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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Ollivander's
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Le comptoir
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Léo Solem
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Re: Le comptoir

Message par : Léo Solem, Mar 12 Juin - 18:03


Flash-back-
Jour : 13 août
Lieu : rue du Chemin de Traverse - Londres - Boutique Ollivander's
Météo : nuageux
Entourage : les vendeurs, M.Solem, ses jumeau Grace et Léo ainsi que toute autre personne souhaitant s'acheter une baguette.


Il y avait beaucoup trop de monde dans la boutique. Je me sentis compressé, et le temps commençait à passer très, non trop lentement. Des questions en tout genre. Des baguettes furent essayées et quand, enfin mon tour arriva, je vis la baguette qui m'était proposé.
Il était écrit en fine lettre argenté sur la boite:
Cornouillers Ongle de Troll- Élasticité : assez rigide 18,24 cm- 10 Mornilles.

- Charmant susurra ironiquement ma sœur.
Je lui marchais sur le pied. La baguette n'était certes pas charmante, mais je ne pouvais pas refuser de l'essayer. Une peur me prit soudain :
et si je devais trimbaler ce morceau de bois répugnants avec moi durant toutes ma scolarité ? Toutes ?. Je regardai attentivement la baguette avant de reporter mon regard sur le vendeur.
J'attendais qu'il me dise :

"Poisson d'avril ! Il y avait une caméra-là, là et là !"
Ce qui aurait étés bête un premier septembre, je vous l'accorde. Quoi qu'il en soit, il ne pipa pas mot. Apparemment, ce n'était pas une blague. Je pris délicatement la baguette du bout des doigts comme une chose répugnante ayant trempé dans de l'urine de Dragon avant de la prendre pleinement en main. J'hésitai à nouveau. Je ne voulais pas saccager la boutique ou même le chemin de Traverse. J'agitais la baguette doucement, toujours méfiant. Une douce chaleur parcourut mon corps avant qu'une fine lumière apparaisse au bout de mon bout de bois. Cette sensation non pas désagréable mais supportable, qui provoquait des chatouillis dans le bas-ventre, me remplit de bonheur. J'avais l'impression de ne faire plus qu'un avec "l'ongle de Troll". Mon père sourit à la vue de ma réussite et s'avança vers le comptoir. Il déposa une petite bourse. Il en déversa le contenu et paya 10 Mornilles la baguette anglaise de notre Irlandais avant de prendre les boîtes et de sortir de la boutique, accompagnée par ses deux enfants
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Daisy Jenkins
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Re: Le comptoir

Message par : Daisy Jenkins, Mer 13 Juin - 19:55


Daisy était honteuse du résultat de son test. Sa baguette était inerte, comme morte. Elle n’a jamais été douée pour se sociabiliser. Souvent, les enfants moldus lui disaient qu’elle était bizarre et lui donnait toutes sortes de noms d’aliens possibles. Avec les quelques enfants sorciers qu’elle connaissait, cela n’était pas très différent. On lui disait qu’elle allait réussir à flamber son lit rien qu’en se couchant dessus par sa maladresse habituelle. Le courant passait difficilement en général entre Daisy et les autres. Et aujourd’hui, la sorcière craignait non seulement de ne pas être une véritable sorcière comme elle l’espérait, mais aussi que sa maladresse sociale ne concerne aussi les baguettes. Peut-être que les baguettes sont similaires des humains et que par conséquent, eh bien…, bah… Elle ne voulait même pas y penser. Elle se voyait déjà rendre malheureuse sa future baguette parce que cette dernière ne l'apprécierait pas. D’ailleurs, est-ce qu’une baguette pouvait être heureuse ? Secouant la tête, la petite brune se dit que les questions philosophiques seraient pour plus tard et qu’il faudrait déjà qu’elle en ait une avant de se questionner quant à leurs aspects psychologiques.

