AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré
Page 4 sur 6
Le Grand Salon
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
Elly Wildsmith
Modération GPoufsouffle
Modération G
Poufsouffle

Re: Le Grand Salon

Message par : Elly Wildsmith, Mer 19 Avr 2017 - 14:50


Elle écoutait, ses mots, ses maux aussi, visiblement du à son attirance pour l’Auror, qui venait d’esquisser un sourire satisfait des réponses qu’il lui avait apporté. Néanmoins elle était joueuse et ne pouvait s’empêcher de pousser le vice plus loin encore.

Elle attrapa sa main qui venait de frôler son menton, jouant avec ses doigts quelques instants. Elle voyait son sourire gêné se dessinait, mais tout comme l’instant d’avant elle n’en tenu pas compte, prête à une nouvelle salve de question qui le mettrais sans doute encore mal à l’aise.

- Ton attirance ? De quoi parles-tu ? Explique-moi

Elle avait posé sa main contre la sienne, sur leur table, se liant ainsi à lui en quelque sorte. Lui offrant une sorte de réconfort pour ce qu’il lui avait dit et ce qu’il s’apprêtait sans doute à dire. Elle avait plongé son regard dans le sien, cherchant en lui les réponses qu’elle n’arrivait pas à trouver en elle-même. Peut-être était-il la clé ? Leurs rencontres se succédaient et malgré la froideur de l’Auror, Artemis s’accrochait, osant lui révéler ses plus sombres secrets.

Elle jeta un œil dans son assiette, qu’elle ne toucherait visiblement pas de la soirée. Elle n’avait guère faim, pas de nourriture en tout cas. Elle voulait entendre encore et encore les compliments qu’il lui faisait, c’était pour Elly une douce mélodie qu’elle n’avait pas l’habitude d’entendre. Mais dont elle raffolait déjà, en quémandant toujours davantage.
Revenir en haut Aller en bas
Artemis Lhow
avatar
Modération RPGGryffondor
Modération RPG
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Legilimens


Re: Le Grand Salon

Message par : Artemis Lhow, Jeu 20 Avr 2017 - 23:42


Je ne suis pas facilement impressionnable. Enfin visiblement, je ne suis pas facilement impressionnable, sauf lorsqu'il s'agit de sentiments. Je ne m'attendais absolument pas à ce qu'elle me montre le moindre signe d'affection, alors qu'elle me prenne la main. Je sent instantanément la chaleur me monter aux joues et ne peux m'empêcher de lui jeter un coup d’œil interrogateur.

Ainsi donc elle allait tirer pleinement profit du Veritaserum ? Ou était-elle simplement curieuse et absorbé par la discussion que nous avons ? Je ne saurai le dire, quoi qu'il en soit, elle jette un rapide coup d’œil à son assiette et j'ai bien l'impression qu'elle n'y toucheras pas. Dommage, le canard est excellent.

Sa question me fit sourire. Je pris le temps de caresser sa main de mon pousse avant de me lancer.

- Allons Elly, tu es une auror et tu ne me fera pas croire que tu ne sais pas de quelle attirance je parle. Tu es indéniablement une femme d'exception et tout homme normalement constitué ne pourra qu'approuver mes propos. Mais au delà du physique, tu dégages une aura de bonté et de bienveillance qui me fait me sentir à l'aise près de toi, qui me fait me sentir vivant et qui fait aujourd'hui que je rechercherai ta présence en toutes saisons. T'avoir à mes côtés est un réel plaisir dont je ne saurais plus me passer. Tu es en quelques sortes la brise qui maintiens ma flamme. Avec toi, je pourrai devenir brasier, alors que sans toi, je ne peut que m'éteindre et redevenir cendres.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Modération GPoufsouffle
Modération G
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Le Grand Salon

Message par : Elly Wildsmith, Lun 24 Avr 2017 - 22:15


Un nouveau sourire, sous le coup de ses compliments. Comment ne pas être touchée par tant de sentiments ainsi déballés … sous l’effet d’un sérum de vérité. A cette idée, la jeune femme rougit.

- Ecoute, je suis désolée, je te fais sortir tout ça … sous Veritaserum. Ce n’est pas vraiment très fair-play de ma part. Mais …

Phrase en suspension, Elly continuerait-elle sur cette pente, à le faire se découvrir davantage au détriment d’une découverte plus « naturelle » ? Ou arriverait-elle à s’ouvrir davantage à cet autre, dont elle ignorait presque tout, si ce n’est son passif avec les Mangemorts et visiblement, son attirance pour elle. Elle pouvait également s’ouvrir un peu à lui, cela ne lui couterait rien, ne l’engagerait pas sur une quelconque durée.

- Mais … tu me plais aussi, tu es intriguant et … j’aime ça.


Voilà qui était dit, le plus simplement du monde après tout. Sa main n’avais pas quitter la sienne, et son regard alternait entre son pouce à lui, qui jouait des caresses sur le dos de sa main à elle, créant une multitude de trouble.
Revenir en haut Aller en bas
Artemis Lhow
avatar
Modération RPGGryffondor
Modération RPG
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Legilimens


Re: Le Grand Salon

Message par : Artemis Lhow, Mar 25 Avr 2017 - 18:04


Mon coeur semblât louper un bond ou deux avant de reprendre ses battements à rythme nettement supérieur. Ainsi donc, après avoir passé près d'une demie-heure à me tourmenter de question, elle m'avouait ça comme ça ?

D'un autre côté, c'était le comportement normal d'une aurore songeais-je ... elle n'allait tout de même pas montrer une faiblesse à quelqu'un qui pourrait s'avérer être un ennemi. Cette idée me fit sourire, Elly et moi, des ennemis. Deux adversaires s’attirant l'un l'autre invariablement. Voilà qui n'était pas naturel pour moi.

J'ai besoin d'un relation beaucoup plus calme et sereine, l'amour dans la haine n'apporte que la souffrance. Je porta sa main jusqu'à mes lèvres avant d'y déposer un tendre baiser. Plongeant mon regards dans le sien, observant le doux mouvement de ces prunelles qui allaient de sa main à mes yeux.

- Merci Elly ... ça me touche, vraiment.

