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Les ponts de Londres
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Azénor Philaester
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Azénor Philaester, Sam 4 Mar - 8:04


j'ai le LA du bg


Ils ont des millions raisons de partir. Mais il ne leur en faut qu'une seule pour rester. La vérité. Ils veulent savoir et comprendre, alors entre eux se posent des questions, se tourmentent l'esprit. Parce qu'on leur apprend depuis toujours que la magie n'existe pas. Alors ils en veulent un peu à ce monde qui leur ment tous les jours, et moi je les comprends. J'aurais haïs d'être de l'autre côté. Surtout en le sachant. La magie fait partie de moi et sans je me meurs. Parce qu'elle me manque tellement lors des ces jours ordinaires.

J'éteins ma boule de feu. Le leader tremble, son flingue toujours pointé sur nous. Je sens la peur dans yeux, et dans sa voix qui tremble quand ils nous traitent de monstres. Benbow se fou ouvertement de lui, mais il pousse le jeu peut-être un peu trop loin. La lueur des yeux du garçon s'éteint. Il change de comportement et ses sourcils se froncent légèrement. Il a prit sa décision. Et j'avais tord de penser qu'il ne le ferait pas. Il a choisit le mauvais chemin du tunnel. C'est un peu comme s'il aurait du choisir entre Ian et moi. Il a préféré le chemin un peu plus noir. Mais la preuve en est qu'au final, les deux opposés peuvent s'attirer et devenir amis. Alors rien n'est perdu pour lui.

Un coup de feu. Mais Ian a été plus rapide. Et il nous a sauvé à l'aide d'un Montem Tractus, devant des yeux ébahis, apeurés. Les pauvres gamins s'impatientent et rêvent sans doute de se réveiller, d'être demain, d'avoir oublié ou même ne jamais avoir vécu. Ne revoir ce souvenir quand dans leur plus étrange rêve.
Tout s'est passé très vite. On attend quelques secondes et Ian annule sortilège. Une colère rage s'empare de mon collègue et je le sais violent dans cet état là. Et mes souvenirs ne me font pas défaut.
- Je vais.. Je vais.. #Sectumsempra !
- Ian non !

Mais il est trop tard. Le sang coule déjà sur le béton de la ruelle abandonnée. Un coup de feu a été tiré. Le bruit du sortilège a du lui aussi attirer l'attention de quelques personnes aux alentours. Quoi que l'on fasse, il nous faut le faire plutôt rapidement. Je laisse mon regard s'attarder sur le garçon qui finalement, n'a rien demandé. C'est le chef qui décide de tout dans ce genre de situations. Et puis ses copains qui ne s'attardent que trop peu sur lui. Un seul ne peut détacher son regard de lui, abasourdit. Il ne comprend pas ce qu'il se passe, et de mon côté, je n'imaginais pas que la situation pouvait tourner aussi mal.
- Ne partez pas.

Je m'étonne de ce qu'il dit. Mais pourquoi ne pas fuir. Je regarde Benbow. Concentré, baguette empoignée comme un joyau tout juste acquis. Et en son regard avide de pouvoir et suprématie je comprends.  Ce n'est pas la première fois que je le vois utilisé un sortilège interdit. Je connais Ian, plus je voudrais m'interposer, plus il me prouverait que mon avis lui importe peu. Du moins c'est comme il était, avant. J'avais dix-sept ans. Comme un air de déjà vu. A quelques centaines de mètres d'ici, quelques années en arrière. Le jour de notre rencontre à jamais gravé dans ma mémoire. Je l'avais haïs pour ce qu'il a fait. Et voila son côté ténébreux prenant le dessus sur cet homme que j'apprécie bien plus que je me l'étais autorisée.
La situation s'aggrave, le pauvre larbin, d'un geste lent, se vise lui même, arme contre sa tempe. Ses poussins le regarde ébahit, et ils n'osent même pas intervenir. Seul l'un d'entre eux lâche enfin que ce n'est pas lui-même qu'il doit viser, mais nous.

Je rejoins Ian, vers sa droite. Je dois intervenir, mais comment faire. Je dépose une main sur son avant bras. Je le regarde alors que lui reste concentré, impassible face à ma présence.
- Ian, fais pas ça.

Un silence, une attente s'installe. Et je ne sais pas si c'est Benbow qui a renoncé ou simplement l'instinct de survie du caïd qui lui dicte quoi faire pour justement, survire. Et là le moldu reprend ses esprits, plante son regard dans le mien.
Et     le      temps      s'arrête.

Une fraction de seconde dans une vie, une éternité dans ma tête. Je vois tout au ralenti, ça m'a l'air tellement réel. Son regard que je comprends comme décidé, son sourire vainqueur. Il croit avoir vaincu, c'est vrai. Il a prit sa décision. Trop désespéré pour penser aux conséquences.
Un deuxième coup de feu qui réveillera bientôt les passants, pour de vrai cette fois. Mais Ian m'a prit en ses bras, protecteur il m'a sauvé la vie. Une seconde fois. On s'étale par terre et je croyais que j'allais y passer cette fois. Je pensais, que c'était la bonne finalement. Mais je suis tombée sur le côté sous la force de Ian. J'aurai pu finir avec une balle en plein cœur. Et j'aurais chopé la mort, danser avec les étoiles, ris avec la lune. Mais au lieu de cela je suis allongée par terre, Ian à moitié sur moi. Ma tête a heurté le sol plutôt violemment. Sonnée, un égratignure qui saigne. Mais je me relève difficilement en soupirs et gémissements. Et la je vois du sang, beaucoup. Ian qui serre son bras gauche aussi fort qu'il le peut. Oh m*rde. Il a été touché.

Un million d'idées me passent pas la tête. Et Benbow lui me demande de se barrer d'ici. Un regard aux
morveux. L'un agonisant au sol, les trois autres tétanisés. Aussi étonnés que moi qu'il ai tiré. Même le coupable, bouche bée, ne se rend pas compte de ce qu'il a fait. Je remercie quelque part le ciel qu'il n'ai touché que le bras.
- Je dois les faire oublier.

Ian n'est pas d'accord. Mais c'est pas comme si je pouvais les laisser là, incantant à qui veut bien que la magie existe en dehors des livres.
- Désolée. Bouge pas. Enfin là tu peux pas trop.

Je m'approche des mioches. Et Ian dans un effort que j'apprécie lance un #Accio Arme et le voilà désarmé. Ah donc il peut bouger c'est bon à savoir. Et moi je les vise de ma baguette. Je les mets au défi de serait-ce qu'essayer de s'en aller.
Je les regarde avec dégoût. Trois ignorants. Et mon regard s'attarde sur le quatrième qui gît au sol. Comment peuvent-ils se revendiquer amis s'ils ne prennent même pas la peine d'essayer de le sauver. Et puis je finis finalement pas plonger mon regard dans celui du leader. Je me demande ce qu'il a prit, ce qu'il s'est passé dans sa vie, pour qu'il en arrive là. L'envie de tout contrôler m'est si irrépressible. Alors tant pis si Ian comprend.
Je le regard d'aussi profond que je peux, et lance un #Legilimens en plein dans sa face de rat. Ça ne durera que quelques secondes. Et Benbow me doit bien ça. Même si c'est plutôt moi qui lui doit tout.

Entre couleurs, flashs et obscurité. Je m'aventure dans son esprit à ma convenance et les autres ne se rendent certainement pas compte de ce qu'il se passe. Je vois une femme. Je m'attarde sur ce souvenir comprenant qu'il s'agit de sa mère. Ils sont tous deux dans une cuisine je crois. Et par flashs de d'images pas excessivement nettes, je vois un homme. Il frappe sa femme, et le petit garçon regarde sa mère souffrir, impuissant. Un pauvre appartement délabré. Une soupe pour le dîner. Je m'arrête ici, troublée. Alors toi aussi t'as pas de père digne de ce nom. Top-là on est deux.

Je le sens confus. Désolé. Comme s'il se demandait ce qu'il pourrait bien faire après avoir tiré sur un homme. Je lui ferais tout oublier. Cette soirée. Le coup de feu. Et il ne retrouvera pas son arme que Benbow gardera. Alors baguette bien visée sur eux, je prononce un #Oubliettes pour chacun d'entre eux. Je leur dis de rentrer chez eux, ils sont effrayés par Benbow et la flaque de sang à ses côtés. Le regard vers nous les morpions ne font même pas attention à leur ami au sol, vide de vie.
Je me penche d'ailleurs vers lui, prête à faire mon possible et annuler le sort de Ian. Mais je comprends dans ses yeux sans vie que c'est trop tard. Le pauvre petit est mort, et il n'avait rien demandé. Une once de tristesse dans mon cœur de pierre. Je n'aime pas mais je ressens, certaines fois. Alors très vite, je fouille dans sa poche, et connaissant le stricte minimum sur cette technologie, je compose le 911 sur son téléphone portable. Anonymement je préviens de l'adresse où il a été blessé. Les faux coups de poignards attireront l'attention et une enquête sera sans doute ouverte.
Mais cela n'est plus de mon ressort. Je me dirige alors vers Benbow sans me retourner. Son bras est vraiment mal en point, mais il faut définitivement que l'on s'en aille d'ici. Alors je l'attrape et le sers très fort. Je me concentre. Ce n'est pas le moment d'avoir un accident, et de se retrouver désartibuler.

