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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Visite nocturne
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Kohane Werner
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Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Jeu 28 Jan 2016, 21:16


Autorisation de Lizzie Bennet pour l'ouverture de ce sujet

RP avec Asclépius Underlinden, suite de ce rp

Il n'était pas tout à fait 22h. J'avais emprunté, pour la première fois, un des passages secrets qui conduisaient à Pré-au-lard. Je n'avais jamais mis les pieds dans le petit village, de nuit. C'était ma toute première expérience. A dire vrai, j'étais tiraillée entre une légère angoisse -les rues n'étaient absolument pas sûres- et une grande excitation -comme pour chaque nouvelle expérience.

J'avais laissé mon uniforme dans le dortoir pour le remplacer par un jean et un gros pull. Par-dessus, j'avais enfilé manteau, gants et bonnet. Il ne faut pas croire mais la nuit, il peut faire super froid !
Les rues étaient éclairées, la vie nocturne battait son plein. Sur la place, des gens allaient et venaient. Des couples, des familles, des personnes seules. Certains semblaient pressés, d'autre flânaient. Les magasins étaient clos mais les bars ouverts.

J'avais hâte d'arpenter ces rues, de m'enfoncer dans les ruelles étroites et légèrement flippantes, surtout de nuit. Pourquoi pas aller jusqu'à la cabane hurlante ? Je m'étais toujours demandé si elle était réellement habitée par toutes sortes de créatures. En vérité, je n'y croyais pas trop. Légendes urbaines.

Je m'assis sur un des bancs qui étaient disséminés un peu partout sur la place. Je revis l'hésitation d'Asclépius, une heure plus tôt. J'entendis à nouveau sa question "- Tu penses partir maintenant ou plus tard... ?", laquelle sous-entendait un oui difficile à prononcer pour un type comme lui, aussi bien éduqué et qui n'avait, sans doute, jamais enfreint la moindre loi, le moindre règlement de sa vie.
J'espérais vraiment qu'il ne s'était pas défilé, qu'il allait venir. Qu'il n'avait pas renoncé au dernier moment. Sinon, ce serait pas drôle. J'avais toujours rêvé de cette escapade nocturne dans Pré-au-lard. Mais pas toute seule.

Pendant un instant, je me demandai ce que je ferais, s'il ne venait pas. Rentrerais-je au château, dégoûtée et surtout déçue ? Ou ferais-je tout de même mon exploration, même sans compagnie ? Pas sûr... Je n'étais pas de nature trouillarde mais tout de même, les histoires qui circulaient à propos d'attaques de nuit n'étaient pas des plus rassurantes.
Je me dis alors que j'avais été bien inconsciente, de nous avoir amenés ici. Oui, c'était dangereux. Il y avait des risques... Mais... Oh et puis Mer** ! Vivre est un risque perpétuel, non ? Et puis, Asclépius était assez grand pour mesurer lui-même le danger qu'il se sentait capable d'affronter. S'il ne venait pas, cela signifiait qu'il avait évalué les risques comme trop grands pour être encourus. Et s'il venait, il le faisait en pleine connaissance de causes.

Perdue dans mes pensées, j'avais quelque peu perdu la notion du temps et je ne savais plus quelle heure il était. 22h ? 22h passées ? Allait-il venir ?
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Asclépius Underlinden
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 29 Jan 2016, 12:55


Asclépius songea pour la énième fois qu'il avait complètement perdu l'esprit. Il grommela un instant en sortant d'un tunnel obscur qu'il l'avait amené dans un tronc d'arbre, non loin de Pré-au-lard. Etait-il fou ? Il se posait sincèrement la question; sinon, il n'aurait jamais accepté une telle escapade... Et surtout, il ne serait jamais venu ! Comme tous ses camarades, il lisait les journaux, et les nouvelles n'étaient que bien peu réjouissantes. Les attaques de nuit étaient innombrables, causées en partie par ce groupuscules de Mangemorts. Il soupira un instant en se rappelant ses cours d'Histoire de la Magie et du dernier mage noir anglais: Lord Voldemort. Apparemment, il était l'héritier de Salazar Serpentard, ce qui sous-entendait une certaine classe. Mais ce nouveau groupe, qui étaient-ils ? Qui était leur chef ? Pour quoi se battaient-ils ? Il espérait ne pas y être confronté ce soir.
Il commença à marcher en direction du petit village. Il avait laissé son uniforme proprement plié dans son armoire pour se vêtir plus simplement d'un costume-cravate noir, de gants noirs et d'un épais manteau en col de fourrure. Tout chez lui criait la vieille noblesse sorcière mais ce manteau était tellement pratique et confortable...

Il rajusta ses gants et marcha doucement, calmement... Il n'avait rien à craindre. Il avait évalué les risques et... N'en avait pas tenu compte. Il avait préféré enfreindre inconsciemment le règlement pour... Pour quoi précisément ? ça, il pouvait y répondre: il voulait se sentir libre et vivant pendant quelques temps. Se libérer de cette fatalité de troisième fils d'une vieille maison. De par sa naissance, il n'était rien. Une fois son diplôme en poche, il partirait, et loin. Pour ne plus jamais revenir. Ou peut-être de temps en temps.

De nouveau, il soupira. Ce n'était pas la peine de penser à tout cela maintenant, il devait encore retrouver Kohane.

" - On se retrouve sur la place principale de Pré-au-lard dans une heure. Tu n'auras qu'à passer par un des passages secrets. Ne t'endors pas d'ici là ! Et surtout, ne te défile pas ! Tu vas vivre la meilleure aventure de toute ta petite vie ! "

Il leva les yeux au ciel d'un air exaspéré en se souvenant des paroles de la jeune fille. Pourquoi avait-il accepté de venir déjà ?

Il atteignit sans trop de peine la place principale du petit village; l'horloge centrale indiquait 22h03. Parfait, ce n'était pas convenable d'arriver pile à l'heure. Il s'approcha de la jeune fille de Gryffondor avant de prendre la parole:

" - Quand tu m'avais dis que j'allais "vivre la meilleure aventure de toute ma petite vie", je ne m'attendais pas à aller faire du lèche-vitrine. " Dit-il, un sourire sarcastique sur le coin des lèvres.
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Sam 13 Fév 2016, 18:35


Brr... ce qu'il pouvait faire froid, quand on reste immobile. Les yeux dans le vague, je regardais sans vraiment voir l'incessant ballet de va-et-vient. Pré-au-lard attirait vraiment pas mal de monde le soir.
- Quand tu m'avais dis que j'allais "vivre la meilleure aventure de toute ma petite vie", je ne m'attendais pas à aller faire du lèche-vitrine, dit soudainement une voix.
Je sursautai, sortant brusquement de ma rêverie. Néanmoins, j'esquissai un sourire avant de me tourner vers Asclépius. Il était donc venu. Il ne s'était pas défilé. Tant mieux.

Je me levai du banc sur lequel j'étais assise et lui fis face, la mine réjouie par son apparition (qui l'eût cru ?). Je détaillai un court instant sa tenue. Son manteau au col de fourrure retint mon attention. Il n'avait plus son uniforme, cependant sa tenue n'en était pas plus décontractée. Au contraire, je trouvais qu'elle ajoutait encore plus à sa position de sorcier aristocrate, issu d'une vieille famille au sang pur et noble.

-Du lèche-vritrine, à cette heure ? répondis-je d'un ton amusé. Je crains de te décevoir, mais toutes les boutiques sont fermées. Bien qu'un peu de shopping ne te ferait pas de mal, ajoutai-je, mon sourire s'élargissant.
D'un geste vague, je désignai son manteau avant de reprendre :
-Acheter un bon jean aux teintes délavées te changerait un peu. Malheureusement, ce n'est pas maintenant que tu feras tes courses. A moins que tu ne proposes qu'on s'introduise par effraction dans un magasin et qu'on le cambriole. Pourquoi pas ; ce serait pas première tentative de cambriolage.
J'eus un rire alors que je commençais à m'éloigner de quelques pas. Je plaisantais, bien évidemment. J'avais beau être en guerre contre les règles, je ne tenais tout de même pas à me faire accuser de cambriolage. Ca se paierait certainement bien plus cher qu'une simple effraction au règlement de Kholov.

-La ville n'a pas l'air trop mal, de nuit. On dirait qu'il y a tout de même de l'activité. Mais, bien évidemment, si tu cherches directement le frisson et l'adrénaline, on peut toujours traîner dans les petites ruelles sombres et insalubres, à la recherche de danger et d'aventure !
Je fis une courte pause. Il commençait sérieusement à congeler.
-Bon, on ne va pas prendre racine ici, si ?
Sur ces mots, je saisis le poignet d'Asclépius et, sans lui demander son avis ni lui poser de questions, je l'emmenai vers l'artère principale de Pré-au-lard. Ce serait certainement là qu'il y aurait le plus de monde. Les gens entrant ou sortant des bars, faisaient la discussion, se baladant... tout cela devait se trouver en quantité satisfaisante là-bas.
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 14 Fév 2016, 16:16


Il semblait plutôt satisfait d'avoir fait sursauter la Gryffonne : c'était une petite vengeance, un peu mesquine et pas forcément très mature mais bon.. Il faisait honneur à sa maison après tout ! Faire peur aux Gryffondor faisait partie du contrat et franchement, c'était jouissif. Il devrait essayer avec des premières années tiens, pour voir ce que ça pourrait donner... Le froid lui conférait vraiment beaucoup plus d'audace. Normal, Asclépius aimait la neige, pour ne pas dire qu'il l'adorait. Etant né et ayant jusqu'à maintenant toujours vécu dans le Schleswig-Holstein, il était habitué aux rudes températures. Tout ceci forgeait efficacement à la fois le cœur et l'âme des habitants !
Donc sous la neige, il avait moins peur. CQFD. Mais qu'avait-elle à le dévisager de cette façon ? Il n'avait plus de nez ou quoi ?

" - Du lèche-vritrine, à cette heure ? lui répondit-elle avec amusement. Je crains de te décevoir, mais toutes les boutiques sont fermées. Bien qu'un peu de shopping ne te ferait pas de mal. "

Elle lui faisait un grand sourire mais le jeune Underlinden avait commencer à froncer les sourcils. Pourquoi devrait-il s'acheter de nouveaux vêtements ? Ceux-ci étaient de la dernière mode, il n'allait pas non plus en changer toutes les semaines !

" - Acheter un bon jean aux teintes délavées te changerait un peu. Malheureusement, ce n'est pas maintenant que tu feras tes courses. A moins que tu ne proposes qu'on s'introduise par effraction dans un magasin et qu'on le cambriole. Pourquoi pas ; ce serait pas première tentative de cambriolage. "

Il lui semblait que son cerveau s'était mis en veille face à l'afflux d'information. Un cambriolage ? Avec tout ce monde ? Et plus important, c'était quoi un "djine" ? Un "Djinn" peut-être ? Mais qu'irait-il faire avec un petit génie oriental ? C'était la dernière mode au Royaume-Uni ?
Cela lui arrivait rarement, mais il était franchement perplexe. Il voulut rajouter quelque chose mais la jeune fille s'était déjà éloignée. Soupirant, il décida de la suivre, leur conversation n'était pas terminé.

