AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré
Page 5 sur 7
Les Balcons
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
Keira Sanders
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005

Re: Les Balcons

Message par : Keira Sanders, Ven 2 Juin - 16:23


La réaction de Mercure était indescriptible. Elle semblait passer de la réflexion à la surprise puis à la flatterie. Trois stages à peine distincts puisque tout était rapide. Le cerveau humain, en particulier. Les axes reliant les neurones et les sens étaient comme des autoroutes du futur, propulsant des capsules à une vitesse phénoménale. Ainsi, Keira aurait pu se prendre une baffe en pleine joue en moins de temps qu'il lui en avait fallu pour dire de venir jeter un œil. Même si elle avait pu apercevoir que la muse pouvait s'y complaire, il y avait toujours ce petit risque. Risque que finalement non ; finalement, elle se sente violée. C'était donc avec soulagement que la brune continua à siroter son cocktail sucré, attendant la suite.

Elle visualisa très vite le genre de décor décrit. C'était un bon choix. Quelque chose qui lui donnerait l'air seule, seule contre des ombres dissimulées sur le marbre. Elle commença à recouvrir l'ensemble du décor de blanc grisé, puis vint apporter ça et là des nuances pour imiter un grossier marbre. « Merci », remercia-t-elle le compliment. « Je fais ça depuis toute petite. » Disons qu'elle n'avait pas trop eu le choix. « Je pense que vous suffisez à vous-même. Vous n'avez pas besoin d'autrui pour briller », parlait-elle de son œil haut en couleurs. Elle décida ensuite de se taire, se raclant la gorge avant de continuer à apporter des nuances sur la toile. Elle s'aventurait peut-être en terrain dangereux, et beaucoup trop personnel. C'était son truc, de toujours interpréter, et manquer de délicatesse.

Ne pas violer l'intimité des gens.
Ne pas violer l'intimité de Mercure.
Revenir en haut Aller en bas
Finrod Elensar
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Fourchelang


Re: Les Balcons

Message par : Finrod Elensar, Mer 7 Juin - 9:46


Retrouvailles 2.0

PV Axelle Higgs



La soirée s'annonçait plus qu'intéressante. La réception de la lettre de la Higgs, fidèle à elle-même, exigeante et sarcastique, permettait à Finrod de la revoir. Son retour n'avait pas été attendu, loin de là. Leurs retrouvailles avaient été étonnement calme, Finrod sachant qu'elle pouvait être un atout pour leur cause, il fallait la ménager surtout qu'elle paraissait très perturbée. La capture de son père et de sa sœur en était sûrement pour quelque chose. L'avoir revue était une chose qui tenait presque du miracle donc. En revanche, la voir encore dans les parages était un signe du destin. Elle devait les aider.

C'était donc avec une certaine appréhension que Finrod s'était préparé. Rencontrer une instable émotionnelle était habituel pour lui (salut cousine), mais une qui ne faisait pas partie de sa famille et qui l'avait menacé lors de leurs retrouvailles, c'était une autre affaire. Mais qu'importe, il fallait aller à sa rencontre. L'extirper des abysses dévorantes dans lesquelles elle semblait s'être jetée.

Vêtu de noir de la tête aux pieds, ce soir, il avait fait sobre. Pas de robe de couleur, pas de coiffe de perles, rien qui puisse attirer l'attention outre mesure. Sa taille le faisait déjà pour lui. C'était donc en fin de journée, après de longues heures de travail, que le presque-géant quitta son appartement des Embrumes pour se rendre à l'Occamy Doré. Discrétion assurée, surtout lorsqu'on connaissait la patronne.

Passant l'encadrement de la portée d'entrée, Finrod ôta son capuchon, saluant machinalement les personnes se trouvant dans l'entrée. Sans attendre, il se dirigea vers les escaliers, les balcons permettaient une certaine intimité qu'Axelle apprécierait,
il en était certain. Le Fourchelang s'assit, la jeune femme ne devrait plus tarder, ainsi ils pourraient tirer les rideaux et discuter tranquillement.
Revenir en haut Aller en bas
Vhagar Meraxès
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Animagus : Once
Permis de Transplanage


Re: Les Balcons

Message par : Vhagar Meraxès, Dim 9 Juil - 16:18


Spoiler:
 


rp ~ Jess'



     Accoutumance. L'effet du breuvage donnait parfois l'impression au Nordique qu'il régnait sur le monde. Les effluves lui donnait l'impression, un ressenti de plaisir qu'il vivait rarement. Comment juger aussi sévèrement ce qui donne autant de satisfaction, de légèreté? Les lois du monde étaient-elle vraiment faites pour que l'on ne ressente pas ces petites joies de tous les jours, primordiales pour une âme perdue et désorientée telle que la sienne. La soirée s'était vite annoncée chère, mais qu'est-ce que ça en valait la peine. Pour une fois, entouré de mets absolument délicieux et de haut de gamme, d'une coupe d'un liquide fabuleux, et sans oublier le meilleur, d'une magnifique femme souriante lui rappelant que la vie ne se résume pas à courir après son passé. Il se laissa une gorgée de réserve, en vue du dernier toast au canard. Il n'avait pas spécialement faim, mais juste par gourmandise, et à ce prix, cela ne valait pas le coup d'entretenir sa ligne.

     Un regard de plus posée sur celui de Jessy et il souriait en réponse à son sourire. Quelque chose se passait, étrangement. Le Nordique ressentait plus qu'un habituel sentiment d'ignorance à l'égard de tout. Elle s'intéressait à ce qu'il racontait. C'était plutôt rare, d'ailleurs, qu'il vide une poche de son si grand sac à quelqu'un rencontré il y a si peu. Il avait alors presque envie de se rapprocher d'elle, d'un contact plus physique et sensoriel. Alors qu'il continuait avec son histoire de dragons, il posa sa main sur la table, proche de celle de Jessy, ne sachant pas trop quoi faire d'autre. Plus que la pression ou une timidité qui n'existait pas vraiment chez lui, il était un peu gêné. Il n'avait pas envie de la brusquer. Apparence si douce et délicate, malgré l'entrain à manger de la chouette. Il souriait un peu plus, perdant même peut-être ses mots. Ou peut-être pas. Elle lui répondait d'un air pensif. Les dragons étaient des êtres majestueux. Agressifs, certes pour la plupart, mais lui qui avait vécu si longtemps à leurs côté concevait malgré cela que l'on puisse rêver de ces créatures comme venues d'une autre instance. Et l'Opalœil des Antipodes en était sans aucun doute le plus beau spécimen. Lui même en rêvait encore.

     - Je ne suis jamais allé aussi loin, mon père était gardien de dragon et m'en a offert un, en quelque sorte. Repenser à Hnoss une nouvelle fois entraînait mélancolie et regrets. Toujours reliés au drame d'une vie. Il aurait pu avoir la vie dont il rêvait autrefois, plutôt que celle qu'il avait jusque là subit. Il y avait peu qu'il s'était décidé à reprendre les rennes de son destin. Qu'est-ce que c'est ça, des billywigs ? A son tour de profiter des histoires. Il tendit à Jessy l'avant dernier toast au canard, en voyant qu'elle ne touchait pas aux siens au caviar, -pas étonnant- et avala le dernier. Il ne lui restait plus qu'un fond de coupe, et une vue toujours plus désireuse sur la jeune femme, qu'il aurait bien croqué en dessert.
Revenir en haut Aller en bas
Axelle Higgs
avatar
LégendeSerpentard
Légende
Serpentard
Spécialité(s) : Fourchelang
Permis de Transplanage


Re: Les Balcons

Message par : Axelle Higgs, Jeu 3 Aoû - 7:00


- Tu crois que c'est bon comme tenue ? Tu me trouve comment ?

Un petit miaulement fut sa réponse et cela sembla satisfaire la sorcière qui se regarde une nouvelle fois dans la glace, hochant de la tête. Une belle robe émeraude au tissus légèrement satiné qui soulignait sa taille avant de retomber avec légèreté sur ses cuisses. Un petit look à la fois rétro et chic qui était complété par de petit bottillons de cuir et une bourse assortie. À son cou plusieurs chaînes or de différente longueur, dont une qui possédait une breloque représentant une tête de vautour. Effectuant une dernière correction à son rouge à lèvre bourgogne, la sorcière appliqua une ultime couche de mascara à ses yeux de félin et après avoir caressé la tête de Nelson, quitta finalement les lieux tout en fixant la breloque de sa petite cape noire.

Depuis son retour, la jeune femme avait gagné en assurance, mais n'avait toutefois pas retrouvé sa stabilité mentale. C'était probablement un combat perdu et la sorcière y accordait moins d'importance. Sans doute pas la meilleure solution, mais en compagnie de West elle retrouvait une bonne partie de ses moyens et cela lui était suffisant.

Tout comme Finrod quelques instants plus tôt, la jeune sorcière fit glisser son capuchon alors qu'elle passait l'entrée de l'Occamy Doré. Une ambiance toujours aussi feutrée et discrète, parfait. Cela n'avait pas changé depuis sa dernière visite. La salle principale n'était pas bondé et il suffit d'un seul regard pour que la Higgs en vienne à la conclusion que le sorcier n'était pas ici. Son regard se porta vers les escaliers menant au balcon et s'y dirigea : soit son rendez-vous s'y trouvait, soit elle guetterait son arrivée de là-haut.


- Bonsoir Finrod, comment vas-tu ? demanda Axelle d'une voix posée, tout en détachant sa cape qu'elle déposa sur le dossier de son fauteuil.

