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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Visite nocturne
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Kohane Werner
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Dim 3 Juil 2016 - 12:58


Merci Asclé !
Même plus besoin de marcher, il me traînait à sa suite. Je commençais à me dire qu'il pourrait me porter. Bah oui, sur son dos, ça m'éviterait d'avoir l'impression de sentir le sol se dérober à chacun de mes pas.
Mais finalement, j'en vins à la conclusion qu'il ne valait mieux pas. Ni une ni deux, nous nous retrouvâmes dans le caniveau après que ce cher Underlinden ait fait un pas de travers. M'écroulant à demi sur lui, je pestai un long moment.
-Bah qu'tu pourrais faire attention, naaaaa ?!!!
Difficilement, je me redressai, pantelante, tentant de retrouver un équilibre que je savais, au fond de moi, précaire. Je grommelai encore quelques mots de reproche à l'adresse du vert-et-argent, lequel, il était fort probable, ne devait rien y entendre. Trop groggy, trop ivre, trop tout.
In fine, ce fut lui qui me permis d'aller m'échouer un peu plus loin en me repoussant pour que je le lâche. Comme si c'était moi, qui avais voulu lui tomber d'ssus ! Na mais ! Qu'est-ce qu'i croyait ? Qu'j'étais contente d'avoir atterri sur sa petite personne ? Il avait qu'à pas déraper, voilà tout. Pff... sale petit Serpentard !

Alors que je prenais mes marques un peu plus loin, à une distance respectable mais tout de même assez près de sa bouteille, il grommela un truc comme quoi il n'avait pas d'amis. Solitaire, en plus de ça !
Bien évidemment, il récusa ma superbe, génialissime, méga merveilleuse idée de capturer Kholov. Bah quoi ? Pourquoi pas ? Moi j'me verrais bien débarquer dans son bureau avec un sac pour le foutre dedans et l'emmener dans une cave bien glauque pour le retenir prisonnier. Ce Underlinden n'avait vraiment aucun imagination et aucune ambition ! A se demander ce qu'il foutait chez les Serpentards.

Cependant, il fit un geste qui le fit remonter dans mon estime : il me tendit sa bouteille. Chose dont je me saisis brusquement et rapidement, avant qu'il ne change d'avis. Je lui lançai un regard qui allait entre le merci et le on ne m'achète pas comme ça, moi ! avant de boire une gorgée d'un truc dont j'avais l'impression de ne même plus sentir les effets.
Ma tête tournait et j'étais juste bien, au sol, une bouteille à la main à côté d'un aristocrate chanteur.
Attendez... j'ai dit chanteur ?

Je reportai mon attention sur le Serpentard pour constater qu'en effet, il s'était mis à entamer un petite chansonnette dont les paroles entraient dans une oreille pour ressortir par l'autre.
Alors que, debout, il s'en donnait à coeur joie, j'entrepris de tirer sur le bas de son pantalon :
-Eh ! Eh ! Rassieds-toi ! T'es trop grand com' ça !
Je continuai de tirer pour attirer son attention mais à priori, môssieur voulait se sentir supérieur. Môssieur voulait se sentir grand. Môssieur voulait...

- C’est pas bientôt finit oui ? Mais vous vous prenez pour qui, à gueuler des insanités au beau milieu de la nuit ? Barrez-vous, ou j’appelle les autorités locales !
Quoi ? Quoi ? Quoi ?
C'est toi, 'pius, qu'à dit ça ?

Mais non, ce n'était pas lui. La voix venait d'ailleurs. Et mes sens embrouillés perçurent l'arrivée fracassante d'un type qui aboyait. Ou c'était peut-être pas lui, qui aboyait. 'Fin j'sais plus. En tout cas, il n'avait pas l'air content.
Et le Underlinden paraissait tellement subjugué par cette belle arrivée du fin fond de la nuit qu'il en tomba sur les fesses. A croire qu'il avait vu sa belle paraître au milieu des méandres nocturnes, accueillante, chaleureuse, charmante. Sauf que sa belle aboyait. Et criait. Et qu'en plus, c'était un homme.

Les ombres se rapprochèrent et en fait, c'était pas le type qui aboyait. C'était le petit machin là, qui courait sur quatre pattes. Le truc qu'on a envie de baffer.
Et l'aut' arrivait avec son balais -un éclair de feu ?- visiblement mécontent.
Mais j'étais trop perdue pour comprendre les raisons de sa colère. Cependant, malgré la brume des sens, Aclépius dut saisir un truc alarmant car il détala sans demander son reste, tandis que je restais comme une idiote, les fesses au sol.
-Eeeeeeh ! criai-je dans la direction du Serpentard mais trop tard : il était loin dans la nuit.

Petit lâche, va !
Alors que je mettais tous mes efforts pour me relever, mon pied butta contre quelque chose en verre. Avec bonheur, je me rendis compte que l'aut' soulard de Serpentard (belle rime au passage) avait laissé son petit trésor au sol. Eh bien tant pis pour lui. Nananère ! J'vais le récupérer.

J'avais à peine trouvé comment m'équilibrer de nouveau sur mes deux jambes que je rebaissais déjà pour attraper la bouteille. A ce moment là, le type avec son Eclair de feu qui ne décollait pas arrivait, accompagné de son machin à quatre pattes qui braillait et me cassait les oreilles.
-Vous, les jeunes, vous n'avez plus aucun respect pour rien ! Et où est l'autre petit bruyant ?

Bruyant ? C'était son clebs qui l'était, oui ! Le type me dit encore deux, trois trucs que je ne compris pas, tellement obnubilée par l'animal puant qui faisait des wouaf, wouaf, wouaf intempestifs.
Finalement, je sortis ma baguette et, tout naturellement lançai un #silencio sur l'impudent.
Wah, j'arrive encore à formuler un sort correctement ?! Incroyable !

Malheureusement, cela ne parut pas beaucoup plaire à son maître qui ne mit à me menacer de je-ne-sais-quoi.
Trop tard.
J'avais décidé d'imiter mon camarade vert-et-argent et j'étais déjà en train de courir alors que je l'entendais vaguement parler encore des autorités locales.
Bizarrement, mes jambes me parurent fortes et robustes alors que ma course m'entraînait dans des rues toutes semblables les unes aux autres.

Dans un main, la baguette.
Dans l'autre, la bouteille.
J'étais parée à affronter la nuit, le froid, les loups, Kholov.
Il manquait juste une touche de vert. Et pourquoi pas d'argent, aussi. Non, pas des gallions. Mais argent, couleur.
Vert-et-argent.

Aclépius !!

Après m'être assurée -autant que je pouvais le faire vu mon état- que le type n'était pas derrière moi, je m'arrêtai, essoufflée.
Maintenant que l'adrénaline retombait, je sentais une forte envie de vomir me prendre les tripes. Je m'appuyai contre un mur, le temps de me reprendre.
Boire. Fallait boire. Ca passerait.
Machinalement, je portai la bouteille à ma bouche et bus longuement, comme s'il s'agissait d'eau. Sauf que c'était du whisky pur feu.
Surprise. Petit haut le coeur. Mais c'est tout.
Finalement, j'étais bien.
Il ne manquait que l'autre qui m'avait laissée tomber et qui allait s'en prendre une.

Je repris ma route solitaire, braillant d'une voix éraillée :
-'slépius ! 'slépius ! Houhou ! T'es où ?!
Silence. Pff... Il ne pouvait pas être loin. Quoique, peut-être qu'il court vite, finalement. Malgré son costard, malgré son manteau de fourrure dernière mode, malgré tout, p't'être qu'il court vite.
Misèèère.
Je ne voulais pas rester toute seule ! Et puis je voulais le baffer pour m'avoir laissée tomber. Alors je repris mes appels intempestifs :
-Asclééé ! Asclééé !
Je me disais qu'en commençant par le début de son prénom plutôt que par la fin, il m'entendrait mieux.
Ouais, je sais, on ne réfléchis plus trop quand on plus de grammes d'alcool dans le sang qu'autorisé pour conduire chez les Moldus.

Déambulant dans les rues sombres, ma voix continuait de lancer ces appels à l'aide.
-Eeeh ! Under ! Ramène toi vite ! T'as intérêt à venir sinon... (petit haut le coeur) sinon que tu vas voir que tu vas dérouiller sévère !
Pause. Silence.
-Maiiiis nooon, j'plaisante !!! J'te jure qu'il t'arrivera rien si tu pointes ton nez ici ! Eeeeh, 'linden !!!
Ouais, son prénom et son nom étaient bien trop longs pour que je veuille les prononcer entier. Alors je me contentais du début ou de la fin.

Finalement, perdant patience (et après une ou deux autres gorgées de whisky en plus), je décidai d'employer les grands moyens. Après plusieurs ratages de formule, je parvins à prononcer un #sonorus et me mit à crier, le sort aidant :
-'slépius ramène-toi de suiiiiiite !!!!

