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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré
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Les Balcons
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Mary Drake
Préfet(e)/Serdaigle
Préfet(e)/Serdaigle

Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Sam 12 Aoû - 22:02


Non tu ne savais pas du tout que j'allais mettre ça ♪

Au final, je me suis de nouveau retrouvé avec ce que j'appelle le bordel interplanétaire en guise de tête. Des couteaux me cisaillent les neurones depuis l'arrivée du serveur. Tout d'abord, y'a le bonheur. Parce que Arty. Parce que nous étions ici, à l'Occamy, ensemble. Parce que il y a à peine quelques secondes, nos deux têtes étaient encore collées. Nos lèvres ont même failli se frôler. Front contre front, nous étions si bien. Dans notre alchimie, cet univers qui nous appartenait. Un petit bond en arrière ne serait pas de refus. Mon coeur tambourine encore tel un fou furieux en rappel de tout à l'heure. Mais y'a aussi l'incompréhension. Qu'est-ce qu'il se passe entre les deux jaunes ? Pourquoi l'un semble-t-il détester l'autre ? C'est affreux d'être à côté de la plaque. De ne pas savoir, pouvoir rien arranger. Arty n'a pas l'air d'être quelqu'un qui attise la haine, ce qui rend les choses d'autant plus incompréhensible. De nouveaux pourquoi viennent hanter ma caboche. Qu'est-ce que c'est pénible . Je me cognerai bien la tête si je n'étais pas entourée. Puis j'ai pas envie que la personne que j'aime un peu plus que beaucoup me prenne pour une tarée. Alors je reste calme, respire lentement. Essayant en vain de me calmer.

Je peux noter que j'ai quand même réussi à commander. Hormis le léger bégaiement, ça s'est plutôt bien passé. J'ai pas l'habitude des conflits, généralement c'est plus compliqué que de la simple haine. Difficile à comprendre même par moi-même. Néanmoins, ici c'est différent, vu que je suis extérieure à la situation. Enfin j'crois. Je sais pas. Totalement perdue. Histoire de ne pas laisser mes mains inoccupées, je repousse mes cuticules à l'extrême. J'ai un peu mal mais c'est pas grave, l'autre, là, il doit souffrir beaucoup plus vu la tête qu'il fait. Artemis non plus à pas l'air dans son assiette, il parle, je capte rien. Comme d'habitude. Des excuses, okay, jusque là ça va, je suis en mesure de suivre. J'essaie de me déconnecter un peu, de pas trop me focaliser sur ça. J'ai pas envie de gâcher cette journée, elle devait être belle. Le voir c'est censé être un truc bénéfique, sortir de l'ordinaire, puis partir vers d'autres horizons. Les mots devaient couler à flot. Là j'ai complètement perdu l'envie. Heureusement qu'il reste cette petite chanson joyeuse dans ma tête pour que je ne parte pas en courant. Fuir, toujours, jamais affronter.

Évasion
Bulle éclatée, légère comme une plume je pars
Tenant dans ma main un ballon
Nous volons de plus en plus loin
Un peu comme dans là-haut
Je domine le monde
Regarde les paysages
Une main tendue vers l'air
Je salue de l'autre les oiseaux qui sont sur mon chemin
Puis je traverse un nuage
M'élève
J'ai de la chance, mon moyen de transport est plus que solide
Quant à moi, je combats la pression, la gravité
Tout
En tirant la langue, bien évidemment
Soyons sérieux deux minutes
Ou pas
Une fois arrivée dans l'espace je me souviens que
J'ai pas trop le droit d'y aller
Que la lune ne m'aime pas
Et que le soleil est trop loin pour y faire quelque chose
Alors l'astre mauvais attrape une aiguille
Dans un geste lent, l'apporte jusqu'à ce pauvre baudruche
Tout ça se termine en chute
J'ai mal au coeur
Les sensations sont étranges
Envoûtantes mais donnent envie de vomir
Aussi
J'ai peur de tomber, j'ai pas de cerf-volant pour me sauver
Enfonce mes ongles dans la paume des mes mains
Pourquoi chaque refoulement de la réalité
Se termine-t-il mal ?

Je sors de ma transe lorsque le serveur revient. Je ne l'ai décidément pas vu partir. Deux tasses de thé sont posées sur notre table, un regard furieux centré sur nous. Je remarque que ma main a de nouveau agrippé celle d'Arty. J'comprends pas trop comment. À moins que.. Oui c'est plutôt simple vu comme ça. Je l'ai attrapé lorsque je tombais. Parce que il était un peu comme une bouée de sauvetage depuis la descente aux enfers. Depuis que j'étais plus proche du paradis que de l'antre rouge et lugubre. Le préfet plus mieux que l'autre des jaunes ne s'est par contre pas calmé. Il est sec, froid. Sa dernière phrase fait même un peu peur. Je sais pas si il a vraiment le choix, ils sont dans la même maison quand même. J'suis vraiment triste pour lui. Finalement il s'en va. Depuis quand j'ai de l'empathie ? J'sais pas pourquoi mais je m'en veux un peu. D'être là, d'être ici, de rayonner de bonheur avec Arty. Alors je bois une gorgée de thé. Il est brûlant mais c'est pas grave. C'est quand même bon. Souffler. C'est fini. Un peu de calme. J'espère que ce n'est pas avant la tempête.

J'hésite
Que faut-il faire dans ces cas-la
Se cacher, se foutre sous la couette ?
Poser des questions ?
Continuer comme si de rien n'était ?
Plongeant mon regard dans celui d'Arty,
J'me dis que le mieux c'est de changer ses idées
Je demanderai une autre fois
- Tu m'expliqueras un jour... Je te laisse te remettre
Du dos de ma main je caresse sa joue
Le coeur se remet à battre, les réflexions, à s'enfuirent
Je les sens s'en aller, en même temps que la pulsion revenir
J'en ai envie, vraiment
Folie, elle l'aurait fait
Je ne suis pas Folie
Bah un peu quand même
Pour lui
Pour moi
Pour toi
Pour nous
Toutes nos mains sont liées à présent
J'approche à nouveau
Tête contre tête
Nez contre nez
Sourire étincelant
Reprise de mon sérieux
Oh et puis m*rde
J'y vais
C'est niais
C'est idiot
Dit comme ça, je vois pas plus écœurant
Mais c'est ainsi, j'sais pas faire autrement
Finalement nos lèvres s'effleurent
J'espère qu'il pourra aller mieux
si peu de temps
et pourtant ce truc bidule si grand

Détachée, sourire en bordure, étendu
- Si tu veux partir, on peut y aller
Y'a des ondes pas terribles ici
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Artemis O'Toole
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Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Sam 12 Aoû - 23:28


Mary



Ça tourbillonnait dans tous les sens, il ne pouvait rien faire, rien dire, même plus bouger. Cette situation diaboliquement tragique, c’était pas son truc. Trop de non-dits, de surprises, de silences. Il aurait dû lui parler, il ne l’avait pas fait. Maintenant on avance. Alex était parti, sans rien dire, leur préparer leurs boissons. Arty avait été emmené dans un tourbillon nucléaire qui faisait passer le temps super vite parce que ce n’est que lorsque le Préfet revint avec leurs thés qu’il se rendit compte qu’il n’avait rien dit, rien fait envers Mary durant ce laps de temps. Et ensuite, le venin d’Alex. Il ne voulait plus le revoir. Une respiration resta coincée quelque part, là, dans la poitrine. Ça faisait mal, mais finalement, lui devait être dans un pire état. Il partit, comme ça, sans rien ajouter. Arty secoua alors la tête et laissa échapper un soupir, immense, long. De soulagement, peut-être mais de douleur aussi, certainement. Il fallait qu’il se retrouve ici, entre lui & Mary pour qu’il comprenne qu’il avait vraiment vécu quelque chose avec l’autre Jaune. Délicat. A peine le comprenait-il que c’était terminé.

C’est alors qu’il remarqua la main de Mary dans la sienne. Ça allait trop vite, il fallait qu’il s’accroche, en moins de cinq minutes. Oui il avait été avec Alex, c’était fini, il était avec Mary. Pas de pause, pas de trêve, un enchaînement difficile. Il laisse le thé devant lui, il n’en veut pas, il ne savait même pas qu’il avait commandé un thé. Il lui aurait fallu quelque chose de plus piquant, amer, pour le réveiller davantage. Arty demeure assommé, sa main dans celle de Mary. Et le temps continuait de défiler autour, il fallait qu’il fasse une croix, qu’il gomme ce qu’il venait de se passer puisqu’il n’aurait apparemment jamais l’occasion de réparer le tout. Il entend alors sa voix, doucement, il se tourne vers elle, rencontre son autre main. C’est apaisant. Pas maternel parce que sinon ça ferait bizarre, mais oui, réconfortant. En réalité, il se rendit compte qu’il était exactement là où il voulait être. Le bon endroit, avec elle. Tant pis pour Alex, même si ça lui arrachait un filament de l’esprit de pouvoir penser ça. Il essayait de trouver les mots pour expliquer à Mary, lui dire ce qu’il venait de se passer, ce qu’il y avait eu avec le Préfet, pourquoi il était dans un tel état. Mais là, absolument rien ne venait. Mais il n’a pas le temps, ça continue de s’enchaîner sans qu’il soit acteur, là, toujours assis il se contente d’être spectateur. Il la voit revenir, s’approcher davantage, son front, son nez, ses yeux.

Soudainement, sans qu’il s’y attende, ses lèvres. Il supposa que bientôt était dorénavant maintenant. Pourtant, ce fut si bref, comme ça, une pointe lumineuse sucrée, à peine humide. Son cœur s’emballa, se retrouva comme avant, cette adrénaline & cette euphorie qui l’habitait. Enregistrer ce fameux moment, quelque part, le suspendre, le faire durer davantage. Le mettre dans les favoris. Pourtant, elle s’était déjà détachée. Elle souriait, il essaya de l’imiter, chasser le visage d’Alex de sa tête. C’était fou, dans ces secondes si parfaites, de continuer de penser à lui. Elle proposa de partir. Il fit non de la tête, jamais il ne faudrait partir, quitter ces chaises, leur bulle qui s’était éclatée avec l’arrivée du Préfet venait à peine de se reconstruire avec ce baiser. Il voulait rester là, près d’elle, après tout, il ne savait pas ce qui les attendait à l’extérieur.
Puis il devait lui dire, lui faire comprendre, ne pas la laisser dans le flou. Visiblement, il n’avait pas assez communiqué dans sa précédente relation, autant apprendre le vite possible de ses erreurs pour ne pas commettre les mêmes. Il n’osait pas, il avait peur qu’elle s’en aille.

