoit à côté de Zaza, tout en remettant ses boucles folles n’importe comment, toujours avoir la classe, peu importe la situation.
C’est alors qu’il repense exactement à ce qu’il venait de se produire, les bonbons volants, les explosifs, la poudre d’obscurité, l’étagère, la chute. Un merveilleux champ de bataille, il aurait juré que la boutique n'en avait jamais connu un pareil. De toute beauté. Et d’un coup, il rigole, fort, un fou rire. Ça le faisait marrer, ça venait du cœur. Ils avaient agi comme des zigotos mais ça le faisait rire, beaucoup, énormément. A s’en tenir les côtes et à s’agiter d’avant en arrière. Cette après-midi allait rester gravé, legendary.

- Hahaha, ta tête quand même quand t’as vu que j’te tombais dessus ! Hahaha ! Epique mec ! Et puis les explosifs ! Haha ! J’ai bien aimé les bonbons aussi, succulents !
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re: Salle de repos

Message par : Luna Black, Dim 20 Aoû 2017 - 15:57


Prise en charge des deux diables de Tasmanie qui vont avoir de sacrés problèmes. Pas de bol pour vous, je suis très créative.

Bon alors, à la base, Luna s'était juste allongée cinq minutes histoire de récupérer de la nuit précédente qui avait été plutôt bien arrosée à la Tête de Sanglier. Résultat des courses, pendant que Rachel sortait pour faire un pause, Luna elle s'était couchée sur les poufs de la salle de repos et bien évidemment, s'était aussitôt endormie. Alors qu'elle se voyait en train de discuter avec un Sombral qui avait bizarrement la voix de son ancien professeur d'EDM, une alarme la réveilla d'un seul coup. Décidément, il y avait pas moyen de pioncer deux minutes dans cette baraque! La jeune femme se leva et alla écouter ce qui se passait en salle. Rien de trop grave apparemment, juste deux andouilles qui foutaient le bordel dans la salle de vente. La jeune irlandaise entendis quelques bribes des cris de sa collègue entre autre: " nettoyer tout ça et payer pour les dégâts " ainsi que " un dragon ?! " et enfin " En-haut. Tout de suite ! ". La jeune irlandaise retourna donc s'assoir sur le pouf qu'elle venait de quitter, et essaya tant bien que mal à remettre ses cheveux noirs à peut près d'équerre. C'est alors que la première catastrophe ambulante entra.

Bon déjà qu'il avait foutu le boxon en bas, il semblait sur le point de continuer ses conneries dans la salle de repos mais apparemment la présence d'une inconnue l'avait refroidit. Il alla s'assoir sur un pouf en face la jeune irlandaise sans lui adresser ne serait-ce qu'un "Bonjour". On allait bien s'amuser. Surtout que le jeune homme la fixait sans ciller, avec un petit rictus insolent bien gonflant comme on les aime. C'est alors qu'il détourna son regard pour s'adresser à l'autre zouave resté à la porte.

- Bah installe-toi, fais comme chez toi. C'est ce qu'on fait depuis qu'on est entrés t'façon, un peu plus ou un peu moins c'pas bien grave va.

L'autre garçon obéit au premier et entra. Contrairement à son comparse celui-ci adressa un grand sourire à Luna avant d’ânonner un bruyant: « Bonjoouur ! »

Très bien donc si l'un jouait au sale gosse casse pied, le second jouait la carte du gamin bien poli pour amadouer celle qui était censée s'occuper de leur cas. Pas de bol, Luna connaissait les deux façon de faire et il n'était pas question que ces deux là s'en sortent sans dommage. Le second se mit à rire.

- Hahaha, ta tête quand même quand t’as vu que j’te tombais dessus ! Hahaha ! Epique mec ! Et puis les explosifs ! Haha ! J’ai bien aimé les bonbons aussi, succulents !

Luna vit alors que le second zigoto avait la cheville de traviole, elle sortit sa baguette et incanta #Ferula. Des bandages sortirent de l'extrémité de sa baguette et firent une attelle au blessé.  Elle prit donc enfin la parole.

- Bien, maintenant que ça c'est fait, je serait toi j’arrêterai de me marrer vu le bordel que vous avez foutu en bas. Je ne veux pas savoir ce qui vous est passé par la tête, je m'en bas l’œil. En revanche, comment vous allez réparer les dégâts que vous avez causé c'est déjà plus intéressant.

Elle prit un temps, histoire de prendre la température. Ils n'avaient pas l'air de la prendre au sérieux. Tant pis pour eux.

- Puisque vous vous croyez chez vous, vous allez racheter ce que vous avez cassé et ranger ce que vous avez foutu par terre. Bien entendu, vous le ferrez sans vos baguettes et sous a surveillance d'un employé de la boutique. Évidement les objets que vous avez consommé comme les bonbons ou les explosifs sont également à payer. Et d'ici là, je trouverais sans doute d'autres sanctions à prendre. Nous servir de cobails pour les nouveaux produits de la boutiques par exemple. Des questions ?

