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La devanture chez Waddiwasi
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Rachel Ester Pasca
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Rachel Ester Pasca, Lun 4 Sep 2017 - 15:37


Ester arracha tout ce qu'il y avait autour de l'Aurore, tout avait dépassé la date limite. Sans compter que cela mettait d'avantage à l'honneur les Aurors et leur travail. Encore une fois : il était temps. La sorcière avait espéré et attendu durant toute sa dernière année un signe du Ministère, une preuve que le peuple comptait pour eux, qu'ils étaient impliqués dans tout ce bazar politique. On ne s'en rendait pas toujours compte, mais les sorciers étaient bien en guerre... contre eux-mêmes. Peuple contre peuple. Ami contre ami. Amour contre amour. Qui, dîtes-moi, n'était entouré que de personne de même opinion ? Même elle, fière rebelle ailée, partageait son salon avec une masqué...

Reprenant sa lecture là où elle l'avait arrêté, la sorcière n'entendit que lorsqu'il fut trop tard le petit chenapan approcher et s'arrêter. Un instant, elle resta muette, sourcils levés. Elle le jaugeait, le jugeait. Après ce qu'il avait fait c'était normal non ? Son petit et éternel air naïf la convainquirent bien vite cependant de ne pas lui en tenir rigueur, surtout que, sa question avait du sens. Comment pouvait-elle se permettre de le laisser dans le flou. Ce petit là, il fallait le protéger. Il n'avait pas de très bonne fréquentation si elle se fiait à son amitié avec Azaël.

- En réalité j'ignore si c'est vrai. C'est juste que j'ai plus souvent vu des Phénix que les Aurors.

Maintenant qu'elle y pensait, cela venait sans doute du fait qu'elle s'intéressait d'avantage à Ordre. En tout cas elle participait bien plus. Fâcheux n'est-ce pas ? Lorsque l'on se dit être du côté du ministère. Pas de doute elle rectifierait cela très bientôt. Ou tout de suite. C'était bien aussi.

- Mais tu sais on a vraiment besoin du Ministère et des Aurors, ce serait le chaos sinon ! Ce que j'ai du mal à comprendre c'est qu'ils semblent d’avantage préoccupé d'arrêter des personnes qui, il me semble, veulent les aider, plutôt que les Mangemorts.


Fallait de toute évidence qu'ils revoient leur ordre de priorité. Quant bien même les Phénix étaient des ennemie -ce qu'ils n'étaient pas !-, le plus important c'était d'arrêter les massacres, le feu et le sang. Le reste pouvait attendre. Les ennemis de mes ennemis... Fallait pas avoir eu Optimal à ses A.S.P.I.C.s pour comprendre.
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Arty Wildsmith
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Arty Wildsmith, Mar 5 Sep 2017 - 18:00


Elle l’avait regardé à peine comme ça, mais il n’y eut aucune effusion de voix ou de colère. La vendeuse de Waddiwazi semblait avoir pardonné à Arty la mésaventure de l’autre fois, aucune remarque, aucune pique. Il pourrait même vraiment penser qu’elle ne se souvenait pas de lui. Mais quelque chose dans son expression, son regard sur lui, lui fit penser qu’elle se souvenait très bien. Finalement, c’était peut-être de l’histoire ancienne et cela n’avait pas d’importance. C’est dommage, il n’aurait donc pas la réputation de bandit de Pré-Au-Lard, il aurait bien aimé, tout de même, faire croire qu’il était comme ça, un bandit. Quoi que, ce n’était pas parce que les autres ne le savaient pas qu’il ne l’était pas, ce petit chenapan. Il haussa les épaules et chassa ces idées de son esprit, d’un coup d’œil il se reconcentra sur le sujet de l’instant : l’Aurore. C’est alors que la sœur d’Azaël lui dit qu’elle avait plus souvent vu les Phénix que les Aurors. Impressionnant, ces oiseaux de feu étaient donc vraiment partout, là, tapis dans l’ombre bien que lumineux. Pourtant elle avait enchaîné en disant qu’ils avaient vraiment besoin de la présence et de la force du ministère de la magie.

A ces paroles, Arty fit une drôle de moue. Certes, il savait qu’elle avait entièrement raison, le ministère servait de cadre, admettons. Mais les autorités, le Blaireau n’aimait pas ça, les règles non plus, jamais, il était un électron libre et un peu foufou. Alors la justice magique, ça ne le concernait pas du tout. Bien qu’il concevait facilement qu’ils étaient un petit peu important pour amener de la stabilité au sein du monde des sorciers. Le problème c’est qu’ils étaient une catastrophe ambulante, du moins dans l’esprit d’Arty. Ils passaient en effet leur temps à chasser les mauvaises personnes et les attaques perduraient, toujours et toujours laissant derrière eux des flots de victimes totalement perdues. Mais en réalité, face aux paroles de la jeune femme, le gamin se dit que oui, c’est vrai, il fallait que les Phénix agissent à la manière de Batman, véritable justicier masqué contre les ténèbres, mais qui sait travailler main dans la main avec la police.

C’était bizarre d’ailleurs, Arty ne s’était jamais imaginé dans le rôle de Batman, beaucoup trop sombre, torturé pour lui. Non, il était plus un Spiderman, agissant dans l’ombre avec l’humour et le charme, le truc c’est que le Jaune & Noir n’avait absolument aucune notion de la justice et des lois. Alors bon forcément, ça le foutait mal. Toujours est-il qu’il secoua la tête pour essayer d’arrêter de penser aux super-héros qu’il ne connaissait que via des histoires imaginaires. Il fallait maintenant qu’il se concentre sur la réalité, tangible, présente tout autour de lui et de laquelle, malheureusement, il ne pouvait s’échapper.

- Ok. J’suis d’accord, admettons on a besoin d’eux, du Ministère, mais faut qu’ils fassent leur travail aussi. Comme tu dis, ils sont plus préoccupés par les oiseaux de feu que par les partisans des Ténèbres. Comme s’ils se voilaient la face. Ils refusent de s’attaquer au plus gros des problèmes. Alors forcément, nous, on est obligés de se bouger.


Il avait dit nous, il ne savait pas trop pourquoi. C’était sorti tout seul. S’il se considérait comme un oiseau de feu ? Certainement pas, il n’était pas assez vif ni fort pour cela, mais en tout cas, il savait depuis quelques temps qu’il brûlait de les aider, de devenir un véritable justicier. D’où ce nous sorti de nulle part. Parce qu’il avait refusé de laisser les gens se faire attaquer et puis c’est tout. Surtout qu’avec Mimir ils avaient décidé de monter un club pour se défendre, pour se poster comme alliés de l’Ordre du Phénix. Bizarre, lui qui ne les connaissait pas. Mais c’était peut-être là le propre d’une telle organisation, rester cachée. C’est pourquoi il leva les yeux vers la jeune femme. Il ignorait où elle se plaçait elle, devant ce journal de l’Aurore. Elle n’avait pas l’air d’être tout à fait derrière le ministère, mais pas contre eux non plus. Fallait-il lui poser la question ? attendre ? Est-ce que cela l’intéressait vraiment aussi, sachant qu’elle était la sœur d’Azaël et que, malgré tout, la dernière fois qu’ils s’étaient vus c’était un peu tendu. Finalement il se dit que oui, il voulait avoir son avis sur l’Ordre, parce c’était ça qui le guidait ces derniers temps et rien d’autre. Il s’éclaircit donc la gorge, brièvement.

- Tu as vraiment vu des Phénix ? Genre de près ? Genre des vrais ?


