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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Château non-coopératif
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Ian Benbow
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Re: Château non-coopératif

Message par : Ian Benbow, Mar 27 Juin 2017 - 17:09


Même pas elle se retourne, cette dkejeiz. Elle me snob, comme si je n'étais qu'un vulgaire elfe de maison. Ça me donne pas vraiment envie de continuer, mais je me force à rester dans le coin, tout façon je peux pas aller bien loin m, parce que j'ai envie que cette tentative aboutisse à quelque chose. Alors je resté planté là, à observer son dos, ses long cheveux et ses courbes. Et j'attends qu'elle daigne enfin tenter le moindre geste, regard ou mot en ma direction. Après quelques secondes, et sans n'avoir ne serait-ce que reconnu ma présence, elle s'élève et va chercher de ses pieds le palier. Moi je reste bête sur mon escalier, en attendant qu'elle revienne. Je sais où ça mène là au-dessus, et ça ne va pas bien loin. Du coup, je sais qu'elle va me revenir. Et qu'elle craquera, en m'adressant la parole. J'essaie juste de ne pas sourire, pour pas me la jouer provocateur. Alors que j'en ai bien envie.

Très vite, j'entends le bruit de ses chaussures s'éclatant contre le sol fait de pierre du palier. Elle est de retour. D'abord, c'est sa tignasse brune qui fait irruption, et puis le reste de son corps. Et c'est là qu'elle se plonge à nouveau dans mon regard. Une drôle de sensation, que je me force à ignorer. Je suis appuyé contre la rampe d'escalier, avec ce sourire, que je n'ai pas pu retenir, forgé sur mes lèvres. C'est pas une bonne idée de me la jouer provocateur, mais je n'arrive pas à le faire disparaître. J'ai l'impression qu'elle va m'exploser à la gueule la petite, et ça sent pas bon pour moi.

- Des excuses? Wow Ian Benbow s'excuserait-il sincèrement? T'as pas été con Ian, tu es un con, t'es que ça. Mais pour le coup, j'ai été la plus conne. A croire...A croire je ne sais quoi.
Mais pourquoi t'es là à me suivre, je comprends pas. Tu veux quoi Ian.


Elle m'enfonce. C'est comme quand un clou est bien rentré, mais si tu t'acharnes dessus pour être sûr que jamais il ne pointera sa tête à nouveau. C'est vraiment l'effet que ça me fait, et j'en perds presque l'envie de me battre. J'ai envie de laisser aller, de m'asseoir en plein milieu et d'attendre que tout se remette à bouger, de pouvoir avancer à nouveau. Sans elle, apparemment. Sauf que, ma détermination ne s'est pas encore envolée. Ce que je veux, je l'obtiens. Et ne pense pas être différente des autres, Philaester. Je t'aurai. Sauf que cette fois, je ne te laisserai pas partir. Oui, mon cerveau s'est enclenché, il s'est décidé. La décision est prise, tu seras mienne. Je vais te montrer ce dont je suis capable. Et si tu veuw crier, je peux m'énerver aussi.

- Oui elles le sont. Et si je suis incapable de te le prouver maintenant, laisses-moi du temps. Je suis réellement désolé pour ce qui est arrivé au bord du lac.. je me suis laissé emporter, j'ai eu.. peur.

Ma voix perd de son calme, elle tremble légèrement à cause de l'énervement. Et de la honte aussi. Je n'ai pas l'habitude de m'ouvrir comme ça, et devoir le faire en plein milieu d'un couloir, alors que peut-être des élèves nous écoutent, c'est plutôt moyen. Lentement, je monte les marches, une par une, rejoignant à mon rythme Azénor. Je suis à ses côtés, tout en gardant bien mes distances. Je sens que sa main peut partir à tout moment, je veux être capable d'esquiver si tel est le cas.

- Qu'est-ce que tu croyais, t'imaginais, hein ? Que je deviendrai un gentil petit garçon, que du jour au lendemain je deviendrai un prince charmant ? Bah non, c'est pas moi ça. Moi je ne passes pas par quatre chemin. Je fais ce que je veux, peu importe que ça te plaise ou non. Si je veux quelque chose, je le prends.

Je m'approche d'elle, l'attrape à l'arrière de la nuque et lui donne un baiser fougueux.

Tu veux de l'amour, du romantisme ou de la classe ? Passe ton chemin Philaester.

WARNING WARNING, bad idea Benbow.
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Re: Château non-coopératif

Message par : Azénor Philaester, Mar 27 Juin 2017 - 18:30



Je reste en haut. J'attends de voir ce que tu vas me lâcher, j'attends de voir tes sornettes. Je me tâte à douter de ta sincérité ou non. Autant de doute que de raison. Je sais pas trop si ce que tu dis est vrai. Tu m'as cracher des semblants d'excuses sans y aller au bout. P'têtre même que tu veux te raviser, parce que ce n'est toi ça non, ce n'est pas dans ta nature de te faire passer après quelqu'un. Certainement pas après moi, d'après ce que j'ai compris. Alors oui, moi je suis naïve, tellement naïve. A voir le bon côté des gens sans qu'ils le voient eux-même. J'suis une Lily Evans tu sais, un amour, une douceur, et une force intérieure monumentale, aussi. Mais quand tu me pousses à bout alors que le verre est déjà à moitié vide que veux-tu. Je me retrouve dépourvue d'eau et je fane comme une rose qui aurait perdue ses épines et son éclat.
- Oui elles le sont. Et si je suis incapable de te le prouver maintenant, laisses-moi du temps. Je suis réellement désolé pour ce qui est arrivé au bord du lac.. je me suis laissé emporter, j'ai eu.. peur.

