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L'Antre des Potions
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Mar 8 Aoû - 1:46



Crispation sous le souffle. Celui d’un mot. Deux. « mon frère ». Rappel brutal de cette énonciation. Cette amertume de Chat noir. De ce que ça lui rappelle, à lui. Cette quête de famille. Cette quête, un peu celle de sa vie… Après l’amour… Quoique les deux sont conjointes…

Mécanique, dans les mouvements de pulpe, surtout quand il contrarié, le voici qui verse les graines restantes dans les plantes, qu’il se saigne encore, rugueux : plic, plic, ploc. Puis le frottement de tout ces ingrédients les uns contre les autres. Sentir le poids, presque imperceptible, quand on soulève, avec la cuillère en bois.
Puis, le mortier, et les dards moulus. Précaution dans les gestes. Comme si être consciencieux empêchait la réflexion. Peut-être. Ça éluciderait le mystère des fonctionnaires.

« - Oui. »

Automatisme.

Verser les dards moulus, jolie poudre goûtu, dans le reste du mélange. Et mélanger, encore. Encore un peu, et ça ferait une salade. Sauf que la sauce était sanguine. Ça relevait le goût, comme la rouille. Oui. Du métal qui suinte, c’était ça, le goût du sang.
Ce goût, quand on s’arrache la peau des lèvres et que ça reste à vif des jours durant.

« - Ou… Non. »

Renverser dans le chaudron, loin du regard, loin des hommes. Loin de cette laideur de monocle.
Et la température qui s’élève de nouveau, d’un coup de baguette, tandis que les épaules s’abaissent… Le regard se lève. Presque paisible. Parfois, la fièvre tombe sur le lac de ces iris.

« - J’aime posséder. » Insistance jalouse sur ce mot. Comme cet enfant qu’il était. Cet enfant incapable de voler un ours en peluche, alors qu’il n’en avait pas. « - Je ramasse un peu tout : les plumes tombées, les jolis cailloux, les parfums, les rubans… J’aime encore plus posséder si c’est cher à la personne… Comme une peluche. Et j’entasse, dans un coin, avant de les oublier là. C’est… »

Comme un besoin.

« - Apprivoiser, si peu… Parce qu’il faut donner de soi. Et que je le sais, je donne trop. Je sais pas comment faire. Alors j’évite. Du coup… Oui, et non. Je veux posséder les cœurs de tous, les dévorer… Et pouvoir donner le mien sans limite. »

Le voici qui sourit, doucement, petit à petit, faisant face à l’autre stature, puis s’adossant au plan de travail.
Les épaules se soulèvent, comme pour reprendre un badinage laissé sur une table de chevet. Mais le ton, lui, reste tout aussi doux : « - Je n’y peux rien… J’aime les histoires d’amour ! Pas vous ? »
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Lizzie Bennet
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Mer 16 Aoû - 9:44


L’enfant capricieux m’a fait frissonner. J’avais déjà l’impression qu’il en savait trop. Mais là c’était la panique. Non seulement il savait, mais en plus il voulait. Il voulait collectionner les êtres et les ronger jusqu’à l’os. Vous savez, j’ai toujours cru que ma place dans la chaine alimentaire était celle du chat. Que je pourrais toujours manger l’oiseau. Que je n’avais à craindre des enfants.

Celui-ci, celui-ci était un chien. J’ignore s’il cherchait à protéger les oiseaux, ça ne collait pas trop avec ce que j’avais entrevu de lui par le passé, mais en tout cas, il comptait manger du chat. J’avais envie de lui crier que j’étais pas comestible moi monsieur, je fonctionnais pas comme ça, j’avais les os de travers et de l’arthrose, peut-être même un cancer. Tu sais, si tu fais pas gaffe, je vais te filer mon cancer, et tu vas en crever, comme Lui. Comme Elle. J’vais te prouver que j’ai fait une potion rendant les cancers très contagieux.

Alors tiens-toi loin de moi, je ne veux pas de cette histoire d’amour. Pas si je ne peux être le prédateur. Il est hors de question que je sois la proie à nouveau. Je l’avais été face à Mkrovsk, face à 70, mais face à Underlinen, impossible ! De toute façon, le passé le prouvait. J’avais toujours été celle qui le blessait. Qui lui prenait des vies et le criblait de sorts. J’étais la méchante, et la puissante. Je ne succomberai à ses enchantements.

Murmuré, comme à moi-même, mais assez fort pour qu’il l’entende.

— Vade retro, joueur de flûte.

Il ne me possédera pas.

Ne sais-tu pas, Lizzie, qu'il est trop tard ? Qu'il t'a déjà faite frère de sang ?
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Mer 16 Aoû - 22:13


Love you

Un souffle à tâtons : un mouvement à l’unisson. Son corps sec, étiré et juvénile qui se fait intrus dans l’espace vitale de la maîtresse des lieux. A un souffle, seulement : seule distance qui les sépare tous deux.
Allez savoir, peut-être l’injonction finale à vouloir sa fuite, lui avait-elle permis de se rapprocher ?