- "Ne t'inquiètes pas, ça arrive. Cette baguette n'est simplement pas pour toi, je dois simplement t'en trouver une autre. C'est souvent le cas avec le Frêne. Tout ou rien..."
Le vendeur qui se tenait devant elle la rassura. Ainsi la réaction - enfin, disons le manque de réaction de la baguette- était dû au bois qui l’a composait. Du frêne. Daisy ne connaissait absolument rien aux propriétés magiques des composants magiques des baguettes. Le frêne semblait être assez radical quant à son choix de sorcier. Mais peut-être que le vendeur lui disait ça seulement pour la rassurer, peut-être avait-il lui-même senti qu’elle n’était pas une vraie sorcière. Peut-être avait-il peur de lui en vendre une autre. La crainte lui donnait de drôles de pensées qui lui creusaient une boule au ventre aussi lourde que du plomb. Mais le marchand de baguette en avait ramené une autre par les airs. Elle avait environ la même taille que la précédente bien que légèrement plus foncée. Mais cette fois-ci, quelque chose se passa.
Daisy, le regard bas, la prit en main et elle leva aussitôt la tête, complètement ahurie. Elle ignorait si cela se voyait ou non, mais une chaleur venait de lui parcourir le bras. Elle ne pourrait pas le décrire, c’était si... spécial. Au même moment, un garçon aux cheveux bruns demanda quel geste il devait faire et Daisy se rappela qu’il fallait en faire un. Elle se tourna légèrement, toujours par précaution, et fit un mouvement du poignet. Court mais vif. Des petites étincelles venaient de se montrer au bout de la baguette. C’était elle. C’était la bonne. Elle se retourna vivement vers ses parents un large sourire aux lèvres avant de revenir brusquement vers le comptoir. A l’intérieur de la boîte jaunâtre étaient inscrits les composants de celle qui allait la suivre sans doute toute sa vie. Bois de pin et plume de chouette. Plume de chouette ? Les chouettes livraient des plumes comme les phénix ? Elle releva la tête, ne sachant si elle devait reposer la baguette ou non.
- Je crois que c’est elle, monsieur. Mais .., elle marqua un temps, se demandant si elle pouvait poser sa question ou non, mais sa curiosité prit le dessus. Une plume de chouette ? Elles ont aussi des propriétés magiques ? Est-ce que vous pouvez me dire … euh.. lesquelles elles sont ? Qu’est-ce que ça peut signifier ?
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Anthony Sastier
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Re: Le comptoir

Message par : Anthony Sastier, Ven 15 Juin - 1:19


La fille un peu plus âgée lui fait un petit geste de la main avant d’agiter sa baguette. L’autre fille, celle qui avait sa deuxième baguette, faisait un geste similaire, donc Tony décida de justement tenter de les imiter.
Il laissa la pointe de sa baguette faire un petit demi cercle et le résultat ne laissa aucune doute que cette baguette l’avait choisi:
Des étincelles argents et d’or sortirent de la baguette et dansèrent joyeusement dans les airs avant de s’enteidre après quelque moments. 
Pour un instant, Tony voulait faire plus, peut-être faire un geste plus rapide, plus d’une manière brusque, mais il ne voulait pas prendre le risque de détruire quelque chose.
Donc il s’approcha du comptoir, où la fille aux cheveux brunes était en train d’acheter sa baguette:



- „Je crois que c’est elle, monsieur. Mais …“ Une petite pause „Une plume de chouette ? Elles ont aussi des propriétés magiques ? Est-ce que vous pouvez me dire … euh.. lesquelles elles sont ? Qu’est-ce que ça peut signifier ?“

Elle avait une plume de chouette dans sa baguette ? Ça ne sembla pas très magique à Tony non plus. Bien sûr, il ne savait même pas ce qu’un Niffleur était. Peut-être que c'était une espèce de limace ou quelque chose semblable et ennuyeuse…

Mais il remarqua que la fille avait l'air de savoir un peu plus sur le monde magique que lui… Avait-elle grandit avec des sorciers ? Peut-être qu’il pourrait lui demander d’échanger quelques lettres avant la rentrée ?
Il jeta un regard sur ses courses pour voir s’il y avaient des livres qui étaient sur sa liste. Si elle était en première année, elle aussi, peut-être qu’ils pourraient même devenir amis…?
Mais avant ça il fallait bien obtenir sa baguette.

-„J’aimerais bien l’acheter, s’il vous plaît“ dit-il au vendeur.
Il sortit les Gallions d’or de sa poche, tout en espérant qu’ils suffiraient pour payer la baguette.
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Eden Maxwell
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Re: Le comptoir

Message par : Eden Maxwell, Ven 15 Juin - 15:41



J'ignorais s'il s'agissait d'un rêve ou bien de la réalité. Je marchais le long de la rue constituée de pavés que l'on appelait  « Chemin de Traverse » et dont je ne connaissais pas la signification exacte. Il y a encore quelques semaines à peine, je n'avais aucune idée de l'existence du monde des sorciers. Tout ceci était nouveau, tout ceci était merveilleux. Ce monde n'avait rien à voir avec ce dont j'avais pu lire dans les livres pour enfants que l'on nous donnait à l'école. Pour moi, les sorcières avaient des nez crochus et des verrues sur le visage. Pourtant je croisais des femmes et des hommes à l'air tout à fait normal. Seules leurs tenues étaient légèrement plus excentriques pour la plupart. J'étais un garçon normal en apparence, pourtant je cachais ce don en moi, cette magie dont j'étais le seul de ma famille à posséder.

