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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Quelque part en France
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Temperence Black
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Mar 21 Fév 2017 - 20:34


La soif d'apprendre n'a pas de limite.

Avec Evan


La neige continuait de tomber dans le parc d’une bourgade française. Un petit village isolé à quelques pas de la frontière allemande. Une jeune fille s’était aventurée à l’extérieur malgré la température négative, à la recherche d’un endroit calme ailleurs que dans ce gîte que ses parents avaient loué pour skier durant quelques jours. Aujourd’hui, ils avaient invité quelques amis aussi vieux qu’ennuyant pour la jeune fille qui n’aimait pas particulièrement parler d’économie et de politique durant des heures.

Son écharpe en laine autours de son cou, ses baskets s’enfonçant dans la neige fraîche, ses cheveux envolés par le vent, la jeune fille marchait dans le froid de la montagne pour finalement se rendre dans un petit square. Le sol était tapissé de neige, les bancs recouverts de givre, le lac était constellé de plaque translucides et fragiles sur lesquelles des bambins s’amusaient à lancer des poignées de neige pour en recouvrir la surface.

Une vieille femme nourrissait des canards, deux mômes faisaient une bataille de boules de neige, un couple badinait au coin d’un bosquet et un clochard se lavait le visage avec l’eau glaciale d’une fontaine partiellement gelée. On pouvait apercevoir un vieux chien mordant avec joie dans un biscuit offert par une adolescente semblant être sa maîtresse,... L’ambiance était sereine, les personnes allaient et venaient dans le parc sans jamais y rester bien longtemps, surtout à cette saison où il était facile d’attraper la mort ou une autre maladie. Le parc était plein sans être bondé, il y avait encore quelques bancs de libres parsemés aux quatre coins du jardin où les fleurs colorées avaient été remplacées par des bouquets de glace.    

La brunette se dirigeât d’elle même vers un banc légèrement isolé. Elle balaya le givre d’un coup de main et s’assit sur l’acier froid. Elle sentit le métal au travers de ses vêtements mais la sensation disparue rapidement, vaincue par la chaleur corporelle se dégageant de la brune. Elle sortit un grimoire à la couverture de cuire noire et délavée. Les lettres calligraphiées argentées s’écaillaient et disparaissaient avec le temps. Les pages qui jadis avaient du être blanches tiraient maintenant vers le jaune. Le bouquin renvoyait l’odeur étouffante du passé, de la moisissure, de l’interdit.... du mal.

Un coup d’œil aux alentours pour s’assurer que personne n’avait été attiré par le curieux livre et la jeune fille l’ouvrit à l’index. Il ne lui fallut pas deux minutes avant de se plonger corps et âme dans la lecture de se livre. Oubliant rapidement que des personnes pouvaient voir le livre, elle s’installe plus confortablement, croisant les jambes et abaissant son écharpe. Ainsi installée, tout le monde pouvait aisément observer la couverture du livre. Quiconque se trouvait à moins de 10 mètre de la jeune fille pouvait constater que le livre n’avait rien d’un livre habituelle et si une personne s’approchait à moins de cinq mètres d’elle, elle pourrait y lire le titre malgré l’usure. Une personne lambda penserait que la jeune fille lisait un simple guide de magie pour un roman populaire tandis qu’un sorcier verrait immédiatement que la brunette était plongée dans un manuel de magie noire et interdite.

Plus rien n’existait autours de Temperence, elle lisait avec passion, elle prenait des notes directement sur le bouquin en ajoutant quelques mots, signes,..
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Evan
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Sam 25 Fév 2017 - 11:05


France. Terre de mille merveilles. De rivages philosophiques qui ont laissé aux siècles des visages multiples. Pierre, marbre, papier indélébile sur l'esprit. Bibliothèque des amoureux. J'aimais ce pays, ses villages fleuris, ses bâtiments à l'architecture impalpable, monuments d'un passé qui semble plus riche que le présent à l'allure morose, qui semble se décomposer sur les visages comme une fleur fanée par le temps.

C'était le pays que j'avais le plus visité. J'en connaissais bien des recoins, et j'avais respiré des paysages aux saveurs riches à maints endroits. La fin de l'hiver s'approchait mais il résonnait toujours. A ceux qui avaient laissé les mitaines de côté, bien des surprises pouvaient les cueillir au matin.

Des températures négatives flottaient dans l'Est de la France. Et les plaines et forêts avaient revêtis un drap blanc qui offrait au regard un sentiment de pureté. J'aimais laisser mes pas dans cette couche craquante, qui me murmurait sa douceur à chaque fois que j'avançais. Et quand, accompagnant ma route, venait se joindre des flocons qui se posaient dans mes cheveux ou caressaient mon visage, mon cœur chancelait et clamait un poème intérieur à cette saison magnifique.  

Région montagnarde. Comme là où j'avais été élevé. J'aimais cette force de la nature, ces roches que le temps avait décidé de faire surgir. Un cri qui transperçait plus qu'une âme, un frisson qui envahissait tout le corps. Je me baladais dans un petit square, où bon nombre de badauds savouraient eux aussi la tenue de l'hiver. Du couple au clochard, de l'enfant à ceux qui offraient à leurs animaux la joie d'épouser cette merveille qu'était la neige. J'étais vêtu tout de noir comme souvent. Un jean et un tee-shirt manches courtes, rien de plus. J'avais été habitué au froid.

Je marchais tranquillement, les pensées vagabondes. Se ressourcer loin de l'Angleterre, c'était un vrai bonheur. Surtout que la Grande-Bretagne était une terre malade. La pluie oui, elle en savait l'odeur, mais la neige était rarement une invitée stable. A peine avait-elle eu le permis de séjour qu'elle se faisait rejeter par des larmes d'orages. Là, au moins, elle était un enchantement persistant.

Mon regard se porta sur une demoiselle assise sur un banc. Pas forcément pour son physique loin d'être désagréable soit-dit en passant, mais pour le livre dans lequel elle semblait prisonnière. J'étais à quelques bons mètres, mais j'avais étudié suffisamment de grimoires de magie, blanche comme noire, pour savoir qu'elle ne lisait pas un conte d'un auteur moldu périmé.

Je penchais la tête en m'approchant lentement, voulant être certain. Oui, c'en était bien un. Je lançais un regard interrogateur sur la brune. Elle ne me disait rien. Mais qui lisait un livre de magie noire devait certainement être attiré par ce domaine. J'allais alors m'asseoir à ses cotés, le plus simplement du monde, et engageait la discussion.

- Bonjour mademoiselle... ? Intéressant votre lecture ! C'est le genre de conte qu'on ne lit pas aux enfants avant de dormir ! Y trouvez-vous un quelconque intérêt ? Où est-ce là seulement une manière de passer le temps en vous intéressant à tout ce qui vous entoure ?
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Temperence Black
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Lun 27 Fév 2017 - 19:22


Sursaut. Un homme venait de s’assoir à ses côtés et avant qu’elle n’eut le temps de masquer un minimum son livre, il prit la parole sans aucun stresse, comme si cela était normal.

« Bonjour mademoiselle... ? Intéressant votre lecture ! C'est le genre de conte qu'on ne lit pas aux enfants avant de dormir ! Y trouvez-vous un quelconque intérêt ? Où est-ce là seulement une manière de passer le temps en vous intéressant à tout ce qui vous entoure ? »


Elle était estomaquée. L’homme semblait connaître ce livre ce qui était pour le moins surprenant. Elle était en France, dans un coin perdu où la première véritable ville se trouvait à 30 minutes, son livre était anglais. Quelles étaient les chances qu’elle tombe sur une personne anglaise ? Sûrement un sorcier qui plus est. Elle hésitait entre l’envie de parler à l’inconnu et celle de fuir en courant. La deuxième option, elle l’aurait choisit si elle avait été la même fille qu’il y avait quelques années mais cette Temperence là, elle était morte. Morte et enterrée depuis assez longtemps pour ne plus interférer avec son présent et son futur.
La brunette se souviendrait toujours du jour où la Temperence enfant avait perdu la vie. Ce jour là, elle avait joué et elle avait gagné. Le lot était plus un poison qu’une rose mais elle ne pouvait plus faire machine arrière. Alors, elle choisit la première option. Elle ferma le livre et le posa sur ses genoux, caressant la couverture du bout des doigts.

