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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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[Habitation] The Sphinx's Riddle
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Lïnwe Felagünd
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Re: [Habitation] The Sphinx's Riddle

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 9 Avr - 23:48


Les clochards célestes
avec Daddy


Autorisation de Leo Keats pour poster.

Indubitablement Lïnwe en a décidé ainsi comme le prêtre de l'église non-catholique pour meurtres dans les gestes     il n'est qu'une ombre,
l'ombre des parades infantiles sur l'avenue principale axe des myrtilles de la cité rouge ce soir

Qui se déhanche comme des moustiques et leur seringue de junkie sur les toits tuiles mortes de la nuit noire
devenu trop peu vivant pour se piquer soi-même il s'attache à voir les feuilles tomber sous le vent de carte postale posthume
l'âme vibrante comme une locomotive d'éternité inconnue   cœur mal désirant le livre ouvert en point mais il n'en garde que l'amertume
le fromage coulant dans la vitre poussiéreuse de l'apothicaire du coin que le soleil ne peut pointer du doigt
puanteur fulminant du haut de la montagne désertique à grande ampleur   l'échelle et le seau juste là

Qui passe en dessous comme la Tamise et ses docks hypothéqués par un sbire de cette malheureuse Lady
les traits tirés formant des haricots bouillis à la géométrie abstraite de l'artiste rêveur et bronzant sous la lampe hallucinogène
phare solitaire qui surplombe la mer d'une tour d'ivoire argentée parmi les étoiles et la mer est son frère   Queenie !
Queenie ! Queenie ! temple artificiel se sacrifiant les mains à l'entendre parler comme un moulin à gêne

Qui craque une allumette de cet arbre où coule la sève au sang vert et collante et senteur d'absurdité crépusculaire
trois bosses de chameau au nom de Pré-au-Lard séparent sa présence du moulin à vent les cartons vides devant
et le lait qui décolore les égouts du gris jardin   se battant sur le bas-côté trois serpentins d'une fête éphémère
le courrier de dix ans gît sous le portique grinçant et claquant des dents par ce froid soudain levant

Qui demande qui sonne comme un ange à l'appel du nuage jaune du quartier sinueux du temps
la brique ici décalée dépassant comme un monstre incompris de la société narcotique

Qui s'assis un instant l'esprit parmi les vagues des girafes d'Afrique plein la tête et la bouche dégoût mouvant
au clair de lune et les dents grinçantes et les oreilles pression un instant dans le boxe du Conservatoire français et le front à corne
de brume et de violence indolente et le nid plein d'humiliations humaines et d'intelligence perché sur la cheminée du domaine

Qui se masse les cheveux poils d'un crâne pubien lors de la pause du midi au soir et qui se tord sur le rebord d'une fenêtre
vue sur les cieux le traîneau de la terre et les rennes qui tirent des vies humaines comme des bêtes humaines.


Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Mar 27 Juin - 23:43, édité 1 fois
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Leo Keats Gold
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Re: [Habitation] The Sphinx's Riddle

Message par : Leo Keats Gold, Mar 27 Juin - 20:43


Cette heure du soir matinal, où  les rires des coléoptères épileptiques se lancent dans une valse ecclésiastique. Parce qu'entre les bribes d'air s'immisce un mysticisme que seules les aiguilles agressives des horloges murales sauront expliquer une fois les douze sonnées.

Cette chaleur de l'été, imperturbable dans cette superbe dont elle drape les esprits comme d'un manteau trop lourd.

A loin ce saule vieilli et courbé avec ses branches en épis diverses et variés qui s'en vont se lamenter vers le sol.

Ce sourire crevassé des murs que l'hiver assassine et que l'été ranime. L'ombre fraîche de la maison et les rideaux tachés que le vent fait claquer dans la cuisine que l'herbe fraîchement coupée parfume.

Ce verre plein, qui attend sur le plan de travail, dans lequel les glaçons se noient les uns après les' autres, inexorablement. La fourmi souveraine qui y est tombée il y a quelques minutes déjà et qui depuis a cessé de lutter.

Cette fumée qui s'élève du cendrier une cigarette à moitié consommée continue de se consommée. La cendre marquant une ligne qui prouve que rien à bougé depuis quelques minutes déjà.

Ces bouteilles à moitié pleines posée sur un coin de la table dans un refus de se cacher, de dissimuler le vis déjà trop disséqué.