Evidemment, la vague de protestation de la part des tranquilles habitants ne tarda pas à monter et je dus à nouveau prendre mes jambes à mon cou pour éviter la chute d'objets visant à écraser mon joli visage.
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Asclépius Underlinden
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 22 Juil 2016 - 15:11


L.A. de Kohane



Courir, c’était pas mal. On actionne la machine, qui rouille, grince, s’actionne, puis l’on fait un pas après l’autre, mais plus vite que lorsque l’on marche au pas. Les genoux remontent, les jambes paraissent plus longues, et parfois, on a l’impression de ne plus fouler le sol de nos pieds.
Un peu comme s’il volait, grâce aux tiges qui lui servaient pour danser, en somme. C’était plaisant. Mais bon… Asclépius n’avait pas spécialement attendu d’avoir la peur aux trousses et le mal au cœur pour se mettre à la course. Fut un temps, où il courrait assez régulièrement le matin, faisant le tour du lac.

Puis, il avait découvert le vélo en cours d’Etude des Moldus. Ça avait été la révélation.
Même s’il préférait le balai. Pas pour balayer, comme l’autre vieux croûton qui décidément, ne comprenait plus rien ni à la jeunesse qui se noie, ni au chant qui s’éraille.

Sérail.

Ses rêveries orientalistes lui manquaient…
Mais quelle idée, aussi, que de se gaver le gosier d’un vieux whisky, quand on pouvait avoir du vin ! Si cette soirée était à refaire, il irait taper la discute avec Dionysos ! Pour sûr !

« - Mon pauvre Asclépius, tu es vraiment le dernier des crétins… Se morigéna-t-il, derrière une poubelle. »

L’endroit incongru et odorant était pourtant devenu le refuge salutaire du Serpentard, tandis qu’il fuyait courageusement le champ de bataille, n’ayant ni regrets ni remords a abandonné lâchement un camarade entre les tirs ennemis… De toute façon, il s’agissait de Kohane, alors ce n’était pas bien important.
Kohane




Et flûte !
Kohane !

Bon sang, il avait laissé le butin entre les mains de l’ennemi ! Et cette gourde, cette godiche, cette potiche, cette imbécile de Kohane Werner serait bien incapable de défendre son bien ! Pis ! Elle l’a sûrement déjà englouti !
Ah, mais…
Peut-être était-ce une tactique afin de protéger leur butin ? Pas bête…

Eh bien dans ce cas, il n’avait plus qu’à retrouver la Gryffondor, lui ouvrir la panse, et récupérer les litres de liquide d’ambre ! Ou ambré… Ou le truc gras qui colle bien à la gorge. Enfin… Le machin qu’il sifflote quoi !
Siffle, siffle, les brins d’herbes…

Bon, où avait bien pu se terrer cette imbécile ?

Un pas chancelant après un pas étourdi, l’Underlinden parcourait du mieux qu’il le pouvait les rues sombres et désertes du petit village paisible de Pré-au-Lard. Trouvant gracieusement appui contre les murs et les portes des maisons gracieusement mis à sa disposition, il tâchait de ne pas tout de suite permettre à la gravité terrestre de l’attirer dans la boue. Pourtant, c’est qu’il en aurait bien envie…
Le jeunot n’avait pas souvent eu l’occasion d’étudier la physique au cours de ses années d’étude, mais s’il se souvenait bien d’une chose, c’est que, lorsque l’on marche, bah c’est pas en biais. Là, il avait sans cesse l’impression de gravir une pente particulièrement obtus, qui faisait une sorte d’arabesque de glaise sous ses chaussures vernies… Ou par-dessus… Comme si la pente avait, finalement, une idée précise de la forme qu’elle voulait prendre, ou bien de la direction à mener…

Et soudain… Une aberration.
Un monstre auditif, qui n’avait guère la bienséance de lui envoyer un billet, pour requérir sa présence…
Décidemment… Si même les monstres n’avaient plus de sens des politesses et des convenances… Mais où allait-on !

La bouche pâteuse et la tête tournante, l’étudiant fit demi-tour, glissa, et tomba non loin d’une ruelle animée. Y avait vraiment de tout, qui gueulait, comme ça… Qu’ça lui filait du tracas dans l’Gulliver, mais rien à y faire… Les gens n’ont vraiment plus de considérations pour leurs contemporains… C’t’y pas un monde dans l’quel boire. Il le disait.
Mais, au moins, il avait retrouvé l’aberration auditive… Qui d’ailleurs, éructait à pleine gorge. Bon sang… ça… ça, ça lui filait vraiment un sacré mal de crâne. Pis encore que quand l’aut’ y avait aboyé… Là, c’tait même pas des sons, des articulations, du langage de bipède… C’tait… Un capharnaüm provoqué par une trublionne… Et c’était vraiment pas agréable aux tympans…

Toujours les mêmes qui dégobillent des insanités sur la voie publique…
Le pis étant que ces insanités, avaient les mêmes sonorités que son illustre patronyme…

Le monde allait vraiment dans un cul-de-sac.

« - Bl… »

Ah, merdre… Fallait vraiment pas qu’il l’ouvre, sinon, il risquait de rendre le butin lui aussi. Et c’était pas vraiment prévu au programme quoi… Parce qu’y a que Kohane qui d’vait rendre : voler, c’pas bien. Boire, c’est mieux.
Lui qui avait la langue si pâteuse, il n’arrivait plus à parler… Pourquoi l’aut’ alors arrivait encore à gueuler ? C’qu’elle d’vait pas encore êt’ suffisamment alcoolisée, la gourgandine… Une vraie pochtronne, y maint’nait son opinion sur le sujet Kohane Werner.

Bon, c’tait dur et pas prévu au programme – un peu comme sa consœur en bois de pin – mais y l’avait pas trop l’choix. C’est qu’y d’vait pas s’trouver dans c’t’endroit à c’t’heure-là… Et qu’l’moindre raffut allait faire débarquer l’vieux russkov… Et… Oh, bon sang… Y survivrait jamais à la vision nocturne de ses poils de nez…

« - #Bloclang ! Arriva-t-il finalement à lancer sur Kohane. »

Voilà, maint’nant elle parlerait plus avant un p’tit moment, c’te fichtre-rien. Drôle de cognomen quand même…
Il s’embrouillait et s’embarbouillait les mimines et les babines….

Bien, ne perdons pas plus de temps… C’tait quoi la suite du plan déjà ?

Avisant une bonne femme qui avait quitté sa fenêtre pour descendre les escaliers, le Serpentard choisit d’adopter une tactique purement Gryffondorienne : on fonce dans l’tas et on réfléchit ensuite !
Allez, c’tait pas bien compliqué, un pas, pis l’autre… Ah ouais, non, si… C’était vachement compliqué quoi…

Le mal de mer au bout des pieds, le Serpentard s’accrocha aux briques à disposition, et dut renoncer à ce plan audacieux : l’était pas un pupitre de Godric après tout. Ou pupille ? Mais c’tait pas le machin qu’on avait dans les yeux ça ? V’là qu’y s’emmêlait les neurones…
Hoquetant, le gamin aperçut la vieille qui sortait d’sa bâtisse. Bon, bah… Aux grands besoins, les grands périls !

« - #Pecus Udis ! Lança-t-il sur la dame, sans dérisoires scrupules. »

Aussitôt le charme lancé, la respectable habitante du village sorcier se mit à quatre pattes, et commença à bêler comme un mouton. Ses voisins et amis, ne perdirent pas plus de temps, et éclatèrent tous dans un rire sonore, tandis que d’autres, repartaient se coucher en rouspétant.
Occupés qu’ils étaient à baver des moqueries, et à postillonner des hilarités, Asclépius empoigna fermement le poignet disponible de sa camarade Rouge-et-Or, et n’attendit pas une quelconque protestation étouffée pour l’embarquer dans un coin plus reculé. Ledit coin se trouvant être la sortie du passage secret qu’il avait emprunté pour se rendre à Pré-au-Lard.

Tirant son fardeau d’une main, et grognant de l’autre, l’Underlinden finit par pousser la demoiselle dans le souterrain, qui permettrait de rejoindre le château sans trop d’encombre… En théorie…

« - Bon, toi, là… L’imbécile du village… L’âne bâté de la ferme… La Gryffondor… L’hippopotame de la rhétorique… Je ne te sauverais pas la mise à chaque fois. Donc, maintenant, tu te tiens tranquille, et tu retournes gentiment dans ta salle commune, en essayant de ne pas te faire choper à te balader avec ma bouteille de whisky. Je te confie le butin, alors ne me déçois pas. »
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Re: Visite nocturne

Message par : Kohane Werner, Dim 4 Sep 2016 - 15:20


/wah que de retard disouuuléééée\

Et les mots qui sortent. Et les cordes vocales en plein travail. Eructe, crie, hurle.
C'est bien.
Envie de rire.