« Miss Black..., je suis Temperence Black... Cette lecture est intéressante oui, et je déconseille fortement de la lire à un enfant en quête de sommeil. Le pauvre ne verrait dans ses rêves que d’impitoyables cauchemars tournant autours des meilleures manières de s’essayer au meurtre ou pire... »

Elle avait parlé calmement, sereinement. Cela pouvait en être presque déstabilisant pour un inconnu. Voir une fillette au joli minois pâle et aux grands yeux bleus, une jeune femme dans la fleur de l’âge possédant un visage d’ange, dire de telles choses sur un sujet tabou pouvait choquer plus d’une âme. Mais à quoi bon rester dans l’ignorance, la guerre commençait. Les mangemorts, cette nouvelle génération de tueurs en séries, prenaient de plus en plus d’initiatives et de place dans la presse. Ils maniaient la magie noire, une magie tabou. Mais seulement, pour réussir à les vaincre, ne fallait-il pas jouer avec les mêmes cartes ? Les mêmes armes ?

« Il y a plus d’un intérêt à étudier cette magie inconnue... »

Elle se mordit la lèvre inférieure. Elle avait parlé de magie devant un inconnu. Elle avait été sotte, idiote, stupide,... Elle le pensait sorcier mais l’était-il ? Ne pouvait-il pas être un simple moldu tombé sur un livre de magie noire par mégarde ? Le livre, il aurait pu le trouvé au fond d’un grenier, dans une cave humide, dans.... dans une poubelle ? Une poubelle ? Non, il ne fallait pas tomber dans l’absurdité. Qui irait jeter un tel ouvrage entre les aliments en décompositions et les emballages déchirés ? Personne. Sauf une personne étourdie mais encore fallait-il qu’elle soit myope et que ses sens ne fonctionnèrent plus pour ne pas sentir la magie noire coulant dans un tel livre.

« Et vous, pourquoi semblez-vous connaître cet ouvrage ? »

Maintenant, elle le regardait. Elle le détailla rapidement, croquant un croquis mental du visage de l’inconnu. S’il se trouvait être un moldu, elle devrait faire en sorte de le laisser partir et de le retrouver dans un coin moins fréquenté pour lui ôter toutes traces de cette discussion. Une tête hérissée de cheveux bruns, un regard troublant où se mêlent le jaune et le vert. Deux prunelles uniques dont la brunette se souviendrait. Deux personnes n’avaient le même regard, pas même des jumeaux. Si la brune ne se souvenait pas de tout le monde, elle se souvenait des regards. Il y avait des exceptions comme celui qu’elle aimait appeler Coelio, le jeune Lïnwe. Sa tignasse presque blanche, ses yeux aux miles et unes couleurs, sa mélancolie... Ce personnage l’avait troublé.

Elle fit fuir ses pensées bien rapidement. Dans sa tête, une autre facette de Temperence ouvrait les yeux. Une jeune fille plus sombre qui ne se montrait que rarement. Très rarement. Temperence préféra ignorer cet éveil pour se concentrer sur l’homme à ses côtés. il avait quoi ? 35 ans à tout casser ?
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Mer 1 Mar 2017 - 15:56


Je me demandais comment elle allait réagir. Si elle allait prendre peur et me fuir, ou si au contraire, elle allait répliquer. Ce qui montrerait alors que cette magie l'intéressait. Et la suite s'écrirait alors avec bien plus d'intéressements. J'observais chacun de ses gestes, l'étudiais comme pour être paré à toute éventualité. Je la vis refermer le livre, le laissant sur ses genoux, mais ses doigts y restaient agripper, comme à l'amant qui occupait tous ses songes interdits.

«Temperence Black. » Un prénom bien singulier et un nom bien célèbre. Du moins dans le monde sorcier. Elle était bel et bien du même monde que moi. J'écoute son avis, y vois alors un attachement qui s'enfuit de ses mots. Je lui souris machinalement, m'évadant dans ses somptueux yeux bleus en même temps que ses mots défilent.

Son calme apparent en était presque troublant, bien que j'y voyais là une assurance que je me plaisais à avoir aussi. Comme si ce sujet n'était pas venu dans ses mains par le plus grand hasard, mais qu'il occupait bien tout un horizon de son cœur ou ses pensées. Je restais muet un instant, buvant ses mots suivants comme j'avais absorbé les premiers. Ne démontrant aucune émotion, hormis que je ne me détachais pas de son visage angélique.

« Il y a plus d’un intérêt à étudier cette magie inconnue... »

Je vis la belle qui se mordit la lèvre. Regrettait-elle d'avoir ouvert cette porte ? J'eus un nouveau sourire, ma première impression était bonne. J'aimais rencontrer des gens. J'allais répliquer quand vînt sa question, elle me demandait comment je connaissais l'ouvrage. Nos regards se heurtèrent un instant, et j'assemblais la réponse issue de mon univers. Quelque chose me disait que je pouvais parler librement, comme elle l'avait fait.

- Enchanté, Temperence... Moi je me nomme Evan. Je travaille accessoirement dans une école que tu dois connaître, elle n'est pas dans ce pays... Tu portes un nom célèbre qui respire la magie noire... Mais tout le monde n'en est pas digne...

Je gardais mon regard fixé dans le sien autant que je le pouvais. Prêt à arrêter mes mots si je sentais qu'elle cillait où n'était qu'une apparence dans ce qu'elle m'avait dit. Après quelques secondes, j'enchainais.

- Cette magie recèle en effet plus d'un intérêt. Tu me demandes si je le connais ? Je pourrais te dire de quoi parle chaque page. Je pourrais te conter des histoires sur chacun de ses sortilèges. Je pourrais même te montrer leurs effets...

Je me taisais. Je ne quittais la brune des yeux. Mais j'étais pensif. Il y avait un gouffre entre lire un livre de magie noire et être capable de l'utiliser. Et être capable de faire souffrir ou d'ôter une vie. La magie noire avait bien des bifurcations dangereuses sur sa route, et je n'étais pas sûr de ce qu'elle était prête ou non à faire.  

- Mais dit moi Temp', je me permets de t'appeler ainsi. A quel point aimes-tu ce livre ? A quel point cette magie à un intérêt pour toi ? Et que serais-tu prête à faire pour accéder à une telle magie ?
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Mer 1 Mar 2017 - 20:55


Temperence fut soulagée quand elle comprit le sous-entendu de ce dénommé Evan. Il travaillait, d’après ce qu’il venait de dire, à Poudlard. La brunette n’avait que peu de souvenir de l’homme mais elle réussit tout de même à la replacer dans le contexte. Elle avait déjà du l’apercevoir mais il fallait dire que la brune n’avait que peu de relation à l’école. Elle ne parlait pas à beaucoup d’élèves et encore moins avec ses professeurs. Un des seuls qui avait actuellement marqué son esprit était Benbow. Celui qui avait faillit la renvoyé de cours, la tuer avec son regard noir, la décapiter alors qu’elle était sous Lisounours. Un cours qui l’avait marqué et dont elle se souviendrait encore longtemps.  

Les deux regards ne sillaient pas. On aurait presque pu imaginer un lien reliant les pupilles vertes d’Evan à celles bleutées de Temperence. Autours d’eux, on pouvait voir des personnes ne se gênant pas pour observer l’étrange duo évoluer sur un banc public, entourés de moldus. Les gens se devaient se poser des questions sur le vocabulaire que les deux protagonistes utilisaient. Il n’était pas fréquent, chez des personnes dépourvues de magie, d’utiliser des termes comme « magie noire »... de « sortilèges »...

L’homme semblait connaître la famille Black, cette chose fit plaisir à la jeune mais la vexa légèrement. Tout le monde ne voyait que la magie noire autours de sa famille, comme si le sang qui coulait dans leurs veines en contenait des effluves malsaines. Dire que les Black n’avaient jamais été en contact avec la magie noire serait mentir mais il ne fallait pas tous les mettre dans le même sac. Nombreux étaient ceux qui avaient mal tournés mais d’autres savaient se retenir, faire la part des choses entre le mal et le bien. Mais Temperence aimait ce nom. Etre une Black était une bénédiction pour elle. Elle se sentait à sa place dans les bibliothèques poussiéreuses où elle pouvait trouver quelques traités sur la magie interdite, elle aimait la musique, elle aimait comprendre le pourquoi du comment des choses interdites, elle aimait la solitude... Etait-elle digne de ce nom ? Elle ne le savait pas mais elle ferait tout pour rester digne à sa famille.

