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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Une petite sieste à l'ombre du parc
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Aewera Drabyssae
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Aewera Drabyssae, le  Jeu 17 Aoû - 17:40

Un jour, une tempête, la litanie des mots des couleurs et des sons, le parfait assemblage d'une existence parfumée et délicate. Le son d'un bonheur qui ferait sourire chaque humain imparfait, chaque humain insoupçonnable et controversé.

La litanie , si douce mais si forte, si tempétueuse et si calme de la vie  si courte qu'il faut en profiter un instant, respirer l'odeur d'un parfum familier, respirer le bonheur d'une journée d'été si douce.

Une libellule, douce, fragile, morte. Il c'est levé, brusquement, comme un fauve sauvage, bête,puissante, ravissante qui me fait sourire. Ses cheveux blonds scintillait mais son coeur s'assombrissait. Malgré son sourire, figé, beau mais sournois qui ne faisait que me défier de l'aimer. Sa personnalité attaqua, l'atttapra et la tua. Pauvre libellule, une vie si courte mais si belle. Une existence qu'elle voulait nous montrer mais qui se vit d'un coup effacée. Une histoire rompu par un acte impétueux, mon sourire n'en sera pas effacé car mon espoir vit et vivra ....

Il se rassit, brusquement, dans l'herbe si tendre de ce parc si pur. Son sourire digne d'une de ces statues antiques me donna l'impression qu'il résidait de l'espoir en lui. Espoir present dans son âme, mais en fuite, par peur de se révéler cependant, sensible au nouveau comportement de son hôte.

Sa bouche s'ouvrit tout en m'ensorcelant et je le vis me parler " La nature a créé l'être humain. Dis-moi, pour cette libellule, tu as cru en l'espoir et en la vie ?". Narquois, je m'y attendais, mais beau. Sa voix, une douce mélodie qui pénètre en mon corps et me fait frissonner.

"L'espoir et la vie sont deux choses fragiles. Tu peux choisir de détruire la vie d'un être vivant mais cela ne brisera pas l'espoir que je porte en moi. Tu as accéléré une destinée mais cela ne sera qu'une autre des pierres que tu traineras chaque jour. La vie est importante et les erreurs sont nombreuses mais je crois en toi car je sais que tu peux faire la différence.Tu as le pouvoir de voir le bon en toi comme je le vois. Je rêve souvent, mais tu n'es pas un rêve ni une des créatures de mon imagination. Tu es là en face de moi et je ne peux que sourire en te voyant car tu es l'espoir et le désespoir, le bonheur et la tristesse, tu es un contaste vivant mais tu brilles."

Des mots, ce ne sont que des mots...Mais il aura compris cette douce mélodie qui cherche à se frayer une passage dans la glace qui le recouvre.

Le froid, la beauté, la sublimation...
Un mot, un art....

Une création, une statue, un mythe, une légende...
L'humain inconnu plus proche que les humains connus, la créature sensible qui comprend les mots et rêve, la magnifiscience d'un être terrestre. Un oiseau, liberté, libérée...
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Lïnwe Felagünd, le  Lun 21 Aoû - 0:20

La tête penchée vers le ciel, il observait ces nuées impalpables dessinées par quelques de ces oiseaux divins que certains prient le soir, avant de souper ou de s'endormir ; pour sauver sa vie. Des îles flottantes dans une mer d'azur, un espace fécond pour la liberté et la création — hymne à l'imagination. Et chaque matin, il se demandait encore si de l'autre côté de ce joli rideau bleu, il trouverait un autre monde hideux. Alors il se délectait de quelques délices ultimes, luxures de la vie.

Les coudes touchant le parterre et le tronc d'un arbre plein d'espoir qu'il en laissait échapper des larmes dans ce trou béant qu'est le Lac Noir. Prêchant une bonne parole pour cette jeune femme, doucereuse et assise au bord de l'eau. Était-ce alors son âme qui se reflétait dans le ruisseau ? Était-ce à ça qu'elle ressemblait ? Pour ce que pourrait être une âme en peine et noire de sombres promesses : elle était tout à fait satisfaisante. Belle, même. Elle scintillait comme une étoile dans la nuit profonde ou au petit jour. Elle souriait éperdument, éperdument. Encore et encore, jusqu'au soir. Blonde et ravissante. En rien ressemblant à ce qu'il aimait tant, sa sœur. Et pourtant, il ne pouvait que la regardait, entre deux nuances de bleu et de gris.

Elle était ici, comme une peinture encore vivante. Fraîche et au parfum de lavande. Au parfum de musc. De benjoins. D'encens. D'épices. Au parfum exotique. Qu'y avait-il à prendre ? Si ce n'était qu'un voilier. Le sourire d'une douceur implacable. Ce blanc sourire qui parcourent un millier de rivages et verts pâturages.