« - Effrayée ? Seuls les rats et les enfants finissent noyés avec moi. Et tu n’es ni l’un ni l’autre. »

Qifflements susurrés du bout de cette langue fourchue, aiguisée en lance piquante. Façon dard d’abeille. Sifflements doucereux en réminiscence de ces sons de flûtiau envolés dans une époque lointaine, où, par-delà les collines, les rats et les enfants partirent.
Sifflements amusés émanant de cette cavité intriguée. Peut-être avait-il pris des caractéristiques des serpents, en apprenant qu’il parlait leur langue ? Pouvait-il seulement connaître en dardant son muscle lingual au-dehors de la barrière de ses lèvres ? Reconnaître les ennemis, les amis, les rangs sociaux, les civilisations, les proies et les prédateurs…

Et, peut-être, était-ce cette reconnaissance dans l’air, comme une aura inhalée, qui l’avait poussé à se rapprocher de l’être quasi immatériel d’en face. Aurait-il senti la peur ? Pas la sienne. Pour cela, qu’il était poussé vers autrui. Vers la vulnérabilité. Ceux qui offraient leur cœur étaient les plus vulnérables. Et il se sentait si près, si proche… Si juste d’y planter les dents dans celui balbutiant d’en face.

Sifflements, en tutoiement.
Tutoiement, car…
C’était le Chat sauvage qui tutoyait, pas vrai ?

Se sentir en-dehors de soi.
Vouloir jouer avec soi-même, avec autrui.
Rondeau terrible.

Un ectoplasme de sourire candide mourut sur ses lèvres, afin de renaître en un plus insolent.
Tranquille, il prit le poignet de l’alter, prenant soin d’appuyer sur la veine ouverte, afin que ce liquide suintant et rouge, si rouge, au goût si métallique, puisse s’écouler contre son pouce.

« - Dansons pour le feu. »

Injonction suppliée.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Dim 27 Aoû - 16:25


@PEPite

Il a tenté de m’acheter, de réduire à néant ma vigilance. De me balayer d’un simple compliment. Il a vraiment grandi dans un monde où cirer les pompes permettait de s’élever ? Chez moi, c’est plutôt l’inverse. C’est le signal que quelqu’un a quelque chose à cacher. Quelque chose à se reprocher. Surtout si c’est surjoué. Ceux-là, ceux-là, on peut pas leur faire confiance. Je les déteste. Alors s’il est de ceux là, je sais à quoi m’en tenir.

Il faut que je feigne, avec lui, que je prétende être flouée par ses mots, que je sombre dans la crédulité juste parce que je ne suis ni rat ni enfant. Première nouvelle. J’ai ri, d’un rire si vrai que je n’en avais pas entendu de pareil depuis longtemps. Je fus presque surprise de sa tonalité, mais pas assez pour que mon visage n’affiche d’insécurité.

Il m’a saigné comme un cochon, et j’ai laissé s’échapper une petite exclamation d’insatisfaction. Regard mauvais, vers le sol, poing fermé. Puis j’ai récupéré ma main, parce que bon, fallait pas déc*nner, je savais pas ce qu’il comptait faire d’autre avec, et j’allais pas lui prêter mon apparence non plus, hors de question qu’il m’arrache des poils de la main. Même si j’en avais pas beaucoup.

Et puis, et puis y a eu une phrase de trop. Danser pour le feu. C’était mes mots, ça, il se prenait pour qui, pour les retourner contre moi ? Ou alors. Ou alors c’était bien. Ou alors il voulait me dire, qu’il avait compris, mais pas compris ce que je pensais. Qu’il avait pas compris pour le chat ; juste pour le tempo. Qu’on avait la même musique dans la peau. Si c’était ça, si c’était ça, c’était bon pour moi.

Et même plus que bon, j’en avais peut-être besoin. De quelqu’un qui partage et comprenne mes mélodies. Sache lire mes partitions. Alors j’me suis laissée douter, j’me suis laissée espérer. J’ai approché mes lèvres de son front, maternelle, puis me suis reculée d’un pas. Et j’ai commencé à danser. Danser avec les moindres parcelles de mon corps. Tout libérer.

Tuer les lumières, le DJ, reprendre le contrôle de tout. Le contrôle par l'absence de contrôle. La liberté par l'anarchie.
La transe animait mon corps, et perdue dans la danse, j'ai saisi ma chance.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Jeu 31 Aoû - 19:35



Rondeurs fantasmées d’une enfance révoltée. Cadence d’une insouciance en cruelle subtilité. D’un mirage de paix de voûte, de cette splendeur de cathédrale, tandis que les membres s’étire sous l’injonction maternelle. Tellement euphorique, tellement incongru, tellement déplacé, dévié, dans cet univers de poussières fanées, que le regard reste béat.
Satisfaction.

