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L'Antre des Potions
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Lizzie Bennet
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Ven 21 Avr 2017 - 7:34


@Leen

La douce t’invitait à la méfiance. Tu savais pas exactement pourquoi. Mais t’avais l’impression que depuis qu’elle était rentrée, l’air était plus léger. L’antre plus doux. Elle respirait un air que tu n’avais senti, et ce depuis longtemps.
Tu dodelinais presque au son de ses do, t’imaginant déjà prêter un doigt à son ré. Respire, Lizzie. Par le ventre. Car ça cette mélodie qui s’engouffrait en toi, ce n’était pas toi. Ce n’était pas ta partition. Tu pouvais l’identifier quand même ? Que ce n’était tes notes, ta composition ?
Tu finis par accepter l’idée qu’il s’agissait peut être d’un joueur de flûte, et tu les aimais pas ceux là, car toi t’étais ni serpent ni rat. Tu ne te faisais avoir par les blablabla de GL et l’oeil d’un corbeau ne t’intimidait pas assez pour que tu te laisses embarquer sur la première montgolfière.
Ressaisis toi ! Et tu parvins enfin à renouer les syllabes qui composaient ses mots. Pour avoir le sens du mot, de la phrase, l’image en grand, en somme. Et là, le parallèle se fit plus frappant.
« Je ne les ai pas avec moi en ce moment. »
« Sinon, vous n'avez juste qu'à rechercher les Artefacts de la Kabbale pour voir que je n'ai pas  menti. »

Soit elle avait déjà fouillé ton passé de voleuse, soit elle avouait elle même qu’elle les avait pas. Ce qui collait pas, car de base, elle parlait de se débarrasser de vieux objets magiques. Faudrait savoir, un peu. Qu’en était-il ?

— J’sais pas si c’est une tentative de flatterie —qu’est-ce qui lui faisait dire que t’étais pas Cracmol ? C’était écrit sur ton front ? Vendre des objets dont on connaissait l’existence ne nécessitait pas nécessairement de pouvoirs magiques... — mais va falloir que tu clarifies un truc. Mettons que ces objets m’intéressent. Il te faut combien de temps pour me les montrer ? Parce que bon, c’est beau la papote, mais ça fait pas tourner une boutique choupette. 
J’avais dit choupette. Pourquoi. Aucune idée. Ce mot était moche. La joueuse de flûte était perfide. Je gardais le cap. L’air de rien.


EDIT 4 MAI
Demande spéciale d'Harmony ; LA d'Ellana

elle est venue avant-hier, avec une demande peu étonnante pour une gamine de son âge. elle voulait un amortentia. elle voulait que quelqu’un tombe, tombe pour elle. succombe à ses charmes. par amour ou par jeu ? tenait-elle à l’autre ou voulait-elle le.a rendre fou.lle ?

parfois, je me demande ce que c’est pour toi. toi qui dis des mots l’air de rien, qui soupire l’air de rien, qui donne de toi l’air de rien, qui nous fait tomber dans tes bras. comme des moustiques, assoiffés de toi, de ta lumière de tes reflets, sur une toile d’araignée. t’es redoutable quand tu t’y mets.

mais surtout, t’es redoutable quand tu fais rien. quand tu dis rien, brusquement. nous laissant dans l’attente, dans l’inquiétude, pour revenir brièvement, t’assurer de ton emprise sur nos vies, redisparaitre. c’est épuisant, tu sais, de tenir à toi. ça nous laisse pantelants et silencieux pendant des heures, à regarder le vide, à contempler au plus profond de notre creux.

et le raisin est pas trop vert, non, le raisin est mort. le raisin a été oublié sur l’étagère, il y a deux mois. le raisin se dessèche tant que ses grains sont rabougris et sa peau frippée comme une cuisse de grand mère. le raisin n’en peut plus, d’attendre, un signe, une respiration.

le raisin a besoin d’être jeté,
une bonne fois pour toutes.
pour pouvoir pousser dans le prochain terreau.
alors vas-y,
file,
fais le concours avec les petits,
à qui le crachera le plus loin.
tu le libéreras.
regard braqué sur l’enfant, un peu plus émue que je n’aurais dû l’être. je lui tends la potion commandée. elle est blanche est nacrée — comme l’intérieur d’un coquillage.

effet mer
vent de terre
éphémère

— tiens, elle a refroidi. à présent, il te suffit de récupérer une goutte de transpiration de la personne à aimer, de l’ajouter à la potion, et de faire boire l’ensemble au destinataire. courage.


par courage, je voulais dire ne te trompe pas de cible, certaines personnes sont toxiques, l’amour est dangereux, garde le comme un jeu pour toi, ne laisse le récepteur de la potion prendre le pouvoir sur toi. surtout, surtout, ne la bois pas toi même. ne sois pas la victime de l’amour.

mais j’aimais pas parler aux gens, alors j’ai laissé la blondinette filer, loin, vers ses envies de bac à sable.
Achat a écrit:
Harmo
Potion d'Amortentia : 6G
Fiole en verre : 1G
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Ven 12 Mai 2017 - 15:47