Nous transplanons.
Son bras devenant ma seule préoccupation.
Je m'autoriserais à y repenser plus tard.
Mais pour l'instant, nous oublions.



Fin du rp ~ suite right here


Dernière édition par Azénor Philaester le Ven 7 Avr - 22:16, édité 1 fois
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Elias Baxter
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Elias Baxter, Mer 15 Mar - 13:54


PV avec Edward Blake
L.A. mutuel accordé

Au sortir de l’hiver, Green Park retrouvait ses couleurs printanières, pour le plus grand bonheur d’Elias. Accoudé sur un pont au-dessus du parc, il observait la populace anglaise qui profitait des quelques rayons de soleil de ce début de journée. Les moldus. Fascinants en bien des points. Ce n’était pas pour rien qu’il avait préféré s’installer dans leurs quartiers plutôt qu’en terrain sorcier. Enfant il avait souvent pensé que la magie faisait de lui un être supérieur. Quand un moldu bâtissait une énorme machine polluante pour parcourir un millier de kilomètres, lui passait par une cheminée en toute simplicité. Mais aujourd’hui il avait le recul pour se dire qu’en fin de compte, les moldus n’avaient pas à rougir de leur absence de pouvoirs magiques. Ils avaient largement su compenser.

La technologie développée par ces humains là était assez admirable. S’ils ne pouvaient pas faire leur vaisselle d’un coup de baguette, ils créaient une machine qui serait à-même de le faire mécaniquement. Et des machines, ils en avaient un paquet. Pour la plupart très impressionnantes. Elias avait tenté un jour de comprendre ce qu’était un ordinateur, mais la bête était bien trop complexe pour lui. Il en était de même pour ce qu’ils appelaient caméscope, et qui à l’instar d’une pensine semblait à même de garder leurs précieux souvenirs. La seule technologie qu’il était parvenu à saisir était le téléphone, et encore il tâtonnait sur pas mal de choses dans le domaine. Le sorcier avait pourtant grandi du côté moldu. Simplement son expérience avait fait qu’il s’en était écarté dès lors qu’il avait appris l’existence de la magie. Il ne s’imaginait même pas ce que ça devait être pour des sang-purs, qui n’avait jamais trempé dans le milieu.

Elias leva le regard vers le ciel. Un avion passait au-dessus de la capitale, une bannière flottante à son arrière-train. Même en terme de commerce les moldus innovaient. Le sorcier passa un doigt sur ses lèvres, pensif. Il pourrait faire de même. Monter dans ces machines de fer ne le tentait vraiment pas mais rien n’empêchait qu’il se mette sur un balai ! Il attacherait les promotions de la boutique à son train et partirait en flèche au-dessus du pays ! Fallait-il échapper à l’œil moldu… Pris dans ses réflexions, il se décida à quitter le pont pour marcher un peu dans les allées du parc. Un sort de désillusion ? Ça pourrait marcher. Il pourrait aussi le faire à plus petite échelle, au-dessus de Pré-Au-Lard. Passer en flèche sur le Chemin de Traverse la semaine suivante. C’était tout à fait possible !

Le pas de plus en plus rapide, Elias sentit une résistance contre son pied et s’étala par terre sans la moindre grâce. « Bordel mais c’est quoi ça ! » Les quelques passants qui s’étaient arrêtés constatèrent rapidement qu’il allait bien et reprirent leur route sans même lui proposer son aide. « Merci je vais bien, trop aimable… » Il maugréa quelques jurons en se relevant, époussetant son pantalon. Levant la tête, il glissa le regard sur son bourreau d’un jour, qui n’était autre qu’un imposant bout de métal arrivé d’on ne sait où. Elias s’en approcha vivement et remarqua qu’il n’était pas seul puisqu’un large champ de mine s’étalait sur la pelouse. De la ferraille, du câble, et un type affairé au milieu, qui ramassait des bouts de tôles en maugréant dans sa barbe. Il avait une vilaine entaille sur la tempe, et un œil boursouflé.

De toutes évidences le type s’en était pris une. Et aussi, il avait l’air un peu fou. Mais la curiosité l’emporta sur le reste, et Elias s’approcha à grands pas du gars, tachant d’éviter les engins métalliques qui trainaient partout. « Hey dites vous ! Vous faites quoi là ? »
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Edward Blake
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Edward Blake, Jeu 16 Mar - 19:24



PV avec Elias
L.A. mutuel accordé



La tête encore bourdonnante et les tempes palpitantes, le fronton ensanglanté et l’œilleton tuméfié, le jeune homme gîtait gisant sur un tapis de pensées parfaites - qui étaient le cadet de ses soucis. Les pommettes comme des violettes et l'oeil morose couleur de rose, c'est tout naturellement qu'éclosaient dans son esprit végétatif des pensées formulées dans un langage fort fleuri - que ma déontologie m'interdit d'écrire ici.
La fine fleur de Londres papillonnait devant lui, l'ignorant royalement et a grand bruit, lui qui prenait racine dans ses vertiges.
Il lui faudrait plusieurs minutes pour reprendre pleinement conscience et rempoter l'arbre de ses pensées fourmillantes, éparpillées par les coups reçus et les chocs perçus. Comme seul fruit de sa cueillette d'information, son seul pourboire fut une tornade de gnons en pleine poire. Bien fait pour sa pomme lui aurait-on dit chez les sorciers. On ne s'occupe pas des affaires des moldus sauf d'avoir l'esprit tordu.
C'était sans doute son cas.

Les hommes de main de Nexus Industry l'avaient eu lourde. Il faut dire qu'Edward, premier fautif, avait commis la bourde. Ne répétait-il pas sans cesse, qu'il ne faut laisser de traces ? Il fallait qu'il confesse qu'il en avait semé en masse. Remontés jusqu'à la source du hack, ils l'avaient sévèrement mis en garde sans lui laisser le temps de lever la sienne. Et avant qu'il ne se braque lui avaient - vraiment toute une harde ! - rappelé sur le champ sa condition plébéienne.
Adieux idéaux révolutionnaires,
Adieux rêves inter-planétaires,
Bonjour aux maux de crânes,
Et aux migraines en filigranes.

Bref, Edward Blake était pitoyablement avachi sur le sol au milieu des débris encore chauds de son ex matériel de run.
Les hommes en costumes et lunettes de soleil l'avaient choppé dans l’entrepôt puis embarqué dans une grosse cylindrée noire tirée d'un mauvais film du début du millénaire. Ils l'avaient ensuite copieusement malmené avant de l’éjecter dans le parc à l'aube. Une façon peu civilisée mais efficace de lui faire comprendre que la prochaine fois qu'il serait pris à tenter de fouiller dans les serveurs de Nexus Industry, ce n'est pas dans un parc, mais dans une dalle de béton qu'il finirait.
Sort peu enviable s'il en est.

Evidement, en tant que sorcier Edward pourrait s'en tirer en quelques sorts. Mais qu'en serait-il des réactions des aurors ?
*Ces mange-m**de feraient mieux de s'occuper des mange-morts* pensa le jeune homme en se relevant péniblement.
Il commença alors à essayer de sauver ce qui pouvait l'être dans ce champs de ruines. Rien sans doute. Le datadisk était grillé et son Ultrakey éparpillées aux quatre vents. Ne restait que des morceaux de métal et de câbles épars, encore fumants pour certains.
Alors qu'il s'épuisait à sa déshonorante besogne, le bruit d'un sac qui choit suivit d'une interjection colérique le tira des sombres pensées qu'il ruminait intérieurement.

« Bordel mais c’est quoi ça ! »

Un homme assez jeune, à peine plus âgé qu'Edward semblait-il, étirait son corps svelte sur le sol comme une ombre sous le soleil de décembre. Le maladroit n'avait certes pas volontairement de s'étendre et faisait bien entendre son mécontentement.
Mais voici que s'un pas décidé il fonçait sur Edward après l'avoir jaugé d'un regard.
*Et m**de ! Mais qu'est-ce qu'y m'veut c'uila. Encore une put**n de journée...*
Pour sûr, le type allait lui réclamer des frais de blanchisserie ou autre. Edward se demandait quel genre d'optimisme le poussait à n'avoir pas totalement perdu foi en l'humanité.

« Hey dites vous ! Vous faites quoi là ? » le harangua l’échalas.

