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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré
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La Salle du Personnel
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Célya L. Shake
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La Salle du Personnel

Message par : Célya L. Shake, Dim 3 Juil - 20:27




La Salle du Personnel


Afin que le personnel de l'Occamy Doré puisse se retrouver à l'abri des regards, une Salle du Personnel a été installée au premier étage, juste au-dessus de la scène. Bien entendu, elle n'est accessible qu'au Staff. Pour y entrer, il faut passer derrière le comptoir-bar, où une porte dérobée mène à un petit couloir éclairé chaudement. Un escalier en bois de chêne mène à l'étage, dans une grande pièce séparée en plusieurs zones. Le personnel dispose ainsi : d'un espace de repos, avec des fauteuils et des poufs confortables, d'une petite cuisine personnalisée où se restaurer, et d'une chambre avec plusieurs petits lits pour celles et ceux qui souhaitent passer la nuit dans l'établissement. La décoration ne diffère pas beaucoup des autres espaces de l'Occamy Doré, du doré, du noir, du blanc, même une touche de rouge, des plumes et une ambiance très burlesque.



En-têtes:
 
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Alhena Peverell
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Alhena Peverell, Dim 17 Juil - 7:06


LA Mutuel accordé, sauf la parole.


~ I dare you ~

ft Pandore Hasting & Emily Sinclair


Ô Merlin, ce que c'était horrible de faire les comptes. Te voilà dans la salle du personnel à gérer la paperasse, les commandes de nourriture et de boisson. Tu ne pouvais décidément pas laisser Célya tout gérer non plus. Surtout que bon, elle devait toujours être crevée en fin de journée. Alors cette fois-ci, c'était ton tour de garde.
Heureusement en ce vendredi soir, il n'y avait pas eu grand monde question clientèle. Tu avais pris, alors, la décision de fermer L'Occamy plus tôt, aux alentours de 22 heures. De toute façon, tu n'aurais pas pu te permettre de clore la soirée plus tard. Evelyne et Malena étant de repos. Tu avais demandé, exceptionnellement, à Emily de venir en urgence. Pandore, ne pouvant pas tout gérer seule, non plus. Et en bonne adulte responsable, tu n'avais pas voulu faire rentrer ton élève trop tard, chez elle.

La paperasse terminée. Tu prends les feuilles et les ranges à leur place plus loin, dans un petit endroit secret. Ta gérante s'en occupera demain à son retour. Légèrement fatiguée, tu t'étires et retournes dans la salle. Tu sors alors un verre, bois de l'eau pour te désaltérer. Tes yeux se ferment et tu entends des voix, des pas et du vacarmes. Les filles venaient sûrement de terminer de ranger. Tu regardes l'heure : 22 heures trente. Tu soupires et te sers un petit verre de rouge. Puis tu sors de la poche intérieure de ta veste, ton sachet de pilule. T'en avales une et le remet à sa place. Mais étrange, il est accompagné d'une petite fiole. Ah oui, c'est vrai : c'est le Véritasérum que tu as volé dans la réserve de Malicia. Toujours utile d'avoir ça sur soi, un gage de sécurité au cas où....

Toc, Toc

Tu tournes la tête vers la porte. Étonnée, tu te demandes pourquoi elles ne rentrent pas d'elles-mêmes. Par peur de déranger peut-être. Tu lances un : Entrez ! Puis tu te rassois, verre de rouge à la main. Tu t'allumes une clope et les vois apparaitre. Tu affiches un petit sourire en voyant la tête rousse en premier. Elle vient sûrement récupérer ses affaires. Puis débarque la grande blonde. Tu les regardes tour à tour. Une petite idée germe dans ta tête, ta petite fiole dans ta poche...

- Un moment de détente avant de partir les filles ? Juste histoire de se décompresser après cette petite soirée.

Sans attendre la réponse, tu te lèves. Sers trois petits verres d'eau. Tu glisses une goute de la substance dans chacun et les poses sur la table. T'en bois un et les filles font de même. Puis tu prends deux gros verres vides, une bouteille d'alcool -n'importe laquelle, une bouteille de plastique vide et pose le tout, aussi, sur cette même table où les filles ont finalement prit place. Tu remplis ceux qui sont vide, finit d'un trait le tient et te sers à ton tour, sans y toucher. Sourire amusé, tu lances :

- Un jeu ça vous dit ? Action ou vérité. On joue ?

C'était presque dit comme un ordre. Elles ne pouvaient pas s'échapper. C'était l'instant de vérité. T'avais envie de t'amuser, et ce, même dans les règles.

- Ah, au fait. Y a du Véritasérum dans l'eau que je vous ai servi. Mais j'en ai pris aussi. Donc impossibilité de mentir. Alors si tu refuses de répondre à la question ou d'effectuer ton action, tu bois ton verre. Mais on commence par du soft, faut pas s'en faire.

La bouteille de plastique tourne sur la table. S'arrête soudainement. Sourire malsain de ta part. Alors, alors, Sinclair :

- Action ou vérité ?

La parti venait de commencer.
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Emily Sinclair
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Emily Sinclair, Dim 17 Juil - 22:37


LA mutuel, sauf pour la parole



Enfin, la soirée était terminée. Habituellement, la rousse ne travaillait pas si tard mais avec deux serveurs indisponibles, elle avait dû renfiler son tablier pour la soirée. Au moins, l'établissement avait fermé plus tôt que prévu ce qui signifiait qu'elle ne rentrerait pas trop tard. Le petit nombre de clients qui s’étaient montrés ce soir là faisait qu'il y avait peu de chose à ranger au final. C'était bizarre pour un soir de week-end de voir si peu de monde, mais il y avait toujours des périodes creuses.

22h30. A deux, elles avaient fait un travail rapide et efficace. La salle était plongée dans le noir, les chaises reposaient sur les tables et un silence religieux embaumait la pièce. C'était étrange de voir un lieu habituellement plein de vie si... Vide. Les deux faces d'une même pièce. En silence, les deux employées se dirigèrent vers la salle du personnel afin de récupérer leurs affaires et rentrer chez elles pour un repos bien mérité. Sachant qu'Alhena y était actuellement, la rousse toqua doucement contre la porte, indiquant leur présence.

La voix distincte de la brune les invita à entrer et, une fois à l'intérieur, Emily se dirigea droit vers ses affaires, ne voulant pas s'attarder ici. Occupée à rassembler ses effets personnels dans son sac, la jeune fille se stoppa instantanément lorsque que la propriétaire prit la parole.

« Un moment de détente avant de partir les filles ? Juste histoire de se décompresser après cette petite soirée. »

Arquant un sourcil, elle jeta un regard à Pandore avant de se tourner vers Peverell. Qu'avait-elle donc en tête ? Celle-ci n'avait pas attendu de réponse de la part de ses employées et avait aligné trois verres d'eau sur la table. Étrange. Surement, la notion de détente ne se résumait pas à boire un verre d'eau pour la professeure. Surtout quand celle-ci avait un verre de vin rouge dans la main quelques instants plus tôt. Voyant que les deux femmes avaient but leur verres, Emily fit de même, pourquoi pas après tout.