Sous le ciel tout plein d'étoiles ou du moins de trucs brillants, je continuais de balancer à la lune mon appel désespéré de pauvre louve solitaire qui tente désespérément de retrouver la meute.
En somme, la meute se réduisait à un seul type : Asclépius. Oui, ce n'est pas très grand mais faut bien commencer quelque part ! Alors on commence petit pour finir plus grand. Parce que c'est plus positif dans ce sens là que dans l'autre. L'inverse signifierait qu'on perd des adhésions et ça, c'est juste super, méga, ultra, hyper, trop triste, quoi !
'Fin de tout' façons, la question n'était pas là.
Je restais toujours seule dans ces rues désertes avec, pour unique réconfort, la petite bibine.
Après intense réflexion, je me dis que ce n'était pas si mal. Au moins, j'avais de quoi me sustenter jusqu'au lever du soleil. Et que même si l'Kholov débarquait, j'pourrais le soudoyer avec la même bibine !
Grand sourire satisfait aux lèvres. Ah, ça c'était du plan ! Héhé, comment s'en sortir sans dommage d'une rencontre nocturne avec un russe enragé tout plein de poils et d'éclairs dans les yeux.
Héhé.
J'suis la meilleure !

Mais en attendant, fallait tout d'même que j'retrouve le vert. Pas écolo mais vert quand même.
Alors je repris mes appels au milieu de la nuit, échappai de justesse à un truc non identifié balancé dans ma direction et continuai mes déambulation, la gorge pleine de ces deux mots : Asclépius Underlinden.

Et soudain... c'est la drame.
Un sort reçut de plein fouet. Peux plus parler !
Arrrgh ! Qui est les traître qui m'a fait ça ?!

Je me retournai pour découvrir le deuxième loup d'la meute. Le fameux Underlinden. Qui avait osé m'attaquer dans le dos ! Ah, si on ne peut même plus compter sur ses alliés...
Je me sentais tellement trahie, meurtrie, déçue, trompée, bref tout ce qui va pas. J'avais même mal au bout des oreilles à cause de ça. Ou peut-être était-ce à cause de l'alcool ?
Mes yeux passèrent rapidement de la bouteille au vert-et-argent.
Nop. Ma bibine ne me ferait jamais de mal ! C'était sa faute à lui, si j'avais mal au bout des oreilles.

Je ne compris pas bien ce qu'il se passait mais tout ce que je vis fut une vieille se prenant pour un mouton et une bande de tarés dégénérés consanguins.
Ok, là, va falloir assurer. Faire vite. Et sauver sa peau. Et la bouteille. Surtout la bouteille. Le truc le plus sacré du monde. Genre le trésor inestimable que personne ne nous piquera. Le premier qui tente de nous la prendre, je lui fais sortir les yeux par les orteils ! Ohlà, qu'est-ce que je raconte, moi ?

Finalement, à me perdre en pensées et plans foireux, je ne fus pas très efficace. Et Asclépius trouva la solution avant moi : fuir. Il m'attrapa le poignet et, titubants, chancelants, haletants, nous prîmes nos jambes à notre cou.
Eh oui, nouvelle course dans les rues noires de Pré-au-lard.
Je voulus dire que j'avais toujours la bibine. Bah... non. Rien ne sortit. J'avais oublié son foutu sort de m*rde.
Je commençai à tambouriner sur son épaule pour attirer son attention mais rien à faire. Il ne s'arrêta pas et, ni une ni deux, nous nous retrouvâmes dans le passage secret emprunté plus tôt dans la soirée.

Wah, c'est trop magique ça ! On est arrivés super vite ici ! Sans transplanage ni rien du tout !
Haha !
Hoquet.
Pause.
Le vert-et-argent commença à parler. Trop parler. Je ne compris qu'un mot sur deux. Voire sur trois. Ou peut-être dix. Enfin, j'entendis l'essentiel quand même : il me confiait le butin.
Le reste m'importait peu. Quoi qu'il ait pu dire avant, précédemment, rien n'avait d'importance.
Whisky et moi allions rester unis. Pour la vie !
Haha !
Pour la vie !
Sentiment d'euphorie.
Kohane Werner, voulez-vous prendre pour époux Bibine Whisky ?
Oui, je le veux.
Bibine Whisky, voulez-vous prendre pour épouse Kohane Werner ?
Oui, je le veux


Ils se marièrent et vécurent heureux jusqu'à la fin de leur vie.
Le conte le plus merveilleux du monde !
Aaaaaah... quel extase !
Je n'eus pas le temps de plus m'étaler sur cet intense sentiment de joie qui m'envahissait car déjà, le Underlinden repartait. Et moi à sa suite.

Nous déboulâmes telles deux supers ombres, nouveaux supers héros de ces temps modernes, dans le château. Retour au bercail. Je regardai à gauche, à droite, en haut, en bas, afin de m'assurer qu'aucune silhouette du ruskov se profilait à l'horizon. Parce que, même si le soudoyer avec notre bibine pouvait nous permettre de nous en sortir sans trop de dégâts... bah moi, ça me faisait mal au coeur quand même. Abandonner bibine ! Elle m'en voudrait jusqu'à la fin de sa petite vie de bouteille. Et moi, je ne me le pardonnerais jamais.
Bref, la question ne se posait, de toutes les façons, pas puisque le russe semblait dormir profondément au fin fond de son lit de directeur suprême.

Arrivés à ce point-là de l'histoire, fallait bien continuer d'avancer. Ok, mais où ? Dans quelle direction.
Je compris, malgré mon esprit tanguant et peu fiable, qu'Asclépius comptait m'abandonner ici.
Quoi ?!
M'abandonner ici ?!
Ah, le double traître !! Après son sort lancé dans mon dos, contre moi, il comptait me laisser tomber comme une vieille chaussette de l'esclave le moins en vue de Ramsès II !
Sans annuler son sort, en plus. Surtout. C'était surtout ça, le problème. Parce que... bah moi, j'sais pas informuler ! Non mais, qu'il croyait quoi, lui ? Que j'saurais me débrouiller, là, tout' seule ? Et si jamais j'me faisais attaquer par des bandits qui n'avaient qu'une envie : kidnapper Whisky ? Comme qu'ferais, si j'pouvais même pas leur balancer un sort dans la tronche ?

Tandis qu'Asclépius commençait à s'éloigner direction les cachots et le dortoir des Serpentards, je me précipitai à sa suite et lui sautai carrément dessus.
Bah oui, pour se faire remarquer de quelqu'un sans l'interpeller par la voix, faut lui mettre le grappin dessus. Au sens propre. Donc s'accrocher à lui. Na.

Et le combat du Lion contre le Serpent s'engagea.
Ce fut beau. Ce fut épique. Ce fut merveilleux. Fantastique. Ca fit vibrer les coeurs et les âmes tellement cette violence, cette chorégraphie du combat était extraordinaire.
Ce duel fut digne des plus grands duels de la mythologie.
Ce fut juste magnifique.

Et nous tombâmes parce que jambes trop faibles. Heureusement, Whisky ne se fracassa pas par terre.
Repartant à l'assaut, je refusai de lâcher le vert-et-argent tant que je n'aurais pas obtenu ce que je désirais.
Et à nouveau, l'affrontement. A rouler dans le couloir noir de nuit. S'étaler par terre sous les yeux de des portraits réveillés par notre boucan.
Heureusement, pas de poils russes en vue.
Ouf.

J'étais prête à suivre le Underlinden jusque dans son dortoir, jusque dans son lit s'il le fallait pour qu'il annule son foutu sort. Et, têtue comme je pouvais l'être, je savais d'avance que je ne lâcherais pas le morceau. Qu'il ne me le ferait pas lâcher, le Serpent !
Après tant de temps d'un duel acharné, héroïque et courageux, il finit par céder.
Et...oh, magie !
Je retrouve ma langue. Et ma voix !
Yaha ! Victoire ! Victoire !
Youpi !
Je me mis à exécuter maladroitement quelques pas de danse fragile dans le couloir avant de manquer de tomber et de me rattraper à l'épaule d'Asclépius.

Bon, maintenant que tout était arrangé, fallait faire ce qui devait être fait.
-T'en fais pas, prononçai-je d'une voix cassée d'avoir trop crié. Whisky sera en sécurité avec moi ! Je vais le cacher là où personne ne le trouvera. Pas même le Russe.
Parce que Whisky était toute ma vie. Toute ma tendre vie.

Sur ces mots, je m'envolai direction la tour des Gryffondors, meilleure cachette pour un homme recherché comme Whisky.
Enfin, envoler est un bien grand mot.
A dire vrai, je m'éloignai doucement, peu sûrement.
Un pas, deux pas...
Wah, ça s'dérobe sous moi, là ! C'est quoi ce b*rdel ?! Depuis quand on fait une terre qui se barre sous les pieds ? Foutu château !
Malgré tout, rassemblant tout mon courage, je continuai ma route.
Et encore un pas... encore... encore...
Fallait que je parvienne à la tour des Gryffondors. Le Destin de Whisky dépendait de la réussite de cette mission plus que périlleuse.

Et dans le noir de l'école, ma silhouette s'éloigna, manquant, quelques fois, de se prendre un mur, un angle, un Russe... Non, il n'y avait pas de Russe. Heureusement.
Juste Whisky. Et moi.
C'était beau.
Un conte de fée qui finit bien.
The end.