Il en avait presque oublié la première partie de la phrase, celle contenant ces excuses pour l'utilisation du Veritaserum.

- Pour ce qui est du Veritaserum, je ne peux pas t'en vouloir, j'aurais sans doute fais de même et puis ... c'était mon idée non ?

Un léger clin d’œil et un doux mouvement de pression sur sa main ... la soirée ne finirait, finalement, pas en catastrophe.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Modération GPoufsouffle
Modération G
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Le Grand Salon

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 27 Avr 2017 - 20:55


Il était tendre avec elle, et elle ne put retenir un frisson. Même si elle savait pertinemment que l’effet du Veritaserum y était sans doute pour beaucoup dans ces révélations. Qu’importe, il lui avait dit des mots qu’elle n’avait pas entendus depuis … bien longtemps et cela la touchait vraiment.

- C’était en effet ton idée, admit-elle, mais j’aurais pu t’éviter tout ça. Ce n’était pas très fairplay


Elle jeta un œil dans son assiette et fit la moue. Elle n’avait pas envie de manger, peut être accepterait-il d’aller se balader un peu ? La nuit était tombée à l’extérieur et il pourrait être agréable pour les deux jeunes gens de faire connaissance plus simplement.

- Ça te dirait qu’on se balade un peu ?

Elle n’avait pas lâcher sa main et avait figé son regard dans le sien, attendant sa réponse.
Revenir en haut Aller en bas
Artemis Lhow
avatar
Modération RPGGryffondor
Modération RPG
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Legilimens


Re: Le Grand Salon

Message par : Artemis Lhow, Jeu 27 Avr 2017 - 23:03


LA accordé pour le transplannage


Elly proposa à Artemis de sortir se balader sur le chemin de traverse. N'ayant rien contre cette idée, il se leva, brisant l'union de leurs deux mains à contre cœur, et déposa sur la table assez d'argent pour payer l'addition ainsi qu'un galion pour le serveur qui l'avait amplement mérité.

Invitant la jeune femme à se lever, il eu l'idée de pimenter un peu plus cette soirée jusque là calme et douce. La pimenter sans trop en faire, mais assez tout de même pour qu'ils ne finissent pas la soirée à échanger des banalités. Il avait envie de voir du paysage. Il avait envie de voir du paysage avec elle surtout.

Quelques instants plus tard, il se trouvaient l'un et l'autre devant la boutique alors que le chemin de traverse se drapait d'une obscurité morbide. Non, décidément, ce n'est pas ici qu'ils finiraient leur soirée. Adressant un sourire à la jeune femme, il lui tendit la main et ajouta avant qu'elle ne la prenne ...

- Désolé, mais je ne me vois pas finir cette charmante soirée en ta compagnie en un tel lieu.

Le regard pétillant de malice alors que la jeune femme lui adressait un regard surpris, Artemis se concentra sur sa destination ... une fraction de seconde plus tard, l'un et l'autre avait disparus dans un "CRAC" sonore.

Fin du RP, merci au serveur Wink

La suite ici
Revenir en haut Aller en bas
Personnage
avatar
PNJ
Personnage

Re: Le Grand Salon

Message par : Personnage, Mer 3 Mai 2017 - 11:58


PV Kohane Werner


J'avais beau faire tout mon possible pour masquer mes origines, mes manières aristocratiques étaient bien ancrées en moi, dans ma personne, ma gestuelle, ma droiture presque rigide, et, cela ne faisait aucun doute, dans ma façon de m'habiller. Je méprisais pourtant mes origines, ou au moins l'opulence dans laquelle vivaient ceux qui avaient toujours tout eu, sans jeter un regard à ceux qui possédaient moins. Je devais cependant reconnaître que ces origines, si elle m'avaient détaché socialement des sorciers de mon âge beaucoup moins fortunés, m'avait permis de ne jamais connaître de soucis financier pour quoi que ce soit.

Encore que l'origine de cet argent revenait à mes parents, grands-parents, et tous ceux qui avaient choisi d'investir de leur temps dans l'entreprise familiale, au contraire de moi. Ma mère avait espéré que j'accepte de la reprendre, mais j'avais autant souhaité me détacher du côté entreprise familiale des Werner que de ce lien aristocratique dans lequel je ne m'étais jamais complu. Les plus pauvres de mes anciens camarades d'école auraient dit que j'avais gâché là une opportunité en or, mais les regards les moins pourvus se trompent souvent sur ce qu'apporte richesse et réputation. Tout n'est jamais bon, derrière les apparences.

Je retrouvais Kohane aujourd'hui, ma fille chérie. J'avais convenu avec elle d'un rendez-vous sur Londres, à l'Occamy Doré, un endroit chaleureux et intimiste. Prétexter un simple tête-à-tête avec sa fille comme but de l'entrevue m'avait causé quelques remords, mes raisons étant bien plus sinueuses que cela, en vérité. De mes yeux, Kohane était la prunelle, et je n'aurais jamais rien fait pour aller contre ses envies et ses choix de vie, mais aujourd'hui, je devais reconnaître que la situation me dépassait, et que si Kohane refusait de revoir ses grands-parents et de les écouter, ma vie, et en conséquence la sienne, risquaient de se corser quelque peu.

J'étais pauvre, plus que mon apparence ne le laissait croire. Non pas fauché, mais je ne possédais de la fortune familiale que des fragments, donnés depuis toujours au bon vouloir de mes parents. Ca avait été là le prix à payer pour avoir refusé de reprendre l'affaire, en plus d'avoir imposer mon mariage sans demander leur accord. Aujourd'hui, on me menaçait de me couper les vivres, ce qui me contraignait à exiger de ma douce fille une chose que je ne comprenais pas vraiment.