Tes mots qui résonnent dans ma tête, es-tu vraiment désolé. Je crois que, je crois que oui. J'ai envie de te croire. Pour apaiser ma haine. Pour redevenir comme avant, peut-être. Mais rien ne sera jamais pareil, pas vrai. Pire ou mieux j'attends de voir la suite. T'as eu quoi? Peur? Peur de quoi? J’arbore des yeux ronds à l'idée que toi Ian tu puisses avoir peur. Peur de changer pas vrai, peur de l'inconnu. Peut-être même peur que je te fasse ce que tu m'as fais. Que je t'humilie alors que t'étais déjà plus bas que terre. Tu sais, plus bas que terre.
Et puis tu t'avances vers moi à tâtons. Mais enfin pas trop prêt, et on se retrouve, nos regards à la hauteur de celui de l'autre. Tu es désolé, et perdu, et tu as eu peur, pas vrai. Ah oui. Je comprends. Mais j'aurais pas réagis pareil moi, c'est ça la différence entre moi et moi. Tu es si noir alors que je suis toute blanche. T'es comme un aimant. T'as deux côtés. Un qui m'attire et que je ne peux pas délaisser, un que je hais au plus profond de moi.
- Qu'est-ce que tu croyais, t'imaginais, hein ? Que je deviendrai un gentil petit garçon, que du jour au lendemain je deviendrai un prince charmant ? Bah non, c'est pas moi ça. Moi je ne passes pas par quatre chemin. Je fais ce que je veux, peu importe que ça te plaise ou non. Si je veux quelque chose, je le prends.

Tu lâches tes mots qui me percent en plein cœur. C'est dingue comme tu arrives à rester stoïque face à tout ça. Et puis tu changes totalement de discours. Tu me parlais de sincérité, d'excuses, et de peur. Tu me disais que t'avais fais le con et maintenant tu m'envoies ça dans la gueule, en plein dans le mile. Tu sais là où ça fait bien mal.
Je te regarde d'un air méprisant. Je sais pas ce que tu veux. Mais t'a qu'à le prendre de toute façon je crois que j'en ai finis. J'en ai finis avec toi.
Enfin, ça c'était ce que je pensais avant que tu déposes ta main, pas du tout délicatement dans ma nuque, et que tu offres à mes lèvres l'ardeur des tiennes. Et j'en suis clouée. Si je m'attendais à quelque chose, c'était certainement pas ça. C'était comme une étoile plus brillante que les autres. Tu m'as embrassé et j'en veux encore. Je veux même bien plus. Et puis tu arraches notre étreinte trop tôt. Mais je n'ai même pas bougé. J'allais quand même pas t'offrir ce plaisir. Alors, c'était comment pour toi Benbow, notre premier baiser?
Tu veux de l'amour, du romantisme ou de la classe ? Passe ton chemin Philaester.

ah
prends
toi
ça
dans
la
gueule
oké

C'est marrant parce que je détestais déjà pas mal mais alors là on franchis des limites Ian. T'es qu'une pourriture un chien un enfo*ré un sale pervers et un con de première catégorie mais je suis totalement totalement dépendante. Et plus t'en remets plus mon corps veut t'étriper, te frapper, te tuer, et plus mon cœur t'accueille les bras ouverts. Aussi con que toi ma parole.
La bouche entre ouverte, j'ai du mal à cacher ma réaction. Entre déception, rancœur, colère, tristesse, et presque amour là Ian c'est le pompom.
Je me dirige, balançant ton bras accroché à la rambarde de pierre pour passer de ce côté là, vers le vide. Ah bah oui les escaliers n'ont pas encore reprit leur place initiale donc j'attends au bord de la mort, scrutant le vide qui se trouve être quand même super bas.
Mais d'accord je laisse tomber. Excuses bisons, peur de rien du tout... Mais attends, j'ai juste un truc a régler. Alors je me retourne, je te regarde en essayant de ne pas flancher, puis d'une voix frêle, endommagée, j'ai l'impression de te compter les dernières paroles de ma vie.
- Je crois que t'as oublié " Prends-toi ça dans la gueule Azénor", je me trompe? T'es content? T'as eu ce que tu voulais? Ça t'a pas suffit dans le lac oh non. Tu préfères en rajouter une couche. M'humilier encore un peu plus, pour ton estime à deux balles. Mais tu parles de quelle peur Ian. Quelles excuses. Vas-y crache le, cris le, dis le. Et laisse moi tranquille une bonne fois pour toutes. Je t'ai jamais demandé de revenir. Jamais. Mais t'es là, encore là. T'es là, tout le temps. Je peux pas passer une journée sans voir ta face et me demander pourquoi est-ce-qu'il a fallut que tu entres dan ma vie. Tu me parlais de la première fois où on s'est rencontrés. Et bien je retire ce que j'ai dis. J'aurais voulu ne jamais m'arrêter, ne jamais te voir, ne jamais te croiser.

je
te
hais
pourquoi il a fallut que tu viennes m'embrasser et provoquer en moi autant de désir que de dégoût

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Re: Château non-coopératif

Message par : Ian Benbow, Ven 30 Juin 2017 - 13:33


Je sens que t'as apprécié cet échange, Philaester. Je l'ai senti quand tu as accepté mon baiser, quand tu t'es joins à moi pour rendre ce moment mémorable. Je suis persuadé que tu en veux encore, que t'aimerai que je revienne vers toi, que je t'attrape encore pour en remettre une couche. Mais non. Je veux que tu saches dans quoi t'engager avec moi, tu dois savoir que je ne suis pas un prince charmant, que je ne suis pas le genre d'homme que l'on découvre dans les livres, qu'ils soient moldus ou sorciers, non moi je ne suis pas un gentleman. Je n'ai pas la prétention de dire que je te serai fidèle, c'est impossible de le savoir, surtout quand on parle de moi. Tellement de femmes ont croisés mon chemin, toutes restant gravés dans ma mémoire à jamais, certaines plus que d'autres. Aimer les femmes n'est pas un crime, sauf quand l'une d'entre-elle commence à sortir du lot.