Un frisson lui parcourut l’échine alors que l’homme lui révélait qu’il connaissait ce livre sur le bout des doigts, qu’il était capable de réciter les effets et les histoires de tous les sortilèges de ce livre, qu’il était capable de montrer à la brune l’effet des sorts... Temperence était pendue à ses lèvres, elle l’écoutait. Il avait le savoir et elle voulait elle aussi du savoir, même une infime partie. Elle aimerait connaître cette magie interdite, la reconnaître, l’utiliser...

« Mais dit moi Temp', je me permets de t'appeler ainsi. A quel point aimes-tu ce livre ? A quel point cette magie à un intérêt pour toi ? Et que serais-tu prête à faire pour accéder à une telle magie ? »

Elle sourit, il était une des rares personnes à qui elle autorisait ce diminutif. Peu de gens l’appelait de cette façon. Elle prit une minute pour réfléchir à sa réponse. Elle cherchait ses mots, ses motivations. Elle ne voulait pas dire de bêtises et encore moins se précipiter comme l’aurait fait une personne accro à ce côté obscure.

« hum... oui vous pouvez m’appeler Temp’, je vous le permet. J’aime ce livre et dire à quel point je l’aime est compliqué car ce n’est pas le seul livre que j’ai lu. Comme vous devez vous en douter, on peut trouver plus de livre portant sur la magie noire que de romance dans une bibliothèque appartenant à des Black... Cette magie m’intéresse car elle est interdite, elle suscite mon attention, je veux apprendre à la connaître, essayer de la dompter. Et ce que je serais prête à faire pour cela... travailler, m’exercer avec une personne qui accepte de devenir mon « tuteur », apprendre mais je ne jouerai pas trop avec ma vie, j’ai déjà essayé et cela ne donne jamais de très bons résultats... »

Elle sourit à l’homme. Sa réponse n’était sûrement pas celle qu’il attendait mais elle avait dit ce qu’elle pensait. Elle savait que la magie n’était pas un jeu. Il y avait un fossé entre lire un livre et pratiquer cette sombre magie. Il fallait le mental et elle l’avait, du moins elle espérait l’avoir...
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Sam 4 Mar 2017 - 9:52


Je reste à nager dans ses yeux. Profonds, intenses, mystérieux. Une énigme qui se trouve devant moi, belle et fascinante. Je l'observe réfléchir. Je devais sûrement l'intriguer, par ma façon d'être venu me poser là, près d'elle, sur ce chemin d'interdits. Je reste le visage de marbre, sculptant ses traits dans mon esprit pour qu'ils y restent graver.

« hum... oui vous pouvez m’appeler Temp’, je vous le permet. J’aime ce livre et dire à quel point je l’aime est compliqué car ce n’est pas le seul livre que j’ai lu. Comme vous devez vous en douter, on peut trouver plus de livre portant sur la magie noire que de romance dans une bibliothèque appartenant à des Black... Cette magie m’intéresse car elle est interdite, elle suscite mon attention, je veux apprendre à la connaître, essayer de la dompter. Et ce que je serais prête à faire pour cela... travailler, m’exercer avec une personne qui accepte de devenir mon « tuteur », apprendre mais je ne jouerai pas trop avec ma vie, j’ai déjà essayé et cela ne donne jamais de très bons résultats... »

Je lui souris, proche d'un éclat de rire. Le fait qu'elle me "permette" de l'appeler ainsi m'amuse. Je n'attendais pas une approbation de sa part. J'écoute ses envies, sa vision, le pourquoi elle en venait à étudier des livres qui traitaient de cet obscur entrainant. Ce qu'elle pourrait faire. Ou ne pas faire. Les limites qu'elle se voyait.

Elle se disait prête à l'apprendre, à l'apprivoiser. Tout en faisant attention à elle. Si la magie noire avait bien une leçon à retenir pour pouvoir l'avoir comme alliée, c'était bien que mal maitrisée elle pouvait se retourner contre soi. Et que même si elle souhaitait ne pas jouer avec sa vie, si elle voulait en voir toutes les facettes, elle finirait par opérer une métamorphose en elle, et la magie alors la changerait sans qu'elle ne s'en rende forcément compte.

- Je vois. L'interdit attire tout au long de la vie. Dompter la magie noire c'est possible, mais pas sans un certain sacrifice de soi. Certains sorts sont complexes et requièrent une grande maitrise et beaucoup d'entrainement. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, elle a bien des facettes différentes et toutes les maitriser est très compliqué.

Je me taisais un instant. Je gardais mon regard posé sur elle, voulant m'assurer que c'était bien là ce qu'elle souhaitait. Elle pouvait avoir toute l'ambition du monde, si elle n'affichait pas une volonté sans faille pour travailler dessus, alors sa pensée était condamnée à être vaine. Je la quittais un instant des yeux pour observer un couple de moldus qui passait. L'avantage d'un lieu comme celui où nous étions c'est qu'il recelait de bien des possibilités d'exercices vivant...

- Si c'est ce que tu souhaites, alors je pourrais peut-être te montrer quelques sorts. Les plus basiques, si je peux dire ainsi. Bien que, ces sortilèges nécessitent bien souvent un cobaye comme tu le sais... Tu aimes bien les moldus ?

J'avais volontairement laissé planer un sous-entendu. A moins qu'elle ne voulait que je m'exerce sur elle, si je devais faire étalage de quelques sortilèges, il nous faudrait du gibier. Mais là encore, il fallait être armé de convictions, être prêt à enfreindre quelques règles pour entrevoir un nouvel horizon.
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Dim 5 Mar 2017 - 2:49


La jeune fille le regardait tandis qu’elle parlait, elle ne sillait pas et montrait à l’homme qu’elle avait le courage d’aller jusqu’au bout de ses envies et de ses idées. Elle avait envie de s’essayer à cette magie si... méconnue, instable,... Elle ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il laissa tomber son masque impassible pour un sourire amusé. Elle avait été heureuse qu’il l’écoute et qu’il soit toujours là malgré ce qu’elle venait de dire. Il aurait pu fuir en l’entendant dire qu’elle refusait de trop jouer avec sa vie,...

La jeune fille frottait la couverture du livre avec délicatesse quand il rompit le court silence qui s’était installé entre eux. La brunette buvait ses paroles comme on buvait un chocolat chaud au coin du feu quand venait l’hivers. Des paroles qui donnaient de la force, qui renforçaient un désir. Sans réellement s’en rendre compte, elle se déplaça. Elle posa le grimoire entre eux et elle s’assit en tailleur sur le banc. Elle posa ses mains sur ses chevilles et l’observait, l’écoutait telle une enfant en extase devant une histoire passionnante. Elle devait paraître stupide mais elle s’en fichait. A cet instant, il n’y avait plus que les paroles de l’homme qui comptaient pour elle. Elle était heureuse qu’il la comprenne elle et ses doutes.

Ainsi installée, elle espérait qu’il lui raconte une de ses aventures avec la magie noire, on pouvait lire dans ses yeux la même lueur que celle qui brillait aux fonds des yeux d’une fillette attendant une nouvelle histoire de prince charmant et de princesse à délivrer. A cette instant, la jeune femme de 17 ans semblait plus jeune, plus innocente. A son grand regret, la fin de l’histoire arriva bien trop vite à son goût. Mais cette fin cachait une seconde fin plus intéressante.

