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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Visite nocturne
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Ebenezer Lestrange
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Re: Visite nocturne

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 17 Avr 2017 - 23:23


Il était mignon le blond à faire tout ce qu'il faisait. La situation était inversée, c'était pas le petit frère qui recopiait la grande sœur mais la consanguine qui refaisait le benjamin. Deux sortilèges qui volaient dans la nuit et qui faisaient mouche. Oups, déso pas déso victime inconnue. Ebenezer sourit dans sa barbe inexistante sous son capuchon qui le gênait un peu. Il félicitait presque le petit pour le sortilège lancé. C'était un peu compliqué comme magie, puis fallait vouloir faire peur alors même qu'ils n'étaient pas très effrayants. En apparence du moins.

Il s'approcha de la limace humanoïde un peu trop bruyante à son goût. Fallait pas se mettre dans un était pareil pour si peu. Lui, il tenait mieux que ça. Enfin, c'était ce qu'il lui semblait. Dans l'absolu, il ne savait même plus s'il s'était pris un Terorim dans la gueule ou pas. Il avait morflé une ou deux fois, voire plus, mais il avait noyé les détails dans l'alcool et autre. Du coup, il allait nickel et ne se serait jamais abaissé à faire le gastropode ainsi, aux pieds d'inconnus. C'était être drôlement faible que de faire ça. Et les faibles, fallait les éliminer au nom de la sélection naturelle ou les faire devenir moins faible en tentant de les éliminer. Comme ça, si Ebenezer échouait dans on élimination, il pourrait prétendre qu'il avait opté pour le deuxième choix.

- Et maintenant tu lui shootes dedans ! Puis tu ricanes aussi. Et après, c'est bon. Tu seras officiellement membre de l'Ordre du Phénix, félicitations !

Il avait balancé ça à Asclépius d'un ton vachement enjoué. Comme s'il lui proposait une crêpe à la confiture de citrouille accompagnée d'une bièraubeurre, qu'il lui disait que la vie était douce pendant que les filles hurlaient de terreur parce qu'on les avait ensorcelées. La demoiselle suppliait dans le vide, le sorcier était sourd ou faisait comme tel et préférait demander au blond de faire les conneries à sa place. Puis, ils se barreraient en courant.
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Asclépius Underlinden
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Re: Visite nocturne

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 23 Avr 2017 - 18:39



L.A. d'Eb'

Parfois, dans la vie, on fait des trucs sans vraiment s’en rendre compte. Ouais, genre, comme le pipi au lit, ou bien balancer des sortilèges random à des gens qui passaient par là. Mais bon, c’est comme pour tout, hein, si c’est en bonne compagnie, c’est toujours plus agréable. Pis, peut-on vraiment être coupable de quelque chose, si l’on est pas conscient de ses actes ? Vous avez 3h. Ce devait être le temps que durerait ce double Terorim. Ou pas. Dépendant de voir si la jeunette arrivait à en sortir, ou pas. Ce n’était plus trop son problème : son rôle de grande sœur se cantonnait à suivre le p’tit frère dans ses débilités, et à applaudir quand il fait un truc bien, histoire de lui donner confiance en lui. Peut-être même lui offrir un cookie, après, parce qu’il aura été sage. Vrai qu’il l’avait été, cette nuit : le sang avait pas coulé. Juste la pauvre fille qui passait par là, qui s’était pris un sort de terreur nocturne. Un peu comme un cauchemar en boucle : des images différentes, mais la sensation qui reste la même. Cette peur incontrôlée, incontrôlable, qui empêche d’être maître de soi, et nous oblige à rester en PLS sur le sol, en état de RIRIP, à pleurer, crier, se débattre, se morfondre…
Oui, il connaissait bien ce sortilège, pour en avoir fait les frais. Ce n’était pas la sensation la plus agréable du monde. Clairement pas. Lui, il e faisait plus pipi au lit, mais avec des terreurs nocturnes pareilles, on savait jamais… ça réveillait tout un tas de réflexes dans l’organisme, pis ça faisait des réactions en chaîne. Et, à la fin, c’était pas beau à voir. Pour ça qu’il valait mieux porter une robe qu’un pantalon : c’était plus aéré, on discernait moins.
L’était un poète.

Petit poussin consanguin deviendra grand.

Et pour devenir soi-même grand, bah il fallait écouter les plus grands.