Au sommet de la poubelle, le sachet de pilules jeté là par colère, que les mains tremblantes reviendront certainement chercher un soir désespérées.

La porte ouverte sur l'escalier, comme une invitation muette à monter dans un endroit que celle les rêves ont pu observer. La chambre des merveilles, autant que des horreurs, car les deux se combinent une fois la tête sur l'oreiller.

Au sol, quelques vêtements oubliés, ou abandonnés pour plus de libertés. La salle de bain humidifiée où quelques gouttes s' échappent du robinet. Puis la chambre. Ou la peur noctambule laisse place à la torpeur estivale.

Le lit défait, le corps étendu dans un demi sommeil dont l'air effleure les dessins exposés, les méandres et les vallées. Une pseudo nudité a la pudeur tout de même protégée.

Une bouteille vide au pied du lit, mais qui ne date pas d'aujourd'hui. Un oubli, ou une volonté  encore trop fragilisée de tout reprendre en main.

Et sous la fenêtre un chien lui aussi endormi. Qui relève la tête à l'approche de l'odeur inconnue.
Dont la médaille porte les lettres gravées


H-O-D-O-R
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Lïnwe Felagünd
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Re: [Habitation] The Sphinx's Riddle

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 10 Juil - 21:54


Une raison évidente comme absurde de rester allongé là    la brindille coincée entre deux dents de lait qu'on tenterait d'arracher dans des contrées éloignées pour de l'ivoire et trois esclaves à acheter

A tournoyer des cocktails de saveur de nostalgie dans le chaudron qui sert de boîte crânienne ou de cendrier posé là sur la tableau de jardin lorsqu'une nuit d'été agite l'envie de déguster quelques plats marinés du sud empaillé
les pommes de terre sautées sur une rivière de sauce pimentée     où flottent deux saumons et trois moucherons patrouillent au-dessus du bon petit plat
l'attente est bonne — l'attente est bonne à manger     le linge étendu à côté respire les fumées inhalées il est bon à relaver

A s'étendre contre la rampe d'escaliers en pierre brunie par l'arbre-temps qui l'observe lorsqu'un oiseau dérange son feuillage
la respiration lente et généreuse comme les formes féminines de cette silhouette masculine qui passe au loin dans la rue passante sans aucun passant pour passer inaperçu

A réfléchir encore et encore sur la venue de Godot qui se fait cuire un œuf derrière le banc de l'autre côté où le vent est moins frais — on y entend les loups et l'odeur de l'air est putride     un semblant de soufre et la lune commence à se maquiller doucement derrière ce rideau ce drapé argenté

A dominer de sa main aux poireaux — encore jeunes et beiges les doigts de la jeunesse saccadée — une abeille qui n'a qu'un dard pour survivre des ailes en moins et une overdose pour le caillou     son épée de fer frémit avant que l'armure tombe et que le chevalier doré ne meurt dans un dernier souffle de dragon

A croiser les jambes devant lui - bâtisseuses de rails de chemins de fer les wagons chargés de rêves et d'espoirs éclatants
l'eau chaude coulant de la gourde au feu paradisiaque

A jouer au yo-yo avec le temps     le temps et Godot et l'ombre d'homme féminine et l'arbre qui éclate et l'oiseau qui danse et l'abeille mourante et l'herbe coupée et les hélices au loin qui font tourner le moulin de la vie — cette roue d'infortune qu'il faut réparer vernir tourner nettoyer encore tourner vernir réparer retaper faire refaire
cette roue d'infortune qu'il faut vendre au peuple cette roue d'infortune qu'il faut adapter à soi pour régner et devenir roi
un roi libre un roi
libre.

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Re: [Habitation] The Sphinx's Riddle

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 20 Juil - 3:53


Le.a maître est mort.e. Dans son sommeil pour le moment où seul son ventre semble bouger. Ol nous a quitté pour quelques heures, alors j'en suis content. Y a plus personne pour me demander de rester couché sagement de ne pas faire de bruit. Je bondis sur quatre pattes. Prudemment. La parquet glisse et mes griffes sont un peu abîmé. Et pourtant Leo m'avait prévenu.
J'aurais dû creuser mon de trou dans le jardin. Sauf que je m'ennuie moi. Toute la journée quand il part loin. Il me gronde un peu quand je lui saute dessus le soir, mais il comprend pas que je suis trop content de le voir. Parce que quand il me dit quelques mots le matin en partant, moi je les comprends pas. Alors je suis content de voir qu'il rentre. Même si des fois c'est encore plus à quatre pattes que moi. D'ailleurs quand c'est le cas, j'essaie de jouer un peu avec lui, mais après il me gronde tellement fort qu'il a ses croquettes pour humain qui ressortent. Direct sur le plancher. J'ai goûté une fois, mais c'est pas très bon. À croire que les humains n'ont vraiment aucun goût. J'ai bien essayé des les éduquer, mais ça ne marche pas très bien. Ils ont plutôt tendance à râler quand je ramène un lapereau que j'ai piqué dans le jardin d'à côté. Alors j'ai arrêté.