Toujours la naïveté dans la voix d’Arty, mais c’était voulu, faire l’innocent alors qu’il voulait savoir. Parce qu’il était conscient que ce n’était pas un jeu, loin de là. Il pouvait se montrer sérieux, surtout pour ça. Et puis, il était un véritable espion, idéaliste certes et imaginaire, mais quand même. Il savait cacher des choses et faire semblant. Ici, il ferait donc semblant d’être un gamin intéressé, alors qu’au fond, il brûlait de savoir si cette vendeuse de Waddiwazi était proche des oiseaux de feu, les nouveaux modèles et espoirs d’Arty.
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Rachel Ester Pasca
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 9 Sep 2017 - 16:58


Le petit parla à son tour. Malgré ses airs d'enfant, il semblait être parfaitement conscient de ce qu'il se passait autour d'eux en ce moment même. Dans la ruelle d'à côté peut-être. Ester se souvenait bien de ce moment où elle avait réalisé qu'elle ne pouvait plus se permettre d'être une enfant dans ce monde. Pas si elle voulait vivre et protéger les siens en tout cas. Alors, très vite, elle était rentrée dans le combat. Citoyenne engagée qui ne comptait pas laisser le monde dans cet état. Pour ceux qui viendrait après, elle ne renoncerait jamais.

Pourtant, à entendre le petit, Ester compris qu'encore une fois, elle avait fait fausse route. Les Aurors, elle avait appris à les apprécier avec le temps et à force de côtoyer des Phénix, cependant il était évident qu'elle avait encore des choses à réaliser à leur sujet. Au fond, elle gardait encore beaucoup de rancœur. Ce n'était peut-être pas le ministère qu'elle soutenait, mais d'avantage ce qu'il représentait et les quelques personnes qui travaillaient pour lui et en qui elle avait confiance. Il n'existait plus de réponses faciles ni de questions sans conséquences. Tout avait un impacte en ce monde. Même le plus petit des bouts de parchemin.

- A bien y penser, je ne pense pas qu'ils font mal leur travail, c'est trop facile de dire ça. Si tu savais à quel point il est difficile d'agir dans la lumière. Il y a des règles à respecter. Les Aurors ne peuvent pas y couper, les Phénix si... et je pense que c'est pour cela qu'ils ont l'air plus actif.

Ester tourna alors son regard vers l'affiche. Elle se demandait ce que penserait Nyx de tout cela, ce qu'elle aurait à dire sur l'Ordre. Ou même Rosie. Ester ne l'a connaissait que grâce et pour le Chicaneur, mais elle se doutait bien qu'au moins l'un de ces articles était de sa plume. Après tout, il serait étrange d'écrire un journal et de ne pas réquisitionner la seule journaliste du ministère. Peut-être était-ce l'horoscope ? C'était très Chicaneur tout cela, comme... comme l'image d'ailleurs. Mais c'était une affaire qu'elle prendrait le temps de régler plus tard. La priorité revenait à ce jeune homme. Comme à la boutique, la sorcière ne savait pas exactement comment réagir face à ses attitudes. En tout cas il touchait l'âme maternelle de l'ancienne verte. Fallait vraiment le garder à l'abri.

- J'en ai vu oui, mais j'aurais préférer que cela se passe autrement. N'oublie pas qu'ils ne se montrent que lorsque quelque chose tourne mal.

Ester fit un petit sourire d'avertissement et de consolation. Au ton de sa question, le petit semblait d'avantage envieux qu'effrayer. Il n'en fallu pas plus à la sorcière pour se rendre compte qu'il portait les Phénix dans son cœur, même si elle ignorait encore à quel point. Peut-être ferait-il un bon allié ? S'il était proche d'Azaël après tout... Mais peut-être était-il trop jeune également ? Il y a quelques années cela n'aurait même pas effleurer Ester, qui voulait plus que tout se battre. Aujourd'hui néanmoins, et maintenant que c'était à son tour de se retrouver devant un adolescent... Fallait-il vraiment en passer par là ?

- Au fond je ne pense pas que les Phénix soient aussi héroïque que tu sembles le penser. Ce sont des sorciers lambda, qui en ont eu marre de rester sur le banc de touche.

Et toi gamin, que penses-tu de tout cela ?
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Arty Wildsmith, Dim 10 Sep 2017 - 22:54


Parce que ça s’enflammait en lui. Décidément, ce sentiment l’habitait de plus en plus régulièrement, avec les événements, l’envie d’agir, de bouger, de se lever et de se révolter. Mais il savait qu’elle avait raison. Les paroles de la vendeuse résonnaient fortement dans l’esprit du jeune Arty, elles trouvaient un sens, il acquiesçait. Évidemment qu’il était facile de jeter la pierre au ministère qui malgré tout, faisait tout ce qui était en son pouvoir pour se dépatouiller de la situation catastrophique dans laquelle le monde magique se trouvait. Il le savait, au fond, bien sûr. Néanmoins, c’était juste de la mauvaise foi, c’était contre sa nature d’apprenti bandit d’être pour le ministère, d’encourager la loi et les institutions. C’était comme ça, mais la sœur d’Azaël avait tout à fait raison, les Aurors avaient des règles, des lois à respecter, ce qui devait rendre leur travail beaucoup plus difficile. Alors que les Phénix étaient libres d’agir comme bon il leur semblait pour illuminer la communauté magique. C’était d’ailleurs sûrement cette liberté solaire-là qui attirait le plus Arty. Ainsi la comparaison aux superhéros Marvel continuait de mijoter dans l’esprit du Blaireau. Accepter et tolérer le ministère de la magie, oui, mais pas plus.

C’est alors qu’elle lui révéla avoir vu des membres de l’Ordre du Phénix. Arty ne put réprimer sa surprise et son admiration, c’était tellement incroyable pour lui. Effectivement, une fois encore elle n’avait pas tort, ils étaient là quand les ténèbres les encerclaient, mais heureusement. S’ils ne l’étaient pas, ils seraient tous coincés dans une situation funeste. Alors finalement, le Jaune & Noir se réjouissait plutôt qu’autre chose de l’activité des oiseaux de feu, il la souhaitait même, plus que tout. Il voulait les voir attiser et revendiquer la lumière partout, sans s’arrêter jusqu’à détruire totalement la force obscure. Mais bon, encore une fois c’était sa vision optimiste et certainement utopique qui parlait. Cette organisation de la pensée tout à fait manichéenne, d’un côté le bien et sa lumière, de l’autre le mal et l’obscurité. Pourtant il ne pouvait faire autrement, c’était ainsi qu’il voyait les choses, il n’arrivait pas à mesurer le tout, concéder que l'ensemble n’était pas soit noir soit blanc. Puis il releva les yeux sur la sœur d’Azaël, elle parlait des membres de l’Ordre comme des personnes absolument communes, normales, ordinaires. Cette idée siffla dans son esprit déjà enflammé. Il ouvrit la bouche pour la refermer juste après, il ne savait pas quoi répondre. Finalement, après avoir levé les yeux afin d’observer ses mèches rebelles tombant sur son front, il dit d’une voix qu’il voulait posée et mystérieuse :

- Est-ce que ce n’est pas ça le propre d’un héros justement ? Vivre caché, dans l’ombre, dans la normalité et faire de grandes choses tout en étant petit ?

Parce qu’après tout, les costumes de superhéros n’existaient pas et devaient très inconfortables. C’était l’homme ordinaire qui accomplissait de belles actions le véritable héros, pas des idiots en leggings moulants. Pour Arty, c’était justement le côté ordinaire de ces sorciers dans la lutte qui l’impressionnait, comme si finalement, lui aussi pouvait faire partie de tout ça. Comme si à son échelle à lui, il pouvait œuvrer pour changer les choses, un petit peu, apporter sa pierre lumineuse à l’édifice des oiseaux de feu. Il n’y avait pas sorcier plus banal que lui. Puis il comprenait cette irrésistible envie de faire bouger les choses, de mettre en mouvement la pensée de la communauté magique pour l’amener jusqu’à la lutte contre le côté obscur de la force.

