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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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En Cornouailles
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Alhena Peverell
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Re: En Cornouailles

Message par : Alhena Peverell, Sam 10 Sep - 20:27


Il fait froid ici tu ne trouves pas ? Il y a cette ambiance glaciale entre le seigneur des ténèbres et toi. Une ombre, une ligne indistincte qui ne cesse de trembler. Une funambule qui marche vers le pouvoir, traverser le ravin de la manière dont tu le fais est indécent. Provocation ? Mais à quoi joues-tu ? Sur le fil de la vie et surtout de la mort. Un sourire presque risible sur les lèvres alors qu'il parle. Sa langue claque. Sarcasme dans le fond de sa gorge ? Égo bien trop surdimensionner. Il voulait être un roi, mais toi tu étais déjà reine de ton propre monde. En fait, vous ne parliez pas vraiment de la même chose on dirait. Ou peut-être que tes pensées, en ce soir divaguent beaucoup trop pour que tu sois claire dans tes propos.

Sourcil levé quand il se place devant la porte, bras écartés et baguette en main. Te bloque-t-il le passage ? Est-ce un danger ? Franchement pas vraiment. Tu savais te défendre, tu savais être lâche et transplaner comme le pire démon qui te ronge. Folle était écrit sur ton front. Ça pétillait dans tes yeux que tu pouvais faire n'importe quoi, mais pas tout. Reine des glaces, dame de fer. Rôle récurrent qu'on t'attribue. Aucunement hautaine, aucun mépris, juste un vent froid qui glace les veines à ceux qui sont de la basse espèce.

- Bien cher Seigneur Des Ténèbres, puisque visiblement c'est ce qu'il prétendait être, Je ne propose aucunement d'être votre porte parole. Personne ne suit quelqu'un qui porte le nom Peverell. Il faut quelqu'un qui n'ai aucun passé, qui ne soit pas suspect ou du moins du bon camp. Qui donnerait sa confiance à quelqu'un dont le nom est rattaché à une légende plus que gênante ? Personnellement, je ne le ferai pas. Encore, je me nommerai Potter... Je n'aurai rien à dire. Tout ce que je peux faire, c'est redorer mon blason et influencer la cour du roi de Petrus avec l'argent de l'héritière que je suis. En vrai, avec le peu d'humilité que j'ai... Je ne suis pas plus différente qu'un autre sang-pur qui a mes idéaux. Ou, à la réflexion une seule. Je n'ai aucunement envie de vous courir après. Je vous soutiendrai quand le grand moment sera venu. Je vous ferai part des idées qui peuvent vous aider dans votre montée en puissance avec le peu ou le surplus d'expérience que j'ai, cela dépend du point de vue.

La dernière goutte dévale ta trachée, comme une dernière vérité.

- Je travaille dans l'ombre, parfois dans la lumière des projecteurs pour mes propres intérêts. Rangez moi dans la catégorie que vous voulez, cela m'importe finalement peu. Parce que la façon dont les gens me voient, me laisse souvent de marbre. Chose plutôt paradoxale en fait, vu que je suis hypocrite avec la moitié de la société en vrai. Vous avez fait tomber mes petites barrières... Je suis quelqu'un de complexe. Et si vous voulez vraiment connaitre mes faiblesses : je suis une menteuse, quelqu'un d'affreusement calme et qui peut malgré tout partir dans la pire des folies sanguinaires. Et vous n'avez aucune raison de me faire confiance. Pourtant... Quand vous apprenez à connaitre vraiment, l'intérieur de l'être plutôt étrange et égoïste que je suis, un de mes plus gros point fort est la fidélité. Quand je fais une promesse sincère, je la tiens. Quand j'adhère à quelque chose, je me met à la tâche mais ça prendra toujours du temps. Je ne suis pas un serpent qui se retranche dans son trou au dernier moment. Mais pensez ce que vous voulez. Tout ce que je dis, c'est qu'une femme en cache toujours une autre. Et derrière un homme se cache toujours une femme. Celle qui porte le masque, celle qui laisse soin aux hommes d'être le dictateur d'un autre monde. Voilà ce que je suis, ce que j'ai toujours été pour mes frères et les hommes. Une voix qui les aide à monter les échelons sans jamais les monter moi-même en fin de compte.

Tes yeux se baissent... Le carrelage froid. La triste vérité de tes actions. Le verre de vin qui se lâche de l'autre côté de la barrière. Qui s'éclatent en mille morceaux, comme ton mur de brique. Après des années, toi-même tu ouvres les yeux sur ce que tu es. Devant la pire des personnes tu l'étales, devant celui qui prend les gens pour des pions. Et toi tu es au fond du paquet. Tu n'es pas une reine, une tour, un joker dans son monde. Tu as franchi une frontière qui ne t'appartient pas et c'est stupide. Tu aurais dû rester tranquillement chez toi. Sauf que maintenant que tu as sauté dans le vide, tu es instoppable dans ce que tu entreprends. C'est trop tard pour toi et tu le sais.

- Je ne manque à personne dans cette soirée... Les bourreaux ne manquent à personne hormis aux dictateurs.

Tu relèves la tête et plantes tes yeux dans les siens, enfin ce qui s'apparente à des yeux.

- Je suis ce que je déteste. C'est exceptionnellement risible et pathétique. D'ailleurs je ne sais même pas pourquoi je vous raconte ça. L'alcool sûrement, ou alors est-ce simplement votre présence qui délit les langues ? Vous avez mis du véritasérum dans mon verre c'est ça ? rire léger et étrange, Je peux être une carte de votre jeu. Un as, un valet, un reine, un deux, un trois. Ou alors être rien pour vos Mangemorts et vous. Je suis ce qu'on me demande d'être dans un jeu. Voler le rôle des autres pour gagner n'est pas la meilleure solution.

Tu t'approches de lui et de l'entrée. Face à face. Aucun sourire de ta part. Tu ne vas pas l'embrasser comme l'autre Mangemort. Il y a un certain écart entre lui et toi. Est-il temps d'annoncer la couleur ? De savoir quel devoir tu as, à accomplir.

- Je ne peux rien faire de plus qu'exécuter les missions que je trouve acceptable de faire. Je garde une certaine dignité, je ne suis pas un larbin... Mais maintenant, dans cette Partie là. Vous avez toutes les cartes en main, à vous de me dire si je fais partie du paquet. Où est ma place. Et si je n'en suis pas, je passerai lentement mon chemin vers d'autres sommets. Vous êtes le Seigneur des Ténèbres, pas n'importe qui. Vous êtes quelqu'un d'intelligent pour en être arrivé là et vous devez certainement jouir de ce titre très plaisant. Je suis sûre que vous ferez, avec le temps... Tomber un à un les pions de vos adversaires. Mais ça, je ne dois pas être la première à vous le dire.  

Tu recules, ta baguette en main et visible. Tu croises les bras, laisses tes cheveux filer avec le vent.

- Vous devez être heureux... Je n'ai pour l'instant, plus rien à dire. J'attends simplement votre jugement. Et le vrai, pas celui que vous sortez à vos partisans pour leur faire plaisir. Si vous considérez que je ne suis pas digne d'être une de vos partisanes, que je ne sers à rien. Ainsi soit-il, je me concentrerai sur une autre tâche qui n'a aucun rapport avec vos combats. Je vous applaudirai de loin. Prenez soin des cartes que vous choisissez autant chez vos Mangemorts, que vos partisans. Ce n'est pas parce que nous partageons presque les mêmes idéaux que nous sommes tous dignes d'être à vos côtés. Et je me pli à cette règle, puisque je l'établie moi-même tous les jours. Choisissez avec prudence, ne commentez aucune erreur et vous serez le seul roi qui reste sur le plateau d'échec.