Du coup, il acquiesça aux directives pleines de sagesse de l’Ebenezer, et donna un mou coup de pied dans les fesses de la victime, ou ailleurs, ou peut-être même dans le vide, hein, on savait jamais, dans le noir, tout en ricanant d’un air grotesque, l’air blasé sur la face.
C’était pas très amusant, en fait.

« - L’Ordre, c’est cool, mais je préfère le Désordre du Phénix. Ils passent de la meilleure musique dans le juke-box. »

Il hocha la tête, bien content de lui, lui attrapa le bras du trublion consanguin.

« - En plus, la bière est bonne. »

Et dans un sourire mousseux, ils transplanèrent.


_____________________
HRPG

Départ d'Ebenezer et Asclépius
Merci pour ce RP !
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Elly Wildsmith
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Re: Visite nocturne

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 4 Mai 2017 - 15:40


Suite de ce RP

Rencontre imbibée, avec 87  

Battement de cils, transplanage.

Et te voilà dans une rue de Pré-au-Lard avec tes deux bouteilles de whisky pur feu à la main. Enfin, l’une d’entre elle est bientôt vide. Avalée en moins de 10 minutes. Comment ne pas se féliciter d’une telle descente. Ton rire se propage dans les petites ruelles sombres et esseulées. Comment être aussi …

Naïve.

Ton rire se fait plus sifflant. Il se propage au cœur de la nuit et se répercute sur les murs des bâtisses alentours. Une nouvelle gorgée, à même la bouteille. Tes pas vacillent et tu te raccroche difficilement à un lampadaire. Dur d’y voir clair tant l’alcool te monte aux joues, t’enflamme et te consume entièrement. Comment as-tu pu te laisser …

Avoir.

Aussi vite que l’alcool descend le long de ta gorge, la colère te monte à la tête. Tu veux lui faire du mal, le faire souffrir. Enlever chaque information que tu as pu lui donner, chaque parcelle de confiance que tu as pu mettre entre vous deux. Tout vole en éclat. La destruction, beauté fatale d’une relation qui n’a pas eu le temps de naitre mais qu’étonnement, tu te persistais à ...

Croire.

Embrumée par l’alcool, abimée par le mal qui te ronge l’intérieur depuis cette rencontre au Ministère, tu saisi ta baguette. Faire danser les lueurs sombres de ton ressentiment, qu’elle explose à la vue et au su de tous. Peu importe les conséquences. Tu t’en contrefous. Tu lance un #Bombarda sur une poubelle alentours. Mais l’alcool ne t’aide pas, l’alcool contrains ton sortilège à échouer sur un mur adjacent qui vibre sous le coup, fissure mais ne tombe pas.

Rage.

Tu hurle. Contre cette poubelle qui te résiste. Anaphore s’il en est que tout décide de se refuser à toi. Tu hurle plus fort encore. Arguant face  à cette poubelle  qui ne te répondra pas « Tu te crois malin, toi ! » et tu ris plus fort encore. Tu entends l’écho de ce rire démoniaque qui te poursuit. Regards perdus aux alentours. Nul n’est pas pour subir ta colère, ou plutôt, tu ne vois rien qui pourrait essuyer tes foudres.

Tu fais pleuvoir les sortilèges, et finalement l’un d’entre eux réussi à atteindre une borne incendie qui explose sous le coup de ta magie. Tu jubiles et tu hurle encore sous cette eau qui s’étends et qui retombe sur le trottoir. Sourire aux lèvres, tu bois encore du liquide qui brûle tes veines. Tu fixes étrangement la borne, croyant probablement parlé à quelqu’un et puis tu exultes « tu croyais qu’une Auror pourrait pas te … ». Tu n’as pas le temps de finir ta phrase que tu trébuches sur le sol, t’amourachant de lui l’espace d’un instant. Sentant l’asphalte sous ta joue, les cailloux sur ton front.

