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[Habitation] Purple Spirit
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Theophania Fitzgerald
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[Habitation] Purple Spirit

Message par : Theophania Fitzgerald, Jeu 2 Juin 2016 - 22:26


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Voici l'habitation (Appartement) d'Elysion Stella
Elle peut y poster dès à présent.

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Dernière édition par Theophania Fitzgerald le Ven 3 Mar 2017 - 16:35, édité 1 fois
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Elysion Stella
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Elysion Stella, Sam 4 Juin 2016 - 17:53


Purple Spirit, allez savoir pourquoi ce nom a plut à Elysion. Est-ce à cause du symbolisme lié à la couleur violette ? Après tout, elle symbolise le rêve, la paix,la délicatesse, paix, amitié et méditation même si ça serait surprenant que cet endroit ait été nommé ainsi à cause de ces significations positives. Il est fort probable que son nom renvoi à la solitude et à la mélancolie qui sont aussi des facettes de cette couleur. Elle ne savait rien de l'histoire de l'ancien locataire et de ses voisins : en avait-elle ?

Cela n'avait pas trop d'importance, cet endroit conviendra parfaitement à ses besoins. C'est pourquoi avec l'aide de sa nouvelle baguette, elle commença son emménagement. Il fallait se débarrasser des toiles d'araignées, poussières et débris visibles mais en quantité moindre par rapport à ce qu'on pourrait s'attendre d'un appartement se trouvant dans l'Allée des Embrumes.

Après plusieurs coups de baguettes et aller-retours, l'appartement semblait enfin prêt à accueillir les quelques meubles qu'elle avait pu amener dans sa vieille malle d'étude -toujours en bon état après tout, elle ne l'avait depuis que ses onze ans et elle n'avait pas trop voyagé avec. Celle-ci contenait des habits moldus, sorcières et quelques meubles rétrécis de ancien appartement d'étudiant. Heureusement qu'elle avait pensé à la confier à son meilleur ami avant d'être retourner voir ce que lui voulait sa famille... Chassant ces pensées, elle commença à meubler son petit appartement composé d'un petit salon avec une cheminée, d'un petit coin toilette, d'une petite cuisine fonctionnelle et d'une chambre.


-C'est bon je pense....souffla-t-elle en s'asseyant sur son canapé après avoir rétréci sa malle contenant encore quelques affaires et l'avoir mise dans sa poche.

Une décoration dans ce style là et assez moderne (avec des pièces de dimensions plus réduites):
 
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 4 Juin 2016 - 23:31


J'inaugure donc ton sujet avec ce premier rp ! :D

Suite logique de ce rp

Brume de l'esprit. J'sais vraiment plus où j'suis.
J'ai marché dans le rues. Vu des gens aller et venir, rire. Rentrer de soirée, totalement ébouriffés, débraillés, faisant du bruit, criant sans même s'en rendre compte.
Les bus qui assurent des trajets de nuit. Jusqu'à telle heure. Courir pour avoir le dernier et ne pas rester planté sur le trottoir. Faire de grands signes maladroits alors que l'engin à un étage attend patiemment -parce que le conducteur est gentil.
Filles en talons aiguilles qui marchent sans se rompre les chevilles. Au bras de garçons gonflés d'un orgueil insupportable, menton levé qu'on aurait bien envie de frapper juste pour le faire baisser ce foutu visage qu'ils croient si beau.
Ville de lumière, centre agité, touristes dans tous les sens. Partout. Impossible. De passer. Marre.
J'titube.
Londres Moldu.

J'ai donc passé la ville sans la voir. Les gens sont passés sans me voir. Et on vit bien comme ça.
J'sais pas comment, mes pas m'ont menés jusqu'au Chaudron Baveur. Y'a du monde même la nuit, à croire. J'suis entrée. Ai pas commandé. J'aurais vomi. Voulais juste continuer ma route. Tracer.
Me suis retrouvée sur le Chemin de Traverse. Rien vu passer. Sais plus trop comment j'suis arrivée jusqu'ici. Mais au moins, là, j'ai l'impression d'avoir mon monde.
Parce que cette nuit, c'est la mienne. Et les Moldus l'ont pas compris. Ou alors c'te fille que j'ai frappée, c'était p't'être pas une Moldue ? En tout cas, elle a pas essayé de me lancer un sort. Et moi non plus.

Déambuler sans but. Sans voir. Pas regarder les boutiques fermées. Ni les rues. Ni les gens. Marcher. Mal de crâne. Stop, alcool, stop ! Disparais ! J'ai l'impression d'être dans un univers brumeux. J'vois plus rien.
Tiens, si. Là, dans cette vitre, je vois mon reflet. Ouh, mon visage a un gros hématome sur la joue, ma lèvre inférieure est ouverte, du sang a coagulé sur mon nez. Pas beau à voir. M'en fous. Rien à foutre. Mer**.

J'continue. Et pis soudain... J'sais pas. Y'a un truc là. Plus de monde. Rues étroites. Pas pareil. Pas d'lumière. Ou si peu.
Je m'arrête. Y'a un truc qui va plus. Pourquoi ? J'suis où ?
C'est pas le Chemin de Traverse ça...
Où j'suis ? Comment j'suis arrivée ici ?
J'sais plus. Me rappelle pas de mes pas. D'où ils sont passés. Comment. Pourquoi. Y'avait pas de justification, tout' façons.

Je plisse les yeux. J'aimerais que la brume de mon cerveau dégage et que je puisse voir clair. Identifier le lieu. Ca sent pas bon du tout ici.
Malgré tout je continue. Une petite voix me dit de faire demi-tour. Mais pas envie. J'l'écoute pas. J'veux savoir où je me trouve.

Soudain, au coin d'une rue anonyme pour moi, une main surgit. Osseuse, forte, ridée. Main d'homme qui me saisit, me plaque violemment contre un mur. Wach... mal... I' veut quoi, lui ? C'est qui ?
D'autres arrivent. Combien ? Aucune idée. Peux plus compter.
Menaçants.
Malgré l'alcool, je comprends ça : ils n'ont pas d'bonnes intentions. Je comprends rien à ce qu'ils disent. Mais lui, là, qui m'tient, il va ma m'tenir longtemps !
J'ai l'impression de me retrouver comme avant, face à la fille que j'ai frappée. Menacée et je dois me défendre.
Je marmonne un truc que moi-même je n'entends pas. Et balance mon poing contre le corps du type.
Moment de surprise mais pas trop long. Réaction immédiate. Il riposte. Visage qui encaisse encore une fois. Lèvre qui s'ouvre de nouveau.
Qu'est-ce que je peux faire ? Leurs voix montent d'un ton et j'comprends toujours pas ce qu'ils veulent.
-Mais lâchez moi, je dis d'un air coléreux.
J'agite mes bras, mes jambes, tout mon corps plaqué contre le mur. Finalement, je réussis à asséner un nouveau coup au type. Plus fort. En pleine mâchoire. Il me lâche pour toucher d'un geste instinctif la partie douloureuse. Je veux m'échapper.
Mais une sorcière m'attrape par les cheveux et je cris qu'elle n'a pas à m'attraper par les cheveux.
Je me sens rageuse. Pourquoi le monde ne peut-il pas me laisser en paix, bon sang ?

Bouillonne, bouillonne le sang, encore une fois.
Je cris encore. Pas de douleur ou de peur. Juste de colère. J'essaie de couvrir de ma voix éreintée les voix des autres qui eux-même haussent le ton. Plus fort, plus fort. Réveillons le quartier !
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Elysion Stella
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Elysion Stella, Dim 5 Juin 2016 - 1:22


Youpi, on rp finalement ensemble pas au 3B par contre Razz
et désolé du cliché de la réplique d'un de tes agresseurs

- Hey poupée ! Tu veux voir ma baguette ? beugla une voix d'ivrogne d'une ruelle non loin.

Refermant son livre sur les addictions, Elysion leva les yeux vers son horloge smiley de couleur bleu nuit qui affichait une mine ensommeillée, c'était normal après tout, il était déjà minuit.

Décidant d'abandonner le livre qu'une dame moldue d'église lui avait donné, elle s'étira et  se dirigea vers sa chambre pour se changer et se coucher. Elle avait l'habitude d'entendre des éclats d'ivrognes qui quittaient l'Allée des Embrumes pour retourner sur le Chemin de Traverse, c'est pourquoi elle comptait aller se coucher en les ignorant.

Cependant, les cris augmentèrent et une nouvelle voix s'ajouta. Une voix de jeune fille. Pesant le pour et le contre, Ely prit referma la fermeture de son sweat et se dépêcha d'atteindre les lieux après avoir soigneusement fermé sa porte.

Se guidant facilement et rapidement grâce aux beuglements qui continuaient à s'intensifier, l'américaine enfila la capuche de sa veste et observa la scène qui se déroulait dans une des nombreuses ruelles sombres et sales de son quartier.

Trois vieil hommes et une vieille femme entouraient une jeunette blonde qui se débattait comme une tigresse pour se libérer de la poigne de la sorcière. Elle ne remarquait même pas qu'elle risquait d'y laisser l'une de ses mèches de miel. Les protagonistes semblaient tous éméchés et aucun d'eux n'avaient pensé à utiliser leur baguette.


*Allez, c'est le moment de faire une bonne action, ta première BA sur le sol anglais...promis, ça sera l'une des rares exceptions*

Silencieusement, elle dégaina sa baguette et après avoir visé la tête de la vieille sorcière, elle lança un puissant #aguamenti qui la fit lâcher prise et se cogner la tête contre le mûr, la sonnant efficacement. Comme on pouvait s'y attendre, les ivrognes ne réagir pas immédiatement à l'attaque, ce qui lui laissa le temps de guider le puissant jet d'eau vers eux. Et tous les projeter au sol, même la jeune fille.

S'excusant mentalement auprès d'elle, elle s'empressa de rejoindre cette dernière et de la relever avec peu de délicatesse afin de la mettre à l'abri derrière elle. Elle voyait bien qu'elle était surprise et perdue mais elle n'avait pas le temps de la rassurer, certains des agresseurs commençaient à reprendre leur esprit et cherchaient leur baguette. C'est pourquoi, elle pointa une dernière fois sa baguette vers eux et lança un glacial :

-#Glacio ! Cela devrait vous remettre les idées en place...*et vous ralentir*

Attrapant la jeune fille, elle se mit à courir et à passer dans différentes ruelles qu'elle avait préalablement repéré. Ainsi, si poursuivants il y avait, ceux-ci ne pourraient pas remonter jusqu'à son habitation. Voyant la blonde commencé à s'épuiser et se sentir mal. Elle décida de faire une pause et de tendre l'oreille : aucun bruit de course ne se faisait entendre, seule la respiration haletante de sa "protégée" résonnait dans le silence de la nuit.

L'observant mieux, elle constata que cette dernière était blessée au visage, au vue des blessures, elle semblait s'être fait frappée deux fois en cette soirée. Une odeur d'alcool fort émanait d'elle à chacune de ses expirations...Elle ne risquait pas de pouvoir ou vouloir me donner son adresse, logique après tout, elle était une habitante de l'Allée des Embrumes. Et ce n'est pas comme si les sorciers possédaient une carte d'identité avec leur adresse dessus et elle ne pouvait pas la laisser seule, elle ne semblait même pas majeure. Décidée, elle se mit face à la jeune fille et lui dit d'une voix douce et lente :


- Je vais te lancer un sortilège de sobriété. Cela te permettra de reprendre tes esprits et après nous irons chez moi, pour que je puisse te soigner et t'arranger avant de décider de la suite. Prête ?


Une fois sûre qu'elle ait assimilé ses paroles, Ely, pointa lentement et sans geste brusque sa baguette vers la jeune fille, comme si cette dernière était un animal farouche. Puis d'un geste témoignant d'une certaine habitude, elle lança #Finite Titilus. Une fois satisfaite, elle rangea sa baguette dans sa manche et fit un signe à la jeune fille de la suivre. Ainsi, si cette dernière préférait la quitter ici, elle se sentirait libre de le faire.