Je poussais la porte de l'Occamy Doré, un peu pensif, bien qu'un sourire naturel se forma sur mes lèvres pour accueillir les visages inconnus. Je gagnais le salon, sachant que j'étais en avance de quelques minutes, en me demandant comment j'allais amener le sujet avec Kohane. Parler mariage arrangé à une jeune fille de dix-sept ans, union que je ne cautionnerais pas, allait être compliqué. Je n'étais pas encore certain d'évoquer l'importance de l'argent dans ce choix ou non ; à vrai dire, je craignais beaucoup une réaction froide de ma fille quand elle comprendrait le but de ma venue.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Le Grand Salon

Message par : Kohane Werner, Sam 13 Mai 2017 - 11:30





Réponse à PNJ

Une lettre que je n'attendais pas, un rendez-vous que je ne prévoyais pas. Et pourtant, me voilà, rues de Londres, Chemin de Traverse. Mes pas me conduisant résolument vers le lieu indiqué sur le parchemin.
Si je ne m'attendais pas à ce que mon père souhaite un tête à tête avec moi, je n'ai pas pu refuser non plus. Peut-être la tentation de se rappeler encore une fois, une dernière fois, que Papa et Maman existent. Et pour une fille paumée, une fille en manque de bouée, c'est d'un coup comme une sécurité. D'avoir quelqu'un. Là. A ses côtés. Qui se rappelle à nous.
J'ai rarement eu l'occasion d'avoir des tête à tête avec mon père. Je le vois pendant les vacances mais en dehors de ça, il m'a très souvent laissée vivre comme je l'entendais c'est-à-dire sans mettre le nez dans mes affaires tant que mes actes n'avaient rien de répréhensible.
A cette pensée, mes sourcils s'arquent et je sens un frisson me parcourir.
Brr... heureusement alors qu'il ignore beaucoup de choses.
Dans un premier temps, j'aurais dit heureusement qu'il ne sait pas pour les nombreuses infractions au règlement que j'aie pu commettre à Poudlard. Ca ne lui aurait pas plu -ni à lui ni à Maman. Et je ne veux pas imaginer le savon et les incessantes leçons de moral auxquels j'aurais eu droit.
A présent, je pense autrement.
Car s'ils savaient, ce ne serait plus de savon il serait question. Mais de... je ne sais pas bien. Tant de choses que je tiens à garder secrètes éternellements. D'avoir couvert un meurtrier par exemple en ne le dénonçant pas. Pis ! d'avoir récidivé et protégé une meurtrière bien plus tard. Ils ne cautionneraient pas. Jamais. Et s'ils apprenaient pour mes agression ! Maman s'affolerait. Papa, derrières ses airs calmes, serait paniqué. Et, cerise sur le gâteau, s'ils étaient au courant de mes propres pulsions violentes. Mes démons que je ne parviens toujours pas à apprivoiser. Ils me renieraient ou m'enfermeraient à double tour dans une pièce, coincée dans une camisole de force, après m'avoir retiré ma baguette bien sûr.
Oui.
Heureusement qu'ils ne savent pas.



Arrêt.
Devant une vitrine. Regarder son refler. J'ai déjà essayé de me donner un air frais et énergique pour masquer des nuits sans sommeil, des nuits de déambulation qui se font de plus en plus nombreuses.
Bien sûr, je dois avoir un air plus sombre avec ces légères poches sous les yeux. Mais le résultat est pas trop mal. Au pire, je pourrai prétexter que je travaille trop tard ou m'attarde trop dans le salle commune avec une amie X dont j'inventerai le nom sur le coup.
Parce qu'en vrai, j'ai beau être une Lionne, les rouge-et-or ne comptent pas, pas vraiment dans les gens que j'ai appris à connaîte, à apprécier, bref, les amis.
Mais peut-être aussi mon père ne posera pas de question. Après tout, cela fait, ce me semble, une éternité que ces cernes s'accrochent à moi. Il s'y est peut-être habitué lui aussi, depuis.
Soupir.
Je souris à mon reflet.
Il s'agit juste de faire bonne impression, avoir bonne mine.

Sur ce, je reprends mon chemin décidée.
Au loin, scintille l'Occamy Doré. Sans hésiter, j'entre. La chaleur d'un café me réconforte toujours. Je salue au passage les gens présents et me dirige vers le grand salon, lieu de rendez-vous.
Je me demande si mon père sera déjà là. Ce n'est pas le genre à être en retard.
Une seconde -balayer la pièce du regard.
Et je le repère vite. Installé. L'attitude que je lui ai toujours connue : droite et fière.
J'esquisse un sourire en allant vers lui.

-'jour P'pa, je prononce en lui faisant la bise.

Sans rien ajouter d'autre, je m'assois en face.
Il semble avoir été en plein songes au moment où j'arrivais. Sur le coup, je me demande si quelque chose le tracasse. Quelque chose qui expliquerait sa lettre, ma présence ici.
Cependant, je ne pose pas de question.
Je sais que s'il a quelque chose à dire, il finira par le dire.
Alors au lieu de ça, je commence par le banal.

-Comment ça va ? Et comment va Maman ?

Mon ton essaie de montrer de l'enthousiasme.
Cacher les questions qui trottent derrière le front. Et les nuits courtes qui embourbent les jambes.

Revenir en haut Aller en bas
Peter McKinnon
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Le Grand Salon

Message par : Peter McKinnon, Sam 13 Mai 2017 - 14:02




L'Occamy Doré

PNJ & Kohane



Le Grand Salon était l'une des pièces de l'Occamy qu'il ne fallait jamais négliger lorsque les serveurs, comme Peter, étaient en service. En effet, de par sa taille et le fait qu'il accueillait en permanence des convives, tant en journée qu'en soirée, il fallait toujours y jeter un coup d'oeil pour vérifier si dans le brouhaha de l'activité et des conversations on ne négligeait pas un client. Peter déambulait donc ce jour-là entre les tables de la vaste salle, sous les regards des convives aux balcons, en quête de sorciers en manque de consommations.

Une présence à une table attira soudainement son attention. Il reconnut très distinctement Kohane, la jeune élève de Gryffondor, avec laquelle il lui était déjà arrivé de partager certaines ... expériences ! Elle était assise en face d'un sorcier bien plus vieux qu'elle et aucun d'entre eux ne semblaient avoir été servis par l'un des collègues du jeune stagiaire vert et argent. Aussi, prit-il le chemin de leur table afin de leur proposer son concours :

- Bien le bonjour, Monsieur, Kohane ! Bienvenus à l'Occamy Doré, mon nom est Peter, que puis-je faire pour vous ?