« Si c'est ce que tu souhaites, alors je pourrais peut-être te montrer quelques sorts. Les plus basiques, si je peux dire ainsi. Bien que, ces sortilèges nécessitent bien souvent un cobaye comme tu le sais... Tu aimes bien les moldus ? »  

Elle ne savait pas quoi répondre, il venait de la mettre au pied du mur. Soit elle fonçait tête basse pour le franchir soit elle abandonnait dès maintenant ses désirs de cultures. Un duel se jouait dans son esprit. Une partie d’elle voulait dire « oui » et l’autre « non ». Elle voulait voir l’homme lui montrer des sorts de magie noire mais d’un autre côté, elle ne voulait pas faire souffrir des innocents. Elle ne savait que faire, que dire. Elle voulait vraiment le voir à l’œuvre mais voir des personnes étrangères au monde magique souffrir pour son petit plaisir personnel lui provoqua une sensation de mal-être. Elle avait très bien saisit le double sens de ce qu’il venait de dire. Elle voulait voir, essayer mais pas mettre une personne démunie dans ce genre de situation. Son petit démon intérieur hurlait, il criait qu’il fallait qu’elle redevienne la personne sans cœur qu’elle avait été durant un petit bout de temps, il lui criait que ses ancêtres seraient fières de la voir sombrer à son tour dans les folies de la magie noire. Face au démon, il y avait une présence innocente qui agitait sous ses yeux les nombreux articles que Temperence avait lu sur Bellatrix Black-Lestrange. Une femme atteinte de folie, de démence... Le choix était cornélien. Elle voulait, elle pouvait mais elle ne voulait pas et ne pouvait pas à la fois. Elle devait décevoir Evan mais elle devait penser à elle et seulement à elle dans cette histoire. Elle refusait de blesser ces personnes mais... elle refusait aussi d’abandonner ses ambitions obscures.

« Euh...Je... »

Elle garda la tête basse quelques secondes et la releva pour observer le monde qui l’entourait. Le ciel s’assombrissait, les personnes commençaient à disparaître, une cloche sonnait au loin. L’heure du crime arrivait, enfin, si crime il y avait.

« Oui... je les aime bien... Ils sont fascinants, ils n’ont pas besoin de magie pour vivre, ils savent tout faire... des choses terribles comme des choses d’une beautés époustouflantes. Alors je vous dirais que oui... un simple sortilège ne les tuera pas mais, car oui il y a un « mais », si le sortilège inflige une douleur trop atroce, faite le sur moi. Je préfère souffrir maintenant et savoir le degré de douleur d’une telle magie... »

La jeune fille avait rivé son regard à celui de l’homme et elle ne vacilla pas une seconde. Elle se sentait sûre d’elle, déterminée. Elle apprendrait quoi que cela lui coûte, sauf la vie. Elle tenait bien trop à cette dernière pour la voir sombrer dès maintenant dans les abysses de l’oubli.
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Lun 6 Mar 2017 - 13:57


J'attendais de voir ce que la belle allait me répondre. A quel point avait-elle envie de découvrir cette magie ? Car si elle ne se sacrifiait pas elle, quelqu'un d'autre devait prendre sa place. L'ignorer c'est refuser d'apprendre. Je la regardais, elle s'approcha de moi en prenant une position certainement plus confortable pour elle, le grimoire obscur nous séparant.

J'essayais de me mettre à sa place. La situation de son côté devait être plus étrange que pour moi. Moi, je n'avais rien à craindre, elle tout à écrire. J'avais l'expérience ou elle semblait encore Innocence. Mais si elle voulait vraiment s'aventurer sur les chemins ténébreux de cette voie, alors je l'y aiderais volontiers.

D'abord elle laissa que deux petits mots brouillon s'échapper de ses lèvres. Et son regard se perdit un instant alentour. Tantôt dans le ciel qui se couvrait d'un sombre manteau, tantôt sur les moldus ignorants autour de notre manège. Quelque part nous étions une attraction, et eux étaient les touristes, la seule différence était qu'eux ignoraient leur position sur cet échiquier.

« Oui... je les aime bien... Ils sont fascinants, ils n’ont pas besoin de magie pour vivre, ils savent tout faire... des choses terribles comme des choses d’une beautés époustouflantes. Alors je vous dirais que oui... un simple sortilège ne les tuera pas mais, car oui il y a un « mais », si le sortilège inflige une douleur trop atroce, faite le sur moi. Je préfère souffrir maintenant et savoir le degré de douleur d’une telle magie... »

Quel paradoxe. Je lui fis une seconde une moue songeuse. Peu avant elle me disait qu'elle n'était pas prête à mettre sa vie en danger, et là, les moldus qu'elle me disait apprécier devenaient quelque chose qu'elle semblait vouloir protéger. Ou du moins, elle n'était pas prête à s'exercer sur eux, et me disait qu'elle préférait que je ne m'exerce sur elle pour lui monter. J'affichais un regard surpris, pas déçu non, mais elle ne savait pas dans quoi elle s'engageait réellement.

Son regard cependant, qui trouva le mien peu après, me fit part de sa volonté de se plier à ce qu'elle venait de me demander indirectement. Sa réponse ne me satisfaisait pas vraiment, car en orientant la conversation ainsi, je m'étais plus vu me servir de mes amis les moldus comme exemples à mes exercices. Et, de toutes les personnes que j'avais entrainé vers la magie noire, jamais je ne m'étais exercé sur une seule d'entre elles. Je lui répondis après un demi sourire.

- Hum... Il y a toujours une barrière entre ce que l'on désir et ce que l'on est prêt à faire pour y parvenir... Si tel est ton choix, je peux te faire ressentir une douleur que tu pourras être capable d'infliger après. Mais un jour, quand tu seras seule, je pense que tu changeras d'avis sur ce que tu es capable ou non de faire. La vie se veut ainsi de toute façon, tu n'en auras pas forcément le choix...

Je me taisais, laissant quelques instant la réflexion à la belle. Je me plierais à son choix, si elle ne se voyait pas faire souffrir un moldu et préférait être le cobaye, alors soit. Mais qu'elle ne se leurre pas sur ce que serait son avenir si elle continuait sur cette voie. Nul n'étudie la magie noire ouvertement sans penser pouvoir s'en servir un jour. Et ce jour-là, ça ne serait pas elle la proie. Elle devait bien l'avoir à l'esprit. Que tout n'était pas rose dans la vie, et qu'un jour ou l'autre, elle serait confrontée à ses idéaux et à ses propres convictions... Je repartais sur un ton ironique...

- On exclura donc le sortilège de la mort... Je peux te montrer l'Impéro, sur un moldu ou sur toi. Je peux juste le contrôler et le faire agir à ma guise si tu veux voir la capacité de contrôle que tu peux développer sur autrui. Après, si tu te dis prête à souffrir et l'est réellement, je peux te faire sentir la férocité d'un Doloris. Bien que je ne me vois pas te torturer avec longtemps. Mais si tu veux un aperçu de la douleur qu'il procure, je peux... t'offrir cela également.

Nouveau jeu de regards. Petite perle brune se disait prête à entrevoir cette magie. J'attendais comme une confirmation, ou qu'elle me dise ce dont elle avait envie. Et par cet hiver chantant, un nouveau manteau elle pourrait trouver pour la parer...
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Temperence Black
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Lun 6 Mar 2017 - 19:15


Comme elle le savait déjà, sa réponse sembla déplaire à l’homme. Elle hésita un instant à lui confier qu’elle ne voulait pas faire souffrir ces moldus là mais d’autres. D’autres personnes qui l’avaient détruite quelques années auparavant. C’était ces personnes qu’elle voulait voir souffrir. Cependant, elle ne voulait pas assouvir sa vengeance maintenant et pas agir sous magie noire et vengeance en même temps. Cela était une mauvaise idée. Très mauvaise idée.

Elle écoutait ce que disait l’homme qui la sondait une nouvelle fois. Des paroles résonnèrent sous son crâne. « Il y a toujours une barrière entre ce que l'on désir et ce que l'on est prêt à faire pour y parvenir... » . Il avait raison et sans vraiment le savoir, il venait de faire douter la brunette assise face à lui. Une nuée de question envahit son esprit.
Avait-elle réellement envie d’apprendre la magie noire ? Oui.
Avait-elle un quelconque intérêt pour les moldus ? Non... enfin oui. Elle voulait apprendre leur savoir, leur science, leur vie sans magie.
Son désir d’apprendre, était-il fort ? Oui. Cela faisait plus d’un an que la jeune femme consacrait au moins deux heures par semaine à la découverte de cette magie interdite. Au début, elle avait pensé s’en lasser mais il s’était bien vite révélé que l’attrait à l’inconnu était plus fort que le respect des lois.

Elle savait que dans la vie, rien ne lui tomberait de ciel par miracle, qu’elle devrait faire des concessions pour atteindre ses objectifs. Alors oui elle le ferait. Elle s’entraînerait sur des moldus s’il n’y avait pas d’autre possibilité. Après tout, elle aimait bien les frapper dans une salle de sport à la seule différence que dans le cas du sport, ils étaient consentants mais est-ce que cela avait réellement une importance cruciale ? Pas sûre.
Les moldus ne s’étaient pas inquiétés de son bien lorsqu’elle sortait fumer plus d’une herbe illégale dans une quelconque rue d’une quelconque cité française.

