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L'Antre des Potions
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Crystal M. Ertz
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 10 Avr 2016 - 20:42




HRP: OMG, désolée pour le pavé!
Et aussi, il y a 30 gallions dans la pochette, les 5 derniers sont donc un gros pourboire pour toi :3  


Elle du quitter Lizzie du regard, le temps de chercher sa bourse de gallion dans son sac. Il fallait la trouver, vite. Dans un tel environnement, ses instincts lui criaient d'être attentive à ce qui se passait autour d'elle et ce n'était pas chose aisée quand on avait les yeux rivés sur un sac qu'elle percevait pour la première comme 'un foutoir du feu du Scroutt'. Enfin. Elle trouva la poche, resserra sa prise dessus de peur de la voir disparaître et releva un peu brusquement la tête. Il devait y avoir une trentaine de Gallions là-dedans. Mais il était hors de question de commencer à vérifier cela maintenant, de quoi aurait-elle l'air? Non, Crystal voulait éviter de provoquer un nouveau sourire moqueur chez la maîtresse des potions.

Mais alors qu'elle s'apprêtait à lui tendre l'or qui reposait entre ses doigts, Lizzie bondie sur la Crys-souris, avec une grâce et une lenteur-rapide, paradoxale et inexplicable. Surprise par le contact de ses lèvres sur son cou, elle lâcha la poche pleine de gallions. Celle-ci tomba sur le sol avec un bruit amplifié par les murs qui résonna dans sa tête. Inconsciemment, la jeune femme avait retenu sa respiration. Elle ne cligna des yeux qu'au moment de l'impact des pièces sur le sol mais le laps de temps écoulé avant cet instant lui semblait une éternité. Pas une seconde il ne lui vint le réflexe de s'éloigner ou de s'en prendre à son assaillante. Incapable de se mentir, l'alchimiste savait qu'elle avait apprécié ce contact. Son caractère réfléchi, sage, retenu était diamétralement opposé à cette facette de Lizzie, ce qui lui donnait l'impression d'avoir touché la part d'elle-même qu'elle ne serait peut-être jamais.

- Je, hum, tu ... Désireuse de couper court à ce balbutiage digne d'un élève en cours de répartition, la brune s'échappa en pliant les genoux et ramassa la poche avant de se redresser en reculant.

Ça faisait pas mal de temps qu'elle n'avait pas été aussi rouge et qu'elle avait perdu ses moyens. Voila qu'elle redevait la jeune reclue de 11 ans qu'elle avait été. Nop, elle n'aimait pas ça. Elle avait le choix entre réagir comme la jeune femme de 22 ans qu'elle était devenue ou s'enfuir. Sans plus réfléchir, ce fut la deuxième option qu'elle emprunta. Mais elle se promit qu'elle changerait ça. Bientôt. Remettant la poche au Chat Grivois (ça sonnait bien), l'Alchimiste s'empressa de rejoindre la sortie, en espérant que sa cote de popularité auprès de Lizzie ne descende pas trop bas après cela.


►► Une Ellipse plus tard ◄◄


Crys' finissait de ranger les Halles. Les derniers clients avaient daigné gagner la sortie, surtout grâce au regard de flamme que pouvait lancer Laurae quand elle pouvait. La gérante avait eu l'esprit ailleurs toute la journée. Elle avait été à deux doigts de vendre une robe de soirée à un sorcier désirant un livre de Lockhart et avait renversé de l'encre sur son livre de compte. La fatigue n'avait pourtant jamais eu cet effet là sur elle pourtant, c'était autre chose, c'était... Lizzie Bennet. A l'évocation de ce nom, un frisson l'envahit. C'était idiot, adolescent mais elle ne pouvait pas s'en empêcher.

Depuis qu'elle avait quitté l'Antre des Potions en catastrophe le jour précédent, les événements ne cessaient de se rejouer dans son esprit. Elle entendait presque les bruits d'un tambour qui s'accentuait à mesure que l'heure approchait pour elle d'y retourner. Parmi les nombreux et innommables sentiments qui se bousculaient en elle, la peur surgissait toujours en première. Mais plutôt que la peur de mourir ou de souffrir qui l'occupaient habituellement, c'était la peur de l'inconnu. Inconnu qui venait à la fois de l'extérieur (Lizzie, en l'occurrence) mais aussi d'elle-même. Y pensant, la jeune femme claqua sa langue pour marquer son mépris envers sa petite personne. Ces lèvres dans son cou. Ça occupait une grande partie de ses pensées alors que pour Lizzie, c'était sans doute un geste comme un autre, un jeu comme un de ceux qu'elle avait sans doute l'habitude de jouer, avec des plus joueurs que Crystal.

Après la peur venait l'excitation, qu'elle tentait en vain de refouler. La sorcière était toujours seule et même s'il était difficile pour elle de le reconnaître, cela commençait à l'ennuyer. Sa vie tout court commençait à l'ennuyer. Bien qu'elle soit toujours occupée, sa vie sociale se résumait à ses ventes, ses pauses en compagnie de Laurae, ses échanges "pro" avec son maître alchimiste et ses rares entrevues avec les membres de la Guilde. Il lui manquait quelque chose. Chassant ces pensées de sa main telle une mouche imaginaire , la jeune femme referma enfin la porte de sa boutique et s'apprêta à rejoindre la Boutique.

La nuit encore fraiche eu vite fait de colorer ses joues blafardes comme le vent s'empressa avec un malin plaisir d'emmêler ses cheveux. Elle pressa le pas. Lorsqu'elle poussa finalement la porte de la boutique, toutes ses pensées qui aimaient la tourmenter étaient toujours là. Elle écoutait une symphonie à 5 voies de ses émotions, qu'il faudra qu'elle fasse taire si elle voulait conclure cette vente. Un pas dans la boutique, puis un autre. Il ne restait plus qu'à attendre la Maîtresse des potions.
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Lizzie Bennet
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Lun 11 Avr 2016 - 18:41