Triste état dans lequel tu t’es mis, mais douce utopie de ne sentir aucune douleur, si ce n’est celle de ton cœur.
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Re: Visite nocturne

Message par : Mangemort 87, Dim 28 Mai 2017 - 20:21


Je crois que le coeur humain est une ville
Il existe dans toutes les tailles formes et langues
Comporte des quartiers plus ou moins colorés plus ou moins délabrés
Certains semblent de trompe l'oeil emplis
Mais tous tous abritent les âmes qu'ils aiment


J’arpente Londres comme d’autres arpentent les coeurs
Le pas goulu le pas excité
Quand soudain m’apparait une femme à terre
au rire sifflant à la peur hargneuse
"tu croyais qu’une Auror pourrait pas te"

Face à l’eau intrépide se meut l’alcool serpent

Je souris à la fissure rageuse
Je suis comme toi
J’ai peur de mourir autant que de vivre
J’ai peur d’aimer autant que de haïr
J’ai l’âme accordéon je sais plus où j’habite
« un esprit sain dans un corps sain ? »

Ni l’un ni l’autre ne m’appartienne
Je suis à moi-même ce que je suis à autrui
Un inconnu dangereux

J'ai envie de croire en la vie promis
Mais tout semble vain et creux
Comme une bouteille qu'hier un vieux
Aurait trop saoul rempli de pisse
Pour la boire à midi
Sans froncer les sourcils
J'ai perdu le goût des idées
Plus que l'appétit - mes papilles
Ne sont plus capables de reconnaître
De différencier ce qui est bon de ce qui est vrai

Alors j’comprends ta rage petite j’comprends
J’ai envie de t’épauler mais je doute que
Si Auror tu es
Ce soit une grande idée

Vois-tu cette apparence je l’ai un peu volée
Après avoir endormi un moldu
J’ai rasé l’arrière de son crâne
Et ses jambes
Et ses aisselles
Et ses bras
Et sa barbe
J’ai pris ses poils jusqu’à en faire
Le parfait petit imberbe
Et j’ai mis cette réserve de morceaux de lui
Dans une boîte
Pourquoi lui et pas un autre ?
Une autre ?
Je ne sais pas trop
Il y avait quelque chose dans son regard
Qui me troublait
Comme si le chat pouvait rentrer chez lui
Et un demain s’écrire
Où je serai une meilleure version de moi-même

Sitôt la réserve faite j’ai commencé à l’enfiler
D’une longue gorgée
J’ai renoncé à ma combinaison à mon masque
Un simple capuchon ébène retombait
A l’horizon de mes yeux
Il permettrait en cas de problème de potion
D’avoir une marge de manoeuvre

Au coin de la ruelle deux mèches blondes
Te regardent
Auror tu ne souhaites pas qu’on s’approche
Pas vraiment
Mais quelque chose dans ton désespoir
En appelle à mon humanité
Et je me suis laissée happée
Un Glacio gela ton eau folle

— Tu as besoin d’aide ?
Car je hais ceux qui partent
Et je crois bien que moi
J’ai besoin de toi
C’est une mauvaise idée oui
Mais je suis impatiente
De te connaître
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Elly Wildsmith
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Re: Visite nocturne

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 1 Juin 2017 - 10:26


Alors que tu étais follement amoureuse de ce sol qui t’avais réceptionné non sans mal, voilà que tes sens se perdent, que le froid se répand. Tu fermes les yeux, serais-tu si mal tombé que quelque chose se soit vraiment cassé, que la Mort soit là, juste au bout ? Un sourire, c’était une douce utopie. Passe un temps de latence, combien ? De longues minutes ? Quelques secondes seulement ? Tu es perdue et n’est pas Maitre du Temps, alors tu rouvre les yeux, ce n’est visiblement pas pour aujourd’hui que la mort t’accueille dans ses bras. Personne ne veut de toi, ne l’as-tu donc pas compris ?!

Et tandis que tes yeux se rouvrent, tu constates que l’eau n’est plus, remplacée par une glace belle et brillante, reflétant les petites étoiles que le ciel offre au monde entier. Ton esprit abimé par l’alcool ne comprend pas trop, jusqu’à ce qu’une voix parle. Tu cherches des yeux d’où proviens ce son, tu plisses les yeux, cherche à comprendre. Besoin d’aide ? As-tu besoin d’aide ?

L’idée te rend hilare, allongée là sur l’asphalte froid tu essayes de réfléchir ? As-tu besoin d’une quelconque main tendue ? Pour te relever ? Pour t’aider ? Pour supporter avec toi ce fléau que certains appellent l’amour mais qui détruis absolument tout, à commencer par toi. Tu redresse ta tête, cherchant cette personne qui veut t’aider. Tu vois une silhouette encapuchonnée, enfin, une ou des, tu sais pas trop. Quoiqu’il en soit, les profils se ressemblent et tu n’sais pas auquel t’adresser.