« On exclura donc le sortilège de la mort... Je peux te montrer l'Impéro, sur un moldu ou sur toi. Je peux juste le contrôler et le faire agir à ma guise si tu veux voir la capacité de contrôle que tu peux développer sur autrui. Après, si tu te dis prête à souffrir et l'est réellement, je peux te faire sentir la férocité d'un Doloris. Bien que je ne me vois pas te torturer avec longtemps. Mais si tu veux un aperçu de la douleur qu'il procure, je peux... t'offrir cela également. »


La brunette ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il l’informa que le sortilège de mort ne ferait pas parti de sa liste d’apprentissage. Il pensait donc à l’Impéro. Intéressant. Elle voulait voir ce sortilège comme beaucoup d’autres mais il fallait forcément un début alors ce serait lui. L’Impéro. Elle voulait voir comment une personne réagissait lorsqu’elle était placée sous le joug d’une autorité supérieure et après, elle voulait le ressentir. Sentir ce que cela faisait de ne plus être maître de soi. La brunette apparaissait sûrement comme une personne atteinte de folie mais était-ce totalement faux ? N’avait-elle pas développé un alter-ego avec le temps ? Une personnalité bien plus sombre qui aimait contrôler les choses et sentir le poison doux-amer des joints s’écouler dans ses poumons ?

Elle sourit. Elle avait arrêté de regarder l’homme mais elle ré-établit une connexion entre leur deux regards. Elle allait accepter. Elle allait dire « oui » à cet inconnu qui pourrait la tuer d’un coup de baguette mais elle était comme ça, elle n’y pouvait rien. Soit les gens lui faisaient bonne impression et elle se laissait aller en leur octroyant sa confiance. Une confiance qu’il ne fallait pas trahir. Ou bien elle ne les acceptait pas, que ce soit à cause de leurs paroles, de leur comportement ou de toutes autres choses.

Elle avait confiance en lui. Enfin, les bases d’une confiance mutuelle se matérialisaient lentement entre eux alors la jeune fille choisit de marcher sur le fil telle une funambule. Si elle tombait, il était son harnais de protection.

« Non enfin oui. Je veux dire qu’après mûre réflexion, je n’aime pas les moldus en eux-mêmes tant que cela... Je pense que c’est plutôt leur façon de vivre qui m’intéresse... Et pour le sortilège, l’Impéro semble être une bonne idée »

Elle avait répondu une nouvelle fois à l’homme après une remise en doute. En temps normal, elle se serait arrêtée à sa première idée mais les paroles que l’homme avait utilisées étaient lourdes de sens. Il avait touché la corde sensible de la jeune fille qui n’était plus qu’une fillette dans le monde de la magie noire.

« Je propose de se servir de cette personne là... »

La brunette pointa du discrètement un blond âgé d’une vingtaine d’année. Le garçon criait contre une femme qui semblait être sa copine. Il lui disait qu’il en avait marre qu’elle le trompe alors qu’il était lui-même avec une autre quelques instants auparavant. Elle se surprit de son choix mais après tout, ce n’était pas parce qu’elle voulait plonger dans l’antre de la magie noire qu’elle devait perdre son sens de l’humanité. Elle le perdait sans doute un jour. Mais pas maintenant.
Pas. Maintenant.
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Mer 15 Mar 2017 - 9:13


La belle resta pensive un long moment. Son regard s'échappa un instant loin de moi, comme mesurant précautionneusement tout ce que je lui avais dit. Les possibilités entrevues, et, surtout, le choix qu'elle allait devoir faire qui déterminerait bien des choses. Qui la déterminerait en somme. Car de choisir d'entreprendre cette voie pouvait écrire toute une route pour son avenir.

Après de longues secondes je récupérais un de ses sourires venu accompagner d'un regard. Elle semblait avoir assimilé l'idée que je lui avais exposé. Je la regardais constamment, comme si je sentais le besoin qu'elle comprenne qu'elle pouvait me faire confiance aveuglément, si elle voulait poser un pied sur cette ombre.

« Non enfin oui. Je veux dire qu’après mûre réflexion, je n’aime pas les moldus en eux-mêmes tant que cela... Je pense que c’est plutôt leur façon de vivre qui m’intéresse... Et pour le sortilège, l’Impéro semble être une bonne idée »

Elle avait donc peser le pour et le contre. La vraie réponse était parfois terrible à admettre, que l'on pouvait se passer de quelque chose que l'on aimait en apparence, mais c'était un choix nécessaire pour s'accomplir réellement, sous bien des aspects de la vie. Elle opta pour l'Impero et je me demandais un instant si elle voulait que j'use du sortilège sur elle. Mais elle coupa ma question en m'offrant sa vision des choses.

Un trou de balle moldu qui s'engueulait avec sa copine. Bizarrement, à écouter la scène qui se déroulait entre eux, je n'avais aucun scrupule à me dire que j'allais le manipuler. Puis le tuer ne me dérangerait pas non plus, tellement ça avait l'air d'être une enflure.

- D'accord. Garde une chose à l'esprit, pour tout ce qui est sortilège de magie noire. Bien sûr, comme pour tout le reste ils nécessitent une concentration exemplaire pour une réussite optimale. Mais pas que cela. Un sortilège impardonnable nécessite souvent aussi une détermination de réussite, une certaine forme d'indifférence quant à ta victime. C'est une partie des sacrifices à faire... Ça n'inclut pas forcément être sans cœur, mais il faut savoir faire la part des choses. Regarde et écoute.

Baguette plaquée sous mon avant-bras droit, laissant juste l'extrémité dépasser, je visais le fouille merd* et lançais un #Impero à voix mesurée mais déterminée. Il fut rapidement sous mon emprise et je le forçais alors à dialoguer comme je l'entendais avec sa "compagne".

"Ouais je t'ai trompée, et pas plus tard qu'hier ! T'as qu'à me quitter si tu veux je m'en fous de toi, je trouverais bien mieux rapidement et..."

Une bonne baffe dans la gueule venue de sa compagne et une flopée d'injures suivirent. La nana se barra larmoyante, et je décidais de laisser le blond comme un con au milieu du chemin, lançant un clin d'œil et un sourire amusé à la brune près de moi.

Puis je décidais de m'amuser un peu. Je fis se dévêtir l'homme, enlever ses vêtements un à un, et le fit alors courir un peu partout dans le parc en gesticulant comme un demeuré. Il ne fallut pas longtemps pour que des cris choqués de parents sortent de toutes parts, et, rapidement, un homme qui semblait être un des gardiens du petit parc arriva en courant et plaqua ma cible au sol. Je décidais alors d'enlever mon emprise sur lui, et reportais mon attention sur la belle en souriant.

- Il l'avait un peu mérité non ? Et sa nana, enfin son ex,  trouvera mieux... L'Impero est peut-être le sortilège le plus dangereux. Dans le sens où parfaitement maitrisé, tu fais faire ce que tu veux à n'importe qui. Bien sûr, les sorciers expérimentés sont plus compliqués à manipuler et pour certains, le sortilège doit être réutilisé régulièrement pour maintenir ce contrôle sur leur esprit ! En revanche, nos amis moldus ont bien souvent un esprit suffisamment bête pour pouvoir les faire agir sans limites. En tenant compte de cela, c'est un pouvoir extrême que de maitriser ce sort. Après, il a l'inconvénient de n'être limité qu'à un seul esprit, mai il reste entièrement malléable à ta volonté si tu en as les capacités !

Je regardais la brune, me demandant si elle avait apprécié mon petit jeu. La compassion n'avait pas sa place dans l'usage de la magie noire, et bien que le nudiste pestait contre le garde en prétendant ne pas savoir ce qu'il foutait à poil, avoir fait cette scène était un message que je voulais qu'elle comprenne. On ne pouvait pas se servir de ce sort en pensant l'utiliser pour le bien. Quand bien même cela serait pour une "bonne action", le simple fait d'y avoir recours était interdit.