Après son annonce joyeuse, il décrocha un sourire à son amie rouge et or et sortit son calepin et sa plume de paon (achetée aux Halles Magiques) de la poche de son tablier afin de prendre note de leur commande.
Revenir en haut Aller en bas
Personnage
avatar
PNJ
Personnage

Re: Le Grand Salon

Message par : Personnage, Jeu 25 Mai 2017 - 15:53


Je réfléchissais aux répercussions que pourrait avoir ma venue sur Kohane quand celle-ci arriva et me tira de mes pensées. Je lui offrais un sourire ravi en l'accueillant dans mes bras quand elle me fit la bise avant de s'asseoir. Je ne m'étalais jamais vraiment en sentiments et elle me connaissait comme ça de toute façon, mais cela me faisait réellement plaisir de la voir cette après-midi. Elle n'en dirait peut-être pas autant dans quelques minutes, mais voir ma fille grandir jour après jour me procurait la plus grande joie. Elle serait bientôt une femme, ma Kohane...
- Bonjour ma chérie, dis-je en me rasseyant.
-Comment ça va ? Et comment va Maman ?
- Ça va très bien, comme tu peux le voir. Et maman aussi, elle te passe d'ailleurs le bonjour.

J'allais poursuivre quand un jeune serveur épais comme une brindille nous interpella.
- Bien le bonjour, Monsieur, Kohane ! Bienvenus à l'Occamy Doré, mon nom est Peter, que puis-je faire pour vous ?
Je regardais le jeune homme, surpris de l'entendre s'adresser à ma fille par son prénom.
-Un thé fruité, Promenade dans les bois, pour ma part

Je lui offris un sourire le temps que ma fille ne commande à son tour et le regardais s'éloigner, reportant mon attention sur Kohane.
- C'est un ami à toi ? Vous êtes en classe ensemble ?

J'étais curieux d'en connaître un peu plus sur ses fréquentations, bien que j'avais choisi depuis longtemps de la laisser vivre sa vie. Les mots qu'avaient eu mes parents sur les "changements" de Kohane m'amenaient tout de même à me poser quelques questions... Cela faisait peut-être simplement partie de leur manoeuvre pour me faire chanter moi, chargé d'influencer leur petite fille...
Savoir que Kohane avait des amis avait quelque chose de réconfortant, comme pour tout parent, je présume. Lui laisser sa liberté avait l'avantage de renforcer la confiance entre les parents et l'enfant, mais à-contrario, ça apportait une méconnaissance réciproque. Je n'étais pas certain de tout vouloir savoir de la vie de ma fille, mais avoir entendu le jeune homme l'appeler par son prénom m'avais fait réaliser que je ne savais vraiment pas grand chose d'elle... ce serait sans doute compliqué pour elle de soupeser les Pour et les Contre de ma requête alors que nous étions de parfaits étrangers sur certains points... En y réfléchissant, je me disais qu'il était peut-être préférable d'amener la chose en préparant le terrain.

- Tu sais, je crois que ça ferait vraiment plaisir à ta mère et à tes grands-parents, si tu venais nous voir plus régulièrement. Tu pourrais passer les week-ends, en nous prévenant même juste un jour avant, qu'est-ce que tu en dis ? Tes grands-parents aimeraient vraiment te revoir plus souvent...

Formulant ma question, je me doutais bien que Kohane n'accepterait surement pas, mais il était plus judicieux d'amener les membres de la famille tranquillement dès le départ dans la conversation, avant d'évoquer le coeur du problème. J'espérais que le lien avec ma fille soit suffisamment profond pour elle pour lui permettre de juger ma demande, car à vrai dire, elle souffrirait certainement autant que moi d'une coupure d'argent... Victime d'un agacement soudain, je serrais les points sur la table, furieux. Comment en étais-je arrivé là, à demander à ma fille d'accepter un mariage sous condition pour... pour de l'argent. Mais si je perdais cet argent, je perdais presque toute ma vie, et Kohane pouvait m'aider. Elle ne serait peut-être pas si malheureuse que ça dans cet arrangement....
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Le Grand Salon

Message par : Kohane Werner, Mar 30 Mai 2017 - 19:16





Du banal.
Seulement ça pour premiers mots.
Poser les bases d'une relation quotidienne. Celle d'un père et de sa fille. D'un père à la fois distant et profondément aimant. Une fille qui a, très tôt, appris à vouloir voler de ses propres ailes, faire sa vie loin des regards familiaux malgré une mère-poule parfois trop encombrante.
Pour moi, mon père a toujours eu cette place et ce rôle : celui de contrebalancer le surplus d'amour et de protection de ma mère. Quand elle me choyait, prenait soin de moi jusqu'à l'étouffement, lui la rassurait et me permettait de déployer mes ailes pour m'envoler. Il est, à ma connaissance, le seul à pouvoir calmer ma mère lorsqu'elle s'inquiète pour moi, le seul à réussir à lui faire lâcher prise lorsqu'il s'agit de mon autonomie.
C'est pour ça que j'ai toujours trouvé qu'ils se complétaient bien, tous les deux.

Après les quelques paroles échangées, le bonjour de Maman et le ça va bien habituel, nous sommes interrompus pas la venue d'un serveur.
Et pas n'importe quel serveur.
Peter ?
Je ne savais pas qu'il bossait ici, tiens. Comme quoi, on en apprend tous les jours. Poliment, il nous salue, se présente même. Je laisse mon père commander en premier avant d'enchaîner, un sourire amical lancé au préfet vert-et-argent :
-Je vais prendre un thé fleuri. Orient-thé. S'il-te-plaît.