*Bah je fais mon marché, comme vous vos étirements, ça coule de source non ?
Co***rd va !*

Décidément les gens étaient vraiment des enfoirés. Peut-être que les sorciers avaient raison de ne pas se révéler aux moldus après tout. Enfin... la stupidité était également répartie entre moldus et sorciers d'après l'expérience d'Edward.
Pourvu que le gars ne commence pas à vouloir aller chercher les flics ou les vigiles du parc. Edward avait bien d'autres urgences à gérer.

Prenant sur lui pour ne pas sortir la réponse qui lui brûlait les lèvres, mais faire preuve d'un peu plus de diplomatie, Edward se força - de façon assez convaincante si l'on est aveugle et sourd - à sourire d'un air affable : «Salut camarade, comme tu peux le constater, je fais un puzzle avec mon matos.
J''adore les puzzles.
J'espère que tu ne l'a pas tout chamboulé en marchant dessus !»

L'humour absurde était l'arme favorite d'Edward pour se sortir des solutions délicates. la plupart des cas, soit l'interlocuteur partageait cet humour particulier et se déridait, soit il restait simplement pantois et oubliait pourquoi il était en colère ou autre un instant. La plupart du temps. Le reste du temps... Edward préférait ne pas y penser bien que son œil et sa tempe le lançaient furieusement, comme pour lui rappeler que la dernière tentative avait pathétiquement échoué. Les armoires à glaces de Nexus Industry ne partageaient pas son humour, c'était une certitude.
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Elias Baxter
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Elias Baxter, Lun 20 Mar - 14:50


Il s'était pris un bon cognard, au jugé du premier regard. Mais sous ce visage tuméfié se devinait encore la fougue d'une jeunesse révoltée. L'attention du sorcier s'arrêta sur la paire bleue glacée qui le vrillait de la tête au pied. Pour sûr qu'il avait l'oeil perçant ce type. Un regard qui vous prend aux tripes. « Salut camarade. Comme tu peux le constater, je fais un puzzle avec mon matos. J'adore les puzzles. J'espère que tu ne l'a pas tout chamboulé en marchant dessus ! » Les mots piqués d'ironie firent fendre les lèvres d'Elias en un fabuleux sourire. « C'est bien ce qu'il me semblait ! Vu de loin je dirais que c'est un mille pièces, au moins ! Voulez un coup de main ? Quoi que vous avez l'air d'avoir déjà vécu ça hein... » Il jeta un doigt en l'air qui pointa la joue du type avant de s'en retourner à sa poche.

Si le regard de l'homme avait accroché l'attention d'Elias au premier abord, il ne remarquait qu'à présent que celui-ci sortait des normes de l'anglais typique qu'on pouvait croiser par là. Il avait des cheveux bruns qui descendaient jusque ses épaules, il aurait aisément pu s'en faire une queue de cheval et jouer les samouraïs dans un film japonais. Et puis il avait une tenue, on aurait qu'il sortait tout droit du siècle dernier. Une veste en cuir marron par-dessus une chemise ornée de motifs qui aurait fait pâlir ce bon vieux Lagerfeld. Elias ayant grandit en orphelinat avant d'entrer à Poudlard, on pouvait presque dire qu'il avait grandit en uniforme. Résultat, il ne portait pratiquement que du noir, et les formes sophistiqués n'atterrissaient jamais dans son armoire. Les seules fois où l'homme se permettait de la fantaisie était pour les grandes sorties. Sans doute qu'il ratait quelque chose. Ce gars là il en jetait comme ça, au premier regard. Il avait envie de lui payer un café, d'écouter ses histoires.

De toutes façons, y avait un fil rouge de dessiné là, devant lui. Il le voyait bien. L'avion qui faisait sa promotion, boîte de métal qui décolle et s'envole, et là d'autres métaux et ce gars un peu marteau. C'était comme une chasse aux trésors, avec au bout une belle mine d'or. « Dis, je te paye un verre ça te dit ? J'ai l'impression que tu passes une sale journée. Et moi j'm'ennuie. » Et pis l'mille pièces il était pas près d'être fini, pour sûr. Elias faillit ajouter quelques mots, évoquer le Chaudron Baveur, avant de se rappeler d'où il était. Il savait même pas si le type était un sorcier. Même, il savait pas son nom. « Moi c'est Elias au fait. »
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Edward Blake, Jeu 13 Avr - 12:28



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Ce type avait du répondant. Et du bon !
Pris à son propre piège au presque, Edward ne s'attendait pas vraiment à ce qu'on lui réponde sur le même ton. Mais à bien y réfléchir, c'était plutôt une bonne chose. Le gars proposait même de l'aider à ramasser son bazar ! Un bon samaritain de si bon matin ? Et aussi un coup à boire ? Ce n'était assurément pas un hasard !
Pas superstitieux pour un sous, mais super-assoiffé et sans sous, c'est sans soucis que ce coup-ci il acceptait le coup. Aussi, quel qu'en serait le coût à l'issue, il hisserais le coude et boirait la coupe jusqu'à la lie ou l’hallali.

Pour la première fois de la journée, un sourire s'étira sur son visage, que la douleur se rappelant à lui transforma sans grâce en grimace. Grimé en bouffon avec ses ecchymoses et son rouge à tronche qui lui coulait de l'arcade en cascade, il se dit aussi qu'un brin de toilette lui ferait le plus grand bien.
*De l'eau sur la gueule, de l'alcool dedans. Voila ce qu'il me faut !* se réjouit-il intérieurement, tandis que ça conscience lui disait expressément que l'inverse eu été bien plus judicieux pour désinfecter ses plaie et le réhydrater. Mais, sourd à ses ternes recommandations internes, c'est un peu gourd qu'il répondit :
« Merci pour le coup de main mec, mais je pense que ce puzzle attendra un autre céphaloclastophile. Pour ma part je me suis assez fait fracassé le crâne aujourd'hui pour vouloir m’acharner sur ce casse-tête.
Par contre j'accepte avec plaisir ta seconde proposition ! j'm'apelle Edward, mais tu peux m'appeler Ed'. »

Il avait naturellement tendu sa main, maculée de terre, vers Élias, qu'il s'empressa de frotter contre son jean pour la décrasser un peu, en vain.
« Tu dois sacrément te faire chier pour offrir un coup à un tocard comme moi. Qu'est ce que tu fais pas de beau dans la vie ? J'te suis pour le verre, allons-y. » finit-il en s'interrogeant sur les motivations de son partenaire de boisson à venir.


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Re: Les ponts de Londres

Message par : Elias Baxter, Mar 2 Mai - 16:01




Le regard s'illumine, la connexion se crée. Un nom échappe au type qui vient serrer la main d'Elias. « J'm'apelle Edward, mais tu peux m'appeler Ed'. » Heureux de délaisser le puzzle incongru, et tout dédié à l'homme du dit casse-tête en dur, le sorcier voit ses lèvres se fendre d'un sourire. « Tu dois sacrément te faire chier pour offrir un coup à un tocard comme moi. Qu'est ce que tu fais pas de beau dans la vie ? J'te suis pour le verre, allons-y. »

A la bonne heure ! Elias vint frapper d'une main amicale l'épaule du jeune homme avant d'enjamber le métal pour s'en retourner sur le sablonneux chemin. Direction le Galway, un bon bar irlandais de bonne bière brassée. « J'fais un peu d'tout, m'enfin surtout d'la grande cuisine tu vois, de la chimie. J'fais buller des élixirs avec des composants un peu bizarroïdes pour faire des trucs encore plus bizarroïdes. » Il avança une main au hasard devant lui. « Par là c'est l'Galway, tu connais ? C'est un bar bien sympa pour les tocards il parait. »

Mais le mec il avait pas l'air d'un tocard. Il avait le regard hagard, mais vif, de longs tifs et un style intimiste un peu oisif qu'attirait l'oeil des passants à l'improviste. Lui oui, l'était un tocard bien natif. Mais l'Eddy là, il était intriguant, avec son puzzle à mille pièces et son vocabulaire fringuant. « Et toi Ed, c'est quoi ton truc ? Céphaloclastophile, ça j'avais saisi, mais alors les gants de boxe tu les enfile à quel moment ? » Il désigna les drôles de boursouflures sur le visage de l'autre, qui viraient orange sanguine, voire même sur une teinte bien violine.
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Message par : Temperence Black, Lun 5 Juin - 21:51


Un problème ?:
 


Attrape-la si tu peux

With Sean Balor


Envie.

Envie de lâcher prise. Envie de sortir. Envie de s’amuser. Envie de quitter la Terre le temps d’une soirée. Envie de rejoindre la lune et les étoiles. Envie de tout. Envie de rien.