- En même temps, tout tourne mal en ce moment non ? Alors heureusement qu’ils sont là, toujours, prêts à bondir. Pourquoi pas aux côtés des Aurors, parce que bon, j’pense que tu as raison, admettons, ils font ce qu’ils peuvent.

Il avait esquissé un clin d’œil en direction de la jeune femme. Sauf qu’il n’en démordrait pas, ce que pouvait faire le ministère ne conduirait pas à une dissolution des ténèbres, loin de là. Leur marche de manœuvre n’était pas suffisamment puissante, ils avaient besoin de quelque chose d’autre, de plus fort, résistant et lumineux. Les oiseaux de feu étaient ce petit truc en plus. Finalement, pour Arty, l’Ordre du Phénix était Gandalf qui arrivait aux premières lueurs du cinquième jour tandis que les autres, les Aurors dans cette métaphore, étaient les soldats du gouffre de Helm résistant le mieux possible à l’armée des Orques. Tout simplement.
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Rachel Ester Pasca
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Rachel Ester Pasca, Mar 12 Sep 2017 - 19:59


S'il existait un sort ou une potion pour apprendre à manier les mots avec adresse, nul doute que Rachel en userait et en abuserait. Parler, s'exprimer n'avait jamais fait partie de ses points forts, elle était d'avantage timide. Ce qu'elle aimait normalement, c'était rire. Et les grands débats sur le bien et le mal avaient beau l'intéresser, elle n'en était pas moins douée pour faire passer un message correctement.

Sa plus grande force pour le moment en tant qu'alliée de l'Ordre -en dehors de son talent pour se retrouver en face de masqués- était sans nul doute sa discrétion. Ester n'était pas du genre à entrer dans un combat si elle n'était pas certaine de s'en sortir. Elle savait également parfaitement jouer la comédie, feindre l'innocence. Ainsi elle entendait souvent des choses sans même qu'on l'on soupçonne sa présence.

Néanmoins, de temps en temps, quelques sorciers un peu perdus venaient croiser son chemin. C'était le cas avec le jeune homme O'Toole aujourd'hui, ça avait été le cas avec d'autre avant cela. Tout le monde se posait des questions. Ester avait juste la chance de connaître un peu plus de réponses. Il lui devenait alors impossible de se taire. Agir en parole, puisqu'elle ne pensait pas pouvoir le faire en acte, mais surtout, ne jamais se dévoiler complètement. Entre les Aurors et les Mangemorts, ce n'était jamais une bonne chose de trop s'exposer.

- Si tu le pouvais, tu ferais partie des Phénix avoue !


Rachel laissa échapper un rire amusé pour dissimuler le fait qu'elle était elle-même particulièrement sensible à leur lumière. Le petit semblait si enthousiaste. Avec son air d'enfant innocent, la verte ne l'imaginait pas une seconde capable de jouer la comédie. A croire qu'elle n'avait rien retenue de ses propres ruses de lorsqu'elle était enfant. A croire que la vie ne lui avait rien appris. La sorcière hésitait d'ailleurs à lui en dire plus que de simples phrases pré-faites qui ne l'a mettait pas pas réellement -pas du tout- en danger.

- Rappel-moi ton prénom, j'ai un doute.
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Arty Wildsmith
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Arty Wildsmith, Sam 16 Sep 2017 - 16:53


Il en était toujours là, à peser le pour et le contre, l’activité des Aurors et celle des Phénix. Quand la voix de la vendeuse de Waddiwasi le sortit brusquement de sa réflexion. Évidemment, pour lui c’était ainsi, et en plus il ne s’en était jamais caché. D’un autre côté, l’exclamation de la jeune fille ne surprit pas tant Arty que ça, quand bien même ces sourcils se haussèrent. C’est juste que ça le fit réfléchir d’un coup, si l’occasion se présentait vraiment, comme réagirait-il ? Pour lui, sur le moment, c’était hyper simple. Il sauterait à pieds joints dans le combat, sans y donner a second thought, comme ça. Son côté tête brûlée totalement perché, mais après tout, puisque c’était pour une lutte qu’il trouvait complètement juste, il n’y avait aucun mal à être buté et têtu pour ça. Rien qu’à cette idée lointaine, son cœur s’emballe. Il pourrait éventuellement agir pour une noble cause, vraiment faire quelque chose de ses deux mains et d’Odette. Quand bien même il était encore jeune, quand bien même il n’était pas entraîné, il avait cette lumière au fond de lui. Alors oui, finalement il hocha la tête et répondit un grand sourire angélique à la jeune vendeuse.

- Et bien oui ! Tout à fait ! J’assume ! D’ailleurs avec un ami on a monté un club en tant qu’alliés des Phénix ! Même s'ils ne le savent pas évidemment.


Il assumait tellement qu’il révélait ça à quelqu’un qu’il ne connaissait absolument pas. Après tout, leur première rencontre ne s’était pas vraiment bien passée, alors pourquoi lui disait-il cela ? N’était-il pas en train de prendre un risque énorme en dévoilant de cette façon l’existence du Ortoole Club ? Pourtant quelque chose lui disait qu’il pouvait lui faire confiance, à la sœur d’Azaël, quand bien même son pote n’avait l’air de vraiment l’apprécier. Elle n’était pas méchante dans le fond, ça se sentait, enfin, lui le sentait en tout cas. Même s’il savait qu’il devrait sûrement garder cette rencontre plus ou moins hasardeuse pour lui et ne pas trop en parler à Zaza, quoi que, l’autre devait bien se ficher complètement de ses affaires et de sa vie lorsqu’ils n’étaient pas ensemble. Ainsi Arty n’était pas inquiet d’avoir placé soudainement sa confiance dans les mains de la jeune femme. D’un autre côté, cette attitude était peut-être complètement à l’opposé de celle qu’il devait adopter en tant que membre de ce fameux club et partisan éventuel des oiseaux de feu. Mais ce n’était pas son habitude de se cacher, d’hésiter et de mentir. Encore une fois c’était dans son caractère d’adolescent rebelle que de tout avouer et d’embrasser n’importe quelle idée farfelue qui lui passait par l’esprit. Et après tout, la jeune fille en face de lui était bien placée pour le savoir.

Elle lui demanda alors son nom. C’est vrai qu’ils n’avaient pas été présentés cette fois-là, ou du moins il ne lui semblait pas. En même temps, ce n’était peut-être pas plus mal si elle l’avait ignoré jusqu’ici, même si ça ternissait forcément sa réputation de bandit. Et bien oui, si on ne pouvait pas mettre de nom sur ses œuvres d’art, ça n’allait pas. Mais peu importe. Il la regarde alors, parce qu’il ne pouvait pas rester comme celui qui avait saccagé Waddiwasi avec son frère, ni demeurer juste « le pote abruti d’Azaël », même si ce n’était peut-être pas le bon adjectif, timbré ça allait bien aussi, gamin, tout ça.

- Arty. Et toi ? Parce que tout ce que j’sais c’est qu’t’es la sœur de Zaza en fait, c’est tout.