Une fois Peter parti préparer les commandes, mon père s'adresse de nouveau à moi.
Il semble s'intéresser au jeune Serpentard et plutôt à la relation que nous entretenons.
Ami ? Oui, c'est cela. On doit pouvoir qualifier notre relation de cette façon. Amicale.
Je sens chez le grand Walter Werner une sincère curiosité et une question qui n'est pas posée uniquement pour la forme. Non. Il se demande vraiment si Peter et moi sommes amis. Sans doute commence-t-il à réaliser que ces années d'éloignement par les études ont fait que nous ne partageons plus grand chose. Si ce n'est un nom, un sang commun, des liens familiaux. Et un amour, bien évidemment. Amour et admiration que je lui ai toujours portés même si je ne l'ai pas tout le temps dit et manifesté.
Admiration pour celui qui a pu claquer la porte de son chez-lui par amour.
Admiration pour celui qui m'a élevée dans la modestie et la tolérence. Malgré une assurance d'être loin des problèmes financiers et un train de vie confortable, nous n'avons jamais vécu dans l'opulence et le luxe. Juste ce qu'il faut quand il le faut.
Amour et reconnaissance pour celui qui m'a laissé vivre ma vie. Même si, parfois, j'aurais peut-être aimé qu'il soit plus présent, plus encombrant pour pouvoir voir les moments où il fallait me rattraper alors même que je me taisais.
Parce que oui, je n'ai jamais parlé à mes parents.
De tout ce qui m'est arrivé depuis que j'ai débarqué à Poudlard.
Rentrant peu à la maison et les évitant le plus possible, ils n'ont peut être pas eu le temps de noter les changements. Les cernes dissimulées par quelques mascarades devant de le miroir. Le sourire qui se fait différent aujourd'hui.
Je n'ai jamais pu leur parler des ombres, des démons, des peurs et des pleurs.
Je ne sais pas pourquoi.
Alors que tant de fois j'ai rêvé de leurs bras tendres autour de moi, de leur voix me murmurant que tout ira bien.
Pourtant, je n'ai jamais rien dit pour les aider à venir à moi.
Silencieuse et comédienne, j'ai continué de faire comme si.
Peut-être que je pensais qu'ils ne comprendraient pas.
Seuls ceux qui vivent l'angoisse et ravalent leurs pleurs peuvent essayer de comprendre ce qui serre mon coeur.
Peut-être est-ce pour ça, que je n'ai jamais parlé...

-Oui, c'est un ami, je réponds après quelques secondes de court silence.
Un sourire qui se veut enthousiaste et rassurant.
-Mais nous ne sommes pas dans la même classe. On a pu partager quelques cours communs mais pas grand chose de plus. On n'est pas dans la même maison, tu sais. Lui il est à Serpentard.
Je ne m'étale pas sur la description du système des maisons. Bien qu'il n'ait jamais connu Poudlard, ma mère, de son côté, l'a connu. Sept années chez les vert-et-argent pour sa part. Mon père doit connaître par coeur tout ça.
-Mais nous nous voyons en dehors des cours. On... enfin... c'est un bon ami.

Je me tais.
Tais que notre relation a été charnelle avant d'être amicale.
Et qu'il arrive parfois, que cette relation amicale prenne certains tournants ambigus. Dans un élan d'insomnie au coeur de la nuit noire. Bien que nous n'ayons, l'un pour l'autre, qu'un sentiment d'amitié profonde. Rien de plus.



Finalement, mon père reprend la parole.
Et nous quittons soudainement le banal.
Pour une demande qu'il ne m'a encore jamais faite.
Sans l'interrompre, je l'écoute avec attention. Au fur et à mesure que ses mots avancent et coulent, ma mine se renfrogne quelque peu.
Appuyant mes coudes sur la table, je croise mes mains sous mon menton.
Je mâchouille ma lèvre inférieure tout en faisant attention au moindre de ses mots.
Lorsque sa voix retombe, je reste coite.
Sans souffle et sans voix.
Pourquoi ? Pourquoi cette requête ?
Bien évidemment qu'un père a toujours envie de voir sa fille et a du mal, parfois, à la savoir si loin.
Mais cela va faire sept ans que ce rythme se pérpétue. Bien que, je l'avoue, des derniers temps je rentre de moins en moins. Les vacances, j'essaie de les passer à Poudlard ou ailleurs. Pour leur éviter le spectacle de ma mine sombre et de mes ombres.
Néanmoins, qu'il veuille me voir pour une telle requête m'étonne.

Etrangement, lui-même ne paraît pas enchanté d'avoir demandé une telle chose.
Je remarque ses poings qui se crispent soudainement. Comme s'il se retenait de continuer de parler, de continuer sur le véritable coeur du problème. Ce qui a pu le pousser à vouloir me voir. A l'occamy doré.
L'air à la fois intrigué et désolé, je secoue la tête :
-Je vous aime beaucoup, tu sais. Mais je... je ne suis plus un bébé. Je... enfin... j'ai besoin de prendre mon indépendance. Bien évidemment que je continuerai de passer. Mais je ne peux pas... surtout en ce moment... je vais bientôt quitter Poudlard. Une fois partie, je serai réellement majeure et vaccinée. Il faut que j'apprenne à acquérir de plus en plus d'indépendance.
Une excuse bidon.
En parti vrai.
Il y a de ça, dans mon refus.
Mais ce n'est que la surface du non.
Le coeur est bien trop sombre et terrifiant pour que je puisse le dire. J'espère qu'il se contentera de ça.
-Je suis sûre que tu peux le comprendre, j'ajoute avec un sourire tendre. Après tout, c'est toujours toi qui a dit à Maman qu'il fallait me laisser mon cercle de liberté et que, tôt ou tard, je finirais par partir.

Mais sentant qu'autre chose va venir, j'avance une main vers mon père et la pose doucement sur son poing serré.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Un problème ?

Revenir en haut Aller en bas
Personnage
avatar
PNJ
Personnage

Re: Le Grand Salon

Message par : Personnage, Lun 3 Juil 2017 - 12:02


J'écoutais ma fille parler du serveur, avec un mélange d'intérêt et de détachement. Elle semblait bien l'apprécier et je laissais se perdre dans mes pensées les évocations de poudlard. Je savais comme beaucoup la plupart de ce qu'il y avait à savoir sur cette école et son fonctionnement, mais je n'y avais aucun repère visuel, pas de formes concrètes dans ma mémoire, seulement quelques photos glanées dans les livres d'Histoire. Elle terminait de parler du serveur et j'étais déjà quelque peu distrait, pas totalement impliqué dans ses propos. Elle coupa sa dernière phrase, laissa planer des incertitudes quant à tout ce qu'était sa relation avec le serveur, mais peu importait... La relation était justement le problème de ma journée et ce qui m'avait conduit ici.