Et il écoute sa tirade de comédienne. Était-elle seulement en train de répéter son monologue théâtral ? Il y avait ces bougies qui ne s'éteignent jamais, ancrées dans sa poitrine. Il les voyait à travers, et c'était ceci qui lui permettait de vivre. Et c'était ceci qu'elle voyait en lui. Un véritable portrait de contrastes. La beauté et la laideur. La lumière et l'obscurité. Il n'y a ni douleur ni bonheur. Seulement un entre-deux et des teintes violacées.

- Tu ne me connais pas.
Qu'est-ce qui te fait penser cela...

fit-il à cette créature des eaux, la pensée ailleurs
et la parole un peu trop absurde comme un dessin
qu'on esquisse sur un bureau de savant
et surpris par tant de saveurs.



Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Ven 25 Aoû - 18:13, édité 1 fois
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Aewera Drabyssae, le  Lun 21 Aoû - 11:16

Une phrase, deux phrases, si peu de mots… La sensibilité fréquente d’un cœur en peine se cherchant dans les profondeurs des abysses d’un paradis superficiel.

Reflet, âme, beauté, fragilité d’un être.

Mystère et  nature, l’exotisme le plus parfait d’un artiste à la recherche de soi même.

- Tu ne me connais pas.
Qu'est-ce qui te fait penser cela...


Si peu de mots pour une si grande question. Connaitre une personne, c’est si subjectif, les clés d’une âme il me faudrait pour connaitre une personne qui se cache dans les tréfonds de son propre corps. Sans demander je ne saurais jamais. Toujours, demander, chercher, inspecter. J’aimerais connaitre cet être immatériel, mais connaitre appelle à être connu.

Si je ne le connais pas, selon lui je ne peux pas le découvrir, pourtant, une âme, un cœur et un corps, tout peux devenir connu si on prend la peine de chercher.

« Je ne pense pas, je découvre, je tâtonne, j’ouvre une porte dans ton âme, je cherche, je me fraye un passage pour aider une âme terrifié qui se cache et se protège d’un monde trop important pour être compris ! »


En disant cette phrase, je vois mon corps s’approcher de cet étranger et ma tête se poser à côté de la-sienne tout en prenant sa main et en la dirigeant vers le ciel.

« Regarde, ces oiseaux, regarde nos mains, regarde la nature, le monde est ici pour être découvert. Il ne nous appartient pas, nous lui appartenons, c’est lui qui fait naitre cet espoir dans nos cœurs fragiles. »

Je vois qu’en pointant le ciel, ma manche a glissé. Révélant cette marque, souvenir indélébile, ce qu’on appelle tatouage, mais que je prénomme souvenir. Les ailes d’un ange, la couronne d’une reine, le corps d’un dragon, flamme, beauté, noir, blanc, impact. Des images défilent sous mes yeux, des souvenirs reviennent me montrer le passé. Je ferme mes yeux. Les images se stoppent, ma respiration reprend, je souffle. Je tourne ma tête, cherchant son regard. Hypnotisé, je suis apaisé, un ange est en lui mais il ne le vois pas, cette glace le protège, je le comprends. Oh oui ! Je le comprends.

Mon sourire revient pendant que j’observe le sien, son visage si doux, ses traits si brillant, ses yeux pétillants, ses cheveux, parfaite copie de la nature sauvage. Un rêve, proche et loin, froid mais doux, un sentiment, une émotion, un tintement. La mélodie du sourire.

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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Lïnwe Felagünd, le  Ven 25 Aoû - 14:18

Une envolée d'oiseaux, là-bas, au-dessus des feuillages, annonciateur d'orage et de mauvais temps mais aussi et peut-être d'espoir latent. Certains quittent leur nid et c'est un au-revoir, un adieu même avant de construire sa propre vie. Ultime bataille pour la liberté. C'est ce qu'il cherchait, la liberté. Une pensée maladive qui donne la nausée à chaque seconde de réflexion. « Je ne pense pas, je découvre, je tâtonne, j’ouvre une porte dans ton âme, je cherche, je me fraye un passage pour aider une âme terrifié qui se cache et se protège d’un monde trop important pour être compris ! » dit-elle alors.

C'est comme si, en une seule et unique phrase, elle avait pu résumer cet être encore incompris. Le sang-mêlé regarda un instant le lac, d'un œil perturbé. Et se laissa bercer par la parole de la fille. Il ne connaissait même pas son nom, semblait-il. Qui était-elle, pour lui parler ainsi ? Qu'une simple étrangère, en la bonté sans pareille - ce parfum exotique d'un bateau naviguant du crépuscule jusqu'à l'aube vers une terre inconnue.

Tourner la tête vers ce goût d'exil
le paradis artificiel ne suffit plus
- ne suffit plus : il ne tient qu'à un fil.