[PV] Reine de Pique + L.A.
Ambiance

Il avait quitté l’ombre des tilleuls, après une sieste, dans un coin, près de l’eau. Ou peut-être était-ce sur une barque. Il ne savait plus. En tout cas, ça avait été confortable et reposant, jusqu’à ce qu’il se souvienne d’où il était, de ce qu’il était, de ce qu’il faisait là… D’ô combien sa présence était désirée en ces lieux. Alors il était parti, retournant en Grande-Bretagne, à Londres, dans l’Allée des Embrumes, pour sentir les odeurs de gâteaux cramés de la crèche, voir Aza’ jamais sobre et Leo toujours aussi… Absent d’esprit ? S’asseoir dans un coin de l'âme… Non… De la pièce, sur le tapis en pièces de puzzle, le cul sur des coussins, ou des peluches… Regarder tout ça, les défauts du bois, les animaux dans un coin, eux dans un autre… Ou peut-être était-ce tout simplement indifférencié ? Lever la tête, voir le plafond, avec ses échardes similaires au parquet, sur le sol. Sourire en se disant que, terre ou ciel, de toute façon, c’était indifférencié. Parce qu’on s’en fichait, finalement, de savoir où on posait ses fesses, tant que ça nous permettait de ne plus tenir debout. Parce que c’était fatiguant, si fatiguant… C’était épuisant, comme disait Maman. Sauf que Maman ne parlait pas de la position assise, elle parlait de lui, de son attitude de Peter Pan. Et Maman avait toujours raison. Elle disait toujours ce qu’il y avait de juste sur lui, juste pour le rendre plus vulnérable qu’avant, juste pour lui dire qu’il ne faisait que fermer les yeux sur ses problèmes, et que ce n’était pas ainsi que les choses allaient se résoudre… En quittant le domaine principale, pour aller s’enfermer dans un squat, à regarder la lumière qui parfois venait taquiner le verre crasseux de la fenêtre… A rester par terre, parce qu’on ne voulait plus tenir debout, parce que c’était épuisant, qu’il était épuisé, et qu’il avait usé, semblerait-il, Maman jusqu’à la corde.
O combien il la détestait pour cela, et pour tant d’autres choses… Notamment pour ne jamais répondre à la seule question qu’il ne lui ait jamais posée. Il s’en fichait de savoir comment on faisait les bébés, ou pourquoi la Terre tournait, ou si papa et Maman allaient divorcer. Non. Il voulait savoir si Maman l’aimait. Et Maman ne lui avait jamais répondu.

Il quitta son point d’horizon, parce qu’il recommençait à faire sombre. Il n’avait pas envie de discuter, alors il se mit debout, péniblement : ses genoux avaient craqués… Avala un antidouleur quelconque, puis quitta l’appartement miteux de cette allée qu’il commençait à fréquenter un peu trop pour un bon garçon de bonne famille. Qu’en avait-il à faire de toute façon ? Il n’hériterait pas.
Il rajusta son col roulé de couleur noire, sa cape crème par-dessus, les gants de cuir pour masquer la découpe, et partit prendre l’air là où il pouvait le trouver… Dans le trou des cheminées, des pots d’échappements moldus… Ou des chaudrons.

Il passa devant une célèbre boutique de cette ruelle sombre, poussa la porte, fit tinter la clochette, et partit s’enferrer dans l’antre, contenant les effluves qu’il désirait inhaler, tandis que la potion prise précédemment faisait peu à peu effet. Il décida de la tester, dans cet escalier vacillant, en prenant des pas sûrs, déterminés, puis en sautant à pieds joints de marches en marches, satisfait enfin, de contester que le bois ne s’était pas écroulé sous son poids. Ça aurait fait tâche, pas vrai, un trou dans l’escalier ?
Rendu désormais guilleret par l’efficacité du médicament, il s’avança dans la pièce obscure, se sentant presque plus serein, se souvenant de l’horloge et de son tic-tac, se rappelant que l’obscurité n’avait pas nécessairement vocation d’être crainte. Qu’on pouvait s’envelopper dans ses bras aimants, et s’y reposer, le temps d’une sieste bienfaitrice… Peut-être pourrait-il trouver le repos, dans un travail qui lui plairait ? Celui de la confection de potions, par exemple… Voilà un travail pour lui… Quelque chose auquel il pourrait très certainement s’adonner corps et âme.

« - Bonjour ! Il avait le ton chantant habituel, contrastant avec l’insalubrité des lieux. Pourtant, la chansonnette semblait un peu forcée. Bonjour. Plus posé, moins artificiel. C’est vous ! Elle lui avait manqué. Vous m’aviez manqué ! Voilà longtemps que je n’étais pas venu, aussi… Il s’approche, tranquille, de la position de la maîtresse des lieux. Je viens mettre la peur en bouteille ! Et, aussi… Il faut que je commence à apprivoiser. Les serpents que j’invoque ne répondent jamais à ma question… Alors je me suis dit que si je prenais le temps d’en apprivoiser un dès l’œuf, lui, pourrait y répondre ! »

Il plaça ses mains derrière son dos, l’œil brillant. Ou peut-être était-ce la lueur des chandelles, qui donnait cette impression ?
Peut-être, finalement, n’était-il qu’un tricheur, un travestit, qui jouait des masques pour plaire, et qui n’était jamais sincère. Mais c’était supposer trop loin, dans sa psychologie d’Emanglon scarifié.
Car c’était évident, que son regard ne portait que vers un absolu impératif.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Ven 19 Mai 2017 - 15:41


@PEP

Il y a une certaine satisfaction
Dans l'obtention de responsabilités
Il y avait fixer l'heure d'ouverture
Il y avait changer les fournisseurs
Il y avait un partenariat en vue

Mais il y a ce vide aussi
Ce vide de toi
De tes c*nneries perpétuelles
Tes rires et tes sarcasmes
Tes idées noires et tes rêves indicibles
Toi et ton envie d'être un bon père
Tes galères avec leur lait
Toi étant leur premier mot
Aux deux
Papa
Papa
Papa
Toi qui disparaissais
Sans motif sans explication

