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Sur les quais
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Ambroisie Palel
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Re: Sur les quais

Message par : Ambroisie Palel, Ven 8 Déc 2017 - 9:28


-----Le rire était signe de décontraction, la décontraction aidait les langues à se délier et faciliter les rapports en êtres humains.
Le sorcier en face de toi avait lâché un petit rire, avant de poursuivre sur une interrogation sur ta résidence avant ton arrivée à Londres et sur ta scolarité, en passant soulignant ta jeunesse, à croire que tu portais sur la tête que tu avais seulement la vingtaine.

-----Une cigarette, pour remercier sûrement, occasionnellement tu fumais alors tu n'allais pas t'en priver cette fois, personne n'était là pour te juger à l'exception de cet inconnu.
D'un signe de tête indiquant un remerciement et saisissant une cigarette dans le paquet, tu avais allumé celle-ci à la flamme d'un briquet sorti de ta poche, objet utile dans le monde moldu pour ne pas se faire remarquer avec une baguette en guise d'allume cigarette.
Puis il fallait répondre, ce n'était pas poli de rester stoïque face à quelqu'un qui cherche simplement à savoir qui était la personne en face de lui.

- J'ai grandi dans le comté de Nottinghamshire dans le manoir familial. Je ne me souviens pas vous avoir rencontré à Poudlard bien que j'y ai fait toute ma scolarité. L'âge d'une femme même jeune ne se dévoilant pas je peux vous dire que je suis sorti de l'académie depuis moins de cinq ans.


-----Une bouffée s'engouffrait dans tes poumons, véhiculant le tabac jusqu'au moindre recoin de tes poumons. Ça calmait le stress qui commençait à te gagner suite aux questions bien trop précise de l'homme en face de toi sur ta famille. Qu'avait-elle pu avoir d'intéressant cette famille ?
----------------------------Rien. Tous des espèces de pantins que la société avait parfaitement dressé.

-----Tu avais froncé les sourcils, que fallait-il répondre ? Si tu n'étais pas honnête il le sentirait, ton hésitation actuelle était déjà une assez grande preuve de ton indécision, il fallait donc se lancer. Tu avais regardé ta main à laquelle scintillait la bague tandis que la fumée s'échappait de la cigarette que tu tenais.
---------------------Plonger dans une tirade sur la famille connue et apprise depuis ton plus jeune âge.

- Effectivement c'est très traditionnel, je la garde plus par respect envers ma mère et pour éviter un chaos familial déjà bien assez présent que par envie. Je ne pense pas que vous ayez pu entendre parler de ma famille, elle s'avère très discrète, je pense d'ailleurs en être le membre le plus... excentrique dirons-nous... Il s'agit de la famille Palel, famille de sang pur depuis des générations, habitués à servir l'ordre la justice et toute la soupe qu'on sert en société.
En tout cas je n'ai jamais entendu parler de vous, j'en suis navrée...


-----Identité dévoilée dans sa totalité, il ne restait plus qu'à prier pour que Azphel ne soit pas une personne ayant connu ton père, ou tout autre Palel, susceptible de lui avoir donné de bonnes raisons de régler ses comptes.
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Dean Eloy
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En route vers Poudlard

Message par : Dean Eloy, Sam 28 Avr 2018 - 22:35





Comme à son habitude, Londres était toujours plein de monde. Et la gare de King’s Cross n’était pas épargnée ! Tout le monde se presse pour trouver son train, quand ce n’est pas pour essayer de le rattraper.


Et moi… Et bien comme tous les ans je marche sur les pieds des passants, la foule étant trop dense. Personnellement, je n’appelle pas ça marcher. Non, je piétine. Mais bon, je me fais aussi marcher dessus !


Mon père n’est pas venu avec moi, vu que je suis majeur cette année. Il avait préféré rester à la maison avec maman, au cas où elle aurait besoin d’aide. Enfin, c’était le prétexte qu’il sortait souvent. En réalité, il savait bien que ses parents partaient au cimetière. Pour voir… Et bien… Oh, pourquoi je pense à ça moi. Je vais encore être stressé pour la rentrée ! Change-toi les idées ! Et pour ça, je fais toujours la même chose : réciter la liste de tous les sorts qui me passent par la tête et que j’ai appris au cours des six années précédentes. Petrificus Totalus, Lumos, Nox, Rictumsempra, Accio, Anapneo,… Ça passe.