Je croisais de nombreux enfants venus aussi faire leurs achats avant la rentrée. Certains me souriaient, comprenant que j'allais également entrer en première année. Je ne savais même pas à quoi ressemblait cette école. Mais il paraît que son histoire était dans un livre, je m'empresserai de l'acheter. La rue était animée, le brouhaha était étrangement agréable. Tous semblaient zen, heureux d'être ici. Cette bonne humeur était étrangement contagieuse.

J'avais suivi la liste dans l'ordre, afin de ne rien oublier, j'étais déjà assez perdu. Ça parlait de balais, de baguette magique, de chaudron, toutes ces choses dont je ne savais absolument pas me servir. Je me rassurait en me disant que si j'avais été automatiquement inscrit dans cette école, c'est que j'étais capable d'apprendre et de réussir. J'accélérais le pas, il était temps de m'acheter une baguette magique. J'étais en compagnie de ma petite sœur, Lexie et de mes grands-parents qui avaient voulu venir à deux afin de découvrir ce monde en même temps que moi. Ils étaient fiers de pouvoir contempler les vitrines des boutiques qui n'avaient rien à voir avec leurs magasins à eux. Quant à ma petite sœur, elle posait beaucoup de question, à bientôt neuf ans, elle n'avait jamais effectué des actions étranges. Mes grands-parents étaient persuadés qu'elle n'était pas comme moi.
«C'est ici pour la baguette magique ! »
Je poussai la porte de la boutique, provoquant un léger son agréable à mes oreilles. Un long tapis couleur beige l'accompagnait jusqu'au comptoir. L'endroit est agréable, chaleureux, loin de ce que j'aurais pu m'imaginer. « Bonjour »,dis-je au vendeur derrière le comptoir. J’aperçois des feuilles, ce qui ressemblait à des morceaux de parchemins, posés sur le comptoir. Constatant qu'il s'agit d'un formulaire, je m'en empare et commence à le remplir, tandis qu'un mètre-ruban ensorcelé prenait les mesures à ma place.



Citation :
Prénom & Nom : Eden Maxwell
Caractère : Malin, froid, distant, intelligent, fidèle
Longueur de vos bras : 50 cm
Taille : 178 cm


Tout me semblait bien au niveau du formulaire que je posa de nouveau sur la table. Il ne me restait plus qu'à patienter. J'en profiter donc pour admirer cette magnifique boutique dans laquelle je pouvais apercevoir des nombreuses étagères sur lesquelles étaient posées les boîtes contenant chacune une baguette. Je me demandais laquelle serait pour moi...
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James Solway
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Re: Le comptoir

Message par : James Solway, Ven 15 Juin - 23:58


« Arrête maman, tu me fais honte. »

Ils avançaient au milieu de la foule compacte du Chemin de Traverse aussi rapidement que leur permettaient leurs quantités de sacs et de livres. Quand bien même James, alors seulement âgé de 11 ans, était accompagné de sa sœur et de sa mère, c’était dernière qui semblait la plus émerveillée par ce qu’elle découvrait.

« Oui mon chéri », répondit-elle machinalement, ses yeux moldus rivés sur une boutique de balais.

« Bon, qu’est-ce qui te reste ? », demanda Jane.

Sa sœur aînée s’empara de la liste de fournitures et raya les derniers achats qu’ils venaient d’effectuer chez Fleury et Bott. Elle compta rapidement ce qu’il leur restait à rassembler, puis un large sourire fendit son visage. C’était rarement bon signe.

« Quoi ? »

« Il te faut ta baguette. »

« QUOI ?! »

Sa mère rappliqua aussitôt en entendant son fils crier. Elle ne se calma que lorsqu’elle réalisa qu’il avait s’agit d’une effusion d’enthousiasme à peine contrôlé.