Elle offrit un sourire charmeur au propriétaire de la boutique d'animaux magiques avant de s'installer. C'est avec élégance qu'elle prit place face au sorcier. Croisant ensuite les jambes, elle jeta un petit coup d'oeil derrière elle avant de reporter son attention sur l'homme.
Revenir en haut Aller en bas
Artemis O'Toole
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Lun 7 Aoû - 0:33


Avec Mary
A qui je donne mon LA pour ce RP, sait-on jamais, parce que je lui fais entièrement confiance.  :mrgreen:


Il ouvre les yeux, enfin, c’était le fameux moment, ou presque. Allongé, il avait attendu, pas longtemps, mais il avait utilisé cette technique pour se calmer. S’il redoutait cette soirée ? Pas vraiment, il devenait juste fou, comme ça, à tourner en rond, à attendre. C’était pas son premier rendez-vous amoureux, pas vraiment. Mais c’était le premier avec elle, rien que pour ça, il y a tout de même une petite pointe d’angoisse, comme ça, juste en dessous de l’estomac, qui était prête à bondir et à se révéler. Et pourtant, la compagnie de cette bribe d’angoisse était un magnifique sourire gigantesque, il ne pouvait pas s’en empêcher. En se souvenant du jour où il l’avait vu la première fois, la lettre qu’elle lui avait écrite en retour.
Enfin voilà, Arty était absolument content de revoir Mary, et puis on va pas faire une description niaise de comment il se sentait, vous l’avez bien compris.

Après, il ne savait pas trop ce qui allait se passer là-bas. Déjà le lieu, l’Occamy, ça pouvait se révéler assez tendu, mais il ne voulait pas penser à ça. En fait, il était tout de même inquiet, et si ses bras & jambes décidaient d’un coup de ne plus lui obéir et de faire n’importe quoi, par exemple, je sais pas, se mettre à courir dans une direction totalement opposée ? Il aurait bel air, franchement. Mais non, on se calme, ne pas trop penser aux scénarios apocalyptiques. Ça risquerait de pourrir l’ambiance. Tout de même, la maladresse était un sujet trop présent dans la vie d’Arty, il espérait que ce soir elle irait se coucher assez rapidement pour qu’il puisse profiter de la soirée. Il se dit aussi que, advienne que pourra, de toute façon en sa présence à elle, rien de grave ne pourrait arriver, quoi qu’elle en dise. Le fait même qu’elle vienne, qu’elle accepte rendrait le Blaireau tout fou, encore plus euphorique que maintenant. Alors bon, le reste... Après, évidemment, s’il y avait de nouveau contact, sa main à elle, ce serait le pompon. Sa joie se transformerait en feu d’Artyfice et sa vie serait illuminée pour toujours. Non, on n’est pas sponsorisé par les hyperboles, mais c’est utile quand même.

Emmener Meryl, c’est important, il ne se déplaçait plus sans elle dorénavant. La trottinette sous les pieds, c’était parti. Il avait l’impression d’avoir fait ce trajet une centaine de fois. Le chemin de traverse, ces maudits pavés, la foule, comme d’habitude quoi. La routine. Va falloir juste changer les lieux de rencontre, à un moment donné, faire un peu plus original, un chouille quoi.
On passe tout de suite à l’arrivée à l’intérieur du cabaret. Maintenant qu’il connaissait, il se fit tout petit, essayer d’éviter une certaine personne que je ne citerai pas. Arty monta l’escalier pour se rendre sur les balcons, se faire discret, et avoir un peu d’intimité. On ne s’emballe pas, juste au moins, lui & Mary seraient au calme, tranquillement. Il s’installa à une petite table, l’espace était protégé d’un rideau noir, qu’il choisit de garder ouvert pour le moment. Signifier à Mary qu’il était bien là. Il était arrivé à l'avance. Ou alors devait-il l’attendre près de la rambarde ? Ah oui, ce serait peut-être mieux. C'est ce qu'il fit, elle le verrait de loin ainsi. Puis finalement, cette position l’angoissa plus qu’autre chose, prendre la pose comme ça, ce n’était pas hyper naturel. Il retourna alors sur sa chaise et se mit à regarder le plafond.

Joli sujet le plafond. Surtout quand on est dans un établissement aussi classe que l’Occamy. Parfaitement bien fait, pas de taches, pas d’aspérités. Magnifique. Le temps d’observer le plafond fut donc étonnamment court. Décevant. Il avait hâte qu’elle arrive, au moins il serait dans le feu de l’action, être là, à gesticuler dans tous les sens ce n’était pas bon pour lui, il avait le temps d’imaginer trente-sept scénarios catastrophiques et à la limite, un qui se passerait tout à fait bien comme dans ses rêves. Un dans lequel il serait contre Mary, son visage tout près, une étreinte tendre, douce, et tout mignonne. Ça oui, c’était son scenario idéal, pour les autres, toutes sortes de choses, des verres à la figure, un mage noir qui débarque et tue tout le monde, un dragon aussi qui détruit tout sur son passage. Enfin, ce genre de trucs quoi. Il se mit alors à soupirer, trifouiller ses cheveux, tout propres, jouer avec ses mèches rebelles de devant. Essayer de penser à autre chose, comme tout à l’heure, lorsqu’il n’était pas encore arrivé. Se souvenir d’elle à la bibliothèque, son visage, et puis la suite, quand elle avait pris sa main. Cela l’apaisa légèrement, sa respiration redevint petit à petit normale. Il fallait qu’il soit absolument prêt, qu’il ne doute pas, parce que oui, c’était dans sa vie d’adolescent, le moment le plus fameux qui soit.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Mary Drake
avatar
Préfet(e)/Serdaigle
Préfet(e)/Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Lun 7 Aoû - 15:48


Bah Arty du coup
J'te laisse mon LA aussi ♥
Par contre je viens d'écrire n'importe quoi sorry


Une ombre plane, autour de moi, j'suis un peu comme Peter Pan, elle me lâche pas
Je la sens derrière, me regarde, vérifie mes gestes, tout ce que je fais
Me murmure ce qui est bien, mal, selon elle,
Comme une imbécile, je l'écoute, j'ai toujours fais ce qu'elle voulait
Pourquoi aujourd'hui ça changerait ?
Je vis pas au jour le jour, non, c'est bien trop facile,
Je vis selon ses envies
Je fais toujours ce qu'elle demande
ça me traverse le matin
Une petite voix qui me rappelle jour après jour
Que mes gestes ne m'appartiennent point
Simple pantin, je traverse la route préparée au préalable
Les obstacles ont étés créés pour m'achever
J'ai beau faire ce que je peux pour rester debout
Je finis tout le temps en lambeaux
les morceaux de peau traînent sur le sol
Le sang gicle, le temps ricane
Plus faible je reviens pour revivre la même routine
Toujours le même train train infernal
Un enfer dont je n'arrive pas à me détacher
Les nerfs se crispent, le dos se plie
Le monde s'évanouit, entièrement
De la corde je ne suis jamais tombée
Son visage je n'ai jamais rencontré
Ses mots, entendus ?
Tout ça n'est qu'imagination

Pour reprendre une publicité,
Mais ça, c'était avant
Stop au négatif
Je dis stop
Je pourrais tout contredire
Sourire aux lèvres
La liberté est encore loin
Pour l'atteindre, tous les secrets devront s'évanouir dans la nuit
Cependant j'ai des belles perspectives
Les temps changent, ils dansent, se modifient
C'est fini d'être sous le joug d'une ombre
Du moins, pour le moment, tant que folie est loin
Je vais pas me plaindre
Je peux choisir mon propre chemin
Après une année d'emprisonnement, et un bon mois de rétablissement
Je tends les bras et je tourne dans le sens que je veux
Simple mais tellement enivrant
Tirer la langue au reflet,
Ébouriffer les cheveux
Je fais ce que je veux
J'sais pas d'où ça me vient
Les autres jours, même dans le gris, ça ne se passe pas comme ça
Suis-je souffrante ?
Sais pas
Peut-être que c'est la perspective de ce soir
Sans doutes
Après la déprime,
le surplus de joie
Y'a un truc qui va pas
Un cauchemar rêve
J'suis sans doutes dans la mare,
Celle aux canards

Heu Mary c'est bon
Réveille toi

Le problème c'est que je suis déjà debout, que les papillons volent et chantent. Non. Un papillon ça ne chante pas voyons. Restons sérieux. Le truc c'est que tout passe au gris clair, puis au gris foncé. Je pense que je panique. Et j'ai pas l'habitude. Généralement le stress ne se présente pas de cette façon. Des millions de pensées à la seconde, je vois plus trop ce que je fais, comment je le fais. M'inquiète pour des choses fichtrement inutiles. Et j'veux pas l'admettre mais. Mais c'est lui. Arty. La perspective de le revoir, savoir que je vais peut-être retrouver son épaule. Le retrouver tout court. C'est nouveau et je dois me débrouiller seule. Dans certains trucs utopistes que je lisais plus petite, y'avait une mère, des amis, pour aider. Je suis livrée à moi-même. Sauf que j'ai du mal avec ça. J'ai cherché Stella toute la journée, pour avoir un conseil. Introuvable. J'ai parlé un peu à la brosse à cheveux mais elle s'approchait trop de mes mèches alors j'ai du la déposer. Bon c'est un peu ennuyant tout ça. Et l'heure se rapproche. J'ai jamais été à l'Occamy doré. Va falloir se débrouiller pour trouver. J'ai pas trop fait d'efforts au final en perdant trop de temps à me demander comment je pourrais en faire. Tant pis. Fidèle à d'habitude. Juste troqué la robe de sorcier contre un t-shirt et un jean. Je crois que ça fait quelques temps que je ne m'étais plus foulée à mettre des vêtements corrects.