« Un jeu ça vous dit ? Action ou vérité. On joue ? »

Ca c'était inattendu. C'est pas forcément le genre de jeu qu'Emily trouve amusant, au contraire, elle avait toujours peur de se retrouver à répondre à des questions qu'elles préférerait éviter. C'était le principe du jeu en même temps. Poser des questions auxquelles personne ne veut répondre.

« Ah, au fait. Y a du Véritasérum dans l'eau que je vous ai servi. Mais j'en ai pris aussi. Donc impossibilité de mentir. Alors si tu refuses de répondre à la question ou d'effectuer ton action, tu bois ton verre. Mais on commence par du soft, faut pas s'en faire. »

Et c'est ainsi que tout espoir d'échapper une question par un mensonge fut détruit. C'est pas comme si elle était douée pour mentir de toute façon. Et comme par hasard, il fallut que la bouteille s'arrête pile poile sur elle. Niveau chance, on repassera.

« Action ou vérité ? »

Instant d'hésitation. Lequel était le moins pire ? Quoiqu'il arrive le véritasérum ferait en sorte que sa réponse soit exacte. Heureusement, la porte de sortie qu'était l'alcool était toujours disponible. Mais l'Anglaise n'était pas vraiment du genre à bien tenir le divin breuvage et là encore, c'était une piste à éviter. Plus qu'une solution.

« Action ! » Finit-elle par annoncer.
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Evelyne Snow
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Evelyne Snow, Mer 21 Sep - 13:46


RP avec Alhena Peverell
LA accordé pour l'arrivée des deux sœurs


Le service de jour touchait à sa fin et il serait bientôt tant pour la brunette de prendre la relève de ses collègues. Trente-deux minutes de liberté, voilà le temps exact dont elle disposait avant de devoir enfiler son costume. Chaque jour, une nouvelle représentation, chaque jour de nouveau sourire hypocrite. L'Occamy Doré plus qu'un cabaret était un monde de faux semblant, à la fois dangereux et terriblement attrayant. Derrière le luxe et la beauté se cachaient des intrigues et des secrets. Ce n'était pas qu'un simple lieu de passage, la bâtisse se nourrissait autant de l'argent que des conversations. On leur promettait l'anonymat, la sécurité et le secret. Quel doux mensonge. Tout finit par se savoir, rien ne reste éternellement secret.

Le dos enfoncé dans l'un des moelleux fauteuils de la salle de repos, elle savourait le verre de vin autant que le silence. Jusqu'à son arrivée dans l'établissement, elle n'avait jamais réalisé à quel point il était délicieux de se retrouver seul avec soi-même. Elle avait fui sa famille autant qu'elle même cette dernière année, refusant d'affronter l'un et l'autre. C'était du passé maintenant, elle s'était reprise en main ou tout du moins elle essayait.

Toute bonne chose à une fin, à regret elle tourna la tête vers l'escalier d'où provenait des bruits de pas. Serait-ce déjà l'heure ? Accompagné de sa fatigue, elle se redressa et tira sur son top dos nu dans l'espoir de lui redonner forme, peine perdue. Il ne lui restait plus qu'à prendre des nouvelles de ses collègues et à aller se changer. Le bruit sourd de ses pieds nus sur le sol fut couvrit par des voix familières. Pourtant, Evelyne n'arrivait pas à mettre de visage sur ces intonations. L'apparition d'une tête brune en haut de l'escalier lui donna sa réponse : Alhena, la propriétaire. Son verre toujours en main, elle le déposa prestement sur l’étagère la plus proche avant de poser une nouvelle fois ses yeux sur l'escalier pour apercevoir non pas une mais deux Alhena. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Elle n'avait tout de même pas assez bu pour voir double..
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Alhena Peverell
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Alhena Peverell, Sam 24 Sep - 1:12




Derrière les portes closes

ft Evelyne Snow


Transplanage à l'Occamy Doré, dans les appartements. Deux notes de piano, une noir et une blanche. Un miroir brisé. Des insultes envers le monde qui fuse. Ça fait mal, terriblement mal. La lettre d'Elladora déchirée en deux. Des cris, des larmes. On annonce ça comment à James ? La tienne gît sur le lit, pliée, froissée. La fumée envahit la chambre. Tu ne t'arrêtes pas, voilà près de deux heures que vous êtes là, les jumelles, à attendre. Un silence lourd et pesant. Aucune ne parle, personne ne dit quoi que ce soit. La découverte que ta soeur était en vie et lâchée dans la nature, t'as tué à petit feu depuis plus d'une semaine. Quand vous êtes aller rendre visite à ce sorcier, vous avez découvert qu'en réalité la jeune fille prisonnière n'était pas ta soeur. Que ce n'était que mensonge, du vent... Que le sorcier inventait pour obtenir son bien, parce que le dernier était défectueux : un enfant qui ne le déshonore pas.

Prise de folie, sur le coup, tu l'avais tuer. Ton frère et ta soeur s'était occupés du reste. D'éliminer tous potentiels témoins. Vous aviez baigné dans un bain de sang. Tu en avait encore métaphoriquement sur les mains. Ça ne te déranger pas, ta soeur si. Elle n'avait plus trop l'habitude. Mais qu'importe. Là maintenant, ce qui t'obsède ce sont ces lettres trouver dans le grenier, écriture par Adrian ton frère ainé. Tu as lu la tienne, tu sais que la dernière appartient à ta soeur benjamine et que seule, elle, peut l'ouvrir. Et à l'inverse, que celle-ci possède une lettre que seule ta fratrie ou toi peuvent ouvrir. Tout cela à cause de quoi ? Ton frère Adrian et ses idées étranges : la protéger de qui ? Qui est ce elle ? De qui parle-t-il dans la lettre ? Dans celle d'Elladora, dans la tienne. Ta rage prend le dessus et le premier objet qui passe finit exploser en deux sur le sol.

Elle

Tu fermes les yeux. Tu ne sais pas pourquoi, mais ce Elle... Peut-être que c'est ta soeur ? Peut-être que c'est votre malédiction ? Peut-être que c'est toi ? Inspire, expire. Tu ouvres violemment la porte, lettre en main, ta soeur sur tes pas. Tu as besoin d'un remontant. Il faut que tu boives quelque chose qui te fasse oublier cette mésaventure.

- Où est-ce que tu vas ? Il faut le prévenir !

- M'alcooliser, ça te convient comme réponse ?!

Tu ne t'arrêtes pas et descend les escaliers jusque dans la salle du personnel. Tu ne prêtes pas attention à la personne qui s'y trouve. Dépose ta lettre dont le cachet à été coupé en deux sur la table. Tu sors deux verres et une bouteille de n'importe quoi. Du vin rouge tiens, juste histoire de souffler. Tu remplies les verres et bois le tiens prestement. Ta soeur à côté de toi ne bouge pas, comme si elle était tétanisée. Tu tournes la tête vers le point d'axe. Tu n'avais pas remarqué ton employée. Tu reposes ton verre, t'affales sur une chaise et ta soeur te rejoins sur le coup. Tu te mets à jouer avec ta bague. La gravure dessus est belle, c'est le même symbole que sur le cachet des lettres des Peverell. C'est le symbole, c'est ce qui vous représente.

- Bonsoir... Tu tournes la tête vers ton reflet, Je te présente Evelyne Snow. C'est une de mes employées à l'Occamy Dorée. Evelyne, je te présente ma soeur jumelle Elladora.