« JE VAIS AVOIR UNE BAGUETTE ? »

« On va aller chez Ollivander’s », décréta sa sorcière de sœur. « T’as de la chance, il paraît qu'elles font partie dles meilleurs du monde. »

« C’est là que t’as été ? »

« La mienne vient de chez Beauveais, à la maison. En Nouvelle-Orléans, je veux dire. »

« Tu veux dire que la mienne sera plus forte que la tienne ? »

« La ferme. Tiens, on y est. »

Après avoir saisi sa mère par le bras, qui s’était lancée à la suite d’un groupe de gobelins en direction de Gringotts, le trio s’arrêta devant une petite bicoque seulement flanquée de l’enseigne "Ollivander’s, fabriquant de baguettes depuis 382 avant J-C". En dépit de la taille relativement réduite du magasin, de nombreuses personnes, essentiellement des étudiants, étaient déjà à l’intérieur. Il n’y aurait jamais assez de place pour eux trois.

« Je vais y aller tout seul », annonça le jeune sorcier. « Surveille maman, elle s’éloigne avec le demi-géant. »

Comme sa sœur s’élançait à la rescousse de leur mère, fascinée par l’immense créature, James inspira profondément et entra dans l’échoppe. Deux ou trois adultes, probablement des vendeurs, s’affairaient à servir une poignée d’enfants d’à peu près son âge. Plusieurs agitaient de morceaux de bois, d’autres discutaient en attendant il ne savait quoi, et un autre était aux prises avec une espèce de mètre-ruban autonome.

« Euh… Bonjour ? »

Il avait beau connaître le monde sorcier depuis un moment, il n’était pas encore habitué à se comporter comme tel devant ses semblables. En attendant que quelqu’un s’occupe de lui, James avisa quelques feuilles qui achevaient de voleter sur le sol, signe probable qu’un petit cataclysme venait d’avoir lieu dans la boutique. L’apprenti sorcier déglutit péniblement sa salive avant d’en saisir une. Les questions avaient l’air simple, et il devinait qu’il faudrait de toute façon y répondre avant de pouvoir commander.

Dès qu’il s’empara de la plume posée sur le comptoir, le mètre-ruban volant de tout à l’heure fusa dans sa direction et tourna un instant autour de lui. James s’en dégagea, mais l’objet se cola à son dos, mesura la longueur de son bras, puis lui rapporta les mesures avant de fondre sur un autre client. James secoua la tête avant de remplir les derniers champs libres de son parchemin.

Citation :
Prénom & Nom : James Solway
Caractère : Curieux, créatif, rationnel, solitaire, froid, négligeant
Longueur de vos bras : 42 cm
Taille : 169 cm
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Harmony Lin
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Re: Le comptoir

Message par : Harmony Lin, Dim 17 Juin - 22:12


Avec Aysha Brayd

Musique

Pendant des vacances pendant lesquelles j'ai le droit de sortir de Poudlard, je dis un jour à ma grand-mère que je vais sortir faire des courses et me dirige vers le Chemin de Traverse. Je dois m'acheter de nouvelles affaires suite à ma nouvelle condition, autant des habits que des livres pouvant me livrer quelques informations. Je veux aussi passer chez Ollivander's pour leur demander s'il peuvent régler mon soucis de perte de magie. Après tout, c'est grâce à ce qu'ils créent que j'arrive en partie à produire quelque chose alors peut être qu'ils pourront m'aider ? Il vaut mieux tenter le coup plutôt que de rester à pleurer sur un coin du chemin de traverse comme j'ai fais il y a quelques jours...

Je soupire profondément et entre dans la boutique, n'ayant pas du tout la même vision que la dernière fois que j'y suis entrée. Forcément, quand tu as 11 ans et que tu découvres la magie, tout semble surréaliste. Là, j'ai peur de l'avoir perdu et ça se voit sur mon visage. Enfin, ça se voit que je ne suis pas bien en tout cas. Pas la même impression de faite sur les vendeurs du tout je suppose.

- Bonjour ?

Le regard dans le vide, j'attend que quelqu'un s'occupe de moi. Mes pensées rejouent ce moment où j'ai essayé de soigner cette personne sans succès. La peur qui m'a envahie quand je me suis rendue compte que la magie était détraquée depuis cette fameuse pleine lune qui ne m'a apportée que malheur et malédiction éternelle. Nouveau soupir, léger cette fois-ci. Je touche la baguette dans ma poche, celle qui était parfaite pour mes sorts favoris du fait de la larme de phénix en son sein.

Trouvera-t-on une solution pour m'aider ?
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Isolde Hawkes
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Re: Le comptoir

Message par : Isolde Hawkes, Mar 19 Juin - 15:12


Pour Izsa.

