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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: La Gare
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Sur les rails
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Lizzie Bennet
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Re: Sur les rails

Message par : Lizzie Bennet, Lun 04 Sep 2017, 18:57


(i'm the worst please forgive me)

Callisto a accepté le jeu
Quelle idée !
Alors que je pouvais l’écraser
Fourmi insignifiante sous le doigt du karma
Je me suis retenue pour accepter le défi
J’aimais jouer, cela serait ma perte

Mais c’était pour l’heure tout ce qui me retenait
Au maigre goût de la vie
Il fallait pouvoir se sentir vibrer
Il fallait tester les limites
Être le funambule de son existence
Ne jamais savoir qui mène la danse
Sinon, sinon on est déjà mort

Ce serait comme partir dans un long voyage
Avec pour seul objectif de se reposer au bout
Ce serait être cadavre avant que d’être humaine
Non, non, cela ne me ressemble pas
Je préfère encore courser le 45e parallèle
Jusqu’au bord de ta mort
Ou de la mienne
Qu’elle différence

Les règles seront moldues
Tant qu’elles seront suivies
Juste pour voir, se donner une idée
Voir qui je serais
Sans masque

Je porte un masque car je suis la méchante
Que je le sais
Mais surtout car c’est par le masque que j’existe
Je n’ai pas vraiment besoin de mon visage
Je sais qu’on trouve partout des voleurs d’apparence
Des potionnistes et des poissons et des rouges à lèvres
Non non je préfère laisser partir l’image de Lizzie
Je la retrouverais plus tard
Quelque soit la rivière qu’elle emprunte
Elle devrait finir à la mer
Baignée dans ton sang, peut-être
Ou dans le mien, me laissant retrouver
Juste dans la mort mon reflet

La meilleure défense c’est l’attaque
Alors je t’ai collé mes tentacules là où je le pouvais
Pourtant tu filais plus vite que je le pensais
Tu avais une rage de vivre une rage de vaincre
Que j’enviais car je sais que je l’avais eue
Et qu’elle avait elle aussi été effacée par le temps

Au fil des passes tu t’es jetée sur les rails
Et je t’ai suivie comme un chat traquerait sa souris
J’avais en pensant à ta mort une adrénaline de vie
Comme si tu pouvais me rendre qui j’avais été
Je devenais à mon tour un poisson
Peut-être que si je t’embrassais
Je pourrais te voler tes traits enflammés
Laisser pourrir le corps de qui tu avais été
M’offrir une nouvelle vie

Là bas je n’aurais plus jamais à
Pleurer à l’ombre des saules pleureurs
A la lumière des larmes
Là bas je pourrais être autre
Plus forte
Plus juste
Plus percutante
Peut-être même que le Maître préférerait
Ce moi issu de qui tu avais été

Dans mon délire je n'ai prêté aucune attention à la signalétique
Je t’ai criblée de haine et d’encre et de coups
Principalement manqués
La lucidité a repris le dessus
Je me rappelle de ce qu’il s’était passé
De quand j’avais laissé une phénix me tendre le même piège
Et fini dans son salon, masque à terre, jambes en l’air
Une chance qu’elle ait reçu les jumeaux avec des couronnes de lierre

Je savais pourtant
Qu’il ne fallait attendre pareille humanité de chacune de mes rencontres
Cette fille, je lui faisais pas confiance
Alors en bonne 87, j’ai triché
D'un vulgaire transplanage je l'ai rejointe
Sourire mauvais au coin des lèvres
Reprenant mes attaques physiques j’ai décuplé la force de mes mains
J’ai privilégié l’utilisation de ma(nu)magie
_je ne serais pas moldue moi, jamais_
J'ai laissé mes doigts crachoter
Un Impedimenta en sa direction

(On tombe on tombe on tombe en permanence
Tantôt en avant tantôt à reculons
J'espère que tu n'as pas le vertige)

sans le savoir, j'avais précipité
le cri des horloges
de ton aversion des ombres
pour l'heure je ne voyais
que la chute hors du temps
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Re: Sur les rails