Elle marchait dans ce corridor où se trouvait une porte rouge. Elle voulait sortir de la maison mais la peinture de la porte était brillante. La peinture n’était pas peinture. La peinture était sang. Puis elle poussait la porte. Elle savait qu’elle ne devait pas mais elle poussait cette foutue porte recouvert de sang et là, l’horreur s’étalait face à elle. Tous ces corps sans tête, ces poupées du diable. Une marre de sang au centre de la pièce, une chaise en son centre. Quatre murs et une fenêtre. Le long des murs : des chaises. Plein de chaise. Sur chaque chais : un corps sans tête. La fenêtre était salle et un reflet s’y voyait, le reflet trouble de Temperence tout de blanc vêtue. Elle était pieds nus et la robe était légère et tombait jusqu’au dessus de ses genoux. Les manches glissaient le long de ses bras. Elle avait froid, Temperence était frigorifiée et apeurée. Une présence. Une personne se tenait dans son dos. Un doigt s’enfonça dans son dos pour la faire avancer. Elle avançait, une nouvelle fois elle était manipulée comme une marionnette à qui l’on pouvait tout faire faire. Brusquement, deux mains se posèrent sur ses épaules et la retournèrent en la faisant s’asseoir sur la chaise. Puis elle releva le regard. Elle croisa son regard. Un regard qui fit naître une grimace d’horreur sur son visage de poupée. Puis la mort. Elle aperçut la mort avant de sentir son cou se disloquer petit à petit, engendrant une douleur abominable dans tout son être.  

En vie.

Temperence était en vie et allongée dans son lit. Le dos trempé de sueur après avoir fait une nouvelle fois ce cauchemar. Ce cauchemar persistant rythmant ses nuits depuis plus d’une semaine. Ce cauchemar qu’elle connaissait mais qui lui faisait toujours aussi peur. Un coup d’œil vers sa montre et elle vit qu’il n’était qu’une heure du matin. La veille, elle s’était couchée à l’heure des poules et la voila qui n’avait pas besoin de dormir enfin, elle ne trouverait pas le sommeil avant un bon bout de temps.

Elle se leva et vira ses draps trempés de sueur pour les mettre dans la corbeille à linges sales. Elle attrapa une serviette éponge au passage et prit une douche froide. L’eau ôta toutes traces de sueur et détendit ses muscles tendus. Cela eut aussi pour effet de remettre ses idées en place et de finir de faire s’évanouir son sommeil. Ce fut parfaitement éveillée que la brunette sortit de sous le jet d’eau froide. Elle s’enroula dans son drap de bain et sortit de la salle de bain. Elle ouvrit grand la fenêtre et resta devant. Le vent frais fouettait son visage pâle avec ardeur et l’eau perlait le long de son buste partiellement découvert.

Les nuages cachaient le ciel et les étoiles mais la brune n’avait pas envie de retourner se noyer dans se rêve sanglant. Elle attrapa des affaires et laissa tomber la serviette au sol. Elle s’habilla rapidement, enfilant un simple slim avec une paire de chaussures citadines, un t-shirt sombre et une veste de jogging. Elle attacha ses cheveux en un chignon flou d’où s’échappaient quelques mèches encore humides. Elle tira une petite bourse de son tiroir et l’enfonça dans sa poche avant de passer par la fenêtre.

Sa baguette à la main, elle crapahutait dans l’arbre jusqu’à ce que ses pieds touchèrent le sol. Mission 1 : réussite. Le plus dur était fait, maintenant, elle pouvait passer sans problème les grilles de chez elle et laisser la nuit l’engloutir avec ses démons et ses cauchemars.
La brunette marchait. Elle marchait sans but, laissant ses pas la guider. Elle montait dans les premiers bus venu et déambulait dans les rues de la ville telle une âme en peine, une fille perdue... Des hommes l’accostèrent mais elle fuit à chaque rencontre qu’elle jugeait trop mauvaises, c’est-à-dire à toutes ses rencontres nocturnes. Elle n’espérait pas croiser une seule âme saine d’esprit, à cette heure tardive, le monde était plutôt corrompu par l’alcool et la drogue.

Elle se laissa guider par ses pas errants jusqu’à un quartier donnant la chair de poule. Les immeubles étaient sales et l’air empestait les urines et les poubelles. Un jolie quartier très rassurant pour une petite fille innocente. Ironie. Temperence rentra alors dans un bar, un pub presque vide. Un vieux moldu dormait au bar, le nez dans une chope de bière, d’autres discutaient tranquillement de la pluie et du beau temps comme si c’était le genre de discussion à avoir à deux heures du matin. Un coup d’œil rapide sur l’écriteau lui fit savoir que le pub ne fermait ses portes qu’à quatre heure du matin. Foutue pour foutue, la brunette s’assit au bar et commença à boire.

« Hey... Un whisky s’il vous plait... »

« Pas d’problème ma p’tite dame, j’vous apporte ça dans la s’conde. »

L’homme à la barbe de trois jours et aux dents trop blanches pour être naturelles lui apporta sa commande. Il annonça directement la couleur, demandant de payer verre par verre avant que la soif ne prenne le dessus sur le porte-monnaie. Elle tendit à l’homme les pièces qu’il lui demandait et son butin dans les mains, il partit faire sonner la caisse enregistreuse pour renflouer sa caisse. Pas de carte d’identité demandée. Soit il s’en tapait, soit il la vieillissait. Du moment qu’elle se taisait, elle pourrait picoler un bout sans problème alors elle pouvait bien en profiter puis il n’y avait personne pour le lui faire remarquer.  

Un whisky. Puis un deuxième. Un get. Une suze. Elle buvait et laissait les vapeurs de l’alcool lui monter à la tête, brouiller son esprit jusqu’à laisser disparaître les dernières traces du rêves cauchemardesque qui s’était plu à pervertir son esprit.

Assise au comptoir, la brunette ne touchait plus à l’alcool. Elle était déjà bien assez ivre. Elle n’était pas saoule, loin de là mais elle avait tout de même suffisamment de boisson dans le corps pour se payer une migraine le lendemain matin. Elle était juste joyeuse. Un petit peu trop joyeuse mais pas suffisamment pour être considérée comme un réel danger.
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Sean Balor
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Sean Balor, Ven 23 Juin - 16:34







Attrape-la si tu peux

Une journée de plus, une journée de plus de finie, de passée. Lorsqu'enfin l'homme fut sorti de sa caverne ministérielle il remplissa ses poumons d'un air impur qui lui brulait les poumons, la bonne pollution de Londres. Voilà quelque chose qui ne lui manquait guère à chaque fois qu'il allait s'enfermer dans son lieu de travail partant abattre plus de feuilles de papier à la minute qu'un bucheron abat les arbres. L'encre avait finie par lui colorer les doigts et à lui faire prendre conscience que la journée était passée et qu'il n'avait fait pour seule chose de toute celle-ci que travailler, travailler et travailler. Et on osait dire que les fonctionnaires ne faisaient rien de leurs journées. Détachant sa cravate rapidement il en profita pour ouvrir les deux premiers boutons de sa chemise blanche. Enfin, il était libre maintenant et effleurant son cou nu avec une rare délicatesse le choix fut fait dans son fort intérieur de rendre visite à un bar pour fêter dignement la fin de cette journée et cotoyer cette basse plèbe qui passait sous ses yeux. Si ses grands-parents étaient présents ils lui auraient plus que probablement intimés qu'un de leur descendants ne devrait pas se mêler à tous ces gens mais en même temps pour une fois il allait offrir la présence d'un homme qui valait trois milliards.

C'est ainsi, en pleine nuit, que quittant le lieu du ministère il se fonda dans la masse, marchant naturellement et observant le spectacle de la vie. A deux heures il n'y avait plus grand monde dans les rues de Londres, la plupart des gens simples et suffisants étaient déjà pour la plupart rentrés dans leur agréable petite maison voir leur femme et leurs enfants et probablement même dormaient à l'heure actuelle avec la pathétique idée de vouloir recommencer le lendemain comme si ils s'étaient habitués à l'idée de faire cela tous les jours, comme si un peu de nouveautés, d'aventures dangereuses ne leur manquaient pas, ces gens-là étaient d'un ennuie commun.
Et puis de toute façon il n'avait pas de chez lui, enfin si il vivait avec Tanperine mais les deux se croisaient tellement rarements qu'au final c'était comme si il vivait exclusivement seul. Lui, qui avait toujours eu l'habitude d'avoir des gens avec lui ce mode de vie le laissait fort perplexe devait-il s'avouer.