♤ En attente : Cryssou, j'édite asap amour

@Mal
Why. 
Aide.
Un truc n’allait pas. Les symptômes s’accumulaient, empressés, pressant la conclusion, non, revenir au matériel, aux datas, à la discussion, je suis pas prête pour la conclusion encore, croyez moi, même ma bibliographie est pas assez claire, laissez le temps, du temps encore un peu une brime une pépite un éclat de temps, après je vous laisse les brides, je me soumets autant. Mais j’ai besoin d’espace, j’ai besoin de comprendre, ce que mon corps enlace, ce qui tire à mon nombril des grimaces.
Aide.
What.
Un cri qui gronde en moi. Un dragon inassouvi. Une conviction qui s’avance, s’amoncèle, que je repousse à coup de pelles. Je suis carrément trop jeune pour ce genre d’emm*rdes. Vous imaginez le temps que ça prend, d’élever un enfant, quand j’ai déjà le temps de rien, enfin que mes emplois du temps se contredisent, jour nuit flou gris. Non, car ce dragon pour alimenter ses flammes aurait besoin de mon sommeil, de mon alimentation, il me rongerait de l’intérieur, c’est pas humainement possible que je traine une casserole pareille.
Why. 
Aide.
Et puis sérieusement, quand aurais-je pu faire cette connerie ? Enfin surtout : avec qui ? Que depuis Azkaban, j’avais plutôt trainé avec des meufs, je crois. Pis en fait non. L’image survenait, s’imposait, et là je le revoyais ce dragon délicieusement masqué. Tout en cuir et mystères, en morts et repères. Dites moi que c’était pas vraiment lui le père. Car sérieux, si c’était le cas, je n’avais aucune idée de l’identité du type. Genre j’avais chopé son matricule, mais c’était un Changepeau, et les changepeaux que je connaissais je les aimais pas trop.
Aide.
How.
Non, non c’était pas possible. C’était 49 qu’il avait dit. C’était voix de gosse. Pas le joueur du magasin. Pas le brise liens ; sinon ça voulait dire quoi ? que je renonçais à ma famille pour en fonder une avec lui ? Jamais de la vie... S’il avait su être un plan carrément mieux que décent, la panique filait. Je pouvais pas décemment enfanter. Ok j’aurais dû mieux me protéger, mais vous savez, avec l’excitation et le sang et ses mains, c’était passé très loin au dessus, ou en dessous, comme vous voulez.
What.
Why.
Je pouvais pas. J’en voulais pas. J’avais pas le profil, la tête de l’emploi, ni l’emploi du temps. Fallait avorter. Mais m*rde. Le pouvais-je vraiment ? Ok, j’avais jamais envisagé de devoir élever qui que soit d’autre que mes démons et cadavres. Mais de là à tuer le potentiel de fils d’un Mangemort. Pouvais-je envisager porter plus digne lignée ? Stop stop full stop. J’allais porter personne. Mon ventre était pas un p*tain de Kinder Surprise. J’étais juste un peu malade. Les nausées, les règles, tout ça, j’étais déstabilisée par le retour à la civilisation.
How.
Why.
Trop penser me donnait carrément la gerbe, enfin je crois, enfin laissez moi, non mais laissez moi manger ma banane (sorry) bref laissez moi loin de vos emm*rdes, à mon individualité, à ma liberté, et mes mains se crispaient contre mon bassin, là, bloquer les ongles, les empêcher de remonter à l’attaque du ventre. Visage fermé, mâchoire endurcie, attente que ça passe. Fallait que je bosse sur une potion pour révéler l’état de grossesse. N’importe quoi. Juste pas aller voir Mkrosvk, trop tornade. Ni Ebenezer, trop juge.
Toc.
Toc. 
Des pieds martèlent l’entrée de l’antre et j’en oublie enfin mon ventre : j’ai des dragons plus urgents à gérer. Je redresse la tête : un être de poésie rugit.
- Que veux-tu créer, l’enflammé ?
Arrêt. Tu sais où t'es ?

@Will
West attaquait avec son super pouvoir Silence. Superbe, les trois quarts du temps ça t’arranges. Vraiment. Mais aujourd’hui pas. Ballot hein. En même temps, comprenez-moi, le, comprenez-te, quand on gère des clients on est assez ravi que ça aille vite. Que ça s’enchaine, fluide. Il avait que ça à foutre d’y aller tout en suspense, hein ? Mystification classique, créer la tension, susciter l’attention, mais t’étais pas sûre d’en avoir tant que ça à lui accorder. Comme lui n’en accordait au luxe, refusant -enfin !- le cristal. C’est clair que c’est idiot d’utiliser le cristal pour des expérimentations.

Nope. T’es pas d’accord. T’es pas d’accord du tout parce que du coup ça sous-entendrait que Ertz ne pourrait être un jeu, et toi t’aimais bien (trop) les jeux. Pas de cobaye, non plus. Du coup ça faisait un accès libre, 5 Gallions, et 2 fioles de verre, 1 Gallion chaque. Ça te fera 7 Gallions du coup. Maigre salaire. L’avait intérêt à se rendre digne du temps qu’il semblait vouloir occuper... Et il avait l’air doué en la matière. Enfin, à côté des clients paumés qui versaient tout de travers et menaçaient de d’endommager les lieux, il avait un côté très professionnel, autosatisfait, suffisant. Difficile de savoir quel ego dépassait l’autre dans cet antre ; en fait, si Parker était toujours au comptoir, vous aviez sans doute une radioactivité de suffisance supérieure à tous les records envisageables à l’échelle du Royaume Uni.

M’enfin, l’antre n’était propice aux batailles de coq, et franchement vous aviez incontestablement mieux à foutre que se rentrer dans le lard, donc tu rangeas quelques instants son sourire arrogant pour observer les habitudes de l’ancien enseignant. Peut être lui restait-il quelques notions que l’on ne lit guère dans les livres ? Il avait en tout cas, même sans être encore affairé à l’élaboration, à la confection, à la création, une aura comme on en croise rarement au cours de l’existence. Des mains précises, toutes enveloppées d’un cuir mat que la maitresse de potions reconnut comme étant de la peau de dragon. Un poignard fut également dégainé par le West.

Et, tu finis par t’en rendre compte, son regard. Parce qu’autant toi tu matais ses mains, en quêtant les originalités, autant lui t’avait à l’oeil, comme prêt à bondir au moindre faux pas, ou du moins à juger. Ça sentait le mauvais coup, t’attendais de voir lequel, et les mots tombaient comme des ricochets sur un gong, plus lourds et sonores encore qu’on les attendait. Des nombres peu anodins, même si l’un te disait rien. Ça causait trop, sans doute. Ou alors tu le connaissais pas sous tous ses visages. Pourtant tu ne t’y arrêtais, ta gorge excitée lâchait un rire guttural, un peu trop franc, un peu maladroit, un peu sans déni.

Tu tiquais pas pourtant, tu glissais sur les mots et les nombres et les sens ; tu filais droit à l’échéance.
- Oui enfin, si tes 26 raisons sont si cruciales, je fais le pot de fleur ? Elles poussent mal arrosées de potions.


William West - 2 fioles en verre (2x1G) + accès unique à la salle (5G) = 7 Gallions


Dernière édition par Lizzie Bennet le Ven 22 Avr 2016 - 12:36, édité 2 fois (Raison : Facture)
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Aiko Wilkerson
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Aiko Wilkerson, Mar 12 Avr 2016 - 0:42


pv - Lizzie

C'est pas comme si je venais ici tous les jours. L'allée des embrumes quoi. Pas aussi terrifiant que ce qu'on raconte. Ouais y'avais pas beaucoup de lumière. Pas beaucoup de chaleur. Pas beaucoup de sourire. Mais au moins on te foutait la paix. Ici, chacun se mêle de ce qui le regarde. Chacun a des intentions plus ou moins différentes. Chacun vit sa vie pépère. Apparemment le lieu est réputé pour être mal-famé. Ça me fait hausser les épaules. Le seul type louche que j'ai vu était un vieux gars qui s'étouffait en train de terminer sa poire. Imaginez le tableau. Ce type-là était sur le point de se couper la trachée quand un autre un peu plus fin lui a fait un sauvetage improvisé. Le morceau de fruit est ressortit et hop, plus de mec agonisant. Plutôt cool. Simple. C'est qu'ils sont pas tous méchants dans cet endroit barjo.

Je me frotte les yeux. Je baille. Le sommeil me manque. C'est étrange pourtant. Ces derniers temps j'ai fait des efforts : je m'efforce de m'endormir, de fermer les yeux, de compter ces p'tain de moutons. Mais je peux pas dormir. En fait j'y arrive pas. Je mets ma main devant la bouche comme une fille polie et baille encore. Une petite larme à l’œil droit et c'est fini. Je mets mes mains dans mes poches et marche. Je déambule dans cette grande rue. Il n'y a pas beaucoup de lumière dans l'allée et c'est tant mieux. Je ne suis pas au mieux de ma forme et mon état physique doit retranscrire mon état moral. Je me trompe pas : teint cadavérique, cerne de trois mètres de long, lèvres gercées, joues creusées. Et pourtant je suis bien dynamique et je ne perds pas le nord.

Je vais pas m'intéresser maintenant aux lois du subconscient et à la logique du corps humain. Je laisse ça pour ceux qui bossent en science chez les moldus. Je laisse les questions de côté et déambule dans la rue les mains dans les poches avec un air naturel : comme si je venais souvent ici. Personne ne me soupçonne d'être une élève de Poudlard et c'est tant mieux. Personne ne me dévisage, personne ne s'occupe de moi. Totale liberté. Si c'est pas beau ça.. Je mets un pied devant l'autre et cherche. Je cherche une boutique. Oui je ne viens pas ici pour le plaisir de me balader, mais plutôt pour trouver la boutique de magie noire dont tout le monde parle depuis quelque temps. Apparemment, il y a un nouveau système : l'antre des potions. C'est curieux et ça attise ma curiosité.