[Fin du rp]
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Jude Werther
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Re: Visite nocturne

Message par : Jude Werther, Jeu 29 Sep 2016 - 3:51



PV Mary Drake

Sommeil écarlate envolé
Le ciel s'éponge
Je me perds
Dans ta contemplation
Le rappel
D'un orangé saumoné
Un saumon rosé à croquer
Parce que, le ciel se parsème de teintes douces
D'un autre temps
Qui s'estompe
La fusion
Après la nuit
Avant le jour
Et, tête dans les nuages, aussi
Toujours.

Je déambule
Sur le fil
Je m'écarte
Vacille
Et je me perds
Sous ton joug
J'oublie si je rêve
La vie entière est peut être un rêve
Et si on se réveillait ?
Je déborde

l'nIai(s)melfepaix
la lyrehaine(r)fpet
l'hyènéphémèrep(l)aie

Maintenant et tout le temps et depuis toujours
Et ça te fous dans ce genre d'état
Hébété paumé coulé affolé passionné

J'emporte mes lunettes d'aviatrice
Ma cape mes gants
Je laisse ma rationalité
Je crois que je l'ai perdue depuis longtemps
Je file je m'envole je m'éclipse je me cache je me glisse
minuscule

Une bouteille de Jackomiel
Je repousse mes derniers rêves
D'un revers sourd de main
Je me creuse comme une taupe
Je m'immisce dans mon arbre
Je m'estompe sous les récifs
Poids
Lourd
Poids
Immense
qui m'écrase
Je me traîne, comme une masse

Temps de ne plus refaire surface
Temps de s'infiltrer sous les cailloux
Temps de retrouver les étoiles
Jackomiel y arrivera, peut être
A me souvenir
A me replonger
Dans les abysses interdites
Le vent ténébreux s'esclaffe
Me pousse contre sa folie
destructrice
Je me laisse porter
M'aveugler

Mais mes rêves me reviennent
Me hantent me
bouleversent
Et toute cette colère monte
GRONDE
Le tonnerre
cest
Dehors ou dedans ou les deux ?
C'est quoi ces pics et
cette glace et ce feu et les bourrasques qui, qui qui
Me bousculent

Poings serrés j'avance
Dents brisées je m'élance
trépignante
j'imagine je vois je sens
je bois
Chaleur qui monte gronde
C'est quoi, ce bordel ?
Les fantômes s'élancent
Je dois les combattre les affronter les dévorer
Les faire souffrir les
attacher les
écorcher
VIFS

Balancer des boules de feu les
irradier
carboniser hurler
crier crier crier les mots
et si j'ai plus de mots ?

tu souffres quand,
quand t'arrives plus à trouver les mots
c'est ce qu'il a dit
il a dit aussi que
que la politique, que, ce qui arrive
c'est injuste.
il nous a regardé il nous a fixés il m'a fixée
j'étais décomposée
j'approuvais j'approuvais j'approuvais pourtant
je n'ai rien dit
pardon pour cette digression, qu'il a dit
ça lui tenait à coeur, il a voulu nous prendre par la main
j'te jure
nous mettre sur le droit chemin
alors que
ZIGZAG

on nous dit de nous la fermer
boire

on nous dit aussi de bien manger
boire

on nous dit aussi de nous acheter un logement
boire

on nous dit d'avoir de l'ambition
boire

on nous dit d'être polis et d'être gentils
boire

on nous dit d'aimer notre famille
boire

carrés réglos pas dbobos pas con pas moche pas nul pas trop intelligent pas trop naïf pas trop différent pas trop comme tout le monde pas trop ennuyant pas trop piplette pas trop vaseux pas trop rêveur avoir un minimum peur mais pas trop et pas trop parler de soi mais un minimum sinon t'es trop mystérieux mais avoir un peu de culture quand même mais pas être un génie faut réussir dans la vie parce que t'as qu'une vie faut pas trop penser au passé ni trop à l'avenir reste les pieds dans le présent sinon, si non
pas de trop de trop

J'attéris sur une colline, pas d'lune ce soir, pas d'soleil demain, que du noir et du brouillard
personne à l'horizon
rien que du vide qui m'entoure
je pousse un cris
puis un autre
et bien d'autres encore

L'ombre vibrante de Jana me pousse
La blondinette superficielle qu'on voit sur nos écrans de pubs
Pourtant je lui ouvre mon coeur
On fait fusion
J'affronte les fantômes
Je cours je cours je cours
Je m'élance contre eux et j'recommence
Je vais finir par les briser pour de bon.

Faut pas rigoler avec moi.
Moi, moi moi moi, j'suis une aviatrice
pas n'importe laquelle
Moi j'déambule sur la musique de The Prodigy
Moi j'suis une ancienne biologiste qui
Qui voulait survivre à l'humanité qui
attends
J'suis là moi
J'suis là j'existe
Je rêve pas j'suis là c'est moi
c'est
J'vais vous bousiller vos races bande de s*lauds !
J'suis pas petite j'suis forte et j'rigole pas moi
J'attends mon aérocab et quand il s'ra prêt
J'vous sortirai mes inventions elles existent elles sont là
R'gad mon dos
Début d'ailes !
On va réussir on va s'allier aux machines.
Et puis on retrouvera un semblant d'humanité.

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Mary Drake
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Re: Visite nocturne

Message par : Mary Drake, Sam 15 Oct 2016 - 20:04


Dinosaure.
Je suis.
Je vole, je marche, je vis.
Je dévore celle qui m'a donnée la vie.
Je savoure mes petits.
Ils sont en moi.
Ils sont là.
Ils me torturent.
Il méritent de souffrir.
Comme ils me font mourir.
Mourir de l'intérieur.
J'ai mal, tellement mal.
J'ai envie de fuir,
De voler.
Comme.
Archaeopteryx.
Mais même en l'air.
Ils restent.
Ils persistent.
La gravité ne les rattrapent pas.
Ils s'accrochent à moi.
Je redeviens être sans ailes.
Ultrasaurus, Titanosaure.
Trop grand, trop lourd.
Centrosaurus, Juravenator.
Ça ne suffit pas.
Ils rapetissent en même temps que moi.
Mes bébés, mes problèmes.
Psychologique.
Physique.
Et puis je ne vois pas.
La météore.
s'abattre sur moi.

Des cendres,
Renaissance.
Pureté d'homme.
Saleté d'homme.
Je tue. Je mange, j'abat.
Mon dos se soulève.
Pas à pas.
Mes poils s'en vont.
Un par un.
Je suis stupide.
Je suis idiote.
Je suis c*n.
Comme toi.
Comme lui.
Comme elle.
Comme nous.

Mon cerveau se développe.
Je découvre le feu.
Qui brûle.
Qui consume.
La forêt.
De bois.
La flamme qui crame mon cœur.
Et puis je sais.
Que tout.
Absolument tout.
Vient de l'intérieur.
L'extérieur n'est qu'une façade.
Les os sont en nous.
L'esprit est en nous.
La connerie est dans
Ce put*** d'être humain
Que je suis.
Que tu es.
Que nous sommes.
Qu'ils sont.
Conjugaison.

Avec le temps.
Rien ne va mieux.
Et je regarde.
Les gens se battre.
Pour
Dieu Pouvoir,
Maîtresse Argent.
Antiquité.
César me persécute.
Je prône la liberté.
Mais pas loin la chute.
Je tombe de haut.
Je me sens bien.
Un instant.
La vitesse
Les enlève de moi.
Je flotte.
Au dessus du vide.
Tout va bien.
Croyez moi.
Enfin, pour de vrai.
Tout va bien.
Jusqu'à l'atterrissage.
Où, contre deux rois-mages.
Je dois lutter dans l'arène.
Le Colisée.
En Taureau
Je me transforme.
C'est en larmes
Que je vois.
L'horreur de ces hommes.
Voulant gagner l'honneur.
Honneur pour cette horreur ?!
Je me rue sur eux.
Mes cornes en évidence.
Je fonce.
Et je rencontre le vide.
Je ne suis plus là.

Du haut de ma tour.
Moi, princesse.
Je regarde mon Prince.
Grimper à l'aide de mes cheveux.
Si beau, si longs.
Mais pas blonds.
Brun.
Je casse le conte.
De fées.
Je n'en suis pas une.
Loin d'être une clochette.
Nan, ch'uis une sorcière.
Mais pas à la bonne époque.
Partons vite du Moyen-âge.
Sous le joug de la cruauté.
Où saignées sont habitudes.
Où révolutions s'entrechoque.

Voilà nous y sommes.
1692
Sur un bûcher.
Prête à brûler.
Moi, sorcière.
Sorcière de Salem.
Je crie.
Je ne suis pas méchante.
Mais ce qui est en moi.
L'est.
Alors que je brûle.
Que le feu m'apporte à ma perte.
J'pense bien que c'est un salop.
Lui qui me réchauffait jadis.
T'as toujours été destructeur.
Eh, tu le sais.
Je redeviens ce que j'ai été.
A l'époque de la catastrophe.
Poussière.