Un cri de femme, perçant ses tympans, le sortis de son monologue en compagnie de lui-même, quelle espèce de désagréable énergumène venait troubler le paisible calme de cette douce nuit ? Tournant à l'angle d'une ruelle il observa du coin de celle-ci la scène qui se déroulait sous ses yeux : un homme muni d'un couteau semblait menacer une jeune femme qui lorsqu'elle vit le jeune Auror se mit à brailler comme si elle avait vue le diable pour qu'il l'aide. Ainsi pour éviter un terrible mal de crane en bon sammaritain l'Auror se contenta simplement d'un discret #Silencio

sur l'irritante créature traversant tranquillement le chemin pour partir loin de cette ruelle désagréable au possible bien que le quartier ne soit pas forcement plus agréable tant les odeurs et la décoration laissaient à désirer fortement. Néanmoins c'est ici qu'il avait choisi le bar dans lequel il poserait valise. Ouvrant la porte grinçante de l'établissement il observa les lieux. Peu de gens, une odeur mélangeant l'alcool et la cigarette. Pas de doute ce pub sentait la vulgaire parodie d'un pub à l'irlandaise.

- Une guiness s'il vous plait.

Sa voix se fit calme alors qu'il approchait du bar, s'installant tranquillement sur un des tabourets, il envoya l'argent au barman, observant du coin de l'oeil la seule jeune femme de ce bar il foudroya du regard le barman lorsqu'enfin il lui serva son verre en grande partie pour s'être arrêté discuter auprès de ces chers amis à une des tables mais aussi pour servir une gamine qui devait à peine avoir l'air d'avoir 18 ans et encore. Ne serais-ce que malgré tout il était avant tout ici pour se détendre et il ferait l'impasse pour cette fois, de toute façon vu l'état de la jeune femme c'était trop tard pour intervenir.
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Temperence Black
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Temperence Black, Mar 27 Juin - 15:41


L’ivresse touchait lentement le cerveau de la brunette dont la boîte crânienne était plongée dans un léger brouillard. Elle se sentait bien... Trop bien. La tête lui tournait légèrement, juste assez pour la déséquilibrer avec légèreté mais pas suffisamment pour la faire tanguer comme un bateau balancé par la houle océanique.

La musique résonnait dans le bar miteux. Le son tressautait par moment et le néon de l’enseigne s’amusait à grésiller. Elle était dans un chouette endroit bien pourri pour se souler loin des regards. Elle n’allait certes pas se souler la trogne comme une vieille ivrogne mais pour le principe, elle allait juste boire quelques verres pour tuer le temps et la nuit qu’elle allait passer éveillée et non endormie comme il le fallait. Les cernes se dessineraient et elle dirait à ses parents qu’elle venait de vivre une nouvelle nuit d’insomnie et qu’elle avait vu les heures passer en lisant un polar américain à l’écriture si peu soignée qu’on aurait pu se demander quelle maison d’édition avait eu l’idée nullissime de le publier.

Elle mentirait et tairait ce moment d’égarement mais là, elle avait d’autres chats à fouetter et des choses plus intéressantes à contempler avec le regard vide comme cet homme qui venait d’entrer dans le bar. Elle le regarda sans réellement le voir.

Grand. Châtain. Yeux claires. Peau pâle. Chemise laissant apercevoir le haut du torse. Mèche rebelle cachant un œil. Une attitude désinvolte. Un garçon des bas-fond habillé bien trop proprement ? Un gars bien de sorti dans ce pub miteux ? Aucune idée.

« Une guiness s'il vous plait. » Voix rauque. Fatigue d’une journée de travail ou d’une soirée éprouvante.

La brunette regardait un peu partout, son regard vagabondant entre toutes choses constituant le bar délaissé. Une table de billard défoncée à la moquette arrachée. Une borne d’arcade à l’écran pulvérisé et à la manette démontée. Des bouteilles couvertes d’une couche de poussière assez épaisse pour faire un rideau protégeant du soleil. La parquet aux lames abîmées par le temps et l’usure des pieds le foulant sans répits. Un beau capharnaüm qui avait du, par le passé, être un endroit joviale et attirant mais ça, c’était avant, c’était le passé et le passé n’existait pas dans le présent.

Assise, elle observait le vieux barman se déhancher pour servir la guiness à l’homme dont l’allure tranchait avec l’endroit. L’allure de la brunette aussi n’avait rien à voir avec l’endroit. Elle sentait le savon et le parfum, ses cheveux et ses vêtements étaient propres tandis que sa peau pâle contrastait avec l’obscurité du lieu. Elle n’avait pas réellement sa place ici mais mis à part sur les banc de l’école, elle n’avait encore sa place que dans très peu d’endroit.

Elle s’ennuyait et l’alcool s’évaporait avec lenteur de son corps, faisant s’envoler le voile de brume flottant sur son esprit quand elle le vit. Elle vit une chose anormale. Une chose normal dans son monde mais anormale dans le lieu où elle se trouvait. Un morceau de bois. Une tige de bois fine et taillée sortant légèrement d’une poche.

L’alcool, déliant les langues et les esprits, aida énormément la brunette à faire ce geste qu’en temps normal elle n’aurait jamais fait. Tendant la main avec assurance, elle vola le morceau de bois à l’homme et la surprise se lut sur ses traits de poupée aux joues légèrement creuses. Une baguette magique. Elle sentait la magie de l’objet se rependre entre ses doigts. La chaleur coulait le long de sa peau, pénétrant dans ses veines avec délectation et sournoiserie.

« Bois d’orme si je ne me trompe... »


La réplique venait de s’envoler des lèvres de la brunette sans qu’elle ne s’en rende réellement compte. L’ollivendeuse avait reconnu le bois de la baguette magique alors que cela ne faisait pas encore longtemps qu’elle arpentait le sol de la boutique du côté de la vente. C’était amusant de voir la manière dont certaines choses rentraient dans son esprit sans difficultés alors que d’autres choses comme le tableau de Mendeleïev refusaient de s’y incruster.

Temperence garda la baguette dans sa main. Dans ses deux mains. Une main à chaque bout de l’objet qu’elle faisait lentement pivoter pour en observer le moindre plis, la moindre égratignure et la moindre tâche. Un verre d’eau se tenait devant elle mais à côté de la baguette de l’homme, la boisson n’avait pas un trait d’attrayant pour la brunette curieuse et taquine qu’elle était à cet instant de la nuit.
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Sean Balor
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Sean Balor, Jeu 29 Juin - 4:29







Attrape-la si tu peux

Le gout de l'alcool envie sa gorge dans un flot nouveau qui le rafraichit. Heureux d'être enfin abreuvé même s'il s'agissait là d'alcool devait-il avouer qu'il était heureux d'enfin gouter à ce qu'il recherchait. Ses doigts contre le bois miteux tapotaient le bar alors qu'enfin la bière était redeposée contre celui-ci. L'ambiance était vraiment morne mais c'est ce qu'il voulait, un endroit où personne ne parlerait de son travail, de son maudit salaire ou des dernières nouvelles de sa famille sans intérêt et ce lieu se trouvait être parfait en tout point en ce qui concerne cela. Les gens ne parlaient même pas assez forts pour qu'il les entende de là où il se trouvait. C'était donc cela que ressentait feu son père lorsqu'il buvait dans tous ces bars miteux et sans intérêt. Le sentiment d'être seul au monde, de pouvoir réfléchir en face de soi-même tout en prenant une sorte de plaisir étrange à boire de l'alcool.

Sorti de ses rêveries, il observa du coin de l'oeil la jeune femme approcher. Elle était probablement assez saoule pour l'aborder ce qui ne plaisait pas le moins du monde à l'irlandais. Au contraire même cela le gavait profondément qu'une personne saoule veuille lui parler et il ne la vit qu'après plonger la main pour aller chercher sans son accord Sombreval qui pourtant ne demandait rien à personne. Ce ne fut qu'en la voyant qu'il durcit son regard fort mécontent qu'on vienne le déranger et encore plus qu'on lui prenne ce qui lui appartenait d'autant plus qu'il s'agissait là de sa baguette de sorcier, pour une moldue c'était probablement qu'un bout de bois dont il pourrait défendre la présence sur lui avec une facilité certaine mais s'il s'agissait là d'une sorcière alcoolisée qui avait reconnue une bout de bois magique il allait devoir ruser pour la faire taire. Orientant ses lèvres vers un sourire plus ou moins agréable il prit une voix bien plus douce pour discuter avec son interlocutrice.

- Tout à fait, je suis herboriste. Sean Balor, enchantée.

Tendant la main, il observa de plus près les traits de la jeune fille, définitivement elle n'avait pas dix huit ans. Voyant qu'elle semblait plus interessée par la baguette magique que par lui il retira lentement sa main observant Sombreval son regard évoluant en même temps passant de celui d'un être sympathique à quelqu'un de plus froid, sachant ce qu'il veut. Il savait que presser sa chère nouvelle "amie" ne lui apporterait rien de bon mais c'était impossible de lui laisser sa baguette sans dire ne serais-ce qu'un mot. Dévorant du regard bleu azur de ses yeux l'orme il tendit la main doucement vers elle, souriant toujours pour essayer de lui faire comprendre qu'il ne voulait pas lui faire mal juste récupérer ce qui lui revenait de droit.