Je trouve la boutique après dix minutes de recherche. Te moques pas, quand tu connais pas les lieux et que la pancarte est à moitié cassée et toute poussiéreuse tu mets automatiquement plus de temps à trouver ce que tu cherches. Bref. J'entre dans la boutique. Pas super accueillant. Il y a un homme au comptoir, je ne le dérange pas et passe à travers les rayons en observant tout ce qu'ils vendent. C'est très intéressant. Je pourrais dépenser toute ma fortune ici.. mais je vais pas le faire. Je tombe nez-à-nez avec une pensine. C'est vraiment intriguant comme objet, je me suis toujours demandée comment tu extirpais les souvenirs de ta mémoire, ça relève de la torture pour moi. Puis je m'arrête sur le créateur de cauchemars, lui aussi il m'intrigue. La magie, noire ou blanche, c'est vraiment intéressant quand tu regardes en détail.

Je vais pas plus épiloguer. Je descends un escalier en colimaçon et j'entends toutes les marches grincer sous mon poids. Je suis quand même pas si grosse que ça si ? J'arrive au sous-sol après avoir suivi les panneaux, la salle est spacieuse et voûtée. Une décoration propre aux salles de potions mais c'est un peu plus.. creepy. Des étagères qui montent jusqu'aux plafonds, des substances étranges, des plantes bizarres. Le lieu porte bien son nom et a priori je suis au bon endroit. Super. J'avance. Je vois qu'il y a un peu de personnes, au moins je suis pas seule ça me rassure. La lumière est faible, trop faible. Mais franchement ils ont quoi avec leurs systèmes d'éclairages ? Bref, je me mets près d'une table et je feuillette un livre où toutes les potions de la boutique y sont recensées. Oh tient moi qui ne savait pas quoi faire ici, v'la un truc intéressant. Une potion pour les cheveux, y'a plus qu'à tenter. C'est peut-être amusant.
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Lizzie Bennet
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Ven 22 Avr 2016 - 11:19


Pardooon pour ce retard et la piètre qualité des RPs.
@Crystal

Son regard paniqué. Son souffle accéléré. Les pièces qui à terre ricochaient. Sa main s’élançait, chopait la bourse, me la rendait, déjà elle partait. Elle bondissait la belle, la proie, dont je ne pouvais faire qu’une bouchée tant qu’elle s’évertuait à courir. Ses pas parsemèrent les escaliers d’un nuage de poussière, une vague de fuite, de trop tard. Il faudrait qu’elle revienne, pour ses potions.

Pour l’heure, la laisser s’enfuir, crinière au vent. Ne pas la raccompagner à la porte, non ; cela aurait suffi à la faire paniquer. Mes doigts partirent comme des automates, chaudron, ingrédient, tac tac tac. Les mouvements s’aiguisaient comme des épées, se taillaient comme des baguettes. Les secondes s’égrenaient comme des pertes ; une part de moi regrettait qu’elle ne soit restée parler, je crois. Juste parce qu’elle donnait des pourboires hein. Pas parce qu’elle s’attachait ou autre.  Pas déc*nner hein, on parle de Lizzie.

► Ellipse ◄

Y avait un plein beaucoup trop vide
Y avait l'attente d'avant le train
Y aurait ta main me pétrissant la cuisse
Y aurait ta bouche sans dent où tu fourrais mon sein
Y avait la peur de tenir le lutin
Y avait l'indifférence à la charge
Y avait la certitude du non nécessaire
Y avait ce vide déjà trop plein
Y avait l'envie et l'appétit
Connaitre sentir toucher du neuf
Y avait des cendres nimbant mes lèvres
Ma gorge en feu
Mes torsions ventrales
La certitude du trop tard
Le doute d'être apte
Le refus que tu naisses
Et ce plein beaucoup trop vide
Ce vide qui savait déjà
Que le refus n'avait lieu d'être
Que flamberaient les peut-être
Pis p't-être aussi les petits êtres
Les écailles de mon bassin s'arrondissaient
S'endurcissaient
Se renfermaient
Le feu glissait dans l'oeuf pourri
Dans l'oeuf masqué
Dans le noeud défait.

► Ellipse ◄

Je me redresse, l’œil interloqué. Je ne me souviens de m’être endormie ; il faut pourtant croire que c’est le cas. J’observe l’avancement de la potion restante. La goutte du Mort-Vivant. La montre à gousset indique qu’il manque encore 3 heures d’infusion. Ah. Pas dormi beaucoup en fait. Il en manquait 4 la dernière fois que j’ai regardé. Mais je suis tombée comme une masse. J’ai la marque du parquet contre le bras.

Petit coup d’eau, on se magne, finir avant l’ouverture de la boutique ce serait cool quand même. Histoire de gérer les autres clients. Une part de moi se fiche d’eux comme de l’an quarante. Bizarrement, la belle a tiqué dans mon attention. Une aiguille qui se pointe sous votre index. Soudaine, imprévue, ne demandant qu’à être découverte, explorée. Pourquoi voulait-elle foutre des gens au dodo ?

On s’en fout. La potion fut achevée à temps, toute violette, toute herbée, toute prête, et difficile d’en dire de même de ma tête.

Les heures furent d’une lenteur pire encore que ce que j’attendais. J’sais pas si c’était la fatigue, d’habitude ça m’atteint pas tellement, vous croyez qu’on doit dormir pour deux quand on est enc- oh et puis f*ck vous avez compris quoi. Je finis par m’octroyer une sieste de 15 minutes sur le temps de midi ; par chance, ce n’était pas aux heures chaudes que le peuple (HTPQ) grouillait aux portes.

Fallait que je fasse installer une chambre dans mon antre, en vrai. Ce serait grave pratique. Pis une douche aussi ! C’était un plus inestimable au Chaudron. Toujours est-il que la montre retrouva sa victoire inéluctable, j’entendis la porte s’ouvrir, et de derrière le comptoir saluai brièvement la brunette aux cheveux emmêlés et joues délicatement embrasées.
- Salut Ertz ! Tes potions sont toutes prêtes, en bas. Tu me suis ?


Crystal - Pourboire (5G)


@Elena

Je me suis effondrée
Un monde au gout de lait
Pas tourné, une fois n’est pas coutume
Pourtant il avait l’amertume du bitume.
Y avait un père trop père
Une mère trop mère
Des sœurs trop mortes
L’hécatombe, un truc de la sorte
Y avait un château de sable
Des cartes balayées par le vent
Y avait leurs mains sous la table
Et puis les doutes d’antan.

Un éclair, puis la nuit.
D’un pas preste et lourd arriva un vieillard
À l’allure décharnée, arachnéenne, avec de longs membres.
Il déclara, d’une voix sombre et hypnotique :
« C’est plein de honte que tu as passé la soirée,
Moi, je te propose de te venger le temps d’une éternité.
Ce jeune garçon, qui t’a fait subir les pires affronts,
Ne peut rester impuni.
Alors écoute, ta vendetta sera simple,
Par un baiser langoureux il purgera ton déshonneur.
Attention ! Car de ce baiser vous serez tous deux de pierre.
L’humiliation publique à perpétuité. »

Les mots se percutaient dans cet espace blanc et confiné.
Cet espace qui passa soudainement de l’immaculé à l’obscurité.