Ta soeur te saisie par le bras, et murmure à ton oreille :

- Alhena, tu as vu sa tâche de naissance sur l'omoplate ? Elle ressemble étrangement à celle de... Et puis physiquement elles sont...

Tu t'échappes de l'emprise de ta soeur. De nouveau debout, ta soeur aussi, ta voix s'élève. Il ne t'a suffit que de quelques mots de la part d'Elladora pour oublier la présence de la troisième personne.

- Ça suffit maintenant avec tes fabulations ! Arrête ! Arrête avec ça okay ?! Dix ans, tu te rends compte que ça fait presque dix ans qu'on la cherche et rien ! Rien de rien, case départ ! Ça suffit, je suis à bout.

- Tu laisses tomber alors ?! Après dix ans à avoir persévérer, tu baisses les bras ?! Tu as affronter des millions d'obstacles, tu t'es battue avec un foutu sorcier russe ! Tu as affronté la moitié des gardes d'un château à main nue pour accéder à une cage où tu pensais qu'elle était retenue ! Tu as tout fait pour elle ! Absolument tout pour la retrouver, et simplement parce que tu apprends que ton frère aîné la déposé dans un orphelinat je ne sais où, sans nous mettre au courant. Tu dis stop ? Qu'est-ce qui t'arrives dis moi ! Tu as peur ? Peur de quoi ? Qu'elle nous en veuille qu'on l'ai abandonné ? Elle n'a même plus sa mémoire et Adrian est mort aujourd'hui, il ne pourra rien te faire ! Alors tu vas te ressaisir et reprendre les recherches d'accord ? Parce que c'est ça être une Peverell ! Ça n'abandonne pas, et encore moins sa soeur benjamine disparue...

Des mots. Une pluie, une trombe de mot qui font mal. Pleins de vérité qui écorche, qui arrache la peau. Tu sers le poing, tu te retiens de le lui foutre dans la mâchoire. Personne ne te parle comme ça, encore moins elle et pourtant... Elle a raison. On abandonne pas sa fratrie. La main posée sur la table. Tu pinces les lèvres, contemples le sol. Tu trembles. Énervée ? Tu as peur ? Qu'est-ce que tu ressens ? Sais-tu ressentir au moins ?

- Et qu'est-ce que tu voudrais que je fasse sérieusement ? Que je contacte le ministère et leur demande de l'aide ? Ils ne pourront rien faire, elle a dix huit ans environ maintenant. Sa trace magique a disparue... Et puis même s'ils pouvaient nous aider, aucun ne serait foutu pour le faire correctement.

Tu te rassois. Ton miroir en fait de même. Sort la lettre non ouverte de sa poche. Te la montre et la dépose sur la table. Ses doigts se posent dessus, comme si c'était le plus précieux des objets. Peut-être que c'est le cas d'ailleurs.

- Seule Gallina ou peu importante comment elle s'appelle maintenant, peut l'ouvrir. On fera le tour de la terre, on testera toutes les jeunes filles susceptible d'être elle. Et un jour viendra où cette enveloppe s'ouvrira. Ce jour-là, tu auras fini par trouver... Enfin.

Tu soupires, la tête entre les mains. Le violon résonne dans ta tête comme un mal de crâne. L'orchestre à côté te donne des sueurs froides. Tu devrais quitter le Cabaret... Tu relèves la tête et plante tes iris émeraudes dans celle d'Evelyne. Elle est encore là, depuis le début elle vous voit vous crier dessus. Elle a entendu toute l'histoire. Toi qui hais dévoiler ta vie privée. C'était juste parfait. Mais les pulsions ne se contrôle pas, vous n'avez pas pu fermer vos grandes bouches. Et tout est ressorti. Un vomi de parole.

- Evelyne... Tu... Tu devrais aller travailler et oublier ce que tu viens d'entendre. Ce sont des affaires de famille compliquées. Plus tu en seras loin, mieux tu te porteras. D'accord ?

Un léger sourire sur ce beau visage dévasté. Tu ne sais pas à quel point tes paroles sont vraies, ni à quel point tu es si proche du but. Elle est là devant toi. Et tu fais semblant de ne pas la voir.

Pourquoi ?


Dernière édition par Alhena Peverell le Dim 29 Jan - 3:17, édité 1 fois
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Evelyne Snow
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Evelyne Snow, Ven 21 Oct - 20:36


RP avec Alhena

Ce qu'elle voyait pris un certain temps à transiter d'une synapse à l'autre avant de finalement faire sens : ce sont des jumelles. La même beauté de glace, la même chevelure noire mais surtout cette même prestance et assurance. Evelyne n'arrivait pas à expliquer le sentiment de familiarité qu'elle ressentait. Bien sur elle connaissait Alhena ce qui était une explication en soi mais une simple connaissance qui plus est étant sa patronne ne pouvait être à l'origine de cette étrange impression. Une fois de plus elle avait la sensation d'être plongé dans le brouillard. C'était toujours la même chose, elle était bloquée entre éveil et rêve. Un entre deux où vous croyez vivre vos rêves et où à votre réveil vous êtes persuadés que ça vous est réellement arrivé. Dans sa réalité rêveuse elle voyait une fillette blonde, tous les autres lui semblaient flous, prisonnier de ce brouillard. Seul un homme perçait ses défenses : son père. Pourtant les voix des deux sœurs semblaient sortir de ce brouillard. Réalité ou rêve ?

- Evelyne, je te présente ma soeur jumelle Elladora.

La concernée laissa ses lèvres dessiner un mince sourire en guise de salut. Elladora ne sembla pas le remarquer, trop concentrée à l'examiner. L'employée sentait le malaise grandir tandis que la situation s'éternisait puis le soulagement vint lorsque la jeune femme se pencha vers son miroir pour lui chuchoter à l'oreille. Il était évident qu'elle dérangeait, mieux valait qu'elle monte se changer et prenne son service. Avant d'avoir pu faire un pas pour échapper à cet étrange atmosphère elle fut clouée sur place par l'explosion de sa patronne. Les mots s'échappaient aussi rapidement que la colère et la frustration. L'espoir et la combativité répondaient au défaitisme avec force mais plus que ses observations c'est le sujet de discussion qui l'intrigua.

Il était question de "elle", leur petite sœur disparue. Les informations fournies par Elladora était si dense que la serveuse ne put toutes les assimiler. De ce qu'elle avait compris, ça aurait pu être elle. Elle se plut à l'imaginer un instant et un sourire naïf éclaira son visage. Peut-être avait-elle une soeur à qui elle manquait elle aussi ? Une famille qui la cherchait. La jalousie pointa son nez et son visage se referma. Qui que soit cette jeune fille et même si elle ne le savait pas, elle avait la chance d'avoir des personnes qui s'inquiétaient pour elle et même plus que ça qui voulaient la retrouver. Etait-ce possible que quelqu'un la cherche également ? Peut-être mais au même titre que les "si" on refait le monde avec des "peut-être". La serveuse ne devait pas se laisser aller à ce genre de pensé, rien de bon n'en ressortirait. De toute façon quelles étaient les chances pour qu'elle retrouve un jour sa famille ? Mis à part une lettre, qu'elle ne pouvait même pas ouvrir elle n'avait aucun indice. On ne lui avait rien laissé même pas ses souvenirs. Les médecins avaient fait de nombreux examens, sans résultat. Ils en avaient conclu qu'elle avait du vivre un événement traumatique qui avait entraîner cette amnésie totale. Que cachait son passé ? De quoi la protégeait-il ? Des question encore et toujours, elle avait passé des journées entières à s'imaginer pouvoir les poser. Quelqu'un avait-il seulement la réponse ? La discussion des deux sœurs la perturbait davantage que ça n'aurait dû. Des souvenirs de son adolescence revenait lui rendre visite, toquant à son cerveau pour laisser la jalousie, la déception et l'espoir s'incrustaient à leur tour. Evelyne ne pouvait se permettre de les laisser faire, elle devait laisser cette part d'elle-même en arrière. Le brouillard gagnait toujours.