C'était pas parce qu'elle était une simple vendeuse qu'elle ne pouvait pas s'occuper de leur cas. Pendant tout ce temps, elle était restée imperméable aux provocations des deux fléaux. Elle connaissait assez bien les ficelles pour savoir que si elle s'énervait, elle perdait l'avantage.
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Daegan Harltøfsen
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Re: Salle de repos

Message par : Daegan Harltøfsen, Lun 21 Aoû 2017 - 19:01


Il allait faire un meurtre. Ou deux, apparemment. Daegan avait du quitter l'écriture de sa lettre pour se rendre à la boutique où deux zouaves avaient décidé de jouer les imbéciles. Déjà qu'il était de très mauvaise humeur depuis l'annonce de son grand père à l’hôpital, mais alors là.. Kath le remarqua d'ailleurs puisqu'elle frissonna en sentant l'aura du plus jeune aussi noire que la nuit. « Dae'.. » Mais trop tard, l'ancien poufsouffle était déjà sortie sans lui prêter la moindre intention après avoir enfilé son jean et un simple tee-shirt blanc. Il marchait d'un pas écrasant vers la boutique qui n'était qu'à quelques rues de là où lui et Katherine habitaient. Son bracelet lui avait signalé que quelque chose n'allait pas, mais Rachel avait cru bon de lui donner des détails sur la situation. Tant mieux, il était encore plus remonté. De la casse, du vol et ils avaient même touché aux dragons. S'il y a bien une chose qu'on ne touche pas, ceux sont les animaux ou créatures magiques. Appelez ça comme vous voulez.

Il poussa la porte de Waddi' et prit un instant pour observer les alentours. Rachel était, contre toute attente, au comptoir avec une demoiselle. Une partie de la boutique était sans dessus dessous. Prenant une grande inspiration, le gérant passa devant elles en souriant poliment à la cliente. « Bonjour. » En revanche, lorsque son regard se posa sur Rachel, il sentit sa mâchoire se contracter. Heureusement qu'elle et Luna avait géré la situation. D'ailleurs, où était Luna ? Il passa dans la salle de repos et entendit la fin du spitch de la jeune femme. « Nous servir de cobails pour les nouveaux produits de la boutiques par exemple. Des questions ? - Oui, une. » Marmonna t-il en entrant dans la pièce pour se poster à côté de Luna. La veine sur le côté droit de son cou pulsait dangereusement, signe d'une colère inquiétante. Son regard glacé scrutait les deux gamins face à lui. L'un d'eux semblait souffrir, pauvre petit chose. « Lequel des deux j'explose en premier ? » Baguette à la main, Daegan se demanda rapidement s'il devait leur envoyer un sort à la gueule ou juste son poing.

S'approchant un peu plus des gamins, il scruta avec mépris leurs visages enfantins. Il ne devait pas céder à la colère, ça leur ferait trop plaisir. D'un autre côté, il avait du mal à se contenir. Le premier qui l'ouvrait s'en prendrait une, assurément. « Je m'en fou de qui vous êtes, et j'veux pas l'savoir. Mes chères collègues vont se faire une joie de vous faire la facture pour la question du remboursement. Pour ce qui est du ménage, il est évident qu'il sera fait aujourd'hui. Je vous conseil de vous y mettre rapidement si vous ne voulez pas être en retard pour le couvre feu de Poudlard, parce que les sanctions que vous vous prendrez je m'en bas littéralement les co*illes. » Le regard glacé tomba sur la main d'un des jeunes qui tenait le petit dragon. Au moins ce dernier allait bien. Attrapant le poignet du gamin, il le força à lever son bras pour que le gérant puisse récupérer la petite bête qu'il laissa monter sur son épaule. « Tu pourras y toucher quand t'auras gagné en maturité. » S'il avait pu lui cracher dessus, et que ça ne transperçait pas les règles de bienséances, Odin sait qu'il l'aurait fait.
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Azaël Peverell
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Re: Salle de repos

Message par : Azaël Peverell, Mar 22 Aoû 2017 - 2:02


Arty la joue sans doute un peu plus fine que toi. Il est bien poli, peut être même un peu trop. Mais ça ne l'empêche pas de s'installer à côté de toi comme tu lui a indiqué. C'est qu'il est obéissant ce petit. Mais il oublie bien vite son numéro de gamin bien sage et bien gentil pour se mettre à rire en se remémorant les meilleurs moments de la bataille. Tu ne peux pas t'empêcher d'esquisser un sourire à ton tour. Faut dire que c'était drôle tout ça. Tu n'aurais jamais cru que ta virée à Pré-au-Lard avec Arty finirait de cette manière là, mais t'es loin de regretter. Dès l'instant où tu peux embêter le monde de toute manière, t'es le premier à sauter sur l'occasion. D'autant plus pour le faire sur le lieu de travail de ta soeur. C'en est limite jouissif.

- Ta tête quand t'es tombé dans le trou était pas mieux j'te fais remarquer...

Voilà que la vendeuse se sent obligée de s'occuper de la cheville d'Arty. Quoi, il s'est vraiment fait mal au final ? T'as un peu de mal à y croire, il n'est quand même pas en sucre le blaireau. Mais tu laisses faire. Après tout, avec un blessé, ils vont peut être s'apitoyer sur son sort, te permettant ainsi de réfléchir à ta prochaine connerie en paix. Mais non. Vous avez juste le droit à tout un laïus comme quoi vous allez devoir payer, et rembourser le tout, et tout ça agrémenté de menaces. Tu te contentes de lever les yeux au ciel, te sentant bien peu concerné par tout ça. Comme si t'avais une tronche à tenir un balai sérieusement. A part pour le Quidditch, tu vois mal l'intérêt, alors elle peut toujours aller se brosser. Sourire provocateur toujours figé sur le visage, tu t'apprêtes à rétorquer que t'as bien une question, qui s'apparente à "Tu peux aller te faire fo*tre ?" Mais t'as pas le temps d'ouvrir la bouche qu'un type débarque.