Mais l'anglaise (?) sembla préférer la suivre silencieusement jusqu'à chez elle. Peut-être qu'elle réfléchissait aux événements de cette soirée ? Ou peut-être si elle avait raison de suivre une ombre inconnue qui l'a aidée ? Ne sachant pas ce que sa suivante pouvait penser, elle prit soin de faire plusieurs détours et de revenir sur ses pas : autant pour lui laisser le temps de réfléchir que de lui permettre de savoir ce qu'elle ferait de cette inconnue chez elle. La soigner car elle lui a dit qu'elle le ferait et elle ne dit pas les choses en l'air mais après ? L'amener au Chaudron Baveur pour utiliser de la poudre de cheminette ? La laisser se reposer cette nuit chez elle ?

Elles arrivèrent finalement à destination et Ely la fit monter chez elle. Alors que la jeune inconnue entrait et observait le salon, l'américaine s'absenta dans sa cuisine avant de ramener une collation nocturne. Elle avait peut-être faim ou soif après tout ces émotions ?


- Tu devrais boire de l'eau et remplir un peu ton ventre. Et si tu le souhaites après on passera aux soins. Je connais quelques sorts et j'ai quelques baumes : sorcières et moldues qui accéléreront ta guérison. Si tu es toujours d'accord, bien sûr...dit elle calmement en s'asseyant sur un canapé en lui faisant signe de se mettre à l'aise sur le canapé d'en face...

Ely n'avait donné ni son nom, ni demandé celui de son invitée et contrairement à elle, elle avait gardé son visage couvert et conservait sa baguette à portée : après tout rien ne disait à l'américaine que la jeune fille était totalement innocente et s'est réellement perdue dans cet endroit à la réputation malfamée...
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 5 Juin 2016 - 12:54


Comme quoi, on en revient toujours aux baguettes, hein ? Wink

Quelle sale **** de *** elle va me lâcher, oui ? Et les aut', qu'est-ce qu'i' z'ont là ? Qu'est-ce qu'i m'disent, là ? Ils font quoi, là ?!! Bah qu'ils se dessapent devant moi surtout, faut pas s'gêner ! Quoi, ils veulent que je leur en mettent une, c'est ça ?
Et j'continue de crier à tue-tête qu'ils ont intérêt à me lâcher sinon... J'sais plus trop c'que j'dis et j'ai juste envie de vomir.

Soudain, il s'passe un truc. Je sens la sorcière lâcher ma chevelure. L'instant d'après, je suis projetée en arrière au même titre que les autres tarés. Trempée jusqu'à la moelle. Mes vêtements collent à ma peau.
Oh, c'est qui qu'a fait ça ?
Je veux me relever pour voir qui... et taper la personne si elle me veut du mal. Mais pas l'temps. V'là qu'une main me saisit, me relève brusquement. I' s'passe quoi, là ? C'est qui ? Elle fout quoi ici ? Elle me veut quoi ? J'comprends plus rien !
Je me laisse guider, trainer, je regarde sans voir. J'vois plus grand chose depuis un moment, tout' façons.

Je l'entends parler. C'est une voix de fille. Mais je comprends pas ses mots. Elle dit quoi ? J'en sais rien.
L'instant d'après, elle m'attrape par le bras et m'entraîne dans sa course folle. Une petite alarme intérieure me dit qu'il faudrait que je me méfie. Mais je suis trop faible pour lui résister, de toutes les façons. Je peux toujours crier un peu, frapper dans le vide. J'sais même plus où est rangée ma baguette [HRPG : encore une histoire du baguette...].

On court, court. Pour fuir je ne sais même plus quoi. Envie de vomir. Mal de tête. Arrête, arrête. Stop, là, j'peux plus. Pause.
La fille semble m'avoir comprise car elle s'arrête. Je respire difficilement à côté d'elle. Mes jambes tremblotent. Frissons. Sueur qui colle au front. Et puis le sang sec qui forment une croûte désagréable.
L'inconnue m'observe en silence. Pour ma part, je ne vois que les ombres noires dans une ruelle noire d'une nuit noire. Tout est ténèbres ici. Rien de lumineux. Où j'suis ?

Elle me parle. Je ne saisis pas tout. En tout cas, sa voix est douce et lente. Rassurante. Ronronnante. Berceuse dans un monde violent. Petit cocon.
Elle termine en me demandant si je suis prête. Je ne réponds pas. J'ai même pas compris pour quoi je devrais être prête. Mais tout' façons, rien ne pourra être pire. Sauf si elle décide de me zigouiller au coin d'une rue, tranquille pépère.
Néanmoins, comme sa voix ne parait ni menaçante ni effrayante, je me force à hocher la tête. Qui vivra verra ! Autant essayer, je n'en suis plus à ça près.

Doucement, elle pointe sa baguette sur moi. Woh, elle fait quoi, là ?
Je sens tout mon corps se tendre, prêt à bondir. Mais en même temps, je sais que je n'en ai plus la force. Totalement vidée. Vampirisée. Je ne rêve que d'un chose : dormir.
Alors je reste immobile, attendant mon Destin.
Le sortilège m'atteint de plein fouet. Je ne comprends pas. Ca ne fait rien. Pas mal. Elle n'a pas voulu m'attaquer ?

Peu à peu, la brume s'éloigne, ouvre la voie à la Lumière. Je commence à reprendre pied. Atterrir.
Je cligne des yeux.
Je suis où ?
Mon mal de tête qui s'en va. D'un coup, je sens mon corps qui se déleste d'un poids. Suis un peu mieux.
Le brouillard s'est levé et je regarde avec plus de lucidité la femme près de moi. Je ne sais pas qui elle est. D'où elle vient. Ce qu'elle me veut. Mais je me rappelle toujours sa voix douce, lente. Protectrice.

Elle se remet en route. Me fait signe de la suivre. Je ne bouge pas, regarde autour de moi. Tout est sombre. Et cette fois, c'est pas dû à l'alcool. Il fait vraiment noir.
Elle s'éloigne. Je ne sais pas trop ce que je suis censée faire. Je veux juste dormir. Pleurer. Comment j'en suis arrivée là ?
Alors que la femme continue de marcher, sans savoir pourquoi, je prends la décision de la suivre. Mettre mes pas dans les sien. En silence.

Je ne devrais pas ; je ne la connais même pas. Mais je suis tout de même. Rue, rue, rue... On marche, j'espère qu'elle sait où on va.
Je me laisse guider, yeux rivés au sol. Silence. Muette.
Par flash, des choses arrivent, me submergent. La fille, à Londres. Les coups. La rage. La violence. Et puis... comment ai-je pu agir ainsi ? C'est vraiment moi, qui l'ai fait ? Me suis laissée portée par cette colère et ce sang bouillonnant ?
Comment ai-je pu penser un seul instant pouvoir prendre du plaisir dans la souffrance ? Souffrance d'autrui. Souffrance de moi-même.
Moue. Je me dégoûte. Est-ce vraiment moi qui...

Pensées qui tournent à deux cents à l'heure dans mon esprit. Sais plus où j'en suis. Je ne me reconnais plus.
Et cette femme qui... D'où elle sort ? Pourquoi elle m'a aidée ? Pourquoi elle m'emmène avec elle ? On va où ? Pas dans un coupe gorge j'espère.

Finalement, elle s'arrête. Je manque de lui rentrer dedans tellement je suis plongée dans mes songes. Nous sommes devant un immeuble. Elle m'invite à entrer. C'est chez elle ?
Sans un mot, j'accepte. Consentement muet. De toutes les façons, je n'ai pas d'autres choix. Je ne sais plus comment revenir chez moi. Et je n'en ai plus la force.

Elle me mène dans son appartement. Décoration très moderne. Je reste plantée sur le seuil à regarder, attendant la suite.
La femme revient avec de quoi manger et boire. A nouveau, elle me parle. Cette fois, je saisis tout ce qu'elle dit. Mon esprit est totalement clair.
- Tu devrais boire de l'eau et remplir un peu ton ventre. Et si tu le souhaites après on passera aux soins. Je connais quelques sorts et j'ai quelques baumes : sorcières et moldues qui accéléreront ta guérison. Si tu es toujours d'accord, bien sûr...
Son ton est calme, posé. Elle s'assoit sur le canapé, m'invite m'installer sur celui d'en face. J'hésite. Finalement, j'obéis.
Dès que je quitte ma position debout, je sens un grand soulagement. Tous mes muscles tendus se relâchent. Soupir.

Mes yeux passent de la collation à ma sauveuse. Je ne vois pas son visage. Sait juste que c'est une femme. Anonyme.
Je penche un peu la tête, essaie de la voir mieux. Impossible. Elle est méfiante. Qui ne le serait pas ? Elle a déjà pris le risque d'introduire une inconnue chez elle. Autant être prête à toute éventualité.
Mais ce n'est pas moi qui l'attaquerait. Trop faible. Trop fatiguée. Trop vidée.

D'un geste tremblant, je touche ma lèvre, ma joue, mon nez. Grimace. Mauvais souvenirs.
Pourquoi l'ai-je frappée ? Pourquoi elle m'a frappée ? Pourquoi elle a cherché les coups ? Et pourquoi ai-je répondu à son attente ?
Je ne voulais pas... et pourtant je l'ai fait.

Je ferme les yeux quelques secondes, déglutis. Je me revois, à cheval sur elle, la frappant avec rage. Une fois, deux fois... Et ensuite... elle est partie. Et je voulais qu'elle reste pour continuer, encore et encore. Jusqu'au lever du jour. Jusqu'à ce qu'on nous sépare. Et même après, j'aurai continué. Encore et encore.

Je plonge ma tête dans les paumes de mes mains, comme pour me dire c'est pas vrai, c'est un cauchemar, réveille toi bon sang, réveille toi !
J'attends quelques secondes. Les larmes montent. Les retenir. Pas devant une inconnue. Pas montrer de faiblesse.
Et pourtant... je suis tellement exténuée que si elle voulait me tuer, là, maintenant, je ne résisterais même pas.
Je relève la tête. Mes yeux tombent à nouveau sur la gentille collation. Mais mon estomac est noué. Angoisse, stress, peur de soi-même.
C'était l'alcool, je me dis. Et en même temps, je ne peux m'empêcher de penser que ça aurait très bien pu être sans alcool, le résultat serait le même.
Non, c'est l'alcool, je me répète. Je n'aime pas la violence. C'est juste l'alcool qui...

Je secoue la tête, répondant toute seule aux différentes contradictions qui me submergent.
Puis mon attention se pose sur la femme au visage dissimulé. Elle m'a sauvée. Pourquoi ? Qui est-elle ? Quoiqu'il en soit, je lui dois une fière chandelle.
J'essaie de lui sourire. C'est une grimace qui en sort. Mes lèvres qui s'étirent me font mal. La plaie s'ouvre de nouveau. Sang. Je l'essuie d'un revers de manche.
Regard éteint, fatigué. J'aimerais lui faire comprendre que je lui en suis reconnaissante. Rien ne sort. Même mes yeux ne brillent plus. Juste... dormir. Pleurer.
Je ne suis pas comme ça...

-On est où, ici ?
Les mots sortent tous seuls. Les premiers que je prononcent réellement depuis un moment. Voix enrouée, cassée, faiblarde. Mais j'ai besoin de savoir où je me trouve. Avoir des réponses. Et qui elle est, pourquoi elle a fait ça...
Pas assez de force pour poser le reste des questions.

Je me recule contre le canapé, m'enfonce, la tête rejetée en arrière, ferme les yeux un instant. Je tiens à peine debout.
Et cette fille...
Gentille.
Confiance.
Elle m'a introduite chez elle alors qu'elle ne savait pas qui j'étais.
Elle ne le sait toujours pas.
Et pour ma part, je ne suis plus très sûre de qui je suis.
Plus rien à quoi me rattacher.

-Je m'appelle Kohane Werner,
je finis par dire, d'une voix toujours aussi petite, alors je me redresse un peu pour la regarder de mon oeil fatigué.
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Elysion Stella, Dim 5 Juin 2016 - 20:29


Avec hésitation, la jeune fille s'installe en face de toi. Sans prendre la peine de se sécher -toi aussi, tu as oublié qu'elle était trempée, tu n'y penses qu'en entendant le bruit mouillée que fait ses vêtements sur le cuir blanc. Possibilités que ce soit une descendante non magique de parents sorciers  ? Ce qu'ils appellent vulgairement cracmolle ?