Il enroula alors son doigt dans une mèche ses cheveux, à elle, une longue mèche brune un peu folle, un geste tendre qui lui fit prendre confiance en lui. Après tout, elle était là, elle l’acceptait, elle se devait de savoir. Il plongea son regard dans le sien.

- Alex et moi. On était, enfin, un peu ensemble. C’est fini. Enfin, c’était déjà fini avant.


Une pause, c’était terminé en effet, elle l’avait bien vu ça, la fin, la rupture, la blessure de l’autre. Est-ce qu’elle allait faire le lien dans sa tête ? Comprendre qu’Arty n’avait pas dit à Alex qu’il était amoureux d’une fille dorénavant. Il l’ignorait, mais une chose à la fois. Le plus gros était balancé, patience. Puis il ne voulait pas qu’elle pense qu’il se comportait comme un gueux avec tout le monde, tout ceux avec qui il sortait du moins. Excepté qu’il savait, qu’Alex & Mary, ce n’était pas la même chose, il ne ressentait pas les mêmes trucs. C’était plus puissant, prenant. Jamais il ne ferait aussi mal à Mary, même inconsciemment. Elle était là, en face de lui et tout son être s’offrait à elle, chaque parcelle, il n’avait pas l’impression d’avoir le choix. C’était comme ça, elle n’avait peut-être pas tort, avec cette histoire d’alchimie. Il le sentait, ça allait au-delà de tout ce qu’il avait déjà ressenti. Surtout maintenant, plus de retour en arrière, il l’empêcherait de partir. Pour toujours.

D’ailleurs, il allongea son geste, passa sa main dans sa nuque, et délicatement, la rapprocha de lui. Leurs visages de nouveaux proches, collés, sa présence tout près. De nouveau, rencontre des lèvres, mais pas dans un effleurement cette fois. Ou en tout cas pas juste un effleurement, un peu plus, de pression, de temps. Profiter. Écouter les battements s’accélérer, goûter plus longtemps au goût merveilleux.
Mais il devait s’éloigner aussi, légèrement, un chouille. Son doigt se mit à caresser son visage, épouser ses traits fins, ses sourcils, l’arête du nez, ses lèvres fines parfaitement rosées. Essayer de faire marcher la mémoire sensorielle, faire encrer le souvenir profondément, pour ne jamais l’oublier. Son visage. Cette fois le sourire d’Arty était entièrement revenu. La lumière, illumination d’un léger rire. Il chuchota alors doucement, tout était présent, la joie, le malice, l'allégresse.

- Je sais pas, j’aime bien moi, ces ondes-ci. Non ?
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Mary Drake
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Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Dim 13 Aoû - 8:53


Lalalalala (ou pas) ♪

C'est comme si je sentais toujours ses lèvres sur les miennes lorsque je me détache, m'arrache à cette caresse si nous pouvons appeler ça ainsi. Une deuxième fois, et je suis déjà euphorique. Ce n'est pas mon rayon ce genre d'étreinte. Pourtant, en m'étant décollée, j'ai eu une pointe de regret. Je serai bien restée plus longtemps. Il n'y a rien eu de plus que ce simple contact, des milliers de frissons. Puis c'est totalement différent, autre que ce que j'avais imaginé. Sous le joug du ver, il m'est arrivé une fois d'embrasser quelqu'un. Erundil. Penser à lui ici n'est sans doutes pas une bonne idée, pourtant je ne peux pas l'oublier. Fait sur un coup de tête, il n'y a aucun souvenir très marquant de ce que j'avais fait ce jour-là. Danser avec Anna, faire un câlin à n'importe qui. Je me suis un peu emportée, c'est le moins qu'on puisse dire. Ici, y'a eu ce truc, qui me donne envie de retourner contre lui, me presser un peu plus. C'est ce qui se passe dans les grandes histoires, sauf qu'ici, on est Arty et Mary. Rien de plus, deux âmes perdues sur le fleuve de l'univers qui divaguent à bord d'une bulle hélicoptère.

Ma proposition a comme réponse un signe négatif de la tête. Et une tentative de sourire. Je fronce les sourcils, le voir comme ça ne m'enchante pas. Il mérite pas d'être mal. Toujours aussi complexe, les relations humaines. Ce n'est pas pour rien que je me suis toujours détachée et éloignée. Si Arty venait à partir, à me laisser, je serai totalement perdue, chamboulée. Maintenant que c'est fait, que je me retrouve attachée, je vois pas comment je pourrais m'enfuir. Dire que je l'aime autrement qu'un peu beaucoup plus est trop tôt, mais quelque chose me dit que ça ne va pas tarder. Capturant une mèche de mes courts cheveux autour de son doigt, il commence à parler. Au départ, j'écoute un peu à moitié. Puis vraiment. Puis j'ai peur. Il était avec le type, le serveur, Alex, et vu la tête qu'il faisait, il n'était pas content. J'ai pas envie d'être ravagée comme lui, d'être mal à cause d'Arty. Pourtant, jusqu'ici, ça me semble tout bonnement impossible. Le jaune et noir me dit que ça appartient au passé. Qu'ils avaient rompu avant. Je sais pas si je dois le croire, finalement je gobe ce qu'il dit. Puis j'ai surtout pas envie de briser ce nous, ce groupe, ce Arty and Mary.

La pointe de doute présente à la base
S’élargit tout de même un peu
Quelque part, là, dans le ventre
Prend du volume, s'étend jusqu'au ciel
Avant d'avoir une taille banale, pas plus grosse qu'un ongle
Qui reste, juste au cas où
Elle ne faillira pas devant les beaux yeux
Les câlins
Je te fais confiance Arty
C'est rare, incompréhensible
Et pourtant, j'y crois
Je ne dois peut-être pas
Mais j'ai tellement envie de te voir rester
J'aime tant être avec toi
~ bien que ça ne soit que la deuxième fois
Que je veux bien te donner ceci
Un présent qui n'a l'air de rien à première vue
Mais qui coûte cher au fond
Tu pourrais me faire croire que la Galaxy est une planète
Que notre bulle est le noyau de notre Terre
Avec quelques paroles,
Je pourrais me dire que c'est vrai
N'en abuse pas, s'il te plaît
Fait attention, j'ai plus de barrière
La muraille est tombée
Ta lumière a eu raison d'elle
Plus de coquille, plus de carapace
Sortie de l’œuf, creusant le sable
Maintenant que les oiseaux sont passés
Je n'ai plus qu'à pointer une orteil dans la mer
Et à découvrir

Une main sur la nuque, tu as donc arrêté de sceller nos quatre mains. De nouveau, je suis pressée contre toi. De nouveau, ça tambourine, de nouveau, je veux rester là durant une éternité. C'est dangereux, cette envie. Enfin, tant que je ne tombe pas dans un monde de psychopathes, tout va bien. J'veux dire, tant que je n'en deviens pas une, parce que être dans cet univers-la, c'est trop tard, les hommes, les femmes, les sorciers, le chiens, les chats, les koalas, on est dedans depuis notre naissance, et à moins de partir vivre sur Mars, je ne vois pas trop comment nous pouvons y échapper. Tu laisses tes lèvres sur les miennes un peu plus longtemps que ce que j'avais fait. Simple pression, nous n'allons pas plus loin. Lorsque de quelques centimètres tu t'éloignes, j'ai envie de crier reviens. Toujours plus, jamais satisfaite, mais t'es pas à deux kilomètres non plus. Ses mains se promènent sur mon visage, m'arrachant de nouveaux frissons. Je sais pas trop pourquoi il fait ça, mais vu que j'aime toujours autant le mimétisme, je l'imite. Son nez, ses lèvres, ses cheveux si doux, ses paupières, clore ses yeux quelques instants. Puis ses épaules. Son cou. Je noue mes mains derrière ce dernier. Un rire raisonne dans notre cocon. Le sien. Des étincelles flottent partout. J'ai l'impression d'être une gamine devant une énorme barbe-à-papa.

Tu finis par me parler d'ondes. Celles qui flottent à présent autour de nous. Et tu as raison, totalement dans le vrai. Elles sont bien, celles-ci. J'peux comprendre pourquoi tu veux rester. Si il n'y a plus qu'elles, aucune envie de partir. J'fais un peu balancer mes jambes. Nos genoux se touchent. C'est idiot, ça sert à rien, j'avais envie c'est tout. Puis je me rapproche à nouveau, un peu sur le côté, murmurant à mon tour. Simple confirmation de mes pensées C'est vrai qu'elles sont plutôt pas mal. Puis je dépose un bisou sur sa joue, enlève une main histoire de boire un peu, pour que ça ne refroidisse pas, avant de la remettre derrière son cou. J'sais pas pourquoi, j'ai envie d'être toujours plus proche. C'est étrange. Épisode du serveur momentanément oublié. Peut-être temps de parler. Rien qu'un peu. T'as dit que tu les aimais bien, alors je vais faire une liste des choses que j'aime. Il y a toi, déjà, puis d'autres gens aussi, comme ma mamie, ou l'être de chair. Puis Stella, le chêne, la brosse. Ils sont étranges mais ils n'ont jamais cessés d'êtres là. Pause. Mine réfléchie. J'aime aussi les ailes, en fait j'ai envie de voler. Puis les oiseaux en général. J'aime Gaby, j'aime les désirs d'espoirs qui ne se brisent pas. J'aimerai la liberté lorsqu'elle sera accessible. J'aimais bien imaginer avant, mais maintenant j'évite un peu. Oh, et j'aime la barbe-à-papa, les étoiles, le soleil. Je crois que c'est tout. Rire. Capturer à nouveau ses lèvres, un peu plus que les premières fois. Continuer à faire des petits pas.
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Artemis O'Toole
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Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Dim 13 Aoû - 11:30


Mary


Elle ne relève pas, ou pas vraiment, cette déclaration concernant le serveur jaune. Il aurait dû développer, aller plus loin, expliquer que c’était parce qu’il l’avait rencontrée elle, que ce n’était pas voulu, préparé. Mais tant pis, il n’avait pas l’impression de mentir non plus, de lui cacher des choses parce que, même pour lui, ce n’était pas hyper clair. Et puis le rapprochement, les baisers, ça faisait oublier tout le reste autour, aussi tout le reste à l’intérieur, les doutes et les incompréhensions. Mary avait ce superpouvoir-là, anéantir les résidus de noirceur à au fond de lui, il faut le faire quand même, parce que chez Arty, la noirceur ce n’est pas ce qui l’habite le plus, c’était donc davantage important. Il se découvrait ainsi totalement entier, totalement lui, contre elle. Alors que son toucher l’effleure, il pense à la garder contre elle, il pense aussi qu’il n’a pas besoin de se forcer que c’était naturel, que c’était normal, prévu. Il ne pouvait plus s’empêcher de sourire dorénavant, c’était marqué sur son visage, l’ivresse du sentiment qui le transportait. Même quand elle ferme ses yeux il la voit, toujours, il se souviendrait de ses traits maintenant, impossible de faire autrement. Elle devenait gravée. Un portrait lumineux qui scintillait, une lumière blanche éblouissante lithographiée à l’intérieur de ses paupières. Finalement, elle s’attache, s’accroche. Un panda roux ou un koala à sa branche. Oui, jamais il ne la laisserait tomber, chuter. L’arbre protecteur c’était lui.