Je secoue une nouvelle fois ma tête dans le vide
En tous cas elle n'est pas pleine
Faut souffler et se calmer
Doucement
Lentement
Je profite de tout le trajet pour le faire
En évitant de trop penser à Arty
Sinon je vais perdre la raison
Encore
Une fois par jour au stade où j'en suis
C'est amplement suffisant
Mon coeur bat fort lorsque je crois trouver l'établissement
En entrant, je mets une nouvelle fois certaines fonctions de mon cerveau en mode off
Histoire de ne pas être barrée par des filets
Ne pas trop réfléchir surtout
Être Mary en fait
J'ai peur qu'il ne veuille plus
D'être tombée dans un stupide piège
Tout est trop beau
C'est pas croyable
Inspirer
Maintenant je dois le retrouver
Aller dans son sens
Et laisser tomber le mien
Recouvrer un semblant de logique
Mais pas trop quand même

Se décider c'est trop compliqué

Je cherche un peu avant de le trouver
Ce n'est pas un manoir, mais assez grand quand même
La chamade reprend de plus belle
Cette fois-ci se sont mes joues qui s'enflamment
La sortie n'est pas très loin
Je pourrais partir
Mais en fait, je n'en ai pas envie
J'vais jusqu'à lui, ça me prend un peu de temps
Tremblements
C'est le problème avec moi
J'arrive pas à être pareille
Les jours qui passent, je change, et c'est flagrant
Un peu trop
Manque de subtilité surtout
Je sais pas trop quoi faire, alors je m'assieds en face
Silencieuse
Faut que j'arrive à avoir des poussées de courage
Comme la dernière fois
Sinon ça va pas le faire
Alors je continue la lancée mimétisme
Tant qu'on y est
Sans attendre, ma main se met sur la table
Elle fait ça toute seule
Mais je ne la bouge pas
Histoire de me faire pardonner
Une première fois
Revenir en haut Aller en bas
Jake G. Kenway
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Loup-Garou


Re: Les Balcons

Message par : Jake G. Kenway, Lun 7 Aoû - 21:24






LA SINCERITE D’UNE RENCONTRE
ft. Lizzie Bennet



Arrêt sur image. Je m’observe dans le miroir, le portrait que j’offre à ceux qui me verront ce soir remettra en cause ce qu’ils savaient de moi avant mon départ. Je n’ai gardé de la personne que j’ai laissé dans mon passé, l’ombre fidèle du besoin de vengeance. Je m’observe, un sourire satisfait ancré dans ma barbe minutieusement taillée. Mes yeux sont tirés par la fatigue, mais au fond de mes iris aux couleurs du fer, brillent les étincelles de l’impatience. J’avais trop attendu. C’est pour cela que la première tâche que je me suis confié à mon arrivé, fut de rédiger la lettre destinée à cette femme que j’avais su retrouver à l’aide de mon père : Lizzie Bennet. Je l’ai rencontré il y a deux ans, peu avant que je ne quitte le pays. Une rencontre que l’on ne peut oublier, car étrangement, nous nous comprîmes si bien et si rapidement, que nous prîmes goûts aux jeux de la passions presque instantanément. Des jeux faciles qui plaisent à la personne que je ne suis plus. Nous nous étions dit au revoir, et n’avions ni communiqué nos prénoms, ni prit la peine de rester en contact a posteriori.

Pourtant, le destin – terme dont je n’avais jamais su apprécier la valeur avant de trouver refuge dans la foi chrétienne – voulu que nos routes se croisent une fois de plus. En parcourant la liste des visages et noms susceptibles de me mener aux assassins de mon éternelle amie, j’ai laissé échapper un rire en voyant ce visage aussi singulier. Il s’agit d’une ancienne mage noire que l’on avait inculpé. Ce jour là, j’avais fait d’elle la boussole qui me guiderait vers les informations dont j’avais besoin. Le chemin à suivre germa au fond de mon esprit. Ce jeu auquel nous avions prit part lors de notre première rencontre allait être la pierre de voûte sur laquelle je bâtirai mon mensonge. Un mensonge où elle tombera sans le moindre mal si elle se laisse être aveuglée par la sincérité encore une fois. Certains préfèrent utiliser le terme de fougue mais je pense que lorsque l’Homme se laisse être victime de ses pulsions, c’est qu’il se permet d’être en vérité avec lui-même. C’est donc ce que j’ai mentionné dans ma lettre, la sincérité d’une rencontre. Marche.

Prendre un air séducteur, avoir un regard ravageur, c’est quelque chose que je sais faire instinctivement. Il suffirait que mon regard croise le sien pour foutre le feu à l’essence de la sincérité. Mais je n’y prendrai pas plaisir. Je ferai, ce qui est nécessaire pour avancer à la prochaine étape. J’enfile la veste grise de mon costume, balayant la poussière de l’imperfection du bout de mes doigts ; j’ajuste  le nœud de ma cravate, rouge comme le vin d’un bon cru, impatient de tremper mes lèvres dans la boisson de la satisfaction ; je redresse le col de ma chemise immaculée, simulant l’innocence de ma personne. J’ouvre la porte qui mène à mon salon, jette un regard à Prométhée et acquiesce de la tête. En quelques battements d’ailes le phénix se trouve près de moi, et dans un nuage de flamme, me transporte à plusieurs miles de chez moi : devant la bâtisse de l’Occamy Doré.

A Londres, la nuit est doucement chaude. Lorsque Prométhée et moi sommes arrivés, ma compagne commençait déjà à m’épier derrière le toit des maisons du chemin de traverse. Je devine son sourire malicieux, consciente du pouvoir qu’elle va avoir sur moi dans quelques nuits. Je lui souris à mon tour, impatient de retrouver mon royaume cathartique.

Ramenant mon attention à la rue et aux passants, je surprends ma jambe trahissant la naissance d’une certaine anxiété. Quelques passants entrent dans l’établissement, et je les salue d’un sourire courtois. Les minutes passent et je ne la vois toujours pas. Les aiguilles pivotantes de ma montre ne parviennent pas à impressionner ma confiance. Je sais qu’elle viendra. Avec du retard, mais elle viendra. Cependant, par crainte de perdre la table que j’ai réservée, je décide d’entrer. Je me présente à un employé, qui après avoir vérifié, me demande de le suivre jusqu’à la table qui nous est attribuée.

En longeant les couloirs, je ne peux m’empêcher de constater la beauté de l’établissement, plus jeune, je suis passé tellement de fois à côté de ce bâtiment sans même voir le potentiel qui s’en dégageait. L’Occamy Doré était un endroit qui suscitait un plaisir narcissique. Après avoir ouverte une porte dérobée, l’employé m’invite à monter les escaliers. Il m’installe alors à une table pour deux, dont l’intimité était soigneusement gardée par des rideaux de jais. Je m’assieds sagement, remercie l’employé et patiente le temps que mon invitée arrive. Du blacon, nous avons une vue imprenable sur le Grand Salon, et je me perds à regarder les différents clients qui vivaient leur vie en bas. Mes sens, qui depuis ma morsure, semble s’être aiguisés, m’indique que des personnes arrivent en ma direction. En voyant la femme qui accompagne l’employé, je comprends immédiatement qu’il s’agit de celle que j’attends. Je me lève et m’approche d’elle pour la saluer. Je sais ce que j’ai à faire.

Mon regard croise le sien, et je m’enflamme, consumé par la sincérité du néant : elle est aveugle.


Dernière édition par Jake G. Kenway le Jeu 10 Aoû - 0:36, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Artemis O'Toole
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Mar 8 Aoû - 0:44


Mary




C’est dans un calme immense qu’il la voit arriver, enfin, il pense que tout autour de lui s’est soudainement tu. Ce qui paraît compliqué vu l’endroit dans lequel il se trouvait. Ses oreilles se mirent à bourdonner quand elle s’assit en face de lui, avec la plus grande discrétion. D’ailleurs, il ne l’avait pas vue arriver tout de suite, douce surprise, mais il était loin d’être mécontent. Elle ne dit rien, le temps d’un instant Arty se contenta de la regarder, une demi-seconde suspendue, s’arrêter juste un peu, profiter de l’arrivée. Mais il ne faut pas trop se perdre dans la contemplation, de une parce que cela nous mènerait absolument nulle part, et de deux parce qu’à un moment donné, il faut faire dodeliner les choses. Arty remarqua sa main, posée presque négligemment sur la table. Il eut d’abord un doute, puis un grand sourire s’afficha que son visage, il était ravi qu’elle soit là, mais ça allait plus loin. Il avait l’impression qu’elle lui envoyait un message en posant sa main entre eux. Un souvenir, une bribe de mouvement qu’il avait déjà entrepris auparavant. Maintenant c’était son tour, comme si elle disait qu’elle ferait des efforts, qu’elle essaierait. Et il en était plus qu’heureux.

Pourtant il ne la prit pas tout de suite, sa main, non, il se jugeait trop loin, ça aurait fait comme les films romantiques, il faut donc éviter le stéréotype du tête à tête frontal à une table de restaurant. Arty décala donc sa chaise afin de la rapprocher de celle de Mary, se coller contre elle, dans un bruit de grincement de pieds de chaise sur le sol. Ouais, on a vu mieux comme mélodie, mais c’est difficile de décrire un bruit de chaise, I dare you. Pourtant, parce que ses oreilles s’étaient remises à fonctionner correctement, même le son de cette chaise ne lui fit aucun mal. Il était trop concentré sur l’atterrissage, enfin, façon de parler, sur l’endroit où il allait arriver. Auprès d’elle, sa chaise nichée contre la sienne. Un couple de chaises, si ce n’est pas mignon ça.

Ce n’est qu’après avoir effectué ce rapprochement symbolique qu’Arty s'empara délicatement de la main de Mary, il entremêla les doigts aux siens, pianissimo, de la manière la plus raffinée qu’il soit. A la fois il voulait prendre son temps, observer leurs mains qui se lient mais il souhaitait aussi laisser cette main là, se concentrer sur son visage, l’entourer de ses mains à lui pour poser ses lèvres contre les siennes. Mais d’entrée de jeu, elle prendrait peur, c’était certain. La main, c’était déjà bien. Baby steps.
Il se décida à prendre doucement la parole, d’une voix posée, maîtrisée, quand bien même tout à l’intérieur de lui brûlait du désir de danser et d’exploser.

- Finalement tu n’as plus peur, j’pourrais te brûler avec ma super illumination trop forte. Quoi que non, promis, je ferai attention.