*Devrais-je lancer un discret #Consectetuer Dryer pour la sécher ? Mais elle risque de se sentir en danger et de réagir violemment à un geste suspect...surtout qu'elle a l'esprit clair maintenant...*

Elle l'observe essayer de voir ses traits sous sa capuche puis renoncer par fatigue, pour ensuite tâter son visage et grimacer pas seulement à cause des ecchymoses, mais aussi aux douloureux souvenirs de sa soirée. Inutile de demander ce qui aurait pu pousser une adolescente à se noyer dans l'alcool : curiosité, se rendre populaire, les amis, un petit-ami, des problèmes, la famille,...et aussi juste pour le faire car c'était possible. L'anglaise, faute d'autre terme pour la désigner, ne semblait pas être le genre de fille à tâter souvent de la bouteille alors c'était peut-être sa première soirée d'ivresse, une violente de plus...

Observant du coin de l’œil l'horloge smiley, tu lui offres une certaine intimité pour qu'elle puisse faire son introspective sans sentir  ton regard sur elle et ne pense que tu la juge. : ce que tu ne feras pas, tu ne te considères pas comme un juge, ni un bourreau et encore moins un jugé : tu laisses ça aux autres. Un mouvement, elle sort son visage de ses mains, les yeux qui brillent mais pas de larmes qui coulent. Elle tente un sourire reconnaissant tenant plus de la grimace -du sang se remet à couler qu'elle essuie d'un revers de main et elle parle :


-On est où, ici ?

Eraillée et affaiblie comme les yeux éteints qui posent tout de même les autres questions que sa bouche ne pose pas : qui ? pourquoi ? Mais avant que tu ne puisses lui tendre un verre d'eau et commencer à répondre, elle reprend de sa voix fatiguée et douloureuse :


-Je m'appelle Kohane Werner,

*Werner....Werner ?ce nom lui disait quelque chose...ça devait avoir un lien avec l'aristocratie et ses cours d'étiquette sorcière... Ah..Allemagne, au vue du son que cela donne sur la langue...Pas bon...Je risque des ennuis si elle est ce genre de fille...

-Ely...Tu peux m'appeler comme ça Kohane. Et pour ta première question : tu es dans mon modeste chez moi. tu répondis calmement mais rapidement pour qu'elle ne pense pas que tu avais reconnu son nom. Et tu devrais boire un peu d'eau, ça te soulagera même si le sort que je t'ai lancé à effacer la majorité des effets de l'alcool, il n'a pas combler le manque d'eau de ton corps.

Et nous pourrons finir ta remise en forme en continuant les soins
finis-tu en adressant un sourire rassurant. Tu ne poseras pas de questions, tu n'es pas auror mais si elle veut se confier, un silence attentif accueillera ses paroles.

-Ah et avant que je n'oublie...#Consectetuer Dryer, lances-tu avec comme de la malice dans la voix, tu dois aller un peu mieux avec ça...

HRP ::
 
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 6 Juin 2016 - 23:40


Tendre atmosphère d'un lieu à l'abri. Ou rien ne semble pouvoir t'atteindre. Protégé par un je-ne-sais quoi de... magique ?
Je me sens bien ici. Même s'il s'agit d'une inconnue et d'un terrain des plus étranger.
Je suis juste bien.

La femme semble réfléchir un instant, ne reprend pas la parole de suite. Puis finalement, elle se présente à son tour. Ely.
Ton posé mais débit quelque peu rapide.
Ne m'étonne même pas. Mes neurones ne fonctionnent plus assez bien pour repérer de tels détails. Je l'écoute seulement parler. J'aime le son de sa voix. Rassurante.
On est chez elle.
Je tourne doucement la tête pour inspecter à nouveau le salon. Chez elle... avec son décor moderne. Confortable. Petit appartenant perdu je-ne-sais-où, quelque part entre Londres et le Chemin de Traverse. Un endroit dans lequel j'ai débarqué sans comprendre comment. Ni pourquoi.

Ely continue. Parle d'eau. Je baisse les yeux. Verre. Liquide transparent. Se désaltérer. Avec quelque chose de sobre. Rien que de repenser à un cocktail ou un whisky pur feu, j'ai envie de vomir.
Faudrait mieux que je l'écoute. D'une main tremblante, j'avance mon bras. Saisis le verre. Pas le lâcher. Bonne prise.
Allez, bois. Ca te rafraîchira.
Une gorgée, deux gorgées... Bois donc. L'eau, c'est bon. Meilleur que tout l'alcool que tu as pu ingurgité avant.
D'ailleurs, pourquoi t'as fait ça...?

Seule, unique réelle question qui tourne et retourne dans ma tête depuis un moment.
Interrogation qui reste muette, sans réponse. Silence.
Seule moi peut y apporter des éléments d'éclairage.
Or, je m'en sens tout bonnement incapable. Ne saurai-je donc jamais ?

La voix d'Ely ne s'est pas arrêtée. Elle parle de soins. Soins ?
Je repose le verre. C'est vrai, j'avais oublié ça. Les coups, le visage... Ca ne fait même plus mal. J'ai l'impression que mon corps est rigide, glacé. Insensible. C'est peut-être normal... mes vêtements dégoulinent d'eau froide.
Je n'avais même pas fait attention en entrant...
Je plisse les yeux comme dubitative. Cerveau un peu trop ralenti. Je ne sais plus ce que je dois faire. Mais avant même que je n'aie le temps de m'interroger plus, un petit coup de baguette et paf, me voilà sèche.

Je lève les yeux vers la jeune femme. C'est elle. Avec un brin de malice, elle constate que ça doit être beaucoup mieux comme ça. Elle n'a pas tort. J'ai soudainement l'impression que l'air glacial m'a quittée. N'empêche, mon corps reste toujours aussi rigide. Insensible. Abruti.

D'un geste mesuré, je tire un peu sur ma veste totalement salie par les évènements de la soirée. Mais au moins, elle est sèche. Bon point. Merci.
Un mouvement me sort de ma longue contemplation inutile de vêtement. Ely s'est levée. Elle fait quoi, là ? Je le regarde en silence s'approcher de moi.
Pas de geste brusque. Pas de mouvement de recul pour ma part. J'attends juste la suite. C'est elle qui prend les choses en main, désormais.

Elle s'assoit sur le canapé, me dévisage -encore. Je ne distingue toujours pas avec précision ses traits. Cachés. Pourquoi ? Pourquoi vouloir garder son image anonyme lorsqu'on a donné son nom ?
Un doigt délicat effleure ma joue, comme pour évaluer les dégâts de cette nuit. Le contact, aussi subtil soit-il, me ramène à mes sens qui se réveille. Légère grimace.
Corps qui semble se débloquer. Le sang circule de nouveau. Adrénaline qui disparait. Et la douleur va revenir. Par vague. Un coup là, un coup ici, un coup là...

Ely disparait de mon champ de vision. Je ne bouge pas. Regard fixe. Incapable de tourner la tête, pas la force de voir ce qu'elle fait. Elle revient. Un baume entre les mains. Je hausse tout doucement un sourcil -ça tire, ça fait mal- en signe d'interrogation.
Silence. Comme si le reste allait de soi.
Gestes pesés, doux. Elle commence à s'occuper de mes blessures.

Peau contre peau, petite douleur, essuyer le sang séché qui a coagulé au coin des lèvres. Passer le baume sur l'hématome... Aïe, fait mal.
Je la laisse faire. Me laisse faire comme une enfant. Maman, j'ai mal. Maman, bobo. Maman, pansement.
Comme un doux tissu qu'on passe sur les blessures et qui, miraculeusement, efface. S'occuper du corps, le soigner, l'écouter. Pour une fois. Il a dit stop. Marre de prendre des coups. Et ce soir, quelqu'un pour m'aider à m'arrêter. Me prendre la main, s'occuper de moi. Même si je ne sais pas qui elle est. A quoi elle ressemble.

Visage masqué par un capuche. Comme l'autre, l'ombre de passage que j'ai croisé quelques heures plus tôt -ou quelque minutes, je ne sais plus très bien. Visage dissimulé dans les ténèbres, la nuit avalant la moindre parcelle de son corps. Elle n'était qu'une silhouette, presque irréelle. Jusqu'au moment où je l'ai clairement sentie, là, frappant ma joue. Poing serré, coup violent. Paf.
Ce n'était pas une illusion. Elle était vraie. Et ma propre violence l'était tout autant.

Pensées qui tournent en boucle sans jamais avancer. Mêmes questions qui reviennent sans arrêt.
Pendant qu'Ely s'occupe de moi. Bienfaitrice anonyme ou presque.
Yeux fatigués. Je tiens à peine debout. Et pourtant, je ne veux pas dormir. Pas avant de savoir... de savoir qui je suis. Vraiment. Au fond de moi. Quelle personne...
Si le baume tente d'effacer les marques physiques, il ne peut rien pour les souvenirs. Ils seront toujours là, ancrés. Tournant et retournant l'esprit. Amenant les larmes et l'incompréhension.
Pourquoi j'ai...

Regard qui ne regarde rien. Vague. Je ne sens même plus les doigts qui appliquent doucement le baume. Suis dans une bulle. A souvenirs. Pas bon du tout.
Malgré moi, je sens les larmes qui montent. Depuis le temps qu'elles devaient monter et qu'elles ne venaient pas !
Enfin, elles arrivent. Lentement. Pour le moment, je n'ai que les yeux embués. Vois trouble. Le moindre clignement et...

Ca y est. L'une s'échappe au coin de l'oeil. Aimerais l'essuyer. Mais ne peux pas. Mes bras ne répondent plus.
Le très fin ruisseau d'eau salée s'écoule à un rythme lent, glisse sur l'hématome, se mélange au sang sec.
Ely est toujours là.
Sans la regarder, je reprends la parole. D'une voix basse, presque un murmure :
-Vous croyez qu'on puisse être en réalité ce qu'on ne croit pas être ?

Pause. Pas bouger. Seuls les souvenirs, qui tournent et retournent.
Relever la tête, doucement. Pas de brusquerie. Regarder le visage dissimulé de la femme :
-Pour vous, j'ai l'air de quoi ? Vous croyez que je puisse être...
Hésitations. Que dire ? Comment dire ?
-... naturellement violente ?
Question idiote. Elle ne me connait pas.
Mais finalement, je ne me connais pas plus qu'elle. J'ai l'impression de vivre avec moi-même depuis 17 ans et pourtant... Pourtant je m'apparais ce soir comme une parfaite étrangère.

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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Elysion Stella, Mar 7 Juin 2016 - 20:48


Une fois que ta cadette a suivi ton conseil en s'hydratant, tu t'approches d'elle afin de mieux voir ses blessures... Légères contusions, éraflures, lèvre fendue,... Rien qui ne marquerait irrémédiablement son visage et qui nécessiterait l'intervention d'un médicomage, elle avait été chanceuse. Te relevant, tu te diriges vers la salle de bain, prendre du baume de soin - Guéritout - et un linge propre avec une bassine d'eau chaude et à ton retour, tu remarques qu'elle n'a pas bougé de sa place. N'étant nullement gênée de son apathie, tu reprends ta place sur son canapé afin de commencer les soins par des gestes assurés témoignant d'une certaine habitude. Après tout,ce n'est pas la première fois que tu nettoies délicatement le visage amoché d'une personne : tamponner délicatement avec le coin humide, circulairement, essuyer avec un côté sec du linge doux et appliquer la crème en de précis gestes.

Grimace, lorsque tu arrives au sang séché de sa lèvre...Seul signe traduisant qu'elle ressente quelque chose, sinon elle se laisse faire, silencieusement, docilement... Elle a abaissé toutes ses défenses face à une inconnue, ça te surprend un peu mais tu ne laisses rien paraître. Est-elle si conciliante à cause du contrecoup de l'alcool et de ses bagarres ? Tu ne peux t'empêcher de faire la parallèle avec ta cousine : même contexte( tu l'avais trouvée ivre et en mauvaise compagnie, et tu es intervenue) mais des interactions différentes (tu l'avais raccompagnée chez elle en restant la plus silencieuse possible à son bavardage incessant avant de l'endormir - sans manières- une fois à l'abri des défenses de sa demeure)...Tu chasses ces pensées car tu arrivais à la fin des soins et qu'elle commence à tressaillir, pourtant tu n'as pas appuyé sur un point douloureux.