"- La ville n'a pas l'air trop mal, de nuit. On dirait qu'il y a tout de même de l'activité. Mais, bien évidemment, si tu cherches directement le frisson et l'adrénaline, on peut toujours traîner dans les petites ruelles sombres et insalubres, à la recherche de danger et d'aventure ! Il la vit faire une pause avant de reprendre d'un ton décidé. Bon, on ne va pas prendre racine ici, si ? "

Et sans autre forme de procès, le jeune Serpentard se retrouva remorqué par l'impétueuse Gryffondor. Franchement, il n'avait plus 5 ans, ce n'était pas la peine de lui tenir la main. Il se dégagea d'ailleurs rapidement de son emprise d'un geste particulièrement sec.

" - Il y a vraiment des petites ruelles sombres et insalubres ? A Prés-au-lard ? Il esquissa un sourire narquois, marchant tranquillement auprès de sa camarade. Il y a encore beaucoup de monde à cette heure-ci, peut-être que certains commerces sont encore ouverts. Sinon, nous pouvons toujours nous balader aux alentours. "

Asclépius sortit sa montre à gousset en argent, où son blason se trouvait gravé sur la coque. Il regarda l'heure avant de reprendre la parole :

" - Mais s'il y a une taverne ou une auberge d'ouverte, cela pourrait être distrayant. "

Il sourit légèrement et se tourna vers Kohane.

" - Que dirais-tu d'un petit pari ? Tu es bien prétentieuse avec tes leçons de morales démagogique mais as-tu seulement une bonne descente ? Inutile de te prétendre allemande ou britannique si tu es incapable de vider la moindre chopine de Biéraubeurre. "
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Mar 08 Mar 2016, 18:29


Etrangement, Asclépius sembla bloquer un moment lorsque j'évoquai l'idée qu'il s'achète un jour un jean délavé. Qu'est-ce qu'il y avait d'extraordinaire dans ce que je venais de dire ? Je ne comprenais pas pourquoi il paraissant autant perdu dans la mer de l'incompréhension la plus totale. Mais, n'y pensant bientôt plus, je me mis en route, l'obligeant à me suivre.
Bien évidemment, cela ne lui plut pas. Il se dégagea d'un geste assez brusque. Sans m'en offusquer, je le regardai tranquillement.

- Il y a vraiment des petites ruelles sombres et insalubres ? A Prés-au-lard ? dit-il, avec un grand sourire narquois.
J'eus un haussement d'épaules :
-Je suppose, comme dans tout endroit.
En vérité, je ne savais pas trop. Je n'avais jamais vécu Pré-au-lard de nuit et je ne connaissais le village même que depuis un an, vu que j'avais passé mes cinq premières années en Allemagne. Alors, à dire vrai, l'endroit ne m'était familier que par ses boutiques et ses bars. Les endroits sombres et craignos, je n'avais pas encore eu la chance -ou la malchance- de m'y rendre.

Nous marchions tranquillement côte à côte (chose plus étrange, au vu de notre prise de bec à la bibliothèque, quelques heures plus tôt). Asclépius continua :
-Il y a encore beaucoup de monde à cette heure-ci, peut-être que certains commerces sont encore ouverts. Sinon, nous pouvons toujours nous balader aux alentours.
-Ah, mon idée de jean délavé t'intéresse, alors ! m'exclamai-je, presque triomphante.
Néanmoins, le Serpentard ne sembla pas faire attention à ma remarque car il sortit une montre à gousset (oui, vous savez, ces vieux trucs qu'on n'utilise plus depuis belle lurette !) et regarda l'heure.
-Ben dis donc, lâchai-je dans un souffle, tu vis vraiment dans un autre monde...
D'abord les vêtements, et maintenant la montre... Ce type était quand même bizarre. Je n'osais même pas imaginer la tête que pouvait avoir sa maison -ou son manoir- de l'intérieur. Je voyais déjà le vieux mobilier qu'on nous datera de 1700 et quelques, ayant appartenu à untel, arrière, arrière, arrière etc grand-père, grand et célèbre sorcier pour X raison. Le blason de sa famille reproduit un peu partout, même sur les objets les plus petits -comme sur cette montre, d'ailleurs.

- Mais s'il y a une taverne ou une auberge d'ouverte, cela pourrait être distrayant, reprit le Serpentard.
Je tournai vivement la tête vers lui, arrachée de mes pensées et des diverses images que je me faisais de son manoir austère et super riche.
-Une taverne ? répétai-je, comme pour faire en sorte que le mot monte jusqu'à mon cerveau.
C'était drôle. Au vu de ses airs bon chic bon genre, je ne l'aurais jamais imaginé vouloir aller traîner dans une taverne. Comme quoi, il y a des choses des plus surprenantes dans la vie.
- Que dirais-tu d'un petit pari ? Tu es bien prétentieuse avec tes leçons de morales démagogique mais as-tu seulement une bonne descente ? Inutile de te prétendre allemande ou britannique si tu es incapable de vider la moindre chopine de Biéraubeurre.

Ah, il me mettait au défi ! Non mais, il allait voir !
-Tu crois que c'est un petit Serpy dans ton genre qui n'a jamais mis le nez dehors qui est le plus à même de me lancer un tel pari ? répondis-je, tout sourire. Bien sûr, que je sais descendre une chopine de bièraubeurre ! Et tu vas voir ça !
En vérité, je n'en savais rien du tout. Evidemment, j'avais déjà bu de la bièraubeurre. Mais je n'avais jamais essayé de descendre d'un seul coup une chope bien remplie. En fait, avec mon poste de stagiaire aux 3B, j'étais désormais plus celle qui servait les chopes plutôt que celle qui les avalait.
Cependant, j'étais bien décidée à relever son défi.

Je repérai, par une enseigne lumineuse, une taverne que je ne connaissais pas, où je n'avais jamais mis les pieds. Tirant sur la manche d'Asclépius, je lui désignai l'endroit d'un signe de tête :
-Viens, on va là ! Je ne connais pas cet endroit alors ça me donnera l'occasion de le découvrir !
Je courus presque vers la taverne, poussai la porte d'un coup d'épaule.

Il y avait pas mal de monde, c'était animé. Et bien évidemment, nous devions être les plus jeunes. En même temps, tout Poudlardien sensé était, à l'heure qu'il était, bien au chaud dans son lit. Pas nous. Certainement parce que nous étions un peu tarés sur les bords.
Je jetai un coup d'oeil à Asclépius, arborait un large sourire et commençai à me dirigeai vers le comptoir.
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 18 Mar 2016, 19:42


Le Serpentard se contenta d’hausser les épaules d’un air détaché face aux remarques de la Gryffondor. Non, il n’irait pas délaver un Djinn (vraiment, quelle chose cruelle que ceci !), et il ne vivait pas dans un autre monde. Ou alors était-ce elle qui vivait dans un autre monde ? Le nobliau se sentait bien seul par moment : seul avec son éducation, ses manières, ses traditions et son héritage d’Underlinden accompli.

Mais, et alors ? Ce qu’elle pouvait l’agacer, elle et ses jugements de valeur. Il était un Sang-Pur et le resterait. Oui, il se savait archétypal, mais n’en avait cure, voire même le revendiquait lorsqu’il le fallait. Allait-il vraiment renier ce qu’il était à la moindre remarque impertinente d’un de ses camarades ? En plus, une lionne mal élevée, on aura vraiment tout vu…

Petit soupire hautain et exaspéré. Voilà, c’était ça la bonne réaction.

« - Tu crois que c'est un petit Serpy dans ton genre qui n'a jamais mis le nez dehors qui est le plus à même de me lancer un tel pari ? Bien sûr, que je sais descendre une chopine de bièraubeurre ! Et tu vas voir ça ! »

« Petit Serpy » ? Hé oh dis donc, l’était pas si petit. Et pas un « Serpy », mais un Serpentard. C’était quoi ce mépris supérieur ? Grr, Asclépiousse allait montrer les crocs de nouveau, à ce rythme-là.
Mais, ce qui le tempérait, c’est que cette arrogante avait accepté son défi. Tiens, il allait pouvoir se venger dans les règles et la laisser cuver son vin, la tête au fond de sa choppe ! Il en aurait bien ricané, mais il avait de l’éducation, lui !

« - Viens, on va là ! Je ne connais pas cet endroit alors ça me donnera l'occasion de le découvrir ! »

Quoi ? On ne tire pas sur sa manche : son vêtement était de riche facture : de la meilleure qualité qui soit ! Si elle continuait ainsi, son habit serait déformé. Son impertinence irait-elle jusqu’à abimer ses affaires ? Mais quelle horreur ! Quel malheur devait-il subir encore !

Il leva alors son regard en direction de l’enseigne lumineuse et, avant qu’il ne puisse répondre quoique ce soit, la lionne était déjà partie en courant, loin devant… Le jeune homme était presque tenté de la planter là et de partir de son côté. Mais il ne le fit pas, et se contenta de marcher tranquillement jusqu’à l’établissement : seuls les gens du peuple couraient pour aller dans une taverne. Lui, en tant que privilégié, avait tout son temps : donc il marchait. CQFD.

Il suivit Kohane, quelques pas derrière, avant d’entrer à son tour dans la taverne, en ouvrant la porte bien moins brusquement. Un coup d’épaule ? Vraiment ? Elle se croyait à un match de Quidditch ou quoi ? Pff, fallait vraiment falloir refaire toute son éducation…
Mais ce n’était certainement pas lui qui s’en chargerait : il avait déjà suffisamment donné de sa personne en acceptant de supporter sa désagréable compagnie !

En entrant dans le bar, son sensible odorat fut agressé par des relents de sueur, d’alcool et de conversations. Bien que l’odeur lui soit incommodante, il ne s’en plaignit pas. Pas qu’il aimât cette pestilence, mais plutôt qu’il appréciait les ambiances folkloriques des bars et tavernes. Son cousin, Albert, l’emmenait fréquemment dans des bars plus insalubres les uns que les autres : Moldus ou sorciers. Il disait, qu’il appréciait ce théâtre particulier, et il n’avait pas tort. Asclépius voyait toutes sortes d’acteurs plus disparates les uns que les autres sur cette scène : des compagnons éphémères de boisson qui parlaient bruyamment, des jeunes gens qui prenaient un peu de bon temps, des habitués qui fumaient il ne savait trop quelles sortes de substances, des personnes peu recommandables, ou simplement endormies sur les table, d’autres qui cuvent leur Whisky… Et une petite vieille qui sirotait une Chope fumante, son Croup allongé sous ses petits pieds potelés.
A coups surs, le spectacle serait intéressant. Autant qu’il l’espérait ? Pour être honnête, il n’espérait pas grand-chose, puisqu’il aimait la surprise. Rien n’égalait le frisson de l’inconnu… Ou peut-être que si ? Le discours n’avait-il pas le droit de changer ?

Voyant sa camarade s’approcher du bar, il en fit de même, avant de se hisser sur un des tabourets avec élégance, comme s’il dansait une sorte de ballet de comptoir. Il se permit même un sourire amical en direction du barmaid – comme s’il était un habitué – avant de commander deux grandes chopes de Biéraubeurre pour la demoiselle et lui-même.
Asclépius avisa ensuite la petite lionne de sa hauteur narcissique, et l’invita à s’asseoir à ses côtés en tapotant le tabouret non loin de lui, d’un air presque hautain, mais satisfait de la situation.

« - Si tu n’arrives pas à finir ta choppe avant moi, tu devras me livrer une information personnelle, entendu ? Dit-il avec un fieffé sourire de serpent. »
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Sam 19 Mar 2016, 11:59


Il y avait vraiment une ambiance... spéciale dans cette taverne. Pas du tout ce à quoi j'étais habituée avec les 3B. Ca avait plutôt l'aspect du bar populaire, peut-être malfamé, qui sait. Mais cela ne me déplaisait pas et j'aimais voir toutes ces personnalités si différentes les unes des autres se côtoyer, boire un verre ensemble, se saouler en groupe, déblatérer des paroles incompréhensibles.