Entre les mémoires et les rêves, entre l'absolue incohérence, les ruptures de timeline, d'images, de - les paroles d’un client font rugir l’attention. J’émerge péniblement de l’oubli, j’hoche la tête, prends ses sous, déjà une autre se ramène. Elle est mignonne. Un peu jeune je crois ; un peu connue peut-être. Taille moyenne, poids moyen, sourire moyen, yeux à la noisette moyenne, mais elle a des sourcils. Travaillés, expressifs, taillés dans la précision, des élixirs de communication, rarement vu des pareils ; elle a des sourcils hameçons. Résister à l’appel de la procrastination, des va-et-vient entre les potions, je lui ramène mon corps deux de tension.
- Yop. T’cherches quoi ici la petiote ?
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Aiko Wilkerson
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Aiko Wilkerson, Dim 1 Mai 2016 - 14:47


Frottement d’œil. La fatigue du soir approche. Je reste debout devant une table en bois. Un livre poussiéreux posé dessus. Un grimoire. J'ouvre. De nombreuses pages, chacune contenant une seule potion. Je feuillette jusqu'à une page choisie à l'aveugle et regarde sur quoi je suis tombée. Une potion pour les cheveux. Ce n'est pas méchant. Pas noir. Et ça me rappelle une soirée avec Célya. Alors c'est décidé, une potion qui fait pousser les cheveux. Je n'ai pas grand chose d'autre à faire. Je respire tranquillement, évitant de penser à la faible lumière qui me tape dans l’œil. L'endroit est glauque. Par chance je ne suis pas claustrophobe. Je me tourne et quelqu'un se pointe.

- Yop. T'cherches quoi ici la petiote ?

Vide instantané. Reprise immédiate. Ancienne préfète de poufsouflle mais pas capable de remettre un nom. J'ai des souvenirs mélangés. Une impression de déjà vu. Puis finalement je me dis que ce n'est qu'une fille qui bosse ici. Elle est lente. Sa peau est pâle, avec des cheveux marron mi-longs et des yeux bruns. Elle est belle. Un visage fin, remplit de malice. Sournoise ? Méchante ? Je ne lis rien sur son visage. Ne pas chercher à comprendre et juste.. faire simple. Je décale mon corps lourd pour la laisser voir l'espèce de grimoire. Je comprends rapidement, c'est elle qui gère l'antre. Je veux bien voir ses talents de maître de potion : voir s'ils valent ceux des profs. Ça me plairait bien qu'elle soit meilleur qu'eux d'ailleurs.

- J'pensais à faire une potion pour les ch'veux. Celle qui les fait pousser.

Même si elle s'en fout, je lui montre ma chevelure. Fourches, pointes mortes. C'est du n'importe quoi. De la fraîcheur s'il vous plait.

- Tu pourrais m'apporter le matériel ?

Un léger sourire. Je ne connais pas cet endroit, j'ai juste à faire ce que me dit la gérante du sous-sol. J'attends, elle va sûrement partir. Chercher la verrerie, le chaudron, les ustensiles, les ingrédients. Ça en fait du matériel pour une seule potion. Dingue. En attendant, je me promène. Il y a déjà des clients, en train de s'essayer à l'art. Je passe entre les paillasses, jette un coup d’œil quand on m'y autorise. Je retourne près du grimoire et attends la fille. Il ne fait pas chaud. Comme si un vent fin et frais était toujours présent. Ou bien est-ce l’atmosphère de cet endroit ? Comme une luciole. Dans ma main. Lumière froide.
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Malena Kane
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Malena Kane, Lun 2 Mai 2016 - 14:44


Rep Liz.

___________
Les dieux voyagent toujours incognito : le hasard n’existe pas.
Tout est question de connexions. Ne serait-ce que bouger un bras, tourner à droite ou à gauche, dire, même, un mot et les équilibres pouvaient vaciller. Toile d’araignée, faites vibrer une corde et c’est l’ensemble qui bouge.
De ça, j’en étais convaincu-e, encore plus maintenant. Dans ma tentative de sauvetage, il fallait que je tombe sur une seule personne : et cette personne devait être Liz.
Liz quoi, bordel.

-Que veux-tu créer, l’enflammé ?
Elle crée le silence entre deux phrases.
Temps suspendu.
Accélération…
- Tu sais où t'es ?

Question qui heurte l’esprit, la logique.
Glissement de terrain, suis-je vraiment là ? ou suis-je ailleurs ?
Le temps d’une seconde, impossible, impossible, impossible de répondre à la question. Tout se brouille, dédoublement. Ne suis-je pas entrain de rêver ? Hallucinations, l’oeil incertain superpose images sur images, brouillage sur les lignes visuelles.
Appel un technicien.

-Je…le technicien monte sur le toit, et bidouille mon antenne, tandis que je passe une main sur mon front, on ne sait jamais, ça peut passer ce mal hésitant. Je…Bordel, connexion rétablie, 350 gallions svp.

Détermination retrouvée.
Mode Electric Warrior On.
Les Dragons.
-J’emmène les dragons avec moi.
M’en empêcheras-tu ? Où embraseras-tu le monde sur des ailes argentées ?


Please, Âme-Âme, une nouvelle fois,
soit mon reflet,
Please, Âme-Âme, une nouvelle fois,
brûle avec moi.

Ne m’oblige pas à.
[/font]
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 8 Mai 2016 - 18:30




Ce jeu de l'ellipse l'attente avait un drôle de gout de déjà-vu. Approchant deux pas encore pour rejoindre la maîtresse des potions, l'Alchimiste revoyait clairement la scène qu'elles avaient toutes deux jouées quelques mois (ou était ce des années?) auparavant. Leurs rôles étaient alors tout autre. La vendeuse confiante de cette fois-là était aujourd'hui la cliente torturée d'aujourd'hui tandis que l'élève d'hier était devenir la femme si délicieusement complexe d'aujourd'hui. Tout semblait avoir changé en si peu de temps, comme si le temps d'une vie s'était écoulé entre les deux points inflexibles. Ressortirait-elle de cette boutique différente qu'elle y était entrée?

Leurs regards se croisèrent. L'électricité de Lizzie se mêla au regard nuageux de Crystal. Mélange inédit. Elles composaient à elle deux une étrange toile d'un soir d'orage. Comme toujours lorsqu'elle ne savait quoi faire, la jeune femme serra les bras. Silence. Elle voulait du silence. Mais la cacophonie qui se jouait dans sa tête résonnait de plus belle. Trop de pensées. Trop de tout. Elle s'énerva d'avoir l'air si amorphe de l'extérieur. Si tous ses clients étaient comme ça, les journées devaient être très longues.

- Salut Ertz ! Tes potions sont toutes prêtes, en bas. Tu me suis ?

Serrer ses ongles à travers sa veste, sentir la douleur légère et bienvenue et pouvoir enfin agir. Elle acquisse d'un signe de tête et la suit en redescendant ces escaliers lugubres. Aurait-elle préféré que Lizzie ai tout préparé à l'étage? Qu'elle puisse juste échanger les produits et puis basta? Oui. Non. Elle ne savait pas. Elle ne voulait pas y réfléchir. Son intention avait besoin de se focaliser sur quelque chose de concret. Pied droit, pied gauche, ne pas manquer de marche. C'était déjà ça. L'odeur de Lizzie, à quelques centimètres d'elle, était enivrante. Elle sentait le danger, la folie, la passion. Crystal aurait beaucoup donné pour connaître quelques fragments de son histoire qui devait être digne d'être racontée.

Dernière marche. Retour au point de départ. Etait-elle sensée dire ou faire quelque chose? Les voix dans sa tête redoublèrent d'intensité. La fourberie de son propre esprit la surprit. Sa solitude habituelle l'avait-elle rendue si asociale que dès qu'elle restait avec quelqu'un, elle devait s'enfuir aussi tôt? Les deux femmes se faisaient maintenant face. Le cœur de Crystal glissa à un nouveau contact visuel. Les voix les criaient quelque chose. Que voulaient-elles? L'alchimiste ferma les yeux une brève seconde avant de laisser pour la première fois parler ses pulsions. Rouvrant les yeux, elle avança vers Lizzie, enroula ses bras autour de son cou et l'embrassa.

