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Coin sorcier loin du Chemin
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Jean Parker
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Jean Parker, Jeu 5 Jan 2017 - 19:23


Les effets montaient graduellement, amenant avec eux la détente. Pour rester dans le froid comme cela, il fallait forcément être détendu. Enfin être perdu, l'absence de sens ou de but à long terme aidait le fait d'errer dans le froids. Dans un lieu dénué de sens, errer était la seule chose censée à faire. Je pense donc je suis à ce qu'il parait. Tu parle de sottises. Plus il pense, et moins il a envie de rester ici. Mais partir ou ? Au ciel ? Dans quel but ? Aucun. Cette impression de ne servir à rien, impression que le pet sur lequel il tire encore et encore dissipe peu à peu. Nuire à sa santé et à son esprit pour être bien, est-ce ça la vie ?

Mais non, la tienne.

Haha. Comme si le sang-pur avait encore l'enviede raisonner. Peut être était elle le fruit d'une imagination débordante ? D'une grande lassitude ? De l'envie de ne plus être seul ? Peut importe ce qu'elle était, ça m'étonnerais qu'elle ait du sens. Plus rien n'en avait de tout façon. L'envie de résonner était bien présente. Essayer de trouver un sens à tout ça. Trouver sa place si elle existe. Un sursaut d'espoir au fin bon des ténèbres peut être, qui sait ? Elle pouvait être tout et rien à la fois.

Peut être, mais ma raison est altérée là vois tu.

Je suis ta Conscience. Tu ne me reconnais pas ?

Sa conscience ? Cette chose qui le hante, qui détruit sa vie, qui l’empêche d'avancer.

Je vois, je te dois tout en fait. Je te dois mon désespoir, le fait que j'ai besoin de me droguer pour tenir et ne pas avoir envie de m'ouvrir les veine. Tu est au fond de moi mais tu es également ma pire ennemie. Je ne sais même plus ou j'en suis.
Le fait d'être ailleurs n'aidait pas la réflexion. Quand on veut dire tout ce que l'on ressent, souvent c'est là que c'est le plus difficile. On ne sait par ou commencer ni quoi dire pour essayer de se faire comprendre de manière claire et précise. Puis après tout... Si elle est sa conscience, ne le sait-elle pas tout cela ?

J'ai beau savoir reconnaitre mes ennemis, les êtres me voulant du mal, non je ne te reconnais pas.

Le démon est entièrement consumé finalement. Que faire de plus ? En rappeler un autre ? Un plus puissant ? Ou le même ? Que faire ? Bonne question. Le jeune homme n'avait même pas envie de parler à sa soit disant conscience. Rien d'intéressant à lui dire après tout. Il fallait rester dans cet état. Cet état qui t'empêche de hurler quand rien ne va plus, de tout détruire quand on éprouve de la tristesse, cet été qui nous rend humain finalement. Il fallait sortir de tout cela aujourd'hui. Pour l'espace de quelques instants, réussir à ne rien ressentir. A devenir aussi ferme et impénétrable que la pierre, plus dense que l'Osmium. Être en harmonie avec sois même est plus facile quand on ne ressent rien.

On m'a dit que tu avais grand besoin de moi.

Il éclate de rire. Un rire presque forcé. Besoin de souffrir naturellement. Pour se rappeler qu'on est en vie sûrement.

Qui t'a dit ça ? Besoin de toi ? Le ciel ? Comme si les seuls êtres qui m'aimaient de demandaient de me faire souffrir tiens. Ils t'auraient demandé de m'aider. Avoir besoin de ce qui le détruit... tu es la conscience et tu trouve ça logique ? Quoi que si j'ai besoin de toi. Besoin d'être libéré de ton poids, besoin d'arrêter d'avoir des remords, besoin d'arrêter de regretter mes actes. J'essaie d'arrêter d'être humain pour t'échapper, donc je t'en prie si tu peut faire une chose pour moi, ce que quoi que je fasse je sois en paix avec moi même. Des c*nneries je fais que ça. Mais c'est comme sa que je survis. En volant des substances détruisant à peut les hommes comme moi, et à les revendre à d'autre. Car bon qu'es-que qui est bien nécessaire dans ce monde insipide pour survivre désespérément à part l'argent ? Si je ne faisait pas, je ne serais même plus envie je pense.

Ses idées étaient emmêlées. Confuses. Mais réelles dans ses pensées. Le besoin de tout dire en même temps, comme pour se libérer d'un poids.

Si tu es ma conscience tu doit être mon alliée et non mon ennemie. Donc trouve. Trouve moi un but, une place ici bas.

A force Jean ne croyait plus en rien. Et c'est sans doute ça le problème au fond.

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Megan K. Hayajân
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Megan K. Hayajân, Sam 11 Fév 2017 - 18:42


____________________

A en crever de rire, à en crever de vie. Y a rien à dire, rien a sauver. Parce que de toute façon plus rien n'est réel. On ne meurt plus, on s'acharne a faire couler de l'eau salée sur nos joues crevassées pour reproduire l'écho système menacé. T'es plus rien, j'suis plus là. J'ai tout lâché, tout plaqué, tout défoncé. J'ai presque arraché le pansement qu'il y avait sur la plaie. La coupure est encore vive. Coupure, je disais ? Morsure. La morsure du temps et des déboires, celle qui fait que parfois, la nuit, je vole, je me noie dans le noir. J'efface l'humain. Je suis la bête. Plus d'âme, plus de conscience; conscience. Je suis la sienne; et il vient de se prendre un coup de poing dans le coeur. Parce qu'il fallait pas plus pour être condamné : m'avoir comme conscience. Pauvre garçon. Brave petit.

Je vois défiler dans ses yeux des vagues, des images, des souvenirs marqués au fer rouge dans son âme cravachée. Y a plus que de la mélancolie sur le macadam, y a plus que du désespoir. On ne voit que le reflet des années passées, des belles histoires qu'on se racontait, mais jamais, jamais des premiers baisers sous le gui ou des fourires qu'on se prenait. Nan. Y a que le Mal qui reste. C'est pour ça qu'on l'embrasse. Le mal. Pas Jean. Jean on lui tape violemment la cuisse en riant sans raison.