En me dirigeant vers le bar, je sentis quelques regards peser sur moi. Un type sembla m'adresser quelques mots dans un langage que je ne connaissais pas -le langage de-ceux-qui-ont-un-peu-trop-bu-pour-sortir-une-phrase-cohérente-et-correctement-construite.
Certainement qu'en ce jour de semaine, à cette heure qui dépassait largement le couvre-feu, les clients n'étaient pas habitués à voir des étudiants. Pendant un instant, j'imaginai la tête de Kholov s'il nous surprenait ici. Puis je vis la tête de mes parents, en apprenant un truc pareil. Je me ferais déchiqueter à coup sûr...

Asclépius me rejoignit et grimpa sur un tabouret. Ou plutôt devrais-je dire fit un drôle de mouvement moitié dansant qui le porta jusqu'au tabouret. Franchement, ce type, même dans les yeux les plus populaires il ne voulait rien perdre de son élégance Underlidenienne !
Je le vis adresser un sourire un sourire amical à la barmaid avant de commander deux chopes de bièrraubeurre. Attends une seconde... un sourire amical ? Wah, Asclépius, adressant un sourire amical à quelqu'un ?! Moi qui croyait qu'il ne connaissait que les sourires cyniques et narquois. Il y avait là une belle avancée. Un truc à marquer d'une pierre blanche. Je restai un moment, debout à côté du bar, en train de cogiter là-dessus.

Asclépius me ramena à la réalité quand je sentis son attention se reporter sur moi. Perché sur son tabouret, il me regardait de haut, avec son éternelle expression hautaine. Ah, là il ressemblait plus à celui que j'avais rencontré à la bibliothèque.
Tapotant le tabouret à côté de lui, il m'invita à m'asseoir sans se départir de son air quelque peu méprisant mais qui traduisait également une étrange satisfaction. Je me demandai alors pourquoi il avait voulu qu'on mette les pieds dans une taverne et pourquoi cela semblait lui plaire autant.

Néanmoins, je n'eus pas le temps de me poser plus de question car les chopes arrivèrent, bien remplies et bien mousseuses. J'observai un court instant la boisson, analysai sa couleur pour la comparer à celle que je servais aux 3B. De prime abord, tout semblait pareil. Il fallait ensuite voir au goût.

- Si tu n’arrives pas à finir ta choppe avant moi, commença Asclépius, tu devras me livrer une information personnelle, entendu ?
Je tournai la tête vers lui, arquant un sourcil en accent circonflexe (oui, oui, en bel accent circonflexe ! C'est très joli, je vous assure).
Le sourire qu'il arborait n'était pas des plus rassurants mais après tout, n'était-il pas un Serpentard, autrement dit n'avait-il pas atterri dans la maison connue pour son ambition et sa malice ?
-Entendu, répondis-je après un moment de réflexion.
J'esquissai à mon tour un sourire. Après tout, au vu de la vie banale que j'avais menée, je ne devais pas avoir grand-chose à cacher... ou peut-être que si... enfin je ne sais pas trop.

Je lançai un dernier coup d'oeil à Asclépius, pour lui signifier que j'étais prête. Et entamai ma descente. Autour de moi, j'entendais les gens rire, discuter, taper du poing sur la table. Sans les voir, je sentais dans mon dos les allées venues. La porte qui s'ouvrait de façon régulière laissait à chaque fois entrer un courant d'air froid, adouci par la chaleur humaine qui se dégageait ici.
Et je continuais de boire. Cette bièrraubeurre n'était pas mauvaise mais elle avait un petit quelque chose de différent avec celle des 3B.
J'entendis, de façon vague, quelque, pas loin de moi, passer commande pour un truc que je ne compris pas. Les dialogues se mêlaient les uns aux autres pour ne former plus qu'un flot de paroles continu sans grande cohésion.

Je n'avais jamais essayé de descendre une chope de bièrraubeurre aussi rapidement. Généralement, je la sirotais tranquillement dans mon fauteuil. C'est pourquoi rapidement, le goût en devint presque dégoûtant. Cependant, hors de question de baisser les bras ! J'allais lui montrer, moi !
Après un moment qui me sembla être une éternité, je vis arriver le fond de la chope. Comme un sportif sprinte près de la ligne d'arrivée, j'accélérai l'allure pour arriver le plus rapidement possible à la fin de cette épreuve.

D'un geste lourd, je reposai la chope sur le comptoir sans aucune douceur. Bordel... j'avais l'impression que la moitié de ce que j'avais ingurgité était resté coincé dans mon œsophage.
Je jetai un coup d'oeil à côté de moi avant de constater que je n'avais pas été assez rapide. Cependant, incapable d'articuler un son en attendant que la totalité de la bièrraubeurre soit passée, je ne fis aucun commentaire sur ma défaite et posai mon menton sur le bord du comptoir, fixant les bouteilles d'alcool en face de moi.

-Bordel j'ai faim, lâchai-je au bout d'un moment. Je rêve d'une pizza ! ajoutai-je en me tournant vers Asclépius.
Sans demander l'avis de la barmaid, je tendis la main de l'autre côté du comptoir où j'avais repéré les cartes. Je dépliai une, cherchant vainement un truc à me mettre sous la dent. Puis je commandai une pizza quatre fromages -c'est bon de retrouver les valeurs Moldues dans un bar sorcier !- et tendis la carte à Asclépius :
-Tiens. Tu n'as pas faim, toi ? Je te l'offre, j'suis gentille pour une fois.
J'affichai un large sourire idiot. Il faisait super chaud ici. Ils avaient poussé le chauffage un peu trop fort ! Je retirai donc le gros pull que j'avais enfilé, en vu d'une nuit froide dans les rues de Pré-au-lard.
Une fois ceci fait, je me souvins alors des clauses du défi. N'étant pas lâche et étant prête à me confronter à mon triste destin, je reportai de nouveau mon attention sur le Serpy à côté de moi :
-Bon, qu'est-ce que tu veux savoir ?
Après tout, je n'avais rien à cacher. Enfin... si ? A voir...
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 21 Mar 2016, 18:53


Pendant un moment, il crut que la Gryffondor allait faire preuve de prudence en l’envoyant balader et en rentrant au château ; mais il n’avait pas été déçu : faut croire qu’il avait su parier sur le bon Hippogriffe !
Par l’approbation de sa camarade, le top départ était lancé : 3… 2… 1… Buvez !

Sous le regard un brin dépité de la barmaid, il commença à boire, ou plutôt, à verser le liquide ambré et mousseux dans son gosier, directement dans son estomac, en faisant fi de la mécanique corporelle habituelle, qui avait besoin du recours nécessaire du muscle linguale : c’était des bêtises, on avait pas besoin de parler pour boire ! Fallait que ça descende dans le gosier, direct, comme ça, comme il le faisait, avec ses airs de ne pas y toucher. Un aristocrate avec une bonne descente, on en voyait pas souvent, et lui-même n’en avait pas vu de tels, ou presque ; mais les buveurs qu’il voyait, étaient ceux des salons et des boudoirs, qui sirotaient le whisky en parlant de banalités mondaines : là, il buvait dans une toute autre atmosphère, quelque chose de plus excitant, de plus exotique, de plus amusant, de plus dangereux, qui lui donnait des frissons incontrôlés tout du long de l’épine dorsale, qui se terminaient jusque dans son crâne, en une douleur à la fois sourde et salutaire.

Il ne réfléchissait plus, il buvait. Gorgées par gorgées, il ne réfléchissait plus. Pourquoi buvait-il déjà ? Qu’importe, il fallait finir la chope.
Et enfin, sans qu’il ne sache trop comment, il vit le fond végétal du récipient qui autrefois contenait un liquide amusant, qui désormais lui soulevait le cœur, tant le goût âcre lui revenait dans la bouche.

Et enfin, la Délivrance, avec une majuscule à faire pâlir les teutons. Plus fier qu’un coq, il reposa sa chope, sous les regards à la fois amusés et perplexes des clients. Belle descente pour un jeunot, belle insouciance pour une jeunesse, les cancers du foie sont absolument inguérissables !
Mais il ne s’en faisait nullement, le nobliau, car il connaissait parfaitement les points bien huilés de sa mécanique biochimique : sa tête et son foie. Quoiqu’il n’était pas encore tout à fait certain, en ce qui concernait le premier point.

Un bruit sourd, d’autres éclats de voix, quelques applaudissements de badauds, et une masse qui chute lourdement contre la surface organique du comptoir. Vraisemblablement, il avait gagné. Prévisible, inconscient, stupide, immature, gratifiant. Un petit rien qui se transforme en joie mesquine. Aucuns regrets.

« - Bordel j'ai faim. Je rêve d'une pizza ! »

C’était Kohane qui lui parlait, finalement. S’il ne releva pas le juron – à quoi bon ? –, il ne put empêcher un haussement de sourcil circonspect face à ce qu’il définissait approximativement comme étant un plat apprécié des Moldus et des petites gens.
Sans se poser plus de question, la téméraire jeune fille vint attraper sa proie d’un geste aussi vif que ses sens le permettaient.

Une fois sa commande passé, il eut l’objet du pouvoir sur son estomac entre les mains. Et un doute le prit. Qu’était-ce que ces plats étranges et visiblement ragoûtant, s’il en jugeait par les photographies présentent sur la carte plastifiée.
Il n’avait jamais fait face à une telle situation : qu’était-ce que les frites, les hamburgers, les fish&chips, les pizzas ? Qui plus est, toutes ces catégories se subdivisaient en d’autres catégories, avec bien trop de possibilité pour pouvoir faire un choix concret…

« - Tiens. Tu n'as pas faim, toi ? Je te l'offre, j'suis gentille pour une fois.
- Bien, je prendrais alors la même chose Miss, merci. »

Pour une fois qu’elle lui rendait service, il fallait que ce soit par la négative, en l’empêchant de faire un choix. La remercier, ou pas ? Pas sûr qu’il lui rende service en la remerciant celle-là. Mieux valait se taire, de nouveau, encore.

Et les choses commençaient à devenir intéressantes par le sourire idiot de sa comparse de beuverie ; visiblement, l’abus d’alcool avait son petit effet sur sa personne. Effet qui se traduisit en acte par le retrait de son gros pull. Lui-même, n’esquissa pas le moindre geste pour se dévêtir, d’une quelconque façon. Il ne retirait les bouts de tissus qui recouvraient ses chaires, que pour procéder à ses ablutions vespérales… Et encore, c’était bien trop lui demander.
Comprenez, non pas qu’il soit prude ou timide : il avait tout simplement eut une éducation peu ou prou différente de celle du commun des mortels. Là était tout le problème, ou la solution, de son existence. Allez savoir.

« - Bon, qu'est-ce que tu veux savoir ? »

Oh, si elle savait… Il aimerait savoir tant de chose… Pourquoi, comment, à qui, de quoi, en quelle mesure, en quoi, de quelle façon, où donc… Mais à ça, elle ne pourrait y répondre. D’ailleurs, il ne lui en demandait pas tant. Non, la réponse qu’il attendait d’elle était bien plus triviale… Il fallait bien accepter, parfois, de s’accouder aux oreilles du peuple, n’est-il pas ?