- Je … je … je …

Tu bégaies, voilà que l’alcool t’empêcherait presque de t’exprimer. Tel un disque rayé, tu repasse encore et encore la cause qui t’as poussé à boire ce soir, tu cherches dans ta conscience ce mal être qui te ronge. Et tu le revois lui, avec ses yeux d’émeraude à nul autre pareil. Tu sens la bile qui monte, à croire que tout en toi le repousse. Tu regardes cette ombre qui s’est approché, et termine ta phrase dans un souffle

- … peut être oui

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Re: Visite nocturne

Message par : Mangemort 87, Sam 10 Juin 2017 - 15:41


Est-elle bègue ? C’est possible. Ou seulement désespérée. Les émotions ont un net impact sur notre manière de faire, de vivre.

Quand on est admiratif, ou amoureux, c’est parfois un peu pareil, on se met à dire des choses si stupides que l’autre nous croit méprisant, indifférent ou ignorant.

Quand on est vraiment triste, qu’on a tout perdu et que la peur se met à habiter les moindres recoins de notre corps, la sueur elle-même change d’odeur. Elle est plus forte, plus salée, plus amère, plus malaisante.

Peut-être est-elle bègue autant que, sous mon polynectar, je suis borgne. Peut-être n’est-elle pas bègue. Mais pour s’être retrouvée à terre, une chose est sûre. Elle a ressenti quelque chose de fort. Et sa voix faiblarde qui finit par acquiescer, quoiqu’avec réticence, confirme que c’est quelque chose de négatif.

Je m’avance, à pas doux, mesuré, vers elle. Il ne faut pas brusquer les chiens blessés. Il faut les rassurer et une fois qu’ils bougent moins, comprendre quel est leur mal pour mieux les panser. Les gens sont pareils, bien souvent.

.
why do we forget
everyone is fighting
battles we don't
fcking
know
anything about
.

— Ça ira, tu sais. Pas tout de suite, peut-être pas demain, mais ça ira.

Je ralentis quand les mètres nous séparant se comptent sur les doigts d’une main, et finis par m’accroupir à côté d’elle. Je suis un monstre, le monstre qu’on a toujours voulu voir en moi, mais aujourd’hui j’ai la possibilité d’être plus que ça. Et en tendant la main vers elle, c’est moi qui l’appelle à l’aide.

— Tu veux te redresser ? J’assigne à sa tenue un #Calda Minima. Je voulais geler l’eau pour en interrompre la folle fuite, mais il ne faudrait qu’elle se mette à grelotter. Et puis, je suis pas médicomage, je sais pas gérer les maladies si j’ai pas mes potions dans les poches.

— Ou parler, peut-être ?
Ou ne rien faire du tout. Tu n’as rien à faire du tout. C’est juste que, si tu en as besoin, je suis là.


Pour t’aider à canaliser la rage et la douleur
Qui te rongent, avides, de l’intérieur
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Re: Visite nocturne

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 15 Juin 2017 - 22:00


Et la silhouette te parle, encore. Tu essaie de te redresser, de la voir, d’en dessiner le moindre contour. Quel est cet être qui semble s’intéressé à toi ? Alors que toi, seul le sol t’intéresse. La Mort aussi peut être. Mais cette dernière ne semble pas avoir envie de te câliner ce soir ? La faute à l’alcool ingéré ? Qui rend ton esprit embrumé, ton haleine nauséabonde ? Un soupir.

Tu entends au loin, que ça ira mieux, un jour. Et sans le vouloir, les larmes débordent de tes yeux, roulent sur tes joues pour finalement venir s’échouer sur l’asphalte. Des pensées noire t’obsèdent mais rien ne franchis le seuil de tes lèvres, comme si toute ta tristesse refusait de se partager, de se déverser ailleurs que dans ton cœur.

Comme toute réponse, seul un soupir s’enfuit. Comme si ton souffle pouvait répondre à ta place, expier cette douleur et la confier à cet inconnu qui semblait vouloir t’aider alors qu’il ne te connaissait pas. Une demande de redressement, à laquelle tu réponds par un vague hochement de tête, parce qu’après tout tu n’es pas vraiment bien, étalée de tout ton long. Le trottoir ne t’a jamais paru aussi peu accueillant que depuis l’arrivée de l’inconnu.