Deux êtres au coeur glacé. Derrière le masque du seigneur des ténèbres, se cache un véritable homme. Et derrière Peverell se cache Alhena... Alors maintenant, que se cache-t-il derrière tout cela ?
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Mangemort 67
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Re: En Cornouailles

Message par : Mangemort 67, Mar 20 Sep - 9:19


Il fallait croire que la langue de la demoiselle s'était déliée. Liberté d'expression. Confessions, serment d'allégeance, respect. Jusqu'à présent, cette sorcière semblait vouloir jouer avec moi, me traiter comme son égal. Était-ce la révélation de mon réel statut qui lui fit ouvrir son esprit, même son cœur ? Était-ce l'alcool, comme elle suggérait ou était-ce autre chose qui demandait à sortir de cette vie dans laquelle la jeune femme s'était enfermée elle-même ?

Le silence régnait après son long discours. Je ne savais pas comment réagir. J'imaginais que rire face à tant de paroles l'offusquerait plus qu'autre chose. Il fallait que je reconnaisse que son offre, faire d'elle un pion utile, était intéressante. Pourquoi ne pas en faire une reine ? Une reine d'un temps. Ces mots voyaient juste. Elle n'était pas dans le viseur des Aurors. Pas encore. Certes, elle était à la tête d'un établissement à la réputation douteuse, mais elle savait y faire. Il manquait un visage à l'Ordre, un visage public, un visage qui savait y faire avec les belles paroles et Miss Peverell venait de me convaincre qu'elle pouvait en être un. Charisme et intelligence, deux atouts qui faisaient que les femmes devenaient presque désirables. J'ai bien dit presque.

Lorsqu'elle sortit sa baguette, je resserrai ma prise sur la mienne. Un duel pouvait vite commencer. Mais Alhena semblait tout aussi attacher à la sienne que moi à la mienne ou était-ce pour se défendre si je passais à l'attaque ? Car c'était bien moi qui l'avais sorti en premier.

- Vos mots sonnent justes à mes oreilles. Vous semblez vous connaître mieux que ce que je ne pensais. Enfermée pour dévorer de l'intérieur ce monde si peu agréable pour nous. Voilà ce que je peux vous proposer. Je sens en vous une réelle envie de changer les choses mais pas derrière un masque, vous avez une langue acérée, juste et puissante. J'apprécie beaucoup. Vous trouvez les bons mots, bien que j'imagine que ce discours ne sort que très rarement de votre charmante bouche.

Bas les masques, enfin au sens propre pas au figuré. Mon identité était bien trop importante pour que je la dévoile ainsi. Mais la jeune femme avait fait plus qu'un pas vers moi. Les flatteries étaient entrées dans une oreille pour ressortir de l'autre, tandis que le reste... Je la regarde aux travers des trous de mon masque rouge, je marche tranquillement d'un côté et de l'autre de la pièce. Je ne savais pas dans quoi je m'embarquais lorsque j'ai quitté Londres pour venir ici, mais mon voyage ne semblait pas inutile, bien au contraire.

- Influencez les esprits les plus simplets, continuer à user de votre aisance avec les mots. Mais prenez garde. Des oreilles peuvent traîner.

Je m'étais arrêté, la fixant. Puis j'avançai, jusqu'à revenir sur le balcon. Nos corps n'étaient pas fait pour se rencontrer, c'était une chose certaine. Mais nos esprits, en revanche, étaient très semblables mais tout autant dissidents. Cela en était perturbant.

- Vous avez fait vos preuves Mademoiselle. Bienvenue dans la partie. Nous nous reverrons à Londres cette fois-ci. Et bien plus vite que nous ne le pensons tous les deux. Les choses peuvent se passer vite. Au revoir mademoiselle et profitez bien de votre soirée.

Et Crac. J'avais transplané. Laissant la charmante dame avec son verre et ses pensées. J'avais gagné une partisane de choix, j'en étais certain.


Fin du rp pour moi
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Alhena Peverell
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Re: En Cornouailles

Message par : Alhena Peverell, Mer 21 Sep - 0:14


Les mots. Les pions. Les cartes. Poser son Joker au bon moment. Savoir s'y prendre. Jouer du claquage de langue. Avoir du charisme et de l'intelligence. Être le joueur derrière celui qui se croit maitre du jeu. Faire du faux-semblant pour amadouer celui qui nous sera forcément utile. Savoir faire des sacrifices. Savoir faire des sourires. Des maquettes et des schémas de l'hypocrisie. Dans le fond tu la hais mais tu l'admires. Elle est ton modèle, elle berce ta vie avec le sarcasme. Ceux sont eux tes vrais parents. Des métaphores, des concepts, des mots.

- Vos mots sonnent justes à mes oreilles. Vous semblez vous connaître mieux que ce que je ne pensais. Enfermée pour dévorer de l'intérieur ce monde si peu agréable pour nous. Voilà ce que je peux vous proposer. Je sens en vous une réelle envie de changer les choses mais pas derrière un masque, vous avez une langue acérée, juste et puissante. J'apprécie beaucoup. Vous trouvez les bons mots, bien que j'imagine que ce discours ne sort que très rarement de votre charmante bouche.

Charme. Le mot charmante qui revient, dans la bouche, dans les pensées, dans les coeurs. Tu n'as rien de charmant. Paradoxe incontestable. Rongée et ternie par la haine, la mort et l'obsession. De glace, de marbre. Intérioriser, encore et encore. Qu'est-ce que ce sera quand tu relâcheras tout ? Quand le démon se mêlera à tes vrais sentiments ? Quand tu seras autre chose que ce que les autres veulent que tu sois ? Seras-tu capables de gérer le volcan en éruption ? La tornade qui dévaste tout sur son passage ? Non...

- Influencez les esprits les plus simplets, continuer à user de votre aisance avec les mots. Mais prenez garde. Des oreilles peuvent traîner.

Les oreilles trainent partout, particulièrement ce soir.

- Vous avez fait vos preuves Mademoiselle. Bienvenue dans la partie. Nous nous reverrons à Londres cette fois-ci. Et bien plus vite que nous ne le pensons tous les deux. Les choses peuvent se passer vite. Au revoir mademoiselle et profitez bien de votre soirée.

Tu restes de dos. Il a disparu. Cette rencontre fut étrange. Tu avais le feu vert presque, du seigneur des ténèbres en personne. Tu pouvais réellement jouer. S'en était presque déroutant. Deux esprits puissants qui se rencontre. Deux êtres froids et de pierre. Pourtant que tout oppose. Tes yeux fixent un point au loin. Tu t'enfonces vers l'intérieur. Délions donc les langues ce soir. Remanions les esprits à notre façon. Faisons claquer sarcasme et hypocrisie dans les mêmes phrases. Quoi de mieux ?

Jouons

Fin du RP
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Oscar Lewis
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Re: En Cornouailles

Message par : Oscar Lewis, Ven 4 Nov - 22:55


Musique à écouter:
 

La Cornouaille, cette comté qui n'a rien à envier aux magnifiques paysages de films fantastiques, cette comté dont les paysages sont sublimés par l'Hiver. En cette fraîche soirée, de la fumée sortait de la cheminée d'une maison que les habitants du village pensaient abandonnée... Il y a longtemps de cela, dans cette même maison vivait une famille d'apparence banale. Mais du jour au lendemain, les villageois furent horrifiés de découvrir une scène de crime aux allure étranges, ils étaient morts, tous sauf le fils qui fut accusé du meurtre...

Ce soir, ce fils était revenu, pas par gaieté de cœur. Vous vous doutez bien que passer une nuit dans la demeure où on a tout perdu n'est pas vraiment amusant. Mais il souhaitait faire une sorte de "check-up", afin de récupérer les objets qui pouvaient l'être, le reste sera donné à une association. Quant à la maison elle-même, celle-ci sera très sûrement détruite au profit d'une épicerie de quartier.

Archibald O'Graham, le fils donc, avait décidé de s'arrêter pour ce soir : les cartons commençaient à s'empiler dans l'entrée. D'un coup de baguette, la cheminée s'allume et le sorcier s'affale sur un vieux fauteuil confortable. Ses vêtements n'étaient pas aussi élégants et "So British" que d'habitude, là, T-Shirt, jean et baskets suffisaient, les lunettes remplaçaient aussi les lentilles portées habituellement.