« - J’aimerais savoir, commença-t-il sur le ton de celui qui dit sans y toucher, en quoi ton éducation te permet-elle de te comparer de façon méliorative à ma personne. Qu’est-ce qui pourrait bien justifier ton goût étriqué et bien-pensant des jugements de valeur ? Ce n’est guère, pardonne-moi de l’emploie de ce mot, faire preuve d’une grande – oserais-je le dire ? –, tolérance, que d’agir ainsi, n’est-il pas ? »

Il se savait un brin trop optimiste en faisant ainsi état de ses sentiments, et en attendant une réponse en retour, mais il fallait croire qu’il aimait plus que tout se perdre dans les affres de l’Espérance désabusée…
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Lun 21 Mar 2016, 20:27


Les regards des clients, portés sur nous pendant un moment, finirent par se désintéresser de notre personne pour retourner à leurs conversations et à leurs affaires. Ce n'était pas plus mal. Je n'aimais pas ce sentiment d'être sans cesse observée.
Pendant ce temps, Asclépius devait passer commande. La carte entre les mains, je le vis afficher une mine dubitative. Mais pas la tête de celui qui hésite entre tel truc et tel truc. Plutôt celle de celui qui ne sait pas. Cette constatation me fit hausser un sourcil. Il ne sait pas ? Que ne comprenait-il pas sur ces carte ? C'était pourtant écrit en anglais, non ?
Cependant, il ne fit aucun commentaire sur son ignorance sous-jacente et se contenta de dire :
- Bien, je prendrais alors la même chose Miss, merci.
Je commandai en plus deux verres de whisky pur feu, sans même demander l'avis du jeune Serpentard. Il avait lancé l'idée d'aller passer la soirée à la taverne, autant le faire jusqu'au bout ! Et puis, j'avais toujours rêvé de goûter un jour du whisky pur feu...

Je regardai la barmaid faire suivre la commande avant de reporter mon attention sur Asclépius, en l'attente de sa question. Et je fus servie, c'est le moins qu'on puisse dire.
- J’aimerais savoir, commença-t-il, en quoi ton éducation te permet-elle de te comparer de façon méliorative à ma personne. Qu’est-ce qui pourrait bien justifier ton goût étriqué et bien-pensant des jugements de valeur ? Ce n’est guère, pardonne-moi de l’emploie de ce mot, faire preuve d’une grande – oserais-je le dire ? –, tolérance, que d’agir ainsi, n’est-il pas ?

What, what, what ?! Oh là, va falloir se calmer là, mon petit ! Trop d'informations d'un coup. Je restai un moment à la regarder avec l'air de la fille qui a du mal à comprendre un le moindre mot de ce qu'il venait de dire.
Immobile, je tentais de reconstituer, dans le bon ordre, ses phrases.
-Wah, ça fait plus d'une question, ça ! lâchai-je. Attends, je me concentre, ajoutai-je, en détachant bien d'une façon lente les syllabes de cette dernière phrase.

Reprenons les choses depuis le début, éliminons les mots compliqués pour les remplacer par des termes simples, compréhensibles, à la portée de tous. Qu'avait-il demandé en premier ? En quoi mon éducation pouvait me permettre de me comparer à lui ?
-Eh beeeen... commençai-je en réfléchissant. Je suppose que c'est parce que je suis la meilleure !
J'affichai le large sourire du vainqueur avant de reprendre :
-Hihi j'plaisante (ou peut-être pas, je ne sais pas, je n'y ai pas encore réfléchi). Ben... ben... ben... parce que tu ne sembles pas très heureux. Et que c'est triste. Parce que la vie est belle et que si on est malheureux, c'est triste. Et que si la vie est malheureuse et qu'on est heureux... ou si la vie est heureuse et qu'on est...
Je commençai totalement à m'embrouiller dans mes explications, qui n'étaient déjà pas claires dans mon esprit. Je fis donc une pause, pris le temps d'inspirer et expirer avant de reprendre, tentant de mettre de l'ordre dans ton ça :
-Tout simplement parce que tu as l'air de porter ton éducation comme un poids ! Bon après en fait, j'en sais rien, je ne suis pas dans ta tête... Mais tu ne donnes pas vraiment l'impression de vouloir continuer comme ça. La preuve : tu as osé (j'insistai bien sur ce mot) enfreindre le règlement et venir ici, comme si tu décidais de dire Mer** à l'austérité dans laquelle tu sembles avoir été éduqué. Et puis... c'était quoi le reste déjà ?

La barmaid déposa sur le comptoir les deux verres de whisky pur feu alors que je cogitais sur le reste de ma réponse. Je regardais la joli couleur ambrée de la boisson alors que mes pensées se bousculaient et tentaient de s'aligner dans l'ordre pour sortir les unes après les autres et ne pas s'emmêler. Cependant, il fallait avouer que j'avais un peu de mal à concentrer.

-Et ensuite, repris-je, mes jugements de valeur sont justement mes (j'appuyai sur le mot) jugements de valeur. Peut-être pour ça que tu les trouves trop étriqués mais m'en fiche ! Ou pas je ne sais pas en fait...
Oh là, j'étais en train de devenir contradictoire moi.
-Enfin, qu'on les approuve ou pas, j'en ai rien à foutre parce que... parce que je ne veux jamais en démordre. Oui, je dois être un peu têtue sur les bords surtout quand quelqu'un m'agace. Je pense être prête à écouter mes amis et leurs diverses opinions mais par contre, quand le courant passe mal avec quelqu'un, j'ai absolument envie de rester campée sur mes positions juste pour l'embêter.
Je fis une courte pause, réfléchissant à ce que je venais de dire. Je ne m'étais jamais vraiment interrogée sur ma capacité à rester butée envers et contre tout, sur ma fermeture d'esprit de temps à autres. Asclépius devait donc être le premier et le seul à avoir entendu une telle confession de ma part.
-Mais en ce qui te concerne, je m'ennuyais, repris-je. Ce foutu devoir, ajoutai-je entre mes dents. Alors... ben je ne sais pas... j'ai trouvé ça amusant je suppose. Ca me permettais de faire passer le temps.
J'eus un sourire à cette idée (dans le genre sourire idiot qui ne sert à rien).

-Et enfin, conclus-je, tolérance ou pas tolérance, appelle ça comme tu veux. Je pense être assez tolérante. Bien sûr pas pour tout, pas dans n'importe quelle situation. Dans ton cas, je dirais que si tu es heureux comme ça, tant mieux pour toi. Mais je ne pense pas que ce soit de la non tolérance de ma part. Juste que... je ne suis pas d'accord avec ce point de vue et que je suis têtue. Après, tu es libre de mener la vie que tu veux, de t'affranchir ou pas des anciennes valeurs. Et si tu aimes celui que tu es maintenant ben tout va pour le mieux alors. Enfin, pour toi.

La barmaid revint, avec nos deux pizzas. En voyant arriver les assiettes, j'en salivai d'avance. Miam... j'avais horriblement faim ! Elle déposa les plats devant nous et repartit aussitôt, prendre une nouvelle commande ou débarrasser une nouvelle table.
-Roh, ça sent trop booon ! m'exclamai-je en saisissant couteau et fourchette avant d'entamer la découpe de la pizza.
Le fromage était délicieusement fondu. J'avalai la première bouchée et me crus transportée dans les moments où, en compagnie de ma cousine et petite-cousine, nous allions dans le Londres Moldu, mangeant des pizzas dans des petits restaurants populaires ou fast-food.
-Hum, c'est bon, articulai-je après avoir dégluti.
Puis je goûtai au whisky pur feu. Je pris une petite gorgée, méfiante. Ouh là, c'était fort ce truc ! Au premier abord, ce n'était pas super niveau goût. Mais je me dis que j'allais bien finir par m'y habituer.
Je coupai une nouvelle part dans ma pizza avant de tourner la tête vers Asclépius :
-Bon, ça t'a répondu ? demandai-je. Et si non, tant pis, je n'arrive plus à me concentrer. Tu poses des questions trop compliquée ! Je crois que je commence à être à un stade où utiliser trop de mots compliqués d'un coup me perd.

Toute joyeuse pour une raison inconnue, je continuais d'apprécier ma pizza. Puis mon attention vira à nouveau sur mon voisin de comptoir et je remarquai qu'il était presque aussi chaudement habillé qu'à l'extérieur. Comment survivait-il ? Ce n'était dieu pas humain ! On crevait de chaud ici ! Bon, il y avait peut-être aussi un début d'effet d'alcool.
-Dis, repris-je en tirant un peu sur sa manche, t'as pas chaud  avec tout ça ? Tu devrais enlever quelques couches ou tu vas choper la crève quand on ressortiras de la froid de dehors ! Hein ?
Sourire aux lèvres, je continuai de tirer un peu sur sa manche, comme un petit enfant lorsqu'il veut se faire remarquer. Je ne voulais pas attirer son attention mais plutôt le convaincre d'éviter la surchauffe.
-Au fait, pourquoi t'as voulu qu'on aille dans une taverne ? demandai-je soudainement. Je ne te voyais pas comme ça.
Attendant sa réponse, je bus une nouvelle gorgée de whisky. Ce n'était pas encore ça, mais je commençais à m'y habituer. Avec un peu de chance, en arrivant au fond du verre, j'allais adorer !
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 01 Avr 2016, 20:19


S’il y avait bien quelque chose qui le faisait frétiller de plaisir, c’était de voir que ses paroles faisaient efficacement leur petit effet. Et il ne fut pas déçu, s’il en jugeait par les paroles de comptoir que la Gryffonne débitait, comme un tuyau mal fermé. Son discours était incohérent… Et donc plutôt inexistant… Que voulait-elle signifier ? Qu’il fallait être heureux, et que lui était malheureux ?
Pas le temps d’en dire plus, voilà qu’elle faisait une pause. Du mal à s’exprimer peut-être ? Pauvre petite Rouge-et-Or

Ah non, la voici, vaillante, qui reprenait le fil du discours, comme un fieffé gladiateur, tandis qu’un verre de liquide ambrée atterrissait sur le comptoir. Du… Whisky ? Etait-elle seulement sérieuse ? Alors qu’elle avait du mal à supporter une demi-pinte d’avoine fermentée ? Bonjour les résultats… D’ailleurs, les voici les résultats : un discours décousu, assez peu convaincant… Mais finalement assez compréhensif.
Pensif, il faisait tourner l’alcool probablement interdit à quelqu’un de son acabit dans la surface de verre, en un geste maîtrisé, qu’il avait déjà pu observer chez son oncle Sertorius, grand amateur de bons alcools.