Message par : Mered Adand, Dim 10 Sep 2017, 17:29


Le train siffla son arrivée, à moins qu’il sonnait le glas de mon adversaire qui paraissait être tombé dans mes filets. Le comble pour un mollusque. J’avais l’avantage du terrain et j’avais su tirer profit de mon environnement à perfection. Ne jamais sous-estimer l’intelligence des nés moldu, ce monde possédait de vrais trésors lui aussi, ces petits génies aussi. Enfin moi je l’étais pas, j’avais juste exploité les sentiments du chat qui avait sorti ses griffes et son instinct de tueur lui faisait perdre sa lucidité.

Il existait des mauvais perdants dans les deux mondes… Ne respectant pas les règles du Ministère, il était utopique de croire qu’elle respecterait celles d’une gamine. Naïve Mered… Elle aussi possédait un instinct de survie, réflexe humain si j’osais dire. Était-elle encore humaine ou totalement rongée par les ténèbres ? J’étais toujours vivante de quoi miser sur la première option… Dans sa haine, il restait peut-être un peu de bon. Bien enfoui à la vue de son comportement quand même...

D’un coup de transplanage elle déjoua mon piège, ma tentative de meurtre même. Quelle cruauté... Je m’étais abaissée à son niveau, mauvaise fréquentation qui faisait sortir la véritable nature de l’Homme… Je n’étais pas comme ça, je voulais la sauver, il n’était pas trop tard, je l’espérais… Revancharde La Miss m’attaqua avec la magie en complément. Son ancien sortilège avait toujours effet sur moi et mon protego formulé n’eut aucun effet et fut un pétard mouillé. La chute m’attendait, gare à l’atterrissage…

Déséquilibré. Ce combat l’était oui tout comme mon corps. Je tombai en arrière sur le quai, raide comme un piquet, en direction du bitume. Sans réfléchir, mon enveloppe contrôla mes mains qui s’opposèrent au choc histoire de pas me broyer les vertèbres. Sauvetage réussi mais le craquement de mon poignet me rappela le prix que je venais de payer pour ça… Mon cri couvrit à peine les crissements du freinage du train entrant en gare. La suite de la bataille serait définitivement en sa faveur… Déjà que mes chances étaient minces, il fallait être cinglé pour parier sur ma victoire.

Mes doigts ne tenaient plus ma baguette et mes yeux se posèrent sur mon articulation cassée. Non c’était vraiment pas fait pour être dans ce sens-là. Les tremblements m’envahirent, mélange de peur et de réaction de douleur de mon corps. J’avais perdu, le chat avait attrapé sa souris, son aigle en l’occurrence. J’observais mon bourreau, l’adrénaline m’hurlait de me lever de fuir mais j’étais paralysée devant cette femme. Il ne me restait qu’une dernière carte à abattre… La carte de la clémence.

« Ne me tue pas ! Tu as gagné. Ma mort ne t’apportera rien… Ne m’arrache pas à ma mère je t’en supplie… elle n’a plus que moi… elle ne mérite pas ça... Pitié, je suis encore qu’une enfant… », et des larmes dégoulinantes. Dur retour à la réalité et ma faiblesse d’adolescente. J'aimais la vie, je m'en rendis compte... Il me restait des choses à accomplir si seulement...

J’avais abdiqué et rendu les armes. Je pris une position fœtale et fermai mes émeraudes. Allongée sur le sol j'étais un glaçon, la fraicheur du revêtement pénétrant le linceul de mes vêtements. Pardonne-moi maman. J’ai hérité de ton sens de la justice mais pas de ta sagesse… Aucun gosse ne devrait mourir avant ses parents. Avec de la chance elle avait donné la vie et je raviverais sa part d’humanité avant qu’elle ne m’envoie six pieds sous terre. Seul un miracle m’épargnerait.