- Mec, je suis ta conscience... pas ta mère ! tu comprends, ça, tu comprends ? J'vais pas te prémâcher la vie, j'vais éviter que tu crèves. Alors commence par aller prendre une douche et prends toi en mains.

Y a plus de raison dans mes propos, y a que l'alcool et les fleurs, y a que le flou et la dérive. J'suis ailleurs, tout simplement, décrochée de la planète terre, de londres, des sorciers. J'suis plus qu'une humaine balancée sur le bitume et qui se prends pour la conscience d'un type encore plus paumé qu'elle. Y a rien de glorieux mais au moins j'en profite. J'suis pas douée avec moi-même mais je suis toujours de bon conseil. C'est comme ça. J'ai pas assez d'estime de moi pour me préoccuper de ce qui est bien ou pas - tant que les autres morflent pas derrière moi.

Alors Jean écoute moi, ouvre les yeux et les oreilles, laisse moi te sortir de ton enfer personnel, te montrer comme c'est la belle vie, te faire profiter un peu des jours heureux que tu peux voler au néant avec un peu de ruse. Sois pas idiot, viens avec moi. J'ai presque la main tendue.

- T'es Jean Parker et t'es pas n'importe qui. Tu es bien meilleur qu'eux tous.

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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Jean Parker, Lun 20 Fév 2017 - 21:29


Un de ces monologues qui épuisent. La gorge et la bouche sèche, au même titre que son esprit, asséché par l'ennui. C'est ce genre d'instant ou le bad trip approche, trop vite, de manière trop puissante, lorsque l'envie d'aller loin, fonctionne, mais que l'on veut continuer sur cette voie illusoire. Il est là assis sur ce banc, dans un état pas possible, étant en train de parler à une illusion, une conscience bien arrogante, qui croit tout savoir, qui juge et comment sans rien faire d'utile à côté.

Mec, je suis ta conscience... pas ta mère ! tu comprends, ça, tu comprends ? J'vais pas te prémâcher la vie, j'vais éviter que tu crèves. Alors commence par aller prendre une douche et prends toi en mains.

Éviter qu'il crève ? Pour crever il faut d'abord s'être senti vivant un jour. Cela n'a jamais vraiment été le cas, comme si cet éternel ennui, cette absence d'émotions, ce cocon de solitude empêchait de se sentir vivant. Elle ne semblait rien comprendre, comme touts d'ailleurs. Entouré d'automates à la vie tranquille, les marginaux ne sont que des mirages que l'on montre et que l'on affiche pour ne pas vouloir être comme ça.

Un bref revirement colérique qui arrive, avec cette consommation abusive. Au fond on a besoin de qui ? L'insouciance d'un instant heureux avec une personne est rapidement balayé par le manque et la tristesse des ponts coupés avec cet autre être. Ils font ça si bien, partir, tous. Comme si il ne ressentaient absolument rien, la forme la plus parfaite d'absence d'émotions, à savoir l’indifférence. Elle crée de la haine en face, elle crée l'envie de tout briser, d'envoyer ch*er tout et n'importe quoi.

Quoi que en fait ne fait rien, ou plutôt continue à rien faire, seulement aie juste la bonté de disparaitre, comme tous. Je n'ai besoin de personne ici. Tu es la preuve qu'une conscience ne sert à rien, juste à souffrir.

Cette franchise qui détruit, qui ne sert à rien d'autre qu'à faire du mal. Un spectacle pathétique d'un homme qui veut se débarrasser d'une conscience qui le hante, car changer serait trop dur, cela ne sert à rien d'essayer. C'est ce genre de cause perdues, d'instant ou on sait que la défaite est déjà présent avant que le combat n'ai commencé.

T'es Jean Parker et t'es pas n'importe qui. Tu es bien meilleur qu'eux tous.


Tu parles. De la poudre jetés aux yeux rouges, abimés d'un homme dépassé par sa condition, d'un aveugle dans un monde de mal voyants. Tu parles...

Il jette le pet quasiment fini, et alterne avec une cigarette. L'impression de suivre une thérapie, de prendre un objet curatif alors que c'est le représentation même du couteau qui vient trancher ses veines peu à peu. Jouer avec sa santé, son esprit pour se sentir vivant, trop fier pour avoir une vie commune. Il fixe la femme, cette conscience. Elle est belle, a un côté presque angélique, comme si elle allait faire changer les choses. Comme si sa présence qui se voulait rassurante n'était que le déclic à l'envie de perdre tout sentiments, d'abandonner toutes les émotions possibles dans ce monde.

Le temps de se concentrer, de s'appuyer sur le dossier du banc, pour se relever, pour être prêt, pour essayer de se concentrer. De visualiser la destination souhaitée. Il visualise alors son jardin, ses chaises longues, avec la somptueuse vue. Est-ce bien le moment, est il bien en état ? Non. Était-ce une bonne idée ? Sûrement pas. Mais dans tous les cas c'est trop dur. Donc bon autant attendre. Droit sur ses jambes face à ce monde, l'impression de se dresser comme un géant, de ne plus être cet insecte, une prise légère de confiance en soi, attisée par cette haine, précédant la flemme, qui fait tout abandonner. Le temps de se rasseoir, sur ce banc dur, glacé, lui rappelant sa condition d'homme.

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Daegan Harltøfsen
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Daegan Harltøfsen, Ven 14 Avr 2017 - 16:21


Pv Lizzouïlle


Bougeant la tête au rythme de la musique qui résonnait dans ses écouteurs, Dae' chantonnait tout en remplissant sa feuille d'un mélange de tabac et d'une poudre verdâtre. Il appréciait grandement ce groupe moldu qui se différenciait de par ses textes classes et leurs musiques entièrement faîtes par eux même. Parfois même avec de simples bruits de bouche. Fantastique. Il glissa la pseudo clope entre ses lèvres et l'alluma à l'aide d'un briquet. L'éducation entièrement sorcière du jeune homme ne l'avait jamais handicapé dans son apprentissage des savoirs faire moldus. Au contraire, il avait toujours trouvé ça normal puisque, petit déjà, sa famille côtoyait énormément de moldu au sein de son village. Malgré leur différence de croyance, la famille de Dae' étant toujours très attachée à la mythologie nordique, les deux cultures n'avaient jamais eu de mal à s'entendre.