Je n’ai même pas vu que j’étais arrivé dans le passage 93/4. Il y avait beaucoup de gens, mais ça ferait l’affaire. Aucun moldu ne faisait attention à ce qui se passait. Aucun sorcier à l’horizon, peut-être étaient il déjà sur le quai ? Allez, je vais y aller avant d’être en retard !


Je prends mon chariot à deux mains, et je commence à foncer. Sauf qu’un passant s’interpose entre la ligne de départ et l’arrivée. Fallait que ça arrive… Bon on va éviter de lui foncer dedans, à celui-là !  Alors je freine, tire le chariot en arrière, fait pivoter mon chariot pour esquiver le moldu. Toutes ces manœuvres pour au final percuter un au moldu ! Nan mais la poisse, sérieux ! Je m’excuse comme je peux devant la personne un peu retournée de colère. Elle part en furie, jurant contre les ados maladroits.


Je refais alors ma course. Cette fois, tout se passe bien, et je me retrouve du côté sorcier.


Le train est déjà en gare. Les premières années sont tous regroupées autour de leur famille, disant au revoir à leur proche, certains tristes et un peu perdus. Les autres élèves plus vieux sont pour la plupart tous déjà entrés dans le train. Je vais en faire autant, moi.  Essayant tant bien que mal de me frayer un chemin vers un wagon, j’arrive enfin à atteindre la porte. Un fois entré, je fais quelques mètres (Je compte trois wagons précisément). J’ai dit à Arthur que je serai dans le troisième s’il était libre, pour qu’il puisse me retrouver. Une chance, c’est le cas !


Je m’installe sur une banquette en rangeant ma valise dans un coin, et j’attends mon ami, qui ne devrait pas tarder.


[Fin du rp]

Édit Elhiya : Bonjour Dean. Conformément au Règlement RPG, vous ne pouvez ouvrir un sujet sans l'approbation d'un modérateur, votre message a donc été déplacé sur un sujet libre disponible. Merci de faire plus attention à l'avenir. Cordialement.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Sur les quais

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 23 Juil 2018 - 22:52




RP avec Rikka M. Bennet

Se surprendre à rêver haut. Rêver loin.
Le regard grimpe
le long des rails
comme le long des lianes
grimpe
mais au sol,
c’est drôle, hein ?
pourtant, c’est bien ça :
il rampe comme le rosier au mur
s’accroche
aux rails
progresse
si on mettait la garde
à la verticale
comme
ça
toute
en
hauteur
si
on
renversait
les
choses
mon
regard
irait
vertical
lui
aussi
grimperait
vers
le haut
-le long des rails.