Alors voilà, tu sais ce que t'achètes en te joignant à moi, il n'y a pas de pub mensongère, pas de belles paroles pour te pousser à coucher avec moi. Je ne veux pas te décevoir, et si tu arrives à accepter ces mots, ce sera le cas. On joue carte sur table, tu me prends comme je suis, ou pas. Un mois entier que je me pourris l'existence, pensant à toi, et à notre relation impossible, me disant que pour t'avoir je devrais devenir un autre. Hé ben non, tu me prendras comme ça, ou pas du tout, je me suis tracé un chemin, et je ne veux pas m'en écarter, par contre il est assez large pour t'accueillir, ensemble nous gravirons les échelons, je t'emmènerai plus haut que n'importe qui.

Mes yeux se perdent dans les tiens, et si je sens toujours cette attraction, causée par notre baiser, je sens aussi de la haine. Tu n'as pas apprécié ce que tu viens d'entendre. Il semble que tu aies du mal avec qui je suis, mais je t'apprendrai à faire avec. Je t'apprendrai à m'apprécier tel que je suis.

- Je crois que t'as oublié " Prends-toi ça dans la gueule Azénor", je me trompe? T'es content? T'as eu ce que tu voulais? Ça t'a pas suffit dans le lac oh non. Tu préfères en rajouter une couche. M'humilier encore un peu plus, pour ton estime à deux balles. Mais tu parles de quelle peur Ian. Quelles excuses. Vas-y crache le, cris le, dis le. Et laisse moi tranquille une bonne fois pour toutes. Je t'ai jamais demandé de revenir. Jamais. Mais t'es là, encore là. T'es là, tout le temps. Je peux pas passer une journée sans voir ta face et me demander pourquoi est-ce-qu'il a fallut que tu entres dan ma vie. Tu me parlais de la première fois où on s'est rencontrés. Et bien je retire ce que j'ai dis. J'aurais voulu ne jamais m'arrêter, ne jamais te voir, ne jamais te croiser.

Les mots sont dur, et me touche, même si j'essaie de ne pas me l'avouer. Je me convaincs qu'ils sont lâchés sous le coup de la colère, parce que tu ne t'attendais pas à un tel développement de notre relation, parce que tu ne pensais pas ressentir autant de choses après cet échange, parce que tu penses encore à cet Anthony. Je te ferai passer tout ça, tu oublieras tout.

Je me mords les lèvres, retenant un sourire qui, pourtant, arrive à se glisser un chemin jusqu'à mes lèvres. Je suppose que ça t'énerves, et tu as bien raison. Dans le sens inverse, je perdrai mon calme également. J'inspire une bouffée d'air, puis essaies de reprendre mon argumentaire. Si tu penses que cet échange est terminé, tu te trompes.

- Je ne souhaite pas t'humilier, juste te dire la vérité, te montrer qui je suis et ce qui t'attends. Tu dois savoir que je ne suis probablement pas l'homme dont tu as toujours rêvé, mais je suis certain d'être celui dont tu as besoin. Tu me détestes peut-être en ce moment, mais c'est seulement parce que tu te laisses guider par ta frustration, ta colère. Tu ne t'écoutes pas. Et c'est exactement ce que j'ai fais samedi passée, au lac.

J'essaie de lui parler avec mon coeur, sans arrière pensée, sans réflexion et en oubliant de peser chacun de mes mots. Je me laisse en roue libre, ce qui m'arrive tellement rarement.

- Si tu souhaites me détester, vas-y, mais ça ne durera pas bien longtemps, parce que finalement tu te rendras compte que ça ne te suffit pas.

Je me tais quelques secondes, espérant laisser à Azénor quelques instants pour réfléchir à ce que je viens de lui dire. J'avance de quelques pas, collant mon corps contre le siens, je dépose mes mains sur son visage, les pouces au niveau de sa joue et les auriculaires se perdant dans sa chevelure. Je penche sa tête et dépose un baiser sur son front.

Un bruit attire mon attention, l'escalier commence à vibrer, préparant son départ.

- Je t'ai dit que j'obtiens toujours ce que je veux. Et ce que je veux, c'est toi. Je lui soufflais ces quelques mots avant de me reculer, lui donnant le choix entre prendre cet escalier et fuir ou rester à mes côtés un peu plus longtemps. Peu importe son choix, je ne comptais pas abandonner le combat.
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Re: Château non-coopératif