Il se présente donc sagement, même s’il ne développe pas en réalité. Ni son prénom en entier parce qu’il ne l’aime pas particulièrement, ni son nom de famille, parce que ce n’est pas important. Il lui a retourné la question, lui aussi devait mettre un prénom sur ce visage dorénavant, qu’elle ne reste pas « la vendeuse de Waddiwasi » ou simplement « la sœur d’Aza ». Car après tout, elle devait être un million de choses mis à part ça, et cela commençait par son prénom.
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Rachel Ester Pasca
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 22 Sep 2017 - 18:56


La sorcière laissa échapper un rire franc, le premier depuis longtemps, tant la réaction du jeunet avait été prévisible et innocente. On ne croisait pas souvent des personnes assez courageuse pour ne dire que la vérité sur leur engagement, sauf peut-être les Aurors eux-mêmes. Mais on ne pouvait pas dire qu'ils avaient le choix. Un Auror qui ne croit pas en son Ministère est un mauvais Auror. Cependant, et même si l'enthousiasme de celui qu'elle identifiait maintenant comme étant Arty faisait chaud au cœur, le propre cœur de la verte ne pouvait s'empêcher de se glacer un peu plus. La peur, vous savez ce que c'est.

- Ester, annonça-t-elle avec un petit sourire.

Ceux qui ne l'a connaissait pas ou peu ne s'en doutaient pas, mais Ester prêtait d'avantage attention à la sécurité des autres qu'à la sienne. Bien souvent, elle ne s'emportait qu'avec ou pour les personnes à qui elle tenait le plus. Alors, et même si la sorcière ne le connaissait pas, elle s'inquiétait dorénavant pour lui. Deux rencontres avaient suffit à lui faire comprendre qu'Arty était plus inconscient que courageux. Il ne réalisait pas que ses actes ou ses mots pouvaient avoir des conséquences désastreuses... s'il tombait sur les mauvaises personnes. Les sorciers étaient en guerre et nul ne survie longtemps à la guerre en étant exposer.

- Tu sais ce que c'est ? demanda-t-elle au minet en sortant le gallion d'urgence qu'elle avait autour du cou.

Le cœur de glace se mit à battre un peu plus fort, elle prenait son premier risque dans cette conversation. Néanmoins, un rapide et discret regard au reste de la rue suffit à la rassurer. Encore une fois, elle ne prenait aucun risque. C'était assez ennuyant. Et désespérant pour quelqu'un qui espérait à sauver le monde. Quand cesserait-elle de se montrer aussi faible ?
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Arty Wildsmith, Dim 24 Sep 2017 - 11:32


Elle se mit à rire, c’est vrai qu’avec son enthousiasme débordant, ça pouvait faire sourire. Puis elle annonça son prénom, Arty hocha la tête, il ne faudrait pas qu’il l’oublie celui-là, il allait rester là, dans un coin de sa tête, bien confortable. Il pourrait en avoir besoin un jour, sait-on jamais. C’est alors qu’elle lui montra quelque chose, une sorte de pièce, un faux gallion. Le Blaireau ne s’était donc pas trompé, elle était avec eux, une alliée des oiseaux de feu. Il avait déjà vu cet objet il y a quelques temps, dans les mains de Dragomir, il n’était pas tout à fait sûr de vraiment savoir à quoi cela servait mais une chose était certaine, cette pièce liait son propriétaire aux Phénix. Alors ses yeux s’agrandirent d’émerveillement et il s’approcha légèrement de son interlocutrice. Impressionnant. En quelques semaines sa vie prenait des directions qu’il n’avait jamais anticipé, des rencontres et des événements qui le plaçait régulièrement aux côtés de révoltés enflammés. Il sourit. Il sait aussi ce que ça signifie pour Ester de montrer comme ça, ce fameux objet, elle se révélait complètement, elle n’avait pas peur et assumait à sa manière, malgré ses regards aux alentours pour vérifier que personne ne les écoutait.

Parce qu’il savait aussi que les Phénix étaient des justiciers poursuivis et pas forcément élevés à leur véritable valeur par le Ministère de la Magie. Mais cette jeune vendeuse lui avait délibérément montré le gallion, c’est qu’elle lui faisait donc un peu confiance tout de même, d’un autre côté, il venait lui aussi de lui avouer ses penchants pour ce petit groupe de révoltés œuvrant pour la liberté. Même si ça n’avait pas été tout à fait intelligent de le crier ainsi, mais peu lui importait. Il se trouvait en face d’une potentielle alliée, alors autant savourer le moment.

- Je crois que oui, mon ami en a un, une Phénix le lui a donné pour… je sais pas trop.


C’est vrai ça, peut-être que Dragomir lui avait dit, mais ce jour-là, tellement de choses avaient été dites et orchestrées qu’il ne savait plus, tout se mélangeait dans sa tête. En plus de son enthousiasme qui ne cessait de grandir jour après jour, surtout quand il se rendait compte que les oiseaux de feu étaient partout, prêts à répandre la lumière pour sauver la communauté magique. C’était réconfortant cette image et ça rallumait sa volonté de les aider, d’être prêt d’eux lui aussi. Bon après, là tout de suite, il ne leur serait pas d’une grande aide, mais un jour peut-être, quand il aurait grandi et appris à manier à la perfection Odette. Quand il se sera placé vraiment devant le danger et l’idéologie de la force obscure et ses sombres masqués pour leur envoyer tout ce qu’il pensait d’eux dans la figure, sans peur. Parce que ce n’était qu’une question de temps.
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Rachel Ester Pasca, Mar 26 Sep 2017 - 10:35


Ester rangea son gallion après qu'Arty ait eu le temps de l'observer un peu. Pour quelqu'un comme lui, qui ne faisait pas partie de l'ordre, le gallion devait sans doute être une source de motivation importante. Cela prouvait que le monde n'était pas seul, que les Phénix étaient réellement là, tapis dans l'ombre, prêt à prouver le pouvoir de la lumière. Heureusement pour cette lumière, elle possédait des soldats bien plus compétant qu'Ester ne le serait jamais.

La sorcière était un peu surprise qu'il en ait déjà entendu parler par un ami. Cet ami en question devait avoir soit beaucoup plus de courage qu'elle, soit plus de confiance qu'elle n'en avait jamais eu envers ses propres amis. Personne n'en savait rien, sauf ceux qui possédait aussi ce gallion. Peut-être était-ce Kohane la responsable ? A elle Ester aurait sans doute put le dire, s'il n'y avait pas eu... Nyx était partie. La sorcière n'avait jamais été aussi seule depuis longtemps.

- Tu en auras bientôt un aussi.

La verte se trompait peut-être, mais elle ne pouvait pas croire que les Phénix n'avaient pas déjà entendu parler de lui et de sa motivation. Elle n'avait presque aucun doute sur le fait qu'il serait très prochainement contacter. Après tout si il avait été jugé qu'elle ferait une bonne alliée alors qu'elle n'avait elle-même que 17 ans, il n'y avait pas de raison qu'il n'en soit pas de même pour Arty. Et puisqu'il était déjà presque dans la confidence, Ester hésita un instant à lui parler plus sérieusement. Il devait savoir pour Azaël. Pour se protéger, pour le protéger. Néanmoins, après avoir observé le visage heureux de l'étudiant, la vendeuse se rétracta avec un petit sourire. Il n'avait pas besoin de tout savoir maintenant. Ester commença alors à s'éloigner.

- Quand ce sera le cas, revient me voir si tu le veux.

Je te dirais tout. Je répondrais à toutes tes questions.
Et aussi, Ester n'en oubliait pas l’existence de ce club dont il avait été question.

FIN du RP pour moi
Désolé, c'est un peu pas terrible ahah
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Kohane W. Underlinden
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 17 Oct 2017 - 16:31




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Post unique.