Il tourna alors légèrement la tête pour rencontrer son regard, c’était elle qui lui avait dit qu’il illuminait, brillait. Il ne comprenait pas trop pourquoi ni à quel point il avait ce pouvoir de diffusion incroyable de lumière, et il ne savait même pas si c’était vrai, ni comment utiliser à bon escient ce superpouvoir qu’elle lui avait trouvé. Ça le faisait un peu paniquer, mais c’était gérable. La panique venait plus de l’échange de regards. Pourtant, il avait du mal à la lâcher des yeux, puis en même temps, il ne faisait aucun effort. C’était un endroit confortable ses yeux à elle, le genre d’endroit où il y a des coussins partout, des couvertures en pilou pilou. Un endroit où on a envie de rester à tout jamais.
C’est alors que l’envie le prit, on ne sait pas d’où, brutalement, de savoir. De connaître la vérité, leur vérité, où ils étaient, ce qu’ils étaient exactement. Il lui avait pris la main, comme ça, s’était approché d’elle avec un naturel incroyable. Or il ne faisait pas ça avec tout le monde, au contraire, il ne faisait ça avec personne justement.

- Qu’est-ce qu’on fait Mary ? Qu’est-ce qu’on est au juste, nous ?

Arty se demandait justement s’il y avait un nous, s’il y aurait un nous pour toujours. Il attendait la réponse et puis finalement il se dit qu’elle n’en savait peut-être pas plus que lui, ou peut-être qu’on s’en foutait tout simplement. Que ce n’était pas important et qu’il faudrait se contenter d’être, & être ensemble pourquoi pas. Pourtant, Arty avait besoin de savoir que ce geste de prendre sa main n’était pas anodin, n’était pas amical, parce que ce n’était pas ce qu’il voulait. Il ignorait exactement ce qu’il souhaitait vraiment, mais Mary n’était pas son amie, elle ne rentrait pas dans cette catégorie, elle était plus haute, plus loin, plus importante aussi sûrement. Alors qu’ils n’avaient fait qu’échanger quelques mots à la bibliothèque.
Crise de doute qui part d’un simple regard, d’un autre côté, il avait le droit de s’emballer, de s’imaginer à ses côtés en train de courir dans une prairie de coquelicots, en mode champêtre, après tout, il s’était emballé et ça n’avait pas eu l’air de la déranger sur le bout de papier.

Il se mit à mettre en mouvement un doigt de sa main qui était attachée à la sienne, afin non seulement d’être noué à elle, éternellement dans l’espace-temps de cinquante-six dimensions différentes, mais aussi pour la caresser, la toucher davantage, lui faire sentir sa présence. Accroître le contact entre ses deux mains attachées. Inscrire le souvenir du toucher le plus loin possible à l’intérieur.
En fait tout simplement, il avait un immense crush intergalactique et inter temporel pour Mary, qui par chance, on ne sait pas comment ça a pu arriver, se trouvait justement à ses côtés. Rien pour cela, il avait envie de faire descendre les étoiles pour leur dire, la chance qu’il avait.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Mary Drake
avatar
Préfet(e)/Serdaigle
Préfet(e)/Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Mar 8 Aoû - 10:40


Musiqueeeee

Je mets toute mon énergie dans le simple fait d'arrêter de trembler. Il mérite pas ça, il mérite pas ma peur, et moi je ne mérite pas le fouillis incontrôlable qui est en train de me faire perdre la tête. Je suis seule à l'intérieur, j'en ai la certitude, et pourtant c'est complètement n'importe quoi. Pas pire qu'avant, ça non. Je crois que ce qu'il vient de se passer, c'est que paf, il est là. Je veux dire, Arty. Et quand il est là, je revois toutes les couleurs. Les informations prennent un peu de temps à revenir. Cette perspective me calme un tout petit peu. Je suis nerveuse, je ne l'étais pas la dernière fois. Tout était plus simple. Il va me falloir un moment pour que le mode off soit opérationnel finalement. Tout n'est pas automatique, je ne passe plus du coq à l'âne. Suffit d'arrêter de paniquer. Il n'est pas méchant, il est... Lui. Un ensemble indescriptible que je me suis surprise à apprécier. Une alchimie qui arrive sans prévenir, se renverse sur nos têtes, pour nous dire que c'est pas une mauvaise idée de se rapprocher. Est-ce qu'elle a raison ? Pour le moment, oui. Je me sens si bien, passé l'étape du stress, à côté de lui. Et pourtant ce n'est que la deuxième fois que je le vois réellement.

J'ai placé une main sur la table, elle ne trouve pas tout de suite destinateur. Je ne lui en veux pas, il fait autre chose. Nous sommes plongés dans un drôle de silence, qui reste intense. Le sourire idiot réapparaît sur mon visage tandis que je m'étonne à profiter seulement du moment présent. Me délecter du fait de savoir que nous sommes là, tous les deux. Ne pas réfléchir au passé, au futur, ou à ce que faisaient les personnes qui se trouvaient hier à notre place. La seule chose qui me fait tourner la tête, c'est lui, le savoir si proche, et réfuter cette envie qui me ronge, celle qui veut se coller à lui, ne pas attendre. Précipiter tout n'est pas une bonne idée, pourtant une idée me dit qu'on est déjà bien avancés. Je sais pas comment ce genre de choses sont sensées se passer d'habitude, je comprends pas ce qui m'arrive, ce qui lui arrive. Il m'avait dit qu'il était plus une boule d'énergie d'habitude. J'ai pas envie de l'ankyloser non plus. Les doutes assaillent, de plus en plus puissants, parce que c'est ce qu'ils ont toujours fait. Les pensées néfastes, dans Mary's world, on connait. Partir, ne plus se revoir. Mieux pour lui, tant pis pour moi. Difficile de les chasser, je les laisse insérer le doute. Un peu. Sans leur donner trop de place. Tant que j'arrive à les minimiser, ça va.

Chaises collées l'une à l'autre
Bras qui se frôlent
De plus en plus accélérés
Les battements se font puissants
Électriques
Dans un silence
Sa main rencontre la mienne
Les doigts à nouveau s’entremêlent
Fixer ce doux contact
Retenir les pulsions fragiles
J'veux plus, ou pas, j'sais pas
Je suis si bien
Une décharge puissante
Ce bidule indescriptible aux extrémités de la peau
J'en reviens à mes idées de magiciens
Mais pas la magie telle qu'on la connaît
Non
A-t-il compris la mécanique du coeur ?
La mienne en tous cas, j'ai l'impression qu'elle est cernée
Sentir un danger
Qui s'approche à pas lent
J'veux pas être droguée, droguée de sa lumière
J'veux pas avoir une addiction, ne plus pouvoir me passer de lui
On consomme pas les gens, cependant lui il me consume
Et c'est pas désagréable, possiblement destructeur
Seulement
Souvent on se dit que c'est un mal pour un bien
Équilibrer la balance
Sauf que l'égalité parfaite est difficile à obtenir
Y'a toujours un penchant pour l'un ou l'autre
Espoir que c'est le bon côté qui remportera le ticket gagnant

Il me parle de peur disparue, je crois qu'il n'a pas encore tout vu. La peur, c'est là, ça reste, elle est puissante. Je crois pas être douée pour cacher ce qu'il se passe sur mon visage. Je dois être vraiment dans un sale état pour arriver à montrer que ce n'est pas le cas. Tant mieux si il ne perçoit pas l'appréhensions, les tremblements stoppés juste à temps. J'ai pas envie de savoir qu'il a une mauvaise image de moi. D'habitude je m'en fiche, mais ici ça devient important. Si il a une laide, il ne voudra plus rester, prendre les jambes à son cou et ça c'est totalement inconcevable pour le moment. J'veux pas qu'il parte, revivre un éloignement ça fait trop mal, je sais pas si j'ai encore assez de pansements pour combler les déchirures si ça recommence une nouvelle fois. Après il m'a aussi parlé de brûlures et ça j'ai pas trop envie, j'ai déjà été un peu brûlée et ça fait mal, par contre illuminer je suis d'accord, parce que sa lumière elle est chaude, elle rassure et est toute douce. C'est comme la caresse des rayons du soleil.

Regards qui se rencontrent
Visages pas si lointain
Suffirait d'un mouvement
Pour que...
Pas ici, pas maintenant,
Après, oui, juste après
En attendant je peux me perdre dans ses yeux
Ils sont beaux
Et comme tout chez lui,
Difficile à décrire
Je resterai bien là
Toujours à le sentir à côté
Les moments vides de paroles ne me dérange aucunement
Surtout quand c'est avec lui
J'crois que peu importe ce qu'on fait
Le sourire s'étendra jusqu'aux oreilles
Il choisit cependant la parole
Je ne peux lui en vouloir
Bien que la question soit compliquée
Ce qu'on est...

Sommes-nous seulement quelque chose ?
J'veux dire, autre que deux personnes
Une Mary, un Arty
Qui se tiennent la main
Qui ne veulent pas se quitter
Et j'sais pas
J'en sais fichtrement rien
Pourquoi pourquoi pourquoi
Comment ? Hein ?
Rien du tout ne me va, me vient
Autant être honnête
- J'en ai pas la moindre idée, ce qu'on fait, ça me semble évident
Nous nous rapprochons, de plus en plus, on se tient la main
On est dans un cabaret aussi

En fait il se la jouait savant poète
Ce qu'on fait c'est écrit sur papier
Ce qu'on est c'est tout de suite plus compliqué
J'ai toujours préféré le poète au savant
Y'en a qui détestent, ils préfèrent la réponse de la personne
Ce n'est pas mon cas
- Tu es Arty, je suis Mary
Et je crois pas que nous soyons réellement autre chose
Sur le papier
Dans les faits
J'crois que je t'aime bien
Beaucoup
En fait
Alors peut-être qu'on sera autre chose
Bientôt


C'est en le disant que je me rends compte que j'ai vraiment envie. D'être un truc avec Arty. Je sais pas trop quoi, parfois les mots manquent, ne suffisent amplement pas. On est peut-être déjà quelque chose si ça se fait. C'est tout flou dans ma tête. Être un tout avec lui ne me dérangerait pas, en fait j'ai plutôt envie même. C'est rare que je me sente aussi bien. Apaisée, heureuse, avec rien, juste quelqu'un. J'pourrais rester là durant une éternité, à le sentir si proche, avec son geste si simple. Je viens de le remarquer. Il caresse ma main. L'euphorie est de plus en plus grande. Faut que je fasse quelque chose. Les doigts qui ne sont pas emprisonnés viennent se passer dans les cheveux d'Arty. Mon bras me barre le visage, mais c'est pas grave. La façon dont c'est fait est étrange, je m'en fiche. Je fais ça quelques secondes avant de les enlever à contre coeur. Puis repose ma tête sur son épaule, rompant le fil qui reliait nos yeux.