- Mademoiselle, puis-je récupérer mon bien s'il vous plait ?
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Temperence Black, Ven 30 Juin - 19:43


Ivresse passagère.
Esprit brumeux.
Réactions étranges.
Temperence observait la baguette d’un œil critique. Elle ne pouvait s’empêcher de tirer la grimace à la vue d’une égratignure sur l’objet, une égratignure d’usure sûrement mais une égratignure tout de même. L’homme n’y était certainement pour rien mais l’esprit de Temperence qui, à cet instant était assez peu dans son état normal, amplifiait les dégâts. Elle voyait la rayure et imaginait la baguette se briser suite à un sort demandant trop d’énergie.

« Tout à fait, je suis herboriste. Sean Balor, enchantée. »

Il la prenait pour une truffe là ?
Temperence se sentit blessée intérieurement. Elle avait cramé le fait qu’il soit sorcier mais elle ne dirait rien. Malgré les effluves d’alcool courant dans ses veines, Temperence restait maitresse de ses gestes et de ses pensées, seule sa timidité s’était faite la malle pour laisser une jeune fille audacieuse n’ayant pas froid aux yeux. Les preuves étaient là, elle venait de « voler » la baguette d’un sorcier. Elle allait la lui rendre mais pas avant d’avoir terminé d’examiner l’instrument en bois considéré comme une extension du bras chez les mages.

« Mademoiselle, puis-je récupérer mon bien s'il vous plait ? »

Non. La réponse était oui mais pas tout de suite donc la réponse était non pour l’instant. Les lèvres de la brunette s’étirèrent en un petit sourire. Elle n’avait pas envie de rendre la baguette à monsieur Sean. Si elle lui rendait maintenant, elle n’allait pas pouvoir jouer et elle allait retomber dans l’ennui. Si elle retombait dans l’ennui, les heures sembleraient longues... affreusement longues jusqu’au levé du soleil.

Le sourire taquin et les yeux pétillants de malice, elle sauta du tabouret pour s’approcher de la sortie du bar. Elle avait une idée en tête la brunette et ce n’était pas l’homme qui allait faire de sa nuit une nuit d’ennui, bien au contraire, il allait la divertir jusqu’à ce que le jour se lève.

Le pas chancelant.
L’équilibre sûr mais tanguant.
L’attitude joueuse d’une enfant innocente.
La baguette en main, Temperence envoya un sourire amusé à l’homme en lui envoyant sa réponse. Un « Non, pas tout de suite. » amusé invitant au jeu. A la vue de la carrure de l’homme, il ne lui faudrait pas tout le reste de la nuit pour attraper la brunette à l’esprit dérangé par l’alcool mais la rattraper lui prendrait sûrement quelques heures, trois tout au plus et dans trois heures, le soleil commencerait à faire briller ses rayons sur la ville alors elle rentrerait chez elle, totalement sobre ayant décuvé durant le jeu du chat et de la souris.

« Si tu la veux, attrape-la ! » Voix joueuse et gamine qui disparaît. Temperence venait de sortir du bar, le pas sautillant et le sourire aux lèvres. Sa veste reposait toujours sur le comptoir du bar et la brunette courrait à présent dans les rues malfamées de ce quartier londonien. Elle ne savait pas où elle allait mais elle allait quelque part. Elle allait là où monsieur Sean devrait la trouver mais si il la trouvait, elle irait se cacher ailleurs en attendant qu’il l’attrape pour de bon, mettant ainsi fin au jeu du chat où la brunette jouait le rôle de la souris.

Les pas de la brunette raisonnaient contre les murs de béton défoncés. La lune brillant haut dans le ciel projetait l’ombre aussi féline que reptilienne de la brunette sur le sol pavé. L’ombre dansait. elle dansait sur le sol et apparaissait sur les murs tandis que Temperence avançait vers un lieu encore inconnu. Elle trouverait bien sa cachette, son perchoir d’oisillon avant que le chat qui allait sans doute, du moins elle l’espérait, la poursuivre pour retrouver son bien. Son morceau de bois sans quoi il aurait du mal à vivre s’il ne se servait pas d’invention moldu.

Marchant rapidement, elle arpentait la rue principale, elle trouverait vite. Un coup d’œil à gauche, un regard à droite, une inspection vers l’arrière et elle trouva. Elle trouva son perchoir. Une poutre d’acier dépassant d’un mur partiellement détruit. ce serait parfait comme première cachette, un perchoir digne de l’oiseau de nuit qu’elle incarnait ce soir.

Un saut.
Une traction.
Un fauteuil inconfortable.
La voila hissée sur son trône d’un instant. Un trône peut confortable, certes, mais un trône peu difficile à percevoir dans cette nuit d’oublie dédiée à l’oublie de son rêve cauchemardesque. Assise, la brunette observait un peu partout, lorgnant à droite et à gauche la venue de l’homme qui, lorsqu’il serait assez proche pour attraper la souris, la ferait fuir telle une créature peureuse qui ne voulait se faire attraper.

Le jeu ne faisait que commencer.
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Sean Balor
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Sean Balor, Lun 3 Juil - 1:33







Attrape-la si tu peux

Le temps d'attente augmentait doucement à mesure que la bière du premier ivrogne derrière eux s'écoulait dans un flot d'orge continue, une main tendue vers elle et l'autre qui restait farouchement immobile sur sa cuisse il dévisageait la chataine avec une irresistible envie de lui arracher les deux mains pour récupérer son bien. Néanmoins le regard du barman s'était porté sur lui et elle et il ressemblait à une de ces déjections d'humanités qui observent la vie des autres, malgré tout il fallait être conscient que tenter de reprendre de force la baguette de bois à la jeune femme provoquerait un lot de problèmes fort peu envisageable surtout à cette heure-là, il n'y avait point de chance que le ministère passe l'éponge si par colère il venait à faire quelques sanglants homicides pour une baguette. Ses deux yeux fixés sur le regard de la jeune femme, il prit note de se souvenir de ce visage si, par mégarde, il retombait un jour sur elle. Levant doucement la main qui tenait jusqu'à ce moment-là soigneusement sa position il jeta un regard noir au barman avant de saisir doucement la boisson alcoolisé pour boire observant le sourire qui venait de naitre sur le visage de cette inconnue.

La voyant sauter et disparaitre hors du bar avec son Sombreval, sa main libera la boisson alcoolisée dans un bruit de verre brisée. Saississant une veste trainant sur le bar il essuya rapidement l'alcool qui doucement commencait à imbiber son habit tout en lui offrant la douce odeur de l'alcool, si particulière mais si agréable. Et sous les mots grossiers du barman il sorti en trombe ne lui répondant que par un doigt levé bien haut et l'habit inconnu toujours en main il se retrouvit dehors à humer l'air frais qui différait de celle du bar. Par malchance pour elle, elle était tombée sur quelqu'un qui aimait jouer et aujourd'hui elle allait perdre de façon définitive. Quelques bruits éloignés se faisaient entendre indiquant à l'irlandais vers où aller mais fort heureusement pour lui malgré son manque de connaissances il n'était pas une jeune femme alcoolisée avec un peu de chance un quelconque truand l'aurait arrêté en route et il pourrait finir le travail pour récupérer son bien précieux.

Son instinct réveillé il s'élança bien que la fatigue le gagnait, il ne devait pas avoir dormis depuis au minimum une journée entière bientôt et faire un effort physique ne lui rendrait clairement pas de l'énergie au contraire, tant pis il se débarasserait d'elle rapidement. Ce ne fut qu'au bout de plusieurs minutes qu'enfin le bruit s'arrête à l'entrée d'une ruelle, une impasse. Seule son ombre se projettait sur le long du lieu qui verrait la fin de cette histoire. La ruelle était propre, enfin propre pour une ruelle, quelques déchets trainaient ici et là et des cartons ornaient quelques endroits de ce lieu infame. Il était loin de sa petite maison confortable où Tangerine avait pris soin de tout faire pour qu'ils soient à l'aise. Claquant ses pas un peu plus fort au sol, chaque pas devenant un délice auditif tant cette petite fille l'entendait arriver. Il eut tout de même la gentillesse de laisser une chance à la jeune femme et claquant ses mains, il arbora un léger sourire alors que ses yeux recherchaient à tout endroit la moindre forme de vie.