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Lizzie Bennet
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Sam 21 Mai 2016 - 23:10


Oh god
@Elen

Elle pense, la petite. Trop, mais je crois que c’est une chose de plus en plus fréquente chez les jeunes. Ou alors c’est un sentiment que tous les jeunes partagent, génération après génération ? D’être les professionnels de l’introspection, quand les autres sont trop tombés dans les normes, habitudes, et carcans. En gros, si t’es pas révolutionnaire à 16 ans, t’as pas de vagin. Non, pas « pas de couilles. » Parce que -Betty White mode on- faut pas déc*nner, se faire pousser des couilles ne sert à rien. C’est des choses molles et sensibles au premier coup. Alors que les vagins, oh ces m*rdes peuvent supporter bien des douleurs. Des règles aux accouchements. Ouais, rangez vos couilles sous la table, et sortez vos vagins en vous insurgeant contre le secret magique. Récupération politique tmtc. -Betty White mode off.-

Bref. J’disais, si t’es pas révolutionnaire à 16 ans, t’as pas de vagin, alors que si tu l’es encore à 40, t’as pas cerveau. Vu que t’es bien enterré dans les privilèges du système, le contester c’est forcément un mal, tu vois. C’est un peu le cliché usuel. La voix susurre encore. Fuck fuck fuck you. J’espère que la gamine saura être intelligente. Se poser des questions. Se positionner. Même si je suis pas sûre que ce soit à ça qu’elle pense. Faut que je bosse ma legilimancie. Ça pourrait servir. Un jour. Parce que bon, si je me risque à faire un petit Impero « dis moi tout ce qui te passe par la tête », patron Parker va pas être content, et le vieux crouton non plus.

J’sais toujours pas qui c’est, d’ailleurs, à part qu’il voulait pas que je touche assez de réductions, quand Ash valorisait bien la connaissance de la clientèle. Vieux c*n. Comme tous les vieux. Azy, c’est moi qui pars loin. J’compte encore chez les jeunes ? P’t-être pas. Après tout, on m’a dit un jour « j’espère que tu vivras jusqu’à tes 28 ans. »

Du coup bah tout est relatif. En même temps, si on arrête de se poser des questions avant de crever, c’est qu’on s’en est jamais posé. Fin j’sais plus. Comment on en est arrivés là ? Ah oui. Elle était longue. Comme ses cheveux. Beaux. Sauf, ou surtout, quand elle les montre. C’est vrai que de près ils sont fourchus comme des langues de serpent. J’aime bien. Pourquoi elle les montre d’ailleurs ? Elle a dû parler. On rembobine la conversation en s’activant. « m'apporter le matériel ? » Je hoche la tête.

Non, non je crois que ça commence avant.
« leirétam el retroppa’m siarruop ut ? »
Encore quelques minutes avant. Pis faut faire replay, pas juste rembobiner, sinon j’décode mal. Les méthodes moldues et moi...
AH OUI. Un Pousstif. Bah logique.

J’lance l’eau. Sur un chaudron. Pis #Calda. Jusqu’à l’ébullition. J’cherche le reste. Gouttes d’essence d'ellébore - Done. Pincées de poudre de pierre de lune - Done. 6 coquelicots vénéneux verts d’Afrique - Done. 2 tiges de passiflore - Done. Rognures d'ongle de Demiguise (où diable est cette merdouiille ? AH SI ! N’empêche, j’aime tellement ces créatures. J’vais en acheter. Oui.) - Done.

WAIT. J’oublie un truc. Faire payer. Si. Le pire c’est que comme les gens ne demandent plus les fioles mais ne viennent que pour l’antre, j’ai même pas besoin de vérifier les prix. C’est un peu... trop classe non ? Genre y a un projet dans ma vie, je le mène plus ou moins à bien. Pis le commerce me va bien, je crois. Répondre.
- Elève, je suppose que tu prends une fiole en verre du coup ? Donc accès unique à l’antre, pis une fiole, 6 Gallions. Je te mets un cobaye avec ça, ou t’as confiance en tes facultés ? T’as besoin d’être assistée ?
Ton presque pas méprisant. Presque.


Eléna Gilbert - 1 fiole en verre (1x1G) + accès unique à la salle (5G) = 6 Gallions


@Mal

Je… Je… Bordel.


Par un pet de licorne

Éveillé
e
J'ai vu des lucioles voler.


Mal bredouille. C’est rare. D’habitude, yel est plutôt du genre à chevaucher des dragons. Pas en terme d’arrogance, non ; plutôt qu’yel est trop loin de ce type d’attitude, trop ridiculement humaine. Yel est au-dessus de nous.

Envolée

La première luciole
-
Du vent dans ma main !

Wait, on dirait que je lea respecte. J’ai pas le profil pour. Mais-
J’emmène les dragons avec moi. Le dragon est de retour, à cent lieues des considérations matérielles. Yel a le regard appel. Que l’on suivrait partout. Aux confins des doutes et découvertes ; ne pas lea connaître est une épouvante. Un silence des sens.

Papillon voltige

Dans un monde

Noir de secrets.

Yel parle encore. Je fais la sourde oreille, les lèvres pincées, mais jusqu’à mes narines piaffent d’impatience.
M’en empêcheras-tu ? Où embraseras-tu le monde sur des ailes argentées ? Non, non les ailes d’argent c’est les libellules. Les Manor. Je les ai vus, moi, se bourrer la g*eule avec Radis. Tu n’es pas de leur trempe. Tes ailes sont plus tortueuses, plus souples, plus robustes. Je peinerai pourtant à t’emprisonner dans un seul oiseau. Car si-

Le corbeau croasse,
Le corbeau vole,
Nulle part où se fixer.


Toi, toi tu trouves refuge dans les moindres pensées, les moindres objets. Tu te fixes à toute luciole, tout reflet blafard. Y voit des miracles. Remèdes. Je crois que parfois, je voudrais être toi. Je crois pourtant être sobre. C’est grave, Docteur ?

- J’sais pas si t’es au courant, mais je sors de taule. Je compte pas être complice d’un vol à l’encontre du seul job me permettant de plus coucher dehors... Mais j’peux te trouver des trucs. Oh ! Un Rêve Conscient. Pour les chevaucher. C’est que des oeufs, ceux qu’on a. C’peut être un début, non ? De les maitriser parfaitement dans les nimbes des rêves ?

@Crys

Il est vingt heures. Je dois sortir. Je cache les cigarettes, l’alcool et le livre sous une dalle fissurée. Avant de m’habiller, je me regarde une dernière fois dans le miroir. Elles sont toujours là. Elles sont toujours présentes. Elles sont toujours criantes. Les marques de mon asservissement. Bientôt, viendra l’heure du bain. De préférence en pleine effraction au Chaudron. Hors de question de leur filer des sous, pas après Mkrosvk. Mais une part de moi, une part bourgeoise peut-être, rêve de s’y trouver. Rêve tant que les images s’immiscent dans le réel, jusqu’à ce que je peine à déterminer d’où elles sortent, où elles s’arrêtent.

Le loquet est fermé. Le bain a toujours été mon moment préféré de la journée. J’aime sentir l’eau caresser la moindre parcelle de mon corps. J’aime l’esthétique du reflet d’un corps dénudé, humide et dégoulinant dans la glace. J’aime être nue. Je me sens libre. Une cigarette, une flasque de cognac. Je me sens libre. Les volutes de fumée noire ondulent dans l’air et disparaissent. Le cognac, goutte par goutte, diminue peu à peu. Mais Laclos, lui, est toujours là. J’aime la sexualité à laquelle il invite. Bientôt.

Dernière cliente, et retour au Chaudron ; puis dans les rues. A faire tout ce qu’on ne doit faire, c’est à dire tout ce qu’il faut tenter avant de crever. Y avait les potions, toutes prêtes. Y avait les sous, déjà encaissés. Y avait la belle, l’air peu intéressée. Hop, affaires récupérées, dossier classé. Il y avait, en somme, tout de tracé. Comme un destin, une routine, jusqu’au sauf que. Jusqu’à cette rouetourne a tourné.