Les jumelles semblaient avoir totalement oublié la présence de la Serdaigle. Une part de la brunette écoutait avec attention souhaitant en apprendre le plus possible tandis que l'autre préférerait sortir au plus vite pour éviter d'entendre une histoire qui aurait pu être la sienne. Eh non, ce n'était pas par politesse. A partir du moment où on ne prend plus garde de qui se trouve à porté d'oreille c'est un risque. Un prénom finit d'ailleurs par être révélé : Gallina. Etrange. Non pas étrange comme nous semble l'être un prénom original où tout du moins qu'on a jamais entendu mais étrange comme il ne le lui semblait pas justement. Sans être pour autant familier, il ne lui en restait pas moins tout à fait naturel. Comme un prénom ayant appartenu à un vieil ami dont on aurait presque tout oublié. Etrange.. Ses réflexions furent interrompues lorsque la belle de glace lui adressa la parole.

- Evelyne... Tu... Tu devrais aller travailler et oublier ce que tu viens d'entendre. Ce sont des affaires de famille compliquées. Plus tu en seras loin, mieux tu te porteras. D'accord ?

On était même plus que d'accord. Par curiosité elle avait écouté leur dispute mais il était hors de question qu'elle puisse donner le moindre motif de renvoi à sa patronne. En attendant, elle comptait bien la prendre au mot en filant le plus vite possible dans sa chambre se préparer. Ses pieds nus commençaient à se glacer et elle ne dirait pas non à une bonne paire de chaussette. Sur cette dernière pensée, elle commença à se diriger vers l'escalier. Son regard ne put s'empêcher de tout de même dévier vers l'objet tant chéri, la lettre. Au premier coup d’œil, elle crut à une erreur de sa part mais lorsqu'elle s'arrêta pour mieux voir le cachet de la lettre elle su qu'il n'y avait aucun doute possible. Elle connaissait ce cachet car le même figuré sur sa lettre. Un cachet qu'elle avait si souvent regardé et dessiné du doigts.

Le brouillard après avoir pris sa mémoire s'empara de sa vue et le monde se tacha. Ses mains se portèrent d'elle-même à son thorax, elle avait l'impression qu'une énorme pierre lui était tombé dessus et l'empêchait de respirer. Un gout de bile et de sang s'attardaient dans sa bouche. Elle ne réalisa pas tout de suite qu'elle se mordait la lèvre inférieure. Elle perdait le contrôle. Son cœur lui hurlait dans les oreilles alors qu'elle n'avait qu'une seule envie : crier de toutes ses forces et fuir. Lorsqu'elle essaya de reculer, la pièce devint davantage flou et elle sentit ses jambes faiblir. Il fallait qu'elle parte, tout de suite. Les jumelles étaient totalement sorties de l'esprit de la brunette, le cachet prenait toute la place. Elle cherchait la faille, ce petit rien qui lui ferait échapper à ce sentiment d'oppression. La pierre ralentissait encore sa respiration, la rendant plus pâle à chaque inspiration. Elle était une nageuse coincé sous l'eau à seulement quelques mètres de l'air. Il lui manquait seulement quelques coups de pieds pour rejoindre la surface et elle les fit. Plus elle s'éloignait des deux femmes et plus sa respiration devenait aisée. Elle grimpa les quelques marches nécessaire à rejoindre sa chambre et se laissa tomber sur son lit dès qu'elle eut fermé la porte.

Les yeux fermés elle laissa sa respiration se calmer avant de s'asseoir sur le bord du lit. Son cœur restait rebelle galopant à toute bride dans la montagne. Elle le sentait et elle l'entendait, c'était une sensation à la fois étrange et désagréable. Elle s'enroula dans sa couette laissant seulement son visage affrontait la réalité. Il n'y avait qu'une chose à faire et tellement simple. Jamais elle n'avait été plus près de la vérité mais en voulait-elle ? Quelle question, bien sur ! Tu attends ça depuis neuf ans. Neuf années, c'est long. C'était quelques secondes de courage contre une réponse, quelques secondes de doutes pour une certitude. Un marché équitable. Alors elle prit ses doutes, sa peur et ses angoisses et fit les quelques pas nécessaire pour rejoindre sa malle. Accroupit devant, elle en sorti sa lettre qu'elle retourna. L'habituel phrase l'y attendait : "Seul un membre de ta famille peut l'ouvrir". Une famille, ce pourrait-il qu'elle est retrouvée la sienne ? Ce pourrait-il qu'elle soit à l'étage inférieur ? De quoi as-tu peur ? Regarde ! . Ses yeux effleurèrent avec appréhension le symbole du cachet puis après avoir pris une grande inspiration elle l'observa plus en détails. Il était commun aux deux lettres.

Evelyne ne savait pas comment avait été interprété sa fuite de la pièce mais maintenant qu'elle avait la certitude que les cachets correspondaient, elle avait besoin d'avoir la confirmation ultime. Pour cela il n'y avait que deux solutions: prendre la lettre de la table ou donner sa lettre aux deux sœurs. Si l'unes s'ouvrait l'autre ferait de même. Plus elle y repensait plus certains détails de la dispute des jumelles lui semblaient compréhensibles. Si elle était Gallina, serait-elle à la hauteur de leur espérance ? Était-elle différente de l'enfant qu'elles avaient connu ? Les décevraient-elles ? Tant de question dont elle appréhendait la réponse tandis qu'elle descendait l'escalier pour les rejoindre. Ses saphirs passaient de l'une à l'autre, cherchant ses traits dans les leurs. Sans un mot, elle s'assit dans l'un des fauteuils entourant la table basse. Elle y déposa sa lettre et porta son regard sur l'autre, celle qui était destinée à Gallina. Sans se laisser le temps de se dégonfler, elle l'a saisi et l'ouvrit.
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Alhena Peverell
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Alhena Peverell, Dim 4 Déc - 20:27



Il fait froid.

Il fait froid et j'ai peur. J'ai peur au milieu de cet océan de souvenir, au milieu de ces sables mouvants qui arrachent mes derniers moments de joies. Ils m'ont scarifié le dos avec des mots. Ils m'ont tourmentés jours et nuits avec leur rire. Ils m'ont tué petit à petit de l'intérieur. Ils ont mangé le feu qui brûlait en moi. Ils étaient là et regardaient le massacre. Ils étaient là et n'ont rien fait. Ils étaient lâches. Ils étaient l'impassible égoïsme des sens, de l'humain. Ils ont fait de moi ce que je suis. Ils m'ont mené dans une barque qui tangue et qui chavire sur une mare de sang. Ils ont construit le monstre. Ils ont modelé la femme. Ils sont les meurtriers, les victimes. Ils sont les coupables.
Et pourtant c'est ma faute...