- Petite Princesse, Petite Fée, je t'offre la chance de me rendre ma baguette. Prend note ma belle amie de ces quelques dires et sort de ta cachette ou je vais devoir te sortir moi-même.
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Temperence Black, Lun 10 Juil - 22:14


Clac clac clac clac...
Des pas pressés aux trousses de la brunette.
Une jeune fille toujours sur son perchoir.
Temperence était toujours assise là-haut, sur sa poutre métallique. Ses pieds se balançaient dans le vide et, tel un métronome frappant la mesure, elle frappait le son des pas réguliers qui devaient appartenir à l’homme qui devait sûrement être à la recherche de sa précieuse baguette, de l’extension de son bras. L’homme semblait joueur, ses pas résonnaient de plus en plus fort dans la rue insalubre, le son rebondissant sur la moindre parcelle de béton. Un claquement transperça l’air. Un applaudissement unique se répercutant en écho le long de l’allée déserte digne d’un film d’horreur de seconde zone.

« Petite Princesse, Petite Fée, je t'offre la chance de me rendre ma baguette. Prend note ma belle amie de ces quelques dires et sort de ta cachette ou je vais devoir te sortir moi-même. »

Petite Princesse ? Petite Fée ? La brunette tira une tête étrange sur son perchoir. Des surnoms elle en avait eu mais rarement une personne s’était amusé à la surnommer de Princesse ou encore de Fée. Elle essaya de s’imaginer dans la peau de ces deux personnages faisant rêver les petites filles mais étrangement, elle n’y arrivait pas vraiment. Temperence se voyait plus comme une poupée façonnée par les anges et dirigée par le diable en personne. Une belle figure masquant un caractère plus démoniaque que gentil quoique... Depuis qu’elle était en Angleterre, elle n’avait réellement désobéi à la loi qu’une seule et unique fois. L’acte n’était pas des plus malins mais étrangement, elle ne s’en formalisait pas tant que ça et puis ce n’était pas comme si elle avait replongé... si ? Une soirée de débauche malsaine après un an de comportement quasi-parfait, ça ne comptait pas réellement. La personnalité qu’elle avait laissé derrière elle aurait fait bien pire en un mois que ce qu’elle avait fait en un an.

De son mirador, Temperence voyait, enfin apercevait, l’ombre de « l’herboriste » se mouvant sur le sol dans des mouvements délicats à cause du lampadaire dont l’ampoule semblait prête à rendre l’âme. Dans la rue, les lumières clignotaient, donnant à cette atmosphère pesante un soupçon de mal être. Pour vivre ici, il fallait avoir une belle force mentale, Temperence ne savait pas si elle se serait aventurée si loin sans la certitude que le sorcier la suivrait. Seule, elle serait sûrement repartie pour Londres, en cherchant son chemin sans jamais quitter la voie principale mais là, elle pouvait se permettre ce petit écart. Elle n’était pas seule, ils étaient deux.

Les yeux levés vagabondant.
D’un côté il y avait l’homme qui n’était qu’une ombre.
De l’autre il y avait les étoiles posées sur le velours noir du ciel.
D’en haut Temperence voyait beaucoup de chose mais elle ne voyait pas tout. Elle voyait l’homme, l’ombre de l’homme semblant chercher du regard l’endroit où le petit oiseau qu’était Temperence pouvait se cacher. Elle pouvait être partout et nul part à la fois et c’était ça qui allait être drôle. La brunette allait devoir être surprenante. Elle voyait certes beaucoup de choses mais elle ne vit pas ce qui se tenait derrière elle. Elle ne vit pas le chat gris bondir toutes griffes dehors pour la faire fuir de la poutrelle qui semblait être le mirador du félin téméraire. Un vent de panique dans le regard et un sursaut troubla l’équilibre de la jeune fille qui chuta.

Elle glissa de son perchoir en même temps que la griffe du chat caressa sa joue avec une douceur sanglante. Une larme de sang coula le long de sa joue tandis que Temperence dansait dans les airs jusqu’à ce que son corps fragile rencontre avec fracas le sol couvert d’éclats de verre. Le « bang » sonore d’un corps tombée à la dérive venait de résonner d’un bout à l’autre de la rue. La brunette devait faire vite pour fuir et se trouver un nouveau perchoir. Le raffut qu’elle venait de faire allait attirer l’homme jusqu’à sa position et si elle ne dépêchait pas, elle allait se faire attraper mais ce n’était pas là le désire de l’oisillon de nuit qu’elle était à cet instant de sa vie.

A peine fut elle sur ses deux jambes, qu’elle sauta par dessus les bris de verre avec une délicatesse féline pour aller à la recherche d’une nouvelle cachette qui, cette fois-ci, ne serait peut-être pas habitée par un chat ou une autre âme désireuse de garder son territoire. Le pas sautillant, Temperence se déplaçait à pas de danseuse, faisant attention de ne pas se faire remarquer. Si elle avait été maligne, elle aurait détourné l’attention du jeune homme en balançant la vieille conserve traînant à ses pieds mais non, prise dans l’euphorie de ce jeu enfantin aux allures malsaines, elle préférais être joueuse et prier pour qu’il essaye réellement de l’attraper.

Pas de danse vivace.
Un regarde jeté vers l’arrière avec dans les yeux des étoiles de malice.
Une voix joueuse et taquine crevant le silence.

« Je vous laisse jouer mon bon monsieur. Venez. Venez donc m’attraper. Pour récupérer votre baguette monsieur le chat, il vous faudra faire sortir de sa cachette la souris que je suis... »

Aussitôt qu’elle s’eut tue, Temperence traversa avec prudence la grande rue, traversant devant l’homme, à une dizaine de mètre au devant de lui. La brunette s’arrêta et salua le sorcier en inclinant le buste, un sourire aux lèvres qu’il ne pouvait sûrement pas voir. L’action se déroula rapidement, aussitôt le salut fait, Temperence s’envola pour une nouvelle cachette à l’abris du traqueur qu’était l’homme répondant au nom de Sean Balor.

Elle traînait, le regard vif à la recherche de la moindre cachette. Ici. Ce serait ici qu’elle se cacherait pendant quelques instants. Rentrant par la fenêtre sans carreau, Temperence fit de la pièce sombre et inconnue son nouveau mirador. L’intérieur sentait le pourri et l’humidité mais elle n’était ici que pour une dizaine de minute tout au plus. Baissant ses arrières, le regard rivé sur ce qui se passait à l’avant, sur l’ombre mouvante de l’homme du sorcier, Temperence ne vit pas l’ivrogne couché dans le canapé rongé par la crasse de l’endroit. L’homme respirait mais le son était étouffé par le coussin dégelasse.
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Sean Balor
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Sean Balor, Jeu 20 Juil - 20:19







Attrape-la si tu peux

La froideur de la nuit transperçant les vêtements ministériels et lui léchant la peau doucement le forçait à bouger régulièrement alors que ses yeux se plissaient à la rechercher de cette diablesse aux yeux emplis d'éclats bleus fascinants qu'il penserait à conserver une fois qu'elle aurait subi le chatiment pour son erreur. Posant sa main le long de la pierre froide il la traina doucement laissant la pierre déformée lui tailler la main doucement, soupirant, son regard se perdait à travers les ombres qui donnaient sens à ce monde de noirceur qu'il avait en face de lui. Où était-elle cette chapardeuse ? De sa seule main non-occupée il retourna en violence le couvercle en aluminium d'une poubelle laissant le bruit se répandre pour signaler à sa cible qu'il était toujours là et prêt à récupérer sa baguette d'une façon ou d'une autre puisqu'elle n'avait point répondu à son offre.

Et puis un miaulement, un bruit de surprise, une femme qui tombe pas si loin de lui. Une vraie princesse qui tombe presque dans les bras de son prince charmant. Un sourire éclairant doucement le visage assombris par la fatigue de l'Auror, il se mit à marcher doucement vers elle, ramenant sa main contre son corps, observant son jouet se relever et repartir rapidement, est-ce que l'alcool la rendait inconsciente ou est-ce que son instinct lui disait de le fuir ? Dans les deux cas elle faisait bien de le fuir et de ne jamais revenir par ici si elle comptait garder la baguette de l'Auror parce que le jour ou il la retrouverait il a découperait en deux pour lui avoir fait perdre son temps et l'avoir empêché de boire pour se féliciter du travail qu'il avait abattu en ce jour. Et elle s'amusait l'inconsciente à peindre son crime en se moquant de lui, lui faisant serrer les dents et se retenir de venir lui sauter dessus pour lui apprendre quel était le prix à payer pour cela.

Même en face d'elle, à plus de dix mètres il plongea son regard dans le sien avec l'impression de se noyer dans ses deux grands yeux bleus à défaut de se noyer dans l'alcool d'une boisson et passant à travers la rue sans prêter attention à la voiture qui quelques mètres plus loin klaxonnait pour lui dire de quitter la route et qui commençait déjà à freiner dans un crissement de pneus effroyable à entendre. Néanmoins l'Auror atteignant l'autre côté de la rue il ne prêtait déjà plus attention aux insultes quelconques du chauffeur, trop concentré sur la petite brune qui se promenait quelques mètres devant avant de disparaitre à l'entrée d'une fenêtre de ce quartier pourri et sans intérêt. Avançant d'un pas lourd pour faire monter la pression, bien qu'il se doutat que la seule pression chez la jeune femme était celle qu'elle avait ingurgitée, il vint doucement en se collant au mur jusqu'à l'endroit où la jeune femme avait élu domicile avant de brusquement venir à la rencontre de la brune, l'observant droit dans les yeux et lui offrant un baiser, un baiser de la mort avant de la repousser violemment pour la faire disparaitre dans l'ombre. Passant à travers ce qui fut une fenêtre il en profita pour ramasser un objet tranchant, gardant un sourire presque invisible.