- Bon, autre chose ? Ou tu veux essayer de le lancer peut-être ? Même si ça ne dure pas longtemps, entrevoir ce que cela te ferait d'être dans sa tête et de pouvoir ordonner ses actions.
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Jeu 16 Mar 2017 - 19:24


Temperence écoutait, observait et apprenait dans le plus calme. Elle avait vu le blond malfaisant perdre tous ses moyens contre le sort de l’homme assis à sa gauche. Elle l’avait vu bafouiller la vérité à sa copine, à son ex-petite-amie, dans un langage qui manquait de tact.

Les deux sorciers n’étaient pas ici pour faire dans la dentelle, du moins cela ne semblait pas être réellement le style de l’homme que la brune aimerait appeler un jour son mentor. Elle songeait à le lui demander mais elle ne le ferait pas maintenant. Même si elle lui faisait confiance, elle préférait attendre que ce début de relation amicale se consolide afin de lui demander un tel travail.

Peut-être en avait-il déjà eu mais la brunette doutait qu’il ait déjà eu à faire avec une personne du même caractère qu’elle. Avec une personne qui n’hésiterait pas à lui exposer son point de vue sur telle ou telle chose, une personne qui montrerait son désaccord quand elle le penserait justifié. Une personne qui poserait un nombre de question inimaginable et parfois sans réponse possible. Temperence plaignit l’homme un instant en imaginant qu’il acquiesce à sa demande mais d’un autre côté, elle sentait que l’homme n’aurait aucun scrupule à la punir si jamais elle dépassait les bornes. Pour Temperence, la relation de maître à élève qui les lierait peut-être un jour serait explosive.

Elle continuait d’observer le spectacle se déroulant sous ses yeux. Après la gifle que le blond venait de se prendre, Evan se décida de le punir encore plus. D’une simple pensée, d’un simple ordre, il lui ordonna de se dévêtir et l’homme le fit. Il retira son écharpe, son blouson, son pull, son t-shirt, des chaussures,.... Il finit totalement nu, comme un ver. Il courrait, comme un imbécile heureux. Temperence riait sous cape, elle ne voulait pas rire à gorge déployée comme le faisait certaines filles. Elle trouvait cela stupide et trop tape à l’œil.  

« Il l'avait un peu mérité non ? Et sa nana, enfin son ex,  trouvera mieux... L'Impero est peut-être le sortilège le plus dangereux. Dans le sens où parfaitement maitrisé, tu fais faire ce que tu veux à n'importe qui. Bien sûr, les sorciers expérimentés sont plus compliqués à manipuler et pour certains, le sortilège doit être réutilisé régulièrement pour maintenir ce contrôle sur leur esprit ! En revanche, nos amis moldus ont bien souvent un esprit suffisamment bête pour pouvoir les faire agir sans limites. En tenant compte de cela, c'est un pouvoir extrême que de maitriser ce sort. Après, il a l'inconvénient de n'être limité qu'à un seul esprit, mai il reste entièrement malléable à ta volonté si tu en as les capacités ! »

Elle écoutait sérieusement. Elle voulait apprendre alors elle le ferait et sans bavure, du moins elle limiterait les dégâts. Elle ne voulait pas se mettre la milice sorcière à dos alors qu’elle n’avait que 17 ans. Elle avait déjà  eu des ennuis avec la justice pour avoir usé de la magie sur les moldus alors qu’elle était toujours mineure, il était donc hors de question qu’elle se fasse reprendre une nouvelle fois par les autorités.

« Bon, autre chose ? Ou tu veux essayer de le lancer peut-être ? Même si ça ne dure pas longtemps, entrevoir ce que cela te ferait d'être dans sa tête et de pouvoir ordonner ses actions. »

L’homme la fixait toujours, comme s’il continuait d’essayer de la juger. Il avait sûrement raison mais la brunette ne se laissait pas faire. Il était hors de question que l’homme puisse lire en elle comme dans un livre ouvert même si connaître toutes les anecdotes sur la brune semblait être le cadet de ses soucis. Il lui proposait maintenant d’essayer mais elle ne savait. Elle doutait de réussir et elle avait peur qu’on ne l’aperçoive entrain d’utiliser un bout de bois pour contrôler une personne.  

Elle passa une nouvelle fois ses doigts sur le livre abîmé. elle pesait le pour et le contre. Encore une fois. Elle trouvait la proposition intéressante alors elle fit son choix assez rapidement mais, une nouvelle fois, elle fut plus lente à répondre que lorsqu’elle répondait du tac au tac.

« Oui, je veux bien essayer mais sur qui et comment ? Je sais qu’on doit prononcer la formule tout en visant la personne que l’on souhaite contrôler mais y-a t-il autre chose à faire ? une méthode afin d’accéder à la volonté de la personne ? »
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Dim 19 Mar 2017 - 10:40


J'avais vu la belle brune qui s'était emmitouflée dans sa cape pour retenir son rire lorsque j'avais joué avec le moldu. Et maintenant, elle semblait plongée dans une réflexion intense, sûrement à la recherche de ce qu'elle voulait faire, aimerait faire. Cela devait être soudain pour elle. Quelques minutes plus tôt elle laissait voler au vent les pages de son grimoire qu'elle jetait une à une après les avoir lu, touchant cet univers interdit des doigts sans penser le rencontrer si tôt.

Et là, je lui offrais l'occasion de mesurer ses effets, d'entrevoir ses possibilités, et, si elle le souhaitait, découvrir elle-même les premières sensations de ce monde obscur. Je vois sa main qui caresse le livre, comme si son esprit était aspiré à se demander si elle était prête ou non à passer cette barrière, à l'enjamber pour voir la fraîcheur des pâturages qui se trouvaient derrière. Entre penser un monde et le toucher, il n'y a que le pas de la Volonté à faire.

« Oui, je veux bien essayer mais sur qui et comment ? Je sais qu’on doit prononcer la formule tout en visant la personne que l’on souhaite contrôler mais y-a t-il autre chose à faire ? une méthode afin d’accéder à la volonté de la personne ? »

Je lui adressais un sourire satisfait. Ce n'était pas une décision facile à prendre. Et quand bien même n'aurait-elle pas voulu essayer de s'exercer que mon regard sur elle n'aurait pas été différent. Mais le fait qu'elle accepte, peu importe les résultats, témoignait d'une réelle envie me disant que ce livre n'avait pas atterri entre ses mains par hasard.

- La chose la plus importante, c'est ta concentration, le fait que tu veuilles au fond de toi que ton sort marche ! Si tu essaies la formule pour t'amuser, il y a de grandes chances qu'elle ne marche pas. En choisissant d'utiliser ce sortilège, tu dois être convaincue que tu veux et que tu vas, prendre contrôle de l'esprit de la personne. Sur un sorcier ça peut être plus complexe, mais sur les moldus, ils ne réfléchissent pas, du coup tu n'as qu'à le viser naturellement et t'appliquer dans le lancement de ton sort.

Je laissais une brève pose, mon regard ne quittant pas ses yeux, comme pour qu'elle s'imprègne de ma détermination. Je cherchais les cibles potentielles. Le garde avait viré le mec à poil, quelques moldus choqués en avaient profité pour fuir le parc. Il y avait moins de monde. Un homme plutôt âgé promenait son labrador qui avait l'air tout heureux de sauter dans la neige, tel l'enfant faisant ses premières boules à jeter.

- L'homme là. Essaye sur lui, il est vulnérable. Déjà c'est un moldu, mais il joue avec son chien, il ne se soucis pas de tout ce qu'il y a autour ou des dangers qui peuvent surgir. C'est une cible facile. Si tu réussis le sort, ça sera comme si ton cerveau se divise en deux parties, dans le sens où tu seras toujours toi et pourra toujours marcher et voir ce que tu fais, mais en même temps tu auras le contrôle de son esprit et pourra penser les actions qu'il va faire ! Comme si tu voyais ton monde et le sien avec chacun de tes yeux, et que tu pourras choisir ou tes propres actions ou les siennes. Reste concentrée, prononce bien la formule, et tu devrais pouvoir entrer dans sa tête. Après il est possible qu'il puisse résister, mais cette probabilité est faible, alors focalise toi uniquement sur ce que tu veux faire, pas sur ce qu'il y a autour. Oublie-moi, je ne suis pas là pour te juger, reste toi et agis comme si tu veux réussir.