Je suis transportée par le vent.
Et de mon perchoir frais,
J'observe les révolutionnaires.
En particulier ceux de la France.
Allez !
D'un bond je me rappelle.
Que nous ne sommes pas tous.
Égoïstes.
Qu'il y a de l'espoir.
Mais pas en tout le monde.

Avant
De doucement.
Retourner dans ma réalité.
Avant
De lentement.
Revenir dans les rues.
Je dois voir des dernières horreurs.
La guerre.
La guerre.
La mort.
J'ai peur.

Je fuis.
Je cours.
De plus en plus vite.
Mais je suis sur un tapis roulant.
Sans m'en rendre compte.
Je ne bouge pas, je m'épuise.
Et je retourne en arrière.
Je tombe.

. . .

Je ne faisais que marcher.
Et je marche toujours.
Bouteille en main.
J'ai voyagé.
Et j'ai compris.
Que des bébés enflammés.
Ne pouvaient s'empêcher de tuer.
Que le mal est dans chaque esprit.
Comme dans celui.
D'une sorcière non loin.
Elle, qui sert les poings.
Oui, je veux te rejoindre.
Oui, je veux t'aider.
Frappons.
En plein cœurs.
Je t'approche.
En titubant.
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Re: Visite nocturne

Message par : Gwen McLee, Lun 5 Déc 2016 - 18:34


RP avec Matthew Buckley
Deuxième rencontre


Tenue de Gwen:
 



C’est bien la première fois de toute ma vie que je prends plus d’une heure pour me préparer. Le choix vestimentaire a été dur mais j’ai finis par trouver mon bonheur, une petite robe décolleté jaune avec des fins motifs noirs. En ce qui concerne ma coupe de cheveux j’ai opté pour la simplicité, une queue de cheval arrière effet décoiffée. J’ai également osé le maquillage avec un far à paupière marron doré, une pointe de mascara pour mettre mes yeux à leur avantage puis un rouge à lèvre rouge pétant. Je suis très fier du résultat final. Je veux simplement plaire à une personne ce soir et cette personne c’est Matthew. Je dois le rencontrer pour la deuxième fois ce soir devant les Trois Balais à 21 heures pile. Rien que d’y penser mon cœur bat la chamade.

Cela fait deux semaines que nous nous sommes quitté. Matthew est pour le peu que je le connais une personne qui m’inspire beaucoup de confiance et  qui me plaît vraiment. Par je ne sais quel miracle, la nuit où il m’a offert le toit de sa maison, j’ai oublié mon bracelet porte bonheur que mon grand-père m’a offert étant petite. Il est très significatif pour nous, il nous permet d’être en lien et de savoir si l’un comme l’autre nous sommes en sécurité. C’est pour cette cause que j’ai reçu une lettre de cet être que j’admire tant pas plus tard que la semaine dernière par le hibou de son père.  Moi qui ne m’attendait plus à le revoir et ni avoir aucunes nouvelles, j’ai été chamboulée et surtout très heureuse. Ma réaction après avoir lu le mot ? Sauter comme une gamine partout autour de moi. Heureusement que j’étais seule à ce moment-là sinon on m’aurait prise pour une sacré cinglée ! Quand je repense à ces échanges de lettre entre nous cela me donne chaud au cœur. Je suis persuadé qu’il est tout autant ravi que moi pour ce soir. Je sens que malgré nos âges différents, je ne le laisse pas indifférent.

J’ai beaucoup repensé à cette fameuse soirée où nous nous sommes rencontrés lui et moi. C’était du grand n’importe quoi je dois dire. Je peux remercier l’alcool qui m’a fait faire n’importe quoi. Je rougie de honte rien qu’en imaginant Matthew en train de me voir embrasser le sol ou bien me taper la tête contre un lampadaire. Heureusement pour moi il ne s’est pas enfui en courant, bien au contraire, il m’a offert l’aide dont j’avais besoin. On se croirait presque dans un film, ce genre de rencontre c’était tellement impossible pour moi à la base.

Il ne fait pas très frais pour une fois, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai osé mettre une robe. J’espère ne pas être ridicule. Nous n’avons même pas prévu quoi que ce soit. J’espère juste qu’il ne va pas juste déposer mon bracelet et partir. Je veux passer la soirée avec lui, je veux apprendre à le connaître davantage.

Il est maintenant 21 heures, je suis devant les Trois Balais depuis 10 minutes. Je n’aime pas être en retard. Je regarde autour de moi et à part quelques personnes je ne vois pas Matthew. Je n’aime pas ça.

Non Gwen arrête d’être aussi négative, il va venir, il est juste en retard ! ll ne t’a pas oublié ! Tout va bien respire.

Je respire un bon coup et espère de tout cœur le voir arrivé, je suis trop impatiente, oui beaucoup trop.
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Re: Visite nocturne

Message par : Matthew Buckley, Mer 7 Déc 2016 - 17:18


Ça faisait maintenant deux semaines. Deux semaines qu’il avait rencontré cette fille. Et durant ces quatorze jours, il y avait beaucoup pensé. Lui, qui ne croyait pas particulièrement à l’amour, qui se prenait pour quelqu’un détaché de la romance, il était énormément surpris de s’être attaché à ce petit brin de femme à peine âgé de dix-sept ans alors qu’il la connaissait à peine. Deux longues semaines, où dans sa tête tout se mélangeait, la raison de Matthew lui disait qu’il ne fallait pas sortir avec une jeune fille encore à l’école, mais d’un autre côté, il était tombé sous le charme.

Et puis l’occasion de la revoir s’était présentée. Lors de leur première rencontre, Gwen, trop alcoolisée, était venue dormir chez lui. Et elle y avait oublié un bracelet de couleur dorée. Matt s’était alors empressé de lui envoyer un hibou pour lui proposer de se retrouver afin qu’il puisse lui rapporter. C’était donc naturellement qu’il se rendait devant les Trois Balais, comme convenu avec la jeune femme. En y repensant le sorcier était content qu’elle ait oublié ce bijou. L’excuse était parfaite pour revoir cette fille, qui vagabondait dans ses songes ces derniers jours.

Habillé d’une chemise blanche et d’un jean, et couvert d’un manteau court assez classique pour la saison, il se dirigeait vers le pub. Buckley guetta sa montre où le cadran annonçait 21h07 et s’aperçut qu’il était en retard. L’heure convenue était vingt-une heure tapante et ce manque de ponctualité ne ressemblait en aucun cas à notre jeune Matthew qui détestait les personnes ne respectant pas les horaires. Mais là, il avait pris le temps de s’habiller, de se coiffer, de se préparer pour ce rendez-vous.

Il se rapprochait de plus en plus du pub où l’on pouvait entendre les éclats de rire et les chopes vides tapant les tables. Devant l’établissement, se tenait Gwen. Vêtue d’une magnifique robe jaune ornée de petits motifs. Dans cette tenue, on aurait dit une poufsouffle. En fait, il n’avait même pas pensé à lui demander dans quelle maison elle était. Mais la couleur de sa tenue sonnait comme une révélation.

Gwen ne jetait pas son regard dans sa direction, elle ne l’avait donc pas vu arrivé de sa démarche calme et posé. En arrivant, près d’elle, beaucoup de sentiments s’entremêlèrent en lui. La joie. Le stress. L’excitation. Le brun posa alors sa main sur la hanche de Gwen pour faire connaître sa présence.

-Salut Gwen. Je suis vraiment content de te revoir.

Ces quelques mots avaient été prononcé sur un ton calme mêlé à sa voix rassurante. Tout en la regardant d’un regard pétillant, il laissait échappé de sa bouche une légère fumée causée par l’air bien trop frais de la soirée.
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Re: Visite nocturne

Message par : Gwen McLee, Jeu 8 Déc 2016 - 21:07


Matthew n'est toujours pas là, j'ai un peu peur en regardant l'heure. Il est bientôt 21h10 et je ne le vois nul part. Je suis stressée, je pense toujours négativement mais si ça se trouve il à juste eu un petit contre temps. Les personnes au bar s'amusent comme des petits-fou et moi je me sens seule sans lui. Je suis tellement pressée de revoir son magnifique visage et puis l'écouter me parler. J'aime le peu de choses que je sais de lui. Je m'imagine pour la millième fois dans ma tête son image. Un sourire se forme alors sur mes lèvres. Je me demande ce qu'il va se passer, de quoi va t-on parler ? Va t-il rester avec moi ou partir rapidement ? Tant de questions qui tourbillonnent dans mon cerveau. L'excitation est à son comble jusqu'à ce que je sente une main se poser délicatement sur ma hanche. Ma première réaction est de sursauter légèrement puis en second je me retourne et lorsque je croise le regard du jeune homme en face de moi, un frisson me parcours le corps entier. C'est lui... celui que j'attendais avec impatience.

- Salut Gwen. Je suis vraiment content de te revoir me dit-il calmement.