Message par : Azénor Philaester, Sam 1 Juil 2017 - 15:46



Je ne suis pas une fille en colère. Je ne suis pas rancunière. Je ne regrette pas mes choix, pas mes faits et gestes. J'assume ce que je dis j'assume ce que je fais. Et je ne m'encombre ni du futile ni du mauvais. Je suis altruiste et j'aime mon métier pour ça. Parce qu'encore plus que de la discipline j'instaure des relations de confiance, de l'aide et du confort. C'est comme ça que je fonctionne. C'est ce que je suis. J'ai baignée dans la violence alors je n'en veux plus. J'ai grandis dans la crainte alors je la rejette. Et je n'ai pas vraiment peur sinon hâte de voir la suite et ce qui nous attend tous. Mais je ne comprends pas toujours ce qui me tombe dessus. C'est pourquoi je suis un peu perdue avec toi Ian. Je croyais voir clair dans le trouble alors que tu changes de discours au fil des secondes.
Plus j'attends que tu me répondes plus je me calme, parce que ça ne vaut pas la peine, rien n'en vaut la peine, même pas toi. Toi qui me souris et je t'en veux. Ça me met un peu hors de moi, le temps d'un clignement d’œil, parce que je l'ai déjà dis, je ne suis pas une fille en colère. La colère c'est épuisant. Et j'ai plus le temps de prendre le temps de me fatiguer avec toutes ces histoires. J'attends pas grand chose de spécial, juste un peu d'air nouveau.
Et puis tu rouvres la bouche, ta voix m'envahit, mon être entier. Je repense même à notre baiser. C'est marrant comme première étreinte. Je ne la voyais pas vraiment comme ça, je l'avais imaginé dans un autre contexte. Mais pour ce qui était des effets c'est à peu près ça. Je suis chamboulée. Je crois que je veux d'un homme qui n'ose pas. Qui a peur de tomber pour moi. Et je crois surtout que je viens de réaliser que tout ce que je veux en ce moment Ian c'est toi, rien d'autre. Alors que tu m'humilies, quoi que tu en penses, que tu n'es pas bon, pas pour moi. Tu vois comme je suis perdue, je me contredit, mes sens, mes envies aussi. Y'a je sais plus qui a dit qu'entre Amour et Haine il n'y a qu'un pas. M*rde, il n'avait pas tord. Seras-tu mon grand A Ian.
- Je ne souhaite pas t'humilier, juste te dire la vérité, te montrer qui je suis et ce qui t'attends. Tu dois savoir que je ne suis probablement pas l'homme dont tu as toujours rêvé, mais je suis certain d'être celui dont tu as besoin. Tu me détestes peut-être en ce moment, mais c'est seulement parce que tu te laisses guider par ta frustration, ta colère. Tu ne t'écoutes pas. Et c'est exactement ce que j'ai fais samedi passée, au lac.
- Si tu souhaites me détester, vas-y, mais ça ne durera pas bien longtemps, parce que finalement tu te rendras compte que ça ne te suffit pas.
 

Je dé-teste quand on me dit ce que je dois faire, ce que je dois penser, et surtout ce que je vais devenir, ce que dont je vais avoir besoin. C'est insupportable, ta confiance, ta façon d'être si sur de toi. Je te regarde, presque pantoise, je t'écoute déverser tes mots qui me font doucement rire. T'as pas la science infuse, t'es pas dans ma tête, tu ne réagis pas pareil, t'es juste toi. Et je suis tellement moi, j'ai trouvé ce que j'étais c'est bon. Je vais pas attendre ici, rester là, à t'attendre. "Ce qui t'attends". Manquerais-je de subtilité ou verrais-tu dans mes yeux bien plus clair que j'y vois. A croire que oui.
Je ne dis rien, j'ai rien à dire. Plus rien à faire. Les escaliers vont repartir, je serais peut-être plus libre.
Y'a la passion et la raison. Tu serais ma passion. L'amour de ma vie. Tu serais mon sourire. Tu serais mon éclat. Mais pendant combien de temps. Quand est-ce que le moment où je vais me rendre compte vraiment que tu es le noir et moi le blanc prendra le dessus? Est-ce-que tu penses que tu seras capable de tout donner pour moi. Penses-tu que malgré nos différents ça marchera. Je vois un millions de raisons pour lesquelles ça ne marcherait pas.
Mais je crois que je n'ai besoin que d'une seule. Une seule pour m'abandonner à toi.

Et puis tu t'avances, moi je reste stoïque, je ne sais même pas encore ce que je vais faire, je pourrais courir, sauter dans le vide, m'évanouir, m'abandonner encore, toute seule cette fois.
Tu t'approches et nous voilà liés. Tes mains sur mon visage. Regarde au fond de mes yeux Benbow, regarde plus fort, tu vas pouvoir distinguer une lueur d'espoir. Un baiser sur le front.
Les escaliers repartent.
- Je t'ai dit que j'obtiens toujours ce que je veux. Et ce que je veux, c'est toi.

Un soupir.
Je ferme mes yeux. Juste une seconde.

Je mords la lèvre. C'est à mon tour de m'avancer. Au diable les arrières pensées? Tout doucement, je te rejoins, parce que je voulais pas que tu partes, je ne voulais pas que tu enlèves tes mains. Je veux rester près de toi, pour toujours. Alors un léger sourire qui te pardonnerait tout, les mains presque tremblantes j'arrive contre toi. Je me pose sur la même marche. J'oublie chacun de mes gestes, je ne sais même plus qui je suis, je suis obnubilée par toi, c'est tout. Une main sur ta joue qui vient terminer son périple dans tes cheveux. Et puis je monte sur la pointe des pieds, et je viens t'embrasser de tout mon être.

Un soupir.
Je rouvre mes yeux.
Rien de tout ça ne s'est passé.
T'es toujours à quelques pas de moi. Les escaliers sont arrivés. Je dois choisir. C'est toi ou moi.


Il y a la raison.
Je te regarde comme ça, planté devant moi. Je sais que t'es persuadé que je vais sauter dans tes bras. Et non ça ne sera pas pour cette fois. J'ai imaginé, j'ai pensé, j'ai rêvé la scène. Et ça aurait été parfait, c'est sur. Mais tu es trop prévisible. Laisse moi le temps de savoir si je peux t'accepter, toi et ton passé, toi et tes envies, toi et ton impulsivité. Mais je perds pas espoir, car tu peux prôner toute la fierté que tu veux, c'est toi qui es là. Toi qui m'a suivis, toi qui a même tout commencé. Je suis dans ta tête, pas vrai.
Peut-être que ce soir je regrettais, mais je sais que rien n'est finit. Toi et moi c'est inévitable.
Un pas en arrière, un autre. Je m'éloigne de toi et ça me tue. Mais je ne crois pas vraiment avoir le choix. J'ai appris à écouter la raison en grandissant. Je trouve ça bien dommage, soit dit en passant.
Un dernier regard, on se revoit bientôt pas vrai, j'y compte bien, c'est sur. Mais là je dois encaisser ce que tu m'a sortis. Je dois me retrouver avec moi même. Pourquoi pas même en parler à Lydie. J'en aurais bien parlé avec Anthony, mais ça serait un peu gênant.
- Au revoir Ian.