C'est qu'il a l'air en colère en plus. Du style violent, tout ça tout ça. Mais ça ne change rien à tes yeux. Au contraire, ça rend la situation encore plus intéressante. Parce que tu vas pouvoir le pousser à bout. Voir quand il va craquer et tout laisser sortir. Quoi qu'il arrive, t'as déjà vécu bien pire. Tant qu'il ne s'en prend pas à Arty, tu te tapes royalement de ce qu'il peut arriver. Tu ne peux pas t'empêcher de laisser échapper quelques mots, toujours agrémenter de ton sourire de tête à claques favori.

- Les sanctions j'm'en bats les cou*lles aussi, ça tombe bien.

D'autant plus qu'avec ton boulot aux Trois Balais, t'as l'autorisation de sortir du château plus tard. Donc tu peux bien rester ici quelques temps. Et dans le pire des cas, Leo te filera sans doute un coup de main pour passer inaperçu. Tu vérifies que t'as toujours ton miroir à double sens dans ta poche en posant ta main dessus. Il est bien là. Donc aucun soucis par rapport au château. Tu peux te concentrer sur ta mission actuelle : empirer les choses. Sauf qu'avant que tu n'aies pu ajouter un mot, le type te chope le poignet pour récupérer Astaroth. Tu te dégages de sa poigne d'un coup sec, mâchoires crispées. Il n'a strictement aucun droit de te toucher. Ton sourire a disparu pour laisser place un court instant à une colère noire. Mais impossible de le laisser voir une quelconque faiblesse chez toi. Alors tu ravales ton "Me touche pas, conna*d" dans une inspiration et reprend ton masque premier. Sourire à nouveau en place, tu t'affales un peu plus sur ton pouf pour le toiser de ta place.

- On avait compris la première fois pour le remboursement et le ménage. Mais j'suis au regret de vous annoncer que vous pouvez bien aller vous faire fo*tre. Et entre nous, si vous voulez vraiment éviter ce genre de désagrément à l'avenir, essayez de laisser quelqu'un dans la boutique quand elle est ouverte.

Et te voilà qui te lève sans plus attendre, tout en faisant signe à Arty d'en faire de même. Tu plonges ton regard dans celui glacial du gérant, et ajoutes avec un petit sourire fier de toi :

- Sur ce, j'ai pas l'intention d'm'éterniser ici, ça fait déjà trop de temps qu'on y passe. J'veux bien payer Astaroth par contre, j'l'embarque, c'mon nouveau pote. Et j'crois qu'Arty voulait son chapeau aussi. Le client est roi, non ? C'est une règle de base.

Et tu tends la main tranquillement, comme persuadé qu'il va te rendre la bestiole.
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Arty Wildsmith
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Re: Salle de repos

Message par : Arty Wildsmith, Mar 22 Aoû 2017 - 9:45


C’est vrai que la chute avait été un moment important de la bataille, mais malgré la remarque de son pote, le rire d’Arty s’étouffa petit à petit en écoutant le discours de la jeune vendeuse. Non pas qu’il l’inquiétait mais il était long et il ne pouvait pas rire aussi longtemps sans raison. En plus, pour le jeune Poufsouffle, un discours qui ne commence ni par Bonjour ni par des formules de politesse, ça se perd dans les méandres de l’air sans atteindre son cerveau. C’est comme ça, question de principe. Il avait dit bonjour, il attendait au moins un retour. Mais non, tant pis pour eux, their loss. Alors certes, elle venait de s’occuper de sa cheville, qui n’avait rien du tout soit dit en passant, il faisait juste semblant pour qu’Azaël prenne pitié de lui, et c’était tombé à l’eau. Mais bon, au moins il avait une cheville en pleine forme, après tout, elle devait être bien fissurée quelque part. Pour le coup, en cas de fuite ce serait pratique. Anyway, Arty comprit bien qu’il était de nouveau question de les faire ranger et de payer. Mais aussi d’être des cobayes. Il allait faire signe de la tête que non non non, au grand jamais non, il n’allait rien nettoyer du tout, quand un monsieur entra dans la pièce.

Bon du coup maintenant, on sentait bien que la situation était tout de même légèrement tendue. Là encore aucun bonjour, Arty ne s’étonnait plus qu’il était possible de mettre à sac leur boutique s’ils lésinaient tant sur la politesse. De nouveau, il voulut répondre que s’il voulait exploser quelqu’un ce serait Zaza. Non, ne vous offusquez pas, ce n’était pas une pensée lâche, mais pratique. C’est-à-dire que le Serpentard était plus grand, plus fort, en cas d’attaque zombies c’est celui qui survit alors qu’Arty est le personnage qui meurt le premier. Vous savez, celui qu’on oublie vite. Donc logique. Il n’empêche, dans cette ambiance glaciale où il s’agissait visiblement d’inspirer la peur, l’inquiétude ou je ne sais quoi encore, Arty remarqua que ce vendeur était plutôt sexy. C’est ce qui l’intéressa particulièrement à cet instant. Du genre bel homme musclé. Mais il n’avait pas l’air d’avoir beaucoup d’humour, or c’est une qualité essentielle pour le Blaireau, surtout quand on tient un magasin de farces et attrapes. Là encore, de nouveau il était question de remboursement et de ménage. Décidément, ils ne lâcheraient pas l'affaire.
Arty prit une moue désolée. Bizarrement non, il n’était nullement inquiet, mais il était surtout très désolé pour eux, les petits vendeurs. Les pauvres, s’ils savaient. Le gamin n’avait aucune notion de ménage d’aucune sorte et en plus il n’avait pas les sous pour payer tout ce qu’ils avaient utilisé dans la bataille légendaire.