Enfin bref je me lève, parce que j'ai senti une odeur pas comme les autres dans la maison, quelques choses qui n'est pas là normalement. Alors je me dirige vers l'escalier en grognant un peu, la queue baissée. Sauf que j'aperçois une balle dans un coin de la pièce. Alors je suspends mon pas. Pris d'un dilemme j'arrête mon pas. Mon museau va de la porte, à la balle. Puis de la balle à la porte. Puis de la porte à mon maître. Je remue la queue parce que je suis content de la voir avant de me rappeler qu'il est là depuis longtemps et que ça sert à rien. Mais je recommence à grogner. Comme ça il sera content que je le protège. Alors je grogne jusqu'à reconnaître l'odeur. Je le connais le petit homme. Il vient parfois.J'aboie deux fois et je descends l'escalier en courant pour aller lui faire la fête. Lui présentant mon ventre en m'étendant sur le dos. La langue pendante.
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Re: [Habitation] The Sphinx's Riddle

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 24 Juil - 23:43


Une pensée en forme de papillon     non     de phalène puisque la nuit arbore son plus beau rideau étoilé     et ce sourire fantomatique la pensée prend racine en bas de cet arbre qui cache les champs    non    les vignes chantantes les vignes dansantes tonitruant des airs d'épopées en volutes de fumée épaisse qui restent sensibles au charme de l'enfant

Qui s'étend de tout son long penché comme ces hectares de rosé et de rouge pour les plus passionnés     une chansonnette de son pays dans la tête à observer les buissons mal taillés — oh ! ils forment une paire de ciseaux et celui-là Queenie ! un renard oui un beau renard gris qui aurait grandi trop vite

Qui croit en la démesure la désinvolture la volonté d'imaginer son monde comme il le faisait lorsque tout ce foutu présent ne s'était pas passé les pieds enchevêtrés dans une mare de café cocaïne nauséabonde et pleines de vice pisse câlines et les délices amers de la vie tournante

Qui tripote son semblant de porte-malheur     il le retourne dans un sens et puis dans l'autre pour voir si de l'autre côté il aurait un peu plus de chance juste un peu plus — les yeux grands ouverts il rêve comme dans un lit une longue nuit de sommeil intense à rêver rêver rêver de terrines et de pâtés de la grand-mère qu'on n'a jamais connue - ou c'est de la grand-mère qu'on rêve     une comédie cosmique et chimérique de cent cinquante vies

Qui surmonte l'épreuve d'un rot de taureau après un bon repas d'herbes séchées juste avant la mise à mort dans la corrida     la petite excitation de devoir mourir devant vingt mille personnes et le maître des lieux qui sourit d'un éclat de dents en ivoire tout comme son collier qu'il tient fièrement autour du cou lorsqu'il ordonne de tuer la tête : son trophée

Qui se retourne à l'appel du chien familier de la maison abandonnée par son propriétaire trop saoul pour rester éveillé et trop sobre pour la nettoyer - ce fou furieux qui s'est fait faire un deuxième nom et un brushing l'autre jour alors que l'enfant buvait son thé à la mangue ou la citrouille je ne sais plus     ou était-ce des carottes ? on dit que ça rend aimable et les fesses sont plus roses que les joues mais elles n'ont pas d'épines juste des grains des grains de beauté

Qui laisse s'élancer l'imposant canin alors qu'il aurait pu prendre la fuite vu la bave qui pendait du nez et de la morve qui pendait de la gueule puante des restants de la veille — cet Hodor qui est aussi affectueux que gras de la pense cette dernière sur le dos et le dos à l'envers     alors il lui offre sa main pour un laisser-passer et répète par deux fois son nom comme un ouaf grossier
un verre atomisé
un fond de cadavres
étoiles
qui se bercent
dans le sang - aliéné.

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