Il cherche le pointe de fuite lointain, là d’où partent ces serpents de métal. Les trains crissent en arrivant, bruit du départ, de la cadence qui s’accélère.
Je suis là, sur un banc.
Depuis combien de temps, suis-je là ? Je n’en sais rien.
Je n’ai aucun train à prendre. Je ne pars nulle part. Pourtant. J’aurais bien aimé.
En quittant les 3B, j’ai fait un saut à Londres -sa banlieue, plutôt. Pour voir ma cousine Sarah. Son époux avait quelques livres à me passer. Et elle, des jouets d’enfant à me refiler. Elle n’a pas dû bien comprendre le pourquoi du comment on s’est retrouvés, à Thermidor, avec deux gamins qui ne sont pas à nous sur les bras -ah, Leo, quand tu nous abandonnes tes enfants ! Mais elle m’a dit qu’elle avait sans doute dans ses affaires des trucs qui pourraient m’intéresser. Alors je suis passée chez eux. L’heure du thé, sympathique fin d’après-midi. Je suis repartie sur les coups de six heures et demie. N’assurant pas le service du soir, j’aurais pu -dû- rentrer.
Mais
A la place
J’ai pris le métro.
J’ai filé. Dans les boyaux sombres qui m’amusent toujours autant. De fil en aiguille, je me suis retrouvée à King’s Cross. De stations en changement. Le mouvement qui porte. Je suis là. Sous la verrière. Assise sur un banc. Côté Moldu. A voir les trains arriver et partir. Destination que je ne regarde pas mais que j’imagine.
Moi aussi, à cet instant, je rêverai de monter dans l’une de ces locomotives pleines de bruit et filer. N’importe où. Un endroit calme. Loin des pleurs d’enfants, des nuits sans sommeil, des caprices et des angoisses nocturnes.
Je les trouve mignons, Tim et Enzo. Mais, Merlin, comme c’est lourd à porter. Sens figuré plus que propre. Encore, je ne les ai pas dans les pattes toute la sainte journée. J’ai les 3B, en porte de sortie. Partir travailler, quotidien apparu comme une délivrance, certains jours. Par contre, Pius, lui, se les coltine vraiment toute la journée. C’est pour ça. Je devrais rentrer. Maintenant que j’ai récupérer les jouets, un peu de nouveauté qui devrait les occuper un moment, les p’tits mioches.
Ouais, je devrais.
Mais mon corps n’obéit pas.
Installé sur son banc.
Sous l’hypnotique spectacle des trains.
Partir.
Odeur de lointain. D’exotisme, presque. Bien que l’exotisme n’existe pas en tant que tel et n’est qu’une construction, fabulations d’un ailleurs fantasmé. Tant pis. J’assume de me construire entièrement ce lointain de rêve et de fiction.
Les gamins sont attachants. Mais parfois. On rêve juste d’être ailleurs. Sans eux.
-Soupir

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Rikka M. Bennett
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Re: Sur les quais

Message par : Rikka M. Bennett, Sam 28 Juil 2018 - 13:58


If we meet again
~ #5 Kohane W. Underlinden ~


A travers la vitre, le paysage défile
Couleurs sombres, couleurs claires
Taches floues que le regard ne peut suivre
C'est comme le temps, impalpable
Il file, il file
Sans pouvoir le rattraper ni le stopper

Parfois on rêve des temps passés
Où un Retourneur de Temps pourrait nous ramener
Revenir en arrière serait une deuxième chance
De tout recommencer
Choisir une autre voie, une autre vie

Mais on n'en a qu'une
De vie
On fait des choix, on assume
On regrette, on a des remords
C'est ainsi

On repense à des temps
Peut-être meilleurs
Quand l'innocence était de mise
On se demande pourquoi
Pourquoi ci, pourquoi ça
Pourquoi moi ?
C'est ainsi

--

La gare de King's Cross. Là où tout avait commencé. Là où une nouvelle page se tournait pour Rikka, alors âgée de onze ans. Maintenant, elle avait le double mais elle se sentait toujours aussi petite parmi la foule des voyageurs. Elle repensait à la première fois qu'elle avait découvert la gare principale de Londres et le Poudlard Express par après. Quel spectacle ! Et il en allait toujours de même chaque fois que l'ex-Gryffondor s'y rendait, soit pour rentrer pour les vacances et après l'année scolaire, soit pour retourner à l'école. La magie opérait à chaque fois. Encore aujourd'hui, Rikka se voyait petite fille blonde, les yeux grands ouverts, excitée à l'idée de monter dans le train. Cependant, cette fois-ci, une ombre planait sur ses souvenirs les plus proches.

Son voyage en train depuis la maison de ses grands-parents l'avait fait réfléchir. Voilà un mois qu'elle avait quitté l'Australie pour rentrer au pays. Trois années, ça faisait long mais rien n'avait changé. La sorcière avait enfoui ses douloureux souvenirs durant tout ce temps mais ils avaient reparu bien assez tôt. Elle avait essayé de s'occuper l'esprit en mettant à jour ses papiers, en achetant un petit chalet dans le Devon, pas loin de Dawlish, en commençant l'écriture de son livre et en trouvant d'autres occupations pour se calmer l'esprit. Cependant, en prenant le train ce jour-là, elle avait eu pratiquement sept heures pour ressasser, le regard perdu dans le paysage.