C’est alors que l’ambiance se refroidit davantage lorsque le gérant s’empara du poignet de Zaza pour prendre Astaroth. Arty sentit bien que c’était là un véritable tournant inquiétant. Il laissa d’ailleurs échapper un « Heeey » doucement, faire mine de défendre son pote. Il avait trouvé ce geste particulièrement violent pour un sexy gérant, surtout envers un gamin. Mais tout le monde semblait sombre, en colère. Heureusement qu’il était là lui, pour répandre un peu de lumière parce qu’il se doutait que si on devait fabriquer une poudre d’obscurité, là, sur l’instant, les trois autres personnes actuellement dans cette pièce en feraient les ingrédients principaux. Sans aucun doute.
Azaël reprit la parole, vulgaire au passage tandis que le Jaune & Noir se contentait de se passer la main dans les cheveux. Ça n’allait pas être facile de créer une petite entourloupe pour sortir tranquille de ce fameux magasin. Pour ce qui était des sanctions, Arty haussa les épaules, pareil, ça ne lui faisait ni chaud ni froid, surtout s’il arrivait à remettre la main sur son insigne de préfet.
Par contre, il appuya le discours de son pote avec de grands hochements de tête. Effectivement, pas de ménage.

Dans un mouvement il se leva aussi pour suivre Zaza, tout en essayant d’éviter le plus possible le monsieur sexy qui voulait leur faire peur. D’ailleurs, il pensait que son pote lui tendait la main à lui, pour qu’ils s’en aillent, mais pas du tout, il voulait son dragon. Mauvaise analyse de la situation, mais le Poufsouffle évita un grand malentendu tout de suite en secouant la tête. C’est alors que certaines paroles firent écho dans sa tête.

- Oh mais oui ! Mon chapeau ! Mince ! Je l’ai laissé en bas ! J’aurais voulu un feu d’artifice aussi s’il vous plait.


C’est-à-dire qu’il sentait bien que ce n’était pas vraiment le moment mais c’était important de préciser ce pour quoi il voudrait bien payer. D'un autre côté, jamais il n'aurait répondu un simple « Oui, monsieur ». Il agita alors ses mains, prêt lui aussi à faire un fabuleux discours en regardant tour à tour les deux vendeurs.

- Bon alors, reprenons. Vous savez, maintenant ils font des aspirateurs qui aspirent tout seul, vous n’avez vraiment pas besoin de nous pour faire le ménage. Vraiment, on ferait pire que mieux. Non non, vous ne serez pas satisfaits. Ensuite, effectivement, on va rien rembourser. C’est-à-dire, madame, monsieur, qu’on était tranquillement au comptoir, on vous attendait, y’avait personne. Et saccager la boutique n’était pas notre but, on voulait juste faire une petite scène de bataille. Il prit une petite inspiration, marquer une pause, réfléchir à la prochaine connerie qu’il allait sortir. Donc j’appuie les paroles de mon ami ici présent, le client est roi. Pas de ménage, pas de remboursement, mais un dragon et un feu d’artifice. Merci d’avance.

Petit sourire. Il aurait voulu terminer par un petit serrage de mains, comme s’ils allaient conclure un deal mais bon, bizarrement, il pensait que ça aurait pu empirer la situation. Si son discours ne l’avait pas déjà fait. Il aggrandit alors son sourire pour qu'il se fasse plus charmant sur sa bouille de gamin. Être gentil pourrait peut-être les sortir de cette situation délicate et embarrassante. Mais encore une fois, il avait un léger doute, comme si parler trop là, à cet instant, ne pourrait pas leur être favorable. Malgré tout, il leva son index, signe qu’il avait encore quelque chose à ajouter.

- Ah oui au fait, pour cette histoire de cobayes, vous n’avez pas besoin de l’autorisation des parents ? Parce que jamais ma mère me laissera être le cobaye de quoi que ce soit. Puis être un guinea pig, non vraiment, j’aime pas, avec leurs petites dents de rongeur là, ça me fout la trouille. Crrirr crrriir. Oui ça c’était Arty qui mimait un cochon d’aide en train de ronger quelque chose. Par contre j’peux lui dire de vous envoyer des références pour un nouvel aspirateur, vous savez pour le ménage…

Eh oui, sa maman était une professionnelle du ménage, leur maison était toujours magnifiquement rangée et nettoyée. Ça aussi ça foutait la trouille, on aurait dit une maison témoin. Enfin bref. Alors effectivement, la question était peut-être est-ce que sa mère le laisserait foutre le bordel dans une boutique. Certainement que oui, une belle expérience selon elle pour trouver sa voie, son chemin et apprendre à se connaître. Enfin, c’est ce qu’Arty s’imaginait.  
Évidemment, je ne pense pas que le jeune Poufsouffle comprenait vraiment dans quelle situation emberlificotée ils s’étaient mis lui et Azaël. Mais tenter de détendre l’atmosphère ne pouvait que faire du bien. Surtout que Zaza à côté l’inquiétait un peu, et il fallait s’en aller vite avant d’en venir aux mains. Il supplia alors du regard le sexy gérant pour qu’il lui redonne son dragon et hop, qu’on en parle plus.
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Re: Salle de repos

Message par : Rachel Ester Pasca, Mar 22 Aoû 2017 - 20:07


Daegan enfin. La vendeuse en fut soulagée et lâcha enfin son premier vrai sourire. Ne pas savoir ce qu'il se disait en-haut la travaillait quelque peu. Par colère d'abord, par curiosité ensuite. Waddiwasi, c'était son bébé plus qu'aux deux autres, même si elle ne doutait pas de leur affection pour la boutique. Pour Rachel c'était bien plus. Tellement plus.