Tenue d'Archibald:
 

Un divertissement moldu occupa en grande partie la soirée du sorcier, qui ne mangea qu'un sandwich accompagné d'une bière typique de la région. La télévision lui était souvent d'un grand à secours, Archibald passait souvent ses soirées seul, pour ne pas dire tout le temps et il fallait bien trouver une occupation.

En tout cas, le temps était venu d'aller se reposer un peu, la journée de demain promettait d'être chargée : tout ces cartons, impossible d'utiliser la magie pour les déplacer, les moldus sont trop proches. Les maigres bras du sorciers devront donc s'en occuper. Dans la salle de bain, Archibald s'observa quelque temps dans le miroir... Son visage se creusait années après années, il devenait dur, froid. Peut-être que si le vieux souriait, son visage prendrait une autre teinte, mais pourquoi le ferait-il ? J'attends une raison valable, cherchez-bien, mais vous n’en trouverez pas : sa vie se résume à avancer sans but. Au moins, ses dents étaient blanches et sans caries, une solide consolation n'est-ce pas ?

Épuisé, l'homme s'écroula sur le lit et n'eut qu'à éteindre la lumière pour sombrer dans un profond sommeil, la couette n'avait même pas été mise, le matelas n'avait pas été couvert d'un draps, mais Archibald n'a jamais fait le difficile de ce coté...
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Mangemort 91
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Re: En Cornouailles

Message par : Mangemort 91, Lun 14 Nov - 1:17


LA de 28


Pomme de reinette et pomme d'api
Tapis tapis gris

Soirée déprime ou joie au Quartier Général des vilains, ils avaient encore passé la soirée en compagnie de ces chères Vingt et Huit. Billard, boisson, rien qui les changeaient des fois précédentes, jusqu’à ce qu'ils racontent un événement ayant eu lieu il y a peu, impliquant un vieux serdaigle qu'ils ne portaient pas spécialement dans leur cœur. Une envie commune de se dégourdir les pattes, de courir les rues, d'agiter leur baguette, il ne leur en avait pas fallu plus pour qu'ils se mettent en quête d'un corps et d'un âme à malmener.
Ils avaient eu vent de cet homme seul au passé flou qui passerait quelques jours en cornouailles, pour un tâche personnelle de ce qu'ils savaient,ils avaient cependant réussi à glaner l'adresse. Pourquoi ne pas s'en prendre à quelqu'un en solitaire ?

Ils arrivèrent dans un grand crac à proximité de la villa, discret parmi les ombres. Ils ne voulaient pas être remarqués pour pouvoir compter sur la surprise. Colère commençait à prendre le dessus, mais ils réussirent à la contenir encore un peu. Ils glissèrent doucement à leurs sœurs de ne pas faire de grands bruit et firent le tour du bâtiment avant de se faufiler par une entrée sur le côté droit de la bâtisse. Ils n'eurent même pas à forcer la porte, tant leur proie ne semblait pas se douter de ce qui allait lui tomber dessus. Trouver la chambre à coucher ne fut pas chose compliquée.

Un tapis gris recouvrait le sol sur lequel s'empilaient bon nombre de cartons. Ils durent s’évertuer minutieusement à n'en renverser aucun avant de pouvoir s'approcher suffisamment du lit sur lequel ils distinguaient la forme endormi de l'homme qu'ils cherchaient. après avoir vérifier qu'il s'agissait bien de lui, ils rejoignirent Vingt et Huit à quelques distances de l'homme avant de viser un pan de mur pas trop éloigné, ni trop proche non plus, ils ne souhaitaient pas le tuer tout de suite. Ils dosèrent leur sort de façon à ce qu'il ne soit pas mortel, peut-être l'homme serait-il un peu blessé, mais rien qui les empêcheraient de continuer leur jeu nocturne. Ils réajustèrent leur masque.

#Bombarda Maxima

L'explosion eut son effet, des morceau de murs s'envolèrent, aucun n'était suffisamment gros pour tuer qui que ce soit, mais leur masses imposante s'écrasait un peu partout, soulevant une poussière qui allait se mêler au tapis gris sans qu'ils puissent voir si l'homme avait été heurté ou non.
Ils avancèrent enfin, foulant le tapis toujours aussi gris du bout de leurs semelles.

"Monsieur O'Graham ? Nous aimerions jouer. Jouons aux chats et la souris. Tous les coups sont permis."

Sans qu'ils le sentent, un éclat généré par l'explosion avait heurté leur main avant de l'entaillé légérement. Le vermeil coulait, glissait, tombait.

Pomme de Reinette et Pomme d'Api
Tapis tapis Rouge 
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Liskuvo Kalsi
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Re: En Cornouailles

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 10 Jan - 17:22


Ça va faire deux mois, j'imagine que c'est prenable, sinon mp.

RP avec 39

J'avais beau avoir l'impression de connaitre la Grande Bretagne comme ma poche, il suffisait que je sorte un peu des sentiers battus pour me retrouver en terre inconnue, j'étais pourtant persuadé d'être déjà venu dans cette partie de la Grande Île mais j'étais incapable de me retrouver dans ce dédale de chemins boueux et de petits arbres. Au loin j'apercevais un village, avec des maisons fort belles, mais je préférais m'en éloigner, autant être perdu avait un aspect assez dérangeant quand on est censé être un sorcier averti, alors si en plus j'arrivais dans un village de tarés ce serait bien ma veine.

Je préférais largement ne demander de l'aide à personne, marcher tout droit, droit vers de nouvelles rencontres, vers un horizon caché par les cyprès. J'avais beau ne pas savoir où j'allais je me sentais bien, si ce n'est ce froid mordant qui vous détruit toute force, toute impression de pouvoir riposter. J'étais totalement frigorifié, les frissons commençaient à arriver de tous les côtes sur mon corps, tout en marchant tout droit, mon corps était pris de tremblements que je ne pouvais stopper, mais il fallait continuer. Je m'imaginais auprès du feu dans quelques heures lorsque je serais de nouveau chez moi, si je retrouve l'endroit bien sur, mais ça c'était facile une fois que la route était retrouvée.

Je jetais un œil aux alentours, cherchant à me repérer. Les arbres se ressemblaient tous, les petits rochers qui s’amassaient autour des troncs paraissaient être là par la force de la nature, rien ni personne n'avait été capable de les faire bouger depuis leur arrivé, et au vu de la mousse verte tout autour, ils étaient là depuis un moment.

Moment de doute, pourquoi marcher sans but, il suffirait que je m'arrête ici, que je m'allonge, je ne mourrais pas. Je pourrais même m'endormir si la température venait à augmenter subitement, m'enfin je suis pas fou à ce point là, je vais pas essayer en espérant un miracle. Il fait et fera froid pour des siècles et des siècles. Peut être un peu moins. Peut être un peu plus.

Nouvelle petite clairière.
Mêmes arbres.
Les rochers.
C'est la même ?

La question se pose d'elle-même, je suis revenu au même endroit qu'il y a 10 minutes, je suis donc complètement malade. Un simple regard vers ce qui m'entoure m'indique que le petit village de tout à l'heure a disparu, mais du coup pour le retrouver il faut revenir en arrière. Je ne sais plus où est derrière, quel idiot.

Je m'asseois, de toute manière je ne peux plus faire grand chose à part réfléchir calmement. Ne pas s'énerver. Ne pas paniquer, tout ira bien dans le meilleur des mondes sorciers.

Il suffit de...je n'ai pas d'idée intelligente qui me vient à l'esprit, alors je prends ma baguette et lance un Bombarda contre le premier arbre venu, c'est sa faute tout ça. Lui et à tous les autres, ce qui m'ont fait douter du bien et du mal. Pourquoi serais-je venu si loin de mes repères si je ne m'étais pas posé autant de questions sur la route hein ? Il avait fallu que je me questionne, que je ne fasse pas gaffe à là où j'allais.
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Re: En Cornouailles

Message par : Mangemort 39, Dim 15 Jan - 18:18


La raison pour laquelle vous vous trouviez en ce lieu, en cet instant, était fort floue à vos yeux. Vous aviez simplement décidé de transplaner, quelque part, d’arriver et de voir. D’attaquer peut-être. Vous aviez passé un petit village, moldu sans aucun doute, mais vous n’appréciiez pas la chasse au sein d’un village. Trop de cibles, trop de choix. Vous préfériez lorsque le choix s’imposait de lui-même.