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Re: Sur les rails

Message par : Lizzie Bennet, Mer 11 Oct 2017, 08:17


Son corps
A terre
Poignet tordu chair meurtrie
Le temps du jeu prenait fin
Maintenant s’ouvrait le jeu de la faim
Le jeu de la chasse de la mort de l’hiver
Ou alors tu pouvais
Décider de la sauver
C’était toujours un choix, un basculement
C’était un pacte à renouveler avec soi à chaque instant

Tu l’as laissée supplier te rappeler
Le pouvoir que tu avais une fois de plus
Sa vie ne tenait qu’à un fil et tu en tenais
Avide
Les ciseaux rouillés des triplettes
Quand on a tout perdu, se rappeler
Que d’autres ont eu cette position sur ta vie
De bonnes dizaines de fois
Donne le vertige
C’est effrayant de se dire
C’était toi

Mais sans l’avoir jamais vécu c’est toujours toi
Tu es la mère tu es l’enfant tu es la soeur tu es la nièce
Tu es l’amie tu es la tante tu es la cousine tu es la voisine
On s’identifie, narcisses ! À tous,
On compte tous
Les uns pour les autres
Alors faut quitter ce jeu d’échec
L’affrontement galvanisant des pièces
Faut regarder en face

Tu as vu l’impact avant qu’il n’ait lieu
Demiguise imprévu tu as imaginé
Le train quittant ses rails
Les vies brisées pour une guerre de principes
L’enfant—cadavre
Et ce qu’il restait de toi s’en est ému
#Commutatio Loco
Son corps disparaît et rejoint les quais
Le tien se matérialise face au train
Il est là
Juste là
Il est temps de mourir, tu crois pas ?
Depuis le temps que t’y penses depuis le temps que t’en rêves
Depuis le temps que t’en crèves

Les pions sur la table se sont mangés les uns les autres
Et toi, la pièce zébrée, de blanc et noir tachée,
Blocs intenses noyés dans la masse grise du pion
Tu t’es mangée toute seule. Les blancs ont gagné
C’est ce que tu voulais, au fond, pas vrai ?

Non. Pas vrai. Faux, même.
T’avais pas fini, 67 te tuerait plutôt que te te laisser mourir
Alors tirant de ta manche de nouveaux rubans
De nouveaux rêves de nouvelles illusions
T’as trouvé l’énergie des dernières chances
D’un Spectrum tu t’es protégée.
Le train
Au lieu de te pulvériser de te changer en purée d’humain
T’a traversée comme un non-être

Tu n’as pas attendu que son arrêt soit complet
Pour te déplacer
Le courant glacial qui te parcourait t’effarait
Mais ce n’était rien avec la peur que le sort prenne fin

Prématurément
Et toi avec
Que se passe-t-il quand un corps humain
Réapparait au milieu des rails
Au milieu des rouages le broie-t-on
Le brûle-t-on l’écrase-t-on…
Tu voulais pas savoir
De tes petits pieds tu courais
A travers un train maintenant à l’arrêt
Tu te précipitais sur l’autre voie, pour l’heure inhabitée
Et à la force de tes bras tu pus soulever
Un corps sans masse jusqu’aux quais
Contre la bande jaune de sécurité
Ta tête s’est effondrée

Tu regretteras, demain
Et d’autres jours d’autres soupirs
Tu regretteras d’avoir loupé ton temps
D’avoir été trop lâche comme d’habitude
D’avoir fui devant la mort
Pour l’heure la née-moldue reverra sa mère
Pour l’heure le fantôme au coeur de pieuvre vit

Et c’est déjà pas mal ainsi


_To be or not to be_
_Oscillation perpétuelle_
[pour moi c'est la fin]