Tu jettes un discret coup d’œil à son visage -bien que cette précaution soit inutile, tu sais que ta fidèle capuche remplis son rôle à merveille de gardienne de tes traits- vide...non, pas tout à fait, alors que tu croises son regard, tu vois des remous douloureux et incertains. Mais tes yeux sont attirés par cette larme qui se forme et se laisse couler avec lenteur.


-Vous croyez qu'on puisse être en réalité ce qu'on ne croit pas être ?

Ce léger murmure provoque un mini arrêt dans tes gestes et tu sens son attention se focaliser dans les ombres où se cache ton visage, sans savoir que cette question te trouble. Pourquoi cette question ? Tu te demandes si c'était la première fois qu'elle buvait ? Et comment répondre à cette question ? Ou si tu devais y répondre ? Mais avant que tu ne puisses te décider entre toutes les possibilités qui s'offraient à toi, l'anglaise reprit :


-Pour vous, j'ai l'air de quoi ? Vous croyez que je puisse être...maladresse dans sa voix qui détourne ton attention-... naturellement violente ?

Silence, tu prends le temps de la réflexion. Est-ce que la réponse d'une étrangère aurait un réel sens pour cette fille ? Est-ce que tu prendras la responsabilité (?) qu'amène cette confiance ? Fermant les yeux un instant, tu réfléchis... Tu n'étais pas vraiment la mieux placée pour servir de guide après tout, il n'y a pas si longtemps que ça tu participais -avec tes amis- à des combats de rue alors que tu n'étais pas du genre sanguine ou à répondre naturellement avec tes poings... Mais tu voyais bien que Kohane attendait une réponse et tu ne savais toujours pas quoi dire. Ce que tu pensais ? Dans tout les cas, tu n'avais aucune raison de lui mentir, donc ta réponse représentera une grande partie de tes croyances :

-Pour être honnête, je ne te connais pas assez pour t'apporter une réponse proche de la vérité...Mais de ce que je peux voir, tu n'as pas l'air d'être une personne agressive, après tout, tu as bien suivie l'anonyme que je suis sans montrer d'animosité à mon égard. Alors que tu avais de quoi l'être légitimement : je t'ai brusquement saisie et je suis une habitante de l'Allée des Embrumes qui possède une bien mauvaise réputation...fondée.

Ayant finis de la soigner, tu rassembles tes biens dorénavant inutiles et les envoient, d'un mouvement de baguette, se ranger. Pensant lui avoir accordé suffisamment de temps pour saisir le message sous-jacent que pour vivre ici, il fallait ne pas être très nette -ou être désespérée et tu n'avais pas spécialement précisée qui avait mauvaise réputation.

Après un long silence, tu finis par répondre à sa première question mais d'une voix douce en regardant rapidement le livre d'addictions qui reposait innocemment à côté du plateau intouché :


- Mais si tu me permets un conseil, ne te bases pas sur les décisions et actes que tu as eu en étant ivre comme ta véritable personnalité. Il arrive que l'alcool désinhibe et catalyse les pires instincts de son consommateur, tu n'es pas la première et tu ne seras pas la dernière qui en fera l'expérience. Ce qui compte vraiment c'est comment tu réagis à cette perte de contrôle : acceptation ? Déni ? Indifférence ? Culpabilité ? Envie de t'y soumettre encore ?

Tu te stoppes là, tu n'en as peut-être pas assez dit mais pour toi, tu en as déjà trop dit. Après tout, ça te rappelles ton passé, tes amis, de bons moments et de moins bons. Et des cuites : joyeuses,colériques,larmoyantes, joueuses et des secrets. Certes, tu n'as pas été totalement honnête, il est possible que l'alcool dévoile le vrai visage des gens mais tu ne penses pas que cela s'applique à la dénommée Kohane Werner, elle te semblait être une fille juste et plus du genre à être entraînée dans une bagarre d'ivrognes que d'en initier une...



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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 12 Juin 2016 - 10:25


Silence.
Doux.
Elle réfléchit.
Enfin, je crois.
Je reste sans bouger, n'osant pas briser ce calme. N'ayant même pas la force nécessaire pour le faire.
Peu à peu, je sens la fatigue remplacer toute l'adrénaline. Mais je tiens. Je ne dormirai. Pas bien. Avant de savoir. Et même après ça, pas sûr que j'y parvienne. Jusqu'où je suis tombée, bon sang ? Je croyais pouvoir me maintenir la tête hors de l'eau. Réussir à faire quelques brasses maladroites pour parvenir à avoir toujours un peu d'oxygène. Avancer sans couler. Même si parfois, on a l'impression d'avancer su un mince fil de funambule et que la limite en terre et néant est infime. Cependant, jusque là, j'ai cru pouvoir continuer comme ça. Confiante. En moi-même. Parce que dans un monde où tout part en vrille, l'unique confiance qu'on peut avoir, c'est en sa propre personne.
Sauf que ce soir, brasse maladroite, mauvais mouvement. J'ai coulé. A pic. Ai vu le néant, les ténèbres et toujours, coulé, coulé.
Je ne me fais plus confiance.
Je n'ai plus rien à quoi me raccrocher.
Je suis en chute libre.
Tout se dérobe à moi.
Même ce que je croyais ne devoir jamais se dérober.

La voix d'Ely s'élève dans le silence. Elle ne me croit pas agressive. Rappelle que j'ai accepté de la suivre sans condition. Alors que j'aurais eu toutes les raisons de refuser. Habitante de l'Allée des Embrumes. Ah bon ? C'est ici qu'on se trouve ? Je commence à comprendre pourquoi cet endroit a sonné les boutons d'alarme dans mon esprit embrouillé par l'alcool.

Fin des soins. D'un regard absent, je la vois ranger le matériel, envoyer le tout se perdre un peu plus loin. Hors champ de vision.
Doucement, je lève un peu la tête, les yeux, pour essayer à nouveau de la voir.
Pourquoi elle habite ici ? Pourquoi pas autre part ? Sa gentillesse n'est-elle qu'une façade, qu'un masque ? Qui est-elle vraiment ?

Avant même que je ne puisse sortir un son, elle reprend.
Pense pas à ce que tu as fait sous l'emprise de l'alcool. C'était juste à cause de ça. C'est pas toi.
Sûre ? Je me suis demandé. Et en fait... je n'sais pas.
Alcool. Excuse tellement simple lorsqu'on veut fuir ses propres responsabilités !
Et peut-être qu'au fond, c'est ce que je fais. Poser des questions pour entendre ce qu'on veut entendre. Tu es une gentille petite fille. Ce n'est pas ta faute. Fuir, encore et toujours ce à quoi on a du mal à se confronter.
Et si je devenais comme eux ? Eux, que je hais plus que tout ? Ces types masqués qui n'ont aucun respect pour la vie, l'intégrité physique. Qui sourient et ricanent face à la douleur.
J'ai aimé la frapper.
Lorsque mon poing s'est abattu, j'en ai ressenti comme une... excitation.
Pourtant... j'ai toujours soutenu ne pas être adepte de la violence.

Je me rappelle subitement Rachel, qui disait ne pas vouloir perdre son humanité.
Et si, justement, c'était ce que j'étais en train de faire ?
Perdre.
Me perdre.
Et voilà.

Les mots d'Ely tournent dans mon esprit. Ce qui compte vraiment c'est comment tu réagis à cette perte de contrôle : acceptation ? Déni ? Indifférence ? Culpabilité ? Envie de t'y soumettre encore ?
Je me prends à nouveau la tête dans les mains, comme pour tenter d'échapper à une terrible réalité.
Déni ? Indifférence ? Culpabilité ? Envie de t'y soumettre encore ?

Mes muscles se contractent alors que j'essaie désespérément de trouver une réponse.
-Je n'sais pas, je finis par répondre d'un voix étranglée, étouffée par mes bras qui masquent mon visage. Je n'sais pas.
Je reste quelques secondes dans cette position. Ne plus voir autour de moi. Ignorer le monde. Se dire qu'on n'y appartient pas. Et que tout ce qu'on a fait, ce n'est pas ici bas qu'on l'a fait. Mais dans un rêve. Ou plutôt un cauchemar.

Je sens les sanglots remonter et venir se coincer dans ma gorge.
Souffle court.
Je relève la tête.
Je ne connais pas Ely.
Mais étrangement, je lui fais confiance. Peut-être justement parce qu'elle m'est inconnue. Peu de chance qu'on se recroise ensuite. Je n'aurai pas à subir un regard inquisiteur, plein de reproches par la suite.
Alors je veux parler.
Dire tout. Et n'importe quoi.

-J'ai frappé cette fille, je reprends à mi-voix, sur le ton de l'indignation.
Indignée contre moi-même, contre ce que j'ai pu faire.
-Je l'ai frappée, je répète. Et je crois que... quand je l'ai fait...
Je déglutis. Les mots ont du mal à se frayer un chemin.
-Quand je l'ai fait, je me suis dit que c'était bien. Je ne sais pas si c'était bon. Mais c'était bien. Simplement.
Je me tais et cette fois, les larmes arrivent par torrent.
Fatigue. Souvenirs.
Souvenirs. Fatigue.
Tout va. Tout vient.
Mais rien ne part.
-Je crois sincèrement que quand je l'ai fait, j'y ai presque pris du plaisir.
Mes mains se mettent à trembler. Ma lèvre inférieur aussi. Je laisse les larmes couler doucement le long de mes joues.
Je renifle. Yeux dans le vague.
Puis soudain, me regard embué vient à nouveau se braquer sur le visage dissimulé d'Ely.
-J'ai peur, vous savez. Peur de moi-même.
Mon poing se crispe sur ma veste. S'accrocher encore à quelque chose. Même si c'est inutile. Ce n'est pas à moi qu'il faudrait que je m'accroche, pour stopper cette chute libre. C'est au reste. Aux autres. Aux éléments extérieurs.
-J'ai peur de mes propres réactions. Vous avez déjà connu ça ?
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Elysion Stella, Jeu 16 Juin 2016 - 19:24


-Je n'sais pas...Je n'sais pas ! réagit-elle à tes paroles en prenant une posture défensive : bras au-dessus de la tête, corps replié vers l'avant pour protéger inconsciemment l'abdomen, espace au combien vital et si exposé comme si les hommes défiaient les éléments, sûrs de leur invincibilité alors qu'ils sont si vulnérables.

L'anglaise recroquevillée qui tente de rassembler des morceaux brisés de...De quoi ? L'américaine ne le sait pas même si elle suppose que c'est lié à des actes qu'elle aurait fait ivre. Cette fille qui lui fait penser par son comportement à un petit animal apeuré et perdu qui vient d'être lâché dans un environnement hostile...

Avec hésitations, de crainte d'un rejet, de la braquer, la propriétaire de l'appartement retient sa main qui fourmille et qui veut donner un geste de soutien envers la fille perdue sur le canapé. Mais est-ce qu'une inconnue sera bien reçut ? Après tout, la légère méfiance et curiosité qui sont nées à causes de tes mises en gardes sont toujours là, cachés par les bras et la détresse de l'anglaise mais bien là...

Soudainement, comme mû par une volonté nouvelle, l'invitée relève la tête et fixe les ombres abritant le visage de son hôtesse. L'absence de traits sur lequel se focaliser ne semblait pas la découragée -au contraire, cela semblait servir de support à ce la plus jeune  s'apprêtait à dire comme une appréciation silencieuse et non moralisatrice :


-J'ai frappé cette fille,...Je l'ai frappée


...Et je crois que... quand je l'ai fait...