Tête féminine contre la sienne.
Main délicate qui démontre l'univers.

- Regarde, ces oiseaux, regarde nos mains, regarde la nature, le monde est ici pour être découvert. Il ne nous appartient pas, nous lui appartenons, c’est lui qui fait naître cet espoir dans nos cœurs fragiles. Elle aussi, a dû voir ces oiseaux prendre leur envol vers un monde meilleur, sans doute. Qu'il y a-t-il de pire à cela ? Quoique le paysage n'est pas si mal, ici. En tous les cas, il ne trouve à dire. Rien à redire. Seulement laisser flotter le doute qui fait partie mise de l'espérance. En une autre berceuse, de questionnements avides.

— Pourquoi vois-tu tant de
bonnes choses sur le mal qui nous entoure ?


Un puits. Sans fond
et proche du néant.

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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Aewera Drabyssae, le  Sam 26 Aoû - 19:41

Baissant nos bras, prenant sa main, son regard hypnotisant me fait rêver.

Sa voix mystérieuse, son parfum envoutant, son corps attirant, tant de choses qui m’attire vers lui mais me font me questionner, qui est cette personne ? Quel est son nom ? Son âge ? Ses origines ?

Il est un mystère, une énigme, il m’attire et me fait me questionner, j’ai envie d’apprendre à le connaitre, à percer sa carapace d’acier glacial.

La chaleur de sa main, la puissance de ses sentiments, le masque sur ses traits, je ne peux pas distinguer le parfait de l’imparfait, et l’attirant du repoussant.

L’univers qui m’entoure me fait partir dans un autre monde où je suis seule avec cet être, cet homme,  lui.

Il me perturbe et me subjugue, je bois ses paroles et laisse cette douce mélodie pénétrer en mes oreilles attentives.

A vrai dire je ne sais pas qui il est, mais il ne sait pas qui je suis, je ne suis pas une personne si intéressante.

Sa voix retentis à nouveau  « Pourquoi vois-tu tant de bonnes choses sur le mal qui nous entoure ? ». Il cherche à comprendre, il inspecte, fouille…

« Le mal et le bien sont deux choses subjectives. Mais je ne veux pas que les ténèbres gâche la vie qui nous est offerte à tous. Je cherche juste à me battre pour que les personnes voient que le monde n’est ni tout noir ni tout blanc et qu’il réside toujours un soupçon d’espoir dans nos cœurs meurtris par le temps. Nous devons passer des épreuves qui nous font grandir mais laissent des traces et il ne faut pas se laisser aller au désespoir. Il nous est permis de rêver, pourquoi ne pas en profiter ? »


Je le regarde fixement dans les yeux puis baisse le regard afin d’observer l’herbe foisonnante et les papillons proche de nos deux corps allongés.

Le regardant une deuxième fois, je me décidais tout de même à rajouter « Je ne sais pas qui tu es, permet moi d’apprendre à mieux te connaitre, j’aimerais au moins connaitre ton nom. Oh étrange étranger ! »

Finissant ces phrases par un sourire je me permettais de l’observer curieusement afin de retenir son apparence.
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Lïnwe Felagünd, le  Jeu 7 Sep - 23:21

Les yeux se perdent dans les siens, parfois. Ces rivages lumineux, luisent des milliers d'étoiles qui stagnent au milieu de l'orbite noire au centre, comme des astéroïdes ou des faibles rochers attendris par la mer. Un éclat qui fait vibrer les cils. La chevelure blonde qui lui fait penser à une cascade éternelle dans une crique amazonienne. Une eau claire et de ce qu'il y a de plus pur et transparent. A l'image de sa parole et peut-être de l'âme. Une source d'inspiration pour les plus démunis. Mais la bonté n'est-elle qu'une enveloppe, une enveloppe charnelle ? Fait-elle partie interne au corps et à l'humain ? N'est-ce pas qu'une seule idée, unique, énigmatique, incontrôlable et maléfique ?

Le garçon laisse un silence pesant
Ce silence épais mais respectueux
De celui dont on ne peut trouver de réponse digne.

Le regard posé sur cet univers imaginé. Il ne vit que pour son monde.
Pas celui dans lequel il respire. Mais celui dans lequel il voit.

- Je ne sais pas qui tu es, permet moi d’apprendre à mieux te connaitre, j’aimerais au moins connaitre ton nom. Oh étrange étranger ! disait-elle. C'était cette inconnue, qui était étrange ! Pas lui. Quoique cet adjectif le qualifiait sûrement bien. Et il se plaisait à être étrange, ou bizarre. C'est ce qu'on disait de lui, généralement. Ce n'était guère humiliant, bien au contraire. Il se visait comme une sorte d'art et il s'en satisfaisait grandement.

- Lïnwe. Lï-nwe.
Répétait-il alors, espérant s'être bien fait comprendre pour la prononciation.
— léger sourire sournois sur le visage.