Je m'émerveillais, quelques instants plus tard, de l'intelligence de ma fille, sa perspicacité, alors qu'elle avait senti dans mes propos, ma requête sur ses allers et venues, quelque chose de beaucoup plus sombre, mes intentions cachées. Je demeurais très admiratif de ma fille, bien que j'avais laissé mes scrupules de côté en lui demandant de venir me rencontrer aujourd'hui...
Quand sa main se posa sur la mienne, un frisson s'étendit sur toute la longueur de mon bras et un sourire aimant étira mes lèvres. Devais-je vraiment lui formuler tout cela ? Elle qui me parlait de son indépendance, de quitter le nid bientôt. Allait-elle me repousser, m'insulter, quand je lui dirais qu'elle n'avait pas ce droit, de partir vivre sa vie comme elle l'entendrait ?

- Kohane, commençai-je timidement, m'accordant sitôt une pause pour poursuivre avec plus de contenance, gardant cependant un ton doucereux : Si tu prends trop d'indépendance, nous aurons rapidement des problèmes, toi et moi. Si j'ai pu subvenir à tes besoin pendant tant d'années, ce n'est pas parce que je le pouvais. Tout cet argent, notre argent, ne vient pas de ma poche, mais de celle de tes grands-parents. C'est difficile à expliquer, mais sans eux, je n'aurais plus rien à ce jour... et toi non plus...

Je m'accordais quelques secondes, tentant de ne pas défaillir, de ne pas montrer de faiblesses devant ma fille chérie. Je serrais sa main avec encore plus d'ardeur, gardant mon petit oiseau au creux de ma main... Si je faisais le choix d'essayer d'influencer ma fille, de la pousser vers ce mariage que je n'aurais pu concevoir quelques années plus tôt, je sentais qu'un refus de sa part, un détournement de ma personne, me ferait beaucoup de mal. Et pourtant, je ne voyais pas mille façons de lui exposer le problème, de dire ce que je devais dire pour que elle et moi puissions continuer de vivre comme nous l'avions toujours fait, en dehors de tout problème financier.

- Pourrais-tu envisager de te marier ma chérie ? De suivre les conseils et la volonté de tes grands parents sur ce point ? Ma main serrait si fort celle de Kohane que j'avais peur de lui faire mal, mais en même temps, je redoutais qu'elle ne la retire si je desserrais mon étreinte. Si tu ne peux entrevoir cette idée, il faut que tu sois préparée à d'autres changements dans ta vie, parce que la vérité, c'est que je suis sans le sous, sans tes grands-parents. Et je le serais, et toi aussi, si tu t'opposes à leur choix. C'est sous cette menace que nous vivons tous les deux aujourd'hui chérie....

Je retenais mon souffle, sentant une boule épineuse se former dans ma gorge, ne voulant pas brusquer ma belle Kohane, la faire fuir ou s'emporter.
- Je suis un peu là pour ça aujourd'hui... Pour savoir comment tu vas, bien sûr, mais aussi pour considérer cette question ensemble...
Revenir en haut Aller en bas
Peter McKinnon
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Le Grand Salon

Message par : Peter McKinnon, Lun 24 Juil 2017 - 16:12




L'Occamy Doré

PNJ & Kohane


Milles excuses pour mon retard !

La plupart du temps, à certaines heures avancées de la nuit ou avec certains clients particulièrement laids, il fallait se forcer pour paraitre aimable et sourire en toutes circonstances. Tel n'était pas le cas lorsque, extraordinairement, Peter avait la chance de servir l'une de ses amies ! Et ce jour-là, c'était une bonne surprise de tomber sur Kohane avec celui qui devait être son père. Ce devait être lui qui l'avait trainé jusque là, à en juger pour les goût de la rouge et or en matière de bars et puis parce que l'Occamy n'était pas un établissement où l'on croisait beaucoup de jeunes de l'âge de Peter ...

Mais le préfet laissa là toutes ces considérations et entreprit plutôt de griffonner sur son bout de papier pendu à son bloc les commandes du sorcier et de celle que Peter considérait comme étant sa fille. Promenade dans les bois, Orient-thé., ... Sans même ajouter « Ce sera tout ? », le stagiaire de dix-sept ans remit son carnet et sa plume de paon dans la poche de son tablier et prit la tangente, direction les cuisines !

Une fois arrivé derrière le comptoir à thés, il commanda à un des elfes de l'établissement deux théières bien chaudes et il sélectionna les thés désirés. Un thé vert à la fleur d'oranger et aux dattes pour son amie, et un thé à divers fruits des bois pour le sorcier d'âge mûr. Il disposa ensuite le tout sur un très élégant plateau avec deux tasses en porcelaines. Une fois que l'eau fut chaude, il y plongea les thés et fit léviter le tout à l'aide d'un Wingardium Leviosa ! Il retourna alors, baguette en main, dans le Grand Salon, accompagné de ce plateau volant qu'il ne tenait absolument pas à renverser.

Une fois arrivé à table, il laissa descendre délicatement la commande et rangea sa baguette dans la poche de son tablier, dont il sortit la feuille de commande, sur laquelle il avait rajouté le prix de cette consommation. Il la piqua alors avec une aiguille et un fil doré et la disposa près du sorcier avec élégance et discrétion et puis s'en alla non sans leur ajouter un :

- Et voici pour vous ! L'Occamy vous souhaite une bonne dégustation ! Je reviendrai plus tard voir si tout se passe bien.


Commande:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Le Grand Salon

Message par : Kohane Werner, Dim 30 Juil 2017 - 19:00




Un souffle. Perdu dans l'espace. Perdu dans le temps.
Un souffle. D'attente. Silence. Calme. Plat. Comme le calme avant la tempête. Le calme trop tranquille pour être naturel. Le sentiment que des choses latentes sont en train de s'organiser. Pour émerger. Pour exploser. A la surface.
Ma main, toujours posée sur celle de mon père.
Sans rien dire, je l'encourage à parler.
Parce que s'il m'a fait venir ici pour me parler, il n'a pas le droit de reculer. Il n'a pas le droit d'abandonner. Et je sens, au fond de moi, que j'ai besoin de savoir. Même si, peut-être, plus tard, je regretterai d'avoir su. Pour l'heure, il n'y a que ça qui compte : briser le silence pour enfin en arriver au cœur des choses. Enfin poser des mots sur ce qui doit être mis en lumière.
Ma main contre la sienne.
Le tremblement de l'attente.
Puis la voix.
Mince filet timide qui répercute mon nom.
Je ne dis rien. Je le regarde seulement. Il va continuer. Je le sens.
Une pause.
Reprendre son souffle.
Et, enfin, il continue. Sur des propos que je ne saisis pas totalement. Pas entièrement. Des propos qui me sont presque étrangers. Au fur et à mesure qu'il parle, mes sourcils se froncent. Des connexions se font. Des liens se créent. Des éclairages se font.