Quel ne fut pas son bonheur, lorsque Isolde passa enfin en caisse. La vendeuse ne perdit pas de temps pour rejoindre ses collègues, mais pas avant d'avoir établie un tour des lieux plus détaillés et d'avoir fermé la boutique. Ils n'avaient pas besoin d'une deuxième catastrophe pour la journée. "Une bombe : 5 mornilles". La vendeuse fut carrément déçu qu'il n'y ait pas plus de casse malgré l'étagère qui venait de tomber. Néanmoins, elle ne se ferait pas prier pour leur faire payer toutes les friandises qui étaient tombées à terre et qui ne pourrait plus être vendu. Hygiène, hygiène... "hm... ? 2 gallions ?" Quelque chose comme ça. Et le dragon. "Le dragon...". Rachel monta les marches quatre à quatre. Elle arriva juste à temps pour entendre le sermon du gérant. Sérieux, cet homme, elle l'aimait !

- Je m'en fou de qui vous êtes, et j'veux pas l'savoir. Mes chères collègues vont se faire une joie de vous faire la facture pour la question du remboursement. Pour ce qui est du ménage, il est évident qu'il sera fait aujourd'hui. Je vous conseil de vous y mettre rapidement si vous ne voulez pas être en retard pour le couvre feu de Poudlard, parce que les sanctions que vous vous prendrez je m'en bas littéralement les co*illes.

Rachel glissa la liste des produits que les deux abrutis devraient payer dans les mains de son patron. Elle asseya de se calmer comme elle le pouvait et, d'instinct, elle eu envie de se jeter sur le bar un peu plus loin, celui-là même qu'elle s'évertuait à garder tout le temps plein. Il était loin, trop loin, le temps de l'innocence. Mais Rachel savait qu'elle n'en avait pas le droit, pas tout de suite, alors elle laissa ses doigts pianoter sur sa jambe pour évacuer le stress. Néanmoins, ça aurait été trop pour son a-do-ra-ble petite frère de se tenir à carreau... Et l'autre qui en rajoute... Ester grogna. Oui, le magasin n'aurait pas dut être vite. La faute à qui ? Peu importe, cela n'excusait en rien le comportement qu'ils venaient d'avoir.

- Pour votre gouverne, le client n'est certainement pas roi, autrement il ne paierait pas ! Et qu'un vendeur ait été là ou non, cela ne change rien. VOUS êtes en tord et VOUS devrez en payer le prix. Quand on fait des bêtises, on assume.

Elle tourna brièvement le regard vers le jeune homme qu'elle ne connaissait pas, juste histoire de dire que lui aussi était en cause. Cependant Azaël l'énervait largement plus. Il avait la condescendance des Peverell.

- Et merci pour ton aspirateur, mais on va le laisser aux moldus ! Ici on préfère le fait main.

Référence au fait que oui, le ménage, ils n'allaient pas y couper et ça n'allait pas déranger Rachel d'y passer la nuit. Puis bon, pourquoi s'encombrer d'un aspirateur quand il suffit de lancer un sort ? Ridicule. Même pour elle.

- Enfin, il y aura un remboursement et s'il ne vient pas de vous, il viendra de vos parents, je suis certaine qu'ils seront apprécier les lettres que nous leur enverrons.

Rachel se tourna alors vers ses deux collègues. Peut-être regarda-t-elle d’avantage Deagan en parlant, mais c'était parce qu'il restait celui qui déciderait du sort des deux casseurs. Elle parla cependant assez fort pour que tout le monde entende, elle n'avait pas vraiment de raison de se montrer discrète, surtout que sa colère ne s'était toujours pas calmé. "Respire, respire bordel".

- Chez les moldus, en plus du remboursement des produits, il y a une amende et une plainte qui sont faites auprès de la justice. Dans ce genre de cas, ceux qui ont causé du tord ont interdiction de remettre les pieds dans la boutique et ce à vie. Et je dois bien avouer que ça ne me dérangerait pas de ne plus les revoir dans ma boutique !
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Re: Salle de repos

Message par : Azaël Peverell, Mer 23 Aoû 2017 - 10:05


Ta soeur a fini par vous rejoindre, l'autre cliente étant sans doute partie. C'est à peine si tu lui adresses un regard. Arty ne semble pas réellement comprendre la gravité de votre situation. Il continue de réagir exactement comme il le fait toujours : avec un enthousiasme débordant. Le pire, c'est qu'il est toujours aussi poli, et qu'il pense réellement qu'ils vont lui passer son feu d'artifice tranquillement. Au moins, toi, tu te doutes légèrement que vous pouvez toujours vous brosser pour vos achats. Quoi que, tu n'en démords pas, tu ne quitteras pas cette boutique sans Astaroth. Ne pas abandonner ses animaux c'est une base, et tu es déjà totalement fan de ce magnifique dragon miniature. En plus, il sera heureux comme tout à la Crèche, entouré par vos ménageries respectives au perché, à Leo et à toi. Ouais, il n'y aura pas dragon plus heureux sur Terre. D'autant plus qu'il ne pourra qu'être mieux que dans cette boutique avec des gens dénués de tout sens de l'humour.