Je suis comme sur un petit nuage, entendre à nouveau sa voix est juste un bonheur. Il est toujours aussi beau et en plus il a fait un effort vestimentaire en s'habillant classe. Il est juste magnifique. Mes yeux doivent briller tellement sa beauté m'éblouie. J'en oublie complètement son retard. Plus rien n'existe autour de moi à part lui qui me regarde tout aussi intensément que moi. Ressent-il la même chose que moi actuellement ? En tout cas, une chose est sûr, vu son regard, j'ai l'air de plutôt lui plaire. J'ai de plus en plus de mal à respirer, mon cœur s'accélère. Décidément j'ai vraiment l'impression de vivre une fiction.

- Bonsoir Matthew, moi aussi je suis vraiment heureuse de te retrouver, comment vas-tu ? Tu es très en beauté ce  soir arrivais-je à lui dire souriante et admirative devant lui.

Ma déglutition et ma respiration deviennent de plus en plus compliqué, il va forcément le remarquer. Il vient à peine de me saluer que je suis déjà dans tous mes états. Je ne comprend pas ce qu'il m'arrive, comment arrive t-il à me faire autant d'effet ? Tout cela est nouveau pour moi. Il faut absolument que je me calme mais comment ?
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Re: Visite nocturne

Message par : Matthew Buckley, Jeu 15 Déc 2016 - 17:58


Face à Matthew, elle avait l’air intimidée. La voix de Gwen paraissait tendue. Apparemment, il était  quelqu’un d’impressionnant. Pourtant ce n’était absolument pas son but. Il ne voulait pas que le fait d’être là, avec elle, la rende stressée.

-Bonsoir Matthew, moi aussi je suis vraiment heureuse de te retrouver, comment vas-tu ? Tu es très en beauté ce soir.

Les regards des deux sorciers continuaient à se plonger l’un dans l’autre, comme s’ils cherchaient à voir les pensées à travers le regard de l’autre. En tout cas, elle avait de très beaux yeux, maintenant qu’ils ne souffraient plus des effets de l’alcool, les dilatants. Les derniers mots de la rousse furent accompagnés d’un sourire laissant apparaître des dents blanches. Son sourire était resplendissant. Magnifique. Décidément, il n’y avait que des compliments à l’égard de la jeune fille qui fusaient dans l’esprit de Buckley. C’était tellement surprenant pour lui de s’être attaché en si peu de temps à ce petit brin de femme plein d’enthousiasme au moment présent.

Ce qui surpris Matt en revanche, en entendant les derniers mots de Gwen ce fut sa manière de le complimenté. Jamais, de mémoire, il n’avait entendu quelqu’un parler ainsi. En beauté ? Bien sûr, dans un langage soutenu c’était tout à fait correct, mais il trouvait que ça la vieillissait quelque peu de parler ainsi. Mais bon, il pouvait passer au-dessus de ça.

La lumière des Trois Balais filtrait à travers les carreaux, légèrement salis par une longue journée. C’était suffisant pour qu’ils puissent se regarder tendrement. Le ciel avait laissé venir la nuit parsemée de quelques étoiles brillantes au loin. Mais l’heure tardive avait surtout laissé arriver le froid. Le froid hivernal. Heureusement que le brun était bien habillé, cependant Gwen ne devait pas avoir bien chaud, une robe en cette période de l’année n’était pas la tenue la plus adaptée, même si elle était accompagnée d’un léger manteau.

-Merci, tu es vraiment très belle aussi. Je suis vraiment désolé du retard.

Bien qu’elle semblait déjà être passé à autre chose, Matthew trouva préférable de s’excuser, ça ne lui ressemblait tellement pas de manquer de ponctualité ainsi.

Rapidement, le jeune homme attrapa le poignet de la pouffy, tout en sortant de sa poche un bijou. C’était le bracelet oublié deux semaines plutôt dans son lit. Tenant toujours le poignet de Gwen, il y attacha le bracelet doré qu’il devait rapporter. Après tout c’était l’objet, ou l’excuse plutôt, de sa présence ici à Pré-au-Lard.

-Voilà, il est bien mieux à ton poignet que dans ma poche.

Après avoir relâché la main de la jeune femme, il l’invita, en se tournant vers les rues quasiment désertes à cette heure-ci, à marcher un petit peu avec lui.

-Tu veux bien me tenir compagnie un instant ?
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Re: Visite nocturne

Message par : Gwen McLee, Sam 17 Déc 2016 - 19:02


L'air frais caressant mon visage et mes cheveux me fait frissonner légèrement. C'est vrai que je n'ai pas penser à ce petit détail. En m'habillant la seule et unique chose que j'avais en tête c'était Matthew. Ma seule ambition était d'être au top pour lui, d'être belle et essayer de lui plaire. Je pense que je suis sur le bon chemin. Certes je ne suis pas dans sa tête mais cette attraction que je ressens depuis son arrivé entre nous est à son comble. J'ai toujours du mal à respirer correctement. Je n'ai tellement pas l'habitude d'être en compagnie d'une personne qui me plaît plus que tout et surtout avec un garçon. Je ne pensais pas qu'une simple rencontre, qu'un simple regard ou même juste entendre un mot sortir de sa bouche pourrait me faire autant d'effet. Le pire c'est qu'il ne fait rien de particulier, il est juste lui même. Je ne peux m'empêcher de le regarder de la tête au pieds. Je me surprend à me l'imaginer tout contre moi en train de me caresser mes cheveux et même m'embrasser. Sa sonne plutôt bien dans ma tête, c'est magique, c'est juste incroyable. Je sens des papillons virevolter dans mon ventre rien qu'à cette vision de bonheur.

- Merci, tu es vraiment très belle aussi. Je suis vraiment désolé du retard.

Je sursaute et ouvre grand mes yeux lorsque j'entends la voix de Matthew me répondre. C'est comme si on m'avait sortie de mon sommeil en plein rêve. La même sensation. C'est pas croyable, mais il faut réellement que je me calme et surtout que j'arrête de me faire des films. Je suis complètement bouleversée, c'est la première fois que je pense à des choses comme ça... Pour qui va t-il me prendre à sursauter comme ça ? et s'il me demande pourquoi ? Et s'il pense que je suis fatigué ? Oh non, non et non. Je me sens ridicule tout à coup. Je trifouille mes mains nerveusement et rougit violemment et lance un regard à mon interlocuteur qui s'excuse du retard. La seule chose que j'entends à ce moment c'est son compliment. "Tu es vraiment très belle". Je ne peux décrire le sentiment qui m'envahit tout le corps. C'est inédit mais tellement bon. C'est pas tous les jours qu'on entend ce genre de compliment dans la bouche d'un homme. Je suis touchée. Quant au retard j'avais complètement oublié avec tout ça. Au final je m'en fiche, ça peut arriver à tout le monde, l'important c'est qu'il soit là près de moi. C'est ce que je voulais depuis que je l'ai quitté chez son père il y a deux semaines. En plus d'être beau comme un dieu, il est polie et respectueux. Bizarrement je n'ai plus aussi froid qu'avant, incroyable non ? Je sourie intérieurement.

Juste à cet instant, Matthew se permet d'attraper mon poignet et là mon coeur loupe un battement. Le contact de ses doigts sur mes poignets me font frissonner. Dans son autre main, il y tiens mon bracelet porte bonheur. Il me l'enfile autour du poignet puis l'attache. Je n'ai plus envie qu'il me lâche. Non je veux à nouveau lui tenir la main comme l'autre soir mais malheureusement je n'ai plus aucune excuse pour le faire cette fois. Je vais devoir prendre sur moi et faire avec.

- Voilà, il est bien mieux à ton poignet que dans ma poche me dit-il.

Il me lâche bien vite le poignet et se tourne vers les rues de Pré-au-Lard, bien vide.

- Tu veux bien me tenir compagnie un instant ? me demande t-il.

Alors comme ça nous allons pas nous quitter maintenant, je suis super heureuse qu'il me fasse cette proposition. Je ne voulais pas rentrer maintenant. Forcément cette initiative me fait penser à notre première rencontre. Décidément nous sommes fait pour marcher les nuits dans les rues. Mais au final pourquoi pas ? Au moins il n'est rien qu'à moi et personne peut me l'accaparer. J'ai tellement envie d'en savoir plus sur lui que je ne peux qu'accepter sa demande.

-Ne t'excuse pas pour le retard, ça peut arriver à tout le monde commençais-je par lui dire toujours aussi souriante. Je te remercie pour le bracelet et c'est avec grand plaisir que j'accepte de te tenir compagnie. Dis, tu peux un peu me parler de toi, j'aimerais vraiment te connaître plus, tu étais dans quel maison à Poudlard ? lui demandais-je quelques secondes après curieuse.
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Re: Visite nocturne

Message par : Matthew Buckley, Mer 4 Jan 2017 - 22:49


Désolé pour le trop grand retard !

-Ne t'excuse pas pour le retard, ça peut arriver à tout le monde. Je te remercie pour le bracelet et c'est avec grand plaisir que j'accepte de te tenir compagnie. Dis, tu peux un peu me parler de toi, j'aimerais vraiment te connaître plus, tu étais dans quel maison à Poudlard ?