Suite de


Moi, je marche. Comme toujours. J'ai pris cette habitude de la déambulation sans plus jamais m'arrêter. Et,à travers mes pas acumulés, y'a la prière noire au monde haï. Y'a le dégoût de voir les autres vivre dans le mensonge et s'en contenter.
Alors, je continue de marcher parce que c'est la seule chose que je peux faire pour les fuir. Tous. Echapper à leurs illusions qu'ils aimeraient m'imposer.
Je marche parce que je ne peux plus voler. Trop écraser par le poids de la société. Ailes broyées par la Machine infernale.
Je marche parce que c'est devenu mon moyen de défier le monde immobile.
Comme cette nuit, il y a déjà de nombreuses années, où je suis sortie, j'ai marché dans les couloirs alors que toute l'école coulait dans leur position statique, alors que tous se faisaient passer pour morts au fond de leur dortoir, au fond de leur lit.
Moi, je refuse l'immobilisme.
Et pour ça, je marche.
Dans la nuit noire.
Le pas silencieux. Rapide. Le souffle coupé. Je me glisse dans les ombres. Après avoir quitté les bancs en toute discrétion. J'ai continué d'errer. Zoner. Les ombres doivent être habituées à me voir. Il arrive qu'elles n'aiment pas les étrangers. Mais je ne crois pas en être. Après toutes ces nuits sans sommeil passées à traîner.

Donc je marche.
Et mon reflet parfait, mon miroir sombre, mon Eurydice des enfers sourit.
Elle est heureuse de cette balade pas sans but, pour une fois.
Elle se dit peut-être que je trouve enfin quoi faire de ma vie -de mes nuits.
Et, alors que je marche, y'a les feuilles échappées de la main. Qu'Eurydice me dit de laisser voler. Le rendre leur liberté. Alors que, je crois, je passe devant Waddiwasi, fermé aussi tard dans la nuit.
Waddiwasi...
Lieu amer pour une mémoire blessée.
Le lieu où beaucoup de choses -pas tout- ont fini. Le ressentiment. L'acidité en bout de langue. L'incompréhension et la rage de ne pas se faire comprendre.
Waddiwasi...
Et les sombres mots qui s'envolent, au grès de la légère brise venue caresser Pré-au-lard.
Reposent sur le macadam.
En attendant les rayons du jour.
Que de curieuses mains, de curieux regards viennent s'y attarder.

Et moi.
Je disparais.
Avec Eurydice.
Et mon paquet.

CRAC






L'Impardonnable


Le monde change. Dans les arbres le vent souffle plus intensément, comme sur les villes magiques qui murmurent l'air de la Liberté. Il est un Secret qui perdure depuis bien trop longtemps. Qui occulte tout ce que notre monde pourrait avoir sans se restreindre derrière de banales formalités. Il est temps d'ouvrir les yeux, de regarder en face les incohérences de la Justice, pour les rayer jusque dans les fondements des inepties qui la compose. Une nouvelle aube se profile, sans les chaines de la Restriction, et ce jour-là la seule question qui se posera est, quel est votre choix ?


Appel des Ténèbres




Murmures de l'Ombre

Il y a des mots qui se déforment dans le creux d'une oreille, courant d'une bouche à l'autre et forcés parfois d'épouser la forme des pensées étriquées de ceux qui ne les comprennent pas. Nos idées ne sont plus celles de nos prédécesseurs, nous les avons modelées, pour les faire correspondre au besoin de notre temps. Ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui. Nous nous sommes adaptés, devenant une voix qui se bat pour la communauté magique et non forcément contre elle.

Le temps est venu que les mauvaises langues se taisent, que la vérité soit de nouveau établie, celle dont le ministère nous prive pour mieux s'enraciner dans sa bêtise. Nos idées ne sont pas le Chaos mais bien l'Ordre pour tous, une liberté absolue, sans chaînes nous privant de nos droits les plus fondamentaux.

À commencer par le Secret Magique. Nous en voulons l'abolition. Réfléchissez, pourquoi aurions-nous à nous terrer dans l'ombre comme des indésirables alors que les moldus ne représentent désormais aucune menace pour nous ? Alors qu'il serait possible de cohabiter sans que l'on ait à se cacher d'eux ? Cette entrave à notre liberté ne peut plus durer, nous n'avons plus à nous soumettre à des idéaux d'un temps passé, ancrés dans les peurs d'un ministère n'ayant plus lieu d'être.

Le ministère justement, qui n'a de cesse de nous prouver son incompétence au travers de nombreuses erreurs et approximations. Que dire de l'inefficacité des Aurors quand l'école a été attaquée aussi librement qu'un moulin au milieu d'un champ ? Ou encore au travers de ses lois les plus absurdes et de sa hiérarchie trop verticale, dominés par un ministre incompétent que peu de vous apprécient ?

Il est venu le temps de s'unir, de se défaire de ce système que l'on nous impose. Et ce par tous les moyens possible. Le pacifisme ayant depuis longtemps prouvé qu'il ne mènerait nul part, se perdant en discours ennuyeux ou en promesses illusoires. Il est grand temps d'agir, et non plus du subir.

Parce que notre liberté ne doit pas être un choix, mais un acquis.




La déchirure du monde

1/ La vie moldue a-t-elle la même valeur que la vie sorcière ? Accordes-tu de l'importance au statut sanguin de tes proches ?
La seule chose qui puisse différencier l’importance que nous accordons à un être humain est liée à ses actions, sa personnalité, bien plus que des notions comme le sang ou les pouvoirs magiques. En vérité, nous jugeons que les moldus et sorciers, tous sangs confondus, sont égaux. Technologie et magie ne sont que des bifurcations dans l’espèce humaine ; aucune n’est supérieure à l’autre. C’est précisément pourquoi le contraste entre le cocon dont jouissent les moldus, et l’asservissement auquel le Secret nous soumet, est intolérable.


2/ Que penses-tu de la séparation des mondes magique et moldu ? Est-ce l'option que tu juges la plus viable sur le long-terme pour les deux communautés ?
La séparation mise en place entre les mondes magique et moldu est, au mieux inefficace, au pire dangereuse. Nous pensons que la méconnaissance mutuelle développe des deux côtés haine, mépris, et peur. Une véritable aberration, on est pas du bétail à séparer chacun dans son enclos ! Pour cohabiter, il faut dialoguer, et non se laisser enraciner dans une ségrégation pluriséculaire. « Les mariages "mixtes" (sorcier/moldu) prouvent que cette acceptation et ce vivre-ensemble sont possibles. » Oui, mettre fin à cette séparation risque d’avoir un coût humain, mais c’est le coût de la liberté.


3/ Quel est l'équivalent moldu de la lutte contre le secret magique ?
Nous connaissons trop peu l’univers moldu pour tirer des conclusions hâtives. Cependant, nous trouvons des parallèles possibles entre les idéaux de l’Ordre noire et des mouvements comme la lutte pour la mixité sociale ou la transparence politique.