Levant les yeux vers le ciel étonnement bleu pour une journée d'avril, l'ancien poufsouffle détendit ses jambes pour s'allonger complètement   dans l'herbe, un bras croisé dernière sa tête. Il n'avait pas de mal à se détendre, c'était largement dans ses cordes. Son activité préféré d'ailleurs. Et puisqu'il n'avait pas fac aujourd'hui, il en profitait pour prendre un bain de soleil. Ces examens finaux n'allaient pas tarder à sonner le clairon, il rendait son mémoire d'histoire d'ici peu et enchaînait sur la soutenance devant un jury. Néanmoins il était confiant, son maître de mémoire l'avait complètement rassuré : son dossier gère la fougère. Qu'allait-il faire ensuite ? Boarf, il aurait le temps d'y réfléchir. Monde magique ou monde moldu, il faudrait très certainement choisir. Déjà il retournerait en Norvège voir sa famille. Son grand père n'était plus tout jeune et il ne voudrait pas le rater avec qu'il ne soit emmené par Hel, la déesse de la mort.

Une fois la musique terminée le brun attrapa son téléphone portable pour en choisir une autre. Il fronça néanmoins les sourcils lorsqu'une ombre vint lui cacher les rayons du soleil.
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Lizzie Bennet
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Lizzie Bennet, Ven 21 Avr 2017 - 7:51


C’est difficile de penser à tu quand on a deux mômes sous le bras. Enfin pas sous le bras d’ailleurs, en poussette, parce que c’est une chose d’en avoir un sur le ventre, une autre d’en avoir un devant un derrière. On déc*nne pas, t’avais assez ruiné ton corps avec la grossesse pour pas faire de nouvelles bêtises dans leur petite enfance.

Non, on ne tousse pas, pas du tout. Ce n’est pas vrai, tu n’es pas en train de te dire que surtout, si je les portais un devant un derrière, y aurait une crise de jalousie. Merlin ce que les gosses sont jaloux et capricieux à trois ans. Suffit que tu fasses un truc à l’un et l’autre veut la même. T’étais d’ailleurs persuadée qu’ils faisaient exprès de faire caca en même temps pour t’imposer de devoir choisir et ensuite pouvoir chouiner une demi heure. Des monstres. Des monstres ! Enfin, vu leur mère, ça aurait pu être carrément pire. Ils avaient pas été déformés par ton alcoolisme, ce qui était mythique en soit.

T’évitais, depuis. Depuis Izsa surtout. T’avais envie d’être une meilleure version de toi. Pis c’est bon, t’avais peut-être fait le tour des substances cheloues des mondes magique et moldu, on se calme à un moment ? On grandit ? T’essayais, en tout cas. Ça voulait pas dire que tu retombais jamais. Juste que tu faisais attention. Que tu tentais d’apprendre à contrôler un peu ce que tu faisais. Notamment la vitesse à laquelle tu marchais, parce que Salazar avait décidé que Londres serait complètement cabossé comme ville, c’est grave pas pratique pour les poussettes.

A chaque secousse ils se croyaient sur un manège. Comment tu les endormais toi après hein ? Ils ricanaient à gorge déployée et toi, l’air purement antipathique, tu pouvais pas t’empêcher de lancer des regards bienveillants vers eux. A croire qu’ils avaient un pouvoir magique.
Un te préoccupe pas des sous, sinon j’te pète le sourire, j’t’explose les dents en un fracas de rire.
Des vrais sorciers, ceux là, à n’en pas douter.

Le mec en face, c’était moins sûr. Déjà parce qu’il avait des trucs blancs qui lui sortaient des oreilles, vous savez, le truc des moldus là, qui leur permet de prétendre qu’ils sont tous seuls quand ils veulent pas voir les gens, ou le monde. Ça va avec un petit carré par lequel on esquive le contact visuel. Tous des lâches, en fait, avec un doudou numérique à 20 ans, mais sinon tout va bien. Tu allais poursuivre ta route quand ton regard effleuras ses cheveux indomptables. Wait. Grande perche aux goûts moldus, sourire niais presque quoi qu’il fasse... Tu le connaissais.
— Dragôn ? Daegon ? Un truc comme ça ?
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Daegan Harltøfsen
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Daegan Harltøfsen, Sam 22 Avr 2017 - 20:57


Bon, l'ombre ne semblait pas déterminée à lui redonner accès à la lumière divine. Du coup il se tourna légèrement pour se confronter à la bête mystérieuse dans son dos. Ah, une dame. Avec une poussette. Et deux gosses dedans, du même âge au vue de leur tête similaire. Très similaire même. Retirant un écouteur, le sourcil arqué, le jeune homme lâcha un très audible « Oui ?.. » Non parce que vue la façon dont la génitrice l'observait, elle lui voulait clairement quelque chose. Pis elle avait quoi à l'oeil ? « Dragôn ? Daegon ? Un truc comme ça ? » Ah ! Cette voix ! Minute. Sa préfète ? Fronçant les sourcils, là clairement déstabilisé, Daegan se remit sur ses pieds pour observer plus facilement la jeune femme. « Lizzie ..? C'est toi sérieux ! C'était pas une question. P*tain ça fait longtemps ! » C'était peu d'le dire. Déjà qu'à Poudlard ils ne s'étaient jamais réellement parlé, alors en dehors... En tant qu'ancienne préfète il l'avait forcément interpellé ou quoi dans les couloirs ou en salle commune. Mais sans plus. Et malgré les rumeurs et les informations qu'il avait pu entendre à l'encontre de la jaune, Daegan n'avait jamais prit la liberté de se forger une opinion trop violente. On a tous un côté sombre, base de l'humanité blablabla.. Même si, pour Lizzie, ça semblait être assez développé pour la petite humaine qu'elle était.