Oui, c'est ma faute.
Et si je n'avais pas été comme ça ? Si je n'avais pas réagis de cette manière là ? Si je m'étais battue, révolté à m'en étouffer. Que je n'avais rien lâché. Si moi aussi j'avais trouvé le courage de n'attendre rien des autres, de vivre simplement pour moi. Est-ce que les choses seraient autrement ? Est-ce que la noirceur serait-elle différente à mes yeux ? Peut-être que j'aurai été moins attiré par les ténèbres. Peut-être que je me sentirai moins supérieur aux autres, que je serais moins narcissique et égocentrique. Peut-être que je ferai le bien. Peut-être que je t'aurai sauvé à temps, que tu n'aurais pas souffert à cause de moi. De nous.


Il fait froid...
Il neige petite soeur. Tu veux aller dehors ?
Mais les parents ne seront pas d'accord
Ce n'est pas grave je prendrais les coups à ta place



On ne se ressemblait pas, ce n'est d'ailleurs toujours pas le cas. Comme si nos places avaient été échangées. Tu t'es relevée, je suis tombée. Je suis allée caresser le souffle chaud de la bête. M'écorcher les genoux, le coeur et la tête. J'ai pactisé avec Satan, la mort et le temps. J'ai trahis, tué, oublié, menti. J'ai perdu ma conscience, mon innocence. Je voulais arracher le papier peint des murs. Crier sur ceux qui riaient. Démolir l'avenir. C'était une guerre inconsciente qui explosait, détruisait. Pour toi, à cause de toi, de moi, de lui...
Malheureusement, aujourd'hui ce n'est pas fini.
Quoi que l'on pense, quoi que l'on croit. La douleur ne s'arrête pas. Elle est toujours là. Dans le fond de la pièce, elle rigole doucement de notre malheur, de notre détresse. C'est abject, c'est amer, c'est un concept. On l'invente, on la teste, on la garde. On se détruit nous même. Est-ce du narcissique ou un appel à l'aide ?

Brouillard.
Pourquoi tu es perturbée Evelyne ? Qu'est-ce tu as, pourquoi tu pars comme ça ? C'est étrange. La sensation est étrange. Il y a comme un air de déjà vu sur tes lèvres, sur ton visage. Dans tes expressions, ta façon de respirer. Comme si tu étais sa fille, sa soeur. Comme si Alhena l'enfant, te connaissait par coeur. Mon moi intérieur m'insuffle peut-être en erreur, mais le destin est en train de se dessiner. Pas de la bonne façon, pas de la meilleure que l'on pourrait avoir. Ni pour toi, ni pour moi, ni pour les autres. Que feras-tu face à notre frère, que se passera-t-il quand il comprendra ? Tu n'es pas comme nous, tu n'es pas une Peverell. Peut-être même que tu ne l'as jamais été. Mais si tu as notre sang, tu es une des étoiles noires maudites. Et Ô combien, tu sais qu'elles s'éteignent vite.

Le temps ralentit, il s'essouffle de ces retournements de situation incessant.
Il fait toujours aussi froid.

« Lena ? »

Je t'en prie Ella. Tais-toi. Cesse de parler, d'interférer dans mes pensées. Tu ne ressens pas ? Ce danger qui court vers nous à grand pas. Cette révélation qui s'apprête à nous tomber dessus, alors que j'étais rivée depuis des années à regarder ailleurs. J'avais peur. Peut-être que c'est ça, j'avais peur. Aujourd'hui encore j'ai peur, de découvrir la triste vérité. La lettre maudite, interdite. Ferme les yeux une fois, une seconde fois. Tu ne ressens donc pas ? Cette montée en puissance des sentiments, du cris, des larmes de notre sang. C'est à un étage de nous, et la chute sera lourde. Tétanisée est la courbe de l'écriture. Elle fait des hauts et des bas. Elle s'en va.

« J'ai peur de comprendre. J'ai vu son regard, j'ai vu ce qu'elle a regardé. J'ai vu son expression... »

Pourquoi toi ? Pourquoi nous ?

Bref retour à la réalité. Des pas qui se font entendre, une tête soudaine qui réapparait dans nos vies. Un cachet de lettre qui se déchire. Une cigarette qui se consume dans l'établissement, comme mon coeur. Un verre de vin au loin, qui se fracasse sur le sol. Un millier d'éclat de verre qui tâchent le sol. Un souffle qui se coupe, elle a comprit, tu as compris.

Je ne sens plus mon corps.
C'est comme si les émotions n'existaient plus.
C'est comme si j'étais morte.
Je ne ressens rien,
Je bouge des doigts mais j'ai l'impression que je n'existe pas,
Que c'est fantomatique,
Inéluctable


Il y a deux gamines qui jouent dans la neige,
Elles construisent un bonhomme,
Elles rigolent à s'en perdre.
Puis des bruits de pas,
Des cris, une menace de punition
L'atmosphère joviale qui sombre

C'est elle, maman
Un masque qui tombe
C'est Alhena qu'il faut punir
Une confiance qui s'effondre


Une bouche qui parle, qui me rappelle à l'ordre. Mon miroir, mon reflet. Celui que je hais mais pour qui j'arracherai peau et sang. Instant de flottement, je vois l'image de mes enfants. L'image d'une famille unie, heureuse, déchirée par la vie. C'est toujours comme ça que ça fini. C'est ainsi...

Il fait froid.
J'ai froid à l'intérieur de moi.
Je suis glacée jusqu'au os. Je ne sais plus prononcer de vulgaires mots.
Je voudrais juste partir, m'enfuir.
C'est un cauchemar, une calomnie, une ineptie.
Je ne veux pas y croire.
Je ne peux pas y croire.

Cette fois je m'élève, me relève. Mes doigts se portent sur la lettre de la jeune femme. Ils ne l'ouvrent pas, je ne veux pas savoir la vérité. Même si je reste persuadée, que de simples lettres ne sont pas suffisantes pour prouver quoi que ce soit. Personne ne sait avec quoi aime jouer la vie.
Des souvenirs amer refont surface. Je me souviens. Eve je me souviens du pourquoi. Pourquoi j'ai laissé partir Gallina. Pourquoi pendant un temps j'ai fait comme si elle n'était pas là, pourquoi j'ai omis le détail qu'elle était ma soeur disparue. Je faisais semblant que son existence n'était plus.

Une lueur sombre. Elladora qui transplane, une lettre emportée.
Les orphelines,
Tu sais Gallina, Evelyne,
En réalité

« Je suis désolée »

Je la hais

Transplaner

Fin du RP


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Re: La Salle du Personnel

Message par : Nya O'Neal, Mer 1 Mar - 21:28



Actions speak louder than words
(with Alhena Peverell)


Avant que Nya sorte avec Azaël – obviously… :D
J’ai le LA de Lena

Complètement vidée après une journée particulièrement épuisante, j’avais décidé de prendre ma soirée off et de me reposer un peu. C’était sans compter sur la foule de jeunes lions complètement hystérique qui ne voyait pas les choses sous cet angle… Qu’ils attendent quelques années, quand ils seront obligés de se prendre une job en plus des cours pour arrondir les fins de mois… On verra bien s’ils seront encore aussi énergiques ou si, comme moi, ils n’auront plus qu’une chose en tête : trouver un endroit relativement calme pour pouvoir faire une bonne grosse sieste.