4/ Qui détient le monopole de la violence légitime ? Es-tu satisfait de cette répartition des pouvoirs ?
Nous ne sommes pas totalement d’accord sur la question, principalement parce que cela dépend du référentiel. Dans la communauté sorcière britannique, le Ministère détient la violence légitime. En effet, il est le seul à pouvoir user de violence (directement ou par délégation aux Aurors) sans avoir à subir de préjudice. Nous trouvons qu’il lui arrive d’abuser de cette impunité, de faillir à sa mission de protection.
Si l’on prend pour repère les communautés moldues et sorcières, certains d’entre nous sont tentés de songer que ce monopole est détenu par les moldus. Ce sentiment est surtout lié à l’asymétrie des jugements en cas de conflit entre moldus et sorciers.
De manière générale, cette répartition des pouvoirs ne nous satisfait pas vraiment. Le gouvernement devrait avoir moins de pouvoir, se fier à son peuple. « Ne sommes-nous pas prêts à nous assumer en tant qu’Etat-nation ? »


5/ Si le Ministère était un objet, lequel serait-il ? Le bureau des Aurors serait-il fait de la même matière ? (Si non, laquelle ? Si oui, d'autres différences seraient-elles à noter ?)
Clairement, ici on n’est pas deux à voir les choses de la même façon. Mais c’est normal hein, chaque cerveau fonctionne différemment, c’est ce qui fait la beauté de l’être humain. Soyons synthétiques, ne choisissons que deux métaphores ! Si le Ministère était un bateau en train de sombrer, ses Aurors en seraient la bouée défectueuse. Une autre image serait celle du Ministère comme une porte, une entrave, un non-lien, derrière laquelle le secret peut disparaître et les communautés se rejoindre. A une ouverture près…


6/ Si les deux principaux groupuscules (Ordre du Phénix et Ordre Noir) étaient des animaux, que seraient-il ? Pourquoi ?
Nous avons des avis mitigés sur la question.
Pour la plupart, nous voyons l’Ordre du Phénix comme un chien. Ils sont pour nous, un mélange de bons petits toutous qui peuvent montrer les crocs sans logique. Un animal donc en apparence de confiance, fiable et domestiqué mais qui peut très bien révéler un côté violent et dangereux. Cependant, d’autres voient cet Ordre comme un beau Paon, qui agite ses plumes pour paraître grand, mais qui n'a pas plus d'utilité que cela au fond, hormis faire mal quand on se fait pincer. Mais nous pouvons aussi voir l’Ordre du Phénix comme un moustique, un animal en voie d’extinction ou même un cheval qui se laisse dompter facilement. En somme, un animal qui ne serait pas exceptionnellement dangereux.
L’Ordre Noir, pour nous, s’apparente plus à une meute de loup ou à un serpent. Pour les premiers, ils chassent en meute et ont un Alpha pour pouvoir diriger cette vraie communauté. Pour les seconds, c’est un Serpent, patient et qui attend toujours le bon moment pour agir et qui instinctivement suscite la crainte. Dans l’ensemble, L’Ordre Noir ressemble à un prédateur tel que le dragon, l’ours ou même le crocodile.


7/ Quelle émotion t'inspirent les Mangemorts et pourquoi ?
Nous éprouvons principalement de la crainte mais surtout beaucoup d’admiration, de fascination envers cet Ordre. Pour certains, nous y voyons une source d’inspiration, de justice, de savoir, de modèle qui nous pousse à nous surpasser. Leur force d’oser se lever face au pouvoir en place afin de défendre la liberté et lutter contre le Secret Magique, accroît notre détermination.


8/ Si tu portais un masque, que ferais-tu de différent par rapport aux Mangemorts actuels ? Au Seigneur des Ténèbres ?
Pour la plupart, nous n’agirons pas forcément différemment. Mais si nous devions réellement innover, nous pensons qu’attaquer de grandes personnalités moldues ou accentuer le côté discutions afin de faire mieux comprendre l’idéologie serait un plus. De plus, ce serait un bon point de contrôler les écoles de Magie afin de créer une nouvelle génération plus impliquée dans les débats politiques et soutenant notre cause.


9/ Que représente la technologie moldue pour toi ? Penses-tu qu'elle soit l'équivalent de la Magie ?
Pour nous, la technologie moldue est l’évolution même de leur communauté. Cependant, elle n’est absolument pas l’équivalent de la magie. Pour certains, nous la voyons comme une faiblesse, comme un substitut à notre magie en beaucoup moins bien. D’autres, pensent qu’elle pourrait être utile, que c’est avantage dont on pourrait tirer profit malgré le fait que la magie a un peu de mal à se mélanger avec les objets technologiques moldus. Cependant, nous y voyons aussi une certaine complémentarité puisque souvent la magie permet de faire des actions que la technologie ne permet pas et inversement.


10/ Si tu pouvais choisir le ministre de la magie, qui voudrais-tu ?
Nous voulons du changement, tout simplement. Quelqu'un qui soit là pour briser les codes malsains établis et ne pas plier sous le poids de ses responsabilités. Nous voulons voir cette barrière entre les moldus et les sorciers abolis, que le secret de notre existance soit enrayé pour toujours. Un seul sorcier au pouvoir pourrait-il vraiment y parvenir seul ? Nous voulons que la communauté soit justement représentée. Luttant fièrement contre le despotisme actuel, nous voulons voir monter au pouvoir un gouvernement apte à prendre les décisions qui s'imposent.

11/ Penses-tu qu'il faudrait réformer l'éducation magique ? Si oui comment et si non, pourquoi ?
Nous savons tous que l'éducation est un tremplin commun : c'est à ce moment que nous acquérons nos bases et apprenons à nous considérer comme de véritables citoyens magiques. Poudlard devrait être indépendant du Ministère - et pour cause, on nous enferme. Nous suivons des cours d'Histoire et de théorie sans jamais avoir le droit à des bribes d'informations concrètes et d'actualités. La faute aux professeurs ? Nous pensons que non. Mais nous contraindre à ignorer ne fait que renforcer notre colère. Les jeunes aussi ont le droit de savoir et de comprendre ce qui se passe réellement autour de nous.


12/ Que dirais-tu pour convaincre la communauté magique que la cause Mangemoresque est juste ?
Nous voudrions leur offrir la liberté dont ils ont été trop longtemps privés. Braves gens, voyez comme nous sommes prisonniers de leurs décrets néfastes ne visant qu'à les protéger, eux ! Cela fait des siècles que nos dirigeants se protègent par peur de se mouiller. Nous voulons simplement vous offrir un monde où vous pourrez sortir de chez vous et exercer la magie sans crainte de vous voir sanctionné ou pire, rejeté. Vous êtes des sorciers. Cela fait partis de votre identité - nous voulons simplement que cela soit reconnu de tous. A tous ceux qui critiquent nos méthodes parfois extrêmes : sachez que nous n'avons pas eu le choix. Il a fallut que nous nous défendions, que nous vous défendions, pour que nos voix soient entendues.


13/ En tant que partisan de l’Ordre des Ténèbres/des Mangemorts, as-tu un message à faire passer à la communauté magique ?
Vivez. Apprenons ensemble des erreurs du passé. Battons nous ensemble pour ce que nous jugeons juste. Parce que tout ce que nous voulons offrir à notre société, c'est la liberté de vivre en étant soi-même.





Éclats d'Ombre

Les messagers de la nuit,
Filent dans les ombres,
Ils sont le phare qui luit,
Et éclaire la pénombre.

Sonnent sonnent les heures,
Est venue celle de la délivrance
Chantent chantent les pleurs,
Entend les cris dans les silences.

Ils veulent abolir le Secret,
Pour le monde magique,
Un plus grand bien à créer,
Une communauté unique.

Sonnent sonnent les minutes,
Est venue celle du partage,
Volent volent les volutes,
Des sorciers sans esclavage.

Le Crépuscule porte sa lame,
Et se dresse comme l'Ordre,
Dans l'Obscurité il est flamme,
Ou se blesse le Désordre.

Sonnent sonnent les secondes,
Est venue celle du Temps,
Danse danse donc ce monde,
A ce parfum de dément.

L'Ombre étend son emprise,
A son souffle frissonnant,
Rejoignez cette douce brise,
Devenez leurs partisans.




Les journaux de propagande et celui de la Vérité.