Les genoux qui se touchent. Ses lèvres contre sa joue, il n’en revient pas. Ascenseur émotionnel gigantesque, titanesque. Il ne pouvait pas mettre de mots sur ce qu’ils étaient à présent, mais il profitait. Dire qu’il pensait être son propre soleil, avec cette énergie dormant au fond de lui. Mais il avait tort, c’était elle. Et même s’il n’y avait pas de terme sur le lien qui les unissait, il la faisait passer avant tout, avant les autres, avant lui. Ils étaient donc ça. Comme ça. Il l’observe boire son thé, lui le laisse refroidir, il ne le touchera pas. Il n’a pas envie de la quitter des yeux, de sentir autre chose en lui que des étincelles d’elle. Elle devait l’habiter totalement, ça ne pourrait pas en être autrement. Mary était devenue sa seule énergie vitale essentielle.
Il l’écoute alors, attentivement, incline la tête, attraper chaque mot qui s’envole. Il aime quand elle lui parle, il a l’impression que le voile qui la recouvrait glisse doucement, s’en va, loin. Apprendre à la connaître. Parfois Arty haussa un sourcil, une lueur d’interrogation flotte dans son regard. Il ne comprend pas tout, comment le pourrait-il. Pourtant il sent qu’elle lui révèle des choses précieuses, fondamentales. Des noms, des personnes de sa vie qu’elle lui présentait. Et puis des objets, des plantes visiblement. Il attrape tout, ne laisse rien passer. Et puis cette histoire de voler, c’était fou comment c’était redondant. Pourtant là, lui avait l’impression qu’il volait déjà hyper haut, sans peur du vide, sans vertige, sans ailes. Il n’en avait pas besoin puisqu’elle était là. Quoi que, les imaginer à deux sur le dos d’un dragon, il aimait bien. Il aimerait bien. Toutes les aventures en fait.

Encore une fois, la retrouvaille des lèvres. Il ne s’en lasserait jamais.
Il ne sait pas quoi lui répondre, il a envie de tout décortiquer, de tout connaître, élucider. Sa curiosité maladive, aller chercher derrière ses yeux bruns ce qui la constituait elle, entièrement. Avoir des précisions. Mais il la laisserait venir, enfin, c’est ce qu’il pensait.

- Pourquoi ils sont étranges ? La fameuse question, le fameux pourquoi qui peut rendre réticent. Finalement, il avait besoin de savoir. Il ne pouvait pas laisser les révélations parcourir leur propre chemin, il fallait qu’il les fasse rebondir doucement. Il ne l’imaginait pas aussi optimiste, aussi sur le chemin éblouissant de vie. Tant mieux. Puis il glisse, penche la tête, dépose ses lèvres dans son cou, murmure. J’aime ce que tu aimes. Et toi. Et surtout les ailes, voler. Même si là, c’est tout comme, pour moi. J’ai jamais été aussi proche des étoiles, de la galaxie et des planètes que maintenant. J’suis devenu un astronaute, grâce à toi. C’est même plus voler, c’est un voyage dans l’espace. Du coup, elle est peut-être là aussi, ta liberté. J’sais pas.

Il reste là, quelques instants, dans son cou, puis remonte doucement. Ses baisers tracent un chemin ponctué de curieuses petites flammèches, son menton, les contours de sa mâchoire, et puis la case départ, ses lèvres. Le point central & culminant, le plus important. C’est bizarre tout de même, cette façon dont le cabaret devient tout noir, dans sa tête, comment leurs chaises se mettent à léviter toujours plus haut. Maintenant ils étaient là, tournoyant parmi les étoiles, les chemins célestes, prenant place dans un planétarium imaginaire. Bon, au moins on aura évité le cliché de la pluie, du baiser sous les gouttes, les cheveux plaqués. La compagnie des étoiles & des planètes c’est mieux du coup. Lentement, un bras se déplace, se pose sur le dossier de sa chaise, tandis que l’autre vint se placer sur sa taille, il aurait voulu la serrer davantage contre lui, mais là, c’était pas possible, assis. Essayer de l’entourer entièrement. Constituer son bouclier.

- Je pense que tu peux de nouveau te permettre d’imaginer, plein de trucs. Y’a que ça de vrai.

Parce que lui c’était exactement ce qu’il faisait maintenant, dans sa tête des images, Mary & Arty, les mains toujours emmêlées, il ne pouvait pas s’en empêcher. Pourtant il savait que c’était réel, mais il voyait plus loin, plus grand. Ça le faisait sourire, ça le piquait et le démangeait à l’intérieur. Son imagination ne pouvait contenir que ça d’ailleurs, tellement c’était grand, ça prenait toute la place dans les entrailles. Plus rien d’autre que Mary & Arty. Ensemble.
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Mary Drake
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Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Lun 14 Aoû - 9:09


Lalalalalalaaaaaaaaaaa ♪

Raconter des pans d'une vie
Qu'elle soit belle, laide, ou tarabiscotée
Pour apprendre, enseigner, comprendre
J'veux pas le rendre à côté de la plaque
En analysant mes propres paroles,
J'ai sorti des choses incompréhensibles
Mais c'est pas grave, un jour il saura
Si nous restons assez longtemps ensemble
Pour qu'il voit, aperçoit
Cette étincelle, part sombre qui m'habite
La Mary qui n'est pas tombée semble si lointaine
Je suis certaine qu'elle est proche en réalité
Des fois elle tente de sortir, mais celle qui est devant Arty
Rayonne tant lorsqu'elle est avec lui
Qu'elle assassine un peu l'autre
~ Est-ce que tu crois Arty, que tu resterais avec moi, si tu la voyais, elle ?
J'aimerai pas que tu sois effrayé
Que tu t'en ailles en la voyant
Des fois je la sens remuer quelque part ~
Pour le moment c'est inconcevable
J'ai peur que si les couleurs reviennent définitivement
Tout redevienne comme avant
Mais toi Arty, avec toi je les vois
T'as un effet sur moi, c'est fou, comme si
À toi seul tu pourrais illuminer une planète entière
Jusqu'au fin fond des Abysses
J'sais pas si c'est parce que je t'aime un peu plus que beaucoup
Ou si c'est parce que c'est toi, simplement
Chaque personne qui passe sur ton chemin doit regretter
De ne pas t'avoir arrêté, ne pas te connaître, rien qu'un peu
La bribe que j'ai vu est si jolie
~ se sentir égoïste qu'elle ne soit aujourd'hui
Seulement tournée dans ma direction
La boussole est à l'ouest
J'sais pas si j'ai envie qu'elle retrouve le nord ~
Puis tes lèvres sur les miennes
Ces feux d'artifices qui m’ensorcellent
Ta peau si proche
J'sais pas si j'arriverais à m'en détacher
Un peu comme le chocolat, une fois que tu y as goûté
Difficile de ne plus en manger

À chaque fois que je m'éloigne, mettant fin à une étreinte, c'est comme si on arrachait ma peau. Une douleur, sur la pointe du coeur, qui reste jusqu'à ce que je revienne. Finalement ça va arriver, j'vais être, non, je suis, accro à lui. J'pourrais me perdre des heures sans voir le temps défiler, seulement avec nos doigts entrelacés. Que va-t-il se passer une fois que nous nous quitterons à la fin de cette soirée ? Vais-je pleurer tant la brûlure est grande ? Et lui ? Qu'en est-il de ce qu'il pense, ce qu'il croit. Est-ce que je vis dans une illusion ? Une simple farce ayant pour but de me détruire, de labourer ce qu'il reste. J'sais pas, j'crois pas, j'espère pas. Si c'est ça, le serveur ne sera pas le seul qui ne voudra jamais plus le voir, nous serons deux dans le cas. Et il le paiera très cher. Je pourrai faire à la bonne vieille méthode signé vipère. Ouvrir la peau, regarder le sang dégouliner sans esquisser le moindre geste. Mais je ne suis pas elle, et lui, il n'est pas un traître. C'est ce que je dois penser, si la petite bille de doute grandit, ça ne va pas le faire.

Première question, réponse à ce que j'aimais
L'étrange
Je peux comprendre qu'il soit parfois perdu en fait
Mais ce n'est pas le seul
Difficile d'expliquer des choses que nous même on ne comprend pas
J'émets un murmure, tente un début de phrase
Puis le nouveau rapprochement coupe mon élan
J'arrive plus à parler
Fermer les yeux, profiter
Son souffle sur mon cou
C'est en quelque sorte grisant
Douces paroles qui s'échappent
Avec elles, une chaleur palpable
Que je sens presque couler entre mes doigts
Elle glisse, s'enfonce dans un cratère, ravage, mais d'une jolie façon, tout sur son passage
Voler, voile qui tombe
Parler de la liberté inexistante
C'est pas que je ne veux pas, Arty
Mais mes ailes sont brûlées depuis bien longtemps
J'ai pas réussi à en récupérer
Je croyais que ça se voyait
T'es peut-être aveugle, rien qu'un petit peu
Je ne les sens pas dans mon dos
~ Pourquoi crois-tu qu'à chaque fois je tombe
La corde, le ballon
Je finis toujours dans un gouffre
Enfin, pas grave, si toi tu arrives à aller dans l'espace
Te balader au milieu des astres
...
. .
Heureuse pour toi

Deuxième fois que j'essaie de répliquer, deuxième fois que tu te mets à bouger, deuxième fois que je n'arrive presque plus à respirer. Chaque endroit où tu passes laisse une marque indélébile que je n'arriverai pas à effacer de si tôt. Du cou jusqu'aux lèvres, tu remontes. Te rends-tu compte de l'effet que ça a sur moi ? J'crois pas. Électrisé, j'arrive plus à bouger. Tu m'entoures de tes bras, je me sens un peu nulle de laisser les miens comme ils sont là. J'ai pas trop d'idées pour l'instant, et étant toujours tétanisée, je cherche pas plus loin. Tu finis par mettre fin à ta série de baisers de toute manière. Parler, d'imaginer. Nouvelle pointe qui s'enfonce quelque part. Aïe. C'est pas faute d'essayer, mais quand tu finis par croire un peu trop ce que ta tête te montre, ça tourne mal. Donc je préfère éviter de le faire intentionnellement, vu que ce stupide crâne le fait à ma place. Tu vois Arty, c'est un peu lassant, de ne jamais avoir de contrôle à cause de cette imagination.