J’avoue que j’avais un peu mal choisi le lieu en question. La salle commune des Gryffons était quand même réputée pour être toujours en mouvement. Quelques jours plus tôt, un jeune homme avec qui je m’entendais relativement bien s’était même ridiculisé en courant partout et en scandant des poèmes à la gloire de l’équipe de Quidditch… J’avais été quelque peu flattée, certes, mais il y avait des limites à ne pas franchir. La liberté des uns s’arrête là où celle des autres commencent, comme on dit. Pas besoin de déranger tous les élèves de la maison pour si peu…

Quoi qu’il en soit, c’en était trop. Cela faisait une bonne vingtaine de minutes que j’étais affalée sur le sofa, les yeux mi-clos et tentant tant bien que mal de fermer l’œil, mais rien à faire. Comme d’habitude quand je n’avais rien de mieux à faire, je me dirigeai donc machinalement vers le chemin de traverse. Avec un peu de chances, j’y croiserais peut-être une tête familière avec qui passer un peu de bon temps, à défaut de pouvoir rattraper le sommeil dont j’avais pourtant tant besoin.

Arrivée sur les lieux, je déchantai assez rapidement. L’Occamy était aussi bruyant que l’académie de magie – si ce n’était pire. Certains habitués étaient déjà complètement saouls et se sentaient obligés de crier pour se faire entendre. Il n’était pas si tard que ça, quand même… Malgré la quantité de personnes présentes, personne ne me disait rien. Résignée, je pris place à l’une des rares tables encore disponibles et attendis patiemment que quelqu’un vienne prendre ma commande. Quitte à être là, autant en profiter un peu.

Je n’eus pas à attendre bien longtemps. Miss Peverell, qui avait probablement assez facilement remarqué mon état, m’invita à la suivre. Je ne savais même pas qu’elle travaillait ici… À vrai dire, je ne l’avais jamais croisée en dehors des cours. Curiosité oblige, et n’ayant de toute façon pas vraiment envie de m’éterniser toute seule au milieu de la foule environnante, je m’exécutai et ne tardai pas à me retrouver dans la salle du personnel.
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Alhena Peverell, Mer 15 Mar - 0:55


RP Nya

Encore un soir à croire en rien. Une nuit où les sensations sont inexistantes, que les émotions fortes se voudraient à l'affut. Malgré tout, tu souris à l'euphorie des clients. La bienséance de l'allégresse de ton établissement. Les verres se vident aussi vite que les étoiles filantes. Les rires gras se percutent aux autres. La danse mondaine de la décadence se fait plus accentuée, elle s'illumine devant les yeux des hommes et femmes. La beauté de la perversion, qui brûle la peau et la langue. Une musique qui fait valser les coeurs à un rythme trop fort. Les employés qui s'activent et toi qui contemples le spectacle de ce monde.
D'un souffle tu établis une règle, puis une autre. Tu incites à la consommation pour faire du bénéfice. Tu tends la pomme au client pour qu'il croque dedans. Tu es faite de péchés, la connaissance, l'amertume à l'état pur.

Derrière les faux-semblants, tu jongles entre les regards. Tu gouvernes les esprits du soir, les déboires. Plus vite, toujours plus vite. Tu t'étouffes avec la vision de la perfection. Les talons se tournent, s'entremêlent. Les joies tombent derrière trop de dépendance, on les fout dehors sans scrupule. Pas besoin d'eux pour profiter de la vie, ils étaient mieux dehors avec d'autres âmes esseulées. Le froid les apparait pour leur offrir une nouvelle chaleur. Si la compagnie des autres ne leur était pas agréable, celle de la mort le serait pour les plus idiots.

Rousseur
qui réchauffe un coeur glacé
Tu n'aimes pas l'ennui, les mines tristes. Perdue au milieu du bruit, tu lui offres une main. Il faudrait oublier les statuts, le reste, et s'amuser en silence pour que les autres puissent en faire de même. Tu ne la connais pas bien, mais tu lui portes secours afin de briller un peu plus. Elle te suit vers l'intrigante salle du personnel, les péripéties seront peut-être au rendez-vous. Tu pourrais cacher le diable derrière tes lèvres, qu'elle se jetterait certainement dessus.
Tu allumes une tueuse, sors deux verres. Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder, dit-on. Mots qui rythment ta vie. Le principe de plaisir qui ne s'arrête jamais, même derrière les larmes et les cicatrices. Depuis le temps, c'est la seule chose que tu as compris : que demain pouvait ne pas être présent.

Dis,
Je te sers quoi ?
Pour oublier ta vie
et te faire vivre un autre moment


Ses yeux sublimaient sa beauté. Il y a quelque chose de déroutant dans sa façon d'être, une certaine confiance que tu ne connais pas. La réserve intérieure n'est pas la même, un certain charme que tu pourrais admirer, si tu n'étais pas toi. Tu te poses alors des questions, sur ce qu'elle pourrait penser.
Ce qu'elle fait vraiment ici.
Détachée dans l'élégance. Mèche de cheveux remise en place, lèvre inférieur légèrement mordillée. Une enfant prise en flagrant délit d'errance. En attente de réponse, tu remets vaguement ton haut en place et t'assois sur la table. Un peu de cendre, une effluve de whisky et un sourire.
Juste encore un
pour être plus
belle
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Nya O'Neal, Jeu 16 Mar - 1:39



LA d’Alhena, qui a le mien pour la suite du RP.

Une main tendue dans un bar, que demander de plus? J’acceptai donc volontiers l’aide qu’on me proposait et fuyais de bon cœur la monotonie d’une soirée toute seule assise à une table au profit d’un peu d’action en compagnie d’une jeune professeur de Poudlard. Avec un peu de chance, j’apprendrais même à la connaître un peu mieux. Faut avouer qu’hormis au travers des quelques cours d’Histoire de la Magie que j’avais suivi, je ne savais absolument rien de mon aînée. Ça partait plutôt bien en tout cas, puisqu’elle avait eu la présence d’esprit de me sortir d’une pièce bondée de parfaits inconnus.

Un bref hochement de tête en guise de remerciement et je me retrouvais dans la salle du personnel – dans laquelle je n’avais bien évidemment jamais mis les pieds auparavant. Je pris donc quelques instants pour observer les environs : la pièce était plutôt spacieuse, avec un espace de repos, une cuisine… Et même une chambre! Je me demandais si les employés dormaient souvent sur leur lieu de travail… Personnellement, ça ne me serait jamais passé par l’esprit, mais pourquoi pas, hein. Ça limitait les transports et les retards, je suppose.