Une bougie d’allumée, une mèche doucement embrasée ; c’est un peu ça, cette impression des lèvres sur le front. Comme si on venait de lui tatouer un œil. C’était différent d’avec 39, et en y repensant, à cette première marque d’affection, de confiance et d’affection, une pointe de flèche de mélancolie vient gratter les ventricules de son cœur détestable. Il sent les battements s’amuïr jusqu’à ne plus exister que derrière les oreilles. Il sent le tempo qui appelle de plus en plus fort, qui se fait entendre par d’autres sons, d’autres signes que ceux conventionnels. Il voit les particules de la pulpe à vif en face et peu à peu, il lui prend la même chose. Dans ce rituel païen de ronde du feu, à tourner, encore, encore, encore. A s’envoler par les tournoiements, comme portés par des rossignols. Etre sans l’autre mais avec lui, simplement parce qu’une énergie se transmet au fur et à mesure des mouvements. Comme si chaque impression dans l’atmosphère était une note… Ou une tâche d’encre en parfaite harmonie avec la partition.
Il y avait un peu de cacophonie, mais il aimait cette anarchie. O combien elle lui brûlait le cœur d’une douceur de pétale déchu.

Ouvrir une dimension secrète, une fondamentalement sensorielle, primitive, par une danse toute aussi sensorielle et primitive. Effleurer parfois l’autre, mais demeurer courant d’air lointain, perdu. Petite feuille volage, volatile et pantin des astres. Ta face de lune est moire dans le lac de tes souvenirs.
Tourner, tourner,
Se perdre.

Et en sens, trouver, autre chose.
Une signification, peut-être.

Loin de ce bouillonnement de chaudron qu’il y avait eu dans son sang, retrouver le calme de nacre d’un philtre de paix, avant de se tourner en sourire doux.

Et, comme pour lever un voile interdit,
Murmurer à l’oreille d’autrui :

« - Chacun de nous peut recevoir
La part de mystère de l’autre
Sans en répandre le secret. »

Et en quelques pas,
Tournoyer,
Afin de dessiner les mouvements du Temps.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Dim 10 Sep - 22:42


@PEP

Il m’a dit quelque chose, quelque chose comme un secret — une leçon sur les confidences et les aveux conservés — de un à un sans jamais dépasser le cercle. Cela m’a touchée, un peu plus que je le pensais. L’idée d’un mystère que l’on découvre et apprivoise tout en protégeant, c’était un concept assez peu familier. Je ne partageais que rarement des bouts de ma vie avec autrui, et il lui faudrait du temps pour apprendre à me connaître.

Peut-être parce que j’en suis moi-même incapable. Que j’entends uniquement ce que je veux entendre. La foule se trémousse sur des fréquences perdues, et j’en modifie sans m’en rendre compte les paroles. Today I gotta Live, tomorrow I don’t know. L’amertume comme un fleuve dans ma gorge, sans que le dj ou les danseurs ne puissent comprendre. Un langage différent se joue, depuis longtemps en moi.

Je suis enfermée dans ce petit monde intérieur, tout en prétendant d’être une actrice affirmée de celui qui m’entoure. Tu crois vraiment qu’on arriverait à se parler ? Tu sais, dans les livres, on dirait que les gens entendent la même musique, se trémoussent sur les mêmes notes. Il n’y a pas de faux pas, hormis ceux qui te font tomber dans les bras de la personne dont tu ne savais pas que tu avais besoin.

Dans la vraie vie, on se frôle sans jamais partager la playlist interne. On peut avoir les mêmes sourires sans que les émotions jouant à l’intérieur de nos cerveaux ne soient alignées. Je doute un peu de la constellation qu’on pourrait former, toi et moi. Pourtant, pourtant tes mots ont la douceur de pétales de champignon. Je les vois danser dans l’eau trouble de ta violence.

Alors chante, chante pour moi petit roussignòu.
— Penses-tu vraiment qu’un mystère se reçoive ? N’y a-t-il pas avant une quête, avec des aventures et des erreurs de traductions ?

J’crois que j’ai peur qu’on utilise pas le même alphabet. Mais moins que je crains qu’on se comprenne, trop, trop vite...

Je ne me connais pas assez pour laisser qui que ce soit m’apprivoiser. Alors l'air de rien, j'ai caché mes mains entre les pots d'ingrédients. Les sillonnant avec précaution, pour reprendre notre affaire de chaudrons.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Mer 13 Sep - 19:43


@Femelle


« - Pas de mystère, sans fureur précédente, mmh. Un temps. Suspendu au vol. Vous aussi, vous avez cette Furor en vous. Vous êtes révolté. »

Survolté, dans l’air électrique.