L'ombre cachée, attends patiemment les prochains mots emplis d'indignation qui vont suivre. Ely se doute que le problème, ce qui gêne la jeune Werber lui sera révélée par les confidences que cette dernière souhaite lui faire. Donc, elle attend l'oreille attentive et calmement même si elle a l'impression de ressentir les remous douloureux et d'hésitations de la fille qui se confesse avec candeur à une inconnue...


-....Quand je l'ai fait, je me suis dit que c'était bien. Je ne sais pas si c'était bon. Mais c'était bien. Simplement.


Lèchement de lèvres : seul signe de nervosité que la sorcière plus âgée se permet,après tout elle éprouve une appréhension sur où mène la discussion. Mais l'anglaise ne le remarque, elle fixe- sans le voir- le mûr violet derrière, elle ne voit pas le léger resserrement et desserrement des doigts qu'opère la main droite de son interlocutrice, sa main principale de baguette... Elle continue de sa voix triste et hésitante alors que l'américaine ferme les yeux comme pour mieux ressentir les émotions qui ne se cachent pas vraiment dans ses mots :

-Je crois sincèrement que quand je l'ai fait, j'y ai presque pris du plaisir.


Le contact du bois  soudain dans la main lui fit rouvrir les yeux, la douceur d'une nouvelle baguette se fit caressante et tentatrice...La facilité se faisait sentir...un mouvement de baguette et le tour était joué. Mais les larmes qui dévalaient firent que son envie d'aider et de réconfort était plus forte et avouons-le plaisante. C'est pourquoi elle sortit sa main de la poche centrale alors que les discrets pleurs se calmèrent, sans pour autant cesser:

-J'ai peur, vous savez. Peur de moi-même.

Le poing qu'elle venait de crisper semblait être un bon compromis pour servir de point de jonction et de soutien que l'américaine cherchait à trouver. L'épaule ou encore la cuisse ne lui avaient pas semblé aptes à initier un contact, cela aurait pu être considéré comme un geste trop intime venant d'une inconnue. Après tout, les anglais étaient réputés pour être peu tactiles et elle ne voulait pas que la fille se sente agressée. C'est pourquoi l'américaine apposa d'un geste doux et sûre sa main autour du poing fermé afin de l'enserrer délicatement, et déplier avec calme et patience les articulations blanchis sous la pression. Ainsi, la main de la blonde se retrouve enfermée dans la poigne douce mais ferme de la brune.

-J'ai peur de mes propres réactions. Vous avez déjà connu ça ?

De nombreux souvenirs affluèrent dans l'esprit d'Elysion à cette question...Oh oui, elle avait connu des aventures folles à cause de l'alcool. Certaines des histoires la firent sourire sous sa capuche tandis que d'autres lui apportèrent des grimaces. Doucement, un éclat de rire se fit entendre dans la pièce. Un rire discret, petit contenant de la joie et de l'amertume.

Elle n'avait pas pu l'empêcher de sortir, à peine qu'elle sentait les trémolos dans sa gorge qu'ils sortaient déjà. Ce n'était pas un rire moqueur qui narguait la détresse de l'anglaise... Non, c'était un rire légèrement désabusé mais qui avait sa place durant le court temps qui dura. Après tout, c'était assez amusant voire ironique que Kohane lui demande si Elysion avait déjà eu des déboires avec l'alcool...Ou c'est plutôt si elle avait déjà eu peur d'elle-même ?

Autant pour la première option, elle avait quelques événements qui lui revenaient en tête...autant pour la seconde, elle ne pensait pas qu'elle avait déjà eu peur d'elle-même. Après tout, si elle devait se méfier d'elle-même et de ses choix : elle ne serait pas venue ici, en Angleterre, pays en conflit. Elle se serait laisser transporter au gré des envies de sa "famille" et se serait accommoder de leur choix final, sourire aux lèvres, confiante que son bien-être prédominera sur les alliances maritales...

Un discret roulement des yeux et un rictus sardonique à l'encontre de ses pensées, Elysion souffla mentalement et se recentra sur la question de sa jeune -mais pas trop- invitée. Avec hésitation, elle pressa doucement la main qu'elle tenait en signe d'encouragement pour elles deux et rompit le contact, le temps de se saisir d'un verre d'eau et d'un biscuit tout en proposant à sa compagne de soirée.  Et c'est seulement après ce petit intermède, qu'elle prit la parole :
 

"-Pardonnes moi du silence mais je devais réfléchir....puisque je ne sais pas si tu me demandes si j'ai déjà eu des déboires avec l'alcool- ce qui est le cas comme tant d'autres personnes- ou si j'ai déjà eu peur de moi-même. Et dans ce cas, la réponse serait négative car si je ne peux me faire confiance en toutes occasions...Et bien, je ne serais pas ici aujourd'hui...Mais, ça ne répond pas vraiment à ta question, du moins, ça semble une réponse toute belle et préfabriquée. Alors, je vais la nuancer : je n'ai pas jamais eu peur de mes pensées ou actes qu'ils soient bons ou mauvais mais j'ai déjà eu des regrets et étais troublée par certains..."

Se levant, l'américaine fit quelques pas de nervosités, même si elle acceptait très bien ses défauts et son côté "sombre", il n'était pas dans ses habitudes de les étaler au grand jour surtout aux yeux d'une inconnue... Mais il semblerait bien que cette nuit, des choses qu'elle n'avait partagé qu'avec ses consciences -bonne et mauvaise, soyons clichés- et un peu -juste la conclusion- avec son meilleur ami allaient atterrir dans l'oreille d'une mi-anglaise, mi-allemande...Enfin, les grandes lignes seulement, elle n'allait pas s'étendre car elle n'avait pas besoin de remettre au point cette affaire.

"- Et l'un d'eux...Du moins, si je devais citer un acte que j'aimerais modifier à l'aide d'un retourneur de temps -alors que je me méfie de la magie temporelle comme un gobelin se méfie d'un nain- ce serait une violente dispute avec mon...meilleur ami. "

La dernière partie avait été dite tout bas, comme si Elysion ne voulait pas que l'existence de son meilleur ami s'ébruite après tout, il était surprenant qu'une résidente des Allées des Embrumes puisse considérer une personne comme un ami et encore moins avoir un profond lien de confiance avec un individu autre que sa famille, après tout, les relations de ces sorciers et sorcières se devaient d'être aussi intangibles et flous que le brouillard... Mais ne nous attardons pas sur ce point, reprenons la discussion :

"- Je ne vais te donner que les points importants, sans entrer dans les détails... Mais j'étais plus du côté  "en tort" et je ne peux pas et n'accuserait pas l'alcool que j'avais consommé cette nuit là...J'en avais bu assez pour que mes réactions soient plus spontanées et moins réfléchis mais pas assez pour que mon cerveau soit complètement noyé dedans et n'avoir aucun contrôle sur mes paroles et actes...C'est donc moi qui est portée le premier coup alors qu'il ne faisait que me retenir et m'empêcher d'avoir des ennuis... "

*De gros ennuis auprès de vilains surtout que je n'étais pas vraiment calme à ce moment, j'étais excédée et j'avais envie de me défouler sauf que je ne voulais pas m'en prendre à des inconnus ou à des innocents...Et ces types qui nous cherchaient des noises étaient tout indiqués pour me servir de cible et d'exutoire...qu'importe si ils étaient en surnombre et mauvais mais vraiment mauvais... pensa la jeune femme en serrant et desserrant rapidement son poing gauche.

"-...et ça s'est transformé en bataille : poings, coups de pieds, coups de coude, chaise, bouteille....Et sorts...Tout y est passé, même si le premier sang a coulé assez vite, il est passé inaperçu dans tout ce capharnaüm d'émotions et de coups..."

*La parole n'avait plus sa place dans ce chaos...C'était à celui qui dominera l'autre physiquement ou par la magie qui aura le droit de prendre la parole et d'essayer de se faire écouter par l'autre qui sera trop occupé à continuer la lutte... Kraëg a toujours été plus sanguin que réfléchis...Et il frappe fort, il n'allait pas offrir la courtoisie de retenir ses coups car j'étais une fille,non...il ne fait pas de distinction de genre pour ses adversaires puis il savait que j'aurais profité de la moindre ouverture... Misère, on était vraiment à bout cette nuit là...

~~Soupir~~

"-On a finit par s'arrêter..."

*...de peu, on avait perdu nos baguettes et j'avais ramassé un long morceau de verre pendant qu'il m'étranglait... Et je commençais à viser sa gorge et élançais mon coup...avant de le dévier ou qu'il ne bouge (?) et que le bris s'enfonce dans son épaule...nous figeant immédiatement et me faisant avoir un accident magique qui fit voltiger mon cher étrangleur... *

"-...Et constater les dégâts qu'on avait fait dans nôtre refuge..."

*J'ai paniqué mais j'avais fais semblant de le prendre calmement...j'avais faillis le blesser mortellement, instinctivement...Je devais le soigner et lui faire comprendre que je n'irais pas mais qu'il devait surtout arrêter de bouger et arrêter le carnage...Du bois brisé, des livres par terre, des bris de verre...Le chaos mais c'était moins important que les blessures physiques et morales qu'on avait...quelques coups de baguette avaient suffi à tout réparer mais il a fallut du temps et une discussion à demi-mots pour le reste.

"-...et nous soigner et réparer les dégâts, enfin pas immédiatement...on a d'abord fini par se calmer, bandés, ankylosés  et épuisés...On s'était même endormi sans s'en rendre compte au milieu des plumes et de poufs éventrées...Oui, je ne voudrais pas à avoir à revivre ça..."

Sourire crispée mais toujours face cachée, donc elle ne verra peut-être pas à quel point d'avoir parlé de ce moment te donne un goût aigre dans la bouche...après tout, la bagarre inévitable contre ces types a finalement eu lieu et il était plus que ravi de participer, alors ils auraient pu y aller cette nuit-là au lieu de se disputer...Non, elle était de mauvaise foi, elle aurait probablement fait fi de son instinct de survie et ne se serais pas défendue au bon moment...

Mais cette anglaise n'avait pas besoin d'en savoir plus sur cette affaire...


"-Est-ce que ça a pu t'aider ? " cette question était peut-être un peu trop brusque, c'est pourquoi elle rajouta une boutade en adoucissant plus sa voix et en gommant les dernières réminiscences émotionnelles liés de son esprit "Le fait que je ne sois pas un ange immaculée qui n'a jamais touché une goutte d'alcool qui prêche la bonne parole !  Faut faire ça, pas ci ! Jeune fille, avez-vous vu l'heure qu'il est ? Vous feriez mieux de vous coucher séance tenante avant que je ne vous assiste de ma baguette ! "

...Une tentative bien maladroite d'alléger la situation qui gêna l'américaine...


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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 18 Juin 2016 - 18:06


Fatigue.
Qui prend le pas.
Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi je l'ai suivie ? Pourquoi j'ai suivi ainsi une inconnue ? Inconnue qui cache jusqu'à son visage. Je n'ai que son nom. Et encore, je suppose que ça doit être un diminutif, qu'elle m'a donné.
Etrangère, dont je devrais me méfier.
Mais l'alcool, l'épuisement... manque de velléité. Peux plus lutter. Et finalement... pour l'heure... elle ne parait pas menaçante.

Sa main est chaude.
Réconfortante.
Sur mon poing serré.
Veut le détendre. Apaisement. Les muscles qui se relâchent un peu. Mais pas trop. Cependant, ce contact, discret, petit, tout en douceur est surprenant, venant d'un inconnue. Mais pas agressif, comme si elle avait mesuré chaque geste, calculé le moment précis où il fallait qu'elle agisse. Mouvement minuscule mais qui a bien plus de force que n'importe quelle effusion de réconfort ou solidarité. Et surtout le bon sens d'aller dans le douceur ; ne pas effrayer l'autre.
Je lui en suis reconnaissante.
Reconnaissance silencieuse.
Alors que mon poing se détend. S'ouvre. Un peu.
Merci.

Sa voix, calme, essaie de me rassurer. Récit qui s'enchaîne. Parfois entrecoupé d'un temps ; elle pense. Ne veut pas tout dire. Pas tout révéler. Mais assez pour me tranquilliser.
Tu sais, ça arrive à tout le monde, de regretter.
Je ne suis pas seule. C'est ça, qu'elle essaie de me dire. Pas seule avec mes regrets. On y passe tous. Ca nous arrive. Tous. Je sais qu'elle se veut rassurante. Je l'écoute en silence.