Le long des escaliers, je croyais sentir quelque regard me couver les épaules. Insistant, tout en étant timide. Maladroit et intrusif. Sauf que. La brunette avait, face à moi, l’air d’une proie. Non, pas d’une proie, c’était plus le chat et la souris, c’était différent. Elle avait l’air d’avoir envie. J'étais pas la seule à y avoir songé. Et ça, ça c’était délectable. Pis bientôt elle n’a plus juste l’air ; ses lèvres me prennent d’assaut.

J’aime qu’elle se donne à ses pulsions. Je sonde l’amertume d’une hésitation, mais ne rencontre contre ses dents que du sucré. Sa langue a le goût rose lychee, et la mienne force à demi l’entrée de son palais. Mes mains pressent ses hanches, coulent le long de ses bras, s’arrêtent à ses mains. Torsion improbable, mais presque douce. Pas moi. Pas Sunil. Une chose toute mièvre.

Pause. Je pensais pas être la première à m’interrompre. Déjà je doute. Etait-ce vraiment lychee ? N’y avait-il une nuance plus pêche ? Je reviens à l’abordage, prudente. Oui. Les nuances sont plus complexes, il y a aussi quelque chose de plus frais, de -
- Crystal ‽ l’interrobang s’échappa. Fouteur de m*rde que celui-là. Elle m'est plus qu'un bout de viande. Oh god, je m'attendris trop.

Non non non. Mauvaise route. Sans les questions c'était mieux. Syllabes libérées, pourtant. Tu sais où tu vas ? Non que l'envie de la guider au cas où elle s'estime perdue manque, hein. Si ma main droite caresse avec délicatesse son avant-bras, lové dans mon cou, la seconde tutoie les attaches de son haut.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Crystal M. Ertz, Jeu 2 Juin 2016 - 21:59




Elle ne savait plus ce qu'elle faisait là. Tout s'était comme effacé. Il n'y avait que le blanc si sombre. Un silence assourdissant. Tout était bruyant, confus et vide à la fois. Il y avait Lizzie, qui ne l'avait pas repoussée. Lizzie qui l'embrassait. Crystal était confuse. Tout ce qu'elle connaissait n'avait plus d'importance. D'ailleurs, elle ne se reconnaissait plus. Elle se vit, là, au loin. Mlle Ertz se tenait droite, les deux bras le long du corps. Mlle ne disait rien, ne faisait rien à part observer l'étreinte. Elle jugeait, ne comprenait pas. Le regard de Mlle Ertz percuta Crystal qui sentit une nouvelle émotion percer: la peur.

Lizzie était attirante, irrésistible même. Ses mains étaient contre le corps de la jeune alchimiste lui faisaient sentir des choses qu'elle n'avait jamais senti. Elle n'hésitait pas, croquait la pomme que Crystal lui avait tendue de son plein gré. Et pourtant. La peur. Combat dans sa tête et dans chaque cellule de son corps. Le désir ou la peur?

- Crystal?

Tzz tzz. Sonnerie stridente. Et retour à la réalité. Elle ouvre les yeux et à l'impression désagréable de tomber de dix étages. Le visage de Lizzie est si proche du sien. Même ainsi, elle reste intimidante. Un détour du regard. Mlle Ertz te regarde toujours derrière, que ferait-elle?

- Tu sais où tu vas?

Non, bien sûr qu'elle ne sait pas. A ce moment, elle ne savait plus rien. Sensibilité mille pourcents.
Elle désirait Lizzie et ne savait pas trop pourquoi. Une étrange poésie émanait de ses moindres mots, de ses moindres mouvements. Elle avait peur de Lizzie et ne savait pas trop pourquoi. Etait-ce cette lueur sombre dans ses yeux bruns pénétrants?

Crystal restait fixée. Enchainée par ces contradictions qui la pétrifiait sur place. Elle avait l'impression d'être une enfant face à un monde soudain beaucoup trop grand et fort pour elle. Elle n'était pas prête à affronter ça. Être proche d'une personne, ça n'allait pas dans sa nature. La solitude bienfaisante dont elle avait toujours fait preuve était confortable. La sorcière ne savait pas comment interagir avec les gens, peut-être n'était-elle pas faite pour ça. Et pourtant. La main de Lizzie sur son avant-bras lui donnait envie du contraire. La peur l'emporta. Instinct de survie, ou quelque chose comme ça. Elle s'éloigna sans regarder Lizzie. Elle fixait son double qui disparu aussitôt.

- Je... je suis désolée, murmura-t-elle dans un souffle.

Ses pensées s'éteignirent dès qu'elle eut prononcé ses mots. Il ne restait plus que le mode pilote automatique. Ses jambes la conduisirent dehors. Elle n'avait même pas penser à reprendre ses potions. Rentrer. Se calmer. Se retrouver. Une fois dans la rue, elle s'appuya contre un mur et pressa ses mains contre sa tête. Un cœur d'enfant dans un corps de femme, voilà ce qu'elle était au fond.


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Re: L'Antre des Potions

Message par : William West, Sam 11 Juin 2016 - 0:09


[Vraiment vraiment vraiment désolé pour le retard c'est impardonnable, j'aurai du me botter les fesses pour poster plus tôt, mes excuses.]

La préparation avançait tranquillement, cette potion n'était pas spécialement compliqué et William avait le mérite d'en connaître la recette par cœur, à force de l'avoir préparé par le passé. Ce genre de potion pouvait s'avérer particulièrement utile, notamment lors de situations plus que critique. La poigne sur le poignard s'assouplit légèrement, aucun danger ne semblant immédiat, et l'ancien professeur se remis à la tâche en silence, prenant la jeune femme au mot lorsqu'elle proposa de faire le pot de fleur. Après tout, il n'avait guère besoin d'aide pour une besogne si simple et ne se sentait pas d'humeur bavarde pour le moment. Le serpent préférait observer encore, jauger un peu celle qui lui faisait face, ne sachant pas encore sur quel pied il devrait danser avec elle.

[...]

La préparation était maintenant terminée et la fiole, à peine remplis, fut glissé dans une poche, bien à l'abri. S'intéressant à nouveau à la demoiselle qui était retournée faire... Ce qui pouvait bien lui plaire, William s'éclaircit la gorge et l'interpella.

" Bennet, j'aurais besoins de nouveaux ingrédients s'il te plait. Et cette fois... Peut-être d'un léger coup de main dans le choix de ceux-ci, ou bien la préparation, c'est de l'expérimentation pure donc j'y vais un peu à tâtons. "

Toutefois, si le jeune homme ne lui donnait pas une liste au moins minimal d'ingrédients, il serait particulièrement difficile à la "Maîtresse des Potions" de savoir quoi lui donner, aussi le serpent ne pouvait donc pas s'arrêter en si bon chemin et repris la parole.

" Il me faudrait... De l'essence de passiflore, du chanvre indien, des racines d'akébia en poudre, de l'essence d’hellébore... Quelques feuilles d'armoise séchées peut-être... Quelques plumes de jobarbille ? Non, je doute que ça serve... En bref, des ingrédients pouvant avoir un effet psychotrope, plus ou moins puissant... La potion que je recherche... Agira sur l'esprit. Pour le moment je n'ai pas encore réussit à trouver la bonne alchimie pour obtenir ce que je veux. "

Ne pas trop en dire était une évidence, Will n'étant pas quelqu'un accordant naturellement sa confiance de façon aveugle. Sachant qu'il avait lui même envoyé la jeune femme en prison lorsqu'elle avait tenté de cambrioler Gringotts, il était clair qu'il ne lui tournerait jamais le dos. Toutefois, peut-être une ex-taularde serait la personne idéale pour l'accompagner dans ce genre de projet, surtout en voyant son lieu de travail.
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Lizzie Bennet
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Sam 18 Juin 2016 - 0:39


Réponse à Crystal

Mes mains abandonnent leurs caresses en sentant le souffle de la belle s’accélérer. J’aurais aimé croire que ce n’était que l’effet de son désir, mais mes babines félines détectaient un relent trop familier ; un soupçon de sueur, alimenté par la peur. A ceux inaptes à le détecter, il est possible, probable, que vous n’ayez jamais rien craint avec une intensité suffisante à l’émettre vous-mêmes, mais pareils aux rats nos odeurs nous trahissent. Les notes charnues du plaisir s’étaient essoufflées au profit d’adversaires plus robustes. Elle n’avait pas parlé que je connaissais déjà la suite de notre échange. Elle s’excusa, et je hochais la tête.