Je n’eus pas vraiment le temps de me pencher plus que cela sur la question, puisque mon interlocutrice m’offrit bien vite quelque chose à boire. Sans vraiment m’en rendre compte, mon regard se perdit dans le sien. Tant de questions se succédaient dans ma tête… Pourquoi m’avait-elle invitée dans la salle du personnel, complètement déserte? N’était-elle pas supposée travailler? Même si nous étions les deux seules à l’étage, une sacrée foule de clients était encore afférée juste sous nos pieds, attendant de se faire servir. Pourtant, plutôt que de tenter d’augmenter son chiffre d’affaire comme la majorité des serveurs, la brunette avait décidé de ne s’occuper que de moi. Un léger sourire étira mes lèvres : quoi qu’elle ait prévu pour la suite, je n’allais pas m’en plaindre.

Je finis par sortir de mes pensées et pris place aux côtés de la jeune femme, m’emparant à mon tour de la bouteille et me servant un bon verre de whisky. Après en avoir avalé deux/trois gorgées assez conséquentes, je me permis d’observer un peu plus en détails miss Peverell. Elle avait un petit quelque chose de mystérieux qui m’intriguait. J’avais bien hâte de voir ce que nous réservait le reste de la soirée. Je lui rendis donc son sourire et pris enfin la parole.

« Merci de m’avoir sortie de là. »
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Alhena Peverell, Jeu 16 Mar - 16:06


Une beauté fragile sauvée des abysses de la foule. Une enfant portée vers un ailleurs plus intime.
Le nuage se fane dans l'air, il intoxique tes branches. Tu recraches le mal pour mieux le respirer. Innocence brisée pour être mieux consumer.
comme ton coeur
Que fais-tu ici ?
Parce que ton être entier respire une douceur cachée, que même toi tu ne vois pas. Il n'est pas évident de venir se perdre dans la débauche de cet établissement. Il ne faut pas être une douce prunelle, il faut savoir porter ses valises et être assez lâche pour les laisser pourrir dans un coin d'alcool.
Le liquide déchire les tripes, il fait sourire les lèvres fines dans une ambiance devenue malsaine, pleine de tentation et de séduction déguisée.
Tu tapotes le bord du verre, contemples ses iris et cet air détaché. Et si ça ne se passait pas comme prévu ? Si tes lèvres touchaient les siennes, et que sa beauté serait remise entre tes mains. Qu'en ferais-tu ? Il y a de forte chance que tu ne laisses pas passer cette débauche avec celle, dont tu ignores l'avenir. C'est glauque, si tu prends des jumelles et observes le futur et les relations qu'elle va nouer. Si seulement tu savais, agirais-tu pareil ? Tes pensées suivraient peut-être un sentier différent, il faut l'espérer.

Tu cendres à la recherche d'une lumière. Tu te demandes pourquoi tu l'as amené ici, pourquoi elle t'a suivi. Tant de question sans aucune réponse. L'alcool déliera peut-être les langues, dans tous les sens du terme. Vous apprendrez à connaitre un être inconnu de votre monde. Elle était peut-être une élève, mais tu ne savais rien de cette beauté rousse. Juste un nom sur une feuille, une figure parmi la foule.
Tu n'apprends pas à connaitre les gens, dans l'ensemble. Tu les laisses venir à toi, c'est plus simple, ça évite de réfléchir trop à l'autre. Tu danses seule au milieu des gens qui te regardent comme un ovni. Tu es bizarre, étrange et tant pis si ça ne leur plait pas. Tes états d'âmes, tes changements d'humeur brusques sont partie intégrante de toi. S'ils n'aiment pas, ils peuvent partir, tu ne les retiendras sous aucun prétexte.
Alors c'est normal, que tu ne penses pas aux autres
ils ne pensaient pas à toi
sauf sous forme de coup
et de mots blessants
Tu te laisses donc bercer par la séduction, par les millions d'étoiles qui t'entourent dans le silence. Les seuls êtres qui en vaillent la peine, font parti de ta pièce. Ils te suivent dans l'espace, jusqu'aux confins du monde. La main que tu leur tends est saisie,
pour faire tourner les têtes.



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Re: La Salle du Personnel

Message par : Nya O'Neal, Dim 19 Mar - 2:25


C’était une excellente question, ça… Je me demandais encore ce que je faisais ici. En pure alcoolique qui se respecte, je passais souvent mes soirées dans des bars, mais j’y retrouvais généralement assez rapidement quelques têtes familières. Cette fois-ci, je me serais retrouvée à boire toute seule dans mon coin comme une vieille dépressive si la jolie brune ne m’avait pas sortie de la salle principale. D’ailleurs, cette question-ci aussi restait sans réponse. Pourquoi m’avait-elle fait monter, alors qu’on ne s’était jamais vraiment parlé auparavant? D’humeur un peu moins massacrante que quelques minutes auparavant, j’avalai une autre gorgée de liqueur avant de répondre, d’un ton on ne peut plus sarcastique.

« À toi de me le dire. »

Je lui adressai un léger clin d’œil, à la fois amusée et intriguée. Je n’avais même pas pris la peine de la vouvoyer, comme les conventions professeurs/élèves étaient supposées l’imposer. Non seulement ce n’était pas dans mes habitudes de respecter les règles complètement futiles préétablies pour des raisons obscures, mais j’avais en plus un bon pressentiment. J’avais la sensation qu’on ne serait bientôt plus de parfaites inconnues l’une pour l’autre, bien au contraire. De toute façon, je ne voyais pas l’intérêt de tenter de me faire passer pour la parfaite petite fille sage et innocente. Ma réputation à l’académie de magie n’était plus à faire depuis bien longtemps, et je doutais fort que miss Peverell n’ait pas eu vent de la plupart de mes ‘exploits’. Provoquant un peu mon interlocutrice, j’en rajoutai une couche, sourire toujours bien ancré sur les lèvres.

« Ça t’arrive souvent d’inviter des étudiants à un tête-à-tête dans la salle du personnel? »

Gorgée après gorgée, je sentais le regard de mon aînée se faire de plus en plus insistant. Je dois bien avouer que la vue de mon bord n’était pas particulièrement désagréable non plus, bien au contraire. Je me demandais quand même si j’interprétais mal les signes ou si la jeune femme me dévorait véritablement du regard… Quoi qu’il en soit, ça risquait d’être assez facile à savoir. Les présentations officielles et autres small talks plus ou moins inutiles pour certaines personnes, ce serait pour plus tard. Je déposai calmement mon verre sur la table, puis m’approchai doucement du visage d’Alhena.

« Je peux? »

Depuis quand je demandais la permission pour ce genre de trucs, moi? Je ne devais vraiment pas avoir assez bu. Je n’attendis toutefois pas la réponse de mon interlocutrice (fallait pas trop abuser non plus) et déposai un doux baiser sur ses lèvres, les yeux mi-clos. Après quelques secondes, je me reculai légèrement, prête à recevoir une bonne grosse claque en pleine face si j’avais fait fausse route.
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Alhena Peverell, Mar 4 Avr - 22:42


Tu
dois répondre
Y a plus de respect, y a plus cette barrière incongrue que t'as forgé. Tout s'est effondré, avec un sourire, une pensée
Derrière une foutue masse de cheveux roux, derrière des yeux délicieux qui déchiffrent les cieux. Les anges se taisent fasse à cette scène, face à une nouvelle pièce de puzzle qui s'ajoute. Celle cachée, inavouée
interdite de projet
Tu cendres encore, tu bois une gorgée amère
qui détruit la gorge et les mots que tu souhaitais dire, mais le silence t'a coupé
Il te laisse dans une timide ignorance d'une suite sans raison
Tu chavires avec un sourire
Ses mots pèlent de question dont tu n'as pas la réponse. D'un mouvement de tête, tu réponds négativement. Hormis des stagiaires, aucun étudiant ne pouvait passer par ici.
Enfin, avec toi.
Les autres tu ne sais pas, même, à la limite ça ne te regardait pas. Tu n'avais pas que ça à faire, fouiner dans la vie des autres. Cela ne t'intéresse pas plus que ça, tu préfères te concentrer sur les choses importantes ou qui méritent réflexion. Savoir qui a couché avec qui ne t'est guère utile. Cela t'écorchait plus que nécessaire parfois, quand ça touchait certaines personnes. Tu n'avais pas envie de revivre le passé.