- Il sont tout doux tes cheveux.
Et tu sais Arty, je crois que je t'aime un peu plus que beaucoup.
C'est vraiment bizarre.

Revenir en haut Aller en bas
Artemis O'Toole
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Mer 9 Aoû - 8:58


Mary



Ça allait venir doucement, à un moment plus opportun. Ou peut-être que c’était déjà là, pas très loin, juste en dessous, il suffirait de gratter légèrement, ce qu’ils étaient réellement, ou ce qu’ils allaient être. Excepté qu’il voulait être plus qu’Arty dorénavant. Ou en tout cas, il ne voulait plus être juste Arty, aller devant, se pencher, se jeter pour attraper, l’attraper elle & l’accrocher. Il le savait dorénavant. Il voulait être Arty avec Mary. Évidemment, ils étaient aussi l’un l’autre, l’un séparé de l’autre, mais dit comme ça, ça n’avait plus beaucoup de sens. Surtout dans cette position où ils partageaient la même bulle, où ils se liaient davantage à chaque petite seconde passée. Ainsi, pour Arty, il n’y avait que Mary, qu’elle, là, à côté, il ne voulait pas regarder plus loin ou ailleurs. Alors certes ils étaient dans un cabaret, certes il avait pris le risque de venir ici, sans vraiment réfléchir mais il s’en foutait de ce qu’il pouvait bien se passer autour de lui, puisqu’il s’incarnait tout à fait dans cette bubble de soie et de coton tout doux. Le reste importait peu.

Mais c’était ses mots qui électrisèrent Arty. Jamais il ne l’aurait dit comme ça, il n’aurait pas osé sauter le pas et pourtant elle venait de le faire. De mettre des mots, des vrais. J’crois que je t’aime bien. A cet instant il aurait voulu se lever d’un bond et aller habiter la scène du cabaret, faire un petit numéro, tourner en rond et lancer des confettis. Faire entrer le soleil dans ce lieu de la nuit. Mais le geste qu’elle fit ensuite le calma ou plutôt mit un terme à son imaginaire de célébrité de cabaret. Son autre main s’était faufilée dans ses cheveux bruns, il essayait de garder une respiration normale, sereine. Il aimait bien sentir sa main dans ses mèches folles. Mais ça ne dure pas longtemps, quoi que suffisamment, puis elle quitte son regard, peut-être un peu brusquement. Qu’il se rassure, c’est pour se rapprocher davantage. Arty la sent lover sa tête dans le creux son épaule, il se demande si de là elle peut entendre son rythme cardiaque qui s’accélère involontairement. Il faudrait qu’il cache ce son sourd et répétitif, ça allait gâcher le moment. Le déchirer, même. Mais il ne s’éloigne pas, au contraire. Il laisse ses paroles se suspendre tandis que sa tête se pose délicatement sur la sienne. Ils s’empilaient petit à petit. Alors c’est sûr, l’image de la pile n’était pas super belle, mais je trouve qu’elle a son charme. Comme s’ils fusionnaient, comme dans Dragonball Z pour devenir plus forts, mêler les pouvoirs et les facultés.

- Un peu plus que beaucoup… C’est une belle déclaration quand même, je prends, j’aime bien.

Il aurait pu parler de ses cheveux tout doux, lui dire quel shampoing il utilisait mais finalement il ne trouvait pas ça vachement intéressant. Il s’interrogea alors, combien de temps ils pourraient rester comme ça, si c’était possible de ne jamais bouger. Il aimait bien cette façon d’être, les têtes nichées l’une sur l’autre, les cheveux emmêlés. Mais il ne la voyait plus, à peine s’il pouvait distinguer leurs mains. Il fallait remédier à ça, il se détacha alors d’elle d’un mouvement souple, mais il ne lâcha pas ses doigts, impossible épreuve. Puis dans un élan qu’il ne comprit pas lui-même, il posa son front contre le sien. Le regard accroché. Tout proches. Il distinguait les moindres détails, ses yeux bruns, quelques cheveux qui se faisaient la malle par-ci par-là, liberté de sa chevelure et qu’il aimait beaucoup. Ses cils, si longs qu’il se dit qu’il aimerait bien accrocher des petits confettis avec des cœurs dessus, et pourquoi pas son prénom. On ne peut pas écrire beaucoup sur un confetti. C’est dommage. Il aurait pu aller encore plus loin, mais comme elle avait dit, ce sera bientôt, pas maintenant.

- J’ai pas envie de mettre des trucs derrière le je t’aime. J’ai envie de me laisser tomber amoureux de toi. Quoi que, j’suis p’tet déjà par terre, sûrement. Tu sais, sur un sol tout rose et douillet, contre toi. Ouais, j’vais rester là.
J’espère fort qu’on sera autre chose, plus tôt que bientôt.


Et c’est vrai que c’était bizarre, l’expérience la plus étrange qu’il n’ait jamais vécue, et pourtant, les trucs chelous, les situations stupides, il connaissait bien. Mais ce n’était pas le même registre, ici, c’était tout sauf stupide ou chelou. C’était juste parfait, pensait-il. Il sourit alors, découvrant légèrement ses dents, il avait formulé ou presque ce qu’il ressentait pour elle. Pourtant il ne l’avait jamais expérimenté auparavant, pas comme ça, pas autant. Les contours du décor étaient carrément flous quand elle était là, elle le retournait entièrement rien que par sa présence. Alors là, si près, Arty aurait pu défaillir, pourtant, elle le retenait aussi. Il n’avait jamais vécu quelque chose d’aussi vrai, réel, Mary était une empreinte, son repère dans cette réalité trop moche qu’il détestait. C’était la seule chose qui valait le coup, et de loin, à jamais. Dorénavant c’était elle qui le maintenait dans le monde réel, rien d’autre puisque le reste on s’en fout. C’était sûrement pour ça qu’il n’explosait pas de joie et de folie comme à son habitude. Cette fois le concret lui avait fait revêtir des bottes adhésives collées au sol, plus que le concret peut-être, le sentiment amoureux. Parce qu’heureusement pour lui, cette histoire, ces émotions, cette situation n’était pas une illusion, un rêve ou un fantasme. C’était tangible & c’était beau. Fini les jeux & les scénarios rocambolesques, pas ici. Comme quoi, la réalité pouvait avoir ce côté éblouissant, grâce à elle.

- C’est curieux parce qu’on ne se connaît pas. Pas vraiment, pas tout à fait. Mais comme tu dis. Arty & Mary. Et puis c’est tout, c’est p’tet suffisant. J’sais pas. C’est p’tet mieux, plus beau.

Toujours à quelques centimètres de son visage, il ne pouvait pas s’empêcher de parler, toujours, continuellement. Maintenant, lui laisser de temps de respirer quand même. Comme quoi, certaines choses ne changeaient pas chez lui, malgré ce fameux monde réel.
Elle ne savait qui il était, et réciproquement. Arty tergiversait. De novueau cette situation dans laquelle on ne sait pas s’il faut tout dire, tout révéler sur soi-même. Est-ce qu’il pouvait lui dire, lui présenter le monde imaginaire dans lequel il vivait communément ? Ce serait peut-être pour une autre fois, après tout, maintenant, ils avaient du temps.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Alexander Hurtson
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Les Balcons

Message par : Alexander Hurtson, Mer 9 Aoû - 14:34


Lizzie et Jake on s'occupe de vous dès que vous êtes tous les deux Wink



L'Occamy Doré

Arty et Mary


Belle soirée que celle-ci. Tout va pour le mieux à l'Occamy pendant que je regarde par la fenêtre les gens défiler sur le Chemin de Traverse. J'aime bien regarder les gens marcher en essayant d'imaginer qui ils sont, ce qu'ils font et où ils vont. Celui-ci doit être un employé du Ministère qui rentre rejoindre sa femme, ses trois enfants et son chien. Il a une tête à avoir un chien. Elle là bas semble un peu perdue. Peut-être une mère moldue faisant des courses pour sa fille sorcière ou bien alors quelqu'un qui ne connaît pas cette partie de la rue commerçante et qui cherche un magasin particulier. Elle pourrait pousser la porte du Cabaret pour venir s'y réchauffer autour de petits toasts et d'un cocktail mais elle continue à errer.

La clochette sonne, je l'ignore. Quelqu'un vient d'entrer mais le temps qu'il s'installe, je peux encore regarder deux ou trois passants. Mais la clochette sonne une seconde fois et je tourne la tête pour voir de qui il s'agit. Je reconnais Mary Drake qui rentre dans l'établissement et qui monte s'installer à une table sur les balcons. Un coup d'oeil là où elle vient d'aller et je vois qu'elle a rejoint Arty, sûrement la première clochette de toute à l'heure. Tiens, c'est bizarre qu'il ne m'ai pas prévenu de sa venue, il sait pourtant très bien que je travaille ici puisque que c'est un peu à partir de cet endroit que s'est construit notre relation.

Enfin bref, toujours est-il que je file jusqu'au bar chercher les cartes afin de les leur amener. J'y passe un bon bout de temps parce que Peter les a encore mises n'importe où (à se demander qui est le gérant dans cet établissement) avant de me rappeler que les menus sont déjà sur les tables. Je repars donc vers les escaliers les mains vides et stupide de ne pas m'en être souvenu avant. En chemin, une question me taraude. Que fait-il avec Mary ? Ils sont peut-être simplement amis mais une pointe de jalousie commence à percer en moi. Et si...

Mes craintes sont confirmées quand j'arrive en haut de l'escalier. Je les vois tous les deux, front contre front, beaucoup trop proche à mon goût. Un mélange de colère, de déception et de dégoût envers Artemis me parcours et me fige sur place. Qu'il m'ait fait ça me déçoit énormément de sa part. Certes, nous n'avions jamais vraiment dit que nous étions ensemble mais pour moi c'était tout comme. Je me rends compte que finalement il n'a fait que jouer avec moi. Je respire et bon coup et m'approche d'eux. Il faut que je reste professionnel. Un raclement de gorge pour signaler ma présence avant de leur demander d'une voix froide et sans aucune émotion ce qu'ils veulent. Je regarde ensuite Artemis avant de lui lancer :

- Si tu veux, on a un sublime cupcake au citron fourré à la déception et saupoudré de trahison.