Vous vous étiez vêtu chaudement, car si vous aimiez le mordant du froid, vous aviez un peu trop peur de l’hypothermie. Votre cape vous tenait chaud, comme à l’accoutumée. Votre pull sombre également. Et votre pantalon, lorsqu’il était recouvert, ne laissait plus rien passer. Seules vos mains étaient frigorifiées, ainsi que votre visage. Vous aviez choisi de ne pas porter de masque, comme d’habitude, et vous aviez bien fait, car le fer glacé vous aurait brûlé.

Votre visage quant à lui, était encore différent. Marqué par les ans et les combats. Vous aviez cette tête quelque peu déformée, un nez cassé, des pommettes à deux niveaux différents, des yeux pas tout à fait à niveau. Un visage quelque peu inquiétant, que les moldus savaient fuir.

Alors, vous aussi vous fuyiez, au sein de la forêt avoisinante. Vous marchiez un moment, avant d’arriver sur une clairière. Dos à vous, quelqu’un s’y trouvait déjà. Et un sourire déforma un peu plus votre visage. Une cible toute désignée. Pas de choix. Une forêt, ce qui constituait le décor parfait de la chasse. Vous sortiez votre baguette, vous apprêtant à lancer un sortilège près de la tête de l’individu. Qu’il ait peur. Qu’il se sente menacé. Qu’il parte à toutes jambes et qu’ensemble, vous combattiez l’ennui. Mais quelque chose vous retenait.

Il avait à son tour sorti quelque chose. Et il lança un sortilège, oui réellement, à l’encontre d’un arbre qui explosa. Votre sourire changea. De celui du chasseur il devint celui de la proie, curieuse. Vous fîtes un pas en avant. Vous aviez sous les yeux un sorcier. Un sorcier ayant croisé la route de Trente-Neuf, celui également appelé Traumatisme ou Tremblement. Ce ne pouvait qu’être un signe du Destin.

Vous, qui croyiez à votre route guidée, avanciez de nouveau, laissant votre instinct agir à votre place. Le plus discrètement possible, vous vous placiez derrière lui, et posiez votre main gauche, libre, sur son épaule. Vous gardiez votre baguette bien en main, juste au cas où. Mais rapidement, vous rompiez le silence, pour qu’il soit certain que quelqu’un le tenait bien, de votre voix de baryton.

- Tu sembles en colère mon garçon. Nombre de personnes guidées par la colère ont emprunté de sombres voies…

Vous, par exemple.
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Re: En Cornouailles

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 17 Jan - 9:58


L'arbre explosé ne me satisfait pas. J'ai les nerfs, et ce truc en bois ne me satisfait pas. Si seulement je ne m'étais jamais rendu dans l'allée durant les vacances, pas de 08. Pas d'Aileen. Pas d'apprentissage, ni discussions, ni même de réflexion. A cette heure là je serais encore dans mon lit à me demander ce que j'allais manger le lendemain. A la place de ça j'étais devant un arbre complètement détruit perdu en pleine forêt. J'en voulais au monde entier. Faire se rendre compte de la difficulté de la vie aux gens, qui faisait ça maintenant ? Il avait fallu que ça tombe sur moi.

Je sens quelque chose. J'entends quelque chose. Une main se pose sur mon épaule. Il y a quelqu'un derrière moi, mes poils se hérissent. J'ai pas été concentré pour le coup, j'aurais du le voir arriver à des kilomètres celui-là. Je suis encore plus énervé là, me faire avoir comme ça c'est clairement pas bon, un homme avec de réelles mauvaises intentions aurait largement eu le temps de m'ajuster et de me détruire depuis le temps.

-Tu sembles en colère mon garçon. Nombre de personnes guidées par la colère ont emprunté de sombres voies…

Vois masculine, seulement des paroles. Les mots peuvent avoir être pires que la douleur physique mais là je pense qu'il ne me veut pas vraiment de mal. Néanmoins il a voulu me surprendre, j'aime pas ça. Je me retourne vivement pour me retrouver en face de lui. Il a une baguette en main, je lève la mienne par instinct. J'avais appris à ne pas attaquer de front dans ces cas-là, mon regard se promène autour de nous d'un oeil, cherchant quelconque moyen de m'échapper si ça tourne mal. Des idées me viennent, tout ira bien.

Je reporte mon regard totalement vers le nouveau venu. Il est pas beau, visage déformé. Sûrement des difficultés dans sa vie, ce serait donc la forêt des rejetés ? Dans ce cas là je devrais peut être rester ici éternellement, loin de tout problèmes. En cherchant bien je devrais facilement retrouver ce petit village que je me ferais un plaisir de bombarder de sorts encore et encore, par pur plaisir et frustration.

Mon esprit fait tilt d'un coup, il a parlé de sombres voies. J'ai côtoyé quelques minutes le côté sombre du monde, moment de plaisir intense et de puissance. Je dois dire que cette partie qui m'a été donné de voir m'a fait du bien là où depuis mon retard je suis tiraillé et ne me sens plus à ma place nulle part. Si être en colère veut dire revivre la sensation je ne suis pas contre, je devrais peut être l'attaquer pour voir ce qu'il se passerait. Mais je ne pense pas avoir l'avantage, pas du tout. Il ne m'aurait pas pris par surprise si il n'avait pas été certains de pouvoir me maîtriser, autant parler avec lui. Il a peut être des trucs intéressants à dire.

-Qui êtes-vous ? Et qu'est-ce que vous y connaissez en sombres voies ?

Ma réponse ne me plait pas, à peine prononcé je me rends compte que c'est idiot, mon ton faussement intéressé ne passe pas du tout, ça se voit que j'ai envie d'en savoir plus et que je le pense de mon côté, j'aurais pas du demander ça. Il va me prendre pour un débile.

J'essaye de me reprendre, de réfléchir à des questions plus intelligentes, j'ai envie de m'ouvrir à lui, je ne le connais pas mais lui paraît me comprendre, ses paroles m'ont touché au même endroit que la dernière fois, sensation bizarre que je ne peux enlever, ce soulagement qui me fait me sentir plus léger. Je me décide d'un coup de tête.

-Il y a quelques jours j'ai vécu une expérience qui a fait changer ma vision des choses qui m'entourent. Je suis passé d'un garçon travailleur, qui ne cherchait qu'à se faire bien voir par les profs à quelqu'un qui se pose des questions, je ne sais plus ce que je dois croire ou non. Vous, ça vous arrive de vous poser des questions sur vous même et sur comment devraient se passer votre vie ? Moi oui, je ne pense pas que ce que je fais soit réellement bien, j'aimerai pouvoir changer. Vous pensez que ces voies sombres dont vous parlez sont sombres parce que les gens les voient comme tel ou parce qu'elles sont vraiment mauvaises ?

J'essaye de capter son regard, qu'il ne me croit pas en train de me moquer de lui, cette question du bien et du mal fait tourner les esprits depuis des années, et le mien depuis maintenant quelques mois. Ce gars paraît avoir des réponses à mes questions les plus profondes. Certes on faisait plus malin comme question mais j'avais pas non plus envie de lui dire que j'avais rencontré un Mangemort et que j'avais finalement apprécié cette entrevue, on ne sait jamais qui est en face de nous, il pouvait être du ministère après tout.


Dernière édition par Liskuvo Kalsi le Lun 17 Avr - 18:02, édité 2 fois
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Re: En Cornouailles

Message par : Mangemort 39, Dim 22 Jan - 22:10


Vous aimiez l’effet de surprise que vous procurâtes. Ca se sentait. A l’instant où votre main se posa sur son épaule, les muscles avoisinants se raidirent. Ils vous confirmèrent que vous aviez réussi. Et vous ne pûtes que sourire, satisfait de vous-même.