Parler au nom du peuple est donné à tout le monde, mais connaître réellement ses attentes, ce n'est pas le cas. Nos ennemis ont cru bon de publier des ramassis de propagandes pour vous rassurer, alors que leur but premier était de veiller à ce que les chaînes attachant votre liberté soient encore bien en place ! Il est grand temps que votre esprit s'ouvre sur un monde meilleur où nous n'avons plus besoin de nous cacher. Laissons la Magie s'exprimer.



©MM87
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Rachel Ester Pasca
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Rachel Ester Pasca, Jeu 2 Nov 2017 - 13:09


Réponse à Kohane.
RP libre
ou unique
ça dépend de vous Wink

Elle avait mal dormi cette nuit encore, mais cela faisait longtemps que les cauchemars ne l'avaient pas à ce point secoué. Elle avait rêvé qu'un combat éclatait. Dans Pré-au-Lard. Des morts. Du feu. Du sang. Une douleur sans nom. La pire de toute : celle du cœur. Car elle avait rêvé que Kohane était là, baguette en main, folie sur le visage. Elle avait rêvé qu'elle la tuait et l'idée même que cela puisse un jour arriver la paralysait.

Nombres d'années s'étaient écoulées et pourtant Ester n'oubliait pas. De sœurs elles étaient devenues ennemies puis colocataire. Cela semblait si incongru pourtant il s'agissait d'une machine bien huilé. "Un sort bien mené" pour ceux et celles qui ont du mal avec les expressions moldus. Il suffisait de sourire et de vivre tout en fermant les yeux. Faire taire sa conscience, même lorsqu'on était aussi engager que les deux femmes, n'était pas aussi difficile que certains ne le prétendaient. Rachel n'avait jamais rien rapporté des sorties nocturnes de Kohane. Kohane ne semblait pas l'avoir fait non plus concernant les activités d'Ester. Ou alors la verte n'en avait jamais rien su. Jamais rien vu.

Pourtant, malgré les années, demeurait une peur et une douleur au fond du cœur qui ne s'en allait jamais. Douleur muette que personne ne soupçonnait et qui brisait à sa guise lorsqu'un mot, un souvenir, un lieu, une personne venait à la faire resurgir. Waddiwasi par exemple. Un nouveau journal teinté d'ombre et de sang.

Ester ferma les yeux, accusant le choque de voir sa boutique, son bébé souillé par le plus grand de touts les mensonges. Celui de personnes convaincus de dire la vérité. Par curiosité, parce qu'elle aimait savoir, Ester s'approcha de l'affiche pour la lire tout de même. Avec le temps, elle apprenait à reconnaître les monstres. Il y avait les sanguins, les vrais monstres, les démons. Il y avait les autres. Ceux qui, comme Kohane, n'avaient rien de moche en eux. Ceux qui avaient tant souffert pour une raison ou pour une autre qu'ils avaient fini par se convaincre qu'ils faisaient le bon choix. Et aujourd'hui à travers les mots de ce journal la sorcière ne voyait que les appels à l'aide de personnes perdu.

Ester brûla l'affiche d'un simple coup de baguette. Le monde n'était que rage et colère et c'était justement parce que des personnes s'assuraient de faire croire qu'il n'y avait pas d'autre choix. L'ombre plutôt que la lumière...
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Invité, Sam 4 Nov 2017 - 0:30




D’impardonnables bêtises en approche.

Réponse ~ Rachel Ester Pasca ~
Pv ~ Linou



Je m'excuse d'avance si ce n'est ce que tu cherchais - Mais ça n’embêtait d'ignorer ton RP pour Lin & moi alors que tu venais de poster. - Discussion préalable fait avec Rachel pour la concordance. LA offert au besoin d'ajustement pour mes deux compagnons de RP.

Il est assez tôt, trop peut-être. En réalité je n'en ai aucune idée. Je suis juste là, à avancer vers la boutique de farces et attrapes pour acheter quelques friandises - voir quelques idées de chose à faire ou - et proposer. Il ne fait pas chaud, ni vraiment froid, enfin je crois. J'ai quand même pris ma cape et mon écharpe. Autant ne pas attraper un rhume maintenant. J'ai certes des révisions à faire, mais il n'est pas nécessaire de devoir rester enfermé pour mieux apprendre - écouter - observer.

Je marche alors lentement, l'urgence n'est pas là. Quelques Gallions s’entrechoquent dans ma poche, apportant une douce et Harmonyieuse mélodie à mes oreilles, me rappelant quelques douceurs et passes par lequel je suis passé pour les avoirs en mains - sur ma, non, dans ma bourse. Voyons. Je ne sais pas vraiment quels genres de choses je vais m'acheter malgré cela. J'aurais bien envie d'apporter quelques changements à l'école - du renouveau - de la folie - drogue - ri - re. Mais pour cela, il me faudrait complice - ami.

Il y a alors comme un bruit, un mouvement au loin. Je n'ai pas le temps de trop voir, ni même apercevoir. C'est au niveau de la boutique, Waddiwasi. Des flammes semblent prendre - détruire quelque chose. Je ne sais quoi, peut-être pourrais-je le savoir en demandant. Je m'approche sans vraiment accélérer le pas, sans non plus faire dans la discrétion, cela serait un coup à recevoir un sortilège par inadvertance. « Bon matin. » Voilà peut-être la façon la plus stupide pour s'annoncer. Bon, certes classique, politesse blablabla d'après. Il n'empêche, que cela n'avait rien de bien classe. « Un souci de vermine ? » Étrangement, j'ai quand même une petite - sombre idée, je ne sais pas pourquoi, mais il était rare que certaines affiches - propagandes - journaux restent là, comme ça auprès de commerces - çants.


~ ♠ ~



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Lïnwe Felagünd
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 5 Nov 2017 - 19:50


PV Matt.

Le coloris matinal qui s'offre à lui est un plaisir presque quotidien. L'insomnie trépasse les nuits comme des pourfendeurs de géant dans la terrible sorgue. Infatigable dévotion des tourments nocturnes. L'esprit qui ne cesse de se plaindre dans le lit, oreiller en sursaut. Des maux dans le ventre et qui montent à la tête alors la préférence est au lever. Passer un temps solitaire dans les salles de bain encore inoccupées par les élèves. L'appréciation d'être seul au monde et sans soucis et sans maladie et sans pensée aucune. Méditation éclatante à travers les volutes d'eau tiède et des bulles de lavande.

Regarder par la fenêtre est une seconde occupation, avant de s'informer des nouvelles. Connaissances et savoir remplaçant alimentation et éducation. Gazette et bouquins. — Ni banane au chocolat ni salle de classe. Le temps est au rêve. Rêver d'un ailleurs. Rêver d'un souper au bord d'une falaise, l'infini.

Puis, conscience
troublée
par une idée ;

l'idée d'un esprit
dérangé.

_ Acheter, prendre, rouler dans la farine. Tester. _

Une idée fixe, le train. Wagon unique, quelques passagers. Le train qui ne s'arrête, qui ne s'arrête jamais. Les milliers de paysage qui défilent sous les yeux. Tantôt un désert, puis une capitale urbaine, des arbres ici, et des montagnes là. Palette de couleurs éternelles. Un feu s'immisce dans le cervelet. Alors le jeune homme s'empresse de prendre l'un de ses travaux passés, contenance d'une fiole au liquide tentant, et descend les escaliers. Tous les escaliers.

A l'instar de pouvoir suivre les cours, Lïnwe rejoint le village qui borde le domaine de Poudlard. Là-bas, devant la devanture, deux silhouettes qui tentent de contrer la grisaille. - B'jour. S'arrête et s'assieds sur le bas du trottoir, pour attendre l'ouverture d'Honeydukes, magasin des plus innocents. Pensée délirante. Sans faire attention au boycottage inconscient.