- Et la grenouille se transforma en un charmant prince qui rejetta l'imbécile qui croyait encore à l'amour, la forçant à vivre éternellement dans la nuit noire, loin des hommes et des femmes de son monde et ne devenant plus qu'une ame érrante dont le seul salut était l'arrivée chaque nuit de la douce Morphée.
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Temperence Black
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Temperence Black, Ven 28 Juil - 10:56


Bruits de pas de plus en plus proches.
Odeur pestilentielle à l’arrière goût amer.
Silence troublant.
La peur commençait  à s’emparer de la brunette. Il était là mais où ? Elle le savait non loin d’elle et son regard, lorsqu’elle s’amusait à le regarder droit dans les yeux. Un regard qui vous aurait tuer un mort déjà enterré depuis des lustres. C’était rare mais oui, à cet instant la brunette avait peur et lentement ce sentiment prenait le dessus sur l’amusement qui s’était emparé de son être lorsqu’elle était encore assez ivre pour s’en prendre à la baguette du pauvre homme sans raison valable si ce n’est un intérêt certain pour son bout de bois magique, l’extension du bras de tout sorcier.

Là, debout non loin de ce mur, elle observait tout ce qui se passait, tendant l’oreille au moindre bruit retentissant dans la nuit obscure berçant le lieu qui devenait de plus en plus impressionnant et gênant. Lentement le stresse montait en elle tandis que l’homme, le dénommé Sean, semblait s’être évanouit dans l’obscurité pour mieux attaquer la proie peu difficile qu’était la jeune fille. Il était comme le chat lorgnant sur la souris, attendant avec patience qu’elle fasse le moindre faux pas pour bondir toutes griffes dehors et lui arracher son dernier souffle d’une coup de croc sanglant.

Tapie dans l’ombre, elle attendait. Elle n’avait que ça à faire. Attendre avec patience et peur. Dans son esprit des plans se formulaient, des plans offensifs pour se sauver si jamais l’homme sortait de nulle part pour lui faire payer ce vol naquit d’une lubie de jeune fille ivre ayant laissée tomber son enfance bien trop tôt pour ce plonger dans le monde des grands.

Le souffle court et les sens à l’affut.
Saut dans l’ombre et l’homme apparaissant enfin.
Regard haineux et baiser fougueux.
Des lèvres. Une paire de lèvres douces et chaudes se posant avec rage sur celles de la jeune fille. Elle était déconcertée par ce baiser sorti de nulle part. Que dire ? Que faire ? Comment réagir ? Les lèvres du jeune homme brûlèrent celles de la jeune fille dans cet endroit qui semblait pouvoir tout accueillir même ce baiser au goût de haine. Sous la surprise de l’acte, il fut simple pour l’« herboriste » de la faire chuter au sol, la faisant traverser les vestiges d’une vitre pour chuter sur elle, la maintenant au sol sous son corps, un bout de verre et un sourire malsain accroché au visage.

« Et la grenouille se transforma en un charmant prince qui rejeta l'imbécile qui croyait encore à l'amour, la forçant à vivre éternellement dans la nuit noire, loin des hommes et des femmes de son monde et ne devenant plus qu'une âme errante dont le seul salut était l'arrivée chaque nuit de la douce Morphée. »

Voix froide et soupçon de folie. A cet instant, la brunette avait peur de la mort. Elle ne savait ce que l’homme était capable de faire et elle se rendit compte à ce moment précis qu’elle n’aurait peut-être pas du le prendre lui pour cible sans raison particulière. Qu’elle aurait mieux fait de ne pas boire ces verres et de rester chez elle ou à flâner dans les rues de la ville pour tuer le temps qui devenait de plus en plus long durant ces nuits de vacances estivales.

Le tesson sous les yeux, la jeune fille dont le taux d’alcoolémie semblait être revenu, les molécules d’alcool disparues de son organisme, offrit un sourire à l’homme. Elle laissa un sourire doux se dessiner sur ses lèvres, le sourire protecteur qui dessinait souvent cet arc de cercle sur son visage de porcelaine. Un rayon de lune éclairait son regard avec délicatesse, rendant le bleu de ses yeux plus profond qu’il ne l’était déjà, l’accentuant pour inciter les gens à se noyer dans le bleu tendre et sombre de ses iris couleurs abysses.

Levant lentement la main vers celle du jeune homme tandis qu'elle s'asseyait à terre, elle laissa glisser ses doigts fins sur les jointures masculine, tirant sur le bras pour rapprocher le tesson de son visage. Elle jouait avec le feu et elle le savait mais elle ne pouvait rien faire d’autre mis à part le laisser aller au bout de ses gestes et quelque chose lui susurrait au creux de l’oreille que ce ne serait pas en le suppliant d’épargner sa vie de petit bout de femme qu’il s’en irait la tête haute et le torse bombé d’avoir battu la brunette à son propre jeu de cleptomanie non-voulue, à ce jeu du chat et de la souris dans la nuit sombre de l’oubli.

« Faites donc mon bon monsieur. Laissez donc ce morceau de vitre brisée caresser avec effroi et sans pudeur, la douce peau de mon visage ou de ma gorge. Faites donc cela sans craintes de vivre à votre tour dans une nuit perpétuelle entre les murs d’une prison abandonnée sur un rocher... »

Le geste lent et la voix douce. Le regard plongé dans celui de l’homme, elle déposa avec une délicatesse surhumaine le côté tranchent de cette lame de verre contre la peau de sa joue, fermant brièvement les yeux à ce contact fragile et impétueux.

La valse nocturne se jouait sans gêne dans ce bas monde. La valse de la mort après le baiser de la faucheuse. Temperence ne savait pas réellement ce qu’elle faisait, misant sur son attitude changeante pour déstabiliser suffisamment le jeune homme et faire en sorte qu’il relève la dague translucide de sa peau qui laissait apparaître avec subtilité ses veines bleues et discrètes.

Prête à accepter les assauts de l’archange de la mort, le calme régnant dans l’endroit fut coupé par un bruit de verre que l’on brisant avec force. Des éclats volent dans l’air tandis qu’une voix d’alcoolique assumé s’élevait dans les airs pour rompre la valse mortuaire se jouant sous les rayons de lune. « Mais qu’foutez vous là les rejetons ? Vous v’lez crever à grand coup de pied d’biche dans la gueule ? T’façon, z’avez pas le choix... » L’homme s’approchait d’eux, la voix du quadragénaire crevant les tympans et son haleine nauséabonde emplissant l’endroit malgré la distance les séparant. Elle ne le voyait pas. Il était avalé par la nuit. Il était la nuit et le corbeau qui, d’un coup d’aile, allait pouvoir tuer le duo d’étrangers dans ce lieu infâme, sans projecteur pour les laisser sombrer dans l'oubli.
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Rosie Peltz
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Re: Les ponts de Londres

Message par : Rosie Peltz, Mer 6 Sep - 17:01


| Tour de Garde. RPG unique. |

Elle posa ses coudes couverts de la toile rose d’une chemise sur la rambarde rouge vif – mais dont la peinture s’écaillait sur la fonte – du pont de Vauxhall.

Il y avait tant de monde sur les trottoirs de Westminster qu’il lui a fallu attendre le taxi un certain temps. Comme cela était différent de l’accueil joyeux d’une ville, de Londres, de cette ville dont elle surtout attendait tant, qu’elle désirait tant fouler continuellement, creuser par un simple mouvement autoritaire du bras – qu’elle aurait manié tel un sabre arabe – des tranchées immenses entre les immeubles en pierre de Bath et d’où saigneraient des flots de pièces d’or. Sa ville dont elle était, selon elle, l’ambassadrice et presque la princesse de telle sorte qu’elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la déception à s’y voir perdue soudain dans la foule, aux prises avec ces minimes désagréments, si insupportables à la longue, dont elle espérait que son seul mépris de classe protégerait.

La chemise en toile rose portait un col américain, aux boutons détachés, si large et négligé que l’on aurait pu croire à un papillon rose posé sur le giron. Rosalynn remonta ses petites lunettes rondes, remit derrière son oreille une boucle de cheveux et afficha un sourire mutin qui semblait taquiner la luxure.
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Re: Les ponts de Londres

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 Les ponts de Londres

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