Une main qui se tend, posée, presque, sur un grain de poussière. En sursis de ce mouvement de courant d’air, en approche infinitésimal.

Et il semblait que la pulpe de son index manquant se trouva sur les lèvres de l’alter.
Mais cette impulsion fantomatique fut aussi brève qu’inexistante. Comme une sensation qui passe trop vite et que le cerveau n’a pas le temps d’enregistrer. Une sensation dans toute sa dureté et son éphéméride de chrysalide.
Une subtilité de cil se laissant choir paresseusement le long d’une joue maigre.

Mains serrées l’une contre l’autre, comme pour apaiser une brûlure. Quelques pas de côté, et la musique autour de lui, en lui, semble être retombé. Les notes dégringolent sur sa cape et sa robe, perce le sol et meurt à terre, redevenant petites tâches d’encre.
Il les observe un instant. Appréciateur du tempo donné.

Et, sans s’attarder, repart pencher le chef au-dessus de la fumée de chaudron. Encore quelques temps, avant de filtrer tout ça. Un temps avide, qu’il avait au cœur de l’œsophage.
Ses doigts tentèrent d’attraper la fumée qui s’évaporait : que ce soit par les doigts, les narines ou les yeux. Son toucher avait si peu d’impact. Et pourtant, encore une fois, il semblait s’être fait un doigt de fumée. Une badinerie d’imagination, loin de la violence troublée précédente. Une douceur de pétale de lys, en accord avec les cordes de son expression :

« - Souvent, je m’accroupis dans le chaudron. Je m’imagine me faire liquide, et me fondre avec le reste des composants. Ne plus les sentir autour de moi, ou à l’intérieur, mais faire partie d’un Tout indistinct. Plus vaste. Qui dépasserait, et effacerait tout ça. »

Continuité en parallèles amollies.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Ven 29 Sep - 19:45


@Pius

Toi qui ne t'es jamais préoccupée de ton apparence te fait soudainement la réflexion que tes habits commencent à te refléter. Veste en cuir, faussement edgy, à l'intérieur criblé de trous. Jeans griffés à l'usure. Tout voudrait dire la vie et porte les marques d'une flamme décrépie. Jusqu'à ta chair, ta chair rongée par la patience des plaques.

Il a parlé, pendant longtemps, comme si c'était une langue étrangère. T'étais là, tranquille, à écouter. Gelée. Corps gelé, esprit gelé, corps et souvenirs gelés. Comme avant.
Tu ne peux pas revivre ça. La jeunesse ? Les belles années ? Allez vous faire f*utre.

« - Vous avez cette Furor en vous. »

Oh oui, tu as la rage. Ce n’est plus la rage de vivre. Juste une boule de douleur coincée dans la gorge. Tu l’alimentes, pas à pas, brûlure après brûlure. Tu es une bonne petite bougie, et il n’y a bientôt plus de cire.

Navrée Asclépius, tu ne trouveras pas assez en moi pour jouer à la pâte à modeler. Mais cette rage, cette rage c’est tout ce qu’il te reste. Pour pas t’éteindre. Alors tu fais craquer les allumettes, l’une après l’autre, impatiente. De te consumer sans pouvoir renaître de tes cendres. Jamais. Tu n’es pas un Phénix, toi.

T'as mal, tout le temps, avec des intensités si variées que parfois tu serais incapable d'expliquer où t'as mal. Tu veux juste que ça s'arrête, que ça s'arrête.
Ta fin a commencé il y a longtemps déjà, mais elle ne peut plus s'éterniser.

Il fait chaud, chaud, chaud, chaud, chaud, chaud, chaud, chaud, chaud, chaud.
Sortez moi d’ici. De cette vie. Avant que j’en crève. Si c’est pas déjà le cas.

Ça fait trop peur, trop mal, trop tout. Et puis, rien.
Avec une douceur, il a compté des sentiments que tu ne connaissais que trop. Et tu as soudainement été très satisfaite d’être gelée. Si ce n’était le cas, ton corps entier se serait soulevé de tremblements, de pleurs en cascades, de mal-être. Gelée, tu as pu attendre, vide. Une allure de cancer avec ta carapace, mais y a plus rien à l’intérieur. Plus rien. Depuis je ne saurais combien de temps.

— Un cadavre, c’est plutôt utile en potions. Hésite pas si tu songes à te convertir.

Pas besoin de la jouer sinueuse comme un clown coincé dans les égouts. D'évoquer sa presque-belle-soeur condamnée à mort pour un oui pour un non. Tu vas droit au but.
Voix tranchante, comme une stalactite.