Muette d'attention. Les mots vont, viennent. Entrent dans mes oreilles, tourbillonnent dans mon esprit. Essaie de résonner, se répercuter. Faire vibrer quelque chose en moi.
Lueur de réconfort.
Mais la fatigue.
Emmêle les mots dans le mauvais ordre. Je réceptionne ; pas tout.
Les yeux qui clignent. Douloureux du sommeil en manque. Quelle heure est-il ? Je l'ignore. Je n'ai plus aucune notion du temps. Perdue, je vogue, je vogue.
A travers le filets de voix d'Ely. Qui me raconte ce soir là, qui a dégénéré. Elle tait certains détails, certains éléments. Je le sens. Mais ne demande rien. Ne veux pas savoir ce qu'elle ne désire pas dire.
J'ai toujours respecté le silence des autres parce que je sais que j'aimerais qu'on respecte le mien.

Alors, assise sur ce canapé, j'écoute Ely en un silence lourd.
Atmosphère chargée. De souvenirs ? Certainement qu'en même temps qu'elle parle, des images lui reviennent. Bonnes. Mauvaises. Souvenir regret.
J'essaie de voir la scène. Et sous mon regard vide s'agitent des ombres, qui se mêlent, s'entremêlent, cris et coups, sorts et armes blanches. Blesser le corps ; ne plus sentir la douleur avec l'adrénaline. Je vois les ombres s'entredéchirer, se jeter l'une sur l'autre. Parmi elles, il y a Ely. Je ne saurais l'identifier dans la masse. Mais je sais qu'elle y est. Rage. Coups. Violence. Violence. Violence.
Soirée qui tourne mal. Désastre.

Je ferme les yeux alors que le récit d'Ely prend fin.
Un léger rire m'échappe en entendant ses derniers mots. Pas un ange. Personne n'est un ange.
Rire étouffé par l'épuisement.
Tout est lourd. Mes membres. Mes yeux. Mon âme toute entière.
Elle aussi, elle a regretté. C'est chose humaine.
Mais n'a jamais eu peur d'elle-même. Peur de ses réactions. Est-ce seulement du regret ou de l'amertume vis-à-vis de cette soirée, ce que je ressens ? Pas sûr... Cette nuit m'a aussi montré que je pouvais frapper une parfaite inconnue, encore et encore. Et bien plus que le regret, je crois sincèrement que c'est la peur qui prend le dessus, maintenant que l'adrénaline est retombée.

-Merci, je réponds à mi-voix, les paupières toujours closes.

Doucement, je me recule dans le canapé, m'y enfonce, rouvre les yeux. L'appartement est comme un nid douillet. Sécurité. Etrange, au beau milieu de l'Allée des Embrumes.
Mes yeux parcourent le plafond puis se pose sur une fenêtre. Silence. La rue est de nouveau calme. Pas d'autre petit étudiant comme moi qui est venu se perdre dans ce lieu malfamé, à priori.
Tout doit dormir. Confortable lit. Sommeil tranquille ou agité, rêves ou cauchemars. Gens qui ne se doutent de rien. Ne savent pas ce qui s'agitent dans les entrailles de leur nuit.

Et dans un appartement encore éclairé à cette heure tardive, deux femmes -ou plutôt une femme et une jeune fille fille- assises dans un salon.
Elles ne se connaissent pas mais discutent.
Non-dits, secrets, choses non dévoilées. A commencer par le visage de la femme.
Qui est-elle vraiment ?

Mes yeux passent de la fenêtre à la capuche d'Ely. Mon regard se perd dans le vague alors que je murmure, comme pour moi-même :
-Est-il possible de vivre avec de lourds regrets sur le coeur ?
Petite pause avant que je ne reprenne, d'une voix encore plus basse :
-Bien sûr que oui... Faut trouver le cran d'avancer...
Ma voix se perd dans le néant et ma tête dodeline légèrement. J'ai sommeil.

Mes pensées avancent à une lenteur effarante. J'inspire un bon bol d'air. Réveiller ses cellules, réveiller son corps. Tenir encore un peu.
Quelle heure est-il déjà ?
Je n'sais pas.
Combien de temps encore vais-je importuner cette femme au visage dissimulé ?
Je l'ignore.
Pourquoi se cache-t-elle ?
Bonne question.

Mon regard reprend un peu de consistance et essaie, pour la énième fois, de dégager les traits d'Ely dans l'ombre de sa capuche. Je ne prends même pas la peine de vouloir être discrète. Certainement qu'elle sait que ça m'intrigue ; que je cherche à savoir.

-Pourquoi habiter ici ? je demande, doucement.
J'ai peur que ma question soit trop brutale, trop incisive, trop directe. Peut-être n'a-t-elle pas envie de dévoiler ses raisons.
Dans ce cas, elle se taira. Ou mentira. Qu'importe.
Mon esprit tourne sans avancer.
J'ai sommeil.
Quelle que soit la chose qu'elle me dira, je n'aurai plus la force, le courage de me demander si c'est vrai ou non.
Mais j'avais envie de poser la question. Avant de m'écrouler, sombrer dans un sommeil sans rêve, agité de remords.

Pourquoi vivre dans un quartier malfamé lorsqu'on joue la bonne samaritaine ?
Pourquoi cacher son visage ?
Que craint-elle ? C'est elle qui a le pouvoir, ici. Dans son chez-elle. Peur de moi ? Comme je reste effrayée de mes propres réactions ?
T'en fais pas, Ely, il s'passera rien.

Je tente un sourire encourageant.
Il apparait lessivé. Mais mes lèvres parviennent tout de même à s'étirer.
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Elysion Stella
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Elysion Stella, Dim 19 Juin 2016 - 18:16


-Merci

Petit mot qui accompagné du léger rire face à sa pitoyable tentative d'humour, signifie beaucoup de choses : reconnaissance d'avoir répondu, reconnaissance d'avoir partager un pan intime de son passé avec une inconnue, reconnaissance face au réconfort,...bref, un merci. Mot magique pouvant contenir tant de sentiments positifs en 5 lettres mais pouvant être jeté avec mépris et devenir son contraire : douce antinomie...Mais ce n'est pas le moment de détourner ses pensées sur les subtilités du langage et de l'importance des intonations et gestuelles l'accompagnant après tout, il était clairement visible, qu'ici, ce "merci" dit d'une voix faible mais sincère, accompagnés d'une gestuelle traduisant la fatigue : paupières closes, renfoncement dans le canapé,yeux qui se rouvrent et passent de la fenêtre à l'horloge et à toi-ou plutôt ton visage....

Ah, elle ne va pas encore s'endormir même si l'abandon la guette et la tente de ton canapé blanc et confortable. Tu pouvais même certifier  du confort de celui-ci et dire qu'il servait de bon support pour t'endormir, qu'il soit agrandi ou non. Ce qui te fait remarquer que tu es debout...et que tu ne t'es pas rassis mais maintenant que tu es calme, tu pourrais y retourner mais pas sur celui déjà occupée : tu comptes laisser de la place à l'anglaise pour qu'elle se sente autorisé à s'endormir. Après tout, elle semblait vouloir rester cette nuit et ne pas être apte à se rendre à l'une des auberges du coin. Puis, tu n'avais pas trop envie de sortir, il se faisait tard -ou tôt- et même si le coin était calme, on ne savait jamais ce qui peux survenir. Bien que rien de très intéressant ne te soit arrivée depuis que tu vis ici...


-Est-il possible de vivre avec de lourds regrets sur le cœur ?

La question te surprend légèrement, tu avais pensé qu'elle allait s'endormir : après tout, elle envoyait pleins de signaux qui allaient dans ce sens...

-Bien sûr que oui... Faut trouver le cran d'avancer...

- En effet... car si tu n'avances pas, tu resteras dedans....de plus en plus englués et prisonnières...Ce qui est pire...Car  même si on aimerait reculer et changer l'acte, ça n'est pas possible... De plus, si tu attends trop, restes trop inactive... d'autres personnes de décider pour toi, te traîner ou te pousser dans une direction qui ne te plaît pas. Alors, il vaut mieux décider soi-même quel chemin suivre et si on se trompe, rien ne nous empêches de bifurquer ou de revenir sur nos pas pour en choisir un autre...

Tu avais rebondis spontanément aux mots qu'elle avaient prononcé encore plus doucement que sa question comme si elle n'était pas sûre d'eux. Et comme elle t'avait posé la question, rien ne t'empêchais de partager aussi ce que tu pensais sur le sujet, non ? Tu observes son regard vagabonder mais toujours revenir vers toi, attirer comme un aimant -comme le dise les moldus. Et tu t'amuses de la voir plisser les yeux afin d'apercevoir ton visage : la curiosité est un vilain défaut,, muu~...Aurais-tu pris le tic de langage de Pinkie ?

-Pourquoi habiter ici ?


Ah, ce n'était pas la question que tu attendais. Honnêtement, tu pensais -avec raison et expérience- qu'elle t'aurait demandé de lui révéler ton visage ou te demander pourquoi tu ne montrais pas ton visage. Mais te demander pourquoi tu vis ici, c'est une première : bon, il faut avouer que les quelques filles et gars que tu as aidé dans le passé, tu ne les avais amenés chez toi. Mais ton appartement est bien : propre, température agréable, bien agencé... Est-ce la décoration moderne qui gênerait l'anglaise ? Venant d'une famille sang-pure, ça lui semble plausible mais elle ne lui avait pas semblé déroutée par les lieux...Ou est-ce la couleur violette qui la gêne ? Après tout, on disait que les gens l'aimaient ou la détestaient...

Mais non, que tu es lente Ely... Ce n'est pas la décoration le problème mais l'emplacement du lieu ! Ce doit être sûrement ça qui la gêne, après tout, tu as joué sur la méfiance et crainte qu'ont les sorciers pour l'Allée des Embrumes plus tôt. Donc, au lieu de te rappeler d'un stupide pari qui consiste à savoir en combien de temps, un inconnu à qui tu viens en aide, s'interrogera sur ton apparence et motivations à haute voix et directement, et donc voir si, un jour , une personne ne le fera jamais, concentres-toi même si il se fait tard et que tu commences aussi à entendre l'appel d'Hypnos. Mais on pouvait considérer son interrogation sur ton appartement comme entrant dans la catégorie des questions du pari : dommage, tu ne pourras pas dire à ton retour que tu as trouvé l'exception. Mais, ça n'allait pas faire de mal de demander confirmation.


-Tu me demandes pourquoi je vis dans l'Allée des Embrumes ? Son timide sourire semble être un oui... Question assez indiscrète, avouons-le... Mais bon, je t'ai  déjà confié une partie intime et infime....je peux donc bien te répondre.

Silence dramatique, joueuse tu es, joueuse tu resteras. Mais sadique tu n'es pas -ou très peu, chacun humain a un penchant sadique. Mais la fille-femme fatiguée dans ton canapé, n'est pas vraiment en état de jouer et tu n'aimes pas torturer les gens. Tu ne laisses donc pas le suspense de scénarios commencer dans sa tête :  

-Le prix... enfin, les gallionsprécises-tu de crainte qu'elle ne pense à un prix à payer , lié à une sombre affaire.Il était dans mes moyens et le voisinage est du genre à ne pas se mêler des affaires des autres...

*...et à ne pas se fier aux apparences. Donc, si une jeune sorcière avec une fausse voix de vieille se présente : ils penseront tous que cette apparence est empruntée/fausse/dû à un glamour...bref, ils se méfieront et ne chercheront pas à se renseigner sur elle. Puisqu'ici moins on est curieux, mieux on se porte. Et si je devais quitter mon appartement, je n'aurais pas à donner de préavis de départ au proprio : donc, appréciable....Mais ça, tu n'as pas besoin de savoir que ta mystérieuse bonne samaritaine a besoin de pouvoir fuir rapidement...


Tu l'observas assimiler ta réponse mais avant qu'elle ne puisse te poser une autre question, tu décidas d'inverser les rôles.