Une jeune femme accueillit la petite Gryffondor derrière le comptoir. Elle devait avoir une bonne vingtaine d'années mais son visage avait conservé quelques-uns de ses traits enfantins, ce qui donnait à la vendeuse un air sympathique, presque innocent. Isolde aimait bien ses cheveux coupés court et se promit qu'elle ferait bientôt de même car son épaisse tignasse ne servait à rien d'autre qu'à la gêner au quotidien. On risquerait de la prendre pour un garçon mais elle s'en fichait royalement. Au contraire, cela éloignerait les élèves mal élevés qui voulaient s'en prendre à une faible petite fille.

La vendeuse hocha sobrement la tête lorsque la deuxième année lui expliqua en cinq mots la raison de sa venue. Elle attrapa délicatement la baguette rompue pour l'examiner de plus près. Isolde avait les yeux rivés sur la marque nette de cassure.
— Bois de saule, gorgone et… vingt-cinq, vingt-six centimètres ?
— Ouais, confirma la propriétaire de l'artefact brisé, bien qu'elle n'eût absolument aucune idée de la composition et de la taille de ce dernier car elle ne s'y était jamais intéressée.
— Aviez-vous des problèmes à utiliser votre baguette, avant qu'elle ne se brise ? Ou bien elle effectuait tous les sorts que vous vouliez sans aucune résistance ?

L'esprit d'Isolde fut envahi d'images de la réunion d'information sur les aurors qui s'était déroulée quelques semaines auparavant. Chacun de ses sorts avait échoué. Pire que cela : à de nombreuses reprises, les sortilèges avaient même pu se retourner contre elle, notamment lorsque sa baguette lui avait échappé des mains. Elle passa ensuite rapidement en revue ses deux premières années à Poudlard et reconnut que son taux de réussite ne devait pas dépasser les dix pour cent.
— Nan, elle marchait très mal, admit-elle sans éprouver la moindre honte. Soit elle faisait rien, soit elle sautait, soit le sort était fait de travers.

La deuxième année n'eût aucun mal à reconnaître à quel point ses pouvoirs étaient médiocres, mais elle se demanda quand même si elle était entièrement en cause ou si sa mésentente avec sa baguette pouvait y être pour quelque chose. Elle interrogea donc indirectement à ce sujet la femme aux mains gantées :
— Pourquoi on dit que la baguette choisit son sorcier mais qu'on m'a donné un vieux bout de bois qui m'aimait pas du tout ?
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David Strix
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Re: Le comptoir

Message par : David Strix, Jeu 21 Juin - 9:05


À la présentation de sa baguette, David s'inclina légèrement et avança sa main avec douceur pour prendre le manche entre ses doigts, comme s'il manipulait un objet délicat. La tenant ensuite un bout dans chaque main, il observait les finitions et se demandait si l'apparence d'une baguette était le fruit de sa magie innée ou le travail du baguettiste. Le pin ressortait avec une jolie couleur d'un brun léger et forestier, presque jaune. La surface était lisse, agréable au toucher et sa rigidité rendait la manipulation aisée et assurée. Du moins c'est ce que pensait le jeune homme lorsqu'il commença à se positionner, cherchant la manière de tenir le manche de façon à ce que cela lui sente le plus naturel possible. Il opta pour refermer trois de ses doigts sur la poigne de la baguette, le pouce et l'index dressés dans l'axe pour maîtriser une précision dans le geste. Geste qui s'exprima sous la forme d'un demi-cercle pour terminer la baguette levée vers le ciel, près de son visage. Sans s'en apercevoir, il y avait au-dessus un lustre qui éclairait l'ensemble de cette partie de la boutique. Ressentant comme une intuition, David leva les yeux au ciel pour observer des gouttes de lumière tomber tout doucement, en apesanteur, flottant dans l'espace. Elles prenaient leur origine telle une buée sur l'une des sources de luminosité avant de redescendre et de rester à hauteur du visage de David. Ce dernier conservait alors sa baguette dans cette position et essaya de toucher de sa main gauche l'une de ces petites bulles, sans succès : elles restaient intouchables comme toute lumière mais invitaient à l'émerveillement comme une fenêtre grande ouverte sur l'extérieur dans une salle sombre, dont la poussière omniprésente renforçait la frontière entre le clair et l'obscur.