Le garçon se retourna, afin de voir votre visage. Un instant, vous eûtes honte de lui dévoiler si sombre côté. Vous eûtes peur qu’il ne soit effrayé par ce que vous aviez choisi de montrer ce soir. Parfois, le visage que vous arboriez était davantage un reflet de votre cœur que la véritable façade que vous souhaitiez arborer. Aujourd’hui, ce visage était le reflet même d’une existence dans la marge des choses. Jamais tout à fait dans les clous, toujours rejeté, votre visage était aussi damné que votre âme.

Cependant, cela ne sembla pas l’effrayer. Pas trop, apparemment. Mais peut-être votre attitude vous permit-elle de ne pas le voir partir en courant. Car si vous l’aviez surpris, vous le laissiez libre de tout mouvement. Y compris de la bouche. Et il en eut conscience.

Car si ses premières questions vous firent simplement sourire, banales interrogations de la personne surprise, vous fûtes à votre tour complètement pris de court. Alors même que vous n’aviez prononcé qu’une seule phrase, le jeune homme commença à raconter ce qui lui trottait dans la tête. Vous penchâtes la tête sur le côté et fronçâtes les sourcils pour l’écouter. Qu’importe le visage que vous preniez, ce tic ne vous lâchait jamais.

Vous fîtes semblant d’être intéressé, mais vous pensiez qu’il s’agissait du meilleur moyen pour ne pas brusquer l’enfant. Après tout, il se confiait à vous et vous pouviez en tirer parti. Alors, sans dire un mot, vous le laissiez finir, tandis que vous vous dirigiez vers une pierre non loin. Vos os commençaient à se faire vieux, vous aviez aussi besoin de vous asseoir, particulièrement si vous deviez réfléchir.

Il avait trop parlé pour votre petite tête, elle en était déjà presque devenue douloureuse cependant… Cependant il avait dégagé des points intéressants. Vous plissiez les yeux tandis que vous réfléchissiez au meilleur moyen de lui répondre… et de l’intriguer.

- Tu soulèves un point intéressant. Les voies ne sont sombres que parce que les gens les voient comme telles. Mais je ne suis pas persuadé qu’elles le soient réellement. Moi, par exemple…

Vous prîtes une pause, laissant votre phrase en suspens. Vous souhaitiez savoir s’il était déjà suspendu à vos lèvres ou s’il vous fallait continuer. Vous poursuivîtes, lentement d’abord, avec un simple « On m’appelle 39 ». Point. Fin de la phrase. Un nom de code qui, pour certains, voulait dire beaucoup. Pour les autres, il apparaissait ridicule. Pour vous, il était tout. 39, comme les 39 visages que vous étiez bien capable d’arborer. Et plus encore.

Finalement, vous vous ne fîtes pas de vieux os. Le rocher sur lequel vous vous étiez installé n’était pas très confortable et vous rentrait passablement dans le derrière. Ceci n’étant pas très agréable, vous prîtes le parti de vous relever, avant de venir vers lui et de fixer ses yeux dans les vôtres.

- J’ai pris le parti de défendre la Communauté Magique contre ce que je pensais être une menace. Parce que la voie n’est pas traditionnelle, tout le monde me voit comme le méchant. Le suis-je, pour autant, si je suis simplement mes convictions ? Chaque régime politique a ses opposants…

Vous souriez une nouvelle fois, car vous aimiez cette phrase. Pour vous, vous étiez la Résistance, force invisible et inarrêtable, aux convictions rejetées un temps avant que le mouvement lui-même ne soit adulé.

- Quelles questions te poses-tu , alors ?
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Re: En Cornouailles

Message par : Liskuvo Kalsi, Mer 25 Jan - 14:10


L'homme me regarde, intrigué. Je ne saisis pas ce que je devrais faire. Il est plongé dans la réflexion, je ne comprends. Son visage m'est totalement inconnu. Mais l'aura qu'il dégage ne l'est pas. Sans que j'arrive à remettre le bout de baguette dessus. Je suis sûr d'avoir rencontré quelqu'un comme lui, un jour. Pas forcément la même personne. Mais celle que j'ai rencontré lui ressemblait du point de vue de son aura. Quelque chose de puissant mais contrôlé. J'aimerai avoir ce contrôle sur moi-même. Pouvoir catalyser tout ce que j'ai pour en faire quelque chose. Mais non. A la place je vais en Cornouailles faire le malin et je rencontre des types bizarres.

- Tu soulèves un point intéressant. Les voies ne sont sombres que parce que les gens les voient comme telles. Mais je ne suis pas persuadé qu’elles le soient réellement. Moi, par exemple…

Quoi toi par exemple ? Il a fait une pause dans sa phrase. Il a un truc à dire, je ne pipe mot, attendant le fin mot de l'histoire. Pour savoir ce qu'il hésite à dire. La parole du silence dépasse celle de la vérité. Mon sang est suspendu aux lèvres du cabossé. Mon cœur veut qu'il dise quelque chose. Mon cerveau se persuade qu'il ne va pas le dire. Je perds le fil de ma pensée. Et puis il repart.

- On m’appelle 39

Mon sang repart. Rapide. Courant dans mes veines. Mon coeur bat plus vite. Il a dit 39. Pourquoi 39 ? Des questions se posent dans ma tête. 39 c'est inconnu mais connu. Des liens se font. L'aura. Elle vient d'un homme qui lui ressemble en tout point. Je le regarde, bouche bée maintenant. Il est ce qu'il est. Encore une fois je rencontre le mal en personne. Il parait que ces gars là sont horribles. Faut croire que ça fait 2 fois que je m'en sors. Pour l'instant.

Donc monsieur cabossé. Vous faites partie des "méchants". C'est intéressant d'en savoir plus sur qui est en face de nous. De nombreuses questions resurgissent. En grande partie celles qu'on ne m'avait pas laissé poser la dernière fois. Celui là parait plus axé sur la parole. Peut être plus ouvert aussi.

- J’ai pris le parti de défendre la Communauté Magique contre ce que je pensais être une menace. Parce que la voie n’est pas traditionnelle, tout le monde me voit comme le méchant. Le suis-je, pour autant, si je suis simplement mes convictions ? Chaque régime politique a ses opposants…

Il sourit. C'est un rêveur. Comme moi, mais son rêve est d'une ampleur qui me dépasse. Il a parlé d'une menace aussi. Je pensais que c'était lui la menace. J'ai du mal à remettre tout en place en moi, la puissance du choc était assez forte. Autant quand le gars se pose contre un mur et fait le spectateur j'ai eu peur. Mais cette fois j'étais prêt à me confier à une des menaces de notre monde, et je n'avais pas peur. J'avais confiance en lui. C'était cette confiance qui m'effrayait.

- Quelles questions te poses-tu , alors ?

Trop. Beaucoup trop pour pouvoir les poser. Faisons par élimination. Déjà je vais lui montrer que je sais, même si il doit avoir compris depuis le temps. Faut dire que ma tête devait être drôle à voir.

- Et bien. Enchanté matricule 39 j'imagine ? J'ai pas mal de questions en fait, mais je pense qu'aller à l'essentiel c'est plutôt le mieux en fait. Quelle est cette menace dont vous parlez ? Jusqu'à il y a quelques semaines pour moi vous étiez la menace. Je ne suis pas sûr de comprendre.

Je prends le parti de rester debout, on sait jamais. Peut être qu'il veut juste m'amadouer et puis bam ! Le sort vert qui apporte mort et destruction. J'ai pas envie de mourir si proche de comprendre. Une autre question me vient en fait. Je sais pas si je devrais la poser. Oh et puis zut. Il a voulu des questions.

- Vous pensez avoir fait le bon choix en faisant ça ?


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Re: En Cornouailles

Message par : Mangemort 39, Dim 12 Fév - 19:05


Face à lui, vous plongiez dans ses yeux, et vous appréciiez ce contact. Pour quelle raison ? Vous ne saviez pas. Sans doute parce que vous aviez compris que vous revêtiez une certaine importance pour lui. Qu’il comprenait plus qu’il ne le montrait et que, malgré tout, il n’était pas effrayé.