Au moins, son « argumentation » se tenait… Et lui donnait désespérément envie de jeter un Convulso Crispo sur sa jolie face de Gryffonne bien-pensante, et droite dans ses bottes. Faire ressurgir le « débat » qu’ils avaient entretenu quelques heures plus tôt à la bibliothèque le démangeait douloureusement, et il n’attendait que la moindre occasion pour mettre le feu aux poudres. Mais peut-être pas forcément au beau milieu d’un bar de petit village sorcier : il conservait un minimum de tenue, sa Disputation attendrait… Peut-être le temps que l’alcool présent dans le sang de la Rouge-et-Or s’en aille. Oui… Il n’y avait rien de moins intéressant que de disputer avec quelqu’un de saoul…
Ecoutant d’une oreille distraite les propos plus ou moins relativiste de sa comparse actuelle de beuverie, il vit arriver sur le comptoir, deux étranges plats sphériques, recouvert d’une bonne dose de divers fromages, qu’il ne parvenait pas à distinguer clairement… L’odeur qui s’en dégageait était chaude, pas désagréable et qui rappelait vaguement des repas de famille sympathiques… Ou plutôt une soirée tranquille au coin du feu, pantoufles, et bon livre en main… Drôle de plat, en somme…

Afin de s’assurer que la nourriture qui lui était présentée n’était pas empoisonnée, il observa attentivement sa camarade dévorer de bonheur ce présent si gracieusement offert… Et en fut bien suspicieux. Ce truc se mangeait donc avec les mains ? Drôle de concept… Et assez peu pertinent : il ne souhaitait guère se retrouver avec du gras pleins les doigts, ou pleins les gants… C’est pour cela que le distingué Serpentard sollicita des couverts à un barman qui avait eut le bonheur malheur de passer par là, qui visiblement, ne s’attendait pas à une telle demande, mais ne fit aucun commentaire en retour : après tout, les clients ont toujours des lubies étranges…
Et c’est seulement les couverts en main, que le troisième du nom accepta de couper un petit morceau de l’étrangeté fromagère avant de goûter : c’était chaud, fondant, avec un fort goût de fromage… Et indubitablement moldu, donc un peu fade. Il ferait avec… Il lui fallait bien se nourrir, pour dissiper les effets de l’alcool et ne pas se retrouver à baver sur le comptoir – ou pire – sous le regard moqueur de l’insupportable GryffondorGryffondor qui avait rapidement établie un contact prometteur entre l’alcool et son gosier.

« - Bon, ça t'a répondu ? Et si non, tant pis, je n'arrive plus à me concentrer. Tu poses des questions trop compliquée ! Je crois que je commence à être à un stade où utiliser trop de mots compliqués d'un coup me perd. »

Il haussa un sourcil purement aristocratique, avant de se décider à lui répondre, tout en découpant un autre morceau de pizza de façon sophistiquée :

« - Il en faut peu pour te déconcentrer… Quelques millilitres d’alcools et te voilà à déblatérer un peu tout et n’importe quoi… Mais, pour être honnête – et cela m’arrive souvent – je n’ai guère prêté attention à ton discours. Il esquissa un sourire tout à fait narquois. Aurais-tu l’obligeance de me le répéter ? Il me semble que les mots que tu cherches sont « je te prie de bien vouloir m’excuser pour les inepties que j’ai pu proférer jusqu’à maintenant, que ce soit à ton encontre, ou envers quelqu’un d’autre, car je suis une petit fille idiote, incapable d’aligner une pensée cohérente ». N’ai-je pas raison ? Ou alors, tu peux tout à fait te contenter de ne pas écouter un traître mot de mon discours en retour, et de parler de tout à fait autre chose… Comme le régime alimentaire des Véracrasse albinos de Nouvelle-Calédonie sorcière, par exemple. Ou bien, tu pourrais commencer à réfléchir à ton devoir, au lieu d’aller enquiquiner d’honnêtes gens. Et pour t’éviter la surchauffe, quand je parle d’honnêtes gens, je fais référence à ma propre personne. »

Voilàààà…. C’était un bien long et bien beau discours dis donc. L’était inspiré ce soir. Il le serait probablement moins demain… Parce que plus qu’un sourire qui cherche le conflit, il avait un sourire amusé… Car elle n’avait pas bien tort, la lionne : il cherchait en effet à se libérer, d’une façon ou d’une autre, de savoir vivre… Et se balancer des vacheries dans un bar en faisait partie. C’était un peu bête à dire, mais comme il était plutôt du genre introverti, il n’avait jamais réellement l’occasion de se confronter à ses contemporains… Et son esprit individualiste était fortement contrarié par cette situation. Alors, maintenant qu’il avait l’occasion de se frotter un peu aux pensées de quelqu’un de quasiment fondamentalement opposé à lui, il n’allait certainement pas se priver…
Et… Elle faisait quoi avec sa manche là ?

Grognon, il s’écarta en lançant un regard qui aurait pu lancer des dagues empoisonnées, si cela avait été possible.

« - Si tu buvais moins, tu aurais certainement moins chaud, espèce de pochtron. Contrairement à toi, j’ai le sang-froid. »

Bah dum tss.
Et le cœur qui allait avec aussi.

« - En parlant d’alcool, personne ne t’en voudra, si tu ne finis pas ton verre de whisky… Surtout que tu risques de te retrouver à te vider les entrailles, sur le chemin du retour… Et crois-moi, tu accompliras seule cette délicate activité… Le jeune homme fit une légère pause pour prendre lui-même une gorgée de son whisky, avant de poursuivre. Et pour répondre à ta dernière question – d’ailleurs, arrête de me mitrailler d’interrogations, je ne vais pas disparaître – je trouvais cela plus sympathique de discuter à un comptoir, qu’au milieu de la foule. Et puis… Il est de notoriété que les petits lionceaux impudents, ont peur du noir. »

Et pour ponctuer son discours – une fois n’est pas coutume – il adressa un énième sourire narquois en direction de Kohane. Décidément, il commençait vraiment à trouver cette petite soirée fort amusante… L’alcool devait probablement aider… Même s’il était le genre de personne qui tenait bien ce type de substances. C’est qu’un whisky de ce calibre… ça montait vite jusqu’aux neurones, et pis ça circulait drôlement bien dans le système sanguin…
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Sam 16 Avr 2016, 19:14


Asclépius ne sembla pas enthousiasmé par la pizza cependant, il n'en fit aucun commentaire et mangea. Il en découpa d'ailleurs un niveau morceau, sans jamais se séparer de son élégance aristocratique, lorsqu'il entama un long, long discours.
A dire vrai, je me perdis rapidement dans le flot de paroles. Je compris seulement qu'il disait n'avoir rien écouté de tout ce que j'avais si laborieusement élaboré, juste pour répondre à sa foutue question. Je m'arrêtai là-dessus, furieuse d'entendre ça mais trop perdue pour répliquer quoique ce soit.
Lorsqu'il sembla avoir fini, je tournai vers lui un visage à la fois contrarié de n'avoir rien suivi, et légèrement en colère de savoir que lui-même n'avait rien écouté de tout ce que j'avais pu dire auparavant. Ou peut-être était-ce juste pour m'embêter qu'il affirmait ça ? Enfin, quoiqu'il en soit, j'étais énervée, voilà tout. Je ruminai quelque chose d'incompréhensible avant de lâcher, en baissant mes yeux sur ma pizza déjà bien attaquée :
-Tu parles trop Ascli... Ascla... Asclaius...sclépius.
Il ne pouvait pas avoir un prénom plus facilement prononçable ? Non mai vraiment, As-clé-pius. Y'a pas plus compliqué à prononcer quand déjà on a du mal à suivre plus de trois mots alignés en une même phrase. Il aurait pu s'appeler John, classique, simple, une syllabe, pas prise de tête.
-Et ch'ai rien compris, ajoutai-je, tout en mastiquant une nouvelle tranche de pizza. Mais ch'est bon, cha, conclus-je, en parlant bien évidemment de ce qui était dans nos assiettes.

Rapidement, la nourriture et la petite gorgée de whisky pur feu me firent oublier ma colère de savoir qu'il n'avait rien écouté et, l'alcool aidant certainement, je retrouvai rapidement ma bonne humeur. C'est donc dans cet état d'esprit joyeux et enfantin que je me retrouvai à tirer sur la manche du jeune Serpy, en essayant de le convaincre de se délester de quelques couches de vêtements. Sans aucune surprise, il refusa catégoriquement :
- Si tu buvais moins, tu aurais certainement moins chaud, espèce de pochtron. Contrairement à toi, j’ai le sang-froid.
-Pochtron ! m'exclamai-je, outrée.
Mon esprit, bien qu'embrouillé, avait très bien compris ce mot et je le trouvais un peu fort. Non mais, de quel droit me traitait-il de pochtron, hein ? Je n'étais pas... j'étais bien ! Tout à fait sobre... ou presque... ou presque pas. Enfin bref, cela n'avait pas d'importance, d'où un sale petit Serpy dans son genre osait-il m'appeler ainsi ?!
-Non mais, ruminai-je en terminant ma pizza. Pochtron... ça va pas la tête, toi ?!
Je fis une moue de désapprobation en tournant la tête de l'autre côté, histoire de signifier clairement que je faisais désormais la gueule. Cependant, sa voix me forçant envers et contre tout à reporter mon attention sur lui. C'était plus fort que moi : je ne pouvais pas faire la sourde oreille. J'étais bien trop curieuse et surtout, terminer la soirée en faisant la tête ne me plaisait que moyennement.

- En parlant d’alcool, reprit-il, personne ne t’en voudra, si tu ne finis pas ton verre de whisky…
Ses paroles agirent comme un panneau danger dans mon esprit. Qu'est-ce qu'il racontait encore ? Il continua, expliquant qu'au rythme où les choses allaient, je finirais par rendre ma pizza au caniveau. Mais je dois dire que j'ignorai royalement son avertissement. La seule chose que restait dans mon esprit était le fait qu'il me disait, me conseillait même de ne pas finir mon verre. Je voulus répliquer mais je n'en eus pas le temps car il continua :
-Et pour répondre à ta dernière question – d’ailleurs, arrête de me mitrailler d’interrogations, je ne vais pas disparaître – je trouvais cela plus sympathique de discuter à un comptoir, qu’au milieu de la foule. Et puis… Il est de notoriété que les petits lionceaux impudents, ont peur du noir.
-N'im-por-te quoi ! m'écriai-je peut-être un peu fort car quelques têtes se tournèrent vers nous et la barmaid nous regarda un instant avec un air un peu réprobateur. Ai pas peur du noir, môa !! Et d'ailleurs, crois-pas que tu vas pouvoir finir mon verre de whisky à ma place. C'est moi qui l'ai payé, alors c'est à moi, na.

Non mais, c'est vrai quoi. D'abord il n'écoutait rien à ce que je disais et ensuite, pas une subtile manipulation digne de tout Serpy qui se respecte il voulait me prendre MON verre ! Y'a des limites, tout d'même.
-Je peux parfaitement le terminer, et tu vas voir ! repris-je, avec un ton de défi dans la voix.
Si j'avais été totalement sobre, je me serais interdit de faire une telle chose. Mais actuellement, je ne l'étais pas alors je saisis mon verre et bus ce qu'il restait d'alcool cul sec. Sans réfléchir. Le liquide me brûla la gorge et je me mis à tousser lorsque je reposai le récipient sur le comptoir. J'agonisai un moment mais au moins, c'était fait : plus une goutte de whisky n'était restée dans le verre.

Doucement, je sentis la chaleur m'envahir et mes joue se mettre à se teinter d'un charmante couleur rougeâtre. Roh làlà, c'était qu'il faisait carrément trop chaud ici.
Je posai à nouveau mon regard sur Asclépius avant de désigner son propre verre :
-Et toi aussi, tu finis ! dis-je d'un ton autoritaire suivi d'un petit hoquet. Ouh là, je crois que je vais pas me lever de suite, môa.
J'affichai un sourire bêta et ris sans trop savoir pourquoi. Le whisky me montait vite à la tête, on dirait. J'agitai les bras sans aucun but derrière. Mon esprit ne contrôlait plus vraiment mon corps qui agissait seul, sous les directives de l'alcool. Je n'avais plus vraiment conscience de ce que je faisais ni si ce que je faisais était bien ou mal.