J'ai fouillé tes lettres
Pardon
J'aurais pas du
Je te promets pourtant
Je n'en ai jamais lu
Je n'observais que l'adresse
Du destinataire
Je voulais savoir où était ton chez toi
L'autre celui où je n'avais jamais eu accès
Cette vie à laquelle je n'appartenais pas
Car on restait quoiqu'on en dise
Quoiqu'on en veuille
Etrangers
L'un à l'autre comme à soi

J'ai fini par comprendre que plusieurs
Possibilités et lieux dits étaient à examiner
Peut-être n'étaient-ce les tiens
Je sais bien que tu n'es le seul Parker du coin
Mais il fallait tout tester
Suivre ton odeur et tes traces
T'avais du laisser une explication
Pas pour moi mais pour eux oui
Pour eux oui
Ashton je vais te trouver
Je te le promets

Si tu ne veux de nous je le comprends
Oh tu sais je ne vais te harceler
Mais laisse moi un mot pour leur expliquer
Qu'ils aient une raison permettant d'accepter
Pourquoi t'es pas resté
Tu sais on te jugera pas on demande rien
Juste un signe de fumée une étoile gribouillée
J'te promets une fumerolle rosée suffira

Dis juste que t'es en vie
Je comprends que tu n'aies envie
L'espace peut t'être nécessaire
Mais entre n et v il l'est tout autant
Prends soin de toi - promets le moi
Pendant ce temps j'ferais pas de bruit
J'm'occuperais d'eux sans faire d'ennui
Pas d'émeute pas de remous rien
J'serais l'eau la plus plate et docile
Pour que personne nous trouve que personne ne sache
Comprends qu'un jour ils auront des questions
Que ton mot déjà couvre leurs lèvres
Que mes mensonges et silences
Jamais ne suffiront à leur amour débordant
Pour toi

. J'ai plongé mes yeux
Dans une flaque
Attendant quelque peu
Qu'elle s'enflamme
J'aurais tout de suite su
Que c'était toi .

C'était pas toi pourtant
Qui vint t'écrier que je te manquer
C'était un visage tout autre
J'aurais aimé dire un fantôme du passé
Mais en vérité cela faisait pas si longtemps
On s'est croisés sous d'autres regards
Lui qui voulait m'approvoiser
_ cette fois c'était les serpents
Qu'il voulait domestiquer
Méfiance dans un regard
Sucré-salé

- Oh, un plan précis pour les potions ?
Et côté serpents, une préférence de venin ?

Gaffe petit
Ils te mordront tantôt
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Ven 19 Mai 2017 - 16:43


@Femelle


Il y avait une rue, il y avait un réverbère. Sous le réverbère, dans la rue, une boutique. Lumière absurde dans ce décor, où la crasse s’insinuait sous les ongles dès l’instant où l’on y posait un pied. Un lieu pour ceux qui n’avaient pas peur d’être décoiffés. Pour ceux qui avaient déjà suffisamment d’araignées au plafond que, quelques-unes dans les cheveux… Ils n’étaient plus à ça près. Et lui, trouvait cela fascinant, les araignées. C’était mathématique. En tout cas, dans l’un de ses énoncés d’arithmancie, il était question d’araignées. Et de leur toile, pour faire preuve de précision.
Là, il y était bien, dans la toile. Mais souriant, indolent, aérien. Le regard doux mais ailleurs, qui vague, qui vogue… Déjà, peut-être, avait-il fait abstraction de la personne en face. Personne qui faisait office de triptyque mais ça, non plus il ne le savait pas. Il ne savait pas grand-chose, encore moins ce qu’il voulait. Ce n’était pas la chose la plus facile du monde, que d’être au clair avec soi-même. Et pour lui qui avait le regard couleur trouble… Encore moins.

L’être en face, empêtré qu’il était dans la toile, au point qu’il s’était mis à croire qu’il était lui-même une araignée, était-il, lui aussi, aussi trouble à l’égard de lui-même ?

Il lui sourit.

« - Je n’y connais rien en serpents. Disons, le moins venimeux ? Ou bien un qui ne cause pas la mort instantanée si jamais je me fais mordre. Ouais, c’était un bon compromis. Et pour les potions, oui… »

Un instant, un souvenir qui défile, vieux de quelques années, déjà. La rencontre avec Mr. Omega, son bouquin, sur un coin de table, et le goût de la découverte encore sur les lèvres.

« - Poison de paranoïa. »

Regard qui reste fixé dans les orbes d'en face. Presque avec une défiance taquine.


Dernière édition par Asclépius Underlinden le Dim 21 Mai 2017 - 0:46, édité 1 fois
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Sam 20 Mai 2017 - 23:02


@PEPite

— Tu...

Un instant je me suis surprise à vivre
Je ne l'entendais plus
J'avais l'impression que la mousse englobait mes oreilles
Comme une coquille une carapace une enveloppe
De savon
Tout était ouaté doux sans conséquence

Je me suis surprise à aimer
Mon corps
A caresser mon bras sans raison spécifique
Sans l'anxiété qui laboure et crée l'acné non
C'était doux
Comme on caresse un chat ou les cheveux d'un enfant
Je te regardais parler et sans motif spécifique

Je souriais
Es-tu un autre joueur de flûte ?
Mets-tu mon cerveau mes convictions en pause ?
Si c'est le cas continue
Tes mots me seraient une bien belle addiction

Il n'y a rien à faire rien à dire ou plutôt
On peut tout dire tout faire on peut se prendre dans les bras
On peut se bercer tout bas
Sur des notes oubliées
D'un âge si ancien qu'elles nous sont devenues étrangères
Marchand de sable - toi et ta voix hypocrite
Toi et ton regard enchanteur
Vous m'avez pour une poignée d'instants assujettie
Vous m'avez endormie dans un rêve sans fin
Sans lave non - sans rage
Juste la douceur des pétales
Me baignant les joues de lumière

Des mots m’échappent
Sans que je m’en aperçoive
— Tu préfères un philtre tout prêt, en entraînement seul, sous ma supervision, avec ou sans cobaye ? Tout est possible, c’est un peu Noël si tu le désires.