Tu tombais, tombais, car c’était tout ce que tu faisais faire. Enfin, ça, et blesser. Anthéa avait tout su. Depuis le début.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Mer 4 Oct - 19:04


@Femelle

Avec cette même douceur qui le faisait jouer avec la fumée, comme si elle était animal et animée, le voici qui répond, les yeux dans le chaudron, de cette lumière en gouttes de passion : « - Oh, vous savez, pour les cadavres, on a trouvé une autre utilité avec Ebenezer. ».
Ton du badinage pour parler de la nécromancie. De toute façon, il faisait tout un tas de truc avec son petit frère consanguin. Normal, après tout : il lui vouait une confiance aussi aveugle que la maîtresse des potions. Ou en demi teintes parce qu’actuellement et chronologiquement, elle est borgne. Mais le lecteur aura saisit et l’idée et la métaphore au vol.
Tout comme ce Pius, qui touchait la fumée du bout de son doigt d’ectoplasme. De cet index droit qu’il s’était amputé, par une nuit d’Eté, il y a de cela deux ans, déjà. Une nuit face au Masque. Une nuit de Maître.

« - On les dévore. Le cœur, l’âme. On suce les os, on aspire la sève. On se repaît de leur existence et on les ranime. »

Un léger rire. Comme une cuillère contre un verre de cristal avant d’observer l’alter.

« - Non, ça c’est juste métaphorique, et c’est juste moi. » Clin d’œil, à demi-mots.

Le temps semblait s’être écoulé rapidement. Un peu trop, peut-être. Mais il avait perdu la notion du temps, depuis qu’il était entré dans cette salle. Cette impression de familiarité, qui lui collait à la peau. Un peu comme s’il était chez lui, aussi. Terrain ami. Terrain sûr. Le fait que ça soit sous-terre renforçait l’impression de sous-espace. De refuge dans le sub-conscient. Et puis, ils étaient en non-mixité de passionnés et chercheurs en potions. Ça soulageait.

Il prit donc les ustensiles et, suivant la recette, commença à filtrer la mixture dans les fioles, petit à petit. Pas bien compliqué, mais plutôt long pour transférer le liquide et opérer sa transformation. Distiller, écrémer pour ne garder que le meilleur. Un concentré de peur pur et absolu.

Et tout à son ouvrage, ne pas avoir envie de relancer la conversation.
Empathie taciturne : plongée givrée dans l’absolution du chaudron.
Laver ce qu’on est pour en ressortir nouveau… Ou ne pas en ressortir.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Ven 6 Oct - 21:12


Pius m’a conté une histoire que j’aurais préféré ignorer. Bon, déjà, il comprenait qu’à demi les blagues de nécromancie, mais en plus, en plus… il s’entrainait avec Ebenezer. Ebenezer, sans masque, lui faisait confiance. Je l’avais hébergé chez moi pendant des mois, on avait cru se connaître pendant longtemps, mais jamais, jamais il avait eu les c*uilles de me dire qu’il était un Marqué.

Bon. Je le lui ai bien rendu, je l’ai jamais laissé savoir que je portais un tatouage jumeau, mais sur le principe, ça me frustrait. Ebenezer faisait de la nécro, et c’était pas avec moi. Pas cool gars. Je dirais bien que je croyais qu’on était amis, sur un ton très mélodramatique comme je l’avais maitrisé avec Ashton, mais y a un moment, marre qu’on se rince l’oeil sur la bonne poire Bennet. Est-ce qu’il existait une poire Bennet ? A vérifier. Je suis sûre qu’on peut faire un marketing de folie avec des blagues de mauvais goût. Ce serait déjà plus utile qu’en nourrir l’égo de mes traitres favoris.

(La jalousie, peu à peu, rongeait l’âme de Lizzie)
(Amusant quand on sait qu’elle n’avait jamais voulu être avec quelqu’un)
(Qu’elle méprisait les gens possessifs et exclusifs)
(Refusant de voir qu’elle s’inscrivait en plein dans cette catégorie)

J’ai hoché la tête, blessée mais désabusée. Il pouvait rire, rire tant qu’il le voulait. S’il voulait me voler Ebenezer, je n’aurais trop de scrupule à l’enterrer vivant. Peut-être en compagnie de Lestrange, juste pour voir si leur amitié était assez forte pour leur apprendre à sortir des entrailles de la Terre.

Je sais pas pourquoi. A un moment. Je tenais plus. Je lui en voulais de me raconter ce monde auquel je n’appartenais plus. Je m’en voulais d’être si affectée. Alors j’ai joué des articulations de ma main droite, fait craquer quelques doigts en alternant poing-paume-poing-paume, et chopé le poignet du sinople. Juste pour l’immobiliser. Avoir son attention.

Qu'as-tu besoin de lui prouver Lizzie ?
De te prouver peut-être ?

Qu’est-ce que je faisais de mon autre bras, te demanderas-tu peut-être ? Pour être franche, je l’appuyais contre les parois du chaudron bouillant, grimaçant de douleur et de plaisir. Pas les doigts, non, j’en aurais besoin pour les potions. Juste l’avant-bras, pour me rappeler. Me rappeler ce que c’est, de sentir. M’enivrer de vivre.