Récupérant peu à peu mes mouvements, je laisse mes mains tracer des sillons dans son dos. Notre positon n'est pas très pratique pour les contacts physiques. Pas grave, je continue, bien que ses bras à lui me gènent. Hors de question que je les bouge cependant, tant pis si une nouvelle fois j'ai l'air totalement ridicule. C'est simple en fait. Étrange parce que d'habitude, je déteste les contacts. Physiques, visuels. Pour appuyer mes propos, je fixe ses beaux yeux, puis vient déposer un baiser sur sa mâchoire avant de retourner me perdre dans l'abîmes des regards. Avec toi, j'adore ça. Mes joues rougissent un peu. Pas très grave au final, on s'en fiche pas mal. Puis je suis heureuse, si toi tu arrives à voler, c'est génial. Vraiment. Moi mes ailes elles sont parties depuis longtemps, mais si tu me tiens la main, peut-être que je pourrais aller dans l'espace avec toi... Désirs des grands espaces, peur du fardeau. Dernier point. Jamais je n'ai cessé d'imaginer, jusque que, si je peux éviter, c'est mieux. Simples paroles qui traduisent les pensées qu'il n'avait pas pu entendre tout à l'heure. Mordre une nouvelle fois la lèvre inférieur. Soupire, chuchotements.

Murmure à l'oreille
Alors que les doigts retrouvent
~ encore
les mèches
- Tu aimes le chocolat ?
Question neutre, dite d'un ton sérieux
- Et le feu ?
Nouvelle tentative, ratée cette fois-ci
Rire, un rien, une miette
- J'sais pas si ça te fait cet effet là aussi
Mais quand tu...

Je refais le chemin qu'il avait tracé sur moi un peu plus tôt
Sauf que cette fois-ci, c'est sur sa peau à lui
- ... fais ça, est-ce que t'as pas l'impression qu'une douce chaleur
T'envahis ?

Ensuite je rejoins ses lèvres, avant de continuer mon explication
- Et ça, fallait que je te dise
C'est encore meilleur que du chocolat

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Artemis O'Toole
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Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Mer 16 Aoû - 9:56


Mary


Toujours là, comme ça juste en face de lui. Il sent que ça le marque, ces traces qu’elle lui laisse dans le dos, c’est gravé, ça fait tout ressortir de l’intérieur. Ça coule à flot, ce sentiment chaud et réconfortant. Il commence à se dire qu’ils sont deux dans cette situation, que c’est rare, d’être comme ça tout de guingois avec quelqu’un d’autre. Il se contente de tressaillir, de frissonner, davantage quand une nouvelle fois son regard rencontre le sien. Encore une fois, la rareté. Il en venait à se demander ce qui le rendait lui si exceptionnel, pourquoi ça lui faisait cet effet-là. Finalement, il chassa cette pensée, parce qu’il n’y avait pas de réponse, si c’était vraiment le coup de l’électricité du sentiment du je t’aime un peu plus de beaucoup. Ponctué par ce nouveau baiser sur le côté, encore un petit cratère lumineux qui se dessine à cet endroit. Mais elle reparle de ses ailes envolées, disparues, arrachées peut-être. Arty là, ses bras sur elle, ressent tout proche ce désir de les rattraper, d’aller les chercher partout et de lui ramener, pour qu’elle puisse voler encore. Mais il se tait, regarde devant alors que ses mains reviennent dans ses cheveux fous. Elle est proche et il n’a qu’une envie c’est de prendre son visage dans ses mains et de l’embrasser avec passion, sans mouvement brusque. Mais il se contente de l’écouter, ses questions, sur le chocolat & le feu. Il sourit.

Un sourire qui s’évapore quand elle l’embrasse, quand elle dresse une route d’étincelles jusqu’à ses lèvres à lui. En parfaite symétrie. Elle finit par s’éloigner, un peu.
Arty se demande si ce qu’il se passait-là n’était pas meilleur que tout en fait, le chocolat, les friandises, les pancakes, tout. C’était ça la nourriture essentielle, pas le chocolat. Mais elle avait raison même si ça restait un euphémisme. Une douce chaleur. Il ne savait s’il devait lui dire, que chez lui, à l’intérieur, c’était un tourbillon de chaleur et de lumière, ça le dévorait mais pas d’une vilaine façon, au contraire. Il se demanda s’il finirait par s’habituer, si ce n’était pas dorénavant un élément constitutif de sa personne. Comme si à force de ses baiser, de ses caresses et de l’entortillement de sa main dans ses cheveux, Mary n’avait pas creusé un terrier tout brûlant dans sa poitrine. Un trou béant réconfortant tout doux au fond de lui, et maintenant il pourrait la rejoindre n’importe quand. Mais pour l’instant elle était là, en face. Il la libéra de ses bras, les étira un peu, marquant une pause. Il ne lui répondit pas, se contenta de l’observer, d’essayer de voir à travers elle. Il leva finalement sa main pour répéter son mouvement à elle, il emmêla ses doigts dans ses cheveux.

Il se demanda à quel point c’était brisé à l’intérieur, là, sous ses doigts.
Il se demanda s’il avait les pouvoirs de tout réparer.
Il se demanda s’il en était capable, ou si c’était ce qu’elle voulait.
Il se demanda s’il était la personne qu’il fallait à Mary, s’il pouvait lui redonner vraiment de la lumière et de l’espoir.
Elle semblait un peu heureuse, devant lui, proche de lui, mais ses paroles étaient remplies de choses noires. Cette histoire d’ailes et d’imaginer. Alors que lui avait toujours les siennes, bien accrochées, qu’il vivait la plupart du temps dans des scenarii imaginés. Lui qui adorait les illusions et le fait de transformer le monde. Mais devant elle, qui restait là, accrochée à la réalité. Il ravala un soupir. Il ne savait pas non plus si elle était prête à tout dévoiler. Le faire entrer à son tour, à l’intérieur.

- D’accord, je resterai là alors, accroché à toi, pas question de t’emmener et de prendre le risque de te faire tomber. Jamais. On ne volera pas, mais on sera à deux. C’est pas plus mal.


C’était un truc qui relevait du surnaturel, pour Arty de décider de rester dans la réalité, de s’ancrer là et de ne jamais partir pour rester avec elle. Parce que justement elle était dévorée par ce qui se trouvait dans le monde réel. Il l’accompagnerait donc. Et bribes par bribes, si elle le permettait, il lui transmettrait sa petite lumière. Pour la guider. Il ferait de son mieux. Parce que lui n’était pas brisé, jamais, il était entier, encore plus maintenant qu’elle était là. Il l’emmènerait partout pour la protéger, pas question qu’on lui enlève encore plus que ses ailes. Après tout, maintenant il voudrait bien donner les siennes. Ça ne serait pas facile, mais il ne prendrait pas le risque non plus d’être séparé d’elle.
Il s’avança alors, et cette fois il le fit vraiment, de ses deux mains il encadre son doux visage et l’embrasse. Lui signifier qu’il s’accrochait véritablement à elle, qui ne la laisserait pas partir. Que ce n’était pas un simple moment éphémère comme tous les autres, pas une simple & douce chaleur. Là, maintenant, il se transformait en Torche des 4 fantastiques. Tout simplement, il brûlait de mille feux sans s’en rendre compte et ça ne lui faisait pas mal du tout. Au contraire, c’était comme une purge, jamais il ne s’était senti aussi bien.

Ce baiser avait duré plus longtemps encore que les autres, pas juste une esquisse. Il se recule, doucement mais ne la lâche pas de suite. Tu sais que c’est plus fort et plus puissant qu’une douce chaleur ? C’est un méga tohu-bohu général enflammé là, au fond de moi. Il dit ça presque en riant, montrer que c’était sans aucune douleur, qu’au contraire ça ramenait du bonheur jamais connu. Mais il était heureux tout de même, que même chez elle ça commence à brûler un peu, pour lui. C’était pas ça le cliché de l’amour ? Un feu brûlant ?  Parce que je t’aime un peu plus que beaucoup. Répéter ses paroles sans ciller, sans bouger. Il n’était pas prêt en fait à enlever tout le reste derrière, il ne voulait pas lui faire peur, l’inquiéter. Il libère alors son visage, s’éloigne davantage. La laisser respirer. Dis-moi Mary, à quel point tu as été déchirée à l’intérieur ? Est-ce que je peux faire quelque chose ?