A mesure que coulent ses mots, je perçois. Ce que je n'avais jamais vraiment perçu. Ou ce que je ne voulais pas percevoir.
Aller au-delà des apparences.
Pour approcher la vérité.
Et la vérité, aujourd'hui, c'est d'avoir vécu si longtemps derrière un voile. Se leurrant sur notre propre vie. Fermant les yeux sur ce qu'il en était réellement.
Je comprends soudainement tout ce que je n'ai pas voulu comprendre jusque là.
Que, pendant si longtemps, mes parents ont cru en leur bonne étoile. S'appuyant sur une fortune qui n'était pas vraiment la leur. Se rendant eux-même dépendants des autres en refusant de prendre en main.
Ils ont cru que tout était donné. Que tout était offert. Mais il semblerait que ce ne soit pas le cas. Je ne saisis pas encore le rapport entre leur grossière erreur stratégique et mon indépendance. En revanche, ce que je saisis c'est que, de grès ou de force, je serai impliquée dans toute cette m*rde.



La voix se brise. La voix se tait. Et la main tient la mienne. Plus fortement que jamais. Comme s'il avait peur que je m'échappe. Que je m'évapore. Que je fuie.
Pourtant, je ne bouge pas.
Comme pétrifiée. En attendant la suite. Que je pressens être bien mauvaise.
J'aimerais respirer.
Prendre l'air.
Je me sens étouffer dans l'attente.
Etouffer dans les battements répétés de mon cœur, cheval qui s'emballe et se met à ruer.
Je mords ma joue quand, enfin, mon père reprend.
Les mots tombent les uns après les autres.
ploc-ploc-ploc
Mes yeux s'ouvrent en grand, surpris. J'ai l'impression d'avoir mal entendu. J'aimerais... je prie pour avoir mal entendu. Pour avoir compris de travers. Pour...
Mais ça ne semble pas être ça.
Pas plus qu'une blague de mauvais goût, d'ailleurs. Mon père ne serait pas le genre à blaguer sur ces choses-là. De plus, sa main serrant la mienne me donne, mieux que tout autre chose, la preuve que c'est vrai, que c'est sérieux.
En silence, dents serrées, je continue de l'écouter. Sans ciller. Presque mortifiée.
C'est comme si tout se mettait à trembler autour de moi. Mes convictions, mes rêves, mes projets. Mon avenir.
Je n'avais pas vraiment d'idée précise de mon futur. De mon après Poudlard. Je n'y ai jamais beaucoup songé, à dire vrai. Je crois que, pour l'heure, je me voyais surtout continuer mon job aux Trois Balais. Puis voler vers les étoiles tout en cherchant ma voie.
Au moins, je savais que j'avais ma vie entre mes mains.
Et que, quoi que je choisisse de faire, je le pourrai. Si je m'en donne les moyens.
Mais là, d'un coup, plus rien n'est sûr.
On m'arrache soudainement tout ce à quoi je me raccrochais.
On m'arrache tout ce qui m'était le plus cher. On me le prend des mains. Comme ça. Ils semblent avoir décider qu'en fin de compte, je ne serai pas seule autorité sur mon avenir. Et ils me le volent. Sans rien ajouter d'autre.
Cette constatation me laisse sous le choc.
Je ne peux pas croire que ce soit mon père qui soit venu ici pour me dire ça. Je ne peux pas croire qu'il se soit laissé piéger aussi bêtement.
Et pourtant, une petite voix me souffle que c'est la réalité.
Je serais tentée de retirer ma main de la sienne. Mais il serre si fort que je n'ose pas partir. Il semble s'accrocher à moi comme à une bouée. Dernier espoir avant de sombrer.
Sauf que la bouée n'a jamais demandé à l'être !
Je ne demande qu'à vivre ma vie. Comme je la rêve. Et je ne veux pas que ce soit d'autres qui la rêvent à ma place. Je ne veux pas...
Cependant, y'a comme le glas de la fatalité qui sonne intérieurement.

Mes yeux fixent mon père, incrédules.
Tout autour de moi s'amenuisent. Prêt à disparaître. Il n'y a plus que mon père et moi. Sur le fil de l'attente et de la décision qui me revient.
Encore, un peu d'attention capte un mouvement. Tout prêt. Les tasses de thé déposées sur la table. La voix lointaine de Peter. Je n'entends pas ce qu'il dit. Ne le regarde même pas. Les yeux rivés droit devant. Je ne peux me détourner de l'air embarrassé, gêné, mal à l'aise du paternel.
Je sens Peter repartir.
Je le sens s'éloigner.
Je ne bouge pas.
Jusqu'à ce que sa présence se soit entièrement effacée. Il n'y a plus que ma bulle. La bulle dans laquelle je suis. Face à la figure paternelle qui tente, tant bien que mal, de se raccrocher à moi.



Mes lèvres se pincent.
Une légère grimace.
Cordes vocales comme anesthésiées de stupeur.
Il me faut faire un effort.
Petit effort.
Grand effort.
Et, enfin

-Vous ne manquez pas d'air, vous tous. J'ai jamais demandé à ce tu deviennes dépendant de la fortune de tes parents. Et j'ai jamais demandé à tenir le rôle de celle qui sauve sa famille par... par un mariage.

Insistance accrue sur ce dernier point. Ce dernier mot.
Le mot qui claque.
Qui fouette.
Comme une promesse sombre.
Comme un bonbon trop amer sous la langue.

-Ca ne vous effleure pas l'esprit que j'avais peut-être d'autres plans pour mon futur ? Et puis... et puis... un mariage mais... avec qui ?!