- Et toi, alors ? J'aimerai connaître... j'aimerai connaître le nom de cette oeuvre devant mes yeux. Avant que je puisse l'embrasser et l'admirer quand je le désire.

Sans lâcher un seul instant ce regard, d'une profondeur instable.
Un esprit naturel, le cœur ouvert ou plutôt - le cœur disponible.

Une montagne de charme sous cet arbre
les pensées s'étaient déjà faite entendues.

Et sans demander permission
alors que le visage se rapproche tend ce baiser honnête
lèvres contre lèvres avant de s'écarter
et de redemander.
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Aewera Drabyssae, le  Sam 9 Sep - 20:02

Ne sachant pas quoi répondre, la mélodie du silence accompagna ma dernière réplique. Le fixant j’observais ses doux cheveux blonds. La beauté de cet être ne pouvait que me subjuguer.

Levant les yeux sur lui, je vis sa bouche se mouvoir et un doux son arriva comme une musique jusqu’à mes oreilles. Avec un sourire sournois, il me dit - Lïnwe. Lï-nwe. Cette moquerie  sous-entendue me fit doucement rire Puis j’entendis qu’il continuait de parler - Et toi, alors ? J'aimerai connaître... j'aimerai connaître le nom de cette oeuvre devant mes yeux. Avant que je puisse l'embrasser et l'admirer quand je le désire. Je ne suis qu’impressionnée et je reste bouche bée devant tant de spontanéité
L’hésitation, le courage, la bonté, la beauté, la sagesse, l’amour, la liberté…

Je me résolus à lui répondre de la même façon qu’il l’avait fait précédemment.

« Mon nom est Jessica. Je-ssi-ca ! »
Je lui fis un petit sourire en coin puis ajoutais. « Si je suis une œuvre, tu en es le peintre. » Je posais ma main sur son bras et m’assis face à lui.

D’un coup, je ne sais pas comment, peut-être la passion, le désir, l’honnêteté…. D’un sursaut, il se leva, s’approcha de moi et m’embrassa. Son cœur ouvert, je ne savais que faire, l’impuissance, la beauté, la magie d’une odeur qui m’ensorcelle…

Des milliers de bruits et de sensations s’éteignirent quand il le fit, plus rien ne parviens à mes oreilles autre que son souffle sur mon visage, un magicien désormais tout puissant qui venait d’ensorceler mon être se tenait devant moi. Tout ce que je pouvais faire était d’admirer le peintre splendide qui me dévorait tout entière. Puissant, déroutant, liberté splendide, je le pris contre moi et me coucha sur lui, lui rendant son baiser je passais enfin mes doigts dans sa douce chevelure d’or ! Son parfum envoutant me fit rêver de paysages splendides et de douceur personnifiée.

Je ne sais pas vraiment quoi lui dire,  la magie du moment m’immobilise et me surprend. Il brille.
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Lïnwe Felagünd, le  Mar 19 Sep - 22:15

Baiser quelque peu humide, fruits à pulpe de ces deux visages d'adolescents. Comme une passion. Un fruit de la passion et ses petites pépites acidulées, comme l'amour et ses pulsions dorées. C'est avec un sourire qu'il écoute les dents claquer contre la langue et le palais. Qu'il écoute ces mots pris d'un certain sarcasme naturel. Un cours de phonétique ! Un cours de phonétique ! Au bord du lac, agrémenté de drôlerie et de poésie.

Si je suis une oeuvre, tu en es le peintre.
— Finit-elle par dire, comme une mélodie qui sonne évidente
au pianiste, accompagnateur et fileur de beautés absolues.

Langues absurdes qui se chevauchent dans un après-midi banal. Enfin, c'est une banalité qui devient originalité. Le génie s'étant lancé non pas dans de beaux discours, bien qu'il avait le don pour ornementer ses phrases, toucher là où ça fait mal et mettre en avant certaines qualités ; mais s'approchant de la fille, il l'embrassa une première fois. C'est ce qu'on pouvait appeler, une première fois. Sa première fois aussi, à lui. Un baiser aussi sur-prenant.

Il y avait chez elle quelque chose d'intouchable. Un parfum exotique. Un goût inconnu.
Alors il voulait y goûter. Encore et encore. Soudain _

tout bascule : son dos, sa tête, ses jambes qui se déplient...
Jessica sur son torse
étendue comme une amante dans le lit du mari.

Et elle le regarde, intensément. Un frisson qui parcourt son échine collée dans l'herbe tiède.
Puissante sensation de tout contrôler - le vent, le soleil et sa lumière aveugle, la lune qui ne se lève pas,
le chant des oiseaux qui inondent le parc et toute cette verdure et ses micro-organismes ; ce monde charnu.