Matthew entraina alors la jeune poufsouffle à marcher à côté de lui. Ils prirent la direction du château. Bien que Matt n’ait pas l’autorisation d’y rentrer, il l’accompagnerait jusqu’au portail, au ensuite la jolie jeune femme pourrait retrouver sa salle commune sereinement. Et puis, il préférait faire le chemin avec elle. C’était plus sûr. Voilà qu’il devenait protecteur. Le sorcier s’attachait décidément de plus en plus à Gwen.

Apparemment, l’intéressement était réciproque. Enfin Matt s’en doutait un peu. Les lettres qu’ils avaient pu échanger était assez explicite dans leur envie de se revoir rapidement. Il prit quelques secondes après la question de Gwen pour s’imaginer avec elle, marchant l’hiver dans les rues de Pré-au-Lard. Laissant l’empreinte parallèle de leurs pas dans la neige fraîche. Profitant d’une escapade de la sorcière dans le village pour se voir, s’embrassant lors de leur retrouvailles.

C’était tellement surprenant pour lui de ressentir ce flot d’émotion. Lui, qui pendant deux longues années, avait été un aventurier, ne songeant qu’à lui. Buckley n’avait en plus jamais été un grand romantique et pourtant voilà qu’il le devenait.

Alors qu’ils débutèrent leur marche, il entreprit de répondre à la rousse.

-J’étais chez Serdaigle. J’étais super bien là-bas, c’était vraiment cool. Après mes ASPICS, j’ai pas fait grand chose pendant trois ans, j’enchaînais les petits boulots et ensuite je suis parti faire le tour du monde.

En y repensant, Matthew était presque nostalgique de cette période. De ses voyages. Il se rappelait avoir ressentit le même froid sec lors de son passage en Russie.

-Et toi ? Tu as des projets après tes ASPICS ?

La curiosité l’emportait. Il avait besoin de la connaître un peu plus.
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Re: Visite nocturne

Message par : Gwen McLee, Jeu 5 Jan 2017 - 16:05


Il fait un froid polaire dehors mais c'est sans regret que j'ai accepté de marcher à ses côtés. L'ambiance qui règne entre ce bel homme et moi est agréable. Je le sens très gentleman dans sa manière de procéder avec moi. J'aime beaucoup, énormément même. Il paraît assez réservé mais ça lui donne un charme, il n'y a pas de doute, il me fait beaucoup d'effet. Nous marchons en direction du château, alors comme ça je vais avoir cette  chance d'être raccompagné. Je me sens privilégié et même fier de me promener avec lui. Nos bras ne sont qu'à quelques centimètres les uns des autres. Cette envie folle de lui prendre sa main dans la mienne me titille l'esprit. Je n'ose pas de peur de sa réaction. Je ne voudrais pas briser cette transe qu'il y a entre nous. Certes je ne suis pas  dans ses pensées mais s'il est là devant moi aujourd'hui c'est qu'il en avait tout autant envie que moi. Il aurait pu très bien m'envoyer le bracelet en paquet. Ce n'était pas une obligation pour lui de venir à ma rencontre mais il l'a fait et j'en suis comblé. Je ne peux m'empêcher de lui lancer des petits regards, j'aime son visage, j'aime son expression, sa démarche. Il est élégant, c'est un homme élégant que j'ai en face de moi.

- J’étais chez Serdaigle. J’étais super bien là-bas, c’était vraiment cool. Après mes ASPICS, j’ai pas fait grand chose pendant trois ans, j’enchaînais les petits boulots et ensuite je suis parti faire le tour du monde.

Le tour du monde ? C'est plutôt téméraire et vraiment courageux de sa part. C'est un voyageur, intéressant moi qui n'ai jamais trop voyagé, je me surprend à m'imaginer dans ma tête un voyage avec lui. Nous marchons main dans la main dans les rues de Rome, découvrant ensemble cette majestueuse ville plus amoureux que jamais. C'est une belle image. Je me vois très bien avec lui. Il me plaît au plus haut point. Cette attirance pour lui se confirme de jour en jour.

- Et toi ? Tu as des projets après tes ASPICS ?

Il me sort subitement de mes pensées. Je relève ma tête vers lui un sourire au lèvre. C'est une bonne question qu'il me pose, je devrais avoir la réponse sachant que je suis une élève studieuse mais il est vrai qu'il m'est difficile de lui fournir une réponse exact.

- Le bleu a toujours été ma couleur préféré mais chut, je ne le dis pas souvent car on se moque bien vite de moi en me disant que je n'y ai pas droit. Je pense que tu as pu constater que je suis une Poufsouflle. J'espère que ça ne te gêne pas...

Je laisse un petit blanc s'installer entre nous essayant de chercher mes mots.

-  Impressionnant, le tour du monde ? tu as du y faire pas mal de découverte, dis moi quel  a été ton pays favoris ? lui demandais-je curieuse et pour  changer de sujet. Mes projets futur ? C'est une bonne question, je n'ai pas vraiment une réponse concrète à te donner mais ce que je sais c'est que je veux me rendre utile à chacun, je pense m'orienter en tant que Médicomage ou Guérisseur, c'est intéressant de pouvoir soigner et sauver des vies mais j'ai envie de voir ce qui peu m'être le plus favorable alors je me renseigne encore au cas où.  

Je rougie et baisse un peu mes yeux, c'est étrange mais de me livrer à lui ça me plait. J'espère ne pas le décevoir, en général la plupart des gens nous fuis une fois qu'ils savent que nous sommes des jaunes... Je veux lui montrer le meilleure de moi-même et lui prouver que je ne suis pas bête et "plouc" comme la plupart le pense. Le surprendre et pouvoir avoir sa confiance m'est vraiment primordial. Le stress m'envahit alors, me demandant comment il va réagir face à cet aveux.

Pourquoi est-ce une tare de porter les couleurs jaunes et noires, que c'est presque honteux de devoir l'avouer aux autres ? J'aime ma maison moi ! Peut-être qu'à son époque c'était différent ? Je ne sais pas mais j'espère qu'il ne va pas me quitter juste à cause de ça... J'espère.

Par un geste désespéré de ma part et surtout pour me rassurer, je prend finalement sa main dans la mienne et je la sert fort. Je le regarde intensément.

Qu'est-ce que je viens de faire ?
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Ebenezer Lestrange
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Re: Visite nocturne

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 27 Fév 2017 - 0:25


Avec Elly et Asclépius
LA d'Asclé

Il y a des nuits où l'on se pose des questions existentielles. Des questions indépendantes de banalités du style "qu'est-ce que je mange demain ?" ou encore "que vais-je faire de ma vie minable ?", des questions d'ordre métaphysique. Ce soir là, car oui on était le soir, ça se voyait aux étoiles qui ne brillaient que parce que le soleil était allé se faire voir ailleurs (il est parfois bon de le rappeler), Ebenezer s'interrogeait sur une demande de ce genre. "Sais-je encore lancer un Terrorim ? Suis-je encore capable de jouer au mage noir ?" Jouer était le terme car il ne l'était pas, il n'était pas tout court. Misère de l'existence humaine qui n'était même pas ombre de poussière d'étoile dans l’œil d'un dieu quelconque.

Ebenezer, assis sur une table des Trois Balais, se bouchait les oreilles et méditait donc. Son boulot de chorégraphe ne servait pas à grand chose, un des musiciens ayant perdu les cinquante-sept boursouflets. Il aurait pu être musicien avec eux d'ailleurs. Les enfants de bonne famille connaissaient leur gamme, il avait eu droit au violon. Puis on lui avait ôté car les enfants de bonne famille ne doivent quand même pas finir musicien, ça fait mauvais genre d'être artiste. Il regardait donc ses petits camarades avec insistance, pour leur faire comprendre qu'il fallait que ça se finisse vite avant qu'il ne casse tout. Trois heures plus tard, il était libre et aucun dégât matériel n'avait été enregistré. Leo lui faisait un peu peur avec ses problèmes d'alcool et sa tendance à le rendre meurtrier donc il avait décidé de ne pas le fâcher. Il sortit de la taverne avec un blondinet qu'il connaissait avant la formation du groupe. Un petit sang-pur bien élevé à la voix bien aiguë. Trop aiguë même, Ebenezer soupçonnait du coup l'absence de deux trucs plus ou moins sphériques chez l'élève. Peuchère.

Il ne savait pas quoi lui dire alors il serrait les dents. La nuit était froide, il avait rabattu la capuche de sa cape grise sur sa tête. On ne voyait plus son visage, ça lui rappela le temps des masques et, par la même occasion, sa question existentielle. Était-il encore bon en sorts ? Parce qu'à part faire léviter des verres et des assiettes, apprendre des sorts de soin au rabais pour ses études, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas fait de vraie magie. De la magie qui fait peur, de la magie qui fait mal. De la magie qui nuit aux autres et qui donne l'illusion d'être vivant au lanceur. De la magie noire en somme.