J’aurais préféré qu’elle ne cherche nulle excuse ; l’envie ne se commande pas, et le principe du sexe -le vrai, le seul, le consensuel- était de se baser sur un oui constant et conscient. Elle n’avait à culpabiliser de ne vouloir suivre cette route aujourd’hui. La frêle silhouette ne tarda pas à disparaître aux portes de l’établissement, et je m’adonnais platement à mes potions, sans pouvoir freiner des pensées qui à ses pas s’attachaient. Peut-être qu’un jour, nous concrétiserions ; peut-être n’y aurait-il jamais qu’un potentiel esquissé, effleuré jamais embrassé, comme auprès de Laurae, quoique le motif était tout autre. Qui vivra verra.

Envolée, possibilité ; échappée, poésie. Trouverions-nous moyen de nous accorder sur des fréquences compatibles ? Attente des prochains lendemains. Passive, car il ne fallait succomber aux instincts de chasseresse, pas quand il s’agissait de consentement. Pas quand il s’agissait d’Ertz.

< Fin du RP >

Réponse à William - TW automutilation


Ah mais en fait, il était des plus sérieux. Du coup tu finissais par être sa plante. Super. Non mais vraiment, t’avais que ça à foutre. Bon, bah tu retournais vaquer à tes occupations alors. C’était dingue comme ce type, dès que t’avais un éclair pour savoir apprécier ce qu’il faisait, savait te repousser, et te cantonner à ton traditionnel désintérêt et détachement ; plus les jours passaient et plus tu te déprenais du monde, le déshabitais, bientôt ne resterait que la coquille amnésique, que la violence flottante. Stade que beaucoup désespéraient d’atteindre tant ces états permettaient de prolonger les pensées dans l’action sans restriction, sans filtre. Un peu comme les enfants, si inconséquents qu’ils étaient omnipotents, et si l’on y mêlait la puissance d’une ex-détenue en quête d’affinités avec la magie ; tu étais une bombe à retardement, dissimulée dans le corps tendu d’une sorcière quelconque.

Qui détenait le détonateur demeurait un mystère ; et les secondes s’égrenaient, attendant l’explosion. Les secondes se cognaient les unes aux autres, effarées de sentir qu’elles étaient les dernières chacune. Si l’on n’était jamais qu’une fois le 21.12.2112 à 21:12:21, on n’était aussi qu’une fois le 18/06/2016 à 18:06:20. Chaque seconde, qu’importe sa géométrie, était unique, et déjà morte à peine saisie. Il fallait vivre, mais plus vite, et plus fort, avant que le compteur soit à zéro, et tâtant le ventre rebondi par tout cet éclat de vie, tu t’éloignais de la table centrale. Disparaissais derrière les étagères ; rendait à ta ceinture sa faculté de poignard ; caressais doucereusement tes poignets. Des larmes de sang perlaient, et leur douleur te rappelait à cette existence ; tant que tu souffrais, tu vivais, plus toi et intense que toutes les coquilles.

Un coup de baguette referma les traces du nouveau toi que le silence et la peur de la fuite frénétique des secondes tissait. Moment de grosse improductivité, que l’ex-enseignant rompit. Manie de reprendre ses élèves, de les extirper de leurs rêveries ? Ici ce n’en était pourtant ; il s’agissait plutôt de se trouver. Il parlait, parlait, encore et encore, tu te saisissais du matériel, automate. Les mots expérimentation pure étaient ton interrupteur. Il demandait des trucs que t’avais l’habitude d’utiliser - pour des philtres calmant et de Paix ; potions de Rêve Conscient et de Sommeil ; Potion d’Amnésie et de Mémoire ; pis des herbes moins familières, que les mythes associaient plutôt à la guérison la folie et la mélancolie.

Qu’avait-il en tête ? Difficile de proposer des psychotropes adaptés, avec un tel manque de clarté ! Sentiment qu’il voulait mettre le buveur en situation de réalité diminuée ; d’apathie heureuse.
- Tu peux être plus clair quant à l’action sur l’esprit ? Tu cherches des trucs un peu sédatifs -feuilles séchées de verveine, ou huile essentielle de mélisse- avec une tendance hallucinogène -jus de belladone, poudre de Volubis ?
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Aiko Wilkerson
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Aiko Wilkerson, Sam 25 Juin 2016 - 10:54


Désole du timing

Près d'une table en bois, j'attends sagement et patiemment que la vendeuse revienne avec le matériel nécessaire. Je ne sais pas vraiment ce qu'elle va me donner, mais je pense que je peux lui faire confiance. Ah la la, peut-on donner sa confiance à des inconnus ? Très beau sujet. Cependant, cette demoiselle ne m'est pas si inconnu. Elle a du traîner à Poudlard quelques années avant de disparaître, comme tout le monde quoi. Je ne suis pas seule dans la pièce, il y a d'autres sorciers, ils préparent ou attendent, comme moi. La vendeuse revient avec le matos adéquate et me pose un chaudron sur la table. Elle me le remplit et me le chauffe, sympa. Elle me dépose tous les ingrédients à côté. J'observe. La vendeuse m'annonce.

- Elève, je suppose que tu prends une fiole en verre du coup ? Donc accès unique à l'antre, pis une fiole, 6 Gallions. Je te mets un cobaye avec ça, ou t'as confiance en tes facultés ? T'as besoin d'être assistée ?

- S'tu veux être mon cobaye après la potion j'dis pas non.

Je sors dix gaillons de ma poche, fais le tri, et lui en donne six. On verra pour le pourboire après. Je chope le bouquin de potion et lis un peu. Je vais m'en sortir. Je commence à découper les ingrédients découpables. J'en écrase certain, puis au fur et à mesure que je lis, j'applique. Déposant chaque ingrédient dans le chaudron que je garde à haute température. Je touille et la potion prend différentes couleurs ou cours de la préparation. Elle devient bleu, verte, orange. Le passage des couleurs froides à cette couleur chaude ne me dit rien qui vaille, mais je continue. L'odeur n'est pas dégueu. Je me gratte la tête et après avoir versé les restes, je ferme le bouquin et attend quelques instants, gardant la potion à haute température. La vendeuse n'est pas bien loin, elle range je ne sais quoi. Je prends un fiole, la remplie jusqu'au maximum et me dirige vers elle.

- Tu veux tester ?

Je sais pas pourquoi, je suis pas sûre de mon coup à 100%.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Mar 28 Juin 2016 - 18:00


@Elen

Tu prends les sous. T’aimes prendre les sous, t’en as toujours eu besoin, t’as toujours été en manque, et pas parce que t’es une Madame Plus, juste parce que ta famille ne pouvait subvenir à tes expériences, puis ton habillement, puis ton logement. Finalement même pour être nourrie et blanchie, ils doivent presque être arrangés par le côté Azkaban/mort de Kitty/mort de Jane/mort de Mary. Moins de bouches à nourrir.

Toujours moins, plus restreint, noyau, décente, décadence, maison que le temps ébranle. Et les sous, pour reconstruire, repartir. Parce que tu pouvais pas leur dire, pas encore, que toi t’allais avoir une nouvelle bouche à nourrir. On a pas les moyens d’élever un gosse quand on s’appelle Elizabeth Bennet.