Je me taisais, laissant quelques secondes mon regard sur elle pour être sûr qu'elle ait bien imprimé ce que je lui avais dit. Elle n'avait plus qu'à sauter la barrière, ne plus tenir le livre, mais quelque part le devenir.
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Mar 21 Mar 2017 - 23:39


La brunette écoutait son aîné avec silence. Elle allait essayer de lancer le sortilège impardonnable alors il fallait qu’elle sache comment faire. Elle n’était pas sûre de réussir du premier coup mais elle finirait par atteindre son but tel un chevalier dont la lame réussissait toujours à percer le cœur du dragon. Cependant, cette fois le chevalier n’avait rien du beau prince charmant tout de blanc vêtu mais il ressemblait plus à un ange pâle habillé de couleurs sombres. Le parfait opposé. Tandis que l’un cherchait à sauver, l’autre cherchait à comprendre comment fonctionnait le contrôle et le pouvoir sur autrui. Deux visions bien différente de deux personnes pourtant si semblables.

L’homme expliquait calmement, patiemment. Il décortiquait ce qu’il fallait faire mais son explication n’avait rien à voir avec les gribouillis recouvrant des pages entières de grimoires usées jusqu’à la corde. L’homme parlait et elle comprenait. Rarement lancer un sort empreint de noirceur n’avait paru aussi claire à la brunette. Après la théorie, il fallait se lancer dans la pratique. Alors qu’elle s’apprêtait à lancer le sort en espérant réussir pour que l’homme ait un soupçon de fierté, ses dernières paroles apparurent comme une mise en garde pour la jeune fille. « Oublie-moi, je ne suis pas là pour te juger, reste toi et agis comme si tu veux réussir. » . Elle ne devait pas se laisser influencer. Elle devait réussir d’elle-même et pour elle-même avant de réussir pour son professeur particulier et ponctuel.

« Je... D’accord, j’essaye. » La brunette se mordit légèrement la lèvre inférieure. Elle avait faillit s’exprimer en français alors que depuis le début les deux protagonistes parlaient l’anglais. Elle ne savait même pas si lui comprenait le français et savait le parler.

Temperence ferma ses yeux et inspira longuement. Elle décala légèrement le pan de sa veste pour retirer sa baguette qui s’y cachait dans une poche intérieure faite à cet effet. la baguette entre ses doigts, elle cacha prestement le bout de bois magique dans manche de façon à ne laisser poindre qu’un bout sous le ciel hivernal. Bout que seul l’homme à ses côtés ne pouvait remarquer.

Elle inspira une nouvelle fois avant d’ouvrir les yeux et de pointer l’homme promenant son chien avec sa baguette. D’une voix muette, elle prononça un #Impero quasi-inaudible en se concentrant. Elle réussi à toucher l’homme et lui ordonna alors de lever le bras mais, alors qu’elle allait crier victoire, le charme se rompit. Echec.

Temperence soupira et se concentra sous le regard examinateur d’Evan. Elle voulait réussir et, foi de Black, elle ne partirait pas de ce lieu avant d’avoir réussi le moindre sortilège même si pour cela elle devait y passer la nuit. A son grand bonheur, l’homme était toujours là, à jouer dans la neige avec son chien. Durant un instant, la brunette hésita à prendre le contrôle du chien mais elle doutait que le sortilège puisse fonctionner sur l’esprit de l’animal intelligent. Une nouvelle fois, elle pointa sa baguette vers l’homme mais, avant de lancer le sortilège, elle fit le vide dans son esprit.

Elle ignora la neige s’écoulant lentement du ciel, la chaleur qu’émettait l’homme à ses côtés, les cris enfantins de jeunes personnes se livrant à une bataille de neige. Rien, elle ne laissa rien interférer entre elle et son objectif de toucher l’homme. Elle prit une goulée d’air frais avant de lancer le sortilège. De la même manière qu’il y a quelques instants, le sort frappa l’homme. Cependant, cette fois-ci, la brunette ne relâcha pas la pression. Elle se visualisait au dessus de l’homme avec, dans ses mains, plusieurs cordes. Chacune d’entre elles reliée à une extrémité de la personne. Elle visualisa la corde reliant son index droit au poignet de l’homme. Temperence ordonna à l’homme de lever la main et son reflet imaginaire leva l’index droit ce qui fit se redresser le bras droit de l’homme. Une réaction en chaîne sans qu’il n’y ait le moindre contact. De la même manière, Temperence fit en sorte que l’homme fasse un tour sur lui-même. Nouvelle réussite. Alors la brunette décida de s’en prendre à une corde plus difficile d’accès : celle de la parole. Elle voulait faire en sorte que l’homme s’agenouille face au duo de sorcier, comme s’il refaisait ses lacets. Qu’il lance un regard vers Evan et que ses lèvres articulent une suite de sons formant un simple « j’ai réussi » . La brunette visait haut. Trop haut. Au moment d’actionner la parole, la connexion précaire se rompit pour laisser place à une marionnette dépourvue de cordes. Echec. Elle venait de perdre le contrôle.

Le visage de la brune exprima une légère déception mais laissa tout de même paraître un trait de fierté. Elle avait réussi. Partiellement, certes, mais réussi quand même.

« Ce n’était pas parfait mais j’ai tout de même réussi à garder le contrôle durant quelques instants. J’ai deux questions. Comment avez-vous fait pour faire parler l’autre, sur quelle ficelle avez-vous tiré ? Et, peut-on user de ce genre de magie sur un animal ou une autre créature ? »


Temperence espérait qu’il avait compris sa première question. Qu’il saurait à quelles ficelles la brunette avait fait allusion.
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Jeu 23 Mar 2017 - 10:11







J'observais la belle sans ne plus parler. Elle devait réussir à m'occulter totalement, à oublier tout le reste si elle voulait réussir. Je devais être une ombre pour elle, même si je continuais à garder un œil attentif sur sa concentration, son geste. Je vis ses paupières se clore, sa recherche de concentration, sa communion avec sa baguette, ses inspirations.

Je vis ses lèvres bouger quand elle décida de prononcer l'incantation, et observais alors l'homme au labrador. Un instant de la satisfaction apparue sur son visage, mais elle s'estompa aussi rapidement qu'elle était venue, j'en déduisis qu'elle avait perdu le lien.

Mais elle ne semblait pas abattue pour autant, et partie dans un nouvel exercice de concentration. Elle sembla hésitante, ou du moins, plus plongée encore dans sa concentration, pour cette fois ne pas avoir de nouveau l'odeur de l'échec venir jusqu'à elle.

Je suivais son entreprise des yeux, comme notant tout ce que je voyais avec la sévérité d'un maître. Je scrutais le moldu, attendant de voir des signes qui me diraient qu'elle à réussi. Je le vois alors qui lève son bras droit, avec aux commandes la belle. Puis il fit demi tour, face à nous. Je me demandais où elle voulait en venir, lui envoyant l'espace d'une seconde un regard intrigué.

Et là je vis qu'elle avait perdu le contact à l'expression qui se dessina sur son visage d'ange. Un teinte déçue avant de laisser place à un sentiment plus salvateur. Je regardais l'homme qui sembla s'interroger l'espace d'une seconde, avant de reprendre joyeusement ce qu'il était entrain de faire avec son chien plus tôt.

« Ce n’était pas parfait mais j’ai tout de même réussi à garder le contrôle durant quelques instants. J’ai deux questions. Comment avez-vous fait pour faire parler l’autre, sur quelle ficelle avez-vous tiré ? Et, peut-on user de ce genre de magie sur un animal ou une autre créature ? »

- En effet, ce n'était pas parfait... Mais l'essentiel est de procéder par étapes. C'est comme si tu écrivais un livre au final, tu ne peux pas arriver au chapitre final en un jour, tu dois avancer un petit peu en construisant jour après jour, avant d'arriver à la fin et de tout comprendre réellement. C'est déjà bien. Tu es arrivé à entrer dans sa tête et à lui faire faire quelques gestes. Tu peux être satisfaite, car tu as réussi à trouver la concentration pour. Seul l'expérience et la pratique pourront te faire avancer plus loin.

Je me taisais un instant et lui fit un grand sourire, car c'était déjà pas mal ce qu'elle avait accompli, même si elle avait visé trop haut pour un premier essai. Mais on ne connaissait réellement ses limites qu'en essayant de les franchir.