Je tourne les talons. Je me mords la lèvre.
Ton regard me manque déjà.

Mais Ian si tu savais,
Les cimetières sont remplis de gens indispensables.


fin du rp
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Re: Château non-coopératif

Message par : Sirlan Svarkfor, Sam 29 Juil 2017 - 16:22


RP with Mary

Mes pas résonnent, l'écho rebondit sur le mur, le plafond avant de s'enfuir au bout du couloir. Un seul bruit peut produire toute une longue cacophonie. Tout comme une seule lettre peut produire tout une réflexion.
Posté au centre de l'allée, perdu dans la marée incessante des corps en mouvements, j'attends. Immobile dans l'humanité pressée, j'attends. Je fais tache sur le chemin des autres, coupant leur trajet prédéfini à l'avance. Comment peuvent-ils supporter ça ? Ils sont tels des robots préprogrammés, minutés, froids et calculés. Tout est préparé, tous les jours à la même heure, avancer, exécuter. A l'infini.

Le son tortionnaire de la trotteuse avançant sans cesse
Compte à rebours de la fin
Qui me dit, cruel :
Le temps file
Avec ou sans toi

Le cours ininterrompu du temps
Éternel
Tic
Tac
Tic
Tac
Tic
Tac
Tic
Tac

D'un geste
Rageur
Je fracasse l'objet de ma haine
Sur le sol
Rebondit
Rebondit
Et les éclats de verre
Se dispersent sur le sol
Vestiges du temps
Illusion que c'est fini
...
Tic
Tac
Tic
Tac
Tic
Tac

J'arrache la trotteuse
...
...
Voilà
...
...
...
Le silence
Le temps s'est tu
Maintenant j'attends
Je l'attends
Seul dans le couloir
Perdu
Pantin désarticulé
Affalé par terre
Montre en morceaux
Je l'attends
Elle
Mary
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Re: Château non-coopératif

Message par : Mary Drake, Sam 29 Juil 2017 - 17:08


Sirlan
Musique ♪

Avancer dans ce couloir bondé n'a jamais été simple
Maintenant que je dois le retrouver, c'est encore plus compliqué
Pourtant je sais que je vais y arriver
Suffit de le reconnaître, puis je l'ai déjà croisé
De plus, c'est un être exceptionnel,
Il sera aisé de faire la différence avec toutes ces têtes percées
J'suis dans un monde illusionniste
Toujours aussi gris d'ailleurs
Pourtant j'viens d'un autre endroit
Rien que pour te voir

Toi

T'es de ces âmes qui même avec quelques mots
Bouleversent un peu les plans
T'as pas trop compris le pourquoi du comment ils sont dans ta vie
Et tu fais avec, c'est un peu comme si ça coulait de source
En fait
Donc je vais jusqu'à lui, y'a pas d'endroits précis,
Je sais pas, j'suis un peu emmêlée
Savoir où je vais sans vraiment en être sûre
C'est le goût qu'a l'inconnu
Si spécial, si unique, effrayant mais à la fois un peu passionnant
Beaucoup surtout
J'laisse mes pieds divaguer jusqu'à ce que j'entende ce bruit
Il m'est familier

Tic tac qui se fracasse
Comme si je n'avais jamais
Essayé d'arrêter le temps en tuant quelques horloges
Ce ne sont pas mes folies qui arrêteront Monsieur le monde
~ Malheureusement
Au moins je sais maintenant où il est
Faut juste se souvenir du son
C'est faisable, juste suivre la piste
Pour trouver le bon chemin
Dans mes cordes, dans mes moyens

Alors que je marche, prête à me lancer dans une course
Je repense à ses mots
Folie, serrure
Portes, Clefs
Y'a moyen d'avoir une conversation intéressante
Puis j’aperçois

En premier, le changement : j'veux converser, mais depuis quand je n'avais pas pensé à ça positivement ? Y'a moyen de voir les choses évoluer en fait. Faut jamais dramatiser, penser que tout est perdu. Vraiment pas. Respirer un bon coup, une, deux, trois fois. Si j'continue sur cette route, là-bas, peut-être que ça ira

En deuxième, la personne cherchée : lui, là, assis entre des débris. J'ai peur mais j'avance quand même. C'est lui, c'est certain, il n'y a pas de doutes à avoir, Sirlan est là, juste là, devant moi. Pas accélérés, qui est devant qui à présent ? Heureuse de voir cet être inconnu farfelu connu quand même un peu avec qui j'avais échangé de nombreuses fois. Il a choisi le sol pour m'attendre, alors je m'assieds en face. J'me dis qu'avec lui, ça va être simple. Que les mots peuvent couler comme sur le papier. Parce que c'est ainsi qu'on a commencé. Être en face c'est bien plus compliqué, j'en ai conscience, mais ça me semble quand même facile, maintenant que je suis devant lui. Peut-être que les lettres ont arrangées la peur, j'en ai pas la moindre fichtre idée comme d'habitude. Donc je me laisse aller, j'entre dans l'ambiance directement. Je peux le faire, suffit de se lancer.

-Casser le temps sert à rien
Il se répare à chaque fois
Revient à la charge
Une vraie mauvaise herbe.
Sirlan j'imagine ?