N.B. Lïnwe tient toujours sa fiole de potion dans les mains.
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Rachel Ester Pasca
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 5 Nov 2017 - 20:24


Le papier brûle facilement et se consume. La vendeuse eu presque envie d'abandonner son poste, ne pas ouvrir la boutique comme elle le faisait tous les jours pour se mettre à la recherche des autres. Elle-même avait déjà distribué des affiches un soir au profit de la Lumière, alors elle savait bien qu'il n'y avait pas qu'un seul exemplaire de ce journal dans la ville. La sorcière en avait d'ailleurs particulièrement envie parce qu'elle soupçonnait une amie d'être à l’origine de leur apparition. Pourquoi demander à quelqu'un de Londres de venir ici pour le faire, quand il y avait quelqu'un sur place ?

Ester serait bien partie sur le champ, mais il y avait cette petite voix dans la tête qui lui disait que cela ne servirait à rien. La petite voix l'incitait à ne pas agir sur un coup de tête, risquer de perdre son emploi et tout le reste. D'ailleurs, vous sevrez peut-être surpris d'apprendre qu'il y avait plusieurs voix qui la retenait ici. L'une d'entre elle était cependant réel et c'est déterminée à écouter sa conscience que la verte se tourna vers le jeune homme qui s'avérait être l'ultime raison de rester. A Waddiwasi le client était roi. La vendeuse lui fit alors un beau sourire, bien que matinal.

Bonne journée colorée.

Le jeune homme ne manqua évidemment pas de remarquer les restes du journal qui brûlait encore, mais plus pour longtemps. Il ne semblait pas plus perturbé que cela par le fait que la sorcière "défi" ouvertement les mangemorts en brûlant leur propagande et ce fut pourquoi elle ne cachait rien de ses pensés. La carte de la prudence ça allait un temps, mais ça ne servait à rien. "La peur n'empêche pas le mal".

- J'pouvais quand-même pas laisser ce lugubre message gâcher ma devanture !

Sans compter que ça ferait fuir les clients. Ceux qui avaient encore un peu de bon sens. Elle, elle ne serait pas rentrer en tout cas. Cette sombre pensée fut mise à mal lorsqu'une nouvelle tête émergea du petit matin. Tien, Ester le connaissait celui-ci. Un peu. Vraiment très peu en fait. De loin. Marquant par avant son arrivé d'une marque de politesse que la vendeuse accueillit avec un nouveau sourire, elle le regarda s'asseoir et attendre. Attendre quoi ?

- Entrez. Je vous laisse faire le tour de la boutique le temps que j'ouvre tout.
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Invité, Mer 8 Nov 2017 - 6:59




D’impardonnables bêtises en approche.

Réponse ~ Rachel Ester Pasca ~
Pv ~ Linou



Autorisation de Rachel pour le déroulement qui s'en suit. Un rp s'en suivra dans la boutique Waddi pour la cohérence.

Elle me salua à son tour, comme moi, elle ne devait pas être debout depuis bien longtemps, enfin qu'est-ce que j'en sais, quel en serait mon intérêt de le savoir. « J'pouvais quand-même pas laisser ce lugubre message gâcher ma devanture ! » Ça, étrangement je m'en doutais bien, je supposais du coup avoir fait une juste supposition sur le quoi de l'affiche à présent disparût. Je n'ajoutais rien cependant, je ne savais pas encore réellement s'il était bon de s'afficher dans un camp ou non.

Un autre jeune de mon âge je crois s'est avancé dans le coin lui aussi, il semple plutôt intéressé par la boutique Honeydukes s'étant assis devant, sur le trottoir même. « B'jour. ». Par politesse, j'y adressais un hochement de tête avant de retourner mon attention sur la Dame qui m'invitait alors à entrer dans la boutique pour y faire mes achats et observations. « Entrez. Je vous laisse faire le tour de la boutique le temps que j'ouvre tout ». Ce que je fis.


~~~~~~ Quelques minutes après ~~~~~~


Les poches remplis de quelques bonbons et autres artifices, je sortis de la boutique non sans saluer la vendeuse une dernière fois. Elle me semblait sympathique la dame de cette enseigne. J'avais d'ailleurs noté quelques bricoles que j'allais surement prendre en commande plus tard dans l'année. Le rouge était encore devant à attendre, sans rien dire, je m'avançais vers lui remarquant la fiole entre ses mains. « Salut, tu comptes déverser le contenu de ta fiole dans la boutique de bonbecs ? » Au final, ça ne me regardait pas, mais s'il comptait faire ça j'étais partant pour l'aider. J'y adressais un sourire avant de poser mes fesses à ses côtés, il m'avait donné envie d'attendre sans raison. « Tu veux une Chocogrenouilles ? » J'en avais acheté un petit paquet, espérant pouvoir avancer dans ma collection. Je n'y proposais pas l'un des bonbons paillettes ni son contraire, j'avais mes propres idées pour d'autres personnes dans le château. Pris chacun dans le contraire, ils pourraient amener à des soirées amusantes, moles et lentes.

Désolée, un peu moyen mais je voulais passer à l'après pour notre rp Linou ! D'ailleurs, quand tu penses qu'il est temps de migrer de sujet, n'hésites pas à me le signaler !



~ ♠ ~



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Lïnwe Felagünd
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Re: La devanture chez Waddiwasi

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 12 Nov 2017 - 22:18


L'aurore est belle aujourd'hui. Peut-être un poil réticente quant au lever solaire. Y'a deux humains, devant lui. Qui ont l'air de faire ce qu'ils peuvent pour tuer le temps, et/ou commencer une nouvelle journée. Brûler quelques mots de propagande est une idée. Entrer dans le magasin en est une autre. [...] Lïnwe ne s'y attarde pas. Il regarde le ciel, toujours et encore. Et fixe cet arbre là-bas. Comme si un éclair allait le fracasser en deux dans un instant. Comme un mirage vert, transcendant. La vie qui s'éteint en une seconde. Un dernier regard vibrant, avant de tomber par terre. -Mourir.

Le gars sort de la boutique et revient vers lui, comme pour espérer taper la discute.
Ou peut-être encore tuer ce p'tain de temps qui dérange bien plus de monde dans l'univers
qu'on peut le croire. Qui peut le croire ? Qui croit ?

Un fou qui place un mot
devant lui

e
s
p
o
i
r


tailladé contre la pierre du pavé,
avec les ongles qui raclent la
misère du monde.

Un nouveau signe de tête, comme pour l'accueillir à côté de lui. Proposition alléchante et pourtant, pas de désir sucré aujourd'hui. Juste de savoir-vivre. De transe. De trouver un ailleurs. Et si, on utilisait ce chocolat naïf ? - J'veux bien, merci. Retourner la carte. Herpo l'Infâme, comme une douce suggestion.

« Tiens, s'tu veux. J'ai arrêté. » comme on arrête l'illicite.

-Retourner les principes. Tuer les mœurs. Rompre le quotidien.
-Arpenter les couloirs du rêve. De l'impossible. Ailleurs.
-Prendre, rouler dans la farine. Tester.

Un philtre de paix relativement puissant. Il ouvre la fiole, en verse une partie de son contenu dans un petit récipient ouvert pris dans la chambre plus tôt. Le regard rempli d'émotions nouvelles. Comme l'artiste qui créé un courant. Une idée. Des pensées. Symbolisme étoilé. L'étudiant y fait tremper la grenouille. L'imbiber du mieux qu'il peut. Et goûter, les qualités d'un chocolat. - Santé.

Fallait savoir goûter
ses propres créations
avant de faire consommer.

Pour le bien d'autrui.
Fermer les yeux.
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