Les explications de ton pote sont de plus en plus précises. T'as clairement envie de te marrer en l'entendant. Parce qu'il pense sans aucun doute s'en sortir aussi facilement grâce à sa bouille d'ange, mais va bien falloir qu'il comprenne que ça ne fait pas tout dans la vie. Et qu'il peut toujours prendre l'air le plus innocent du monde, il vient quand même de coller un bazar monstre en ta compagnie. Attention, Arty risque d'assumer ses actes pour une fois dans sa vie, c'est à ne pas manquer. Et le voilà qui part sur une autorisation des parents pour servir de rongeur cobaye. Cette fois, tu ne peux pas t'en empêcher. Tu laisses échapper un léger rire. Parce qu'il n'y a vraiment que lui pour partir aussi loin. Il parle même d'aspirateur. T'as pas la moindre idée de ce que c'est, alors tu ne relèves pas.

En revanche, Rachel en rajoute une couche. Et elle parle encore de remboursement. A croire qu'ils n'ont tous que ce mot là à la bouche. Tu lèves les yeux au ciel pendant son petit discours, en faisant mine de bouger les lèvres en même temps qu'elle tout en dodelinant de la tête pour qu'elle comprenne bien à quel point tout cela t'intéresse peu. Lorsqu'elle se met à parler de vos parents afin qu'ils remboursent, ton sourire s'élargit légèrement. Tu fais mine de réfléchir un instant avant de lâcher :

- Une lettre pour mes parents ? Vas y, j'te regarde faire. Lesquels ? Les adoptifs ou les biologiques ? Ah non, attend, ça change rien, ils sont tous morts. Mince, tu t'intéresserais un minimum aux membres de ta famille, tu le saurais. Tu saurais aussi qu'en leur envoyant ce genre de lettre, t'aurais sans doute eu un remboursement, vu qu'il n'y a que ça qui t'intéresse, mais moi j'aurais eu le droit à une superbe séance de torture, sans doute bien pire que toutes celles que tu pourrais imaginer à cette instant précis alors même que t'es hors de toi. Tu t'en tapes sans doute, t'es un peu trop égoïste pour t'intéresser aux autres. D'autant plus que toi, t'as échappé à tout ça, non ? T'as été protégée. Tu sais quoi, soeurette ? Tu me dégoûtes. Alors tu peux demander ce que tu veux, t'obtiendras rien de moi. Dépose une plainte, je t'en prie. Je connais celle qui gère les Aurors, je n'aurais qu'à lui demander pour la lever et avoir de nouveau le droit de mettre les pieds légalement ici.

Ton sourire a disparu pendant ta tirade. Parce que t'en as clairement trop dit. Il y a trop de gens présents ici. Elle aurait dû être la seule destinataire de tes propos. Tu lui en veux. Beaucoup trop. Mais les reproches ne servent à rien. Tu ne te sens même pas mieux à lui avoir balancé tout ça. T'aurais mieux fait de la fermer. Une fois de plus, t'as été trop faible.
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Re: Salle de repos

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 23 Aoû 2017 - 17:52


Il pouvait bien la singer autant qu'il le désirait, cela ne changerait rien au fait qu'il devrait payer. Et on ne parlait pas seulement d'argent. En réalité, parler "d'assumer" aurait sans doute été plus judicieux. Mais peu importe. Lors qu'Ester se retourna vers les deux étudiants, elle fut surprise de ce qu'elle lisait dans le regard de son petit frère non désiré. Une sorte de faiblesse qui était propre à leur famille. Alhena aussi avait eu se regard un soir. Rachel encore plus souvent qu'elle ne pouvait s'en douter. C'était celui de l'enfance brisé.

Et l'autre qui restait définitivement naïf... fut un temps Rachel les aurait dorloté plutôt qu'engueulé, mais elle se rendait compte aujourd'hui que ça n'aurait servit à personne. Un jour ils tomberaient sur quelqu'un de bien plus méchant que ses collègues ou elle. Fallait qu'ils apprennent à se taire. Mettre le genou à terre si cela était nécessaire, ne pas s'exposer de la sorte... Azaël aurait pourtant dut savoir tout cela. Rachel aurait juré qu'il savait. Pourtant...

Plusieurs émotions traversèrent la vendeuse lorsque le serpent cracha son venin. La colère, parce qu'il parlait encore. Parce qu'elle lui en voulait de croire qu'elle ne s'était pas assez intéressé à lui pour savoir que ses parents étaient morts. Mais peut-être aurai-elle mieux fait d'exposer leur vie de famille aux yeux de tous ? Ainsi il n'aurait rien eu à redire.

La compassion, la peine. Parce qu'il avouait ce que la sorcière soupçonnait depuis un moment déjà. Si elle avait renié les Peverell en apprenant qu'elle en était une ce n'était pas pour rien. Mère poule de tout l'univers, sœur et fille de monstre accro au sang frai. N'était-ce pas ironique ?

La colère n'était pas vraiment retombé, malgré ses aveux. Elle avait toujours envie de boire, de boire beaucoup. Néanmoins une part de Rachel ne pouvait s'empêcher de vouloir prendre Azaël sous son aile. Parce qu'il était son petit frère après tout. Le seul qu'elle avait encore le droit de protéger. Le seul qu'il lui restait... Elle ignorait tout de ce que sa famille moldu était devenue. Son regard était donc plus doux.

- Je parlais à ton copain espèce d'andouille ! Et si toi tu avais pris un peu plus de temps pour me connaître tu saurais que je suis bien incapable de te causer du tord. A toi ou à un autre, si c'est dans les gènes des Peverell ce n'est pas dans le miens !

Rachel fit une pause. Chercha un moyen de se faire entendre sans qu'Azaël ne se braque, mais elle savait déjà que c'était perdu d'avance. Il y avait bien trop d'orgueil, de préjugé entre eux. Il ne la portait pas dans son cœur. Elle ne le faisait pas non plus. Ou pas entièrement. Juste un peu peut-être.