Les lèvres s'étirent quand les pas s'approchent de toi. Le son d'un verre posé sur la table résonne encore. Tu déglutis. Tu ne sais pas
On dirait que le destin décide pour toi
et pour une fois, tu ne dis pas non à ce chemin tout tracé.
Un peu comme une bouffée d'air frais dans ce monde trop fermé. Tu avais envie de danser, de touché la volupté. Même juste un peu du bout des doigts.
Son visage, sa voix, son souffle caressent ta peau.
Laisse toi tomber, pour cette fois
Succombe à la tentation qui écorche toutes les lèvres de la ville
Celles que tu n'as pas gouté, celles du passé
Celles qui se posent sur les tiennes
Il y avait un goût de whisky, un peu amère, peut-être annonçant la suite de votre vie ?
L'ironie des faits, que personne n'imagine.
Et elle se détache, comme pour attendre un signal, comme si elle se demandait si elle était autorisée à poursuivre
Tu rouvres les yeux
l'air est devenu électrique
Je pense que tu embrasses mieux, tu ne veux pas me le prouver d'avantage ? Ou alors, peut-être que tu voudrais que je te l'enseigne ?
Jouer, encore et encore avec les hémisphères
Faire passer le corps du froid au chaud
pour mieux jubiler et tirer les ficelles de la vie
Tu sais, quand tu apprenais à jouer avec un ballon,
moi j'apprenais à jouer avec
les gens
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Nya O'Neal, Ven 7 Avr - 22:01


D’un simple hochement de tête, miss Peverell ne signifia que non, ce n’était pas dans ses habitudes de laisser n’importe qui l’accompagner dans la salle du personnel. Pour une raison un peu obscure, j’étais donc l’exception qui confirmait la règle. Un léger sourire étira mes lèvres – je n’allais pas m’en plaindre. La soirée s’annonçait… Intéressante. Finalement, je ne valais pas mieux qu’Aileen, à flirter avec la moitié des professeurs que je croisais en dehors de l’académie de magie, mais peu importe. Je profitai du silence pour porter mon verre à ma bouche et en boire une gorgée. Il ne m’en faudrait probablement pas beaucoup plus pour que l’alcool commence à faire effet, aujourd’hui. Je sentais déjà la chaleur du breuvage se frayer un chemin à travers mon corps et affaiblir mes sens, petit à petit. Faut croire que boire régulièrement n’augmente pas la tolérance à ce genre de drogues, contrairement aux croyances populaires. Ça évite simplement les atroces gueules de bois le lendemain matin – et encore.

Sans prendre la peine d’attendre une quelconque invitation, j’avais donc pris place aux côtés de la jolie brune et m’étais permis de lui voler un baiser. Rapide, puisque je n’étais pas parfaitement sûre d’y être autorisée, mais qui en disait tout de même long sur mes intentions. Je rouvris les yeux à peu près en même temps que mon interlocutrice et laissai échapper un petit rire amusé. Et puis quoi encore? J’aurais visiblement aisément pu me faire un peu plus entreprenante, puisque la jeune femme me provoquait gentiment et en redemandait. Cette rencontre un peu hasardeuse venait de prendre des allures qui me plaisaient bien. Moi qui avais eu peur de passer ma soirée en solitaire quelques minutes auparavant, j’avais maintenant la certitude de la passer en excellente compagnie. Quoi que, pour être honnête, je n’en savais toujours pas des masses sur la professeur d’Histoire de la Magie.

« Fais-toi plaisir, apprends-moi tout ce que tu sais. »

Les dés étaient lancés. Sourire on ne peut plus provocateur aux lèvres et léger clin d’œil à l’appui, j’avais hâte de voir ce que me réservait mon aînée. Même si j’aurais bien aimé en apprendre un peu plus sur la personnalité de mon interlocutrice avant d’en arriver là, je dois bien avouer que la proximité et l’intimité qui n’allaient pas tarder à m’être offertes m’attiraient aussi énormément. On verrait le reste plus tard. Les yeux mi-clos, j’approchai donc doucement mon visage de celui de la jeune femme, laissant à nouveau nos lèvres s’effleurer…
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Re: La Salle du Personnel

Message par : Alhena Peverell, Sam 8 Avr - 18:33


Je pourrais t'apprendre tant de chose sur la vie
sur l'humain
Comment le faire jouer au bout d'une ficelle, jusqu'à le faire sourire
Jusqu'à ce qu'il dépende de nous
Mais tu es encore trop innocente pour ça, et je devrais comprendre le monde d'avantage avant que tu me dépasses

Les lèvres se touchent dans une chaleur d'âme, d'un baisé trop approfondi. Les sourires se mélangent dans un regard brûlant. Et puis les peaux s'effleurent d'avantage avec malice. Tes lèvres s'approprient un cou avant de revenir en arrière.
Je ne sais pas si tu le mérites en vrai
Il y a quelque chose d'étrange dans ce jeu. De poétique et de malsain dans un même acte. Comme si cette pièce était sur le point de se briser. Que l'avenir réservait aux jeunes femmes, un chemin parsemé de pierre bouillante. Deux caractères, qui se buteront de front pour une autre cause. Elles ne savent pas, elles ne sauront jamais que ce qu'elles veulent faire, brutalisera l'avenir de quelqu'un.
Peut-être n'apprendra-t-il jamais cette trahison, peut-être s'en fichera-t-il. Personne ne sait de quoi l'avenir sera fait

Un léger rire se fait entendre
Tu continues de jouer avec les fils de la vie, tu en coupes un ici pour en recoudre un autre. Faire tomber des pions petit à petit. Abattre des cartes, de la plus petite à la plus forte. Les faibles servent d'apéritif face à l'adversaire. Qui est-il ? Le monde, la vie
La mort
Comme si c'était possible d'échapper au temps, au destin de nos propres actes. Il y aura toujours des conséquences inattendues qu'on voudrait éviter. On se cache, mais on ne peut pas éviter l'impossible de notre présent et ce qu'on a fait.
Ta main glisse dans ses cheveux roux. La douceur, l'infini beauté d'une femme dans un regard. Le charme à l'état pur quand on ne regarde pas. Il faut chercher dans l'ailleurs pour se rendre compte de la beauté de l'humain. Ce n'est pas que physique, parfois c'est spirituel.
Alors ça mérite, juste, un dernier baisé :
Dis-moi qui tu es
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