Une de ses mains se perd dans ses cheveux pâles, la tignasse épaisse et abondante. Il se laisse faire
comme une poupée de cire qu'on caresse et qu'on coiffe.

Un sourire s'échappe, cette fois-ci, sur le minois du sang-mêlé. Saisissant la jeune femme par les bras, il lève une jambe pour la faire basculer. Position inverse. Devient dominateur, pour un temps. Deuxième sourire, d'une satisfaction d'une mesquinerie et d'une relation franches. Il dépose ses mains sur la nuque et tente de goûter une nouvelle fois à cette immense cathédrale qu'est l'amour.
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Aewera Drabyssae, le  Mer 20 Sep - 18:22

LA accordé à Linou
Stupéfiée, amusée, pétrifiée.

Les lèvres parfumées de cet homme mystérieux me faisait perdre l’esprit.

Hypnotisé, ne sachant que faire, une douce mélodie inconnue m’atteint en plein cœur. Je ne savais que faire, mes yeux fixé sur les siens je lisais enfin en lui. Le bonheur d’un instant, mes gestes brulants, ma main paresseuse se reposa enfin quand sa douce chevelure aussi douce que la soie me fit m’envoler au-delà des contrées que j’avais déjà rencontrées.

Quand l’inconnu s’empare de nous notre âme s’en va quérir le connu, moi, je ne m’en vais pas, je reste pétrifié mais pleine de désir, nos bouches liées me faisait sentir encore plus profondément le parfum de son âme.

La douceur de ses gestes, la tendresse de son corps, le calme de son souffle, nos bouches tumultueuses, toutes les conditions pour que la paix nous soit accordé. Mes mains dans ses cheveux, mon corps collé au sien, la bête sauvage apaisé, je l’avais comme apprivoisé. Désormais nous aurons besoin l’un de l’autre. Il sera pour moi unique au monde. Je serais pour lui unique au monde.

Après tout, l’on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. Sa peau douce et son cœur qui s’emballe me firent rêver. Nos langues en plein combat, je me sentis entrain de perdre. Quand, tout à coups, je me senti retourné. L’herbe rencontra ma peau, le vent se remis à chanter, l’eau à couler et les animaux à rire.

La bête sauvage réveillé, m’avait férocement retourné pour prendre le contrôle sur mon corps et mon cœur. Ses mains m’empêchant de bouger, la bête n’en était que plus apprivoisé, il venait de comprendre que je lui étais indispensable je venais de comprendre qu’il m’était indispensable.

Je m’emparais de ses mains, laissant mon regard l’hypnotiser, le calmer l’amadouer. D’un coup pour lui rendre la pareille, j’enroulais mes jambes autour de lui, le prisonnier et captif allait devoir passer la prison pour pouvoir gagner la bataille. Mon cœur l’attendais à lui de le gagner, s’il gagnait je serais à lui s’il perdait il sera à moi.

Un sourire, il a compris, Lïnwe le mystérieux a relevé le défi. Ma bouche repris son assaut mes doigts reprirent leurs parcours, ses yeux me fixèrent, la magie s’installa à nouveau.

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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Lïnwe Felagünd, le  Mer 4 Oct - 22:24

Quelques moments passés au jeu du romantisme. Il est maître, elle est maîtresse. Fauves enlacés dans un élan d'excès non maîtrisé, comme une pulsion. Non pas de mort ici, comme il en a l'habitude depuis un temps reculé. Mais de vie. D'amour. Intentions coquines, de chamaillerie mesquine. Elle lui enserre les jambes comme un étau, tonneau d'eau de vie et de pluies diluviennes à la rose. Senteur florale lorsqu'il lui arrache un nouveau baiser. Explosion de saveurs indélébiles mais invisibles.

Jeu des nuances lorsqu'il tente de se défaire de son étreinte cuirassée, pour lui montrer. Pour lui montrer ô combien son amour serait invincible. Lui montrer que rien n'est dû au hasard du destin. Lui montrer que les plaines peuvent être turquoises et le ciel orangé ; la lune souriante de son croissant nocturne, comme cet univers ancestral qu'il inventa à profusion. — Lui montrer qu'il est à elle et qu'elle est à lui, comme deux inséparables ou deux jumeaux liés par une sainte possession amoureuse.

Le sang-mêlé joue des coudes et touche de son nez la peau de sa nouvelle petite amie. Je t'aime, murmurations délicates... Parcourt le long de son cou, caresse nasale qui donne quelques frissons naturels de plaisir. Était-elle seulement sensible aux frôlements amusés de son amant ?

Libération adoratrice
de l'union amoureuse.