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Re: Château non-coopératif

Message par : Sirlan Svarkfor, Mar 8 Aoû 2017 - 15:32


Je ne suis plus qu'un cadavre
Esseulé
Les bris du temps constellent le parquet
Illusion rassurante
En fait le temps ne part jamais
Je ferme les yeux
J'imagine
Mary qui arrive au milieu de tous ces automates
Mary qui me cherche et tente aussi peut-être
De tuer le temps

Elle sera bientôt là
Celle que je n'ai vue qu'entre quelques feuilles de papier
Ou à travers une serrure
Ça dépend

Les mots ont valsé la dernière fois
C'était bien
Est-ce qu'ils virevolteront encore
Même avec la vue en bonus ?
J'espère
Allez, viens
Danse
Et pourvu qu'on reste inconnus l'un pour l'autre
Jusqu'à la fin de la musique

Je me sens cassé
Plus encore que mon tortionnaire étendu mort à mes côtés
Mon bourreau
Par son intermédiaire
Je me suis aussi brisé

Et puis soudain elle est là
Minuscule silhouette qui s'agrandit au loin
Elle arrive
Et moi je suis mort à ses pieds

Mes yeux la fixent, soudain dilatés
C'est elle
Je le sais et j'entends au loin le cliquetis de la clé
Qui s'introduit dans la serrure
Tic-tac
L'inconnu est percé
Enfin presque
Mais pas vraiment
C'est mieux comme ça
Non ?

Elle accélère
Elle est là
Je la vois
Elle me voit
En morceaux
Mais tant pis
Je crois qu'elle connait ça
C'est écrit dans ses yeux
Une petite tache sombre
Imperceptible

Elle sait
Le temps assassin qu'on veut assassiner
Elle sait
Elle dit

-Casser le temps sert à rien
Il se répare à chaque fois
Revient à la charge
Une vraie mauvaise herbe.
Sirlan j'imagine ?


Le sourire se forme sur mes lèvres sèches et dures
C'est toi

- L'illusion fait comme un baume à rebours
Il finit par nous rattraper
Cruel faucheur
Mais tant pis
C'est bien moi
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Mary Drake
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Re: Château non-coopératif

Message par : Mary Drake, Jeu 10 Aoû 2017 - 23:51


Je comprends toujours pas pourquoi ça, j'aime pas, mais ça du coup

Au milieu du désert
J'avance, assoiffée,
Sans sources d'eau à proximité
J'suis seule, la folie me guette,
chaleur qui tape sur les nerfs
J'ai mal au crâne, tout commence à tanguer
Peur de sombrer, tête la première
Dans le sable
De morde les grains
C'est pas bon, on ne sait pas qui a déjà marché dessus
Suis-je bête, personne
Qui serait assez idiot, pour avancer ici
C'est moi le nabot
L'imbécile qui a eu l'idée saugrenue
De me promener dans cet endroit
Les paysages se ressemblent
Ma gourde est vide
Mes sens tombent, yeux de papiers
J'finis aveuglée par le soleil
Espoir se perd, déchéance naît
Saloperie, j'vais finir par cr*ver
Puis d'un coup, la lumière s'allume
Une nuit froide, terrifiante
J'me décide, j'creuse
Il revient à la charge, pourtant je m'enfonce
Clef en pendentif, j'imagine une porte
Là, dans les tréfonds de la terre
Échappatoire, de plus en plus profond
L'épuisement, le néant
Et Alors, un jour, quand le soleil est toujours là
Une ombre, épaisse, attire l'attention
Lève la tête, signe de rédemption
J'suis loin, beaucoup trop
Pour remonter, pourtant une corde descend
Hey, j'suis aidée
Moue amusée, je m'accroche à ce qui va me sauver
Une fois au-dessus, âme trouvée,
Même clef autour du cou
Rassurée
Un merci qui se perd, la nuit est tombée
Retour à la réalité, Sirlan a parlé

Tu expliques, histoire de baume illusionniste
Un fugace sourire triste
Contraste avec le sec que tu me proposes
On est toujours agrippés, rattrapés comme tu dis
Jamais on arrête de nous faire ch*er
T'as beau courir, être flash
Quelqu'un viendra quoi qu'il arrive
Te tirer une oreille
Pour te ramener vers ce que tu avais quitté
Le monde est fait de c*ns opportunistes
Ils cherchent pas à savoir ce que nous, on veut
Les raisons ? Rien à faire, seules leurs ambitions comptent
Eh ouais, ça fini malheureusement par nous faucher
On tombe à genoux, tête écrasée, pied sur joue
Bons à capituler, rien faire pour se défendre
C'est la vie, diront certains
J'appelle pas ça une façon d'exister
Tu conclus par un tant pis
Puis me dis que tu es toi
Et je suis pas d'accord
Arrêter d'abandonner
C'est un début
Pour aller vers une autre version de l'histoire
Où la fille creuserait sans s'arrêter
Sans jamais trouver une porte
Ou bien même quelqu'un pour la délivrer

-Tu sais, Sirlan
Si nous nous contentions des tant pis
Ne crois-tu pas qu'un nombre incalculables de portes
Seraient toujours closes ?
Lorsque la clef n'est pas faite pour une serrure
Faut en essayer d'autres, ou bien prendre une hache
Tout dégommer, donner les derniers souffles
Jusqu'à y arriver

Deux âmes vagabondes
Assises dans un couloir esseulé
Abandonnés, quelques personnes passent
Jamais totalement seuls
Réfléchir, aller de plus en plus loin
Ne pas se contenter des possibles
Voir ce qui ne l'est pas
Imaginer, de plus en plus haut
Pousser la conversation
Ou pas
-J'aimerai savoir, pourquoi m'avoir envoyé une lettre
Au départ ?
Souhaitais-tu vraiment que je te guide
Avec comme seul critère mon statut de préfète ?
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Re: Château non-coopératif

Message par : Sirlan Svarkfor, Mer 30 Aoû 2017 - 22:15


Music

Elle semble déçue
Je m'y attendais un peu
Se contenter d'un baume temporaire
C'est pas ce que j’espérais faire du temps
Elle non plus, j'imagine
Bon

Petit sourire qu'elle laisse s'envoler
Sourire avec comme un nuage dedans
Elle a avalé de la pluie