Heureusement qu'elle était arrivée à destination. On aurait pu lui reprocher de ne pas avoir transplané mais la jeune femme l'éviter autant que possible, puisqu'elle n'aimait pas ça du tout. Surtout sur les longues distances. Tant qu'elle pouvait utiliser un autre moyen de transport, elle le faisait. Et puis, voyager en train ne la dérangeait pas. D'habitude, en tout cas. Elle regrettait presque de ne pas avoir pris son courage à deux mains pour transplaner mais les choses étaient faites, il était trop tard pour revenir en arrière. C'était la conclusion de son voyage intérieur... mais elle ne se sentait pas mieux pour autant.

Au milieu de tous ces gens, elle se sentait toujours oppressée. Rikka était plantée là, sur le quai, son sac en bandoulière pendant à son côté. Les voyageurs pressés passaient autour d'elle sans y faire attention. Elle faisait partie du décor. Mais elle pouvait pas rester là indéfiniment, si ? Alors, la sorcière reprit ses esprits. Du travail à la Bibliothèque de Londres l'attendait encore et la journée était bien avancée. Elle voulait au moins consulter un ouvrage et pouvoir prendre quelques notes avant de repartir chez elle.

L'ancienne rouge et or se mit en marche, évitant les gens adroitement. Certains ne regardaient même pas où ils mettaient les pieds, concentrés sur leurs téléphones portables ou perdus dans leurs pensées. Les enfants couraient et criaient, bousculant les autres. Rikka en évita un, deux, trois, puis un monsieur en imper noir arriva dans le sens inverse et cogna la jeune femme. Sans un désolé, celle-ci trébucha sur un sac posé près du banc, là, et se rattrapa malencontreusement à moitié sur la personne qui l'occupait. Maugréant contre ce passant fort ingrat, Rikka se releva tant bien que mal en se répandant en excuses.

― Oh, non, non, pardon, excusez-moi ! On vient de me bousculer brutalement... j'espère que je ne vous ai pas fait mal ? Je suis vraiment désolée, je... Temps d'arrêt. Kohane ? C'est bien toi ?

Souvenirs d'adolescente
Rouge et or
Temps qui file et file...
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Kohane W. Underlinden
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Re: Sur les quais

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 13 Sep 2018 - 19:36




Désolée du retard
Désolée du p'tit post bof. Je ferai mieux la prochaine fois !


Elle tombe
Elle trébuche et elle tombe
Je la vois à peine chuter
Sans bruit
chuuuut
Elle se rattrape à moi et se rappelle à mon esprit.
Enfin, je la remarque, baisse les yeux sur sa silhouette. Cette ligne qui vient de s’écrouler, dans le brouhaha de la gare. On y pousse les gens, on les fait trébucher sans le vouloir mais nulle question de s’excuser.
Elle est tombée malgré elle et c’est elle qui demande pardon. Alors qu’elle se relève, que ses mots filent de ses lèvres
Un filament rouge
Un peu or
Des pétales d’autrefois
Vagues et lointains souvenirs
Qui est-elle, déjà ?
Impression de déjà-vu en creux, des couleurs dans l’esprit. Le rouge et l’or des bannières, décoration de salle commune, quelques touches en esthétique de dortoir. Elle dégage cette odeur de l’autrefois. Du feu de bois dans son âtre et des fauteuils moelleux aux couleurs chaudes. Les fenêtres de la haute tour que j’ai habitée, deux ans durant, à mon retour d’Allemagne, pour terminer mes études en Grande-Bretagne.
Qui est-elle, déjà ?

Rikka

La voix qui vient de nulle part, murmurer le nom à l’oreille. Je la regarde, presque incrédule.
J’étais assise sur un banc.
Dans une gare Moldue.
J’étais installée à regarder le vague et le vide.
Une femme m’est tombée dessus. Littéralement.
Cette femme, c’est Rikka.
Souvenirs d’une lionne que j’ai peu connue. Mais dont je me rappelle. Etrangement. J’ai dû partager un dortoir avec elle, peut-être quelques soirées dans une salle commune. Il est possible qu’on ait échangé quelques conversations, des devoirs, même. Je ne me rappelle pas bien.
Elle est là.
Elle a changé. Depuis les années.
Mais, au fond de moi, je la reconnais.