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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Aewera Drabyssae, le  Ven 27 Oct - 15:37

Sorry:
 

Moment délectable, amants amoureux, sensations époustouflantes, la cours effrénée de l’amour les avaient pris, Oh , ces deux jeunes solitaires ! Désormais reliés par une promesse, désormais attachés par un lien, désormais transis par l’espoir !
L’herbe ne bruissait plus, l’eau ne coulait plus, le temps s’arrêtait autour d’eux, la vie contemplait le moment ! Deux qui ne faisaient qu’un, un qui pensait pour deux, eux qui étaient heureux.

Ses soupirs me faisaient frissonner, son sourire me faisait rêver, ses actes me faisaient vibrer.

Il se montrait dominant, comme une bête mais doux comme un ange. Sa passion il me montrait quand il me prouvait son amour. Le ciel lui-même, attendri, nous couvrait de douces lueurs qui l’auréolaient et le faisait paraitre divin.

Lorsque, mon visage enfouit dans son cou, j’entendis un murmure, une promesse, lointaine mais proche, forte mais fragile. « Je t’aime » avait-il murmuré.

Son amant avait avoué sa passion, et il attendait un retour, il attendait sa promesse, il voulait sentir le bonheur. Oh, montreur de passion ! Oh, lion affamé de désir ! Je m’arrêtais, ressentant déjà le manque de sa peau, je le regardais fixement et lui dis tendrement « Moi aussi, je t’aime lï-n-we ».

Avec un léger sourire je m’emparais de son bras, le faisant se lever. Désireuse, je lui pris la main afin de lui montrer le chemin. Affamée, je m’attachais à lui et respirais son odeur troublante et enjôleuse.

La douce lumière du soleil nous suivait, le bruit repris son cours, l’eau se remis à couler, les feuilles à s’envoler, les enfants à rire.
Au beau milieu de l’espoir, deux êtres vivaient. Perdus mais ensemble, deux esprits s’assemblaient. Sur le chemin de la vie, ils marchaient. Mains attachés, formes confondus, lumière tremblante, un dernier sourire, une dernière étreinte.

Lumière éteinte, noir absolu, fin de la scène, début du chapitre.

Bwa:
 
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Aewera Drabyssae, le  Sam 4 Nov - 11:59

Poste unique pour B.A.F:

Chaque jour un peu perdue

Haut et bas tout confondu

Allons, là-bas, pour marcher

Un peu désorientée

Sans savoir ce que tu fais

Sirotant ton petit jus frais

On ne te reconnaît pas

Nous te voyons pas à pas

Promenade du matin

Avec tes chaussons tout fin

Rien ne te déstabilise

Charmante femme sans valise
Anthony Oberlin
Anthony Oberlin
Serpentard
Serpentard
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Anthony Oberlin, le  Jeu 28 Déc - 1:52

Le 28 décembre, je suis mort.

Je savais le danger. C'était un instinct de caverne, une impression saisissante, passion brûlante et douloureuse. Nécessaire, dirais-je même. Je vivais pour ses nuances de rouge et de noir, pour les vivre chacune séparément et toutes à la fois. Je le ressentais chez moi, je le ressentais chez les autres. Je le ressentais partout mais pas ici, plus maintenant. Il était mort et moi avec.

Je connaîtrai la mort bientôt, à nouveau, ou je pourrais la tromper. Mais par quelle folie pourrais-je bien prétendre vaincre la fatalité ? Puisque l'homme n'est pas maître de ce qu'il quitte, qu'importe qu'il le quitte de bonne heure. J'ai longtemps cru à ces mots, du moins le pensais-je. Aujourd'hui je ne peux me résigner. Pourtant le ciel ne ment pas, il ne l'a jamais fait, il est mon reste d'évidence dans ce fantasme collectif.
D'aucun me traiteront d'illuminé, qu'à cela ne tienne. J'ai la conscience libre et les pieds sur terre. Ces lignes qui se dessinent dans la voûte céleste tracent pour moi les signes avant coureurs du trépas. Je n'en ai parlé à personne, comment le pourrais-je ? Ce danger que je ressentais est la condition de vie de tout être. Si il n'est plus, c'est bien qu'alors la condition qui faisait mon existence s'était évanouie. Pourquoi maintenant ? Et pourquoi suis-je encore ici ?

Je logeais à l'ombre d'un vieil if, sa basse cime couvrait le ciel d'un sombre manteau feuillu comme pour dénier le destin qui s'y présageait. Je l'en remerciais intimement et maudissais, par la même, ma propre lâcheté. Je refusais de voir ça.
Se pourrait-il, après tout, que je n'aie aucune raison de m'en vouloir ni de m'en faire et aucune, non plus, de lever la tête. Je pourrais me relever, passer successivement les vitraux de l'école. Quitter cette nuit de l'âme et baigner à la lumière de l'insouciance, sans jamais ouvrir les yeux au risque d'en perdre la vue.