Cette intuition fut rapidement confirmée lorsqu’il ajouta le mot « matricule » devant votre dénomination. Vous affichâtes même un léger air de surprise, et un petit sourire impressionné. Vous croisâtes les bras et le laissâtes parler. Il avait mérité, par ce simple petit mot prononcé, d’avoir son temps de parole.

Et votre sourire ne finit pas de s’élargir. Car il vous demandait des précisions sur la menace en question. Interrogation bateau, en soit, s’il n’avait pas précisé un changement depuis quelques semaines. Vous penchâtes la tête et lui permîtes de s’exprimer plus encore, avide d’en savoir davantage. Sur quel petit morveux étiez vous tombé ? Il vous apparaissait bien trop intéressant. Et tellement intéressé. Sa dernière question le confirmait.

Vous prîtes votre baguette et la fîtes tourner entre vos doigts, sans envie aucune de lui envoyer un sortilège en pleine face, non… Il ne le méritait pas, au contraire. Il vous intriguait trop et s’il vous faisait parler, vous espériez bien pouvoir lui tirer les vers du nez. Mais si vous pouviez aussi l’impressionner un peu, vous ne diriez pas non. Vous aimiez dévoiler votre puissance magique sous votre masque. Seulement vous ne saviez pas encore quel sortilège lancer, et votre narratrice non plus, si bien que vous préférâtes répondre à quelques interrogations.

- Mais la menace est évidente tu ne penses pas ! Je parle de ces moldus qui nous maltraitent ! Qui nous enferme dans des carcans, qui nous transforment ! Tiens, as-tu déjà entendu parler d’un Obscurial ?

Tout en parlant, vous vous étiez décidé sur le sortilège à lancer. C’est d’un délicat mouvement de baguette et d’un Ango Nubes pensé que vous fîtes apparaître la fumée étrangleuse… A quelques mètres de vous et de lui. Vous ne souhaitiez pas l’étrangler, non, simplement lui faire une démonstration.

- Lorsque les moldus nous contraignent à garder nos pouvoirs magiques en nous, certains sorciers développent une maladie et meurent. Ils sont alors hantés par un Obscurus, qui ressemble à cette fumée en tous points. Il consomme, consume, et étrangle. Pourquoi devrions-nous nous contraindre à cacher notre magie si le secret nous détruit hum ? Evidemment, mon choix est le bon !

Evidemment ! Et parce que vous vous appeliez Trente-Neuf, personne n’oserait dire le contraire. Sauf ces gens pédants à la William West, basse vermine que vous méprisiez. Ceux n’étant pas en accord avec une démonstration si rondement menée ne méritaient pas votre attention.

Finalement, vous dispersâtes la fumée, histoire que celle-ci ne se retourne pas contre vous. Et enfin vous posiez la question qui vous brûlait les lèvres.

- Mais… Ton avis avait changé avant mon explication, n’est-ce pas ?
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Re: En Cornouailles

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 19 Fév - 14:55


Le sourire affiché par l'homme me confirme tout. Comme un signal, je me détends, lui fait confiance. J'ai raison, il est des leurs. Je remarque tout de fois qu'il n'a pas de masque, étrange constatation. Moi qui les pensait peureux de montrer leur vrai visage, il doit y avoir quelque chose qui fait que celui là se déplace sans. Un sort ou quelque chose, peut être qu'il oubliette tout le monde en repartant. Ma main se crispe sur ma baguette. M'attendant à tout, je ne sais pas si dévoiler au monsieur, lui parler de matricule, était la bonne idée. Son sourire, bien qu'inquiétant, me laisse perplexe. Après tout, avant de tuer un boursouflet j'aurais lâché un sourire aussi. Il m’inquiète, beaucoup.

Il me parle alors, de son choix, de cette menace que je comprends. Quand il me parle des moldus, des carcans. Je sais qu'il a raison. Tout me parait logique quand je l'entends me dire ça. Il faut que ça cesse, je le sais. Il a raison oui. C'est évident, on se laisse faire, on se place en dessous de ces déchets de la société. On devrait être au dessus, c'est eux qui sont sous développés, pas nous. Je vois je vois. Oula, je vois le nuage de fumée sur le côté aussi, qu'est-ce qu'il me fait là ? Il me parle d'Obscurial, je hoche la tête à la négative quand il me demande si je sais ce que c'est, aucune idée, mais j'espère que c'est pas mortel dans la seconde parce que je commence à me sentir mal là. Le sourire inquiétant du gars combiné au nuage, ça me rend anxieux. On monte dans l'inquiétude.

- Lorsque les moldus nous contraignent à garder nos pouvoirs magiques en nous, certains sorciers développent une maladie et meurent. Ils sont alors hantés par un Obscurus, qui ressemble à cette fumée en tous points. Il consomme, consume, et étrangle. Pourquoi devrions-nous nous contraindre à cacher notre magie si le secret nous détruit hum ? Evidemment, mon choix est le bon !

Je regarde la fumée, j'aurais pu être hanté une fumée. Si je n'étais pas né sang-pur, j'aurais pu être hanté par cette fichue fumée. C'est révoltant. Je sens que je prends parti pour 39. Je ne veux pas devenir comme ça. Il faut faire quelque chose, il y a forcément un moyen de tout arrêter, que les gens arrêtent de devenir des Obscurials, qu'ils soient libres d'exprimer leurs pouvoirs, parce qu'ils en ont. Parce que c'est leur nature. Les moldus nous bâillonnent, c'est sûr, certains. Mais...il a parlé du secret, celui qui nous détruit. Que veut-il dire par là ? Son combat serait donc de dévoiler le secret, ce qui est gardé depuis des siècles ?

- Mais… Ton avis avait changé avant mon explication, n’est-ce pas ?

Je ne sais pas vraiment, je sens qu'au fond de moi je l'ai toujours senti. Malgré ma fascination pour les moldus, je ne les ai jamais respecté vraiment, je les trouve faibles, insouciants. Je ne savais pas que nous étions autant en situation d'infériorité par rapport à eux, surtout que nous nous y mettons tout seuls, par ce secret magique effectivement. Malgré tout, j'ai l'impression de comprendre dans ce discours une idée qui me trouble. La façon de se battre contre cette situation, elle me paraît peut être extrême. Je ne sais pas si j'ai bien compris, mais au final, ça ne change pas grand chose. Son point de vue est celui que j'ai, celui que j'adopte. Nous devons combattre cette infériorité dangereuse pour nous.

- Vous avez raison, j'ai toujours su qu'il y avait un problème dans l'ordre que nous suivons, je ne suis pas d'accord avec le fait de se cacher. Mais vous, comment vous comptez combattre cette situation ? Je ne saisis pas vraiment...

Crispation sur la baguette, peur de le contrarier, mâcher mes mots. J'ai laissé ma phrase en suspens, le secret...que faire de ce secret ? Je ne sais pas, il me semblait qu'il était là pour nous protéger oui. Mais nous sommes supérieurs aux moldus, de quoi se protéger alors. Ce serait donc un frein à notre pouvoir, plus que les moldus nous nous freinons, nous emprisonnons sans réellement savoir pourquoi. Je me décide, prends une grande inspiration, continue.

- Je pense que le secret magique est mauvais à notre avancement.

Là c'est dangereux, si il n'est pas du tout sur cette longueur d'onde je finis contre l'arbre avec la tête, les jambes, les bras en moins. Je serais un tronc contre un tronc. Un rire nerveux m'échappe. Oups. Il va me prendre pour un fou. Je me reprends, allure sérieuse, je capte son regard pour y chercher une réaction. Ma tension est montée d'un cran. Au final, il m'a laissé entendre cela lui-même, je vois pas pourquoi il réfuterait mon idée.