-Rikka, je laisse échapper, sans parvenir à me remettre de ma surprise. Que... ben... tu es là ?

Question idiote.
Evidemment. Qu’elle est là.

-Je m’attendais pas.
A te voir

Murmure en suspend, la regarder, de haut en bas. Puis bas en haut. Avant de l’inviter, d’un geste, à s’asseoir sur le banc.

-Si t’es pas pressée, j’ajoute rapidement.

Quand on en a l’occasion, il ne faut jamais tourner le dos à un souvenir. A des fils d’autrefois. Au contraire : il faut tirer dessus. Il arrive, parfois, qu’au bout, se trouve une merveilleuse surprise.

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Rikka M. Bennett
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Re: Sur les quais

Message par : Rikka M. Bennett, Sam 22 Sep 2018 - 14:37


If we meet again
~ #5 Kohane W. Underlinden ~


Le temps est une araignée qui tisse
Sa toile année après année,
Elle n'a pas de fin et pleins de chemins
Possibles, les choix pouvant tout changer
A l'avenir qui nous est destiné, au futur qu'on ne voit pas
Mais qui ne peut être au final qu'inéluctable


Rikka ne s'attendait pas à tomber
Sur une ancienne camarade d'école,
Tomber dessus littéralement, c'était le moins qu'on pouvait dire
Un malheureux hasard, une bousculade
Voilà que la jeune femme retrouvait Kohane, assise
Sur un banc parmi les quais de la gare de Londres
Elle ne l'aurait pas vue, si elle n'avait pas trébuché
Et aurait passé son chemin, son esprit
Tourné vers ses souvenirs et ses jours à venir,
Ses pensées toujours tourbillonnant telle une girouette sous le vent
Sept heures de train, longues et oppressantes
Impression d'y être encore prisonnière et de ne pouvoir y échapper
Comme une colombe en cage.

Une toile gigantesque faite de millions de possibilités
Où les chemins des uns et autres se recoupent
Et se découpent, au gré du libre-arbitre et du hasard
Car l'un comme l'autre est un acteur de cette pièce,
Un renfort à la soie ou une goutte dévastatrice


Kohane la reconnut, elle prononça son prénom,
comme un éclair tombant brutalement
Elle se souvenait aussi, du rouge et de l'or
Un lion rugissant, leur emblème de Maison,
de leur maison Poudlard
C'était un malheureux hasard, de ceux que la vie
Offrait sans crier gare, inattendu
Il y avait là un but, à ne pas en douter
Rikka se retour après trois années d'exil
Retrouvait des amis perdus, trouvait des âmes en peine
Et ainsi sa vie filait, mais elle ne savait
Quelle direction et quelle destination l'attendait

Une araignée sur le plancher
Se tricotait des bottes

Tricote, tricote, tricote
Les fils de soie rouge et or, deux histoires
Mêlées et entremêlées, défaites et refaites,
Un nœud pour une période commune, coupé
Alors que les chemins se séparent
Se relie à nouveau pour un temps


La surprise s'était emparée de Kohane, tout comme
La blonde, ravie de retrouver un peu
De ses anciennes années d'enfance
Elle l'invita à s'asseoir à ses côtés,
Si elle n'était pas pressée
― Avec plaisir
Rikka s'installa, croisa les jambes
Et se tourna vers la lionne, brune
Plus vieille, plus mature
Ainsi faisait le temps
― C'est une surprise, dit la blonde
Avec un sourire. Qui aurait cru qu'on se retrouverait ici !
Que deviens-tu ?
Combien d'années s'étaient passées
Depuis leur dernière rencontre ?
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Re: Sur les quais