Il caressa doucement sa joue. C’était un verbe violent déchirer, il aurait pu employer le mot fissurer, ou ébrécher. Mais tant pis, c’était trop tard, c’était sorti. Il avait parlé d’une voix douce, presque suppliante, mais peut-être ne se confierait-elle pas plus, sur ses ailes absentes notamment. Mais elle devait savoir que, même s'il ne connaissait pas tout ce qu'il y avait au fond d'elle, il était absolument prêt à tout lui donner, tout ce qu’il y avait à l’intérieur, pour combler sa déchirure à elle. Peu importe si ça le déchirait en retour, il s’en foutait. Peut-être que c’était pour ça qu’elle l’avait choisi lui. Parce qu’il avait des ressources inépuisables de lumières et de bonté. Ou peut-être qu’elle voulait juste être là, à ses côtés, ne plus penser à avant, à ce qui lui manquait au plus profond. Il laissa retomber sa main sur ses genoux, tranquillement. Rien de plus pour le moment, il l’attendait, il l’avait libérée complètement, peut-être en profiterait-elle pour partir, qu’il s’était montré trop envahissant. A cette idée ça le piqua à l’intérieur, là, juste en dessous de la surface. Et pas qu’un peu.
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Mary Drake
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Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Ven 25 Aoû - 20:48


Tic et tac

Quand j'étais petite, j'avais mille et une peluches
Je les adorais
Elles faisaient partie de ma vie
Quand ça n'allait pas, je pouvais leur parler
Vous savez, quand tout tombe
Il reste toujours doudou
Pour le serrer dans vos bras menus
Quand il n'y avait plus personne à qui faire des câlins
Ils étaient présents
Parfois des mots s'envolaient, créés par une simple pensée
Mais que l'enfance rendaient magiques
On se donnait des conseils à soi-même
Mais le nounours le disait en fait
Dans la tête c'était logique
Puis quand les bêtises étaient trop nombreuses
Mais non, c'est lui !
Tout ou presque était pardonné, c'était mignon
Un sourire rieur
T'en a de l'imagination ma fille
Et on passait à côté
Jusqu'au jour où ça déborde
Où ils ont fini dans un sac poubelle
Gris et sombre
Puis que dans un excès de folie parentale
Ils soient mis au feu
Brûlés, les amis
Les confidents
Tous ceux avec qui on pouvait parler
Disparus
À jamais
Dans les langues de feu
C'est tout un monde qui s'est brisé
Des torrents de larmes ont coulés
Une rancune s'est installée
Y'a eu des tentatives de pardons
Malgré tout, c'est resté
La petite voix fluette
vous les avez tués

Puis il y a eu Stella, on en reparlera pas vingt fois
Et tu sais Arty, les petites choses comme ça
Y'en a plein
Une ça peut aller
L'accumulation elle me rend mourante
J'suis un peu comme ça de l'intérieur
Mais la douce chaleur qui se dégage
Quand tu es là
Celle-la même que je viens de tenter de t'expliquer
Elle donne envie, de rester sur Terre
Parce que c'est là qu'il y a notre cocon
Tout doux, tout barbe à papeux
J'comprends toujours pas
Ce n'est que la deuxième fois qu'on se voit vraiment
Enfin soit
Vu comme tu te comportes
C'est sans doutes pareil de ton côté
À moins que tu sois un grand comédien
J'y verrai là un coeur brisé
Mais n'y pensons pas
Allez hop les pensées négatives
Je vous ai pas causé
On se retrouve quand le rendez-vous est terminé si vous voulez
Mais pas maintenant
J'ai envie de profiter pleinement
D'Arty
De mon thé
C'est le big bang vous voyez
Dans la tête c'est tout chamboulé
Alors, ouste
Et fichez moi la paix
Si vous revenez tout à l'heure, je veux bien
Par contre, si c'est jamais, je prends direct
Merci bien

Les mots d'Arty me poignardent, comme à chaque fois, mais d'une belle façon. C'est une mort pour une renaissance des plus belles vous comprenez. Enfin j'espère que toi tu comprends si jamais tu lis dans les pensées. On sait jamais. Être accrochés sur le sol à deux, c'est pas plus mal. Mais tomber je veux bien le faire si pendant la chute je tiens ta main. Par contre si je me laisse aller et qu'on est même pas tous les deux, c'est fort fâcheux. Plus que ça, c'est la catastrophe internationale. Au fond je crois que depuis que nos regards se sont croisés j'ai envie de rester collée à toi pour être bien. Sourire face au monde cruel et profiter de ta lumière sans pour autant te la voler. J'ai l'impression de ne rien t'offrir en retour et j'ai un peu de mal avec ça. Tu me diras sans doutes que non, et un tas de choses gentilles. Pourtant mes pensées restent telles qu'elles sont. Cruelles. Impitoyables. Malgré tout ce que tu pourras dire. Enfin, c'est pas si grave, j'sais pas, je me perds en fait. Comme d'habitude. Mais ça va, je peux contrôler un peu.

Tu places tes mains sur mon visage puis m'embrasse à nouveau. M'embrase irait aussi, c'est comme tu préfères. C'est plus long. Mes yeux se ferment, j'ai envie d'éclater de rire. Mais je me retiens, j'veux pas rompre ce truc, je te laisse décider quand ça se fini. Ou pas. Reste là. Ne bouge plus. Plus jamais. Sauf que tu m'entends pas en fait. Mais si j'avais parlé on ne serait de toute façon plus l'un contre l'autre non plus. C'le même résultat au final. Tu es toujours proche de toute façon. Et tu as fichtrement raison.
Plus qu'une douce caresse chaleureuse
Plus qu'un feu
Plus que du sucre
Plus que du caramel
Un truc qui fond
Brûlant
Défonce tout sur son passage
Pour laisser de la place à ce sentiment
J'comprends ce que tu dis
Je vois de quoi tu parles parce que j'ai ça aussi. J'arrivais pas à l'exprimer mais tu l'as fait, toi. T'es vraiment un magicien. J'me répète mais plus je te vois, plus tu m'impressionne, plus des certitudes deviennent inébranlables. Je laisse les sourires faire ce qu'ils veulent. Mes yeux te montrer ce que je ressens. J'enlève la carcasse, la dépose avec les cendres des peluches, pour revenir vers toi. Et je continuerai à retrouver la route qui m'amène à tes côtés. Fin j'espère bien.

Puis
Encore des questions
Toujours
J'croyais déjà avoir expliqué, me semble qu'il va falloir être plus clair
Je regarde avec regret ses mains retomber sur ses genoux
Non
Hors de questions qu'elles restent là, loin de moi
J'veux pas que tu me laisses
J'veux pas être libérée
Yeux embués
Faut peut-être commencé
Alors j'en attrape une
La pose sur mon front
Et commence calmement
- Plusieurs fois, à plusieurs endroits
Soupire
Poursuivre
Même si ça pique
Transparente
Jusqu'au bout
- De l'intérieur, j'ai été blessée ici
Là où tes doigts sont posés
Quand on a remué mon cerveau
Quand on m'a fait croire des choses horribles
Quand j'ai commencé à réellement y croire
Ma maman m'a détesté dès que je suis devenue sorcière
Je ne connais la raison que depuis peu de temps
Elle est cracmole
Elle m'en veut d'avoir accès à ce dont elle n'a pas eu droit
Et j'ai une petite sœur
Dans quelques mois, elle a 11 ans
J'ai peur de ce qu'il pourrait lui arriver
Si elle découvre à son tour le monde sorcier
Puis il y a Folie
Elle aussi a joué dans le retournement de cette partie-ci
Elle m'a cisaillée

Une première longue tirade
Il faut continuer
Je fait passer sa paume sur les cicatrices
Deux, le visage
Puis les bras
Petites et infimes
Ensuite le ventre, les côtes si visibles
Le coeur
Avant de la garder
D'entremêler
- Puis je suis pas très nette dans ma tête de base
Mais y'a eu elle
Ellana
Ellana c'est pas la fille qui a déclenché
Elle a plutôt empiré
En me cassant, de l'intérieur
Cependant si je suis toujours là c'est grâce à elle
Non
À cause d'elle
Lorsque je suis tombée d'une corde
Elle a empêché que ma chute soit mortelle
Je pense que j'aurais préféré mourir
Mais maintenant que je suis en vie je fais attention
J'me dis que si je suis restée, c'est pour une bonne raison

Des larmes coulent
Un peu d'abord
Puis beaucoup
Je cherche pas à les essuyer
- C'est idiot
Y'a pas tant de choses finalement
Mais elle, là, dans ma tête
Tu sais pas comment elle a pu parler
C'est un peu comme Ellana au fond
Je sais pas si je dois l'aimer ou non


J'décide d'arrêter
C'est totalement assez
J'ai pas envie d'être meurtrie
J'ai pas envie qu'il aie peur
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Re: Les Balcons

Message par : Jessy Brown, Sam 26 Aoû - 3:56


Réponse à Vhagar

Sorry pour le délai :3

Les yeux de Jessy étaient retombés un instant sur le fond de son verre. Elle était tentée de terminer sa Pink Lady en vitesse, mais elle aimait garder un peu de boisson pour la fin. Son autre choix pour se sustenter était de déguster des toasts au caviar. Cependant, elle ne les appréciait pas à leur juste valeur, en témoigne leur placement sur la table : elle les avait repoussés discrètement vers son centre. Elle espérait que peut-être le Nordique lui en volerait. Mais cela ne semblait pas dans ses intentions ; s'il en avait approché sa main, ce n'était que pour la poser sur la table. Pas grave : s'il devait en rester, il en resterait. L'équipe d'Alhena se ferait peut-être un plaisir de terminer ces mets raffinés.

Elle en revint alors à son compagnon d'apéro. Son visage paraissait doux, et lui paraissait heureux. Il s'était ouvert à elle en parlant de son pays d'origine, de ses parents, de son rêve d'apprivoiser un dragon. Elle ne savait pas s'il était dans ses habitudes de se confier, mais il le faisait bien. Au moment de leur rencontre, elle l'avait trouvé distant. La sorcière se demanda s'il n'était pas alors rongé par ses problèmes, et si leur soirée ne lui avait pas permis de mettre ses soucis de côté. C'était possible. Elle-même ne songeait plus aux petits tracas du quotidien ; il ne lui restait qu'à profiter de sa compagnie, de ses histoires, de ce moment. À cet instant, elle s'était échappée dans les contrées sauvages d'Australie et rêvait de la compagnie de centaines de billywigs et de sa rencontre avec le fameux Opalœil.

- Je ne suis jamais allé aussi loin, mon père était gardien de dragon et m'en a offert un, en quelque sorte.

La brunette hocha la tête. Elle comprenait mieux sa petite obsession pour les dragons. Cela devait lui venir de son père et de son enfance entourée d'impressionnants cracheurs de feu. Elle saisissait le sens de sa dernière phrase, du moins il lui semblait. Il avait sûrement eu la possibilité de le baptiser et d'entretenir un lien avec cette créature. Toutefois, elle se questionna indubitablement :

- Et... ce dragon, qu'est-il est devenu ?

D'une part, Vhagar n'avait pas compris le sens premier de sa question - ce qu'il avait pensé de sa rencontre avec le reptile légendaire. De l'autre, maintenant qu'il s'était engagé sur ce sujet, il devait assumer la curiosité qu'il suscitait en elle. La situation qu'il avait énoncée n'était pas anodine. Tout le monde n'avait pas la chance d'approcher des dragons durant son jeune âge, ça non. Pour ce qui est de s'en voir offrir un... Il lui avait proposé une mise en bouche et elle voulait tout le repas : là, elle souhaitait qu'il lui raconte moult détails. Il y avait sûrement tant de choses à dire entre son comportement, le temps qu'ils avaient passé ensemble et la façon dont ils avaient été séparés, car c'était probablement le cas. Il ne dirait pas qu'il rêvait de dominer un dragon s'il en cachait un dans son jardin... Si ?