— Alors, on brûle ?
Rejoins moi. Danse une dernière fois dans un rituel païen. Danse pour le feu. Brûlons, brûlons jusqu'à ce que la lune se fasse soleil. Brûlons à en crever, voire même, à en vivre.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Mer 18 Oct - 13:56


L.A. Femelle


D’un geste, son poignet fut entravé.
Une grimace, percevoir une odeur de cochon brûlé. Entendre des sons familiers, des sons tentants.
Mais il y a là une douleur.
Des doigts contre ses veines, ses articulations. Ça craque de partout. Il a besoin de remuer, de masser, de s’en aller.

Brusque, avec une force qu’il ne pensait pas avoir, il attrape le poignet qui l’enserre et le serre en retour si fort (là où ça lui fait mal à lui), pour que ça lâche.

« - Tu m’as fait mal. »

Voix un peu faible. Un peu abrupte. Un peu toujours dans le constat, tandis que son autre poignet masse celui qui bat si fort dans cette douleur habitée. Il y a du reproche. Il lui en veut de l’avoir touché, de lui avoir fait du mal. Il lui fait confiance. Il n’aime pas quand c’est brusque. C’est un enfant. Crybaby. Ça monte, mais il est surtout en colère, avec quelque chose d’autre en plus.

La virulence dans le dégoût était palpable.
Chacun a en soi cette boue noire et obscène qui se transmet à l’autre au toucher. Certains en ont plus que d’autres et à chaque contact, la pourriture augmente.

Lui n’a pas envie de transmettre sa pourriture.
Il se sent si sale. Si sale d’avoir été touché. Par elle. Par n’importe qui d’autre. C’est antérieur, c’est supérieur, c’est psychosomatique. Il est malade, n’arrive pas à changer cet état fait. Le plus grand changement sera sa mort mais ce n’est pas pour tout de suite.

Parce que malgré la douleur et les peines, il a envie de s’accrocher.
Ou, juste, la flemme.

Il semble agité, comme le chaudron qui bout.
Et sans plus réfléchir, ses mains, en deux serpents de Méduse, fondent sur la maîtresse des lieux pour lui enserrer le cou. Le serrer. Le tenir.

On se saignait comme des porcs avant, maintenant on se tord le cou comme des poulets.

Il serre, mais ne sait pas pourquoi. Ça lui rappelle la strangulation de Leo, au beau milieu du Chaudron.

Il voit le Chaudron, l’avant-bras toujours collé contre la paroi. Le feu.
Il sent la Furor qui s’agite.

« - Dansons pour le feu. »

Il attire, toujours avec cette force d’adrénaline, pour approcher la tête borgne des bulles à la surface. De la concoction qui n’attend plus que la filtration. Volonté de se dissoudre. L'être tout entier dans le chaudron. Sacrifice nécessaire.
Approche, et, relâche.

Toujours brusque.
Ne pas savoir exactement, pourquoi, et se masser le cœur, la gorge, les sourcils froncés.

Ne pas vouloir savoir.
Ni s’excuser.
Trop rapide, trop vivace.

« - L’incandescence surviendra en compagnie de toutes les autres Feuilles tombées de l’Arbre. Elles se retrouveront et s’embraseront. De leurs cendres poussera le jardin des rossignols, et la fumée des Feuilles s’envolera, dansant la ronde, jusqu’aux étoiles du Firmament. »

Voilà son espoir.

Voilà son idéal.

Voilà son absolu.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Ven 20 Oct - 12:11


@Asclépius douceur

Pour tes os que je broie

Pour ma chair que je flambe
Pour ta douleur exquise

Pour l’illusion de vivre
Pour ton dégoût explicite

Pour tes reproches contre ma gorge

On brûlera



Un instant j’ai cru que c’était trop pour toi. Que tu allais te rétracter, m’insulter, disparaitre. Et puis, par une fenêtre plus petite qu’un dé à coudre, j’ai vu ton essence surgir. Le gasoil s’est embrasé au contact des flammes, et tes mains enserrées à mon cou ne pouvaient plus lâcher prise. Tu ne pouvais refréner ton instinct. Le cancer s’est infiltré sous tes ongles, et mon souffle rend l’âme.

Et je veux partir avec toi
Je veux mourir dans tes bras


J’essaie de me débattre, de respirer contre tes doigts. Il faudrait tenir une dizaine de minutes pour que tu parviennes réellement à me tuer. Je ne crois pas que tu en aies la force. C’est ce qui rend le supplice assez excitant, d’être le cobaye de tes pulsions. De rester entre tes doigts, n’attendant que de voir si tu craqueras ou pas. 

Mais je n’aime pas comment les bulles se rapprochent. Si je voulais crever la gueule dans une potion, je le ferais très bien toute seule. Je n’ai pas besoin de toi. Je peux crever sans ton aide ; si tu veux participer, crève plutôt, avec moi.