Asclépius me donnait vraiment chaud, avec son manteau et tout le tralala. Alors, sans plus lui poser de questions, je tentais de le lui enlever de force. Mes pensées s'embrouillaient dans mon esprit alors que, d'un geste maladroit, je saisis son col pour essayer de le lui retirer :
-Fais pas l'fier, lui dis-je, t'as super chaud, hein ? Hein ?
Mon visage s'éclaira et mes pensées passèrent de l'une à l'autre, sans transition ni avertissement. Et soudainement, un air que chantait souvent ma cousine me revint en tête. Je commençai alors à le fredonner avant d'entamer maladroitement le premier couplet, sans jamais lâcher le manteau du jeune Serpy que j'étais bien décidée à lui faire retirer -à priori, l'alcool me rendait encore plus butée que d'habitude.

Dans une taverne du vieux Londres
Où se retrouvaient des étrangers
Nos voix criblées de joie montaient de l'ombre
Et nous écoutiions nos coeurs chanter
(Le temps des fleurs, de Dalida ^^)

C'était une chanson du siècle dernier, française. Je ne comprenais pas forcément ce que je chantais ne me souvenant même pas des paroles que ma cousine, francophile, avait traduites pour moi pour que je comprenne de quoi il retournait. Cependant, cet air me hantait alors que mes pensées allaient dans un sens puis dans l'autre. Et bien évidemment, perdue comme je l'étais, le ton n'était pas très juste mais je ne l'entendais plus. Mon accent devait être pourri mais je n'y prêtais pas attention. Je n'avais jamais prétendu parler français, moi.

-Youhou, m'exclamai-je à la fin de mon couplet, à l'adresse d'Asclépius. On va bien s'amuser ce soir ! Ca va être dôôôôleeee !
Je ne savais même plus ce que je trouvais drôle -obliger le Serpy à enlever ses couches de vêtements ?- mais je sentais que je n'allais pas oublier cette virée dans une taverne.
-Et on... on rentre pâââ à Poutlard... Proud... Poudlard avant demain matin !  affirmai-je, plus sur le ton de la totale évidence que de la question.
Je me demandais intérieurement si le jeune Underlinden tellement irréprochable et à l'aspect d'élève modèle me suivrait. S'il accepterait de passer toute la nuit hors du dortoir, quitte à devoir affronter les foudres de Kholov par la suite. Car, malgré mon esprit embrouillé, j'avais bien conscience que si on nous trouvait ici, c'était le renvoie assuré.
-J'ai encore soiiiif ! m'exclamai-je soudainement, avec la tête de l'enfant contrarié.
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 07 Mai 2016, 16:42


HRPG:
 


Un soupire de dépit franchit ses lèvres sèches et malmenées par l’angoisse. Il aurait pu s’en douter, mais l’autre, là, l’espèce de pochtron, l’ivrogne du comptoir… N’avait strictement rien écouté à son discours empli de bon sens ! A chacun son tour, visiblement… Oui, mais non, ils ne tenaient pas le même discours ! Le sien était le plus mieux bien de toute façon. Et non, il n’avait aucunement la tête qui tournait.
Et pour la énième fois de la soirée, il s’interrogea sincèrement sur la raison de sa présence en ces lieux de débauches. Il aurait pu se trouver n’importe où, sauf ici… Et en si mauvaise compagnie… Car, non, il n’aurait certainement pas pu choisir pire que Miss Kohane Werner comme compagne de beuverie… Cette fille était… Etait… Tellement… Gryffondor ? Ou un truc dans le genre… Clairement pas le type de personne dont il appréciait la compagnie…
Et quelques grammes d’alcools dans le sang, n’allaient certainement pas arranger les choses. Car, lorsque son masque de l’élève modèle se fissurait, l’on pouvait entrevoir le véritable visage d’Asclépius Apophis Underlinden, IIIe du nom : le visage d’un être désabusé, malade, grognon, sarcastique et misanthrope. Rien de bien charmant en somme… Mais bon. Ce n’est pas non plus comme s’il faisait quoique ce soit pour se corriger, ou bien pour dissimuler son caractère… En réalité, il se fichait bien du regard que les gens pouvaient porter sur son aimable personne : franchement, est-ce que les pensées du vulgaire allaient l’atteindre ? Peuh ! Que c’était mal le connaître !

« - Bon, allez, lâche-moi-.. »

Mais il ne put finir sa phrase : le sinople avait sous-estimé sa camarade, et la v’là qui s’acharnait désormais afin de le déshabiller. Pas touche au manteau de riche facture avec ses doigts gras !
La scène était comique : d’un côté le vieux garçon coincé s’accrochait à son manteau comme s’il était la marque de sa pudeur, et de l’autre, une Gryffondor complètement alcoolisée tentait de le déshabiller avec candeur. Et voilà les joues, les oreilles, le nez et la nuque de l’Underlinden qui se colorèrent d’un beau rouge carmin… ça y est, il avait honte. Que disait-il, déjà, à propos du regard des autres ? Oh mais là, ça ne comptait pas, fallait se remettre dans le contexte !

A force d’acharnement, il parvint néanmoins à se défaire de la griffe de la lionne… Tout ça pour tomber magistralement de son tabouret de comptoir, le postérieur sur le sol poussiéreux, et les pattes en l’air ! Il pouvait discerner très nettement plusieurs rires moqueurs et eut toutes les peines du monde à recouvrer une certaine dignité. Alors, il préféra la discrétion.
Et au moins, il avait conservé sa pudeur, c’était bien ça le plus important, non ?

« - Tu… Vraiment… Tu… »

La rougeur sur ses joues, entre honte et colère, ne laissait que bien peu de place à l’ambiguité : le Serpentard allait probablement procéder à un lynchage en règle… Mais se ravisa, et préféra s’occuper l’esprit – et la bouche – en vidant de son côté, son propre verre de whisky. Ça ne servait à rien de s’acharner sur quelqu’un qui n’était pas même en mesure de comprendre votre discours : il réservait ses remontrances et son venin de serpentin pour un autre moment…
Et s’il ne pouvait faire usage de la parole, il mourrait d’envie d’envoyer le joli faciès débonnaire de la Gryffone dans la neige. Puéril ? Lui ? Si peu. Seulement un tantinet revanchard.

Cependant, le discours que lui tenait désormais sa comparse, l’intriguait plus qu’il ne l’aurait souhaiter. Ne pas rentrer à Poudlard, et passer la nuit dehors ? Vaguement surpris, il se permit tout de même de considérer la question. L’alcool lui montait rapidement à la tête mais… Il le supportait plutôt bien. En tout cas, bien mieux que Kohane : car lui avait encore toute sa tête.
Et pour conserver sa présence d’esprit, il entreprit de finir son assiette contenant l’étrange plat à base de fromage – et sans couverts, s’il vous plaît ! Ah, il le savait pourtant, que c’était une mauvaise idée… Le voici à avoir les mains pleines de gras ! Maugréant, il essuya dignement ses mains osseuses sur la serviette prévue à cet effet, et se permit de commander deux autres verres de whisky à la barmaid, avant de se tourner vers sa camarade de beuverie d’un soir :

« - Pas rentrer à Poudlard juste cette nuit ? Pourquoi viser si bas, partons pour toujours ! Et pour appuyer sa brillante idée – et désir profond – il leva son verre de whisky désormais plein. Moi… Moi… Je voulais pas aller à Poudlard… J’étais bien, au Schleswig, avec mes professeurs particuliers, à faire des versions latines et à apprendre les Potions… Même si j’aimais pas les cours de patrimoine… Et je suis là, à user les bancs de Poudlard depuis cinq ans maintenant… Et j’aime pas, vraiment… Tout est tellement étriqué, forgé dans une discipline abusive… En fait, on rentre, et on nous met un corset, et à chaque année, on le serre un peu plus : du coup, on finit par étouffer. Mais ça, tout le monde s’en tape le coquillard. Franchement, qui irait prêter l’oreille aux déboires d’adolescents puérils et mal dans leurs peau ? Il prit une petite gorgée de whisky, et sentit vaguement le monde tanguer autour de lui. Que disait-il déjà ? Il ne savait plus, plus rien du tout même… Mais il s’était lancé dans un monologue, qu’il avait bien l’intention de poursuivre, aussi ardu soit-il ! Alors, plus de Pôt-au-Lard, plus jamais, c'n'est pas bon. Je trouverais bien autre chose à faire… J’aime danser, jouer du luth, dessiner, un peu… Et rêver… Voilà… Je vais devenir Rêvasseur professionnel, avoir mon diplôme et partir loin, très très loin… Là où il y a de l’herbe, et où je pourrai marcher pieds nus – parce que c’est tellement bien, de marcher pieds nus, les chaussures, ça conditionne… Donc, marcher, longtemps… Jusqu’à l’épuisement… Et quand je serais fatigué, j’irais me reposer sous un arbre… Et si j’ai soif, j’irais me désaltérer à une source d’eau pure… Si j’ai faim, j’irais me rassasier auprès d’un buisson de myrtilles… Et les journées passeraient doucement… J’inventerais des chansons, pour me tenir compagnie en journée, je découvrirais le monde, les paysage, la vie… Et le soir, les divinités de la forêt veilleraient sur mon sommeil… J’irai embrasser Morphée chaque nuit, dans ma paillasse de feuilles et de pailles fraîches, et à l’aube, j’épouserai une Muse… »

Il avait la gorge sèche, d’avoir déblatérer si longtemps. Alors, il but encore, une petite gorgée… Ou bien une grande ? Il ne savait plus trop… Pourquoi compter au fait ?
Ah oui, il lui fallait tenir le fil logique de son raisonnement :

« - Donc ce soir, Kohane, moi, je ne rentre pas. J’irai danser dans la rue, nu-pied, pieds lestes, frivole et cœur léger… Et toi… Tu viens, ou pas, ce n’est pas mon problème. Mais je n’ai pas mon luth, il faudrait chanter autrement… »

Et fier de sa résolution, il termina son verre, avec plus de facilité qu’avant, paya le reste de la bouteille – ainsi que les consommations qu’il restait à payer – avant de franchir la porte du bar, direction Pré-au-Lard, une bouteille de whisky entamée à la main.
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Lun 09 Mai 2016, 22:10


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Rire qui remonte depuis le ventre, gratte la gorge, se coince, s'étouffe, reprend de la vigueur et sort, totalement désordonné, rauque mais amusé.
Perchée en haut de mon tabouret, je riais en regardant Asclépius les fesses au sol. Je n'avais pas bien compris comment il s'était retrouvé là. J'avais juste senti son manteau glissé entre mes doigts. Puis je l'avais vu par terre. C'était à mourir de rire. Surtout lorsque l'alcool aidait un bon coup.
J'aurais pu essayer de contre-balancer sa chute lorsque je l'avais senti partir. Mais je n'en avais pas eu le réflexe et il était fort à parier qu'il m'aurait plus entraîné par terre qu'autre chose, au vu de ma petite taille et du poids qui allait avec. A présent, je pouvais lui tendre la main. L'aider à se relever. Mais étrangement, cela ne me vint pas à l'esprit. Non. Je rigolais. Je ne me moquais pas. Je trouvais juste qu'il était drôle.