Tu t’aides de sa main, gentiment tendue. Qui es-tu l’inconnu ? Pour aider une pauvre femme qui aimerais s’enterrer sous terre, qui aimerait disparaitre de la surface de la Terre. Parce que tout ton monde s’écroule. Parce que l’homme que tu aimais t’as trahis, parce que tu as détruit celui qui t’avais aimé et attendu pendant ce temps. Evan et Artemis. Artemis et Evan.

Tu ne comprends pas trop ce qu’il se passe, mais tu sens tes vêtements qui, délicatement se réchauffent. Comme si un sortilège parcourait ceux-ci. Une tentative de sourire qui avorte, comme si le visage de l’auror ne voulait pas se soumettre à sa volonté.

Tu saisi la main qui se tend devant tes yeux, et tandis que ton autre bras tente de te relever, tu murmures difficilement « Les … les gens nous aident jajamais pour rien ». Et tu es désormais sur tes deux pieds, le sol tanguant quelque peu. L’alcool te rend vraiment lamentable Elly, il ne faut pas que tu cèdes à cette tentation.

Et comme pour répondre à ta conscience, tu rigoles et tu murmures encore. T’accrochant au bras de l’inconnu qui t’aide à rester debout. Sans lui tu aurais probablement rejoint le sol à nouveau, goutant à l’amertume du trottoir. Mais tu restes là, debout, murmurant quelques sombres paroles, peut être incompréhensible ? Peut-être pas ?

- Ses yeux vevert … Evan … trahisonnn … Arté … mis …

Le souffle court, tu chancelle à nouveau sur tes deux jambes. Et comme si ce n’était pas assez difficile, tu regardes le ciel étoilé, envoyant se balader tes yeux sur cet espace infini, cherchant des réponses dont même les questions t’échappaient. Tes doigts tremblant accroche encore cet avant-bras que tu ne connais pas, mais il t’as relevé, il voudrait pas te faire tomber, ce serait un peu sadique non ?  Tu cherches à le regardé et à nouveau un murmure s’échappe d’entre tes lèvres « qui … qui es-tu ».

Qui sommes-nous, à errer ainsi dans la rue ? En pleine nuit, là où personne n’est là normalement pour apercevoir le sombre désespoir ? Tu remercies silencieusement la silhouette toujours encapuchonnée, mais tu te demandes ce qui te vaux tant d’aide cette nuit.
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Re: Visite nocturne

Message par : Mangemort 87, Dim 25 Juin 2017 - 11:45


Et ses yeux ont pissé leur amertume ; une amertume retenue longtemps, je crois. Qui avait le besoin pressant de s’échapper de son regard, d’elle toute entière ; il lui fallait une respiration salée pour sortir d’elle toute cette douleur. Après les larmes, ce fut le souffle ; un soupir de malheur, qu’elle relâcha.

Voilà. Ça commençait à sortir. La prochaine étape était les mots ; plus tard viendraient les sorts et les rires. Et une bonne nuit de sommeil ; dormir résout tout. Même sur le plus long terme, je crois. Si j’étais seule, vraiment seule, cela fait longtemps que je me serais endormie. Mais leur père est parti, alors l’oeil qu’il me reste, je le garde pour veiller sur eux.

Elle a fini par acquiescer à ma proposition et a saisi ma main. Sa poigne était faible et ses membres chancelaient. J’avais l’impression que son ossature s’était toute entière perdue. Qu’il ne restait que des fragments d’elle ; des fragments qui peinaient à tenir en place. 

— Oui, les gens ont du mal à aider. Il ne faut pas leur en vouloir. Ils ont du mal à s’aider eux-mêmes, alors avec autrui, ils sont perdus.

Les mots qui suivirent étaient trop décousus pour que je comprenne vraiment. Je ne connaissais pas de personne se prénommant Artemis ; il y avait eu une déesse antique, mais comme elle était antique, je ne l’avais pas vraiment connu. Elle parlait en revanche d’Evan ; je n’étais pas sûre d’avoir bien entendu. Je connaissais aussi une Evans, j’avais peur d’être à côté de la plaque. Alors j’y allais par petit bout.

— Tout doux, tout doux
, fis-je en tapotant maladroitement son avant-bras. Je n’avais pas vraiment l’habitude, avec les gens. Les enfants étaient plus simples, je crois. Tu te sens trahie ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

Sa main tremblait un peu. Je sentais qu’elle avait du mal à se confier. En même temps, je la comprenais. Les humains sont pas faciles de base, alors si elle avait, aussi, été trahie, forcément elle allait pas se fier au premier blondinet venu.
— Ce serait plus simple si on le savait, hein ? Qui on est, d’où on vient, où on va. J’ai souvent l’impression qu’on me file des pièces de puzzle qui ne vont pas ensemble. Il y en a trop, mes mains s’emmêlent, et je sais pas trop ce que c’est censé représenter.