J’ai le regard qui oscille plein de rêves oubliés
— Quant aux bestioles écaillées j’en ai une — une qui va te plaire, je le sens, dans mes poignets

Un moi s'éveille un moi enfoui — endormi
Depuis quelques siècles
Merci de m'avoir ramenée
A la vie

@Œuf de serpent : 7 Gallions
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Lun 22 Mai 2017 - 17:55



@Reine de Pique

Je vois, au-dessus de toi, au loin,
Un vaste et silencieux incendie.


Je pourrais regretter d’être venu ici. Vouloir repartir, m’enfuir. Je sais si bien le faire, c’est devenu déroutant. Tu me déroute. Je veux savoir, le manque. Comme de la faim dans les entrailles, et il faudrait se nourrir pour l’apaiser. J’ai connu un chat sauvage à la faim qui ne peut être apaisée. Parce que je ne sais de quoi elle avait faim. Il ne me l’a pas dit. Alors, je ne sais pas. Est-ce vraiment une question que l’on pose aux chats ? D’habitude, l’on demande son chemin, et il nous demande, où nous voulons aller. Ils veulent savoir si l’on veut emprunter, à leur côté, le chemin de la marche brumeuse.
Je ne lui ai pas répondu. Parce que je préfère encore chanter avec le vent, pour libérer le cœur gelé du rossignol. Après, je le lui dévorerai. Ma faim, ce sont les cœurs d’autrui.


C’est parce que ton Ombre est différente de la mienne.


« - Je vous fais confiance. »

Sourire doux, regard parallèle.

« - Créons ensemble. Faisons surgir de nos entrailles la paranoïa. Et l’Ombre qui va avec, par le nombril. Et pour le cobaye, j’en ai déjà un, toujours avec moi. Qu’il fit, souriant toujours doucement, levant la main de même pour se désigner volontaire. »

Le risque, c’était un peu sa came. Oui. On pouvait le dire. Il arpentait des chemins de ronces, sans mettre de chaussures. Il dansait sur les tables, et partait au moindre vacillement de chandelle.
Et il voulait, le cœur d’en face. Le sentir palpiter, en chœur avec le sien, pendant que se ferait la création, le poison. Partager un moment qui nouerait un ruban rouge. Entrapercevoir le regard jaune et brillant, comme un soleil amer, du chat sauvage, avant de contempler sa fuite dans les bras de la Nuit.

C’est parce que ton Ombre est différente de la mienne, que je veux la faire sortir, la palper, la sentir, l’étreindre et te la rendre. Je veux dévorer, je veux posséder, je veux me sentir vivant à ton côté.

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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Mer 24 Mai 2017 - 15:25


PEPique

Il voulait un binôme pour composer le philtre, et il voulait seul le tester ensuite. Son goût du risque me fit sourire. Ça m'avait manqué ce type de gens. J'me rappelle bien d'Esteban à qui je piquais du sens pour mes expériences et qui me le confiait persuadé qu'il avait affaire à un vampire. Mais lui, c'était plutôt par candeur, par douceur d'Âme.

Ce n'était pas exactement ce que je voyais chez le client du jour. Non, lui avait plus de piquants, plus de piments, c'était un être au parfum exquis. Il faudrait me méfier, me débattre avant qu'il ne m'apprivoise. Mais pour l'heure, on pouvait engendrer de la paranoïa.
J'agitais les mains et la manumagie fit apparaitre les ingrédients sous les yeux de mok apprenti du jour.
- 30 feuilles de Khat (Catha edulis)
- 3 piments verts
- Venin de serpent ailé
- 25 feuilles d’Alihosty
- 1 mèche de cheveux humains
- 3 dards de Billywig
- Sang humain.


- Pour les éléments humains, tu préfères mes fioles ou qu'on prenne des tiens ?
Dire qu'il voulait passer quatre heures à mes côtés... si le chat ne le connaissait pas, je me serais méfiée. Un claquement de doigts et c'est deux paires de gants que j'attirais à nous.
- Si on manipule de l'Alihosty, on va en avoir besoin, avec ou sans goût du risque. Tu commences ?

L'oeil alerte je le laisse
M'apprivoiser
____ Je ne le laisse
Négation cruciale

Citation :
Philtre de paranoia à l'Antre : 5G
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Ven 26 Mai 2017 - 19:26


@Reine de Pique

« - Saviez-vous qu’après le pont, les chouettes sont silencieuses ? C’est amusant à constater, parce qu’il y a toujours de la lumière rouge dans le coin… ça doit être les rideaux. » Il sourit, douceur de quelques perles, avant de se diriger vers un chaudron, l’emplir d’eau, chauffer le tout jusqu’aux 100 degrés requis. Avoir confiance en la justesse de sa magie, qui ne lui faisait pas défaut, quand il potionnait. Il n’y avait vraiment que comme ça, qu’il progressait. Les autres matières, c’était moins… Il avait besoin de précision.
Il enfila les gants, et sorti une feuille de Khat, d’un œil presque goulu. Il aimerait bien savoir comment toute cette chlorophylle allait pouvoir se dissoudre sous sa langue… Mais il fallait trente feuilles, et non vingt-neuf. Et puis, le psychotrope sera bien plus puissant, une fois la potion concoctée.