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 14 Oct 2018 - 21:48



Surprise partagée, que je lis dans le regard de Rikka.
Un vent qui l'a poussée, sans explications jusqu'à moi.
Et nous voilà,
En miroir d'autrefois.
Je ressens, un instant, le confort de la salle commune -que j'ai, finalement, assez peu connu, vu que j'ai passé une bonne partie de mes nuits à violer allègrement le couvre-feu. Les rideaux rouges des dortoirs. Les baldaquins aux lourdes tentures. Et les petits êtres qui circulaient dans tout ce beau monde, des étudiants arborant fièrement des couleurs rouge-et-or.
Rikka n'est pas pressée.
Elle n'est pas de ceux qui courent après le temps, après la montre, après les aiguilles. Pas aujourd'hui, du moins.
Elle accepte de se poser un peu. Avec moi.
S'installe sur le banc.
Deux anciennes camarades lionnes. Qui se retrouvent des années après.
J'observe la jeune femme d'un regard en coin. Je la reconnais. Mais, finalement, ne la connais pas tant que ça. Nous ne faisions pas partie du cercle des ami-es intimes de l'une et de l'autre. Nous nous connaissions parce que nous partagions des couleurs et un lieu de vie.
Sourire, que je rends en miroir, lorsqu'elle fait la très juste remarque que
c'est une surprise.
Ca, pour sûr.
Il y a tellement de monde, dans la gare.
Tellement de monde, dans Londres.
Beaucoup de Moldus.
Peu de chances de tomber par hasard sur une sorcière qui, de surcroît, a partagé une partie de son année scolaire dans la même salle commune que moi !
Parfois, le vent pousse les feuilles à bon port. Elles se croisent, se reconnaissent. Avant de s'en aller de nouveau.
Mais pour l'heure, posons-nous un peu. Cessons cet incessant mouvement volatile dans les airs, arrêtons-nous, regardons-nous et

-Que deviens-tu ?

La question que je me posais également. Celle qu'il est logique et tout à fait compréhensible de se poser.
Les doigts jouent entre eux. Pas nerveusement. Seulement un tic, pour ne pas n'avoir rien à faire de mes mains.
Les doigts jouent entre eux. Je réfléchis.
J'agence mes idées.
Ce que je deviens ?
Quand nous sommes-nous vues pour la dernière fois ? Quand j'ai quitté Poudlard, je pense. Il me semble que nous n'étions pas dans la même année. Elle est un peu plus jeune que moi. Je suis partie avant elle. Et ensuite... et ensuite...

-J'ai grandi, je réponds, d'un ton flottant.

Ca, c'est un bon résumé.
Après tout, qu'on le veuille ou non, on grandit. Et quand on quitte les bancs de l'école, c'est encore plus vrai.

-Je suis toujours aux Trois Balais. Tu sais... j'y étais déjà, quand j'étais à l'école. J'étais stagiaire.

Le sait-elle ? Je perds le fil. Des souvenirs.
Nous avions eu l'occasion de discuter un peu, autrefois, quelques mots échangés, des sourires, un regard. Mais jusqu'à quel point connaissions-nous la vie de l'autre ? Nous n'étions pas vraiment amies, plus camarades.

-Enfin, peut-être que tu le savais pas. Toujours est-il que je travaille toujours là-bas. C'est plutôt chouette.

Sourire radieux. De penser aux 3B. Ce port auquel je me suis rattachée pendant les années difficiles. Pendant les moments sombres.

-Ca n'a pas toujours été facile, après Poudlard -ça ne l'était déjà pas pendant ma dernière année, mais ça, je me garde de le préciser- alors les Trois Balais, c'est un peu... ce qui m'a tenue. Et sinon, j'ai continué de grandir. Je le voulais pas forcément... mais bon. Je me suis mariée, aussi. C'est bizarre, de le dire.

Mon oeil se perd un instant sur l'alliance druidique que je porte à l'annulaire gauche. Air songeur. C'est bizarre. Revoir une ancienne camarade d'école, pas vue depuis des années. Et lui annoncer qu'on s'est marié-e. Chaque fois que je le dis -donc assez rarement- j'ai toujours ce sentiment d'avoir grandi trop vite.
Tout. Est passé. Trop vite.

-Et toi ? Ta vie, elle est comment ?

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