Que la mer nous mange le corps, ah,
Que le sel nous lave le cœur, ah,


Goulée aspirée avec grande difficulté, puis, je repousse le chaudron. Avec violence. Un vol de liquide bouillant va lécher le sol. Profitant de la diversion, j’essaie d’articuler. Pour être franche, je ne suis pas sûre que tu m’entendes.
— T-tu trriches. Crèvve-moi à mmains nuues.
Je suis de ceux qui brûlent, et non de ceux qui se noient. Démon tu t'es réveillé. Respecte moi, et meurs avec moi.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Ven 20 Oct - 13:19


L.A. mutuel jusqu'à la fin du RP

C’est comme un feu.
Bien différent de celui qui soutenait le chaudron abolit.

Comme s’il se trouvait sous l’eau, les sens bouchés et les perceptions au ralenti, il observe la chute du contenant et du contenu. Sa vomissure, son gerbiage qui s’étale avec une répugnance cognitive sur le sol. Sol de caverne, obscurci par une lumière bien trop passive et écrasée.
Le flot se déverse, qu’en penser ?

Ce sont ses pensées, qui sont abolies.

Il sent le feu dans son cœur, qui consume des cellules et particules. Bouffe les atomes et ignifie tous ses pores. Ses sourcils se froncent, face aux mots perçus. Mais ce n’est plus seulement des mots, des sens. Ce sont des perceptions. Comme si tout n’était que vibrations, et que c’est vibrations transportent des sentiments, des volontés, des sensations.
Et ce qu’il perçoit, avec son dégoût palpable sur les mains et les bras, comme si le tout était recouvert d’une boue noirâtre… C’est du goudron. Du pétrole à brûler.

Et il ne sait plus.
A du mal à se percevoir.
Et ne se concentre donc que sur l’être en face. Sur cet être qui canalise sa Furor.

Un pas, un autre,
Sans hésitations.
Et d’une ultra-violence d’adrénaline,
Son poing d’os se serre, s’envole, vif, brusque, s’écrase contre une mâchoire tout aussi osseuse. Comme un tir de pistolet.

L’ossature lui fait mal, mais cette espèce de colère sourde, noire, ne s’arrête pas. Pas tant un besoin de violence que de douleur.

Approche de l’être en face et, sans sommation, lui prend les épaules, pouces contre la gorge, en serrant, tirant, poussant, secouant. Spectacle criant de vérité :

« - Que cherches-tu à expier ! Tu ne peux pas recevoir la Douleur si tu ne cherches pas à te purger ! Parle ! Parle ! Crache ta passivité ! »

A force de se croire supérieur, on en oublie qu’on peut taper avec du concret. Avec de la force, avec du corps, avec ce qu’on. A venir percuter, pulpe contre pulpe, jusque dans la cervelle. Renverser tout ça, et ne plus penser à rien.

Crachat d’acide, et secousses toujours aussi violentes, comme un rythme que l’on prend. Une espèce d’automatisme dans la pulpe mécanique, tandis que ses yeux semblent tourbillonner. Colère ? Incompréhension ? Ne plus vraiment chercher à savoir. Ce qui compte est l’instant présent. L’instant de cette Furor qui a tout instant, peut se rétracter et se consumer elle-même.
Alors, avant de finir noyer, il fait faire exploser la pulpe et les cellules par un feu amer.
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Lun 23 Oct - 17:24


@PEPique

Tes poings mitraillent tantôt mon cou, tantôt ma gueule. Certaines douleurs infligées au début se font plus sourdes et diffuses ; chaque nouveau coup est une renaissance. T’as pas idée de combien j’en ai besoin, là. Que tu fasses mal, mal, encore et encore.

Frappe plus fort m*rde. Il faut que je sente cette souffrance, il faut que je la ressente de tout mon être, jusqu’à crever, ou me réveiller. J’oscille encore entre les deux. J’suis encore au moment où je me dis, que si je disparaissais maintenant ça ne ferait pas de différence. Sans savoir déterminer si c’est un tort ou une qualité.

Oh, oui, parfois on veut bousculer le statu quo, n’en déplaise à Sharpay, on veut renverser les tables et le secret moldu se complaire dans le chaos car l’anarchie, l’anarchie est la possibilité de tout faire. Le chaos c’est foutre un coup de pied dans ta tour de kaplas et s’amouracher du son de la chute et les saisir pour en faire quelque chose de mieux, et tout défaire tout refaire à en crever.

et tout s'enroule
se déroule
sur une marche funèbre

Est-ce que je veux laisser une trace de mon passage dans ce monde ? A quoi bon ? On dit que les gens oublient nos noms nos visages nos odeurs nos yeux notre voix ; ils ne se rappellent que de comment on les a fait se sentir. Et j’sais très bien comment je les ai faits se sentir ces dernières années. J’sais combien je suis douée pour blesser les gens. J’suis une sorte de cancer humain, dommage que ce soit pas mon signe astrologique.