- En ce qui concerne ce que vous avez fait, si tu ne voulais pas en payer les conséquences, il ne fallait pas faire le zouave. Et par pitié ! Arrête de te croire au-dessus de tout le monde parce que ce n'est pas le cas. Je connais aussi la chef des Aurors, on se voit régulièrement. Donc allez te plaindre ne servira à rien !

Nouvelle pause. Avec un petit sourire cette fois. Compatissant ou malicieux... elle n'aurait su le dire.

- Mais si vraiment tu veux te plaindre auprès d'elle, parle-lui plutôt de tes problèmes de tortures. T'as peut-être séché le cours qui en parlait, mais tu as des droit je te signale !

Finalement si, elle était toujours en colère. Parce qu'il n'avait jamais eu l'intelligence de se sortir de cette situation. Rachel en avait la nausée rien qu'à l'imaginé attacher... sanglant... Personne ne devrait pouvoir faire subir ça à un enfant impunément ! Alors la vendeuse pris une décision radicale.

- D'ailleurs j'écrirais au ministère à ce sujet que tu le veuilles ou non !
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Re: Salle de repos

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 24 Aoû 2017 - 8:30


Bon, qu’ils aient une amende pour ce qu’ils venaient de faire, ok, admettons ; que la boutique porte plainte contre eux, allez, admettons aussi, s’ils veulent avoir une réaction si disproportionnée. La relation cause à effet n’était pas hyper claire dans la tête d’Arty parce qu’en plus, il se dit que lorsqu’il avait volé dans la boulangerie de son village quand il était petit, le lendemain il put très bien y remettre les pieds. Ce n’était donc pas cohérent, et puis il n’avait pas eu de casier judiciaire. D’ailleurs, à quel âge peut-on avoir un casier judiciaire ? Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, j’veux dire au quotidien, d’avoir un casier judiciaire version sorcier ? Il haussa les épaules. Par contre ce qui l’embêtait franchement c’était de ne plus jamais revenir ici, parce que oui, malgré tout, en fait, il l’aimait beaucoup cette boutique. Sauf si bien sûr, ils lui permettaient de repartir avec son chapeau sans tête. Auquel cas, il n’y aurait plus aucun problème, il pourrait de nouveau venir acheter des trucs dans le magasin sans qu’ils ne le reconnaissent, puisque sa tête serait invisible. Brillant.

Le jeune Blaireau jette alors un œil à son pote qui prend la parole de façon incisive. Arty ne l’avait pas venu venir, la petite confidence sur sa famille, ses parents, sa sœur qui apparemment se trouvait ici même et il était même question de torture. Il déglutit. Il était soudainement très mal à l’aise, comme s’il n’était pas censé avoir entendu tout ça. En plus il n’a pas été tendre, envers cette fameuse sœur qu’était la vendeuse. Impressionnant comment ils ne se ressemblaient pas. Évidemment, devant la non réussite de cette enfant, bah oui, apparemment elle ne savait pas trop rigoler et était un peu, annoying vous voyez, ils avaient fait Azaël. Sauf qu’Arty se dit qu’Azaël ne devait pas être le dernier enfant de cette fratrie, parce qu’il était loin d’être parfait lui aussi. Il secoua la tête, refaire partir ses pensées pour qu’elles filent droit, là, ça partait trop loin. De plus, le gamin avait l'impression que ça partait un peu loin vers un sujet privé, intime qui ne regardait que deux personnes de cette pièce. Mais là, maintenant, il sentait qu’il devait faire quelque chose, or il avait peur de faire un truc complètement stupide. D’un autre côté, ça aurait été le moment parfait pour se faufiler en dehors de cette pièce sur la pointe des pieds pour se ruer ensuite vers le dehors, prendre la fuite. Impossible, il ne pouvait pas laisser Zaza là comme ça, quand bien même Arty savait que son copain n’avait clairement pas besoin de lui, l’inverse par contre était moins sûr.

Il voulut alors tapoter l’épaule de son pote, lui montrer un petit signe d’affection mais bizarrement, il s’arrêta en cours de route, sa main suspendue. Tu m’étonnes qu’il n’aime pas les contacts humains, être torturé ça vous transforme quoi, un peu. Mais son regard fut de nouveau attiré par la vendeuse, la sœur de Zaza en l’occurrence, qui reprenait la parole. Mazette elle ne s’arrêtait plus. Elle traitait le Serpent d’andouille. C’était elle l’andouille d’abord. Sa main redescendit doucement le long de son corps, non vraiment, Arty avait l’impression qu’elle ne comprenait rien ou alors que c’était lui qui était complètement à côté de la plaque. Ce qui en soi, ne serait pas si étonnant que ça. Et puis cette histoire-là, moi aussi je connais la chef des aurors, et moi aussi et moi et moi. Et voilà qu’elle remettait une couche en parlant d’une plainte pour torture. Mais what, et après c’était lui pour qui il fallait trouver un bouton OFF. C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Il fusilla alors du regard la sœur de son pote.

- Tais-toi toi ! Tu l’as tout cassé là, regarde ! Il est tout neurasthénique. Tsss, tu parles trop ! Déjà d’habitude il respire pas la joie, mais là c’est le pompon.