Vivre parmi eux, fondu dans la vase de leurs considérations puériles et de la bienséance sociale. Les artifices étaient nombreux, je les voyais à l'oeuvre au quotidien. Ce sont des mystificateurs et ce tour de magie qu'ils ont élaboré est le plus sophistiqué qui n'ait jamais été. Chacun, enfin, ne souhaite que recevoir les éloges pour lui seul. Rejoindre l'Ordre et trouver sa place dans la panthéon moderne de nos héros. Rejoindre les Mangemorts et abattre le glaive d'une idéologie infâme sur ce monde. Ils étaient tout ce que je combattais. Ils étaient le bien et le mal, la lumière et l'ombre, les deux faces d'une même pièce. Ce relativisme aberrant me donnait la nausée, il n'était pas naturel. Il fallait intégrer y intégrer une troisième variable et briser les murs de la perspective humaine. Je pourrais le faire, je pourrais même être aidé dans mon entreprise. Qui serait bien assez fou pour me suivre ? Qui le serait assez pour participer à cette danse sous la nouvelle lune ?
La nausée ne me quittait pas, l'humidité m'étouffait. Mes propres pensées aussi.
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Eliott Jenkins, le  Mer 10 Jan - 16:30

Motivation. Motivation. Motivation. Eliott n'était clairement pas inspiré et il avait beau répété ces mots dans sa tête, cela ne changeait pas. Il n'avait pas été investi durant ces cours, il n'avait même pas pris la peine de les écouter. Il n'était pas courageux non plus à l'idée d'aller à l'extérieur de l'enceinte du château. Tout ce qu'il voulait faire, c'était se poser, réfléchir, penser mais surtout ne rien faire de trop exténuant. Après tout, la fatigue prenait très souvent le pas sur la motivation. Néanmoins, le brun ne se trouvait pas épuisé, à son grand étonnement. Il dormait plutôt bien en ce moment - et seul lui sait à quel point c'est rare - et ne faisait pas d'activités qui demandaient trop de force physique ou bien morale. Il avait une vie plutôt tranquille et malgré ça, il ne trouvait aucun but dans quoique ce soit d'autre que se lamenter sur son propre sort.

Cela lui arrivait quelques fois pendant des jours entiers. À chaque fois, il espérait que ça n'allait pas prendre beaucoup de temps car il détestait en temps normal ne rien faire de ses journées - en dehors de ses coups de basses motivations comme ce jour-ci. Il était plutôt actif de base. Néanmoins, là, c'était tout l'inverse. Peu importe ce qu'il se voyait faire, que ce soit aller se balader, réviser ou encore boire un verre - sans oublier les dizaines d'actions auxquelles il a pensé auparavant sans trouver un intérêt à celles-ci -, il n'en avait aucune inspiration.

Il se décida tout de même à se rendre au parc de Poudlard. Ce n'était pas forcément le meilleur lieu de l'académie mais bien le plus apaisant. Cela allait peut-être plaire au brun. Il faut dire qu'il n'avait pas pour habitude d'aller dans cet emplacement. Il trouvait toujours quelque chose d'autre à faire et pourtant, il faut bien avouer que cet endroit lui plaisait. Il adorait se remémorer les souvenirs d'il y a quelques années. Il appréciait se mettre près du lac le soir lorsque la lune était bien présente et que les rayons de celle-ci vinrent se déposer délicatement sur la surface de l'eau.

Il était enfin au parc et remarqua un étudiant posé sur la pelouse. Il ne semblait pas se sentir bien mais ce n'était peut-être qu'une illusion de la part du serpent. Il prit tout de même la peine d'aller voir si tout allait bien, en s'installant à ses côtés. Il n'avait pas l'habitude d'être aussi gentil, il faut croire que ses moments de démotivation n'avaient pas que du mauvais. Peut-être fallait-il prier pour que cela arrive plus régulièrement ?

Est-ce que ça va ?
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Anthony Oberlin, le  Jeu 11 Jan - 2:15

Le bruissement des feuilles d'automne m'extirpait de ma torpeur. Sans que je m'en rende compte, le passage du temps m'avait dévoilé au grand jour et j'avais quitté l'ombre du vieil if. Le soleil de décembre jetait une clarté presque insolente, scandaleuse dans sa souveraine indifférence à la peine des hommes.
Ce temps passait. Avec lui, la pluie et le vent qui délavaient les quelques inscriptions sur les roches du parc, éparpillaient les objets perdus, estompant ma colère. Quelqu'un s'approchait à grand pas. Je ne pris pas la peine de lever la tête, dans la supposition que ce n'était là qu'un élève parmi les quelques centaines qui peuplaient les lieux, vaquant à ses occupations. L'arrêt soudain de son pas à proximité de ma personne ne tardait pas à me prouver le contraire. Avec toute la langueur qu'il m'était possible d'afficher, je me décidais à le confronter. Les rayons lumineux frappaient violemment ma rétine, les contours de la silhouette étaient flous, vision quasi fugitive de la réalité. Elle me dominait de toute sa taille et, le ciel le sait, je détestais ça. Impossible de distinguer quelque signe distinctif de l'identité de cet intrus, au premier abord tout du moins. Quand la pleine capacité de voir me revint, les mots me manquaient alors.