Des mots, comme des glaives fourragés dans mon cœur de glaise. J’ai envie de te dire que j’veux tout purger, depuis ma naissance.

Avoir été une mauvaise mère une mauvaise fille une mauvaise sœur une mauvaise mère une mauvaise mère une mauvaise amie une mauvaise élève une mauvaise mère une mauvaise Mangemort une mauvaise employée une mauvaise meuf une mauvaise mère... J’ai été une mauvaise vie, en somme, un avortement raté.

- J-je ne me rapp-pp-ppelle pas. J’ét-tais bourr-r-rrée pen-d-ddant la plupart, j'crois.


J'ai juste jamais été assez.

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Re: L'Antre des Potions

Message par : Invité, Mar 31 Oct - 16:06



Arrêt.
Brusque.
Suspension dans l’air à la réponse.

Expression changeante. Au fil des secondes. Ou des minutes. Des heures. Le temps n’a plus vraiment d’importance dans ce sous-espace. Seul importe les êtres et leurs conflits avec le Réel. Pathétique. Il vaut mieux oublier. Ne pas s’en soucier. Passer outre. Pourquoi vouloir toujours toucher au fond des choses dans des introspections qui deviennent – à force d’être toujours ressassées – vides de sens ?
Colère. Plus envie. Amertume. N’avoir aucune envie d’être le berger des brebis galeuses du troupeau du Seigneur. Pulsion égoïste qui opère chez lui un retrait. Violent organique.

« - Tu me dégoûtes. Relâchement. Constat. Placide acidité. Pour qui me prends-tu ? T’es qu’une ratée. T’en a toujours été une. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu ne fais rien pour t’aider. Tu te complais dans la pénitence, mais tu ne la mérites pas. Tu ne mérites pas cette douleur pour te sentir mieux, ce n’est pas comme ça que tu arriveras à te sentir mieux. C’est éphémère. Et tu te complais dans cette situation. T’es trop. Tu vas exploser. Et, crois-moi, je ferai désormais toujours en sorte de te rappeler ce que tu es, jusqu’à ce que tu opère sur toi-même un changement. »

Relâcher la forme de poupée dans un bruit sourd. Jouet cassé. Délaissé. Ça ne l’amuse plus. Plus de Furor non plus. Extinction de l’étincelle. Ça n’a duré qu’un instant, mais son esprit et son cœur ne sont jamais stables. Toujours en mouvement.
D’ailleurs, le mouvement s’opère, vertical. Il se lève, et sans un regard, amer et désintéressé, il quitte les lieux. Abandonnant potion et potionniste sur le sol.

Coulis amer contre la gorge et oublie de l’instant passé. Seul demeure dans sa mémoire des sentiments de colère et de mépris, associés à l’image de Lizzie Bennet.

____________________
Fin du RP, merci ♠
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Re: L'Antre des Potions

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 2 Nov - 9:19


@Asclé

Ses mots m’ont brisé le coeur, parce que je les savais vrais. A plus d’un titre. Dans plus d’une vie. 
Tel le chat j’ai passé une existence à guetter ma proie, me jeter dessus, méchante comme une teigne. J’aime attaquer, blesser, et qu’on me le rende. Tant que c’est physique.

Face aux mots, je m’écroule. J'ai pas de résistance. Je devrais me couper les oreilles, ça me rendrait indestructible. Je pense. Après, j'avoue que si je perds la vue et l'ouïe, je risque surtout d'être une proie facile. Je suis pas sûre que ça me dérange.

Le valet est parti, le coeur plein de jugement - et de rancoeur, m'a-t-il semblé.


Je suis restée seule, lasse, et fatiguée. J’avais encore envie de me battre pourtant. De chercher des noises, de me prendre des torgnoles, de retendre la joue. Mais l'enfant refusait de m'apprivoiser. Il disait : "Si t’es pas doux, t’es pas doux tout seul."

Il voulait que je m'apprivoise toute seule, que je me domestique, mais c'est pas comme ça que ça se passe, ou du moins, c'est voué à échouer. Une ratée ne peut s'auto-apprendre comment réussir. Y a quoi qui te choque là-dedans. Et puis, essayer, c'est épuisant.

Je me suis assise dans un coin de l'Antre, à m'apitoyer sur mon sort, exactement comme il l'avait prédit. Il allait me rendre dingue.
Ses mots tournaient en boucle dans ma tête, sans que j'arrive à appuyer sur le bouton stop.

Je m'appelle Lizzie Bennet, je suis une ratée, et je viens de me faire un ennemi que je risque, toute ma vie, de regretter. Car au fond de moi je sais, ou peut-être j'espère, avoir trouvé en lui la personne qui saura m'enterrer.

[Fin de RP, love u]

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