Oups, finalement je ne suis pas si professionnel que ça. Tant pis, je m'approche de lui et lui murmure à l'oreille :

- Quand tu auras le temps, on prendra deux minutes pour discuter de tout ça.

Maintenant je n'ai plus qu'une hâte, qu'ils choisissent, que je leur apporte leur commande et que je ne le revoie plus jamais. Même si je venais de dire qu'on allait devoir en discuter, je ne veux plus le voir. On pourra toujours le faire à travers un confessionnal.



L'Occamy Doré

Axelle Higgs & Finrod Elensar


La soirée battait déjà son plein depuis un petit bout de temps dans le cabaret. Ce soir, c'était presque complet excepté deux ou trois tables délaissées par les clients. La clientèle comportait des habitués comme des têtes que tu n'avais jamais vues et que tu t'amusais à observer. Enfin, quand tu avais le temps de le faire parce que le service aussi devait assurer et qu'il ne fallait surtout pas traîner sous peine de se faire enguirlander par les vieilles couettes venues boire un thé à cette heure-ci. La clientèle de l'établissement est assez spéciale il faut se le dire et il y a vraiment des fois où tu te demandes comment les gens font pour être ainsi.

Tu fais le tour de la salle afin de vérifier que personne ne manque de rien et entends la porte s'ouvrir sur une femme qui monte à l'étage s'installer à une table à laquelle est déjà installé un homme de la carrure d'une armoire qu'il ne ferait pas bon d'embêter. Heureusement pour toi tu es plutôt là pour le contenter ce soir.

Tu gravis les marches afin d'arriver sur les balcons surplombant la salle et prends ta voix de petit employé modèle qui sais satisfaire même les clients les plus exigeants:

- Madame, Monsieur, bonsoir et bienvenue à l'Occamy Doré. Puis-je vous servir quelque chose pour commencer ou bien préferez-vous que je vous laisse regarder le menu ? Sachez également que si vous avez besoin d'intimité il m'est tout à fat possible de tirer les rideaux afin de vous isoler du reste de la salle, il suffit juste de demander.

Ce côté guindé qui te posait problème auparavant te fait désormais sourire. On se prend vite au jeu finalement et puis on y prend goût au final.
Revenir en haut Aller en bas
Finrod Elensar
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Fourchelang


Re: Les Balcons

Message par : Finrod Elensar, Mer 9 Aoû - 14:39


C'était dans un silence et ses pensées que Finrod se trouvait en attendant la jeune femme. Après tout ce temps,
ils allaient être à nouveau réunis. Dans sa lettre, la Higgs semblait avoir retrouvé de son énergie, de sa férocité. Était-ce une bonne chose ? Bonne question. Le propriétaire de la BAM ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. La fierté de chacun, les envies de chacun pouvaient mettre en périple une alliance datant de plusieurs années déjà.


Aucun serveur n'était venu à la rencontre du sorcier, soit ils étaient doués se disant qu'il attendait quelque, soit complètement incompétents et ils venaient de dire adieu à un éventuel pourboire. Plutôt de bonne humeur, le Fourchelang opta pour la première solution. Axelle ne devrait plus tarder.

À peine cette pensée faite, le voilà tirer de ses pensées pour faire face à l'ancienne Serpentard qui ne semblait pas avoir décidé d'être sobre. Après tout, de ce qu'il la connaissait, cela lui correspondait plutôt bien et Finrod avait vu juste, elle avait bien repris du poil de la bête.

- Bonsoir. Et là voilà déjà assise, avec grâce et aisance. "Je vais bien, les préoccupations habituelles et toi ? Tu me sembles... Mieux. Est-ce que William y est pour quelque chose ?

Oui c'était intrusif et Finrod ne passait pas par quatre chemins. Mais il espérait connaître rapidement l'état de la jeune femme. Pas uniquement parce qu'il pouvait peut-être l'aider à aller mieux, mais aussi pour d'éventuels projets. De ce fait, il ne lâcha pas du regard, un petit sourire en coin. Il ne fallait quand même pas paraître trop sérieux.

- Profite de prendre ce que tu veux. Ce soir, c'est ma boutique qui régale. Ajouta-t-il.

Proposition faite que voilà un serveur les accueillait. C'était du rapide. Et c'était donc bien la première option,
parce qu'il semblait plutôt compétant ce jeune homme. L'ancien Serpentard sourit la dame devant lui et pris les devants.


- Je prendrai un Ruban Rouge, s'il vous plaît. Comme apéritif et toi ? Concernant la discrétion,
elle sera plus que bienvenue, merci.
Dit Finrod en passant du serveur, à Axelle pour revenir sur le premier.


Toutes les consommations sont à retirer sur le compte de la BAM. Merci.
Revenir en haut Aller en bas
Mary Drake
avatar
Préfet(e)/Serdaigle
Préfet(e)/Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Mer 9 Aoû - 20:51


Arty & Hurston
Hereeeeee

Le monde brumeux dans lequel nous sommes enfermés est plutôt agréable. Doux, sucré, léger, saupoudré de rose. Il y règne une ambiance indescriptible, comme si nous étions dans un cocon. Des murs nous séparent temporairement de l'extérieur, y'a plus que lui qui compte. J'suis pas vraiment sur son épaule en fait, c'est pas trop confortable cet endroit-là si on réfléchit bien. Un os n'a rien d'agréable, c'est blanc, c'est moche, et un peu trop solide, quoi que y'en a qui se cassent vite quand même. J'suis plus dans un creux, fin une partie, l'autre elle est quand même sur le reste, fin ça reste petit. Tout ça pour dire que c'est confortable. Et c'est lui surtout, c'est son épaule, la sienne. J'insiste dessus. C'est important. Si c'était celle du chat du voisin, je n'en aurais clairement rien à faire. Celle d'un serpent, d'une vipère, pareil. Et j'y suis bien. J'pourrais rester des heures comme ça, en lui tenant la main, regardant un point dans le vide, voir lui parler. C'est le même combat, tant qu'il est tout près de moi, je suis heureuse. Puis les peaux l'une contre l'autre, c'est un petit plus qui ne se refuse pas.

Je suis un peu confuse par ce que je lui ai dit, c'est pas tous les jours qu'on sort qu'on aime un peu beaucoup quelqu'un. J'ai peur d'aller trop vite, fin c'est ma faute toute façon. J'ai pas de patience, et tout est désactivé. J'espère que j'ai bien fait, sinon à la fin ça va piquer. Trop peur de souffrir. J'aime pas avoir mal en fait. Parce que ce genre de douleur là, ça aspire petit à petit les fonctions vitales, saccage ton coeur, bouffe tes forces avec une ténacité hors pair. Pour nous faire sentir que c'la fin, qu'on va bientôt cr*ver, alors que non. Ils veulent nous persuader que rien ni personne ne pourra nous remettre sur pieds après ça. C'est faux, et pourtant, nous y croyons dur comme fer. Alors je suis rassurée. Vraiment. Il dit pas la même chose que moi, mais prend quand même en compte mes paroles. Ravie. Pas de stops. Pour l'instant. J'peux continuer à juste savourer le moment. Ils glisse autour de moi, de nous. Un peu comme une énorme étendue d'eau translucide et calme qu'on traverse sans soucis. Impossible à emprisonner réellement, c'est plutôt les humains qui sont prisonniers, même en essayant de l'attraper à deux mains, elle trouvera toujours un moyen de s'échapper, une issue par laquelle passer.

Donc, comme on peut se douter
C'est le déchirement lorsqu'il s'éloigne
Rien ne dure longtemps, se crée, se perd, ça se transforme
Voilà que tout se mélange
Encore
Mais ça me démange
J'étais si bien mise
Peut-être que je pue
Qu'on était trop proche
Mais sa main est toujours là,
Alors j'ai que des doutes parasites
Front contre front à présent
Ce coup-ci, même mon nez crépite
Là, c'est plus infime comme mouvement
Suffirait juste d'une maladresse, voir une impulsion
Pour que, j'ose même pas y penser
Mes joues se font brûlantes, jusqu'à foncer
J'sais que c'est possible, d'êtres encore plus proches
On est quand même vachement près pour le coup
Yeux dans les yeux,
J'arrive pas à me détacher
Et pourtant je déteste ça, vraiment
Puis un bon gros cliché s'installe dans ma cervelle
Ouais mais avec lui, c'est différent
Il a pas tort, j'dirais plus compliqué...
Peur qu'il observe, qu'il voit tout,
Trouve des défauts, veuille s'enfuir pour de bon
Alors que moi, dans ce visage si proche
Je ne vois qu'un physique, donc on s'en fiche, puis mon reflet dans ses pupilles
Un mouvement, le seul que je ferai
Pouf, nos nez se touchent

Les mots qui suivent font encore plus de bien que les premiers. Un autre sourire, remplaçant celui de détresse qui m'a habité quelques secondes plus tôt. Quand est-ce que mon coeur arrêtera d'accélérer ? À chaque fois, j'ai l'impression qu'il est au maximum. Faut croire que non. Puis vu qu'on aime toujours autant les stéréotypes et phrases bateau des histoires d'amour, on peut dire que si j'étais sur l'autoroute, je me serais déjà pris quelques pvs. Il me parle de tomber amoureux. J'ai jamais trop compris le délire de l'amour, mais si c'est ça, bah je suis vraiment totalement folle de toi Arty. Et je l'adore cette folie là. Bon son délire de sol douillet je le comprends pas trop, parce que si nous étions affalés sur le parquet, j'crois qu'on serait encore plus proches. Et faut pas exagérer non plus. Quoi que ça me dérangerait sans doutes pas tant que ça. Toujours plus. Et bah. On termine sur une incertitude. Ouais, c'est la deuxième fois que nous nous voyons. Oui, on ne se connait pas. Pourtant on est quelque chose, l'un plus l'autre. J'ai vraiment envie que ça grandisse avec le temps.