- Qu'est-ce que c'est ça, des billywigs ?

Désormais, la roue tournait. Le beau blond avait lui aussi une curiosité à assouvir. À sa question, la brune se douta cependant qu'il n'avait jamais dû suivre des cours de Soins aux Créatures Magiques pendant sa scolarité. Il ignorait ce qu'étaient ces créatures alors que la brune ne les avait connues que trop bien dès sa deuxième année. À ce moment, ce n'était d'ailleurs même pas dans le cadre d'un enseignement puisque des spécimens s'étaient infiltrés à Poudlard. Un mauvais souvenir, vu la panique que cela avait provoqué. Il n'empêche qu'elle ne détestait pas ces bestioles. Elle leur trouvait un certain amusement. Rien que les évoquer faisait naître un sourire sur ses lèvres.

- Ce sont de minuscules insectes bleus originaires d'Autralie - c'est encore là qu'on en trouve le plus grand nombre. Ils volent en tournoyant sur eux-mêmes et le plus notable, chez eux, c'est que leur piqûre à la particularité de... faire planer. Ils sont parfois recherchés pour cette sensation qu'ils procurent.

La sorcière était restée vague sur la raison pour laquelle on pouvait vouloir de telles créatures. Elle n'avait pas l'intention de dévoiler le pourquoi du comment de sa visite en Océanie, du fait du secret professionnel. Elle avait tout lieu de penser que la commande passée depuis Pré-au-Lard n'avait pas pour but de faire léviter des gens... Quoi qu'il en soit, il valait mieux ne pas s'étaler sur le sujet car, même si Vhagar ne le savait pas, les billywigs n'étaient pas commercialisables.

Suite à ses paroles, elle prit un air malicieux et ajouta une remarque équivoque :

- Mais, nous, on n'en a pas besoin.

Au moment où le Norvégien à crête lui tendit l'une de ses bouchées au canard, Jessy la saisit en le remerciant. C'était beaucoup plus goûteux que les siennes. Voyant qu'il préférer offrir que voler, elle l'invita à se servir dans son propre plat. Pas sûr qu'il le fasse, mais autant tenter le coup. Elle porta le toast à sa bouche et l'avala d'une traite. Après quoi, elle imita le blondinet qui venait de terminer son verre. Elle apprécia l'éclat des dernières bulles de champagne rose puis soutint le regard du Dragon. Elle avait le sentiment que la soirée approchait de son terme. La perspective ne l'enchantait guère, loin de là. Elle aurait aimé passer plus de temps avec cet homme aux yeux d'azur dont elle avait rapidement apprécié la compagnie ; et elle espérait que c'était réciproque.
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Artemis O'Toole
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Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Dim 27 Aoû - 9:50


Mary



Il sentit immédiatement que ça craquelait en elle, doucement, et quand il vit ses yeux commençaient à se mouiller son cœur se tordit. Toujours, il avait fait preuve de beaucoup d’empathie, mais là, c’était pire que ça, c’était un crocodile qui lui mastiquait le muscle pompeur. C’est pour dire à quel point c’était douloureux. S’il n’avait pas encore compris combien Mary comptait pour lui, ce qu’elle représentait, quand bien même ce n’était que la deuxième fois, maintenant, il ne pouvait plus faire autrement. Et encore, aucune larme n’avait coulé pour le moment, juste une petite couverture d’eau dans ses yeux bruns. C’est pourquoi, à ce moment, il regretta tout à fait, de lui avoir demandé. Il aurait voulu retourner en arrière, lui crier non, c’est pas grave, on s’en fout, vas-y on parle pas de ça, si ça fait mal, on oublie, viens, on passe à autre chose. Mais il n’eut pas le temps, tout de suite elle s’empara de sa main pour la mettre sur son front, c’est alors qu’il l’écoute, attentivement il plisse un peu les yeux, être sûr de tout comprendre, de ne pas laisser un seul mot lui passer au-dessus, s’envoler.

Alors qu’elle fait glisser ses mots vers lui, sa main voyage, s’attarde sur les endroits importants. Il la sent sous ses doigts, fine, fragile, comme si elle pouvait se fissurer à tous moments. Il entend, sa mère à elle, entièrement responsable, jalouse, envieuse et destructrice. C’était fou, à croire que toutes les personnes qu’il côtoyait avaient des parents complètements tarés. Tous les problèmes venaient de là, une source inépuisable de douleur et de souffrance. Ça commence à se révolter, à l’intérieur, sans qu’il sache vraiment pourquoi, enfin si, en réalité il sait très bien pourquoi. C’est pour elle qui tient sa main, c’est pour elle qui s’accroche qu’il se révolte, qu’il continue de brûler. Puis elle parle de Folie, une petite personnification qui fait comprendre à Arty qu’elle est importante, qu’elle entoure Mary. Bizarrement il n’a pas peur, si elle c’est Folie, lui c’est Paranoïa, alors bon, il ne pouvait pas juger, il ne pouvait pas s’inquiéter, c’était déjà là, elle semblait être déjà habituée à sa présence. Pourtant il ne peut empêcher ce sentiment, cette volonté s’en failles de recoller les morceaux de Mary, d’être le scotch qui la relierait de nouveau. Mais quelque chose en lui disait que c’était trop tard, que c’était fait, impossible d’utiliser un retourneur de temps, d’ailleurs, les blessures avaient déjà cicatrisé.

C’est alors qu’il tique, soudainement, ses sourcils se haussent lorsqu’il entend le nom d’Ellana. Il sait qui c’est, la dragonne blonde qui l’attaque alors qu’il lui offre des fleurs, ingratitude. Elles étaient belles ses fleurs en plus. Apparemment, elle joue un des rôles principaux dans la douleur de Mary, mais il n’a pas le temps de penser à la Serpentard. Il déglutit, ça le prend comme ça, il tombe sans s’arrêter, dans les abîmes, plus encore, il traverse les profondeurs et se retrouve dans les abysses maintenant. Il sent ses entrailles remonter alors que le poids de son corps l’entraîne dans sa chute. Ça le heurte comme ça, sans prévenir. Il se l’imagine, elle, au bout d’une corde et son cœur manque un battement. Il a mal, en fait non, il peut pas se l’imaginer, ça fait trop mal, il ne doit pas y penser à ce fameux « Et si Ellana ne l’avait pas empêché », ce si là était absolument terrifiant, ça cachait la vue d’Arty qui devenait tout aveugle, avec ce si là, il n’y aurait plus rien à voir, ça n’aurait aucun sens. Si Mary n’était pas là, ça n’aurait aucun sens.

Mais qu’est-ce que t’as fait, pourquoi tu dis ça, pourquoi tu te fais mal comme ça, il faut pas, t’es belle, t’es belle à l’intérieur et à l’extérieur, t’es belle et je t’aime et j’suis là, je pars pas, la bonne raison c’est ça, c’est toi ici, c’est ma main dans la tienne. Laisse pas les autres te faire du mal, c’est des méchants, ils méritent pas de te voir comme ça, ils méritent pas de te voir tout court, de te parler, de te toucher, de respirer le même air.  

Il peut pas la laisser-là, avec ses tears stream down her face. C’est pas possible. Il ne sait pas comment réagir, mais il va falloir parce que là, ça commence à le détruire de la voir ainsi. Il s’approche alors, et l’embrasse sur ses joues, plusieurs fois, là où les larmes ont formé un petit chemin mouillé. Délicatement, il dépose ses lèvres, essaie d’effacer, de ralentir, d’arrêter les larmes. Il tente de diffuser des ondes circulaires de lumière sur son visage, avec comme point de départ ses baisers, à la manière d’un caillou dans l’eau. Mais il s’arrête, la regarde un instant, sans rien dire. Finalement, il lâche sa main et la prend dans ses bras, toute entière, il l’enlace, et pose sa tête contre sa poitrine. A la manière d’un poncho qui protègerait de la pluie, il l’entoure totalement. Il ferme les yeux, qu’est-ce qu’il pourrait bien lui dire. Elle venait de se dévoiler totalement, sans caches, elle lui avait parlé. Et il avait eu raison, c’était complètement déchiré à l’intérieur. Maintenant ce verbe sonnait comme un véritable euphémisme. C’est beaucoup plus que déchiré. Il douta alors vraiment, ça c’était installé là quelque part. Devant l’étendue saccagée qu’était Mary, est-ce qu’il la méritait vraiment ? est-ce qu’il pouvait espérer être avec elle ?  

Il ne pouvait pas dire qu’il était désolé, c’est pas que ça sonnerait faux, mais ça sonnerait pas suffisamment. C’était pas assez. Merci de faire attention et d’être toujours là. Il aurait pu remercier Ellana aussi, mais ça aurait été beaucoup trop bizarre. Il s’éclaircit la gorge, légèrement, un peu. Aller chercher des bribes de phrases qui se formeraient dans les méandres de son cerveau. Et puis je suis là maintenant, je te protège, enfin, j’vais essayer, tout faire pour. La barbe à papa ça marche comme un bouclier qui empêche les petits trucs sombres et douloureux de t’atteindre. J’t’assure. Il ne dit rien de plus, se contente d'être là, contre elle. Lui montrer et souligner ce qu'il venait de dire. Il a peur de rajouter une bêtise, d'être trop maladroit. Son cœur bat vite, quand bien même il doute d’être celui qu’il faut, cette envie est toujours là, ce besoin même, de l’accompagner, d’être avec elle, toujours.