Baissant son regard, le norvégien loucha sur les gamins. C'était les siens ? Naan. Pas de conclusion hâtive. Et son œil d'ailleurs ? Boarf ça n'le regardait pas plus que ça. En tout cas il ne se voyait pas poser ce genre de question, pas tout de suite, pas durant un premier vrai échange. « Ça me fait plaisir de te voir, tu fais du baby sitting ? » Voilà, au moins que ce soit les siens ou pas, c'était pas méchant. Au contraire. Déjà ça sous entendait qu'elle n'avait pas du tout un corps d'ex femme enceinte ! Et ça c'est ... vrai. Déjà. Et gentil ! Croisant ses bras sur son torse, Daegan affichait son éternel sourire bienveillant en alternant son regard entre le visage de Lizzie et celui des bambins. « Je peux t'offrir un truc à boire ? » Il était déjà entrain de ranger ses affaires, prêt à traverser le parc pour rejoindre le café le plus proche. Le soleil était au rendez-vous alors autant en profiter pour se poser oklm en terrasse. Pis il avait reçu sa bourse moldue alors il se sentait comme un multimilliardaire. 'Fin, c'était vite dit. Mais il avait de quoi offrir un petit verre à la jeune femme.
C'était perturbant cet œil tout de même.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Lizzie Bennet, Dim 23 Avr 2017 - 3:38


Le gars il s’est fait un bug. Psychobug. En me regardant. Je me demandais pourquoi. S’il était choqué par l’intérieur, ou l’extérieur. Parce que bon, qu’il capte que j’étais borgne et maman, c’était une chose, mais imaginez c’est un Legilimens ! Y avait un truc super louche dans sa manière de me regarder. Moins de jugement chez les autres. Plus de. Je sais pas. Oui. Il était en train de me lire. Que voyait-il ? Je réponds, comme une automate. « Grave ! Poudlard c’est presque une autre vie. » Un peu trop enthousiaste. Que voyait-il ? Qu’aurait vu un autre ?

Plus loin
paressait
le Chat

« Bennet ? C’est un être étrange. Elle respire le vide. La plupart des humains que j’ai croisé adorent faire du bruit, s’agiter dans tous les sens, parler avec les mains, caresser, gesticuler même assoupis. Ils utilisent des fréquences absolument non-nécessaires. C’est un peu fatiguant, et en même temps, c’est dynamique. Tant qu’ils ne sont pas enfants, ça passe. Elle n’est pas comme eux. Difficile de se rappeler qu’elle est des leurs, d’ailleurs, tant son silence est absolu. Elle reste parfois des heures à me regarder. Sans faire un seul mouvement. Elle ne dort pas, pourtant, elle est juste... là. Sans l’être. Je sais pas à quoi elle joue, mais à respirer si peu, elle va finir par tomber. Je le sens. Y a un truc qui colle pas, avec elle. Comme si elle ne vivait qu’à demi. J’ai essayé de la convaincre de goûter mes croquettes, moi ça me remet de tout, toujours. Elle a recraché. C’était vexant, mais depuis elle m’en fait tester d’autres. Je m’y attendais pas. Et tout a accéléré. Depuis deux semaines, elle change. Elle n’a pas besoin que je passe me frotter contre ses tibias pour se rappeler de me nourrir. « Ça » revient. Je sais pas exactement ce qu’est dans le ça : une force de vie ? une envie d’avancer ? une notion de sens ? Qui sait. Les mystères des croquettes. Elle se ranime, et ça fait du bien. »
— Le Chat

Tais toi, toi. On t’a pas sonné. Respire, Lizzie. Il lit pas. Il voit pas. Il sait pas. Que t’es morte. Là. Les mots qui prouvent. Tout.
— On va dire ça, ouais. Sourire gêné. J’tenais pas trop à parler d’eux. Parce qu’un jour il allait falloir dire leurs noms. Un jour les gens sauraient. Bennet-Parker. Ça sent tellement la m*rde.
— Pourquoi pas, écoute. On va par là ?
Bras pseudo-décidé. Donner l’illusion de diriger le vent. De savoir ce qu’on fait. Où on va. Mentir, mentir à répétition. Inscrire l'illusion dans mon ADN.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Daegan Harltøfsen, Ven 5 Mai 2017 - 19:20


« On va dire ça, ouais. » Dakeur. Donc ça part sur un bail de grossesse non consenti, ou sur une fratrie dont elle doit s'occuper après la mort de ses parents.. Enfin, ce genre de réponse s'était rarement bon signe. Elle n'avait pas l'air fière d'elle. « Pourquoi pas, écoute. On va par là ? - Ça me va ! » Armé de son air le plus joyeux, le norvégien se mit en route en prenant soin de ne pas aller trop vite pour rester à hauteur de la poussette. Il n'en avait jamais poussé, mais ça n'avait pas l'air très lourd. Sauf en monté, ça devait être pénible en monté ! Néanmoins il imaginait mal un couple se balader en montagne avec leur poussette... Breeeeef. Il était tenté de balancer des phrases sans grand intérêt genre "Il fait beau aujourd'hui !" ou "Tu te ballades souvent par ici ?" mais quelque chose dans l'attitude de Lizz' lui faisait penser qu'elle préférait le silence aux banalité politiquement correct.

Après avoir traversé la rue le jeune homme attrapa une chaise à un café, il l'a tira en arrière pour Liz' et se glissa en face d'elle. Il pouvait jeter un oeil aux bambins et à la "maman" comme ça. Cette histoire de maman allait beaucoup trop le perturber mais il ferait le maximum pour respecter l'intimité de la demoiselle. Se saisissant de la carte du resto' moldu, Daegan laissa ses yeux glisser sur cette dernière rapidement. « Tu veux grignoter quelque chose ? J'suis assez chaud pour une assiette charcuterie fromage. » Bon vivant bon bouffeur.. L'un ne va jamais sans l'autre, ou très rarement. Il se décida mentalement pour une pinte et attendis patiemment qu'on vienne s'occuper d'eux. La substance aspirée un peu plus tôt l'aidait à se sentir détendu face à un fantôme de son passé. C'est clairement comme ça qu'il voyait Bennet. Elle n'avait jamais réellement été présente dans sa vie d'étudiante à lui, pourtant il entendait toujours son nom. Un peu comme une légende quoi. La légende de Bennet. « Ils ont quel âge ces monstres ? » Demanda t-il gentiment en souriant de toute ses dents aux chérubins. Il y a toujours un moment où on se retrouve devant des enfants et où on s'imagine avoir les nôtres. Pour certains c'était dérangeant, pour d 'autres c'était de l'envie. Daegan était assez indifférent. Ça viendra.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Lizzie Bennet, Mar 30 Mai 2017 - 13:05