J'entends son sourire
Et son petit nuage de pluie
Pourquoi te contenter d'un compromis ?
Souffre
Ou ne souffre pas
Mais là tu laisses le temps te faire prisonnier
Tu brises le temps
Mais que pour un certain temps
Paradoxe idiot

Et c'est vrai
Et ils ont raison
Pourquoi capituler ?
Parce que
Parce que le temps nous a brisé
Et qu'on a le droit de le briser aussi
Stupide vengeance, je sais
Justice bête
Mais tant pis
-Tu sais, Sirlan
Si nous nous contentions des tant pis
Ne crois-tu pas qu'un nombre incalculables de portes
Seraient toujours closes ?
Lorsque la clef n'est pas faite pour une serrure
Faut en essayer d'autres, ou bien prendre une hache
Tout dégommer, donner les derniers souffles
Jusqu'à y arriver


Je ris doucement
Oui
Oui, c'est vrai
- Oui, c'est vrai, mais...
Mais moi, j'suis pas un courageux
Moi, j'suis d'ceux qui ont perdu à loterie de la vie
Mais... Mais ouais, en fait, t'as raison
Si j'ai pas la clef, faut que je les enfonce, ces portes !
Oui...

Mes yeux deviennent loupiotes
Ma bouche devient sourire
- Ouais mais ça fait mal, d'enfoncer les portes
Après j'ai sur tout le corps des taches de la couleur du ciel
Sur tout le coeur
Ca fait mal mais tant pis
Faut que j'essaie...
Seulement si j'avais les clefs...
Mais c'est pas grave
J'essaierais, j'te promets


J'espère qu'elle comprend
Et puis sinon...
Non, pas tant pis
Sinon je répéterai et je recommencerai
J'enfoncerais la porte
Encore et encore

-J'aimerai savoir, pourquoi m'avoir envoyé une lettre
Au départ ?
Souhaitais-tu vraiment que je te guide
Avec comme seul critère mon statut de préfète ?


L'interrogation se fait dans ses yeux
Le sourire se fait sur mon visage
C'est drôle
Même moi, j'sais pas
Je me sens un peu bête
Elle a raison de se poser cette question
Elle en a parfaitement le droit
- Ben... J'sais pas.
Parfois la vie nous pousse à faire des choses improbables
Et là, c'tait bizarre, j'me suis levé un matin et j'ai eu cette idée
Et ça m'a démangé
Alors pour une fois j'me suis écouté
Juste pour voir c'que ça faisait

Petit haussement d'épaules dédaigneux
J'en sais rien, moi
On a parfaitement le droit d'envoyer une lettre à une inconnue sur un coup de tête, non ?

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Re: Château non-coopératif

Message par : Mary Drake, Jeu 31 Aoû 2017 - 18:16


par ici

Les talons martèlent à l'intérieur
Avancent, suivent la route, que font-ils donc
Je comprends pas
Et ils continuent
Marchent Marchent Marchent
Sans jamais s'arrêter
D'un pas calculé, au même rythme
Que celui de derrière
De devant
d'à côté
J'ai des explications
C'est lui
Sirlan
et ces choses qu'il dégage
ce qu'il pense d'avant
d'après
d'un peu partout
Ses réponses
d'un peu plus tôt
elles trottent
me rattrapent
comme si je les avais oubliées
Une fois que c'est capté
Je les rattrape
Face à face
jusqu'au choc
Clac
Brutal
Pas de courage
Rien que notre rencontre
Prouve qu'il se leurre
Après, ma notion du courage est altérée
J'ai du prendre sur moi pour arriver
Discuter lui est facile
Dans un autre univers ou celui-ci
Peu m'importe
Un jour j'arrêterai de justifier
~ à moi-même qui plus est
la moindre de mes idées
C'est beau de croire en des choses inutiles
Des fois ce sont ces petites bribes qui permettent de tenir
Eh oui il faut casser toutes ces portes
Les clefs sont parfois trop délicates
Mêmes elles se cassent
Puis refermer en sortant
c'est prendre le risque
de perdre ce qui nous permet d'ouvrir
Je sais que nous sommes des sorciers
Q'un sortilège suffit
Qu'en est-il quand c'est notre baguette
Qui se retrouve égarée
Autant avoir la solution finale
Tout défoncer à coups de poings
Démesurés

De nouveau sur la ligne droite
Je me permets de recommencer à suivre le fil
Maintenant que j'ai toutes les cartes en main
N'oublions pas
Que le désert est là
Quelque part
Il faut faire attention
Nous pouvons vite nous retrouver assoiffés
Ce serait assez fâcheux
Autant s'en rendre compte
Toujours garder la goutte d'eau en réserve
Ne l'utiliser qu'en cas de nécessité
Voie de la sagesse
De l'égoïsme aussi, dépend de la situation
Quelle importance ?
Ne pas perdre pied, garder les idées claires

Il a ce sourire, Sirlan, qui me donne parfois l'impression d'être idiote, de ne pas comprendre le sens de ce qu'il dit, tandis que je garde cet air d'incompréhension sur le visage. Pourtant, ça n'a rien d'insolent, mais ça reste étrange. Différent de cette personne rencontrée par les mots. Et j'ai ma réponse. Il a écouté ce qu'on lui demandait de faire, j'sais pas si c'est une bonne idée. Quand j'ai commencé à m'écouter je n'étais plus vraiment moi-même, maintenant je n'ose plus, enfin, s'écouter, tout dépend de quelle façon. Si c'est assouvir la moindre envie qui prend des apparences de besoin, je suis contre, mais des choses si subtiles, comme envoyer une lettre, pourquoi pas, en effet. Ma question commence à avoir des allures de ridicule, étant donné ce qu'il me dit en retour, néanmoins, je reste perturbée. Inconnue, après tout, je suis préfète de sa maison, je ne l'étais pas tant que ça, puis la vraie inconnu ne réside pas dans son semblant de connu, il faut laisser le hibou choisir dans ces cas-là, comme je l'avais fait... C'est une réelle impulsion