Un bateau qui tangue. Part à la dérive.
Je sais bien que mes grands-parents, riches à crever, ne rêvent que d'une chose : se faire réellement un nom, obtenir une stabilité sociale.
Bien sûr, ma grand-mère a des antécédents aristocratiques. Mais en se mariant à mon grand-père, en prenant son nom et en intégrant sa famille, elle a accepté de perdre de son prestige Von Sacht pour ne devenir plus que femme de Werner. Famille bourgeoise, riche, bien sûr, mais sans titre, sans illustres et nobles ancêtres.
Alors, ce qu'il leur faut, c'est se trouver un nom.
Je suis sûre qu'ils ont crû en mon père, pour cela.
Ca n'a pas fonctionné.
Et voilà que maintenant, c'est sur moi qu'ils rejettent cette responsabilité ?!
Moi, qui doit me charger de leur apporter le petit grain manquant. Pour les propulser définitivement dans les hautes sphères.
Mais qu'est-ce que j'en ai à faire, de leurs désirs de gloire ?
Je ne veux pas m'encombrer de ça. Réputation, titres, terres... cela me parle si peu. Je tiens sans doute davantage du côté modeste maternel que de l'ambition côté paternel.
Malgré tout, au fond de moi, je sens comme une urgence, une supplication, qui passe de mon père à moi, tissé par la fil du silence. Pas le choix. Et pourtant, je veux l'avoir, ce choix !

-Quel intérêt retirerais-je d'un tel plan ? je demande froidement.

Ils parlent tous par intérêt. Mariage pour obtenir un nom. Mariage pour continuer de vivre bien aux dépends de ses parents trop riches. Tout se négocie suivant ce qu'on en tire.
Alors, puisqu'ils veulent jouer sur ce terrain-là, allons-y.

Revenir en haut Aller en bas
Anna Schomann
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Le Grand Salon

Message par : Anna Schomann, Dim 30 Juil 2017 - 20:08


Avec Peter


Une bonne journée que voilà de passée, une journée à servir aux côtés d'une équipe que j'appréciais, dans un lieu fort agréable et riche en émotions et c'était pour toutes ces raisons citées que je rentrais chez moi, habituellement fatiguée. Coincée dans une routine à prendre ce même bus, marcher sur cette petite rue de campagne pour enfin rejoindre la maison familiale. Mais aujourd'hui, la taverne avait été plutôt calme et j'avais voulu sortir un peu, me balader dans ce chemin de traverse le soir venu et laisser mes jambes me mener là elles souhaitaient aller. Ainsi, je m'étais retrouvée, à moitié aveuglée par le soleil couchant, devant l'Occamy Doré. Ce lieu évoquait quelques souvenirs, cependant l'humeur n'était pas à la nostalgie ce soir. J'étais majeure et je n'avais pas bien eu le temps de me vider la tête ces derniers temps. Mon sérieux m’empêchait de me relâcher au boulot, de voler à droite et à gauche quelques gorgées de ce whisky que j'avais appris à apprécier, alors en cette soirée, j'allais plutôt me relâcher.
Une pensée envola alors vers le brun (Peter) que j'avais croisé la dernière fois. Un léger sourire aux lèvres, je me remémorais le jeu que nous avions commencé, ce jeu que nous n'avions jamais fini en raison d'une catastrophe naturelle plutôt déconcertante. Y était-il encore ?

Cherchant de mes yeux gris cette chevelure familière, je me dirigeais vers ce grand salon qui avait fait mon enchantement à ma première venue ici, il y avait de cela deux ans. Mes yeux se perdaient sur les décorations avant de plonger dans cette liste de parfums et de saveurs. Les lettrines avaient l'avant-goût du bonheur à venir et les noms avaient l'odeur d'un enchantement futur comme le souvenir d'un arôme passé. Le Pink Lady, le Renaissance, comment appellerais-je la soirée d'aujourd'hui ?
Revenir en haut Aller en bas
Peter McKinnon
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Le Grand Salon

Message par : Peter McKinnon, Ven 4 Aoû 2017 - 10:31




L'Occamy Doré

Anna Schomann



Les jours se suivaient et se ressemblaient décidément. A croire que le séjour en Grèce de Peter l'avait définitivement éloigné de toutes les considérations du monde physique. Et dire qu'il avait débarqué à Londres sans penser qu'il allait lui falloir trouver un moyen de manger tous les jours ... Oh, certes, il avait trempé dans deux ou trois magouilles sur le sol hellène ce qui l'avait considérablement enrichi, mais les temps en Angleterre étaient tellement sombres et l'avenir tellement incertain qu'il valait mieux garder ce pactole comme une garantie de manger autre chose que les pissenlits par la racine dans quelques mois ... Aussi, lorsque l'on avait proposé à l'ancien stagiaire de reprendre la gérance de l'Occamy Doré, il avait tout de suite accepté ! Au moins, cela avait le mérite de faire mettre du beurre dans les épinard par son elfe de maison !

Alors, ce soir-là, Peter déambulait dans les allées du cabaret en contemplant d'un oeil blasé les sorciers venus spécialement pour le spectacle du soir, sur la scène du Grand Salon. La lumière s'était légèrement tamisée à mesure que la nuit s'était approchée et désormais l'endroit était devenu le lieux propice aux rencontres interdites, aux petits trafics et aux exclamations en tous genres. Et lui était là, à scruter les besoins des uns et des autres, passant entre les tables, faisant mine d'accomplir ses devoirs de gérant mais étant en réalité à la recherche d'une distraction pour éclipser l'ennui et la monotonie ...

Ce fut alors que son regard se posa sur la tête d'une jeune sorcière qu'il n'avait plus vue depuis bien longtemps. C'était dans ce même bar que leur dernière rencontre s'était effectuée. Un sourire en coin, il alla donc s'enquérir de la demoiselle qui, n'étant pas accompagnée, était peut-être venue ici pour (l'aider à) tuer l'ennui. S'approchant prudemment, il se fendit d'un salut respectueux.

- Et moi qui pensait qu'il n'y avait d'anges qu'au paradis !


Dernière édition par Peter McKinnon le Mer 16 Aoû 2017 - 12:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Le Grand Salon

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 4 sur 6

 Le Grand Salon

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.