« - On peut se servir sur moi, pour les éléments humains. »

Mais déjà, il ne regardait plus vraiment la Maîtresse des lieux. Il regardait ces feuilles de Khat, et s’amusait à sentir sous sa protection gantée, impatient, presque, de pouvoir observer le mélange de ces deux plantes… Comme ce serait amusant à tester, mais probablement bien plus à créer…

Entre deux feuilles hachées, il lança un sourire amusé, à l’être adverse. Avec un petit air complice, presque, mais qui sortait dont ne sait où : « - Vous marchez avec le feu ? »
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Lun 29 Mai 2017 - 20:33


@Pep

Le gamin était purement et simplement perché. Un pont, des chouettes, des rideaux ? C’était ça, sa maigre métaphore de la mort ? Le silence n’y était-il pas une évidence, quand le dernier acte prenait fin ? Ou n’avais-je juste rien compris à son affaire. Je secouais la tête, l’air ailleurs. A hier, peut-être, même.

Sa prochaine phrase fut moins surprenante ; tu le sentais si prêt à tout exploiter sur lui que bien sûr, il voulait être dans la potion. Il voulait se diluer dedans, se dissoudre même ; il espérait être bien miscible comme il faut. C’est drôle, il voulait se fondre dans les choses alors qu’il détonait toujours, où qu’il soit.

Même au mariage allemand il sortait du tableau comme l’huile d’un mélange avec l’eau. Il suintait, en surface, attendait, que quelque chose se passe. Enfin y avait pas d’huile dans mon eau, sinon j’étais pas sûre que l’ébullition soit réellement fonctionnelle à 100°. Pour être franche, je m’y connaissais pas trop en huile tout court, et j’étais pas vraiment du genre à en mettre dans mon vin.

Mais lui, lui avec son crâne chauve de l’autre fois, il avait oui, un côté bien huilé, huileux, sirupeux.

Je le laisse placer ses feuilles dans le bol ; pour ma part, je préfère m’en remettre à mon ami le serpent ailé. Lui, c’est un vrai, un petit côté Finrod sur les bords. Je vérifie son âge, sa texture, sa couleur, mais tout est en ordre. Il ne reste qu’à cueillir — de préférence sans prévenir — une mèche de ses cheveux.

Sitôt dit sitôt fait ; j’ai un sourire aux lèvres, grands comme un croissant de lune, et je la fais tremper huit fois dans le venin.
— Je danse pour le feu. Je crois que toi aussi.
Une neuvième fois, comme la neuvième mort ; du chat.
— Peut-être pas au même tempo ? Je lâche le venin du regard.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Ven 14 Juil 2017 - 18:49


HRPG:
 


Une légère pique au sommet du crâne, léger frottement de la boucle manquante. Toujours mieux que de se retrouver chauve, même si ça n’avait pas duré bien longtemps : l’avantage de savoir potionner pour s’appliquer un baume de repousse capillaire. Il aimait bien ses cheveux bouclés qui partaient dans tous les sens, un peu comme ses rêveries. Il aimait bien se différencier de l’austérité capillaire de sa famille germanique, où l’on voyait la nuque de tous et chacun, ainsi que le derrière des oreilles.

Regard oblique en direction de la nuque et des oreilles de la Maîtresse des lieux, avant de retourner hacher menu. Geste automatique, rapide, précis. Si au début de son apprentissage, il avait été maladroit, l’on voyait désormais une certaine dextérité dans la découpe : oignons, plantes, doigt… Tout au passait. C’était méthodique.

Mais son geste se suspend, au moment de la question. Lui aussi, au regard glauque, quitte sa tâche pour entacher le regard de l’autre, sourire distant : il avait mal au poignet.

« - Je ne sais pas… Vous avez l’air, vous aussi, d’aimer mettre votre cœur sur le grill… »

Un instant pensif, contemplatif, des traits de caractère/physique de l’être en face. Le détail de son regard, de façon presque chirurgicale. Réflexion de soi à soi, sans partage, mais avec une expression ouverte. Comme la question, suivant la réponse.

Et, comme piqué par une autre réflexion, il retourna hacher les feuilles, versant le tout dans un bol, avant de faire de même avec sa mèche imbibé.
Gestes un peu trop sec : l’on entendit un craquement, dans le roulement du poignet, qui se répéta, façon métronome, tandis qu’il mélangeait.

Peut-être que le bruit de son « craclosse » le dérangeait plus que de raison, puis qu’il reprit la conversation. Ou alors, le fait de savoir que l’autre dansait avec le feu, alimentait-elle le brasier de sa confiance ?
Il était toujours trop confiant. Vulnérabilité inchangé : cuisson saignante.

« - J’aime bien cette antre. Le fait qu’il y ait un endroit, dévolu aux potions. » Pause timide dans le mélange, avant de reprendre, loin du contact visuel. « - Vous auriez… Quelqu’un à me recommander, pour une formation dans ce domaine… ? »

Les battements de cœurs commencèrent à résonner davantage que son « craclosse ». Comme à chaque fois qu’il demandait quelque chose : mélange d’honte et de concertation avec soi-même.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 20 Juil 2017 - 16:56


@PEP

- Peut-être.
Il a raison. Le sait-il ? Le devine-t-il ? Parle-t-il pour parler, pour combler le vide, pour meubler le silence de syllabes instables ?

Parle-t-il pour avoir l'air ? Prendre l'air ? Mais de quoi ? Tu sais moi j'aime pas trop les gens qui marchent le nez en l'air, ceux qui se croient dans un tableau et qui se touchent mentalement, y a un truc qui colle pas j'arrive pas.