-Tu sais que, quand t'es là, tout est plus beau
J'voudrais rajouter autre chose
Vraiment
Une multitudes d'idées bouillonnent
Mais y'a un truc sec qui débarque
Le cocon tombe en miettes
Se casse
Seul Arty demeure coloré
Et moi j'me suis dérobé, on est plus collé
Y'a un serveur tout gris qui vient d'arriver
Même qu'il est froid
Glacial
Des stalactites sortent de ses narines
Pas très joli à voir
Fin j'sais que c'est difficile d'être joyeux tout le temps
Quand on doit servir des petits gens
Mais quand ça va pas, suffit de cracher dans les verres
J'peux assurer que ça soulage
J'lui laisse le mien pour se défouler si il veut
Mais après ça change tout
Il dit des choses étranges à Arty
Même ma main a quitté la sienne
Qu'est-ce qu'il a fait pour que le serveur soit méchant avec lui
Haussement de sourcil raté, on a l'habitude
Je m'éloigne un peu
Y'a un gouffre qui se crée
Et j'comprends
Vraiment
Pas
Le type pas content j'crois que c'est un des préfets
Ouais, poufsouffle
Mieux que l'autre, là, euh, l'idiot inutile j'sais plus quoi
C'est pas difficile quand on y réfléchit bien

Donc faut commander
Autant dire que j'ai ni soif, ni faim
Mais j'ai peur que ça l'énerve
À sa place je trouverai ça énervant
Alors on va faire un effort
Vu que ça explose dans ma tête
Coup d'oeil sur la carte
Ouais, ça peut le faire
- Un big bang s'il te vous te vous te vous te
~ Bug
plaît
Revenir en haut Aller en bas
Artemis O'Toole
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Jeu 10 Aoû - 9:18


Mary & Alex


Elle n’avait pas paniqué, pas trop en tout cas, ou ça s’était pas bien vu. En même temps, plus on est près moins on dissocie les choses, ça s’embrouille, ça se mélange. Bien qu’il voit correctement ses yeux, une acuité visuelle sans précédent. Sur elle. Il distingue tout de même ses joues, et ça le fait rire légèrement. Et puis encore un mouvement, encore une avancée de quelques centimètres. Son nez touche le sien, comme ça, parce qu’elle l’avait décidé. Finalement, il aurait pu aller plus proche encore, se coller davantage, expérimenter un autre sens que le toucher. Mais non, bientôt avait-elle dit. Il patienterait donc, il savait faire. Arty la vit alors sourire, elle l’accompagnait dans l’éblouissement. Il aurait voulu lever la main et caresser doucement ce sourire qui venait de faire son apparition. Il l’aimait bien, ce sourire-là, à ses mots à lui. Puis elle pèse ses paroles, trop élogieuses. Elle voyait Arty comme un illuminateur, or il n’était pas tout à fait certain d’avoir ce statut. Elle avait peut-être trop d’attentes envers lui, l’idéalisait peut-être un chouille. Il était juste un gars normal amoureux, on ne va pas plus loin. Amoureux d’une fille qu’il ne connaissait pas mais qui ne cessait de le renverser dans tous les sens, de tous les côtés et qui l’avait agrippé inconsciemment. Mary. Dans sa tête, il aimait répéter son prénom, en mode reprise continue. C’était beau aussi.

Mais d’un coup, tout changea, bouscula, se déchira. Mary s’éloigna trop brusquement, sa main fuit vers d’autres ailleurs. Il ne comprend pas, l’interroge du regard, veut la retenir contre lui, son front, son nez et sûrement sa bouche. Mais elle est déjà loin, il a l’impression qu’elle vient de transplaner à des années lumières. Et d’un coup, il comprend pourquoi. Lève la tête et l’aperçoit. Alex. Son cœur se serra tellement que s’il avait été une serviette dans une machine à laver, il n’aurait pas eu besoin du mode essorage. Des milliers de petits bouts de piques viennent picorer son visage qui tourne au rouge. Il ne pouvait pas dire qu’il ne s’y attendait pas, sa venue, mais il espérait peut-être un autre serveur, allez savoir. Ou inconsciemment c’était le moment de lui dévoiler la vérité. Au fait, j’suis amoureux de Mary. C’était ridicule, il s’en voulait terriblement. Jamais il n’avait voulu faire de mal à Alex, il n’avait pas imaginé lui faire si mal. Mais là, devant lui, le préfet semblait hors de lui, en mode passif agressif, il était terrifiant. Arty aurait voulu se lever, l’embrasser pour le calmer, le serrer dans ses bras. Mais c’était trop tard, il n’était plus question de rattraper quoi que ce soit. Surtout que Mary était là. Et ses mots dans son oreille. Deux minutes pour discuter de tout ça. Tout frissonna chez lui. Il faillit répondre oui chef, comme si son sergent instructeur venait de faire son apparition et qu’il n’avait pas le choix de le suivre et lui obéir. Mais il ne pouvait pas abandonner Mary, pas moyen.
Quelle situation emberlificotée.
Et il ne voyait aucune issue.

Mary si, apparemment. Elle commanda, d’une traite, ou du moins essaya. Il la vit complètement perdue, elle bégaya. Elle devait se demander, là, d’un coup, dans quoi elle s’était fourrée. Pourquoi Alex réagissait ainsi. Elle aurait peut-être deviné, qu’il s’était passé quelque chose. Arty déglutit. Laissa le silence s’installer, regarda Alex. Fuir, à tout prix, se cacher sous la table, la chaise, essayer de fusionner vraiment avec Mary. Quelque chose qui puisse le faire disparaître. Pourtant, il savait que ce n’était pas la bonne solution, il reverrait Alex, encore et encore. C’était inévitable. Son regard alla de l’un à l’autre, Alex, Mary. Ses mains commencèrent à trembler. A la limite de vomir tellement il se sentait mal. Franchement, comme rendez-vous romantique, on avait déjà vu mieux. Mary ne le sauverait pas, elle ne le pouvait pas. Il fallait avancer, qu’il dise quelque chose, Alex ne devait attendre qu’une chose s’enfuir au plus vite, lui aussi. Arty ne savait pas s’il devait le rattraper s’il s’enfuyait vraiment. Qu’est-ce qu’il avait à lui dire exactement ?

- Alex, je sais pas je suis désolé je voulais pas, j’ai pas pensé que nous enfin tu vois que tu verrais ça comme ça, ça n’aurait pas dû se terminer comme ça je sais c’est nul. Je enfin tu comprends quoi.  


D’une traite sans pause, non l’autre ne comprendrait sûrement pas, parce que c’était du total n’importe quoi. Présentait-il ses excuses ? De quoi voulait-il s’excuser au juste ? De ne pas l’avoir suffisamment aimé ? considéré ? non ce n’était pas ça. Il l’avait trahi, Alex avait raison. D’un coup il avait rencontré Mary et le reste s’était effacé, il n’avait rien vu et avait tout gommé de sa vie. Il venait de se comporter comme un c*n envers Alex, il devait assumer, même si c’était horrible & terrifiant. Pas le choix. Pourtant en le voyant là, devant lui, il ne pouvait s’empêchait d’y penser, à eux, ce qu’ils avaient été. Parce qu'il avait bien aimé, finalement, chaque moment avec lui, il l'avait bien aimé lui tout court. Et puis Mary à côté, complètement noyée. Il soupira, quand faut y aller, faut y aller et puis il n'y avait pas de bonne façon de se tirer de ce mauvais pas. Alors autant se jeter à l'eau & advienne que pourra.

- J’vais prendre pareil, s’il te plaît.

Une petite voix timide avec la fameuse formule de politesse qu’il réussit à dire sans bugger, lui. Essayer de limiter les dégâts, faire croire que tout ce qu’il se passait-là était on ne peut plus normal, un serveur, des clients, pas de relations, pas de tensions. Nouveau coup d’œil vers Mary. Il essaya de lui sourire, la rassurer peut-être mais le reste de son visage, son corps envoyait des signaux de malaise. Finalement, il avait hâte qu’Alex s’en aille. La commande passée, il n'avait aucune raison de rester, quoi que, il aurait pu leur faire peur, gâcher leur rendez-vous. Mais il était sur son lieu de travail après tout, il y avait des choses qu'il ne pouvait pas se permettre de faire. En pensant ça, Arty se sentit davantage en sécurité. Et c’était horrible de penser ça, mais il voulait la retrouver elle, se remettre contre elle, oublier cet épisode.  Il se demandait, ce que ça faisait, si lui était à la place d’Alex et qu’il voyait Mary avec un autre quelqu’un. Bien sûr c’était différent, parce que lui & elle n’était pas encore quelque chose. Mais quand même, imaginer cette situation, qu’est-ce qu’il était crétin.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Alexander Hurtson
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Les Balcons

Message par : Alexander Hurtson, Sam 12 Aoû - 17:44




L'Occamy Doré

Arty et Mary


L'ambiance est devenue électrique et glaciale. Un drôle de mélange dans un lieu pourtant si chaleureux que celui dans lequel nous nous trouvons. Je les vois se décoller l'un de l'autre, Mary n'ayant pas l'air de très bien comprendre ce qu'il se passe tandis qu'Arty semble terriblement gêné et presque triste. Dans n'importe quel autre moment j'aurais ressenti de la compassion. Après tout, je ne suis pas un monstre. Mais là, il m'était juste impossible d'éprouver le moindre sentiment positif envers lui. Je le regarde, le regard haineux, tentant de s'excuser comme il peut. Il est pitoyable, n'assume pas ses actes... Comment ai-je pu sortir avec lui ? Il me dit que je comprends. Bien sûr que je comprends, tout le monde comprend quand il voit la personne avec qui il est embrasser une autre personne ! Mais quel abruti fini celui-là. Sa naïveté finira par le perdre, et je suis bien content que ce ne soit pas avec moi.