Les rues étaient vides, après vingt-deux heures les petits villages comme Pré-au-Lard mourraient. Seuls les bars avaient un peu d'animation et encore on était dimanche soir. Pas un chat, pas un bipède à part les deux sorciers et une silhouette lointaine. Oh, un gens ! Ebenezer sourit sous sa capuche, il fit signe à Asclépius de se cacher, ils allaient rigoler. Il sortit sa baguette de sa poche, visa l'ombre au loin et chuchota amoureusement un #Terrorim.
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 5 Mar 2017 - 17:02



Encore un autre soir où je savais pas trop comment m’occuper les paluches. Alors je graissais des trucs, j’astiquais des cordes, et je m’exerçais les doigts, à ce qu’ils soient souples, pour pouvoir pincer, caresser, et tout un tas d’autres chose que fait un musicien tout droit sorti d’une époque oubliée. Mais, oublié, je l’étais. Je savais pas trop d’où, et les gens autour non plus, mais, bah, je m’en contentais. Du coup, voilà, je m’assouplissais les phalanges en bonne compagnie : un alcoolique notoire qui se perchait le cul dans les arbres, un pré-pubère avec qui on se touchait mutuellement les boules, et un gars apavide qu’aimait lui aussi tâter du boursouflet.
Sauf, que, les boursouflets, je les avais perdu. C’était ballaud, mais j’y pouvais rien si yel s’était pointé.e et avait décidé.e sur le coup, comme une envie de pisser, qu’il lui fallait les cinquante-sept boursouflets commandés à l’Elensar. Je sais pas trop ce qu’yel veut en foutre, mais moi, ça me met dans la merdre, de dragon. Parce qu’yel était bien gentil.le, à vouloir pisser en marchant et chier en courant, mais yel devait pas compter sur les boules de poils pour s’en faire un torche-cul. Parce que, OK, teindre les boursouflets, j’étais d’accord. Mais je préférais la teinture inodore, quoi, parce qu’après, je risque de tourner de l’œil pendant les répètes moi. Faut pas croire, j’suis un fragile ; mais j’arrête pas de le dire : la consanguinité, ça n’a jamais donné une bonne santé.

Et l’Ebenezer, il était bien d’accord avec moi. Bien pour ça qu’on rentrait ensemble : j’étais sa grande sœur consanguine, et lui le p’tit frère consanguin. Parce que, grande sœur, fallait pas croire, mais je pouvais l’être : y avait la présence de deux boules et une voix d’puceau. Du coup, la confusion était possible. Et moi, j’allais pas m’en plaindre, si ça pouvait me permettre de me fringuer comme je le voulais : tenez, là, ce soir, j’avais mon ensemble saumon-souris pour la robe, et la cape en souris intégral. La couleur, hein ? J’ai pas vérifiée si ça avait été fait en poils de souris. En tout cas, saumon, ça devait probablement être la bestiole, plus que la couleur, vu l’odeur… A moins que ça ne vienne de moi. Faut dire, je m’étais défoncé, ce soir, et j’avais sué comme pas possible. Rien de tel que l’exercice physique pour se dépenser.
Du coup, ouais, ensemble saumon-souris, avec la capuche rabattue. Parce que j’avais froid aux oreilles, et que j’avais pas pensé à prendre mes cache-oreilles, et que j’avais pas envie qu’une des deux ne tombe. Parce que ça aurait été sacrément emmerdant. Plus bas, je pouvais me débrouiller avec seulement une, parce qu’on verrait pas la différence, mais les oreilles, j’y tenais un peu : juste pour pas avoir la gueule plus amochée que ce que j’avais déjà. Bref, les oreilles, c’était tout de même important. Ne serait-ce que pour pouvoir entendre, et pouvoir prêter attention à ce qui se passait autour de moi. Parce qu’il y avait de l’animation. Apparemment, l’autre sortait pas souvent, et quand il sortait, il faisait le fou. Ouais, comme pour faire pisser le chien quoi. C’était exactement ça. Sauf que moi, c’était pas mieux : j’avais aussi envie de pisser. Et de m’amuser. Faut dire, il faisait froid, et y avait l’espèce de bruine londonienne dégueulasse sur nous. En vrai, c’était comme si le Père Ouranos, il nous pissait dessus. C’était tout aussi dégueulasse. Donc, bah, j’avais plus qu’à me retenir en me distrayant. Comme faisait l’autre, là, le copain aux boursouflets.

Apparemment, il voulait vérifier un truc sur lui-même. Donc, bah, j’allais l’aider. Parce que j’étais son pote. Et qu’entre pote, on se soutient la baguette. Non, pas celle-là.
Du coup, je vois son sort, pis j’me concentre, parce que je le connais celui-là : j’ai tenté de le faire plusieurs fois pendant la Coupe, sans succès. Par contre, quand je me le suis pris dans la face, ça a très bien marché. Plutôt efficace, même. Trop. Ça m’avait un peu perturbé-longtemps la cervelle : déjà que je carburais au philtre de paix, moi, avant…

Du coup, j’applique la même technique qu’avec la capote : mieux vaut deux fois qu’une, non ?
#Terorim
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Re: Visite nocturne

Message par : Elly Wildsmith, Dim 5 Mar 2017 - 19:32


[HRPG : lors de cet RP débuté avant le 02 mars, Elly a donc toujours 17 ans et elle n'est pas Auror]

Une balade nocturne. Le truc un peu fou qu’Elly avait tenté. Elle en avait marre du couvre-feu qui cantonne les élèves à rester enfermer dans leurs dortoirs. Elle avait donc fait le choix de marcher dans Pré-au-Lard, s’étonnant d’ailleurs du peu de monde qu’elle croisait.

Soudainement, elle avait sentis une présence derrière elle. La nuit ne l’aidant pas à y voir clair, elle ne remarqua rien d’étrange et continua son chemin. Mais plus elle avançait plus elle sentait grandir en elle une peur étouffante, dérangeante. Mal venue. Une nouvelle fois, la jeune femme regarda en arrière, sentant une bouffant d’angoisse montée en elle.

Mais pourquoi réagissait-elle donc ainsi ? Il n’y avait rien ici qui puisse lui poser problème, absolument rien. Non. Et pourtant. L’angoisse montait, enflait, elle prenait de plus en plus part dans le corps et l’esprit de la jeune femme. Celle-ci, sous l’effet du désarroi trébucha et s’étala de tout son long à terre. Impensable que la jeune femme ne soit pas sous l’effet d’un sortilège particulièrement fort, mais impossible pour elle de s’en rendre compte actuellement.

Elle se terre sur le pavé de Pré-au-Lard, totalement affolée sans savoir véritablement pourquoi. Des larmes coulant sur ses joues, elle souffrait terriblement de cette peur qui l’assaillait mais dont elle ignorait la cause … Elle supplia les ombres de la nuit, les implorant de la laisser tranquille. Un faible murmure à peine audible.
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Re: Visite nocturne

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 17 Avr 2017 - 23:23


Il était mignon le blond à faire tout ce qu'il faisait. La situation était inversée, c'était pas le petit frère qui recopiait la grande sœur mais la consanguine qui refaisait le benjamin. Deux sortilèges qui volaient dans la nuit et qui faisaient mouche. Oups, déso pas déso victime inconnue. Ebenezer sourit dans sa barbe inexistante sous son capuchon qui le gênait un peu. Il félicitait presque le petit pour le sortilège lancé. C'était un peu compliqué comme magie, puis fallait vouloir faire peur alors même qu'ils n'étaient pas très effrayants. En apparence du moins.

Il s'approcha de la limace humanoïde un peu trop bruyante à son goût. Fallait pas se mettre dans un était pareil pour si peu. Lui, il tenait mieux que ça. Enfin, c'était ce qu'il lui semblait. Dans l'absolu, il ne savait même plus s'il s'était pris un Terorim dans la gueule ou pas. Il avait morflé une ou deux fois, voire plus, mais il avait noyé les détails dans l'alcool et autre. Du coup, il allait nickel et ne se serait jamais abaissé à faire le gastropode ainsi, aux pieds d'inconnus. C'était être drôlement faible que de faire ça. Et les faibles, fallait les éliminer au nom de la sélection naturelle ou les faire devenir moins faible en tentant de les éliminer. Comme ça, si Ebenezer échouait dans on élimination, il pourrait prétendre qu'il avait opté pour le deuxième choix.

- Et maintenant tu lui shootes dedans ! Puis tu ricanes aussi. Et après, c'est bon. Tu seras officiellement membre de l'Ordre du Phénix, félicitations !

Il avait balancé ça à Asclépius d'un ton vachement enjoué. Comme s'il lui proposait une crêpe à la confiture de citrouille accompagnée d'une bièraubeurre, qu'il lui disait que la vie était douce pendant que les filles hurlaient de terreur parce qu'on les avait ensorcelées. La demoiselle suppliait dans le vide, le sorcier était sourd ou faisait comme tel et préférait demander au blond de faire les conneries à sa place. Puis, ils se barreraient en courant.
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