Lorsqu'il se releva, tentant de retrouver au mieux sa dignité, il était tout rouge. Tout partout ! Asclépius rougissait ! Je ne savais pas trop si c'était de colère ou de honte. Certainement les deux. Malgré cette constatation qui se frayait un chemin dans mon esprit embrumé, je continuais de rire, attisant peut-être sa colère. D'ailleurs, il ne trouvait plus ses mots :
- Tu… Vraiment… Tu…
Il n'acheva jamais sa phrase. Ne sachant peut-être pas comment l'achever. Comment cracher sa rage, sa honte, sa haine. Pour ma part, il m'avait bien fait rire. Alors en cet instant, complètement abrutie par l'alcool, je me dis que je l'aimais bien. Parce qu'il pouvait être drôle. Un aristocrate rigolo.

Asclépius vida à son tour son verre de whisky. J'eus un air triomphant qui semblait vouloir dire : "ah bah toi aussi, t'as fini par le vider, ce verre !!"
Puis, à ma grande surprise, il commanda deux autres verres. La barmaid sembla assez réprobatrice mais apporta tout de même la commande. Sans vraiment me préoccuper de savoir si le deuxième verre était pour moi, je m'en saisis et avalai une gorgée. Ca ne brûlait plus. N'était même plus écoeurant. Ca devait être ce moment où, après un certain taux d'alcool, on ne le sens plus. Et on bois, sans s'en rendre compte. On bois, comme on peut, comme on veut. Et on ne sent plus rien.

Alors que la deuxième partie de la soirée commençait, s'annonçant plus qu'alcoolisée, le Serpy commença un long monologue. Mais étrangement, il n'utilisait plus de mots compliqués et de phrases incompréhensibles. Non. Il s'exprimait bien. Et mon cerveau, bien que lent (et non, ce n'est pas un cerf volant ou cerveau lent ou...), comprenait ce qu'il racontait.
Qu'il proposait de partir pour toujours. Qu'il n'aimait pas Poudlard. Et qu'il préférait étudier seul, avec ses profs particuliers. Et que moi je trouvais ça triste parce que étudier seul avec des profs particuliers... bah on se fait pas d'amis, si ? Ensuite, il parla de la discipline et là, sur ce point, je ne pouvais qu'être d'accord avec lui. Le foutu règlement du barbu... Non mais vraiment...! Il se croyait où ? En prison ? Il abusait totalement, le type ! Je hochai vigoureusement la tête pour signifier mon accord et adhésion à ses propos.

Asclépius fit une pause, but une gorgée de whisky. Je l'imitai. Et il reprit. Son monologue n'avait, semblait-il, pas de fin. Il parla de lui. Il se disait rêveur professionnel. Ou aspirait à le devenir. Enfin, c'était la même chose. Il parla de ce qu'il aimait faire. Danser. Jouer du luth. Mon cerveau buta sur ce mot. Luth. Ouais... j'voyais vaguement c'que c'était. Un truc, là, avec des touches blanches et noires et des... ah non, ça c'est un piano. Je fronçai les sourcils. Voyais pas. 'Fin si... un peu, vaguement. Un luth n'était pas un piano. Ou alors... Je m'emmêlais les pinceaux. C'était un truc pour faire de la musique, en tout cas !
-...et où je pourrai marcher pieds nus – parce que c’est tellement bien, de marcher pieds nus, les chaussures, ça conditionne…
Hein ? J'avais raté un bout. Maintenant il parlait d'aller pieds nus et de vivre avec, dans la nature. Se rafraîchir dans le courant d'une onde pure, manger des myrtilles (une image de tarte aux myrtilles s'imposa à moi), chanter, dormir veillé par des divinités et pis une histoire de Muse. Bref... il parlait d'la belle vie, quoi ! Moi, j'trouvais qu'il avait des beaux projets.
Moi aussi, j'en avais marre de l'autorité des Kholov et même de tout l'monde. J'en avais marre des fous qui veulent taper tout ce qui bouge et cramer tout ce qui ne leur appartient pas. Marre de cette terre pourrie où y'avait même pas moyen d'être heureux ! Si on pouvait tous être rêveurs professionnels...

Asclépius but encore. Sa gorgée me sembla longue mais le temps semblait aussi s'être arrêté. Comment être objective ? De tout' façons, le temps, c'est une convention !
- Donc ce soir, Kohane, moi, je ne rentre pas. J’irai danser dans la rue, nu-pied, pieds lestes, frivole et cœur léger… Et toi… Tu viens, ou pas, ce n’est pas mon problème. Mais je n’ai pas mon luth, il faudrait chanter autrement…
Sur ce, il termina son verre, acheta le reste de la bouteille et se dirigea vers la sortie, bouteille en main.

Eh, oh, i' allait pas me laisser là, si ? Eh, oh, j'pouvais pas rester touuuute seule, môa ! Eh, oh, le p'tit, attends-moi !
Aussi vite que je pus, je terminai mon verre, descendis de mon tabouret, jambes tremblantes. Je manquai de me rétamer mais me retins au comptoir.
-Eeeeeh ! appelai-je d'une voix chevrotante.
Je courus maladroitement après le Serpy. Mais mes jambes se dérobèrent et je me rattrapai in-extremis à son épaule.
-Eh, répétai-je. Que si, que ça va être ton problème.
Pourquoi je disais ça, moi, déjà ? Je ne savais plus. Silence. Fallait que je retrouve ce que je voulais dire. Soudain, petite lumière dans mon esprit :
-Je viens a-avec toiii ! Paske... parque... parce que je peux pas rester toute seule et que tu serais méchant de me laisser toute seule !
Voilà. C'était dit. Il n'avait pas intérêt à me planter là. Hors de question.

Je titubais légèrement à côté de lui, alors que je reprenais :
-Et pis moi chuis d'accord avec toi. Faut être rêveur professionnel, c'est le meilleur boulot du monde ! Et pis courir pieds nus dans l'herbe, et pis vivre avec la nature et pis tout ça, tout ça... Moi j'trouve que c'est bien ! Sauf que...
Pause. Retrouver mes mots. Ce que je voulais dire.
-Sauf que à Poudlard, on a des amis et qu'on peut pas les abandonner, hein ? T'as pas des amis, toi, là-bas ? Tu dois bien avoir des gens à qui tu tant... a qui tu ti-tiens, na ?
Tout le monde avec au moins une personne chère. Et Asclépius, après cinq ans passés à Poudlard devait bien avoir quelques amis qu'il ne voulait pas laisser tomber ! Pour ma part, je commençais déjà à me faire la liste dans ma tête. Mais rapidement, j'abandonnai. Trop mal au crâne. Pas possible...

-Alors tu sais quoi ? continuai-je, en m'agrippant à son épaule pour rapprocher un peu plus mon visage. Moi, j'ai une ôtre idée ! Wéé ! Eh ben, eh ben, on va capturer Kholov !
Je prononçai ma dernière phrase d'un ton victorieux, comme si le reste coulait de source. Néanmoins, je me crus obligée de préciser :
-Et après l'avoir capturé, eh ben on l'oblige à enlever son règlement. Et comme ça, il a plus l'autorité sur nous. Et après, et après, on l'oblige à faire pousser de l'herbe dans les couloirs, et dans les salles et partout ! Comme ça, on pourra marcher pieds nus. Et pis on fera les lits des dortoirs dans les arbres ! Ouais, on fera pousser des arbres dans les dortoirs. Et pis toi... et pis toi tu pourras chanter en haut des arbres comme ça ! Et ensuite tous les soirs, on fera des grands feux et on dansera avec nos zamis autour du feu ! Et on fera de la musique. Et t'auras qu'à avoir ton luth et voilà ! Et on se couchera quand on voudra. Y'aura plus de couvre-feu. Et si y'a un Mangue... Mige... Manguemort qui se pointe parce que eux, i' savent pas rire, eh ben... euh... on le capture aussi et on le jette au feu !

Toute fière de mon idée, je donnai une tape maladroite dans le dos d'Asclépius. C'était bien beau tout ça, mais on n'avait pas encore capturé Kholov et le barbu ne s'était pas encore rendu. On ne pouvait donc pas faire de lui tout ce qu'on voulait. Donc dans l'immédiat, fallait trouver un autre plan :
-Mais en attendant, bah t'as qu'à te poser ici, sur le trottoir, et t'as qu'à chanter. Et moi, bah j't'écoute. Comme ça t'auras du public ! Et si tu veux, j'peux même applaudir.
Je fis claquer mes mains l'une contre l'autre, comme pour lui en donner la preuve. Puis les yeux glissèrent sur ses propres mains et surtout sur la bouteille.
-Eh, tu peux m'en passer ? demandai-je en désignant l'objet convoité.
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 07 Juin 2016, 00:02


Son départ aurait pu éclatant, et digne. Même en sortant d’une taverne, esseulé, perdu et fatigué. Oui, oui. C’était là un pouvoir secret que les Underlinden se transmettaient de générations en générations. Ça et la meilleure manière possible de faire de grands et beaux mouvements de cape, histoire d’impressionner la galerie. Mais dans son état, il préférait éviter les amples mouvements de cape : c’est qu’il risquait de se prendre les pieds dedans, et de finir le cul en l’air. Encore. Asclépius le tombeur aimait tomber, vraisemblablement. Ça lui arrivait bien trop souvent pour n’être qu’une simple coïncidence. Peut-être qu’une force obscure et mystérieuse voulait en intenter à sa réputation (ce qui était, tout de même, autrement plus inquiétant que sa vie) ? En ce cas, il ne se mouillait pas trop : Asclépius n’avait pas vraiment de réputation – ou doutait d’en avoir une bonne ; mais qu’importe !
A quoi pensait-il, déjà ?

Baillant doucement, le sinople déambula un moment, avant de se faire rattraper par l’extremis, à son épaule. Bah tiens, comptait-elle encore le déshabiller ? C’était une manie ou quoi ? Est-ce que tous les Gryffondor étaient pareils ? De dangereux prédateurs, prêts à déshabiller le premier inconnu qui passe, une fois quelques gouttes d’alcool dans le sang ?
Par le faciès simiesque de Salazar ! Ce n’était vraiment pas distingué !

Encore une fois, que faisait-il, dehors, la bouteille à la main, et une ivrogne accroché à l’épaule ?
Pouah ! Même son haleine refluait le gras du whisky de qualité médiocre qu’ils avaient ingurgités !

Et c’est qu’elle ne voulait pas le lâcher, cette pochtronne !

Grommelant, le Serpentard finit par tirer sa compagne de beuverie, s’éloignant ainsi du bar avec son fardeau, avant de s’échouer dans le caniveau. Parfaitement, lui, Asclépius Underlinden, troisième de son nom, était assis dans le caniveau, sur le trottoir, et une bouteille à la main. Ne manquait plus qu’un vieux clochard pouilleux, pour compléter le tableau. Mais il doutait d’en trouver un dans le petit village, quasi-touristique de Pré-au-Lard.