J’hésitais. J’étais pas trop sûre d’où j’allais, et encore moins sûre de la mettre en confiance. Reprendre, à zéro.
— Mais je sais que ce soir, je suis une main. Une main qui est tombée, comme toi. Plus d'une fois. Sauf que personne n’était là. Une main qui aimerait que tu n’aies pas à te relever seule, car elle sait que c’est compliqué. Une main... qui te veut du bien.

Et tu n’as pas l’air d’aller bien.
— Dis moi, si tu devais dessiner les endroits où loge ta douleur, ça ressemblerait à quoi ? Je sais que parfois, quand j’ai mal, j’ai l’impression que mon dos se morcelle ; que j’ai besoin d’une enveloppe. Pour pas que les fragments de moi se répandent par terre. Alors je m’enroule dans une couverture, en mode sushi. Je parle rarement de moi. Mais le masque — le masque donne toutes les permissions. Sous ce masque, je deviens le moi que je ne m’autoriserais pas à être, autrement. J’ai tenté un sourire en sa direction.
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Re: Visite nocturne

Message par : Elly Wildsmith, Sam 15 Juil 2017 - 23:16


L’étrange inconnu te parle, pourquoi ? Tu ne distingues rien de sa silhouette, si ce n’est cette main sur laquelle tu t’accroches. Tu titubes encore mais ta main reste accrochée à la sienne, comme si ta survie dépendait de cet autre que tu ne connais qu’à peine. Tu n’entends pas ce que te dit l’inconnu, qu’importe à vrai dire. Il est là pour te soutenir et tu n’en demandais pas la moitié de ce qu’il est en train de faire. Tu chopes rapidement la dernière phrase, le dernier mot que l’inconnu te donne. Et tu te relèves, doucement, sans jamais lâcher cette main qui t’es devenue subitement si vitale.

Tu regardes alors et tu vois juste du noir sur son visage, sans trop comprendre, ni analyser tu soupires. Et tu restes accrochée à cette main qui te parle de ses douleurs. Tu visualises sans mal le corps qui se déchire. Tu cherches, en toi, où se loge ta p*tain de douleur. Et d’un coup tu penses. C’est une évidence, la douleur se fige juste ici, dans ta poitrine, là où est bat un cœur désœuvré d’avoir trop aimé.

Alors sans un mot, tu plaques la main de l’inconnu sur ta poitrine, là où il sentira battre ton cœur si fort, si puissamment. Cœur imbibé d’amour qui rend les armes de s’être trop battus. D’avoir trop espéré. Dans un soupir, tu laisses tomber quelque mot, comme une expiation à la douleur.

- C’est … là … que ça fait mal. Et dans ces moments-là …


Que se passe-t-il dans ces moments-là Elly ? Sois honnête et franche, avec toi-même et avec cet inconnu décidé à t’aider alors qu’il ne te connaît pas. Un regard désemparé, perdu … qui glisse sur la glace pour revenir sur l’étranger à la main tendue. L’esquisse d’un sourire tente de se dessiner sur ton visage peiné, mais peine perdue, le sourire retombe.

- J’aimerais … ne plus être … oublier toute existence … à commencer par … la mienne

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Re: Visite nocturne

Message par : Lizzie Bennet, Sam 12 Aoû 2017 - 12:49


#JeSuis87

Son désespoir te touche plus qu’il devrait. Tu es une Mangemort, 87, pas une psy ou une amie. Alors pourquoi t’attardes-tu avec elle, pourquoi la laisses-tu te toucher, pourquoi te surprends-tu à ressentir de l’empathie pour elle, à vouloir la comprendre, la connaître, la soutenir, être quelque chose pour elle ? Tu n’as pas à être une main, encore moins un ami. Ne te laisse pas avoir par la ressemblance des lettres, okay ?