Tu t’arrêtes, en regardant les sous.
Elizabeth.

Cela doit faire une éternité que tu ne t’es pensée Elizabeth. Tu avais oublié cette part de toi. La part jeune et observatrice et curieuse mais pas tortureuse mais pas instable. T’avais été Elizabeth puis Lizzie puis Liz bientôt tu serais L puis rien.

Une lueur de brume parcourt ton regard, se relève, couverte déjà d’autres teintes, plus malicieuses et gourmandes et dangereuses. Être cobaye.

Toi. Tu sais pas trop. Tu veux tes sous. T’es une expérience sur pattes, qui se construit et détruit et refait toujours plus tarabiscotée. Why not. Mais pas se planter hein. Tu l’observes faire.

Puis observes plus. File dans un ailleurs, une boîte à pensées. Trop pleine et envahissante, avec des parois de verre trop opaques, pas d'interrupteur, pas de robinet, besoin de remédier. Envie de partir. Sans chien. Le temps s'écoule.

Pousstif.
Identification :
Potion de couleur blanc crème dont la texture ressemble à celle d'un démêlant moldu.

Tu observes la potion. Tout sauf la description.

- Ça ressemble pas. Un cobaye animal de petite taille, c’est 3 Gallions. Sans confiance sur la validité du test puisque c'est des poils et pas des cheveux. Enfant moldu à 10. Sorcier 15. Adulte on double. Moi… Si tu mets 49 Gallions j’avale ça.

Air de défi.
A prendre ou à laisser.
Ce besoin de sous.
Ce goût du risque.
T'es vraiment trop c*n.
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Nel Queen
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Nel Queen, Jeu 30 Juin 2016 - 20:56


L'intrigue, maîtrise du prestige aussi flou que la magie elle-même. Que fait le personnage quand il arrive au bout de sa quête ? Poursuit-il un autre chemin, reviens en arrière ou continue inlassablement la même routine ? Les traits de son caractères évoluent dans le temps et lorsqu'il rencontre un grand homme barbu, courbure anormale de l'échine et posture plus ou moins noble avec une voix rauque qui réveillerai les morts interpeller ce petit personnage, pas plus haut qu'un lutin de cornouailles, ce dernier ravale sa salive et fronce les sourcils. Il se met à l'écoute du grand homme dans sa quête de pouvoir. Intriguant, n'est-ce pas ? C'est ce que je viens d'apercevoir au bout de la ruelle des allées au moment même où je franchis la porte de la BAMN.

Maintenant, je dirige l'intrigue vers le pourquoi de mon entrée, moi calme et gentil élève Poufsouffle, habillé en rouge et noir... Je suis appelé par l'étrangeté qui moule la simplicité. Si tu ne me comprends pas, moi non plus, je te rassure. Je viens voir la même personne qui m'a donné quelques notions pour mon philtre calmant à qui j'ai refilé un gentil pourboire, serait-ce la même chose maintenant ? Car ma demande risque de durer dans le long terme et je ne sais pas.

Oui, je ne sais pas et point.

Je me dirige comme à mon aise, sans peur vers le comptoir du maître des potions. Et me garde ce sourire en tête et affiche une mise désopilé, désopilante ? Mm, je devrais ne pas user de mots que je ne maîtrise pas, comme dirait Jo' le vieux singe.

- Malsoir, c'est pour une commande.

J'attends le regard fébrile, fébreze de la vendeuse (Ouais j'suis pas les conseils de Jo')

Et puis, c'est qui Jo' ?
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Lizzie Bennet
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Lun 4 Juil 2016 - 18:28


@Nel

Il fait noir et chaud
Comme dans un réfrigérateur
Qu’on aurait oublié l’été
Abandonné
En plein déménagement

Je cherche sans savoir quoi. sans savoir qui. sans savoir comment.
Je cherche car il faut chercher, garder en nous cette pulsion, cette tension de vie.
Si l’on s’en démunit, on est aussitôt inhabité.
Je ne veux plus flotter. Je cherche une accroche, une amarre, je crois. Ne pas partir à la dérive. Et plus je les cherche plus je ne trouve que l’immatériel. Le sûr, nécessitant de sectionner le reste. J’ère en recherche, entre des étalages incompris. Des potentiels à trouver, prouver. Il faut les faire parler. Donner aux bocaux la parole, démuseler les écailles et les sangs ; mais tout libérés qu’ils puissent être, ils préfèrent encore se réduire au silence. Un écho insupportable. Car il ne laisse alors à entendre que mes propres dérives, mes propres voix, et celles ci me déplaisent plus.

Et ça tourne et retourne et chamboule et BAM à terre coule le contenu d’une potion à peine terminée. Reprendre, à zéro, à moins dix, moins vingt. Avant qu’on le puisse viennent toujours des intrus, pas le temps de penser, haine hargneuse, rage rongeante, au cou du client mon regard s’attache, envisage déjà mille façon de l’enserrer, l’entailler, le percer, le trancher, - et il parle. Il parle avec des mots qui résonnent comme à travers, qui ricochent entre les verres et entrent dans le cerveau avant que le reste de la salle ne puisse s’en faire le réceptacle. Peut-être même des mots qui savaient ce qui se faisait dans le noir. Intéressant, même pour un simple enfant.
- J’m’en doute. Un peu plus de précision p'tit c*n ? Un regard mi glace mi glaise l’accueille et un sourire-glaive l’agresse avec chaleur.

Il fait noir et chaud
Comme dans un nid
Tout embourbé
Asséché
Tout dépeuplé d’envie
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William West
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens
Legilimens


Re: L'Antre des Potions

Message par : William West, Jeu 7 Juil 2016 - 1:45


PV Lizzie
(Moins d'un mois pour répondre cette fois ! Félicitation moi !)

- Tu peux être plus clair quant à l’action sur l’esprit ? Tu cherches des trucs un peu sédatifs -feuilles séchées de verveine, ou huile essentielle de mélisse- avec une tendance hallucinogène -jus de belladone, poudre de Volubis ?

La réplique fusa, cinglante, tandis que la jeune femme réapparaissait. Peut-être aurait-il mieux fait de moins l'ignorer jusqu'à présent ? Ou peut-être n'aurait-il simplement pas dû lui demander son aide. Sans montrer le moindre ressentiment, William ravala son égo et s'apprêta à répondre. Il connaissait ses compétences et les limites de celles-ci mieux que personne et en la matière, il ne pouvait pas compter uniquement sur lui-même. Contrairement à ce que l'on pourrait penser au regard de son passé, les potions n'étaient absolument pas sa spécialité. Le jeune homme était doué pour suivre les recettes à la lettre mais pour ce qui était d'innover, mieux valait ne pas trop compter sur son savoir-faire.

" Sédatif... Oui et non. Que l'esprit soit endormis est une bonne chose, le corps par contre doit rester éveillé donc pas de somnifère. Les hallucinations sont inutile. Le but recherché est... Disons une perte de contrôle... "

Le serpent rechignait visiblement à en dire plus, ne souhaitant vraisemblablement pas en dévoiler trop, ne souhaitant pas trop se dévoiler sans doute. De toute façon, nul doute qu'elle comprendrait rapidement où il souhaitait en venir lorsque la préparation aurait débuté, ou plutôt lorsqu'elle serait sur la fin. Une faim dévorante emplissant la soif de domination du jeune homme dès lors qu'il songeait à ce qu'il pourrait réaliser si jamais il parvenait à son but, son appétit insatiable de pouvoir pourrait sans aucun doute être finalement rassasié avec une telle arme entre les mains.

Tout en commençant à faire chauffer l'eau du chaudron, Will décida d'ajouter une petite blague pour détendre l'atmosphère, riant joyeusement.


" Mais désolé, je ne peux pas t'en dire plus sinon je serais obligé de te tuer. "

Était-ce réellement une blague ?
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