Je suis un fantasme
Comme une actrice de porno ou une frat girl
Je suis irréelle
Je suis une caresse je dure un soupir
Et dès que le travail est bien fait
Tu m’effaces de tes souvenirs
Je suis de ceux qui n’existent que le temps du plaisir
Et retournent aussitôt à l’oubli
Au silence si dur et froid qu’on ne sait trop
Si l’on existe ou si l’on est un simple
Mirage

Marche silencieuse
Comme si parler briserait des vases
La vérité est plus ambigüe
Parler peut construire comme détruire des murs
Je ne sais si tu cherches une tourelle où oublier de vivre
Mais je n’ai la force de t’en déloger alors j’avance
Regard braqué sur le lointain
Esquiver les jumeaux
Ne pas rendre évidents
Qu’ils sont miens

Je porte la honte au coin de l’oeil
Au coin des doigts des coudes
Mon corps se couvre de courbatures de honte
J’ressens rien d’autre
C’est moins la honte d’être mère
Que celle d’être ce type de mère
La mère irrégulière, insuffisante
Qui disparaît chaque nuit
La mère meurtrière, âme suicidée
Qui s’interdit d’aimer

Il a tiré une chaise
J’étais un poil frustrée
Je suis pas en sucre je peux aussi tirer ma chaise
Mais ça m’a permis d’ajuster la position de la poussette
Alors j’ai grogné sans commenter
— Tu veux grignoter quelque chose ? J'suis assez chaud pour une assiette charcuterie fromage.
— Pourquoi pas en partager une ouais, j’mange pas souvent du fromage, ça change.

Je joue avec la serviette, nerveuse
Je sais pas à quand remonte la dernière fois que j’ai mangé avec quelqu’un
En tête à tête ?
Je fuis les gens
Comme d’autres fuient les goules ou la grippe
J’crois bien que ça doit être Izsa
Y a trois ans
On s’étaient engueulées d’ailleurs
Merlin pourquoi je suis ici

J’attrape un serveur qui passe, commande ladite assiette,
Ajoute un jus de tomate et deux verres de lait.
Regard vers l’ancien Poufsouffle.
— Tu bois quelque chose ?


On dirait une préado tu sais
J’sais juste plus comment on fait
Avec les autres
J’essaie de réapprendre pas à pas

— Ils ont quel âge ces monstres ?

— Bientôt 3 ans… Les saisons courent. Tu deviens quoi, toi ?


— être en construction —
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Daegan Harltøfsen, Ven 16 Juin 2017 - 12:21


« Tu veux grignoter quelque chose ? J'suis assez chaud pour une assiette charcuterie fromage. - Pourquoi pas en partager une ouais, j’mange pas souvent du fromage, ça change. - C'est la vie le fromage ! » Et il n'était qu'à moitié blagueur, le jeune homme adorait véritablement ça. Son petit pêché mignon, limite. Quittant sa réflexion fromagère pour observer sa partenaire de table, Daegan se retint d'afficher un air curieux à la vue de son air nerveux. Non parce que c'était clairement visible. Elle venait juste de quitter sa grotte après 5 ans d'exile ou quoi ? Un serveur passe, elle ose au moins l'arrêter pour commander. « Tu bois quelque chose ? - Je vais prendre une bière, ouais. » Il lance un bref sourire au serveur qui repart aussitôt pour les laisser de nouveau face à face. Plus les secondes passaient et moins le norvégien se sentait à l'aise. Peut-être que s'ils ne s'étaient jamais parlé c'était pour une bonne raison finalement. Se redressant légèrement pour reprendre contenance, le brun balaya sa négativité. C'était tout sauf bon, et, entre les deux, c'était plus Liz' qui avait l'air mal à l'aise.

Idée, changement de sujet, quelque chose de sympas. « Ils ont quel âge ces monstres ? - Bientôt 3 ans… Les saisons courent. Tu deviens quoi, toi ? - Etudes finies, j'ai récupéré les rennes de Waddi. A part ça pas grand chose qui bouge. » Minute. Les saisons courent ? Donc ceux sont bien les siens.. Et au vue des non-sourires qu'elle leur envoi, il commençait à se dire qu'ils n'étaient certainement pas voulu ces petits.  Le serveur revient, dépose assiette et boisson. Daegan ouvre sa sacoche pour sortir de quoi payer.

Se saisissant d'une tranche de charcuterie, il l'engloutit rapidement avant de prendre une gorgée de bière. « Tu fais quoi maintenant toi ? » Non parce que lui il s'était arrêté à Poudlard. Et son oeil d'ailleurs ? Elle avait subit une opération ? La blonde était une question à elle toute seule et Dae' avait le sentiment qu'il ne devait pas chercher à trop en savoir. Questionner sur les enfants ? Sur l'oeil ? Sur son air nerveux ? Ne pas questionner du tout. Il ingurgita une tranche de fromage. Garder le silence. Elle ne parlerait pas toute seule, mais elle n'en avait certainement pas envie. Alors pourquoi avoir accepté son invitation ? C'était bien qu'elle avait des choses à dire. Plus besoin qu'envie, peut-être. Dans ce cas faudrait lui tirer les vers du nez. Ou pas. Arh qu'est ce qu'il allait faire de l’énergumène face à lui ? « Tu t'ai fais opérer ? » Il montra l'oeil d'un geste bref du doigt avant de boire une nouvelle gorgée. Fallait se lancer.
Suite : https://www.harrypotter2005.net/t62222p60-le-magicobus#1103671
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Artemis Lhow, Ven 21 Juil 2017 - 11:30


Sans réponse depuis un mois, je reprends le sujet, n'hésitez pas à me MP si soucis ...

Drôle de voleurs

avec Artemis O'Toole

« CRAC ! »

Une ruelle sombre à une centaine de mètres des lieux. Charmant petit village bourgeois aux premiers abords, certains semble toutefois profiter de cette richesse sur le dos des autres. Je n'avais jamais vu la secrétaire hilare à ce point. D'autant qu'un vol n'a habituellement rien de drôle. Mais elle a refusé de m'en dire plus, se contentant de me donner une adresse.