Elle a chopé ta main, d’ailleurs, et l’a portée là où logeait sa douleur. La poitrine. Alors là, c’était un peu plus compliqué. On ne pouvait pas faire de câlin enveloppe dans son dos. Et laisser la main appuyée trop longtemps risquait de la mettre mal à l’aise. La retirer trop vite aussi. Alors patiente, tu as attendu. Ralentis ton rythme de parole, et ton souffle aussi. Elle est comme un chaton désemparé, il faut lui montrer où téter un peu de bonheur. Toi, toi tu connais pas la direction de la joie ; tu n’as pas encore trouvé ta corde d’abondance.

Cependant, tu sais une chose. La douceur, la patience, et le temps, sont les meilleurs remèdes. Ta main est restée posée, délicate, sur sa poitrine, jusqu’à ce que son rythme cardiaque se rapproche un peu plus de la normale. On n’y était pas encore, mais c’était un début. J’ai avancé d’un pas et tapoté mon épaule, lentement, deux fois, pour qu’elle sache qu’elle pouvait y poser sa tête si cela l’apaisait.

Je crois que même des coussinets de chaton ne sont aussi doux que son petit coeur fébrile en cet instant. Cette Auror si forte, si dans la maîtrise d’elle même au quotidien j’imagine, paraissait si démunie… Et il était impossible de prétendre que tu y étais impossible. Pas plus que moi. Tout vacillait.

— Je comprends. J’ai essayé, moi aussi. Pour oublier que j’avais mal, j’ai tenté d’effacer des pans entiers de mon existence. Il faut que tu saches pourtant, que cette solution n’est que provisoire.
Regard empli de tristesse. La réalité nous revient dans la face au galop. Quand elle déchire l’illusion, c’est encore plus douloureux. C’est un choix que tu peux faire, mais il t’épargnera moins que tu peux le penser.

Hésitation.
— Si tu crois qu'oublier est la seule option, si tu crois que tu ne le regretteras jamais, pas dans un an, pas dans 40, je peux t'aider à le faire. Mais réfléchis-y. L'oubli est plus dangereux qu'il n'y paraît. Si tu empruntes cette voie... rien ne sera plus comme avant. Cette trahison vaut-elle la peine que tu lui sacrifies ton passé... ton présent... ton futur ?
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Re: Visite nocturne

Message par : Elly Wildsmith, Mar 22 Aoû 2017 - 22:17


#JeSavaisPas :mm:

Les embruns de l’alcool te tenaient fort le système nerveux, empêchant chacun de tes neurones fonctionnant correctement. Sinon, tu aurais peut être ressentie la gêne du mec à avoir sa main sur ta poitrine. Et peut-être que toi-même tu l’aurais ressentie, cette gêne. Parce que bon, en temps normal tu n’es pas vraiment du genre tactile.

L’inconnu te parle, sa voix résonne dans ton crâne, comme un écho à ta propre souffrance, tu le regarde. Tes yeux luisent d’avoir trop pleuré, d’avoir tout perdu. Tu entends plus que tu n’écoutes, ce que l’inconnu te dit sur l’oubli. Et dans les vapes de ton subconscient tu comprends. La trahison et la souffrance feront partis de toi, de ce que tu es, tandis que l’oubli … enlèvera la douleur, mais enlèvera le reste aussi.

Et tes pensées deviennent des mots à force de trop réfléchir, les vapeurs d’alcool n’obtiennent pas ce qu’elles veulent de toi, te faire sombrer dans le déni d’avoir trop aimer. Tes pensées se transforment en une réponse, à peine plus claire que les derniers mots que tu as prononcé mais qu’importe.

- Je ne veux pas … oublier … l’espoir … qu’il ait pu m’aimer.


La vérité était aussi glaçante que le sol, aussi glaçante que le froid de l’hiver qui vient vous mordre les doigts en plein janvier. Tu souffres, éperdument, mais tu refuses d’oublier cette sensation, que d’avoir été aimée, chérie par celui que tu pensais être ton alter-ego. Tes yeux se figent sur l’inconnu, sur son visage que tu n’arrives pas à discerner, tes yeux semblent supplier, d’expliquer, de te faire comprendre, comment l’amour peux faire si mal. Mais aucun mot désormais, ne sort de ta gorge nouée.

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Re: Visite nocturne

Message par : Lizzie Bennet, Dim 24 Sep 2017 - 23:50


#Spoilers!!!

Elle n'a répondu à ton invitation d'étreinte. Non. Elle a fait pire que ça. Elle t’a livré ses mots sans masque. Sans détour. Sans parade. Elle s’est affirmée dans toute sa vulnérabilité ; et c’est précisément ce qui l'a rendue si bouleversante. Tu ne t’y attendais pas, tout simplement.