- Vous...vous en pensez quoi ?
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Re: En Cornouailles

Message par : Mangemort 39, Lun 20 Fév - 14:57


Cet horrible visage que vous arboriez ne devait pas faciliter la concentration du petit sur vos paroles. Mais le plus drôle était le décalage entre le ton que vous employiez et cette tête. Tête dure et frappée, mots vifs et convaincus. Et sous votre réelle forme, lorsque vous étiez Mangemort, lorsqu’enfin votre masque de médiocrité apparente tombait, vos paroles étaient plus fluides, plus soutenues même. Vous étiez comme porté par l’élan de votre cape et de vos sombres idées. Et celui-ci entraînait semble-t-il le gosse dans son sillage. Car il approuvait chacun de vos mots, avant de poser la question fatidique.

- Mais vous, comment vous comptez combattre cette situation ?

Votre dur visage se fendit d’un sourire taillé à la serpe. Il vous donna l’air plus inquiétant encore, mais le pire était encore l’étincelle qui venait de briller dans vos yeux. Telle était toute la question. Vous l’aimiez, cette question, car vous saviez que la réponse pouvait en surprendre plus d’un. Malgré le nom que vous portiez, faisant hommage à vos prédécesseurs, disciples de Celui-Dont-On-Ne-Devait-Pas-Prononcer-Le-Nom, vous estimiez, vous et l’intégralité de votre groupe, que certains d’entre eux s’étaient éloigné du véritable but de la quête vous vous étiez engagés. Ils s’étaient arrêtés trop tôt. Car, alors même qu’ils avaient eu le pouvoir entre leurs mains, ils s’étaient acharnés à retirer le sang moldu de leurs arbres généalogiques. Or il ne fallait pas oublier les moldus et séparer davantage le monde en deux, pas selon vous…

Vous, vous ne pouviez pas penser ainsi, car vous possédiez vous-même une grosse parcelle de sang moldu. Sang-Mêlé que vous étiez, peut-être même Sang-Trois-Quarts-Mêlés, vous ne saviez pas, peu vous importait la pureté du sang. Ce qui vous indignait était la façon dont vous aviez été élevé. Obligé de cacher votre don, ne vous respectant même pas vous-même. Vous aviez longtemps songé à vous ouvrir les veines pour laisser couler votre sang magique sur le sol et laisser la vie s’enfuir. Vous aviez longtemps songé à devenir un Moldu comme les autres. Jamais pourtant vous n’aviez pu renier votre véritable identité. Sorcier non accepté, faux moldu sans cesse rejeté… Votre histoire vous avait fait adopter vos convictions.

Votre sourire avait disparu tandis que vous replongiez dans les souvenirs douloureux de votre enfance. Puis vous regardâtes votre main droite et la bénîtes. Levant les yeux au ciel, répondant à un rituel que vous seul connaissiez, vous remerciez le Seigneur de vous avoir offert l’opportunité de devenir celui que vous étiez à présent. Car si cette main n’avait pas un jour perdu toutes sensations, si vous n’aviez pas été un jour forcé de collaborer avec les Masques Gris, vous n’en seriez jamais devenu un de votre plein gré.

- Je pense que le secret magique est mauvais à notre avancement.

Ces quelques mots prononcés vous sortirent de votre rêverie et vous reprîtes votre sourire de catcheur édenté avant de vous asseoir à ses côtés. Vous aviez senti la petite crispation de ses mains lorsqu’il vous avait vu faire votre démonstration, alors vous souhaitiez annihiler toute distance, comme pour le rassurer. Ou pour l’égorger. Mais vous préfériez qu’il reste en vie pour répandre vos idées, car il semblait rapidement les assimiler. Alors vous passiez un bras autour de ses épaules, et tant pis s’il n’était pas à l’aise. Vous, vous l’étiez.

- T’es sur la bonne voie mon gars. Le secret magique, nous ce qu’on veut, c’est l’abolir. Révéler à tous les moldus que les sorciers existent. On ne veut plus se cacher, c’est assez simple ! Mais pour réussir, il faut.. Plusieurs choses. Il nous faudrait un nouveau gouvernement. Changer leurs priorités. Et il nous faut agir au cœur même des moldus, créer quelque chose de si grandiose qu’ils ne pourront pas oublier la magie. Qu’ils seront obligés de nous croire

Votre étreinte autour de ses épaules se resserrait tandis que vous vous rapprochiez de son oreille. Les mots que vous lui adressiez n’étaient destinés qu’à lui, et lui seul. Vous souhaitiez le toucher en plein cœur. Alors, vous fîtes une légère pause, puis vous ajoutiez, en un souffle :

- Mais pour ça, on a besoin de gens convaincus…

Et vous vous releviez brusquement, fermant bouche et visage pour le fusiller du regard. Vous souhaitiez simplement le mettre à l’épreuve. Ainsi, vous sortîtes votre baguette pour la diriger droit vers son visage et vous demandiez, froidement.

- Ici, qui est l’ennemi ?
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Re: En Cornouailles

Message par : Liskuvo Kalsi, Mer 22 Fév - 17:44


Un rapprochement s'effectue, il se place près de moi. Cet élan de confiance envers moi, ou cette idée de supériorité telle qu'il n'a pas besoin de baguette et de distance pour me tuer si besoin, me rassure. Dans cette situation, ce rapprochement, j'ai l'impression qu'il me veut du bien, que j'ai peut être bien répondu à ses questions. C'est possible oui, ce rapprochement ne m'effraie pas, je ne bronche pas devant lui, même si il fait vraiment peur de près je ne veux pas lui montrer, je préfère rester de marbre.

Son bras passe au dessus de mes épaules, dans une accolade sordide. Celle-ci me donne des frissons, je suis assis à côté des monstres dont on nous parle tout le temps, l'ennemi comme on nous dit. Mais moi je le laisse s'asseoir à côté de moi, me prendre par l'épaule et je le trouve même plutôt sympathique, si on oublie son regard à vous glacer le sang.

- T’es sur la bonne voie mon gars. Le secret magique, nous ce qu’on veut, c’est l’abolir. Révéler à tous les moldus que les sorciers existent. On ne veut plus se cacher, c’est assez simple ! Mais pour réussir, il faut.. Plusieurs choses. Il nous faudrait un nouveau gouvernement. Changer leurs priorités. Et il nous faut agir au cœur même des moldus, créer quelque chose de si grandiose qu’ils ne pourront pas oublier la magie. Qu’ils seront obligés de nous croire

Au moins c'est clair, ils préparent une révolution. Quelque chose de violent même. Abolir. C'est un mot qu'on entend peu quand il s'agit d'un secret, généralement les secrets on les cache, jusqu'à ce que le vilain petit canard soit au courant, celui qui révèle tout à tout le monde, parce qu'il est pas très malin et qu'il trouve ça drôle. Ce secret qu'on garde tous finalement, celui qui est mauvais pour notre avancée personnelle. Finalement le vilain petit canard est peut-être un bon canard, celui qu'on écoute pas parce que ses idées sont...trop novatrices ? Pas en accord avec les textes anciens. Mais tout le monde sait qu'il a raison, c'est l'évidence même. On devrait l'écouter, je devrais écouter 39.

Sa révolution est parfaitement possible en plus. Il doit y penser depuis un moment maintenant, il sait comment changer les choses. Le gouvernement, les priorités, c'est quelque chose que je comprends. Les "élites" comme on nous dit, ceux qui dominent la société magique, ils se cachent de peur de ce qu'il pourrait arriver. Mais, ce qui doit arriver arrivera, je pense que prendre par surprise les moldus en leur montrant qu'on est pas là pour devenir des rats de laboratoires est une meilleure idée qu'attendre qu'ils s'en rendent compte d'eux-mêmes et nous attaquent sans raison, par surprise.

- Mais pour ça, on a besoin de gens convaincus…

Il se lève d'un coup, faisant trembler la Terre proche de moi, je lève les yeux vers son visage qui s'éloigne de moi. Me lève par la même occasion, sa phrase laissée en suspens me dit qu'il y a une suite. Je suis en effet convaincu que ce qu'il m'a dit est vrai, il a raison sur toute la ligne, je le sais au fond de moi depuis un moment, je le découvre seulement maintenant pour de vrai, ça ne va pas. Je regarde alors son bras se tendre dans ma direction, son avant bras avec, sa main, sa baguette dans le prolongement, je déglutis lentement, j'ai du rater un passage là.