J'aime ceux avec le nez dans le rêve, ou le nez dans le cambouis, ceux avec le nez dans le vrai, dans le maintenant, dans le à jamais. Je sais pas trop comment je marche moi, comment est mon nez. J'ai du mal à le voir et je peux même pas loucher.

Pour être toute à fait franche, j'y ai déjà pensé, à me redessiner. Ce serait plus simple si j'avais un seul oeil, centré. J'aurais pour visage un point d'interrogation, la résolution abstraite de "qui étais-je, qui suis-je, qui serais-je ?". Mais bon, les enfants auraient peur de moi, ils ont pas besoin de ça. Je les aime ces enfants, tu sais ?

Tout comme j'aime les souffleurs de verre et les souffleurs de vivre et les insuffleurs de vie. Je tiens fort à toi, à toi qui ne sais pas qui tu peux être pour autrui. Mais qui comprendra, un jour, j'en doute pas. Avec tes dents à croquer des planètes tu trouveras le moyen de croquer l'amande de la vérité. Joyeux anniversaire...

J'aime cet enfant aux envies de grillades, j'lui ferais bien un rôti de piaf si j'en avais sous la main, car oui, j'aime brûler et être brûler, j'aime me frotter aux illusions de vie. C'est là qu'on se ressemble, dans cette recherche du "jusqu'où ?".

Je hoche la tête, lentement. Moi aussi j'avais besoin de cet antre. De ce havre où curiosité et paix sont en lutte perpétuelle. Mais personne ne m'a appris, pas vraiment. J'ai cherché un tuteur en la personne de West, un ancien professeur de potions, mais il avait tourné la page. Je ne sais pas s'il a tiré un trait sur un masque ou sur les fluides. Je ne sais pas grand chose, à y bien regarder.

Il y aurait Malicia, aussi. Mais Malicia aime surtout confectionner des drogues. Là est le paradoxe : Malicia est la commerciale, là où je suis la chercheuse. En quête d'idées et de passions à bien doser dans mes potions.
- Tu pourrais te tourner vers Evans, ou West, s'il pratique encore. Ou tu pourrais ne pas tourner du tout. Rester ici. Si tu te sens prêt à brûler ce que tu croyais connaître ; à réapprendre sans relâche, jusqu'à créer ce que personne n'a encore envisagé.
- Je crois qu'on pourrait partager des rêves liquides.

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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Sam 22 Juil 2017 - 18:41


@Femelle

Deux mots lâchés, bout des lèvres comprimé, rythme cardiaque allégé. Regard en l’air, nez dans l’atmosphère, il se permit un sourire. Juste un. En petit ruban. Un qui venait, qu’il ne voulait pas repousser. Pas vraiment pour la convenance, juste, un. Parce qu’il y avait de la familiarité contenue dans la réponse. Parce qu’il y avait une présence à côté de lui, sans hostilités. Qu’il avait confiance, actuellement. Alors il n’irait pas repousser les sourires qui défilaient sur des barques à la dérive. Ni même s’y accrocher.
Un clin d’œil plus tard, il s’en était allé. Courant arbitraire des envies momentanées.

Comme…

Casser une noix sur son crâne.
En extraire le cœur.
Le mettre à griller.


West, c’était ses premières années à Poudlard. Les dernières aussi, avec le Quidditch. Puis il avait fini par s’envoler ailleurs, et lui aussi.
Evans avait sa sympathie. La sympathie bienveillante. Après tout, jeunot, il avait pu expérimenter une sorte de somnifère sur un de ses camarades, rendant ce dernier insomniaque. Il avait du mal à dormir, le problème était réglé…

Y a la Terre qui tourne dans cette pièce aux murs jaunes : on marche sur le plafond, avec des boiseries de parquet des années 80. Les araignées sont dans les coins, et en s’accrochant à un fil, il choisit de monter, monter, encore, plus haut. Là, il sort sa main amputée, attrape un courant de souffles, et s’y laisse bercer, jusqu’au dos de la tortue, et encore plus loin.

Le sourire à la dérive est revenu, lune tranquille en-dessous du lac trouble de son regard.

« - Merci… »

Ça lui semblait superficiel, il aurait aimé dire plus, faire plus : c’est un bavard. Mais le bavard ne babille pas, quand l’émotion lui monte dans la gorge. Il lui semble un peu, que ces deux années d’errance, à servir des poivrots au Chaudron, et à dormir la majorité du temps à la Crèche, à pleurer sur sa carapace, trouvent enfin une réalisation, un accomplissement. Ces mots entendus, c’est la permission pleine et entière de pouvoir retourner ici, dans ce safe-space, dans cet antre… De pouvoir créer ! Créer ! Sortir les fluides de ses doigts, apprendre, réapprendre, détruire, former par-dessus des ronds de fumée colorés…

Alors…
Merci. Tout ça en un mot. C’est l’espoir qui s’expire, et qui reprend son souffle. C’est pouvoir continuer de tendre la main, dans un sens et dans l’autre. C’est jeter un poids au fond de l’océan, sans le laisser dériver.

« - Je crois, qu’effectivement, nous avons des pulpes semblables. »

Sa réponse n’était pas explicite. Mais, jamais. C’était comme jeter des miettes, sur un chemin, pour ne pas se perdre.