Toutes les maisons se ressemblent ici, toutes sauf une ... qui se démarque clairement des autres par sa porte jaune poussin, couchée sur le sol. C'est un concept... je parcours les quelques mètres me séparant de la demeure et, réflexe stupide, cherche une porte pour frapper. Mes lèvres se tordent pour ne pas rire de ma propre bêtises et je m'éclaircit bruyamment la gorge.

« Il y a quelqu'un ? Artemis Lhow, bureau des Aurors. Je viens pour le cambriolage ! »

Un lourd silence pèse sur mes épaules. C'est la bonne adresse au moins ?!

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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Artemis O'Toole, Ven 21 Juil 2017 - 11:37


C’est-à-dire qu’il était entré la maison, et elle était déjà dans cet état-là, n’importe comment. Mais à la limite, c’était plutôt calme, et puis la demeure de sa famille londonienne, bof. Pourtant, quelque chose s’était produit de bizarre, d’abord effectivement, il n’y avait personne dans la maison, un peu de foutoir, Arty ne savait pas trop si les cambrioleurs avaient volé des trucs ou pas. C’était étrange parce qu’ils avaient quand même bafoué une certaine vie privée & intimité, mais soit. Le Poufsouffle avait regardé autour de lui, observé attentivement toutes les pièces, vérifiant qu’il n’y avait plus personne. Puis il était entré dans la cuisine. C’est là qu’il sentit quelque chose s’emparer de lui, comme un drôle de malaise pas sympa. Les yeux qui se posent soudainement sur les pancakes, que sa mère avait dû préparer pour lui durant sa courte absence.
Et là.
Mystère.
Panique, peut-être, même.
Due au fait que, rien.  

Le goût des pancakes envolé, leur saveur si tendre & réconfortante pour l’irlandais. Les pensées de leurs accompagnements, des fruits, du chocolat, le partage d’un goûter fabuleux. Arty ne ressentait rien pour ces petits pancakes posés innocemment sur cette magnifique table de cuisine habillée d’une jolie nappe fleurie. C’était là le pire, que ses yeux soient soudainement plus attirés par cette fameuse nappe que par les pancakes.
C’est là qu’il commença vraiment à la sentir, l’épouvante.
Il s’était forcément passé quelque chose d’absolument affreux dans cette maison, les cambrioleurs avaient jeté un sort horrible. Et maintenant, il n’aimait plus les pancakes. Il avait en effet été entièrement volé, bafoué, de son envie de pancakes. Or pour le jaune & noir c’était vraiment complètement invraisemblable. Lui, ne plus aimer les pancakes.
Il s’était mis alors à se tenir la poitrine, il suffoquait presque. Il fallait prévenir quelqu’un, quelque chose de grave s’était passé. On pouvait pas comme ça enlever les envies & les désirs des gens. Si son envie de pancakes s’en allait pour toujours, qu’allait-il se passer après ? Se souviendrait-il même de son prénom ? Qu’il était un sorcier ?

Non, Arty ne pouvait pas laisser passer ça, jamais. Il avait donc contacté, totalement, à la fois hors de lui & paniqué, le ministère de la magie. Un grand sortilège avait été utilisé dans cette maison pour qu’il n’aime plus les pancakes. Le ministère devait être au courant, obligé. Si ce sort se répandait dans Londres, en Angleterre, partout ? Le Blaireau ne pouvait pas prendre ce risque, jamais.
Il avait alors attendu, terriblement inquiet, contre un mur. Essayer de se calmer, de penser à des pancakes, avec différents accompagnements, mais toujours rien. Même le sirop d’érable, il ne se souvenait plus quel goût cela avait.

Puis il avait entendu du bruit, une voix s’élever. Mais juste le prénom, quoi qu’il s’était immédiatement douté qu’il s’agissait d’un agent du ministère. Mais ce prénom, si commun, sonnait à ses oreilles. Artemis. Dans le noir, il ouvrit grand les yeux. C’était pas possible. Le monde était complètement retourné. Mais il verrait ça plus tard, d’abord les pancakes.
Après un court moment de réflexion il sortit de sa cachette de sûreté. Et il se mit à crier, les larmes aux yeux, en parler lui pesait beaucoup trop. Puis il fallait agir, très vite.

- Monsieur ! Monsieur ! Vous devez m’aider ! J’vous assure, ils l’ont pris ! J’ai pu rien, je vais mourir, je le sens ! Y’a plus rien, elle a disparu, qu’est-ce que je vais devenir ? Et puis si ce sortilège se propage, c’est une attaque contre le monde entier ! La fin du monde !

Il s’était pointé devant le nouvel arrivant, sur le pas de la porte. Il gesticulait dans tous les sens, totalement paniqué, ses bras volaient au-dessus de sa tête et ses yeux criaient folie. Mais c’était un moment tragique, il fallait que l’autre comprenne, la panique totale qui entourait maintenant Arty.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Artemis Lhow, Ven 21 Juil 2017 - 12:13


Quelques secondes passèrent avant qu'un grand cri ne parvienne à mes oreilles. Un jeune homme, d'une quinzaine d'années peut-être, couru vers moi en gesticulant et criant au loup comme s'il avait la mort aux trousses. Il parla d'une disparition, d'un terrible sortilège et d'une possible propagation. Il parla également d'une mort certaine qu'il sentait venir. Peut-être avait-il vraiment la mort aux trousses finalement...

Je pose ma main sur l'épaule du garçon et place mon visage face au sien, j'entremêle nos deux regard et lis en lui toute l’inquiétude qui l'habite. Je sourie doucement dans l'espoir de l'adoucir et de le canaliser et je tente de démêler ses propos par quelques questions simples et rapides.

« Doucement bonhomme calme toi ... dit moi, quel est ton nom ? Tu es seul ici ? Où sont tes parents ? Qu'est-ce qui t'a été dérobé et de quel sortilège tu me parle au juste ? Tu ne cours aucun danger imminent tant que je suis prêt de toi alors calme toi et explique moi ... »

Je ne comprends vraiment pas pourquoi la collègue était aussi hilare. La situation semble tout sauf comique, le pauvre garçon est terrorisé. Il faudra que je lui en touche deux mots en retournant au bureau, mais pour le moment j'observe la maison derrière le garçon avec attention. Elle semble sans dessus dessous ...