Est-ce que ça va ?

J'aurais voulu rouspéter, proférer sous mes yeux de velours noir quelque malicieuse sentence à son égard. Lui ordonner de me laisser tranquille, que nous n'étions pas semblables et que cet heureux hasard qui m'avait mis sur sa voie n'était, vraiment, qu'un mal auquel il pouvait encore échapper. Quelque chose m'en empêchait. Un étonnement certain se lisait clairement sur mon visage, la raison m'était cependant obscure, du moins je m'efforçais de m'en convaincre. En vérité, j'en connaissais une partie.
Les traits qui s'offraient à ma vue ne m'étaient pas totalement inconnus. Ils étaient même familiers. Ce garçon était lui aussi en septième année, c'était une évidence. Certains écrits sont plus simples à décrypter que d'autres et l'âge en était un. Le vert et le noir dont il était si magnifiquement paré trahissaient son appartenance à notre estimée maison de Serpentard. Pareil à Cúchulainn, illustre figure mythologique irlandaise, sous son oeil se cachait le grain de beauté qui faisait, dit-on, le charme du demi-dieu.

Un silence assourdissant s'était installé. Je me décidais à le conjurer, en reprenant toute ma contenance.

- "Je vais très bien."

C'était sec. Tant que ma gorge s'en resserrait. Qui étais-je, et par quelle noble naissance pouvais-je me permettre de rétorquer ainsi à quelqu'un qui, sans s'y voir obligé, se faisait naturellement du souci pour un parfait inconnu ? Si le même esprit de prudence et de prévoyance permettait à Anthony Oberlin de se détacher, il pouvait l'astreindre à se rapprocher. Il fallait me faire violence, mais j'avais connu pire sévice.

"Merci. Une migraine passagère, ce doit être pour ça que j'ai préféré quitter le vacarme des couloirs. Et toi, quelle est ton excuse pour fuir les autres ?"
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Re: Une petite sieste à l'ombre du parc
Eliott Jenkins, le  Sam 20 Jan - 22:52

Cet étudiant, il le connaissait. Enfin, pas complètement. Il était juste au courant sur le fait qu'il était dans la même maison qu'Eliott, probablement en septième année mais il n'en était pas certain. Il ne lui avait jamais vraiment adressé la parole, il l'avait simplement croisé dans les couloirs. Faut dire que le brun était loin d'être sociable. S'il n'était pas aussi morbide ce jour, il ne lui aurait probablement jamais parlé. Ce n'était pas dans ses habitudes d'aller voir des inconnus et de lui demander comment ils allaient. De base, il s'en fichait complètement, il avait déjà énormément de mal à contrôler sa vie alors il n'allait pas jouer l'ange gardien à gérer celles des autres. Ce n'était clairement pas son passe-temps favori. Il avait autre chose à faire. De bien plus intéressant.

Son interlocuteur daigna à lui répondre après quelques longues secondes. Il lui disait aller très bien. C'est tout ? Uniquement ça ? Il ne fallait pas oublier qu'Eliott avait eu la bonté d'aller lui poser une question alors qu'il aurait très bien pu tracer son chemin et aller s'installer à quelques mètres de lui. Pire encore, il aurait pu passer son temps à l'observer sans vraiment s'y intéresser. Néanmoins, son interlocuteur le remercia ensuite. C'était déjà ça. Il raconta que c'était une migraine passagère et que c'était pour cette raison qu'il s'était enfui des couloirs afin d'éviter les bruyantes voix des élèves de l'école. Il le questionna ensuite sur le pourquoi Eliott fuyait les autres.

Il était clair qu'il n'allait pas raconter la vérité, sinon il allait se faire passer pour un fou. Ce n'était clairement pas commun de sortir de l'école parce qu'on était démotivés. La logique serait d'y rester justement, de s'installer sur son lit et d'essayer de dormir. Ou bien d'aller à la bibliothèque et de lire mais pas de se rendre dans le parc et de demander l'état de quelqu'un.

- Probablement mon envie de solitude. Les gens sont bruyants aussi faut dire, c'est insupportable surtout quand t'as envie d'être tranquille. Cela ne m'arrive pas souvent alors lorsque c'est le cas, je profite. Bref, c'est quoi ton prénom ?

Il fallait bien commencer par quelque chose et pourquoi pas apprendre à plus le connaître ? Même s'il n'allait pas devenir son grand ami du jour au lendemain, il pouvait au moins savoir son prénom et pourquoi pas d'autres informations. Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on rencontrait quelqu'un.
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