- Ici, qui est l’ennemi ?

Je tends moi aussi ma baguette, sans la relever complètement, sa question me coupe. Je lui réponds du tac au tac

- Vous avez une baguette pointée vers moi, c'est vous l'ennemi là...

Je me reprends, la question demande peut être une réfléxion un peu plus globale. Certes si il lance un sort il deviendra un ennemi mais pour l'instant c'est plus histoire de dire "Dis pas de bêtises ou tu te prends un Avada". Je réfléchis plus clairement, je ne pense pas que les moldus soient réellement des ennemis, pour l'instant du moins, ils le deviendront peut être par la suite mais pour l'instant nous avons un autre ennemi, qui se place dans nos établissements magiques haut placés, qui pollue la vision du monde. Ce sont les sorciers qui prennent les décisions.

- Je pense que l'ennemi est celui qui nous oblige à nous cacher, la société, le ministre de la magie, la peur. Le secret magique est l'ennemi aussi, il nous bloque.

Je laisse ma baguette contre ma jambe, je ne la relève pas. Au pire je me prends un sort, il s'en va, je finis dans le fossé, puis tant pis. Y'a pas de fossé. Je finis par terre, puis tant pis. J'aimerai bien savoir si ce que je dis est vrai quand même, c'est ce que je pense. Il est l'ennemi, le secret est l'ennemi, ils sont les ennemis, on ne peut avoir confiance en personne. Mais on peut collaborer, s'entraider dans un but commun.

- Vous dites avoir besoin de gens motivés, je...je peux aider.
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Re: En Cornouailles

Message par : Mangemort 39, Ven 10 Mar - 16:25


Son réflexe est immédiat. Vous le visez, il réagit au quart de tour et un sourire se dessine sur votre visage. Ce gosse est au moins réactif. Pas très réfléchi, certes, mais il réagit au quart de tour. Cependant il attend. Il n’est pas aussi téméraire que vous ne le pensiez. Il se méfie, mais pas assez. Vous avez presque l’impression qu’il ne fait les choses qu’à moitié. Il vous écoute d’une oreille, réagit brusquement et ne pas au bout de son idée.

Puis il semble réfléchir, comme si un déclic venait de s’opérer en lui et qu’il venait de se rendre compte qu’il était muni d’une tête. Nouveau sourire. Vous, pour le coup, vous ne vous méfiiez pas. Peut-être aviez vous tort, mais vous vous plaisiez à étudier l’énergumène sous toutes ses coutures. Vous en faisiez même un sujet d’expérimentations. Une part de vous avait même envie de prendre les paris sur ses prochaines réactions selon vos dires, mais vous vous rendiez bien vite compte que vous seriez toujours et gagnant et perdant. Et que cela ne vous apporterait rien.

Tant pis, vous soupiriez, tandis qu’il abaissait sa baguette et donnait une réponse un peu plus réfléchie. Ce soupir aurait presque pu passer pour du soulagement à son oreille, comme si vous vous étiez inquiété d’être en joue. Non, vous n’aviez fait que souffler sur votre propre médiocrité. Il n’était pas le seul à se rendre compte trop tardivement qu’il avait un cerveau.

- Les institutions sont une part du problème. Tous ceux qui y croient doivent d’abord changer. L’ennemi est le Secret mais pour le combattre il faut livrer bataille en chacun d’entre nous.

Vos paroles étaient assenées comme un cours. Il avait besoin d’apprendre. Fougueux et volontaire, vous deviez simplement le canaliser. Tailler la pointe de sa flèche pour qu’elle aille se ficher au cœur même des ennemis.

Et alors, il dit la chose la plus drôle que vous ayez jamais entendue. Vous vous mettiez à rire à gorge déployée tandis que votre baguette s’abaissait. Il pouvait aider ? Etait-ce bien ce qu’il venait de proposer ? Vous vous approchiez et pointiez un index sur son front. S’il savait ce que vous étiez capable d’un simple index…

- Tu peux nous aider ou tu veux nous aider ? Et que serais-tu prêt à faire hum ?
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Re: En Cornouailles

Message par : Liskuvo Kalsi, Mer 15 Mar - 13:47


Un soupir, qu'est-ce que ça veut dire qu'un soupir. Frustration, soulagement, énervement, lassitude, excitation, tout passe dans un sourire, il veut tout dire et son contraire. Je le regard éberlué par ce soupir. Je suis censé faire quoi là, face à ça ? Bah rien, je ne sais que faire donc je ne fais rien, j'attends simplement qu'il se décide à me répondre, à me corriger, j'ai envie de continuer à lui parler, la prestance de sa voix est belle et il me dit des mots qui touchent, c'est un bon orateur en soit. Une pensée me traverse, si ça se trouve ce qu'il dit est scripté, tout ce qu'il me raconte était prévu. Je deviens encore plus nerveux que je ne l'étais, je passe du chaud au froid constamment. Je le regarde finalement, fiévreux.

- Les institutions sont une part du problème. Tous ceux qui y croient doivent d’abord changer. L’ennemi est le Secret mais pour le combattre il faut livrer bataille en chacun d’entre nous.

L'ennemi est donc le Secret, c'est sa vision des choses, vision que j'ai l'impression de partager. Tout me parait concret, tout est logique, c'est ça. Il a raison, c'est totalement ça. Puis il rit, rit de ma stupidité, rit de ma réponse. Encore une fois, ce rire, après le soupir, si confus, je ne saisis pas. Qu'ai-je dit ou fait de si drôle ? Je vois sa baguette retomber. Signe de paix normalement avec ce genre de choses. Il ne compte pas m'attaquer, il est rassurant et effrayant, d'une puissance jouissive mais d'une maîtrise de lui apparemment dérisoire, rire comme ça c'est à la fois vexant et dangereux, j'aurais pu l'attaquer. M'enfin j'imagine qu'il sait que je ne le ferais pas. Il m'intrigue trop pour que je doute ou souhaite ma mort, l'écouter suffit à faire ma journée. Je bois ses paroles, je les comprends aussi. Il a raison.

- Tu peux nous aider ou tu veux nous aider ? Et que serais-tu prêt à faire hum ?

Je peux...non. Je veux. Je souhaite. Je veux.

Je veux.

Envie de faire quelque chose d'important. De suivre cet homme jusqu'au bout du monde. Dans sa folie, son être, ses absences de masque si étonnantes. Je le veux. J'ai fait mon choix, influencé ou non par la présence non rassurante de l'index de 39 sur mon front qui parait pouvoir s'infiltrer à l'intérieur de mon cerveau comme une vrille et tout déchiqueter sur son passage.

Que suis-je prêt à faire ? Je n'ai pas grand chose pour moi. J'ai une baguette, c'est sûr. Pas vraiment d'influence à l'école. Vraiment rien de bien utile pour lui. Cependant, je pense pouvoir apporter ma petite pierre à l'édifice, il n'aurait pas demandé sinon. Il attend une réponse. Alors donc, comment aider. Je veux être avec lui, il respire la puissance et le courage. Je veux juste lui.

- Demandez moi quelque chose, je mettrais ma baguette à votre service coûte que coûte. C'est tout ce que je peux vous offrir pour l'instant, une baguette en plus que vous pourrez modeler à votre guise.

Maintenant c'est soit ça l'intéresse soit je me fais rejeter comme une loque. Faudrait pas. J'ai peur. Je triture mon Tee-shirt. Fais bouger ma baguette autour de mes mains. Je suis nerveux et ça se voit. J'ai peur de la solitude cette fois. Alors que d'habitude je préfère être seul cette fois je refuse de m'avouer vaincu par des paroles ou des promesses que j'aurais pu faire mais pas tenir. Je tente de soutenir son regard, je suis déterminé, je veux aider.
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