-Et ce n'est pas que je n'aime pas discuter avec toi...mais, tu m'as vraiment l'air épuisée, désolé mais tu devrais vraiment te reposer. Alors permets-moi de te proposer deux possibilités : si tu le souhaites, je pourrais t'accompagner... au Chaudron Baveurhésitations, tu n'étais pas sûre du nom, n'étant pas une native du payset te payer une nuit là-bas. Mais ne crois pas que je souhaite me débarrasser de toi, je te propose cela car je pense que tu ne serais peut-être pas à l'aise de passer la nuit chez une sorcière inconnue, ce qui est tout à fait normal et je ne me vexerais pas si tu prends cette option. Mais si tu le souhaites et comme tu t'en doutes sûrement, je te propose de dormir ici. Bien sûr, à condition que tu te sens suffisamment en confiance pour réussir à t'endormir, une bonne nuit de sommeil te ferait vraiment du bien...

HRP:
 
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 26 Juil 2016 - 16:42


Musique

Ses lèvres articulent des mots, ses cordes vocales prononcent des sons... mais j'en manque la moitié. Esprit embrumé par le sommeil. Les informations arrivent, doucement. Font un petit nid dans mon cerveau en attendant de pouvoir être décodés, analysés. Plus tard. Plus tard...

Je comprends seulement qu'elle sent qu'il est tard. Chaudron Baveur ? Canapé ?
Je n'ai plus la force.
Plus l'énergie. De bouger.
Maigre sourire reconnaissant.
Merci de m'avoir accueillie.
Jeune fille à la dérive. Jeune fille sans attache. Ou du moins qui croyait pouvoir s'attacher à quelque chose qui n'était, in fine, qu'illusion.
Merci.

Je ne réalise plus vraiment ce qui se passe autour de moi. La Terre aurait pu s'arrêter de tourner ou bien exploser que je ne m'en rendrais pas compte.
Doucement, le sommeil m'enveloppe. Calmement, tranquillement. Presque inconsciemment, mon corps bascule en position allongée. Je crois sentir qu'Ely l'a aménagé, d'un coup de baguette, en un confortable lit. Elle aurait pu le laisser tel quel, je m'en serais contentée. Malgré tout, je lui en suis reconnaissante.

Esprit vide. Même pas la force de penser à ce qui s'est passé, ce que j'ai fait. Le comment du pourquoi j'ai atterri ici.
Seulement le vide.
Néant.
Brumes de la nuit. Brumes du sommeil.
Tout m'enveloppe, tout m'entoure.
Bras délicats de Morphée qui me bercent au rythme d'un musique silencieuse.
Le noir. Complet.
Yeux fermés. Esprit qui flotte dans le vaste nulle part. Infini.

Rapidement, je m'en vais, loin, très loin de ce petit appartement de l'Allée des Embrumes.
Mon corps s'envole, monte, monte, monte. Il fait toujours noir. Je me sens plus légère que jamais. Je pourrais même voler, au rythme de cette berceuse muette qui résonne au loin.
Le temps n'est plus. Le temps n'existe plus. Il n'y a que moi. Le vide. Et l'obscurité.
Elle ne m'apparait même pas comme effrayante. Je l'accueille comme si elle était dans l'ordre des choses. Comme une vieille amie qui vient, ce soir, me visiter. Allez, accompagne donc mon sommeil !

Corps lourd et cotonneux. Je m'enfonce doucement dans le matelas alors que l'esprit vole, s'envole et flotte.
Mes rêves paraissent vides. Seulement le néant.
Et étrangement, le vide me rassure. Parce qu'au moins, il n'y a là plus rien qui puisse me rappeler ce que j'ai fait ou ce que je fuis.
Je suis seule.
Sans personne.
Sans ma conscience.
Sans ma voix intérieure qui crie et hurle.
Seule.
C'est bien. J'aimerais rester à jamais ainsi.
Tranquille sommeil.
Calme nuit.
Doux voile noir.

Et soudain, le voile se déchire. Eclair aveuglant des rêves qui pénètrent la bulle du vide. Parfois il sont beaux. Parfois non. Parfois ce sont leurs cousins cauchemars qui prennent leur place.
Sommeil agité.
Se débattre dans la nuit contre des monstres imaginaires.
Frapper, frapper le vide en espérant s'en sortir.
Hurler, hurler alors qu'on ne peut plus émettre un son.
Essayer de fuir ; peine perdue : le cauchemar nous rattrape toujours. Son souffle glacial est toujours là, derrière nous, dans notre dos, notre nuque. Nul ne peut lui échapper.

Lorsque la bulle du vide se déchire, je vois l'ombre. Forme informe et difforme. Mais je sais que c'est elle. Visage anonyme, visage plongé dans l'obscurité. Et l'unique chose : son sourire. Vengeur, cruel. Elle est là pour moi, je le sais. Tranquille, de ce calme effrayant. Elle sait qu'elle est forte ; que je suis faible. Veut sa revanche.
L'ombre avance et pénètre ma bulle, la fait exploser. Le vide disparait rempli par la terreur. Une faible lueur lointaine qui flotte, on ne sait où. Il n'y a pas de lieu dans les rêves. Juste un univers infiniment grand. Effrayant.
La lueur se reflète sur son visage. Reflet sur le métal. Le sang se glace. Je ne sais plus qui est en face de moi. Qui est l'ombre. Elle porte son masque ! Ca ne se peut pas... Non... Cette ombre est celle que j'ai croisée dans la rue ! Pas le Mangemort des Trois Balais ! Pas possible... pas possible... pas...
A l'aide !

Malgré le masque, le sourire cruel se voit très clairement.
Perdue. Je suis perdue. Je ne sais plus où je suis, face à qui.
Se défendre ! Cette fois, ça sera justifié. Parce que c'est un Mangemort. Qu'il va me tuer.
Soudain, alors qu'il fond sur moi, il change d'apparence et c'est le visage de Rachel qui apparait : je ne veux pas perdre mon humanité, dit-elle. Je ne veux pas... et toi tu l'as perdue.
Non ! Tu ne peux pas dire ça ! Tu ne peux pas... Tu n'es pas Rachel ! Tu n'es pas Rachel ! Elle ne dirait pas une telle chose !
Nouvelle métamorphose. Je cligne des yeux et reconnaît Ely, ma gentille hôtesse. Les regrets font partie de la vie, tu sais.
Oui, je sais.
Oui, je sais.
Mais que puis-je y faire ?
Comment faire ?
Ely !

Le Mangemort reprend sa place alors que mon corps, qui repose tranquillement sur le matelas, s'agite et se débat. Sueurs froides tandis que son visage masqué s'approche un peu plus. L'image oscille entre le masque de métal et les traits que j'ai pu vaguement distinguer chez l'inconnue de cette nuit. Le tout se mélange et donne un affreux résultat.
Je ne sais plus ce qu'il/elle veut ! Se venger ? Me tuer ? Me blesser ? Se rire de moi ?

Nuit affreuse.
Nuit troublée.
Sommeil agité.

Tout s'entremêle et monte crescendo.
Mon corps se débat vainement, souffle court, souffle rauque.
Je veux me réveiller ; je n'y parviens pas.
Il faudrait que le soleil pointe. Qu'il me sauve de cette affreuse vision. Affreuse mélodie silencieuse qui rythme les mouvements de cette silhouette sans nom, sans visage. Juste tiroir fourre-tout à souvenirs. Là où sont tous mes cauchemars.

Mais quand le matin
Je vois le soleil le matin
Aussitôt j'oublie
Les angoisses de la nuit
Mais quand le matin
Je vois le ciel bleu le matin
Je respire enfin
Et la vie me revient
Je vole dans le ciel
Je suis bien, j'ai des ailes
["Mais quand le matin", Claude François]


Musique


Et enfin, la lumière pénètre l'appartement. Caresse ma joue trempée de sueur. Ou de larmes ?
Respire, respire Kohane !
Tu es vivante. Toujours vivante.
Allongée sur une confortable lit où tu as passé la nuit.
Esprit embrumé, esprit apeuré.
Rêves qui t'ont terrifiée.
Maintenant, tout vas bien. Tu m'entends ? Tout va bien. T'en fais pas, petite.

Difficilement, j'émerge. Le coeur bat toujours aussi fort. Alors que dehors, c'est une douce et engageante lueur qui domine.
Le monde est beau.
Malgré tout.
Le monde brille. Le monde danse.
Alors pourquoi pas toi ?

Ma tête me tourne, je me sens encore toute cotonneuse. Mais rassurée d'être enfin le matin. Enfin réveillée.
Je sens mon pouls se calmer, ma respiration s'apaiser.
Mes monstres nocturnes sont partis. Même si je sais pertinemment qu'ils reviendront, un jour ou l'autre. Dès que je fermerai les yeux, ils seront là. A m'attendre au tournant.

Mais pour l'heure, regarde le dehors.
Il fait beau.
Alors souris. Profite. Il ne faut pas s'arrêter. Continue d'avancer si tu ne veux pas tomber.

Je pose les pieds au sol, doucement. Teste mon équilibre. De ce côté là, ça va.
Je me demande si Ely est levée. D'un pas lent et prudent, je vais vers ce qui doit être la cuisine. Je passe la tête dans l'encadrement de la porte et découvre mon hôtesse, bien réveillée.
Je la salue poliment. Mon esprit est bien plus clair que la veille. Et je remarque que la jeune femme a retiré sa capuche [HRPG : si ce n'est pas vrai, je supprimerai cette partie Smile]. Je la regarde assez rapidement, ne m'attardant pas trop. Je crois avoir compris qu'elle préfère la discrétion. Je remarque juste ses cheveux sombres et ses traits légèrement asiatiques. Il y a un je ne sais quoi chez elle qui me dit qu'elle doit aussi avoir des origines orientales. Mais le plus étonnant, en fait, ce sont ses yeux. Aucune remarque de ma part à ce sujet là bien que je dois afficher une mine quelque peu décontenancée face à cette dissymétrie de couleurs.

Rapidement, je passe à autre chose. Je ne veux pas l'importuner.
Je remarque qu'elle a préparé un copieux petit déjeuner. Avec un sourire, elle m'invite à m'installer en face d'elle. J'obtempère, sentant mes angoisses nocturnes s'éloigner encore plus. Jusqu'à les oublier. Pour le moment.
-Merci de m'avoir accueillie pour cette nuit, je dis en prenant une bouchée d'oeufs brouillés soigneusement préparés par les soins de mon hôtesse.
Je lui fais un sourire qui, cette fois, tient plus du vrai sourire sincère que de la grimace de la veille.
-Ca ne doit pas être évident de faire ainsi confiance à une inconnue, j'ajoute dans un souffle.
Petit silence. Puis :
-Ces oeufs sont super bons.
C'est que les évènements de la nuit m'ont sacrément ouvert l'appétit !
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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Elysion Stella, Dim 6 Nov 2016 - 23:50


Comme dit en privé désolé du retard et merci d'avoir voulu continuer ce rp.

Le début de la nuit-enfin plutôt la suite- se passa paisiblement enfin du moins pour Elysion.En effet, la jeune Werner accepta sa proposition de passer la nuit : la fatigue était bien trop importante pour que l'anglaise se rende au Chaudron Baveur. Au moins, Ely n'a pas eu à se déplacer en portant de manière suspecte une jeune sorcière endormie sur ses épaules. Bien qu'elle l'avait déjà faite en Amérique -après avoir jeté un discret sortilège d'allègement après tout elle n'était pas super woman. Enfin, après son accord et quelques coups de baguette magique : les snacks sur la table furent rangés, la table mise de côté, le canapé déplié en lit et fournit en couvertures et oreillers mauves et blancs.  


-Oh, j'ai faillis oublié les toilettes se trouvent ici et tiens, un pyjama.
dit l'américaine à son invité plus endormie qu'éveillée.