Je prends la commande et descends rageusement les marches afin d'aller leur préparer leur thé. Même leur boisson est pitoyable. Qui est-ce qui boit du thé à cette heure-ci ? Au moins l'avantage c'est que ce n'est pas une boisson qui me demande une éternité à être préparée. Un sachet dans une théière, deux tasses et me revoilà monté pour leur déposer le tout sur la table. Avant de redescendre, je me retourne pour les regarder tous les deux.

- Si vous avez besoin d'autre chose, appelez quelqu'un d'autre. Sinon, payez en partant. Je ne veux plus te voir. Craché-je sur Artemis.

Une fois redescendu, la colère retombe et un autre sentiment commence à m'envahir. Avant de craquer devant toute la salle, je fais un signe de tête à Peter lui indiquant que je ne vais pas bien, je défais mon tablier que je pose sur le bar et je cours dans la salle du personnel. Après m'être assuré d'avoir bien verrouillé la porte, je m'effondre en larmes sur le sol.

Musique pour accompagner cette partie

Rien de tout ce que j'avais imaginé avec lui n'était censé finir comme ça. Dans tous les plans que je m'étais fait, jamais je ne m'étais attendu à une telle attitude de sa part. Suis-je entrain de me mentir en disant que c'est de sa faute ? Et si d'un côté c'était de la mienne ? Avais-je fait quelque chose de mal ? Je sais que je peux faire du mal aux gens et que je ne me rends pas forcément compte mais je pensais qu'on avait passé un cap où on parlait quand les choses allaient mal.

Pourquoi Artemis ? Tout simplement pourquoi ? Pourquoi ne rien m'avoir dit ? Pourquoi ne pas avoir essayé de régler ça de manière calme et simple ? Pourquoi m'infliger ça, ce soir ? N'as-tu donc aucun coeur ? Je pensais te connaître un peu mieux. Mon premier vrai amour, éclaté en miettes à cause de l'impudence d'un jeune insouciant. Tu ne pensais certainement pas à mal, ça certainement pas. Mais tu m'as blessé Artemis. Tu ne te rends pas compte de ce que tu as fait. De ce que tu as détruit en moi. Tout ce que j'étais devenu à côté de toi, celui que j'étais qui devenait meilleur vient sûrement d'exploser afin de laisser place de nouveau à l'Alex d'avant.

Je vois ton sourire quand je t'ai vu à l'Occamy Doré. Le même sourire qui a accueilli le cupcake au citron. Ce sourire encore qui m'a rejoint chez le glacier et qui s'est de nouveau affiché quand j'ai commandé les sorbets. Ce sourire qui est désormais destinée à une autre, pour mon plus grand désespoir. Suis-je entrain de te jeter la pierre parce que tu ne m'as pas prévenu ? Certainement. Mais d'un autre côté, je ne suis pas sûr que j'aurais mieux réagi si jamais tu y avais mis fin lors d'une discussion. Finalement, on peut dire que c'est presque mieux comme ça. Dans un endroit où je ne peux pas réagir trop démesurément, avec du public et où tu étais sûr que j'allais pouvoir te laisser tranquille facilement.

Le corps toujours secoué de sanglots, la tête contre le carrelage, je repense à nous. A ce que ça a été et à ce que ça aurait pu être. Et je te maudis. Je te maudis d'y avoir mis fin et je me jure qu'un jour, tu paieras d'avoir agi comme tu as agi. Oh ça oui, tu le paieras.

Fin du RP pour moi. Désolé d'avoir un peu gaché l'ambiance pour votre rendez-vous galant. Comme précisé,
si vous avez besoin de commander de nouveau, faites moi signe et je verrais avec les autres pour que quelqu'un vous prenne en charge.
Revenir en haut Aller en bas
Mary Drake
avatar
Préfet(e)/Serdaigle
Préfet(e)/Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Sam 12 Aoû - 22:02


Non tu ne savais pas du tout que j'allais mettre ça ♪

Au final, je me suis de nouveau retrouvé avec ce que j'appelle le bordel interplanétaire en guise de tête. Des couteaux me cisaillent les neurones depuis l'arrivée du serveur. Tout d'abord, y'a le bonheur. Parce que Arty. Parce que nous étions ici, à l'Occamy, ensemble. Parce que il y a à peine quelques secondes, nos deux têtes étaient encore collées. Nos lèvres ont même failli se frôler. Front contre front, nous étions si bien. Dans notre alchimie, cet univers qui nous appartenait. Un petit bond en arrière ne serait pas de refus. Mon coeur tambourine encore tel un fou furieux en rappel de tout à l'heure. Mais y'a aussi l'incompréhension. Qu'est-ce qu'il se passe entre les deux jaunes ? Pourquoi l'un semble-t-il détester l'autre ? C'est affreux d'être à côté de la plaque. De ne pas savoir, pouvoir rien arranger. Arty n'a pas l'air d'être quelqu'un qui attise la haine, ce qui rend les choses d'autant plus incompréhensible. De nouveaux pourquoi viennent hanter ma caboche. Qu'est-ce que c'est pénible . Je me cognerai bien la tête si je n'étais pas entourée. Puis j'ai pas envie que la personne que j'aime un peu plus que beaucoup me prenne pour une tarée. Alors je reste calme, respire lentement. Essayant en vain de me calmer.

Je peux noter que j'ai quand même réussi à commander. Hormis le léger bégaiement, ça s'est plutôt bien passé. J'ai pas l'habitude des conflits, généralement c'est plus compliqué que de la simple haine. Difficile à comprendre même par moi-même. Néanmoins, ici c'est différent, vu que je suis extérieure à la situation. Enfin j'crois. Je sais pas. Totalement perdue. Histoire de ne pas laisser mes mains inoccupées, je repousse mes cuticules à l'extrême. J'ai un peu mal mais c'est pas grave, l'autre, là, il doit souffrir beaucoup plus vu la tête qu'il fait. Artemis non plus à pas l'air dans son assiette, il parle, je capte rien. Comme d'habitude. Des excuses, okay, jusque là ça va, je suis en mesure de suivre. J'essaie de me déconnecter un peu, de pas trop me focaliser sur ça. J'ai pas envie de gâcher cette journée, elle devait être belle. Le voir c'est censé être un truc bénéfique, sortir de l'ordinaire, puis partir vers d'autres horizons. Les mots devaient couler à flot. Là j'ai complètement perdu l'envie. Heureusement qu'il reste cette petite chanson joyeuse dans ma tête pour que je ne parte pas en courant. Fuir, toujours, jamais affronter.

Évasion
Bulle éclatée, légère comme une plume je pars
Tenant dans ma main un ballon
Nous volons de plus en plus loin
Un peu comme dans là-haut
Je domine le monde
Regarde les paysages
Une main tendue vers l'air
Je salue de l'autre les oiseaux qui sont sur mon chemin
Puis je traverse un nuage
M'élève
J'ai de la chance, mon moyen de transport est plus que solide
Quant à moi, je combats la pression, la gravité
Tout
En tirant la langue, bien évidemment
Soyons sérieux deux minutes
Ou pas
Une fois arrivée dans l'espace je me souviens que
J'ai pas trop le droit d'y aller
Que la lune ne m'aime pas
Et que le soleil est trop loin pour y faire quelque chose
Alors l'astre mauvais attrape une aiguille
Dans un geste lent, l'apporte jusqu'à ce pauvre baudruche
Tout ça se termine en chute
J'ai mal au coeur
Les sensations sont étranges
Envoûtantes mais donnent envie de vomir
Aussi
J'ai peur de tomber, j'ai pas de cerf-volant pour me sauver
Enfonce mes ongles dans la paume des mes mains
Pourquoi chaque refoulement de la réalité
Se termine-t-il mal ?

Je sors de ma transe lorsque le serveur revient. Je ne l'ai décidément pas vu partir. Deux tasses de thé sont posées sur notre table, un regard furieux centré sur nous. Je remarque que ma main a de nouveau agrippé celle d'Arty. J'comprends pas trop comment. À moins que.. Oui c'est plutôt simple vu comme ça. Je l'ai attrapé lorsque je tombais. Parce que il était un peu comme une bouée de sauvetage depuis la descente aux enfers. Depuis que j'étais plus proche du paradis que de l'antre rouge et lugubre. Le préfet plus mieux que l'autre des jaunes ne s'est par contre pas calmé. Il est sec, froid. Sa dernière phrase fait même un peu peur. Je sais pas si il a vraiment le choix, ils sont dans la même maison quand même. J'suis vraiment triste pour lui. Finalement il s'en va. Depuis quand j'ai de l'empathie ? J'sais pas pourquoi mais je m'en veux un peu. D'être là, d'être ici, de rayonner de bonheur avec Arty. Alors je bois une gorgée de thé. Il est brûlant mais c'est pas grave. C'est quand même bon. Souffler. C'est fini. Un peu de calme. J'espère que ce n'est pas avant la tempête.

J'hésite
Que faut-il faire dans ces cas-la
Se cacher, se foutre sous la couette ?
Poser des questions ?
Continuer comme si de rien n'était ?
Plongeant mon regard dans celui d'Arty,
J'me dis que le mieux c'est de changer ses idées
Je demanderai une autre fois
- Tu m'expliqueras un jour... Je te laisse te remettre
Du dos de ma main je caresse sa joue
Le coeur se remet à battre, les réflexions, à s'enfuirent
Je les sens s'en aller, en même temps que la pulsion revenir
J'en ai envie, vraiment
Folie, elle l'aurait fait
Je ne suis pas Folie
Bah un peu quand même
Pour lui
Pour moi
Pour toi
Pour nous
Toutes nos mains sont liées à présent
J'approche à nouveau
Tête contre tête
Nez contre nez
Sourire étincelant
Reprise de mon sérieux
Oh et puis m*rde
J'y vais
C'est niais
C'est idiot
Dit comme ça, je vois pas plus écœurant
Mais c'est ainsi, j'sais pas faire autrement
Finalement nos lèvres s'effleurent
J'espère qu'il pourra aller mieux
si peu de temps
et pourtant ce truc bidule si grand

Détachée, sourire en bordure, étendu
- Si tu veux partir, on peut y aller
Y'a des ondes pas terribles ici
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Les Balcons

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 5 sur 7

 Les Balcons

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.