« Tu permet que je rentre ? J'aimerai examiner les lieux ... »

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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Artemis O'Toole, Ven 21 Juil 2017 - 14:39


LA d'Artemis  :mrgreen:


La main sur son épaule, ça le calma un petit, un chouille quoi. L’homme était devant Arty, il semblait sûr de lui, il savait ce qu’il faisait. Pourtant, le Poufsouffle était tout de même un peu brouillé, chamboulé. Le fait qu’ils s’appelaient tous les deux Artemis, ça ne pouvait pas être une coïncidence. Au contraire, à tous les coups, c’était un des effets du sortilège aussi. Il en était absolument persuadé.
Quand l’autre commença à lui poser des questions, le jaune & noir leva les yeux au ciel. Ce n’était pas un manque de respect, au contraire, c’est juste que là, c’était pas le plus important. Il fallait passer à l’action, sinon c’en était fini de tout. D’un autre côté, Arty se dit qu’Artemis faisait tout simplement son travail, il enquêtait.

- C’pas l’propos Monsieur. J’m’appelle Artemis O’Toole, mes parents sont pas là, j’sais pas où, au cinéma, au théâtre peut-être j’sais plus. Mais il n’y a plus de danger, il n’y a plus rien, rien du tout, c’est parti, disparu. C’est déjà trop taaaaaard.


Il fallait juste que l’autre l’aide à retrouver son envie de pancakes. D’ailleurs, il ne lui avait pas encore dit. C’est pourquoi il fit un signe de la main à l’Auror afin qu’il entre à sa suite dans la petite maison. Qu’il voit par lui-même. Non pas la pagaille, les tiroirs ouverts, les coussins renversés. Non, l’absence de désir de goûter. En même temps, cet homme devait être un spécialiste, le ministère ne l’avait pas envoyé pour rien, il devait savoir ce qu’il faisait, c’était obligé. Alors autant lui expliquer la chose, lui décrire le véritable problème tragique qui se présentait devant eux.
Laissant alors Artemis dans la pièce principale, Arty se rua dans la cuisine, et choppa l’assiette de pancakes qui était tout prête. De retour près de l’agent du ministère, il lui montra les crêpes. Plus que ça en fait, il les lui mit devant le nez, pour qu’il prenne vraiment conscience de la gravité de la situation. De lui-même. Ou presque.

- Vous voyez ? Vous sentez ? Ah bah non, vous ne pouvez pas sentir. Ils l’ont prise ! Ils ont tout pris ! Vous comprenez ? Il marqua un temps d’arrêt, le temps de s’éclaircir la voix afin de prendre un ton grave, paradoxal n’est-ce pas, mais bon, compte tenu de la situation, on est plus à ça près… Ils ont volé l’envie de manger des pancakes. Pouf. Parti. J’adore ça les pancakes, d’habitude, j’suis un grand fan. Et là, je rentre ici, tout est sans dessous dessus et surtout, surtout. Je n’aime plus les pancakes. C’est parti, envolé ! Les cambrioleurs ont chapardé le désir de manger ces crêpes. C’est un sortilège, obligé. Mais c’est quoi la suite ? J’aurais pu envie de manger du tout ? Je vais me dessécher ? Si ça me faisait tout oublier ? Oublier comment je m’appelle, comment m’habiller, comment marcher, comment parler ?

Oh la la, le cerveau qui se rétrécit comme ça, c’était pas bon signe. Bientôt il ne serait plus lui-même, à cause de ce vol justement, il le sentait. Quelque chose ne tournait pas rond. Il planta alors son regard effrayé dans celui de l’Auror.
Il essayait de trouver une raison à tout ça, et si c’était vrai, si ça existait vraiment.
Les voyages dans le temps.
Se retrouver dans une autre époque,
Le futur.
Arty en était persuadé maintenant, d’ailleurs son regard s’illumina. Les deux s’appelaient de la même manière. C’était un signe.
Soit l’autre venait du futur. Soit lui avait voyagé dans le temps, il se retrouvait maintenant dans le futur. Toujours est-il que quelque chose avait planté. Ils se retrouvaient dans la même pièce. Le Artemis du présent & du futur. Ils se rencontraient enfin. C’était pas prévu.
Ils vivaient une expérience extra-temporelle. Et à tous les coups, le Artemis du futur n’aimait pas les pancakes justement, et ça commençait à contaminer le Arty du passé.
Wow.
Son cerveau chauffait trop vite, il fallait tirer les choses au clair. Trop d’embrouilles.
Artemis posa sa main libre sur sa hanche. Il réfléchissait.

- Vous aimez les pancakes, vous, d’habitude ?


C’était la question existentielle, en vérité. C’est-à-dire que s’il ne les aimait pas, c’était résolu. Ils avaient vraiment voyagé dans le temps. Il se retrouvait en face de lui-même, des années plus tard.
Ça va, Arty regarda l’Auror de la tête aux pieds.
Déjà c’était une bonne nouvelle parce qu’il n’était pas trop moche, et en plus il allait apparemment grandir davantage.
Pas mal.
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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Artemis Lhow, Ven 21 Juil 2017 - 16:28


Je hausse involontairement le sourcil.  Artemis hein ? C'est pas courant comme prénom, mais pourquoi pas après tout. D'après ce qu'il me dit, ses parents sont sortis et lui est seul à la maison. Il semble tellement désespéré. J'ignore encore ce qu'il a perdu, mais ça semblait lui tenir à cœur plus que tout autre chose. Il se retire doucement et me fais signe de le suivre. Je glisse Synfonia jusqu'à ma main et le suis à travers la maison.

Tout est bien plus en désordre qu'on ne peut le deviner depuis l'extérieur. Certains meubles sont brisées, le canapé est éventré, les murs et le plafond semblent avoir été repeint par un gobelin, le sol est jonché de documents froissés ... ceux qui ont fait ça devait chercher quelque chose en particulier. Tandis que j'examine la pièce plus en détails, le jeune homme s'en va quelques instants et reviens avec une assiette de pancake à la main. Ce n'est pas vraiment le moment, mais c'est gentil...