Sans qu'il s'en rende compte, il avait haussé la voix. Jamais il n’avait parlé à quelqu’un comme ça. C’était sorti tout seul. C’était trop bizarre, comme si la colère apparente d’Aza envers cette fille s’écoulait maintenant en lui. Peut-être que c'était sa façon à lui de prendre la défense de son copain, allez savoir, bien qu'il ne sache pas si c'était vraiment une bonne chose ou pas. Il eut alors la soudaine impression qu’il ne se mêlait pas de ses affaires, comme l’autre là, qui voulait envoyer une lettre pour faire part des problèmes de Zaza. C’était sa décision à lui, pas elle, enfin, c’est ce qu’il pensait. Quelle Marie mêle tout. Pourtant, il comprenait un peu, sa réaction à elle, de vouloir protéger Azaël, mais il se demandait si ça servirait vraiment à quelque chose. Finalement, il soupira.

Tout compte fait, sa maman à lui ne serait pas en colère qu’il ait foutu le boxon dans une boutique, elle avait l’habitude de ce genre de situation, par contre, si elle apprenait la façon dont il s’était comporté après, là, à tous les coups, aux prochaines vacances il serait privé de dessert pendant une semaine. No way que ça se passe autrement. Effectivement, on était loin de l’enfance catastrophique d’Azaël.

- Bon, écoutez. J’ai comme l’impression qu’on s’éloigne du sujet principal là, qu’en est-il du dragon et du feu d’artifice ? Parce qu’on assume c’qu’on a fait, on n’a jamais dit « Nooon, c’est pas nous blah blah blah ». C’est juste que là, moi, j’ai faim. Vous pouvez pas nous séquestrer comme ça, comme l’a dit la demoiselle, on a des droits.

Cette situation commençait à l’épuiser sérieusement, il n'avait même plus envie de sourire, de jouer, ça prenait des tournures bizarres qu’il n’avait pas anticipées. Ça lui faisait un peu peur, d’avoir comme ça, pénétré dans la vie privée de son pote, involontairement. Il connaissait des trucs qu’il n’était peut-être pas censé savoir ni découvrir un jour. Mais ce qui l’embêtait le plus, c’était d’être là, à côté d’Azaël et de ne rien pouvoir faire, même pas un câlin, ni dire quoi que ce soit. La tension dans l’atmosphère était si épaisse et palpable qu’on aurait pu croquer de dedans. Il se risqua tout de même à regarder Zaza d’un air désolé avec un bien mince sourire.
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re: Salle de repos

Message par : Luna Black, Lun 28 Aoû 2017 - 13:34


Depuis l'arrivé de Dae', Luna était restée en retrait. Elle était encore novice et gérer les crises quand les casseurs ne veulent rien entendre ne faisait pas partie de ses fonctions de bases. Elle s'était donc contenté de regarder la scène de l'extérieur. Visiblement, le Serpy (pourquoi c'est jamais des Gryffondors sérieux?) était plus âgé que son camarade Pouffy. C'était donc sans doute lui qui avait entrainé l'autre andouille dans son jeux. Après l'échange parfaitement dérangeant entre Rachel et le vert, il apparaissait qu'ils étaient liés. Même si la jeune sang-mêlée n'avait pas tout compris à leur histoire, des mots comme "torture" étaient sortis. Alors soyons clair; la torture, c'est mal! Et il est atroce qu'un gamin aussi jeune en ai été victime. Qui plus est lorsque ses tortionnaires s’avèrent être ses propres parents. Maintenant, ce n'est pas une raison pour foutre le souk dans le magasin où travail sa sœur. Alors que le frère et la sœur se disputaient, Luna observait l'autre casse-pied de la journée qui semblait avoir une crise d'épilepsie tellement ses pensées semblaient fuser dans sa boîte crânienne. C'est alors qu'il s'en prit à Rachel.

- Tais-toi toi ! Tu l’as tout cassé là, regarde ! Il est tout neurasthénique. Tsss, tu parles trop ! Déjà d’habitude il respire pas la joie, mais là c’est le pompon.

Non, mais je rêve ça va pas de lui parler comme ça?! La colère montait doucement mais surement. Un nœud de tension avait pris place dans l'estomac de la brune et remontait lentement vers son cœur. Pour qui il se prenait, ce petit idiot. Et le pire, c'est qu'il continuait.

- Bon, écoutez. J’ai comme l’impression qu’on s’éloigne du sujet principal là, qu’en est-il du dragon et du feu d’artifice ? Parce qu’on assume c’qu’on a fait, on n’a jamais dit « Nooon, c’est pas nous blah blah blah ». C’est juste que là, moi, j’ai faim. Vous pouvez pas nous séquestrer comme ça, comme l’a dit la demoiselle, on a des droits.

Alors là c'était la crème de la crème. Ce coup-ci, elle fut plus rapide que ses collègues.

- Alors UN, la ferme! C'est VOUS qui êtes dans votre tord. VOUS qui refusez de faire face aux conséquences de vos actes. Et surtout VOUS qui vous comportez comme des gamins irresponsables alors qu'à vos âges, normalement on sait quand il faut s'excuser et réparer les dégâts qu'on a causé. Et DEUX, tu fais bien de parler de vos droits, parce que figure toi que nous aussi on a des droits. Et ceux-ci stipulent qu'on peut vous garder jusqu'à ce que vous ayez payé vos dettes. Alors maintenant, j'en ai marre de vos tronches à la con!! Vous allez descendre et me ranger le bordel que VOUS avez foutu!! Vous voulez vous barrer? Vous rangez et vous payez, c'est quand même pas compliqué!!

Luna avait perdu son sang froid et les deux crétins étaient sans doute très contents de leur coup. Mais à ce niveau là, si un des deux osait ne serait-ce que d'ouvrir sa bouche, elle leur balançait un #Imperium dans leur tronche et les forçait à tout ranger sans leur demander leurs avis. Au bout d'un moment, il allait falloir en sortir.
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