L’espoir ; chétif espoir. Celui d’avoir cru, d’avoir eu le droit à une once de naïveté. Croire au meilleur chez l’autre. Voir des ponts là où les autres ne liraient que des murs. Il faut réinventer les chateaux de sable, oser donner un coup de poing là où ça fait mal, détruire quelques fondations… mais le pont apparait. Toujours. De notre côté, on peut le créer.

On n’a aucune prise sur l’autre, en revanche. Rien sur ses masques, ses flirts et ses arnaques. Rien qui dise que les mots qu’il adresse te soient vraiment destinés ; rien qui ne prouve que sur toi il n’y a qu’une image projetée. Le mirage d’un souvenir, d’une rencontre — ressemblance.

Rien qui dise que les mots ont du sens, aussi. Tu les connais, ces gens qui disent je t’aime pour le plaisir de se l’entendre dire. De faire rouler les mots en leur gorge, apprécier leur suavité, la puissance de leurs effets sur leurs interlocuteurs. Oui, tu sais, tu sais que l’espoir d’avoir été aimée est souvent empreint de mille illusions.

Mais tu la comprends. Toi aussi, tu es en train de te faire avoir, de ce côté. Tu es en train de succomber. Tu sais que cela n’a rien de rationnel, mais tu comprends que l’amour est pour l’autre plus un jeu de persuasion que de conviction. Et que toi, pour la première fois depuis longtemps, tu es en train d’y perdre. De te perdre.

— Alors je ne te ferai rien oublier. Je t’aiderai à affronter ce bout de toi, et les espoirs qu’il abrite.

Tu as ralenti, avant de reprendre. Plus douce, comme pour enrober une dure vérité de miel maladroit. Finrod, lui, aurait su comment penser les plaies de l'animal blessé. Toi... Tu ne pouvais faire plus que cela. Parler, un peu gauche mais sincère.

L'amour blesse ; mais c'est aussi la preuve qu'il est vrai. Que ce que l'on ressent et vit est réel.
Et puis à avancer aussi. Si elle veut bien de ton aide sur ce bout de chemin.
Si elle savait pourtant, elle se foutrait bien de toi.

Mais la nuit t'épaule de son ombre, et ce soir, ta corde sentimentale a le droit de jouer. Tu laisses tes mains s'y égarer, comme la note d'une harpe qu'on n'ose pas trop jouer, car elle sonne souvent mal. Désaccordée ? Comme le bout d'une partition dont l'on connait l'étendue de notre méconnaissance.

Appréhension, palpable dans l'échange.
Pourtant, dans les cendres parait l'évolution.
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Elly Wildsmith
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Re: Visite nocturne

Message par : Elly Wildsmith, Mar 17 Oct 2017 - 23:12


Tu titubes, accrochée à cet autre qui te raccroche à la vie, à l’amour, qui annihile cette envie d’oubli, qui redonne l’espoir, le gout, teinté d’amertume pourtant. Et tu avales difficilement ta salive, tu le regarde, tu te demandes … et la question franchit tes lèvres avec l’innocence d’un enfant, la même candeur « Pourquoi … », et devoir s’y reprendre à plusieurs reprises, cela t’agace. Tu trépignes « Pourquoi … », encore. Recommencer « Pourquoi … je ne vois pas ton visage ».

L’innocence incarnée, ou plutôt la bétise. Tu ne sais pas trop, tes yeux sont sans doute trop embrumés de larme pour comprendre, pour voir, pour entrapercevoir le sauveteur de ta nuit, le gardien de ta folie. « Et toi … » Une pause, le sol est tangible, meuble ? Ou bien est-ce tes pieds qui n’arrivent pas à te porter. Tu t’accroches, encore, à la silhouette, comme s’il était une bouée dans une mer d’encre capable de t’absorber toute entière. « Et toi, que dois-tu affronter ? ». On aide jamais les gens par charité, n’est-ce pas ?

Pourtant saoulée, et certainement saoulante, tu fais preuve d’une certaine vérité qui te surprend, te laisse perplexe. Est-ce bien toi qui viens de parler ? Ou quelqu’un prends-t-il possession de ton corps ? De ton âme ? De ton esprit ? Hormis lui, qui t’enivre plus qu’il ne te délivre et dont tu n’es pas capable de te défaire.
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Re: Visite nocturne

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 Visite nocturne

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