Après de rapides bonne nuit et une rapide vérification que toutes les fenêtres et la porte d'entrée étaient bien verrouillées -il valait mieux s'assurer que personne ne puisse entrer durant un moment de faiblesse, la femme rejoignit sa chambre en vérifiant rapidement Kohane : cette dernière dormait déjà et profondément. Rassurée, l'américaine changea ses vêtements pour un maxi t-shirt avec un chat disant qu'il conquérira le monde mais demain, là il dort. Fatiguée mais songeuse, Elysion ne s'endormit pas tout de suite dans son lit. Elle s'interrogeait sur le déroulement de la journée de demain : devait-elle prévoir quelque chose ? Elle ne savait pas mais elle ne pouvait pas la jeter dehors mais est-ce que la côtoyer lui aménerait des ennuis ? Trop tôt pour le dire Le risque est-il nul ? Non.  Mais c'est trop tard pour changer les choses : on verra ce qui se passera.

zz Sommeil zz

-Qu'as-tu fait encore pour être si blessé ?
-...rien...tch, fais gaffe ça saigne.
-...C'est si enivrant que ça la bagarre ?
- T'aimes aussi l'excitation des combats...Ne le nies pas...
-...oui...mais...pour toi, ça semble être à un niveau bien supérieur...


Des geignements en arrière fond commencent à envahir le rêve et à rendre trouble ce souvenir même si la femme aux yeux vairons tente de résister. Elle ne veut pas quitter cet instant, cette complicité qui lui manque temps depuis son départ d'Amérique. Mais des hurlements finissent par briser complètement son rêve où une version plus jeune qu'elle soignait une version plus jeune de son ami (?), frère de cœur (?), meilleur ami (?), amour (?), amant (?) Elle ne le sait pas et ne souhaite pas y penser tout de suite. C'est une question qu'il faut répondre à deux et quand l'occasion se présentera si elle se présente. Mais là, ce qui requiert son attention sont les cris qui proviennent de la pièce d'à côté : heureusement, que l'appartement est insonorisé sinon les voisins seraient venus les rejoindre quoique... Se levant péniblement et quittant à regret la chaleur de son lit, elle rejoignit la source de ce bruit.

Comme on pouvait s'y attendre, les bruits venaient de l'autre occupante-pour cette nuit- de l'appartement. Elle faisait un cauchemar en s'agitant et seulement des gémissements sortaient la barrière de ses lèvres. De la transpiration était visible sur son front et elle serrait l'un des coussins contre elle comme une noyée s'accrochant à une bouée. Ely ne savait pas quels démons la visitaient mais cela devraient être des gros et non des petits calibres. Etait ce lié aux Mangemorts ? L'Angleterre n'était peut-être pas l'endroit le plus sûr où se cacher mais c'était l'un des meilleurs endroits dans le classement des lieux où on ne la chercherait pas : à vrai dire, elle ne pensait pas qu'il y avait des membres de sa famille dans ce pays ou alors apparenté de loin : ce qui n'aurait pas été le cas en Italie ou en France. Amenant à elle une couverture et un oreiller, la jeune femme s'installa non loin du canapé,  elle pourrait retourner dans sa chambre et laisser son invité affronter seule ses tourments mais elle ne se sentait pas l'âme de la laisser seule. Même si sa présence ne changera rien au moins, elle sera non loin d'elle si celle-ci se réveille.

La nuit passa sous l'agitation de l'anglaise, ignorante de la veillée que son hôtesse menait. Le matin arriva assez rapidement et fit se lever la métisse qui s'empressa de faire disparaître sa couverture et oreiller avant d'aller se rendre présentable et de préparer le petit-déjeuner. Lors de sa douche rapide, elle avait pris la décision de montrer son visage et d'adopter une tenue simple assez moldue : si elle voulait sortir, elle n'aurait qu'à enfiler une cape de sorcière par-dessus. Pourquoi cette décision ? Si elle protégeait trop son anonymat cela pourrait la rendre suspicieuse même si elle vivait dans l'Allée des Embrumes.


*Et si je devais me cacher de tout, je ne le supporterais pas longtemps. Autant prendre un risque moindre et calculé dans mon domicile. Et ça m'étonnerais qu'elle parle de moi ou de cette soirée à ses parents ou à quiconque.*

Une fois rafraîchit et habillée, elle rejoignit la cuisine en prenant garde à ne pas réveiller l'endormie dans le salon. Réfléchissant à ce qu'elle pourrait préparer au petit-déjeuner, elle décida pour un menu typiquement anglais : toasts, porridge, œufs brouillés et quelques tranches de lard grillés même si elle n'était pas très friande de ce mets de si bon matin. Elle se contenterait de quelques toast, d'un bon chocolat chaud et d'un jus d'orange. Elle préparerait du thé et du café au cas où si son invitée en voudrait à son réveil. Alors qu'elle venait de finir la cuisson, cette dernière fit son apparition : bon timing,elle n'aurait pas à l'attendre.

Lui rendant son salut tout en l'invitant à la rejoindre, elle l'observa s'installer et l'analyser rapidement sans s'attarder bien qu'elle remarqua son arrêt soudain lorsque ses yeux furent observer : ce détail intriguait toujours les étrangers. Bien qu'en tant qu'êtres dotés de magie, on pourrait s'attendre à ce qu'ils s'habituent aux extravagances et aux détails qui sortent de l'ordinaire après tout un petit coup de baguette et un changement a lieu. Mais non, les yeux hétérochromes font réagir les non magiques et les sorciers de la même manière.


-Merci de m'avoir accueillie pour cette nuit

- Ce n'est rien, je n'allais pas vous laisser dehors dans ces ruelles malfamées.

Sourire plus vraie que celui de la veille laissant entrevoir la jeunesse de la jeune anglaise, le fait qu'elle puisse lui sourire ainsi rassures l'américaine qui songe qu'elle n'est pas..."perdue" malgré ce qui a pu lui arriver la veille. Même si la fatigue est visible sur ses traits.

-Ca ne doit pas être évident de faire ainsi confiance à une inconnue.

Véridique
même si cette étrangère était trop fatiguée pour être une véritable menace mais elle ne le dira pas à voix haute ni le fait qu'elle se méfie toujours d'elle et que sa baguette n'est pas trop loin. Après tout, l'homme est un loup pour les hommes.

- Ne vous inquiétez pas, je connais quelques tours qui m'assurent une certaine sécurité.répondit-elle en faisant un clin d’œil assuré.

Un silence prit place pendant que les deux femmes se servirent à manger, des œufs brouillés pour Kohane et des toasts pour Elysion. Alors que la plus vieille savourait son chocolat chaud, la plus jeune complimenta ses compétences en cuisine.


-Ravie que ça vous plaise. Mine de rien, la cuisine est un passe-temps utile pas seulement pour manger de bons petits plats mais pour les potions. Aimez-vous les potions ?

-Et que comptez-vous faire ?
sa dernière question fut vague exprès pour que son interlocutrice ne sache pas si elle parlait d'aujourd'hui ou du futur, Ely ne savait pas elle-même ce qu'elle veut faire : s'impliquer ? Fuir ? Ignorer ? Aviser selon la situation ?


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Re: [Habitation] Purple Spirit

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 19 Déc 2016 - 11:49


Plop, plop, plop... s'cuze pour ce retard ><




Un matin doux, comparé à la nuit angoissante.
Un matin léger, après une nuit à avoir reposé ses sens. Malgré les cauchemars.
Un matin, tout simplement, à sentir son esprit plus clair, plus lucide. Mais garder l'arrière-goût amère d'une nuit qu'on n'a pas oubliée. Qui est là, toujours là. Gravée dans la mémoire. Et dans la chair.
Lorsque je referme les poings, j'ai l'impression de continuer de sentir la peau inconnue que j'ai frappée.
Lorsque je ferme les yeux... j'entends, c'est bruyant, c'est confus. Les voix, la respiration haletantes, la colère au fond des tripes, la joie de cogner.

Pourtant, à cet instant, dans la cuisine d'Ely, je refuse d'y repenser.
Pas maintenant. Pas encore.
Je sais que ça va me hanter. Un long moment. Se coller à mes pas, scotché à mon ombre. S'agripper à moi.
Mais ce matin, pour une fois, j'aimerais que ça me laisse tranquille. Les souvenirs.
La jeune femme me dit qu'elle n'allait tout de même pas me laisser dehors, dans les rues malfamées. Je n'arrive toujours pas à réaliser que, premièrement, mes pas ont pu me conduire jusqu'à l'Allée des Embrumes et, deuxièmement, que je suis toujours vivante. Par bribe, l'agression de la veille par de sorciers tarés me revient à l'esprit. J'étais tellement perdue que je n'ai pas réalisé le réel danger que j'encourais.
Heureusement qu'une bonne âme comme Ely vit dans le coin. Et qu'elle a volé à ma rescousse.
Sinon... j'aurais fini comment, moi ?
On m'aurait retrouvée, morte ou en loques, dans un recoin sombre de l'Allée. Un recoin encore plus sombre que les rues déjà noires.
Brrr... rien que d'y penser j'en ai la chair de poule. A côté de ça, l'ombre que j'ai frappée, qui m'a frappée, avec qui je me suis battue est de la rigolade. Elle, au moins, n'était pas une adulte mage noire. Ou un vieux pervers voulant s'en prendre à une pauvre fille sans défense.

Heureusement donc qu'Ely était là.
Qu'elle a su me faire confiance.
Malgré mon état... d'épave.
D'ailleurs elle me dit, avec un clin d'oeil, qu'elle connaît quelques tours qui lui assurent une certaine sécurité. Vrai ?
En tout cas, elle a dû voir que je n'allais pas être une grande menace. Pas pour l'heure, en tout cas.
Puisque maintenant, je ne sais plus que bien que penser de moi-même. Je sais juste que... je sais être reconnaissante. Qu'Ely sera à jamais, pour moi, la personne qui m'a sauvée. Et que, si un jour j'ai l'occasion de lui rendre la pareille, je le ferai.



Manger, petit à petit.
Reprendre des forces.
Pour mieux attaquer la reste.
Montagne de la vie.
Pas à pas, dents serrées, courage plein l'âme.
Grimper, grimper... grimper.
Il le faut, il le faudra. Je ne peux pas rester statique. Il faut que je continue d'avancer, de marcher.
Oxygéner le corps. Impression que ça le soulagera, l'air frais. Sans cesse renouvelé.

-Aimez-vous les potions ? Et que comptez-vous faire ?


Ses questions me surprennent. Sans doute plus la première que l'autre -celle-ci, je devais m'y attendre.
Je prends le temps d'avaler ma bouchée d'oeuf brouillé. Le temps de réfléchir.
-Je ne suis pas très douée en potion, je commence, lentement. Enfin, ce n'est pas ma tasse de thé. Pourtant, question mélange, je dois pas être trop mal en cocktails...
Et c'est quand même meilleur, les cocktails !
J'adresse un sourire à mon hôtesse tandis que la fenêtre, faisant entrer la lumière du jour, éclaire le tableau.
Il ne faut pas que je m'attarde.
-Pourquoi cette question ? Vous avez un attrait particulier pour les potions ?
Avaler une dernière bouchée d'oeuf.
Un ventre qui se remplit, comble le vide.
L'esprit, lui, qui cherche, au contraire, à tout évacuer.



Et tic et tac.
Et l'heure tourne.
Les minutes défilent.
-Quant à ce que je vais faire maintenant... je ne sais pas bien. Il va falloir que j'y aille bientôt. Si mes parents rentrent et découvrent que j'ai découché, ils vont s'inquiéter. Surtout ma mère. Euh... enfin... je crois que... je vais aviser sur le moment.
Un sourire amer à l'idée de ce qui m'attend.
Au vu de cette nuit, les cauchemars ne me lâcheront pas.
La culpabilité non plus.
La montagne de la vie parait de plus en plus impossible à grimper.
Il le faudra bien, pourtant...
-Encore merci pour cette nuit.
Murmure qui s'évanouit dans la lueur du jour. Même l'Allée des Embrumes, connaît le jour. Plus pâle, peut-être. Lumière quand même.
Bientôt, il sera temps.
Repartir, essayer d'oublier.
Sans jamais pouvoir.
Totalement.
Alors, chercher une autre voie. Pour continuer de monter. Escalader cette foutue montagne. Sans se laisser abattre.



Fin du rp pour moi. Tu as mon LA pour conclure Wink
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