« - Je n’ai pas de connaissances amicales. Finit-il par grommeler, en repoussant la Gryffondor. Et puis, franchement… Kidnapper Kholov ? T’as pas de meilleur idée ? Il prit doucement une gorgée de whisky à la bouteille. On arrivera jamais à cacher son ego, même pas la peine d’essayer ! Et puis, j’ai pas envie de dépenser de l’argent pour le nourrir, c’est que j’en ai besoin pour acheter mes gnomes au p… Poivre ! Comme ma chouette ! Il esquissa un sourire et fit tourner le liquide dans la bouteille, avant de tendre l’objet convoité à la lionne. Et pour l’instant… Puisque j’ai le fondement sur le sol, j’crois qu’j’peux bien pousser la chansonnette… Mais pas pour toi. Pour moi. Toujours. »

Et tout content de sa résolution, l’étudiant se leva – en essayant tant bien que mal de chanceler le moins possible – et ouvrit la bouche afin de chanter. Les premières notes étaient rocailleuses, à cause de l’alcool, mais finalement, le ton était juste. On sentait derrière sa voix, quelques années de formation au Conservatoire… Malgré le fait que la chanson qu’il soit en train de chanter, n’ait guère été apprise au Conservatoire… « - Was wollen wir trinken, dieser Kampf war lang, was wollen wir trinken auf diesen Sieg. Was wollen wir trinken, dieser Kampf war lang, was wollen wir trinken auf diesen Sieg. Am Roten Platz steht Dumbledore, auf unsere Sache stößt er mit uns an, wir trinken auf Albus Dumbledore. Am Roten Platz steht Dumbledore, auf unsere Sache stößt er mit uns an, wir trinken auf Albus Dumbledore. »

Et tout fier de lui, le Serpentard se plaça en figure de conquérant, avant qu’un des honnêtes membres de la communauté de Pré-au-Lard ne décide de se manifester :
« - C’est pas bientôt finit oui ? Mais vous vous prenez pour qui, à gueuler des insanités au beau milieu de la nuit ? Barrez-vous, ou j’appelle les autorités locales ! »

Et face à ce discours, Asclépius aurait pu rétorquer – avec la verve implacable qui était la sienne – que l’autorité, il s’en tapait le coquillard, avec une plume de hérisson dans un papier alu… Mais il n’en eut guère l’occasion… Puisqu’il tomba.
Oui, encore.
Asclépius était connu pour être un tombeur.

Et puis, sous l’effet de l’alcool, son pauvre petit cerveau était anesthésié, et avait plus de difficulté que d’ordinaire à comprendre les situations auquel il devait faire face…
C’est bien pour cela, qu’il resta stupidement, le fessier dans le caniveau, tandis qu’il discernait les aboiements d’un petit Croup, qu’il jugea adorable sur le coup.
Un peu moins lorsque son propriétaire arriva derrière lui, un balai à nettoyer à la main.

Et dans son cerveau engourdit par l’alcool… Eh bien, cette situation cocasse représentait un immense danger. Il ne discernait pas un petit terrier et son vieux grincheux de propriétaire… Mais un loup immense et son maître troll.
Et que faire quand le danger se présente à vous ? Eh bien vous courrez. Le plus rapidement possible. En abandonnant derrière soi, Gryffon et bibine. Parce que la situation était critique, voyez-vous ?
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Dim 03 Juil 2016, 12:58


Merci Asclé !
Même plus besoin de marcher, il me traînait à sa suite. Je commençais à me dire qu'il pourrait me porter. Bah oui, sur son dos, ça m'éviterait d'avoir l'impression de sentir le sol se dérober à chacun de mes pas.
Mais finalement, j'en vins à la conclusion qu'il ne valait mieux pas. Ni une ni deux, nous nous retrouvâmes dans le caniveau après que ce cher Underlinden ait fait un pas de travers. M'écroulant à demi sur lui, je pestai un long moment.
-Bah qu'tu pourrais faire attention, naaaaa ?!!!
Difficilement, je me redressai, pantelante, tentant de retrouver un équilibre que je savais, au fond de moi, précaire. Je grommelai encore quelques mots de reproche à l'adresse du vert-et-argent, lequel, il était fort probable, ne devait rien y entendre. Trop groggy, trop ivre, trop tout.
In fine, ce fut lui qui me permis d'aller m'échouer un peu plus loin en me repoussant pour que je le lâche. Comme si c'était moi, qui avais voulu lui tomber d'ssus ! Na mais ! Qu'est-ce qu'i croyait ? Qu'j'étais contente d'avoir atterri sur sa petite personne ? Il avait qu'à pas déraper, voilà tout. Pff... sale petit Serpentard !

Alors que je prenais mes marques un peu plus loin, à une distance respectable mais tout de même assez près de sa bouteille, il grommela un truc comme quoi il n'avait pas d'amis. Solitaire, en plus de ça !
Bien évidemment, il récusa ma superbe, génialissime, méga merveilleuse idée de capturer Kholov. Bah quoi ? Pourquoi pas ? Moi j'me verrais bien débarquer dans son bureau avec un sac pour le foutre dedans et l'emmener dans une cave bien glauque pour le retenir prisonnier. Ce Underlinden n'avait vraiment aucun imagination et aucune ambition ! A se demander ce qu'il foutait chez les Serpentards.

Cependant, il fit un geste qui le fit remonter dans mon estime : il me tendit sa bouteille. Chose dont je me saisis brusquement et rapidement, avant qu'il ne change d'avis. Je lui lançai un regard qui allait entre le merci et le on ne m'achète pas comme ça, moi ! avant de boire une gorgée d'un truc dont j'avais l'impression de ne même plus sentir les effets.
Ma tête tournait et j'étais juste bien, au sol, une bouteille à la main à côté d'un aristocrate chanteur.
Attendez... j'ai dit chanteur ?

Je reportai mon attention sur le Serpentard pour constater qu'en effet, il s'était mis à entamer un petite chansonnette dont les paroles entraient dans une oreille pour ressortir par l'autre.
Alors que, debout, il s'en donnait à coeur joie, j'entrepris de tirer sur le bas de son pantalon :
-Eh ! Eh ! Rassieds-toi ! T'es trop grand com' ça !
Je continuai de tirer pour attirer son attention mais à priori, môssieur voulait se sentir supérieur. Môssieur voulait se sentir grand. Môssieur voulait...

- C’est pas bientôt finit oui ? Mais vous vous prenez pour qui, à gueuler des insanités au beau milieu de la nuit ? Barrez-vous, ou j’appelle les autorités locales !
Quoi ? Quoi ? Quoi ?
C'est toi, 'pius, qu'à dit ça ?

Mais non, ce n'était pas lui. La voix venait d'ailleurs. Et mes sens embrouillés perçurent l'arrivée fracassante d'un type qui aboyait. Ou c'était peut-être pas lui, qui aboyait. 'Fin j'sais plus. En tout cas, il n'avait pas l'air content.
Et le Underlinden paraissait tellement subjugué par cette belle arrivée du fin fond de la nuit qu'il en tomba sur les fesses. A croire qu'il avait vu sa belle paraître au milieu des méandres nocturnes, accueillante, chaleureuse, charmante. Sauf que sa belle aboyait. Et criait. Et qu'en plus, c'était un homme.

Les ombres se rapprochèrent et en fait, c'était pas le type qui aboyait. C'était le petit machin là, qui courait sur quatre pattes. Le truc qu'on a envie de baffer.
Et l'aut' arrivait avec son balais -un éclair de feu ?- visiblement mécontent.
Mais j'étais trop perdue pour comprendre les raisons de sa colère. Cependant, malgré la brume des sens, Aclépius dut saisir un truc alarmant car il détala sans demander son reste, tandis que je restais comme une idiote, les fesses au sol.
-Eeeeeeh ! criai-je dans la direction du Serpentard mais trop tard : il était loin dans la nuit.

Petit lâche, va !
Alors que je mettais tous mes efforts pour me relever, mon pied butta contre quelque chose en verre. Avec bonheur, je me rendis compte que l'aut' soulard de Serpentard (belle rime au passage) avait laissé son petit trésor au sol. Eh bien tant pis pour lui. Nananère ! J'vais le récupérer.

J'avais à peine trouvé comment m'équilibrer de nouveau sur mes deux jambes que je rebaissais déjà pour attraper la bouteille. A ce moment là, le type avec son Eclair de feu qui ne décollait pas arrivait, accompagné de son machin à quatre pattes qui braillait et me cassait les oreilles.
-Vous, les jeunes, vous n'avez plus aucun respect pour rien ! Et où est l'autre petit bruyant ?

Bruyant ? C'était son clebs qui l'était, oui ! Le type me dit encore deux, trois trucs que je ne compris pas, tellement obnubilée par l'animal puant qui faisait des wouaf, wouaf, wouaf intempestifs.
Finalement, je sortis ma baguette et, tout naturellement lançai un #silencio sur l'impudent.
Wah, j'arrive encore à formuler un sort correctement ?! Incroyable !

Malheureusement, cela ne parut pas beaucoup plaire à son maître qui ne mit à me menacer de je-ne-sais-quoi.
Trop tard.
J'avais décidé d'imiter mon camarade vert-et-argent et j'étais déjà en train de courir alors que je l'entendais vaguement parler encore des autorités locales.
Bizarrement, mes jambes me parurent fortes et robustes alors que ma course m'entraînait dans des rues toutes semblables les unes aux autres.

Dans un main, la baguette.
Dans l'autre, la bouteille.
J'étais parée à affronter la nuit, le froid, les loups, Kholov.
Il manquait juste une touche de vert. Et pourquoi pas d'argent, aussi. Non, pas des gallions. Mais argent, couleur.
Vert-et-argent.

Aclépius !!

Après m'être assurée -autant que je pouvais le faire vu mon état- que le type n'était pas derrière moi, je m'arrêtai, essoufflée.
Maintenant que l'adrénaline retombait, je sentais une forte envie de vomir me prendre les tripes. Je m'appuyai contre un mur, le temps de me reprendre.
Boire. Fallait boire. Ca passerait.
Machinalement, je portai la bouteille à ma bouche et bus longuement, comme s'il s'agissait d'eau. Sauf que c'était du whisky pur feu.
Surprise. Petit haut le coeur. Mais c'est tout.
Finalement, j'étais bien.
Il ne manquait que l'autre qui m'avait laissée tomber et qui allait s'en prendre une.

Je repris ma route solitaire, braillant d'une voix éraillée :
-'slépius ! 'slépius ! Houhou ! T'es où ?!
Silence. Pff... Il ne pouvait pas être loin. Quoique, peut-être qu'il court vite, finalement. Malgré son costard, malgré son manteau de fourrure dernière mode, malgré tout, p't'être qu'il court vite.
Misèèère.
Je ne voulais pas rester toute seule ! Et puis je voulais le baffer pour m'avoir laissée tomber. Alors je repris mes appels intempestifs :
-Asclééé ! Asclééé !
Je me disais qu'en commençant par le début de son prénom plutôt que par la fin, il m'entendrait mieux.
Ouais, je sais, on ne réfléchis plus trop quand on plus de grammes d'alcool dans le sang qu'autorisé pour conduire chez les Moldus.

Déambulant dans les rues sombres, ma voix continuait de lancer ces appels à l'aide.
-Eeeh ! Under ! Ramène toi vite ! T'as intérêt à venir sinon... (petit haut le coeur) sinon que tu vas voir que tu vas dérouiller sévère !
Pause. Silence.
-Maiiiis nooon, j'plaisante !!! J'te jure qu'il t'arrivera rien si tu pointes ton nez ici ! Eeeeh, 'linden !!!
Ouais, son prénom et son nom étaient bien trop longs pour que je veuille les prononcer entier. Alors je me contentais du début ou de la fin.

Finalement, perdant patience (et après une ou deux autres gorgées de whisky en plus), je décidai d'employer les grands moyens. Après plusieurs ratages de formule, je parvins à prononcer un #sonorus et me mit à crier, le sort aidant :
-'slépius ramène-toi de suiiiiiite !!!!

Evidemment, la vague de protestation de la part des tranquilles habitants ne tarda pas à monter et je dus à nouveau prendre mes jambes à mon cou pour éviter la chute d'objets visant à écraser mon joli visage.
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