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Re: Sur les rails

Message par : Mered Adand, Dim 15 Oct 2017, 14:06


Comment en étais-je arrivée là ? Ma sortie à la gare, mon intervention pour défendre le moldu, des mots qui fusèrent, une pieuvre, une blessure, un train, la fin… ma fin… Tout ça c’était à cause de lui : papa. Par sa faute, maman allait mal. Par sa faute j’allais mal. Par sa faute j’étais venue ici pour prendre l’air. Par sa faute j’avais rencontré le chat. Par ma faute, l’affrontement avait éclaté. Par ma faute mon être de chair allait être dispersé aux quatre coins de la gare. Par ma faute, j’allais mourir. Par ma faute, je ne serrerai plus jamais Anna dans mes bras…

Le train freina de toutes ses roues. Elles se bloquèrent et la locomotive entama sa glissade inexorable en ma direction. J’étais incapable de bouger, seul un miracle pouvait me sortir de ce mauvais pas. Une dernière pensée pour maman. Tu as perdu ton mari et ton unique fille cet été. Sois forte et vis ! Ne me rejoins pas de suite, je ne veux pas te revoir là-haut, pas maintenant. Pardonne-moi mon impulsivité. Elle aura causé ma perte. Je continuerai cette conversation une fois arrivée au paradis, le temps d’attraper le bon wagon après l’impact. Les yeux fermés, place aux rêves.

10-15 min plus tard…

Mes émeraudes se rouvrirent. Je ne comprenais pas, j’étais au sol, allongée encore et je ressentais la douleur. C’était donc ça la vie après la mort ? Moi qui pensais être libérée de ces maux, pouvoir voler à ma guise entre autre, c’était décevant. Et il me voulait quoi le type en blouse blanche là ? Il blablatait je ne sais quoi mais qu’il me foute la paix ! Fallait pas être sortir de Saint-Cyr pour comprendre que oui j’avais pas la forme et que mon poignet était cassé. Deux hommes me transférèrent sur une civière et mon corps me montra que la casse de mon articulation n’était qu’un échantillon de mes fractures. Cependant j’étais vivante mais qu’était devenu le chat ?

Le paradis attendrait, je me contenterai d’un petit tour à l’hôpital pour l’instant. C’est fou comment j’étais devenue l’attraction du jour en l’espace d’une poignée de minutes. Personne n’avait bougé le petit doigt quand il fallait faire la morale à Miss Latex ou encore pour venir me défendre. Par contre venir après la guerre, alors là, y avait foule ! Je ne pouvais pas leur en vouloir, il est souvent plus sage de ne pas se mêler des affaires des autres. Puis des moldus ne m’auraient pas été utile dans ma bataille d’arguments puis de magie. Au moins, l’un d’entre eux avait eu la présence d’esprit d’appeler les secours, c’était déjà bien.

Mes mirettes balayèrent les lieux et se posèrent sur une forme présente sur le quai en face. Forme reconnaissable de loin, cette tenue n’avait rien de discrète ! Le chat était là ! Il n’avait l’air en forme et personne ne l’avait remarqué. Je tendis mon bras meurtri pour tenter de réveiller tous ces gens. Allez l’aider bon sang ! Lâchez-moi deux minutes, je ne suis pas mourante. J’ignorais dans quel état était cette femme. Je voulais avoir de ses nouvelles. Je ne savais expliquer le pourquoi du comment j’étais vivante mais j’étais certaine qu’elle n’était pas étrangère à ma survie.

Mes gesticulations firent mal interprétées des soignants qui comprirent des spasmes de douleur et me shootèrent. Bonjour Morphée et adieu le chat. Désolée je n’ai pas pu t’aider comme toi tu l’avais probablement fait. Tu m’avais prouvé que j’avais raison, tu avais un cœur. Oui et il en fallait même un énorme pour sacrifier une de tes neuf vies pour sauver celle d’une totale inconnue qui avait essayé de te tuer. Merci pour tout. Aujourd’hui j’ose espérer que cette vie n’était pas ta dernière et que tu te relèveras de ce quai. J’y croyais dur comme fer alors je revins sur mes mots. Je ne te dis pas adieu, juste au revoir.

Fin pour moi aussi. Hâte de te revoir Liz87 ♥ A bientôt !
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