- Pour la parole, c'est un peu le même principe que les gestes. Les gestes, pour les réussir, tu dois te voir et te sentir les faire. Les paroles, tu dois les penser et te sentir les prononcer. Ce n'est pas forcément plus compliqué, c'est juste la subtilité de la différence qu'il faut assimiler. Tu as dû sentir ce fourmillement au bout de ton bras, celui qui te donne la connexion avec ta cible, tout passe par là, il suffit juste de le penser comme si c'était toi qui voulait le faire ! Et alors les ficelles s'actionneront toutes seules ! Pour ta deuxième question, la réponse est non, tu ne peux pas prendre le contrôle d'un animal ou d'un dragon par exemple, seulement d'une personne. Mais n'oublie pas qu'un esprit fort pourra toujours réussir à t'empêcher de prendre son contrôle, alors assure-toi de t'exercer sur des personnes vulnérables si tu ne veux pas qu'on te voit entrain d'exécuter ce sort...

Je me taisais de nouveau, lui laissant un sourire pendant que je la laissais prendre en informations ce que je venais de lui dire. Le moldu avec le chien disparaissait derrière un arbre couvert de neige. Le ciel emprunt d'un gris qui semblait annoncer que d'autres chutes pourraient venir bientôt.

-Tu veux voir autre chose ? Un autre sort ? As-tu des questions sur quoi que ce soit ?
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Re: Quelque part en France

Message par : Temperence Black, Sam 1 Avr 2017 - 11:31


Bien que l’homme la rassure sur le fait que c’était normal qu’elle n’ait su jouir pleinement de ce sortilège, la brunette n’arrivait pas à sentir une part de son âme heureuse de son « exploit ». En réalité, elle trouvait triste le fait de ne pas avoir réussit mais elle s’entraînerait encore et encore à la recherche de l’osmose parfaite entre l’esprit de la victime et le sien. Un jour, elle réussirait à contrôler une personne même si pour cela elle devait y passer des heures.

L’envie de prendre des notes l’avait démangé lorsque l’homme lui avait fourni bon compte d’explication sur le sortilège mais prendre un cours sous forme de ce qu’elle appelait un petit « rendez-vous informel » n’avait rien à voir avec un cour lambda suivit par une quinzaine d’élève. Si elle loupait une phrase complète de ce que disait l’homme, il n’y aurait personne pour lui sonner un parchemin avec le discours écrit dessus. Elle préférait donc en apprendre un maximum maintenant et prendre des notes mentales afin d’approfondir ses recherches dans un quelconque bouquin abordant la magie noire.

« Tu veux voir autre chose ? Un autre sort ? As-tu des questions sur quoi que ce soit ? »

« Laissez-moi quelques secondes... »

Aussitôt que la brune eut parlé, elle ouvrit le livre et fouilla avec avidité entre les lignes. Par endroit, l’encre avait coulée mais cela ne gênait en rien la lecture de l’ouvrage dangereux. Elle avait commencé ce livre une semaine auparavant et, tout au long de sa lecture, elle avait griffonné quelques notes dans les marges. Elle avait en effet plusieurs questions à poser ainsi qu’une demande pour un sortilège assez particulier. Elle l’avait lu et relu mais elle ne saisissait pas tout le principe du sortilège. Elle le recherchait dans les pages jaunies, elle ne le trouvait pas mais elle savait qu’il était dans ce fichu bouquin.

Elle regarda dans le sommaire mais les écritures avaient été effacées par le temps, la double page était maintenant illisible. Elle soupira. Elle se trouva idiote de ne pas trouver l’objet de sa convoitise mais elle décida de ne pas abandonner. Elle repassa une nouvelle fois le livre au crible, en prenant cette fois-ci le temps d’observer chaque page et sans user du risque d’en laisser une de côté. De cette manière, il lui suffit de tourner une quarantaine de pages pour trouver le sort convoité. Des schéma l’illustraient. Un cercle noir avec un homme à l’intérieur, une transformation physique, un bout de page arrachée, des parties partiellement effacées. Cette page était la plus abîmée du livre et cela n’était pas du à l’usure, non. En réalité, cette page semblait avoir été détruite par une main humaine, une main désirant masquer et faire tomber dans l’oubli un tel sortilège. Les quelques secondes qu'elle avait demandé à l'homme s'étaient transformées en minutes.

« Excusez-moi pour ce temps de recherche mais j'avais perdu la page. Cette page est tellement abîmée que je ne sais qu’en penser. Pourquoi a-t-elle été fracturée de la sorte ? Pourquoi n’avoir détruit que cette double page ? »

Au sommet de la page, on pouvait y voir un titre apparaître, de ce qu’elle en avait compris, la brune savait que c’était un sort à visé métamorphique mais on ne pouvait y lire que la première partie du sort à lancer : Versipellis.

La brune jeta un bref regard à l’homme et elle décida de lui octroyer une nouvelle fois sa confiance. Elle lui tendit le livre pour qu’il le prenne et lui raconte son savoir au sujet de ce sortilège là.
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Evan
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Re: Quelque part en France

Message par : Evan, Lun 10 Avr 2017 - 11:03







Je scrutais la belle. Elle, rivage encore indéfini, perdu entre des arbres de candeurs et une magie noire naissante. Quelque part, j'étais la main qui la cueillait, j'étais le temps qui la forgeait. Je ne savais trop comment elle me percevait, mais je savais que je pouvais la guider, aussi profondément qu'elle était prête à me suivre.

« Laissez-moi quelques secondes... »

Je la vis replonger dans son ouvrage, comme cherchant à y dénicher l'objet de sa curiosité. La voir ainsi, tourner les pages que son regard semblait connaître par cœur, que son esprit semblait avoir déjà accueilli comme semblable, me laissait confiant quand aux perspective futures à développer avec elle. Quoi qu'elle me demanderait, je lui accorderais.

Certaines pages parlaient, elles contaient leur vécu, elles narraient des mots qui avaient conduit à bien des morts, qui avaient survécu à bien des batailles, qui avaient laissé bien des entailles, qui avaient supprimé bien des corps...

Je voyais son visage qui changeait d'expressions à mesure qu'elle approchait de la fin. Et, quand elle eut tout parcouru, elle laissa un soupir de mécontentement. Pour autant, elle repartit à l'abordage du bouquin, et je restais stoïque, attendant patiemment qu'elle ne trouve ce dont elle voulait me parler.  

« Excusez-moi pour ce temps de recherche mais j'avais perdu la page. Cette page est tellement abîmée que je ne sais qu’en penser. Pourquoi a-t-elle été fracturée de la sorte ? Pourquoi n’avoir détruit que cette double page ? »

Elle avait trouvé. Et je posais mes yeux sur la page fragmentée. Je restais complètement perdu dans mes pensées alors que je m'emparais de l'ouvrage qu'elle me tendait. J'eus un frisson. Je savais exactement la réponse à lui donner. Je savais exactement de quoi traitait cette double page. Un sortilège bien noir, découvert il y avait peu de temps. Peut-être pire que le sortilège de la mort lui-même. Pas un instant je n'avais pensé à l'infliger à quelqu'un un jour.

- J'imagine... Que cette double page a été déchirée pour que ce sort ne soit connu que par peu de monde... Je considère ce sortilège comme le pire qui soit. La mort à côté peut-être vue comme un cadeau du ciel. Je ne connais aucun sorcier vivant qui l'a utilisé, et si je devais le lancer, ça serait juste sur un moldu pour en voir les effets avant de l'achever...

Je posais mon regard sur elle, refermant le livre machinalement. Beaucoup d'adultes ignoraient ce sort, peu d'élèves devaient soupçonner son existence, même dans leur cauchemar. Je repris finalement à son attention.

- Versipellis Sempra...  La malédiction du lycanthrope. Ce sortilège contamine la personne touchée de lycanthropie. En plus de le condamner à une vie d'errance, de ce que je sais, la première transformation est immédiate, à peine le sort eut-il touché sa cible. Ce qui laisse présager une douleur immense, une perte de repères totale, et, surtout une perte de tout contrôle possible sur la personne visée...

Je déposais le livre fermé dans les mains de la belle. Me souvenant un instant de ma morsure. De ma première transformation. Même en y étant préparé, cela restait la douleur la plus atroce que j'avais subie dans ma vie. Alors l'idée, de l'infliger à quelqu'un, en châtiment immédiat, paraissait de loin un des moyens les plus extrêmes de faire souffrir, de tout ce que je connaissais de la magie noire.

- J'espère que tu n'auras jamais à croiser le chemin de ce sortilège...
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