Son sourire et son pétillement étaient la vitre de verre de ses émotions.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Mar 25 Juil 2017 - 18:18


l o s t xxx b o y s

et perdue dans la fumée
je cherche à tâtons
le chemin de l'enfance

Il a l’air tout ému, tout déboussolé, ce petit. Ça m’a surprise. Je le savais sensible, mais peut-être pas à ce point. Là, il perd ses mots, il hésite, il oscille, entre deux lunes ou deux chaises je ne saurais dire, mais son sourire… son sourire est sans équivoque. Il n’ira pas voir Evans ou West, ou du moins pas tout de suite. Pour l’heure, nous pouvons coucher quelques rêves communs sur le chaudron. Il respire mieux, je respire mieux, The End.

— Je le pense aussi.

et perdue dans la fumée
je cherche à tâtons
le chemin de l'enfance

Enfin, non, parce qu’il y a quand même le poison à finir. Ils en sont où, les piments verts ? Ah ouais ils avancent pas. C’est ce qu’il me semblait. Bon. J’m’y mets, alors. Je les tranche, au poignard, retire les pépins, un à un. Les mets de côté. Pour la suite. Car il n’y a pas de fin, il n’y a qu’une suite, une suite dont il faut, à tout prix, avoir faim ; la seule fuite est en avant.

et perdue dans la fumée
je cherche à tâtons
le chemin de l'enfance

Je sais pas pourquoi, ces piments tous maigres me rappellent une histoire lue jadis. Dans un temps dont je ne me rappelle pas très bien, avec des piments comme des bateaux, et deux enfants dedans. Ou alors une coque de noix ? Je ne sais plus trop. Mais ils voguaient à deux, et surtout, ils étaient paisibles. Même dans la peur ils étaient paisibles. C’est suffisamment rare, suffisamment nous, pour être remarqué.

— Un peu plus épaisses que la pulpe de piments, oui.


et perdue dans la fumée
je cherche à tâtons
le chemin de l'enfance

— Tends-moi ta main, (tends-moi tes mots tends-moi tes gestes maladroits ~), que l’on se fasse frères de sang.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Dim 30 Juil 2017 - 17:12


L.A. de Femelle


Hey
Viens
On joue à un jeu
On pourrait dire que je suis Hansel
Et toi Sugar Daddy
Si je suis Hansel
Remplis mon bol de sucreries
Sugar Daddy

Souffle d’espoir dans la chaleur du feu de chaudron, qui retombe doucement, façon soufflé hors du four. Hors de la vilaine sorcière aux doigts crochus. Là, c’était des doigts crochetés. Des mains-araignées, dont une boiteuse, jusque dans sa sixième patte. Mais son cinquième œil veille, et compense. Planté au milieu du crâne, ça fait un point entre deux parenthèses.
Comme un petit grain de sable du Temps, sorti de son contexte de sablier, juste le temps de l’observer sous un microscope infinitésimal.

Dis
Viens
On joue
Je suis seul dans cette forêt
On s’est perdu
Mais c’est pas grave de se perdre
Si dans le noir, on arrive à crocheter nos doigts

Ça tourne dans le cœur, la clef qui se glisse dans les poumons. Le poignet qui se tend, celui amputé, paume ouverte, main tendue. Viens, on danse. « - On s’apprivoise ? » Rire enrubanné.
C’était un peu ça. Faire couler la couleur de la douleur. Du rouge pour tout redécorer, imbiber les piments verts.

Donne-moi un coquillage, pour que je puisse souffler dedans
Le son s’envolera
Se fera porter par le sel
Et appellera la tortue rouge
Tu verras, elle nous emmènera sur son dos
Et à nous deux, nous tremperons nos orteils dans les lagons

La fascination de la lame, en reflet dans son iris. Le poignard à piments approche, son poignet se pose sur celui qui tient le poignard. Non pas pour l’arrêter, mais pour diriger, lui aussi, le mouvement en symétrie. Deux parties, séparées par une scie de boucher.
Et la lame qui s’enfonce dans la chair, faisant perler une douleur éphémère et concrète.

Faisons un jeu
Un jeu de rôle
On prétendra que nous sommes deux autres personnes
Hansel & Gretel
Hansel & Sugar Daddy
Sugar Mommy & Gretel
I think u freeky & I like u a lot.

Un sourire au creux du macadam. Tapoter la vitre, presser la veine comme un fruit, et tremper un premier pépin. Premier d’une série d’ablution sanguine. Lui, et sa pulpe d’orange, viennent se frotter contre la chair confortablement différente de cette pulpe verte. Plus ferme que la sienne. Moins fragile, probablement. On n’a pas tous de l’écorce qui entoure la pulpe, avant d’accéder aux pépins.

Imbiber un pépin de cette couleur criante.
Le jeter dans le chaudron en vague gestuelle.
Augmenter la température.
Patienter.


Recommencer.
Mouvements un peu plus différents à chaque tempo en goutte à goutte. Comme si la partition avait des tâches, en plus des notes. Mais qu’il fallait jouer les tâches en même temps que les notes.
Alors recommencer, jusqu’au quatrième pépin, en différant à chaque fois. Le scrupule de la recette et de la précision pesant sur l’ossature. Mouvements mécaniques et ruisseau sanguin ouvert.

C’est une histoire
En construction
La fin du conte
Au détour des pages jaunies
Ecris-la avec moi

Et après le lac de patience, remonter, encore, la température.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 3 Aoû 2017 - 16:52


blood ooo brothers


Une main tendue ; main de quelqu’un qui a vécu. La dernière fois, elle portait les marques rugueuses de quelqu’un qui aime les potions. Cette fois, à l’index amputé, je soupçonne des moeurs liées à la tribu marquée. Cela ne m’empêche pas de remonter le long de ses veines, de chercher l’endroit où m’infiltrer. Toutes lames dehors, même pour un pauvre couteau suisse de taille poignard. Il m’a rappelé Esteban.