Lights will guide your home,
And ignite your bones,
And I will try to fix you.
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Mary Drake
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Re: Les Balcons

Message par : Mary Drake, Mer 30 Aoû - 23:23


Arty


J'suis pas très bien, raconter tout ça, j'ai si mal. Le sabre s'enfonce dans ma poitrine, il lacère l'intérieur, me rend meurtrie, la tête tourne, les larmes coulent. J'aime pas pleurer pour une vie pas si affreuse, j'aime pas être sentimentale. J'aime pas ressentir les émotions avec une force qui me dépasse, je n'ai pas envie que tout soit exacerbé. À moins qu'ils soient tels qui doivent l'être, et que j'exagère. C'est possible, j'ai l'habitude avec le temps, c'est toujours la même rengaine. Si ça se dit, j'en fais beaucoup trop, pour tout, n'importe quoi, je dramatise, modifie les choses selon ma perception, mes idées, et ces sentiments déjà si affamé attrapent des morceaux de volonté pour les dévorer. On peut changer de personnalité en restant la même ? Une modification qui ne se perçoit pas de l'extérieur mais qu'on ressent de l'intérieur ? J'ai trop vu les choses bouger, jamais dans le mauvais sens. Tristesse. Habitude. Tout est flou, mes bras tombent le long de mon corps, la tête se baisse. J'ai l'impression d'avoir instauré une sorte de malaise. Fichtre. C'était pas voulu. À moins que je m'invente des histoires. C'est aussi une mauvaise habitude que je prends de plus en plus. Oh bordel je sais pas.

La question revient sur le tapis des idées, j'espère qu'Arty n'a pas reçu des coups de couteaux
L'est trop merveilleux pour ça
~ regard amouraché
Porté sur lui
J'pourrais continuer à le fixer ainsi des heures durant, rien que pour ça, pour sentir ce besoin de continuer, encore et toujours, jusqu'à dépasser la limite du raisonnable. Tellement rien à foutre.
J'pourrais sentir sa peau contre la mienne, faire mine que je n'ai rien dit, oublier la douleur, éviter les problèmes, d'autres questions, l'embrasser, soulagement instantané, mais non, j'ai pas envie de me noyer dans la simplicité
J'pourrais souffrir en silence, ne rien laisser transparaître, avoir un visage de marbre, mais j'y arrive pas, j'ai pas le choix, je peux plus faire autrement que montrer que ça ne va pas, il le voit, et ça me tue
J'veux pas qu'il sache à quel point je suis cassée
Il y a des bouts un peu éparpillés partout, j'espère qu'ils ne sont pas visibles, et matériels, ce serait dommage que l'un de ses pieds s'enfonce dans un éclats
Qu'il soit blessé à son tour, à cause de moi, je ne le me le pardonnerais pas

Des bouées viennent se poser sur mes joues, emportant les larmes, pour qu'elles volent. Un ici, un là, ça continue, il prend du temps. La flamme brûle de plus en plus, si seulement ça pouvait ne jamais s'arrêter. C'est ce dont je parle depuis le premier contact, c'est le genre de choses qui arrivent sans prévenir, automatiquement on en veut plus, on ne veut plus que ça. La présence de quelqu'un d'aimé, j'pensais pas que c'était si beau, si enchantant. Fin si, mais là j'ai plus conscience de ce qui se passe, je suis pas entourée d'une brume invisible. Elle est même rose cette fois-ci. Il me prend dans ses bras au final. Alors je prends appui, menton posé sur son épaule. Le résultat final est un peu étrange, vu que sa tête est sur ma poitrine. C'est un peu étrange mais pas désagréable, je ferme les yeux, profiter p*tain, ça doit pas être si compliqué. Tu sais pas Arty, tu sais pas à quel point ta présence me fait du bien, j'essaie de le montrer avec les paroles et les gestes mais je crois pas que ça suffise, alors que t'es tellement devenu important en si peu de temps, j'comprends rien à ce qu'il m'arrive mais faut quand même que tu saches que t'as redonné des couleurs

Littéralement

Il me remercie, j'capte pas, si je suis là c'est pas grâce à moi, plutôt malgré, bien que je sois contente d'être avec lui, j'crois toujours que la chute était préférable
Arty tu serais fâché, si un jour je choisissais à nouveau de tomber du haut d'une falaise, pour de bon cette fois ?
J'ai pas envie que tu sois en colère
Mais
Si ça devait arriver
Prouverais-tu de la rancœur ?
J'espère pas
Heureusement que j'ai décidé de ne pas tenter l'expérience
Si il n'y a personne pour ralentir la chute
Je m'écraserai
Disparaîtrai
À jamais
Tu es là maintenant, j'veux pas te faire souffrir, alors on se contentera de la vie, tant que tu ne meurs pas, que tu n'es pas emporté, que tu ne m'abandonnes pas, n'importe quoi de négatif avec pas
Tout se passera bien
Puis tu me dis que la douleur atteindra plus
Parce que barbe-à-papa
Simplement
J'vais essayer de te croire
J'pense pas que tu puisses me protéger
L'image est belle
J'vais la garder

- Bordel Arty, heureusement que t'existes toi
Relever sa tête
Regarder les alentours
Plus envie d'être ici
Capturer ses lèvres
Longtemps
Un peu trop
Caresse sur les joues
Même si je n'ai pas conscience de la présence des autres
Je sais qu'ils sont là
Aucune envie d'être observée
J'quitte ma chaise
Attrape sa main
Puis sort en trombe
on est devant le bâtiment
Je noue nos mains
Colle nos fronts
- C'était bien
Tu restes avec moi hein ?

Pour toujours
Ou jusqu'à demain
Comme tu veux
J'ai pas peur de la nuit
Sauf quand la bête rode
Là je flippe
Mais toujours des personnes pour réparer les fenêtres
Enfin je pense
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Re: Les Balcons

Message par : Artemis O'Toole, Jeu 31 Aoû - 11:19


Mary



Il ne sait pas, si c’est vraiment heureux qu’il existe, mais ça a l’air de la rendre elle, heureuse, alors il prend. Il sourit, concède à cette idée. Tout ce qu’ils sont et ont été ce soir, il prend, sans aucune hésitation. Parce qu’il veut la garder elle, même si c’est brisé à l’intérieur, il s’en fout. Il doute d’être tout à fait capable, avec elle mais n’a pas peur pour autant. Il la lâchera pas. Il la regarde observer autour d’eux, les gens peut-être, une lumière d’interrogation passe dans ses yeux de gamin, mais ça s’en va vite alors qu’elle dépose de nouveau ses lèvres contre les siennes. Il essaie de garder leur goût, imprimer ça profondément dans sa tête, cette sensation. Il aimerait bien arrêter le temps maintenant, que ça se fige et que ça ne reprenne jamais. Mais ça ne peut pas, puis ça s’enchaîne, brusquement, il sent sa main dans la sienne. Elle l’attrape, il s’agit de s’en aller donc. Et ça se remet à tourbillonner en lui alors qu’ils sortent de l’Occamy. Rester accroché à elle, ne pas la laisser s'échapper. Et on va dire qu’il a payé entre temps pour leurs deux thés, parce que sinon ça se fait pas, quand même.

L’extérieur le frappe de plein fouet, ça lui arrive comme ça. Il avait presque oublié qu’il y avait un extérieur alors qu’il était avec elle, juste avec elle. Ça fait bizarre du coup, de se retrouver là en pleine rue, à deux. Comme une sorte d’affirmation, ils étaient ensemble, même dehors, sans être cachés. Puis doucement, leurs doigts s’emmêlent, encore, leurs visages se rencontrent. Les mots de Mary résonnent chez Arty, pas simplement dans sa tête, partout. Ça le fait vibrer, ça déclenche tout, il peut pas mais il aimerait. Se mettre à danser, comme ça, dans la rue et crier que oui, je resterai avec toi, là, maintenant, toujours. Parce qu’il ne savait pas trop, si c’était seulement pour cette soirée, ou pour l’après aussi. Mais il interprète ça comme il le souhaite, comme une sorte de déclaration à laquelle il ne peut répondre que par l’affirmatif. Il se contente de sourire, c’est grand, large, ça montre toutes ses dents. Et pour toute réponse il l’embrasse. D’une façon qu’il espère passionnée, pour qu’elle comprenne, que la réponse est oui, forcément. Il sert ses mains. S’éloigne un peu tout en restant là, tout proche, les yeux s’effleureraient presque.
Il lui glisse alors, doucement :

- Oui. Si tu veux bien me garder près de toi.


Il n’allait pas s’étaler dans une déclaration d’amour grandiose et épuisante, il ne savait pas comment on faisait de toute façon. D’un autre côté, s’ils étaient ensemble il ne pouvait plus se permettre d’être gêné, de ne pas oser lui dire, d’avoir toujours peur de la faire fuir. Elle venait de lui demander de rester avec elle après tout. C’est qu’elle le voulait, vraiment. Alors il prend une petite inspiration, essayer d’attraper le courage d’être adorable, trop mignon, de sortir des paroles clichées mais qui s’imprimaient véritablement au fond de lui et de son petit cœur. Alors autant se lancer, une dernière fois, s'assurer de l'avoir dit que ça marque les esprits, que ça confirme un peu, ce qu'ils étaient.

- J’te lâcherai pas, j’resterai là, toujours, tout le temps près de toi. Il marque une pause, part se noyer dans les yeux bruns à quelques centimètres des siens. J’ai l’impression de t’avoir trouvée comme ça, même si ça fait pas longtemps qu’on se connaît, on est ensemble. Et j’suis sûr, on a encore plein de choses prodigieuses à faire, à deux.

Il essaie de trouver des belles paroles pour qu’elles volent dans l’esprit de Mary et s’impriment là-bas aussi, pour plus tard, pour qu’elle se souvienne de lui. L'espoir d'un avenir proche ou peut-être lointain avec elle, à deux, cette idée le rend tout fou. Il se dit alors soudainement qu’il avait besoin d’elle, contre lui, qu’il ne pouvait pas faire autrement, que c’était physique maintenant. Et puis il ne sait pas pourquoi, il se met à rire, comme ça, ça venait de nulle part mais ça le transperce. Il est heureux tout simplement, au milieu de cette rue. Mais va falloir bouger, va falloir avancer et essayer de continuer, de déplacer leur cocon partout où ils iraient. Alors soudainement, il s’éloigne un peu, ne garde qu’une main, en l’air, doucement il fait tourner Mary sur elle-même, en bon petit cavalier. C'est peut-être ridicule, mais il aime bien. C'est montrer que la joie l'emporte. Ce petit pas de danse, puis il la colle de nouveau contre lui, serre sa taille. Embrasse ses lèvres. Il se retiendra finalement de sauter partout, ce petit tournoiement aura suffit. Il s’en fiche si des gens sont là quelque part, s’ils regardent, lui ne voit qu’elle alors forcément, les alentours pas la peine de s’inquiéter.

- On y va ?