Maintenant, que dire, par quoi pourrais-je poursuivre ? Je me lève
Je lui tends la main
Pour qu'il me suive
- Viens, on va courir dans les couloirs, enfin, si ça te dis évidemment
de quoi défouler
sortir des armoires
Des cases dans lesquels nous sommes enfermés
- Je sais toujours pas ce que tu attendais de moi
donc j'y vais à l'impulsivité

Au final, pourquoi pas
écouter les petites voix
tant qu'elles nous demandent pas de tuer
J'vois pas de raisons pour l'éviter
On est deux
Deux gosses égarés
Qui font n'importe quoi
J'ai toujours aimé ça
Avec Elle
et j'en ai marre
De perdre les pépites
les bons côtés
Alors m*rde
Autant les retrouver

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Sirlan Svarkfor
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Re: Château non-coopératif

Message par : Sirlan Svarkfor, Ven 1 Sep 2017 - 15:29


Les pensées claquent et virevoltent
Tempête
Ouragan
Tourbillon
Je tourne, tourne, tombe et saute
Je suis perdu
Attends j'comprends pas
Il se passe quoi, là ?
Grand ménage de printemps
Bousculement
Nouvelles idées
J'suis perdu
C'est qui qui contrôle ?
Elle
Elle a compris
Elle a compris que j'avais pas de courage pour un sou
Du coup elle a défoncé la porte
Waouh
Ça a tout rasé dans ma tête
Tout est nouveau
Blanc
Défonce
Défonce
Les
Portes
Sirlan
Arrête tes "tant pis"
Vas
Y
Go
Explosion
BOUM
CRAC
Changement général
OK
Vas
Y
C'est
Parti
Je
Crois
Que
J'ai
Compris
Wow

Ca se calme
C'est rapide
Mais je me suis habitué

Et PAM
Explosion
Onde de choc
Je me heurte
A la porte
Mais je la brise
C'est juste du mauvais bois
Et puis
Silence
Et PAM
Nouvelle porte
Eclats d'arbre mort
Et c'est reparti

OK, j'ai bien fait de choisir ce hasard dans ma tête, ce jour-là. Quand j'ai entendu cette voix hurler dans ma tête "Écris, écris !" et que je l'ai écouté. Si j'avais su que...p****n.

Et puis ça y est elle me tend la main
Elle m'embarque à nouveau
Sensations
Nouvelles ondes
Enivrantes
Folie
C'est beau
- Viens, on va courir dans les couloirs, enfin, si ça te dis évidemment
Comment ça, ça me dit ?
T'es malade ou quoi
Viens on va défoncer des portes encore une fois
On va les brûler
Parce que là j'ai qu'une envie
C'est de recommencer
- Je sais toujours pas ce que tu attendais de moi
donc j'y vais à l'impulsivité

Ce que j'attends de toi
Pff
Rien du tout
Mais là j'en ai eu dix fois plus
Et ça me plaît
Ouais
Ça me plaît
Et je te suis parce que j'ai envie de savoir
Où tu vas m'emmener encore
Viens, on fait le tour du monde
Viens, on saute jusqu'aux étoiles
Viens, on va poursuivre nos rêves
Viens
Je te suis

Je cours
Et je hurle pas
Même si j'aimerais bien
C'est beau le silence
Surtout quand il crie avec toi
Surtout quand il court dans les couloirs
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Re: Château non-coopératif

Message par : Mary Drake, Jeu 7 Sep 2017 - 19:50


Deux têtes silencieuses
Une atmosphère chaotique
Entourée d'une fumée idyllique

J'porte de la haine
Envers les choses malsaines
Peut-être que je suis envieuse

Des pas qui se suivent dans le néant, allant de plus en plus vite, jusqu'à l'épuisement, sans pour autant s'arrêter. Suivre les couloirs, dans ce silence quasi total, dans ce monde quasi cruel, dans ces pensées quasi personnelles. J'suis un peu paumée parce que je le connais pas et que pourtant on crie, on gueule, toussa toussa, mais en silence tu vois, parce que nous on sait parler avec les yeux !

Deux trois accords
Qui s'envolent dans le décor :
On se retrouve dans l'étendue vaste
~ effrayante
du désert de tout à l'heure
Les grains de sables sont sous mes pieds c'est merveilleux
Dans un silence assourdissant j'enlève mes chaussures
Le nombre de pairs perdues ne se comptent plus
Elles sont beaucoup trop nombreuses
J'crois que plus tard, je passerai ma vie à pieds nus
C'est mieux,
Bon par contre faudra les laver

Des pas qui se stoppent dans un un vacarme sourd, allant de plus en plus lentement, jusqu'à la récupération, sans pour autant reprendre le rythme. Suivre les couloirs, dans cet atmosphère quasi bruyante, dans cette école quasi folle, dans ces gestes quasi impersonnels. J'ai retrouvé le chemin parce que je connais enfin, la source de nos lèvres closes, enfin je crois, toussa toussa, mes yeux sont clos, heureusement que je peux parler avec autre chose

- ça fait du bien de se défouler comme ça

Je retrouve ensuite le sol, parce que je l'aime
Ouais c'est comme ça, chacun ses délires
Puis je m'imagine un ciel étoilé
Sauf que ce ne sont que des points blancs dans une immensité noire
C'est nul

- Oh Sirlan, tu vois le ciel étoilé en couleurs toi ?

J'ai envie de savoir, de comprendre, de m'imaginer, vu que une fois les yeux clos c'est possible

- tu me le décris s'il te plaît ?

Finalement c'est moi qui ai besoin de toi
Comme quoi

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