Des larmes de feu ont ruisselé le long de son poignet ; j’ai récupéré le nécessaire, méticuleusement, puis n’ai su résister à pencher la tête.
Lécher la plaie.

Le petit chaton lape son lait.
Je n’aime pas laisser au sang le temps de sécher.

Parfois, enfant, quand je m’ennuyais, je m’arrachais les peaux mortes pour pouvoir m’abreuver de cette curieuse couleur. Enfin, c’était plus que la couleur ; il y avait aussi l’odeur et le goût qu’aucun jus de tomate, même parsemé des justes épices, ne saurait égaler. C’est vrai que j’avais un clair potentiel vampiresque. Enfin, je préférais me passer de la soif de sang. Ça prend trop de temps, je suis déjà maman à plein temps.

… Il parle trop vite. Enfin, en soit ce n’est pas vraiment ça. Plus qu’il parle trop juste. Sa tirade me rappelle un certain quelqu’un. Un peu plus chauve et gluant ; comme un oeuf près pour les mouillettes au beurre. Il avait dit, il avait dit « Oui ! Mais, il nous faut nous apprivoiser ! Comme cela, pour pourrez être mein undead friend en retour ! » Et il s’était enflammé, sur des rumeurs éparses, des histoires… comme des saveurs oubliées, comme boire du thé, avec un bâton de cannelles — en invitant le BRAM ou pas ?

S’il proposait une histoire sur l’amour, alors je serais sûre. Sûre qu’il savait qui j’étais, dans quoi il s’engageait, et comment me faire tomber. C’est drôle. Je n’ai connu qu’une de ses facettes ; lui m’a connue sous trois visages différents. Pourtant… Je ne suis pas sûre que mes protections aient été efficaces. J’ai l’impression que ça ne l’empêche pas de voir à l’intérieur de mon âme, et ça m’affole un peu. Ça me rappelle un dieu indo-iranien mort il y a quelques siècles, s’il avait jamais existé.

Non. Ce n’est pas ça. C’est juste que je suis quelconque ; il veut apprivoiser le monde entier. Oui, ça doit être ça. Comme les gens qui adoptent des chats, non pas pour aider un chat, partager une relation honnête avec eux, mais pour avoir un chat. Je crois qu’il voulait avoir sa Lizzie de compagnie. Et ça m’a fait peur. Alors j’ai sondé son regard d’une lame inquisitrice. Je n’ai rien tiré de son regard, alors je me suis rétractée. Avant de lui donner des indices supplémentaires.

Il m’a saignée comme un cochon, j’espère que le boudin de Lizzie se vend bien sur le marché.
— Tu aimes souvent apprivoiser les gens, mon frère ?

Arrêt, comme en réflexion. Ça fait très religieux comme ton... mais le 100 ferait trop Jean, et c’est peut-être pas mieux.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Mar 8 Aoû 2017 - 1:46



Crispation sous le souffle. Celui d’un mot. Deux. « mon frère ». Rappel brutal de cette énonciation. Cette amertume de Chat noir. De ce que ça lui rappelle, à lui. Cette quête de famille. Cette quête, un peu celle de sa vie… Après l’amour… Quoique les deux sont conjointes…

Mécanique, dans les mouvements de pulpe, surtout quand il contrarié, le voici qui verse les graines restantes dans les plantes, qu’il se saigne encore, rugueux : plic, plic, ploc. Puis le frottement de tout ces ingrédients les uns contre les autres. Sentir le poids, presque imperceptible, quand on soulève, avec la cuillère en bois.
Puis, le mortier, et les dards moulus. Précaution dans les gestes. Comme si être consciencieux empêchait la réflexion. Peut-être. Ça éluciderait le mystère des fonctionnaires.

« - Oui. »

Automatisme.

Verser les dards moulus, jolie poudre goûtu, dans le reste du mélange. Et mélanger, encore. Encore un peu, et ça ferait une salade. Sauf que la sauce était sanguine. Ça relevait le goût, comme la rouille. Oui. Du métal qui suinte, c’était ça, le goût du sang.
Ce goût, quand on s’arrache la peau des lèvres et que ça reste à vif des jours durant.

« - Ou… Non. »

Renverser dans le chaudron, loin du regard, loin des hommes. Loin de cette laideur de monocle.
Et la température qui s’élève de nouveau, d’un coup de baguette, tandis que les épaules s’abaissent… Le regard se lève. Presque paisible. Parfois, la fièvre tombe sur le lac de ces iris.

« - J’aime posséder. » Insistance jalouse sur ce mot. Comme cet enfant qu’il était. Cet enfant incapable de voler un ours en peluche, alors qu’il n’en avait pas. « - Je ramasse un peu tout : les plumes tombées, les jolis cailloux, les parfums, les rubans… J’aime encore plus posséder si c’est cher à la personne… Comme une peluche. Et j’entasse, dans un coin, avant de les oublier là. C’est… »

Comme un besoin.

« - Apprivoiser, si peu… Parce qu’il faut donner de soi. Et que je le sais, je donne trop. Je sais pas comment faire. Alors j’évite. Du coup… Oui, et non. Je veux posséder les cœurs de tous, les dévorer… Et pouvoir donner le mien sans limite. »

Le voici qui sourit, doucement, petit à petit, faisant face à l’autre stature, puis s’adossant au plan de travail.
Les épaules se soulèvent, comme pour reprendre un badinage laissé sur une table de chevet. Mais le ton, lui, reste tout aussi doux : « - Je n’y peux rien… J’aime les histoires d’amour ! Pas vous ? »
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