Fin du RP, merci amour
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Lizzie Bennet
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Re: Les Balcons

Message par : Lizzie Bennet, Dim 3 Sep - 10:38


pv Jake

J'ai lu quelque chose, il y a longtemps. Quelque chose qui m'a bouleversée. C'est l'histoire d'un homme qui, n'ayant pas le sous, s'habille de la nuit. N'ayant de vêtements suffisamment sombres, il porte une tenue noire et enfile l'ombre des étoiles pour se rendre sur la tombe. Il danse dans des nappes d'obscurité pour mieux vivre son deuil. Tant pour le regard extérieur que pour son bien-être intérieur : il lui faut cacher la douleur salée qui coule dans son menton.

J'avais oublié les livres. J'avais oublié l'échappatoire qu'ils m'offraient, enfant, l'accueil de leurs univers grisants, chaleureux ou terrifiants. Ces vies plus grandes que la mienne, qui donnaient envie de croire qu'un jour quelqu'un me prendrait par la main et m'expliquerait comment vivre. Comment vraiment vivre, pour quelle cause me battre et respirer jusqu'à demain.

Alors, je me suis réfugiée dans mes histoires. J'ai essayé de les romancer, de les adoucir, pour que les enfants puissent s'endormir en m'écoutant. Je me suis rendue compte que, au milieu des doutes et des galères, j'avais vu du beau, du si beau ! Des soleils intimidants, dont je rejetais la chaleur, mais qui au fond m'avaient fascinée voire aidée. Sans Elenna, c'est bien simple, je ne sais pas si les jumeaux et moi aurions tous survécu à l'accouchement. Sans Liam, je serais morte plus d'une fois, d'âme et de corps.

Et puis, il y avait plus dans la vie que les instants-tournants. Il ne fallait pas sous-estimer la beauté du quotidien. Y avait des moments de tendresse et des étreintes alcoolisées ; y avait celle qui croyait qu'on pouvait sortir des entrailles de la Terre sans se faire brûler les ailes par le noyau ; y avait des gens qui m'aiment sans oser se l'avouer ; y avait les courses poursuites entre les cygnes et les flics ; y avait les marelles pour savoir si tu restes ; y avait Emily et Ashton et Izsa et Ebenezer et Valentina et Finrod et Jade et Evan et Leo et Jean et Max et tant d'autres, tant d'autres si on ouvrait les yeux ! Plus que les yeux, même. Voir avec le coeur.

J'ai tiré de ces révélations progressives d'autres histoires improbables. J'ai narré à mes enfants des Entoane, des Kamye et des Jino - et Merlin, ça faisait du bien d'y croire. Avec eux. De trembler de vibrer pour ces êtres de fiction. Ou peut-être de chair. Peut-être de chair, dans une autre vie sur une autre Terre, dans une boucle infinie où ils seraient bien, bien dans leur vie. Parce que tu vois, je me suis mise à souhaiter à ces gens que je ne connaissais pas, pas vraiment, qu'une seule chose. Je la répétais dans mon sommeil comme une litanie. Je veux que votre bonheur, votre bonheur, votre bonheur, que vous soyez heureux, maintenant, tout le temps.

Peut-être même que j'aurais du lâcher Barjow & Beurk, me faire troubadour et compter leurs amours et leurs gloires ; leurs premiers pas à chaque rechute. Peut-être que j'aurais du y voir que je me ramollissais, que bientôt, bientôt je serais en état de voir ma soeur.

Pour l'heure, je me cachais dans mes fictions, et je peux te le dire sans crainte : j'étais bien. Je suis, depuis longtemps, une marquée par la vie. J'ai une rage dans le coeur, une fureur, qui ne vacille pas. Peut-être aurais-je du l'appeler espoir.

Alors, forcément, quand j'ai reçu des nouvelles de toi, j'ai couru. Tout Londres a pu entendre ma canne enflammée. Et moi derrière - avec une force de vie que je ne me connaissais plus. Quand je suis arrivée au lieu de rendez-vous, le chemin vers toi était presque laborieux. Mais ça me déplaisait pas. C'était presque mieux, de ne pas voir le caractère factice du lieu. Je pouvais mieux entendre, sentir, toucher et goûter dans ma mise à l'épreuve de ta sincérité.
- Jake.
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Re: Les Balcons

Message par : Vhagar Meraxès, Mar 12 Sep - 0:47






Jessy
J'suis pas doué pour les doubles dialogues :P



     Se remémorer tous ces souvenirs lui faisait du bien, en un sens. Même sans tout dire, il n'en avait jamais vraiment parlé. Pas même à Jean. C'était étrange de se sentir comme en confiance avec une femme qu'il connaissait depuis l'après-midi. Dans son regard il y voyait une sorte d'échappatoire. Un coin tranquille ou il ne pensait plus à autre chose qu'à tel point leur obscurité est enivrante. Et des dragons s'envolèrent de son esprit, laissant place à des idées d'avenir plutôt que des cauchemars du passé. Cela aurait pu être par pur égoïsme ou par paranoïa, mais même s'il n'aura pas lâché Jessy par crainte qu'elle en sache déjà trop, il se sentait surtout bien la ou il était. Et ses histoires ne paraissaient plus faire le mal habituellement occasionné. Est-ce que cela pouvait-il vraiment être aussi simple? Une charmante compagnie et tout devenait... Normal. Bien qu'il désirait tout sauf l'être, ressentir comme n'importe qui procurait une sensation d'apaisement.

     - Et... ce dragon, qu'est-il est devenu ?

     Elle en posait, des questions. Cela fît sourire le Nordique qui n'y vit point un interrogatoire mais un intérêt pour ce qu'il aimait, et ce qu'il avait vécu. Et dans sa propre mégarde il en oublia presque ses propres règles.

     -Je suppose qu'elle est toujours à Stavanger, aupr...

     Auprès de son oncle. Oui. Auprès de l'homme qui, tant aimé soit-il, avait remplacé son père après ce dont il ne préférait pas parler, en tout cas pas pour cette fois. Que ce soit le refus de plomber l'ambiance ou celui de se remémorer ces douloureux souvenirs tout en dévoilant un peu plus, un peu trop peut-être, qui il était derrière ce visage qui souriait toujours malgré la gêne qu'il était entrain d'occasionner. Il se laissa adosser contre son fauteuil, prenant un peu de distance sans vraiment le vouloir. Le temps de penser à autre chose de plus facile à extraire de sa bouche entrouverte.

     -Ça fait bien longtemps que je n'y suis pas retourné. Donc à vrai dire, je n'en sais rien.

     La discussion repassa sur les petites créatures bleus dont Vhagar n'en avait pas le moindre souvenir. Il en avait probablement déjà vus, au moins dans les livres, mais cet animal ne lui disait pas grand chose. Probablement parce-qu'il n'y avait vu rien de très impressionnant ni de très utile. Si l'un faisait défaut, il fallait l'autre pour conquérir le Nordique. Du moins en terme de créatures sauvages. Mais il y a les exceptions. Ces êtres, car il serait grossier d'utiliser un autre terme sans faire le lien avec ce monde magique, en définitive plutôt attirante qu'impressionnantes, et intéressantes qu'utiles. Celle dont on veut en savoir plus, mais qu'aucun bouquin ne peut décrire ou catégoriser. Une femme charmante comme une vélane sans l'effet secondaire indésiré. Et cela faisait un moment qu'il la contemplait, entre quelques refuges pour éviter de parler du pire. Au final il ne restait sur la table que des coupes vides et quelques toast de caviar. Mais il n'avait pas envie de partir maintenant. A en juger par son regard et ce qui sortit comme une chanson de ce cette bouche captivante, elle non plus. Alors il, ils peut-être, ne s'en irait que lorsqu'ils y seraient invités, qui sait. Et si cela devait arriver, il pencherait même vers la solution la plus propice au contexte. Reprendre un verre.
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Jessy Brown
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Re: Les Balcons

Message par : Jessy Brown, Sam 7 Oct - 18:33


Réponse à Vhague

Oups je ne le referai plus (;

Dans l'obscurité des balcons, sous l'étreinte d'épais rideaux d'encre, le temps se suspendait. Les bruissements du cabaret étaient étouffés, les yeux se cherchaient et se trouvaient. Piquées par les bulles de champagne, les langues se déliaient. Jessy était heureuse d'avoir rencontré Vhagar ce jour et de l'avoir retrouvé ce soir. Que ce fût pour un simple instant de sa vie ou davantage, elle découvrait un sorcier intéressant et plus ouvert qu'elle ne l'aurait cru de prime abord. Il lui contait des récits de vie et elle buvait ses paroles comme s'il s'était agi d'une source d'eau pure. Peut-être sa curiosité la rendait-elle brusque, à l'interroger sur des points sur lesquels il ne désirait pas s'attarder. Elle était comme cela, ne prenait pas vraiment de pincettes. Si cela pouvait parfois lui jouer des tours, cela lui permettait aussi de mieux cerner le personnage.

Elle se douta particulièrement qu'il ne lui disait pas tout au sujet de son pays d'origine. À chaque fois qu'il l'évoquait, il s'interrompait comme s'il ne savait pas comment l'aborder. Il finissait par lui glisser des bribes d'informations et changeait de sujet. Cela ne dérangeait pas le moins du monde. Il faisait un effort pour lui répondre et elle savait s'en contenter. Après tout, elle n'était là, tout comme lui, que pour passer un bon moment. Inutile de s'encombrer d'histoires desquelles on voulait se détacher. Profiter de ce début de soirée, de la compagnie de l'autre, du cadre distingué qui leur permettait de s'évader dans leur bulle. Attention malgré tout à ne pas l'éclater.

Sur leur table drapée, la vaisselle éclatante ne supportait plus que des miettes éparpillées et des toasts délaissés. La sang-pur laissa son regard se promener un instant sur les vestiges de leur apéritif, puis il revint se réfugier dans celui de l'Auror. Des yeux de glace dans lesquels elle pouvait se perdre sans compter les minutes. Elle appuya son coude sur la table et posa son menton sur la paume de sa main.

- C'était très bon, merci de m'avoir invitée Vhagar.

Immobile, elle ne manifestait aucune intention de quitter les lieux. Son ventre insatisfait et sa tête apaisée s'accordaient sur ce point. Elle avait encore un petit creux, pour ce moment, pour lui. Elle ne voulait pas lui imposer de rester ni lui imposer son départ. Elle était un papillon autour d'une fleur, tourbillonnant autour d'elle sans pouvoir s'en éloigner. Il y avait encore tant à dire et à passer sous silence, le plus important demeurant sa présence. Des mots lui brûlaient les lèvres ; de quoi embarquer pour un nouveau voyage.
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