« Vous voyez ? Vous sentez ? Ah bah non, vous ne pouvez pas sentir. Ils l’ont prise ! Ils ont tout pris ! Vous comprenez ? »

Que ... mais de quoi il me parle ? Je ne peux pas sentir quoi ? Ses pancakes ?! Évidement que je les sent, s'il avance encore il me les enfonce dans le nez. Je recule légèrement et hausse cette fois volontairement les sourcils en guise de question. il semble comprendre mon interrogation puisqu'il précise sa pensée.

« Ils ont volé l’envie de manger des pancakes. Pouf. Parti. J’adore ça les pancakes, d’habitude, j’suis un grand fan. Et là, je rentre ici, tout est sans dessous dessus et surtout, surtout. Je n’aime plus les pancakes. C’est parti, envolé ! Les cambrioleurs ont chapardé le désir de manger ces crêpes. C’est un sortilège, obligé. Mais c’est quoi la suite ? J’aurais pu envie de manger du tout ? Je vais me dessécher ? Si ça me faisait tout oublier ? Oublier comment je m’appelle, comment m’habiller, comment marcher, comment parler ? »

Je reste bouche bée l'espace d'un instant. Ma lèvre inférieure se met à trembloter et mon regard pétille de milles feux. La collègue ne m'avait pas menti. Il se pourrait que la situation soit plus drôle que prévue. Je me retiens fortement d'éclater de rire. Je me serai attendu à tout sauf à ça à vrai dire. Le garçon lui, reste imperturbable et continue sa plainte.

« Vous aimez les pancakes, vous, d’habitude ? »

La question me prends de court et s'en est trop pour ma pauvre cervelle. J'éclate d'un grand rire sonore, mes mains soutiennes mes côtes qui restent douloureuse de longues minutes durant. Je range ma baguette, pas de quoi faire de zèle aujourd'hui. Mais qu'est-ce qui c'est passé pour ce garçon ? Il a prit un coup sur la tête ?

Je tente de reprendre mon sérieux et essuie les larmes qui roulent sur mes joues.

« Excuse moi jeune homme, ta question m'a surprise... hum... non,  à vrai dire je préfère les crêpes aux pancakes. Mais pourquoi cette question ? »

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Re: Coin sorcier loin du Chemin

Message par : Artemis O'Toole, Dim 23 Juil 2017 - 9:40


Alors là, il s’était attendu à tout. Vraiment, de l’incompréhension, bien sûr, de la surprise, de la peur, de l’inquiétude pour sa propre santé mentale. Mais un rire, jamais. Not cool, buddy. Tout à fait, il riait, le bougre ! Devant le fou rire d’Artemis, Arty se recula et posa l’assiette de pancakes sur une console qui ne se trouvait pas très loin. Puis il posa ses deux poings sur ses hanches, il ne comprenait pas. Qu’est-ce qui pouvait être si drôle, là, maintenant. Il essaya de jeter un regard noir à l’Auror, mais nous savons bien que les regards du Poufsouffle doivent encore être travaillés, évidemment. Toute euphorie terrifiante s’était volatilisée, il se demandait juste pourquoi exactement l’agent du ministère ne l’aidait pas, il rangeait même sa baguette maintenant ! C’était le pompon !
Et puis là, il s’excusa, bon, on prend, admettons. Mais il révéla qu’il n’aimait pas les pancakes. Un cri de surprise s’échappa brutalement de la bouche d’Arty tandis que ses mains allèrent se coller à ses joues. En mode smiley peur, vous savez, le violet, là.
C’était donc pour ça.
De une, il faisait de la discrimination, en effet, il ne souhaitait pas aider le jaune & noir parce que bon, l’autre, l’amour des pancakes ça ne le regarde pas, un peu égoïste, mais bon, admettons. Mais surtout, la théorie de l’irlandais se révélait correcte. Il avait en face de lui, lui-même. Son moi futur.
Awesome.

- Oh. Mon. Dieu. Oui, il s’arrêta à chaque mot prononcé pour vraiment faire sentir à l’autre que ce qui était en train de se passer était vraiment génialistiquement très rare. Et génial. Ça me paraît évident. On s’appelle Artemis tous les deux. Vous n’aimez pas les pancakes, je les aime, enfin, d’habitude quoi. It’s so obvious ! Vous êtes moi, je suis vous mais dans le futur ou dans le passé. Je vais devenir vous. C’est pour ça ! Tout devient clair ! Les deux dimensions se sont rapprochées, et nos goûts aussi, je deviens comme le moi du futur, c’est-à-dire vous, je n’aime plus les pancakes ! Quoi que, je peux te tutoyer, puisque tu es moi !?

Il était absolument persuadé que tout ce qu’il venait de dire faisait sens, vraiment. Ses mains retombèrent, d’un autre côté, le tout était beaucoup trop simple. La solution à sa non envie de pancakes ne pouvait pas se résoudre juste comme ça. C’est pourquoi, la théorie que quelqu’un lui avait lancé un mortel sortilège qui lui volait tout ce qui faisait qu’il était lui restait tout de même dans un coin de sa tête, pas très loin. Ne rien laisser au hasard, c’est important.

- Mais bon, bien que la faille temporelle soit, apparemment, réelle, je pense qu’il ne faut pas négliger l’idée que j’aie été attaqué & volé. Tu sais, l’envie des pancakes qu’on m’a dérobée, comme ça, violemment.

Le stress était retombé. Mais il fallait maintenant réfléchir à une quelconque riposte, voir même guérison. Ou alors, tout simplement, essayer de renvoyer Artemis dans le futur, créer une boîte, une machine, ou un sort peut-être ? Qui le renverrait directement dans son époque. Quoi que, peut-être que c’était lui, en réalité, Arty, qui n’était pas vraiment dans sa bonne époque, et il faudrait le renvoyer dans le passé. Mais à vrai dire, les moyens de transport c’est pas trop son truc, il tombe vite malade le pauvre, alors voyager dans une machine à remonter le temps, à tous les coups, il allait vomir. Obligé.
D’un autre côté, il laissait aussi l’Auror réfléchir, après tout, c’était lui le spécialiste, il allait forcément trouver un remède, une solution.
Ou alors.
Lui annoncer quelque chose de grave, grandiose, épique. Le prévenir qu’un événement allait se produire bientôt, et que c’était lui, Arrty, qui devrait l’en empêcher.
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