« Est-ce la bonne ? » La voix de son père sifflotante et rigide de son père, qui aurait pu paraître comme anormalement sévère à l'oreille non avertie, dérangea la concentration tacite de David qui baissa à nouveau sa baguette et vit les gouttelettes de lumière perdre leur semi-apparence liquide et disparaître à l’œil nu. Le garçon répondit d'un geste de la tête pour acquiescer en silence. « Très bien, remet la dans son écrin dans ce cas. » Le parent s'approcha également du comptoir et y déposa une petite bourse de cuir qu'il ouvrit, laissant apparaître 10 Mornilles. La somme y était exacte et avait été préparée à l'avance. « Merci Monsieur Adams. Voici le paiement, comme convenu. » En la présence de son paternel, David sera resté silencieux. Mais lorsque le gérant de la boutique tendit la baguette dans la boîte allongée, il aura pu remarquer que le garçon, resté derrière son père, lui esquissa un sourire sincère, avant que tous deux ne partent de sa boutique.
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Aysha Brayd
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Re: Le comptoir

Message par : Aysha Brayd, Sam 23 Juin - 10:22


Ollivander's


Réponse n°1
Nouvelle baguette ?
Avec Harmony Lin


La boutique était plutôt calme. Il faut dire que les Ollivendeurs connaissaient une intense période de rush durant les vacances scolaires avec le flot de nouveaux sorciers s'apprêtant à entrer à Poudlard, mais le reste de l'année ils n'étaient pas particulièrement débordés. Signe de la bonne qualité de leur prestation, ils croulaient rarement sous les commandes de nouvelles baguettes ou de réparations à effectuer sur des modèles devenus défaillants ou obsolètes. Finalement, ces cas étaient même plutôt rares, et la plupart du temps, les réparations étaient nécessaires après qu'une baguette ait été endommagée lors d'un combat ou d'un accident. La plupart du temps, elles restaient efficaces et suivaient un sorcier tout au long de sa vie.

Ce jour là, donc, Aysha profitait du silence de la boutique, avec une certain ennui il fallait bien le dire. Même si elle appréciait de ne pas être entourée d'enfant bruyants et capricieux, elle aimait son travail et ne s'amusait pas plus à rester assise sur son tabouret en feuilletant ses cours. La boutique aurait pu lui donner une bonne raison de ne pas réviser ses ASPICS, mais elle ne pouvait vraiment faire autre chose que travailler dans ce calme plat. Les vendeurs des Halles ou du Chaudron Baveur devaient être un peu plus occupés, eux. Et même si leur travail n'était sans doute pas aussi passionnant que la science des baguettes, ils ne passaient par leurs journées à ne rien faire.

La cloche sortit Aysha de ses pensées. Elle se redressa brusquement, ferma son livre et fit mine de chercher quelque chose dans le comptoir pour ne pas paraître trop impatiente. Il ne fallait pas presser les clients. Elle jeta quand même une coup à la nouvelle arrivante, et la reconnut aussitôt. Non pas qu'elle ait déjà eu l'occasion de réellement discuter avec elle, mais elle savait que c'était une élève de sa maison. Elle devait être en sixième année, si sa mémoire était bonne ? Elle se souvenait en tout cas l'avoir vue participer à la bataille d'eau qu'ils avaient organisée quelques semaines plus tôt à peine. La bleue ne semblait pas rayonnante. Elle avait même un air occupé. Elle salua Aysha, qui lui rendit un sourire.

- Bonjour ! Bienvenue chez Ollivanders ! Qu'est-ce que je peux faire pour... toi ?

C'était la même formule qu'elle ressortait traditionnellement à tous les clients de plus de onze ans qui entraient dans la boutique, mais elle avait décidé d'oublier le vouvoiement. Certes, elles ne se connaissaient pas bien, mais elles avaient quasiment le même âge et se croisaient régulièrement dans les couloirs de Poudlard ou dans la salle commune, il aurait été assez étrange de marquer une telle distance.


...



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Kohane W. Underlinden
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Re: Le comptoir

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 27 Juin - 0:31




Suite de

Tôt le matin. J'ai encore un peu mal partout. Ankylosée. Je n'ai pas envie de sortir mais pourtant, faut que j'y aille.
Hier, j'ai séché mes larmes dans les bras de ma cousine Sarah. Je suis restée manger chez elle. James, son époux et leur fille Lisa étaient très heureux de me voir. J'ai fait un effort pour leur sourire et nous avons dîné. J'ai dormi dans la chambre d'amis. Si Sarah avait été seule, sans doute que j'aurais demandé à rester avec elle.
J'ai mis du temps à réussir à fermer l'oeil.
L'angoisse,
La tristesse,
Le désespoir,
La douleur intérieure plus que physique
Autant d'éléments empêchant une nuit tranquille et sereine.

Pourtant, je me suis réveillée tôt. Incapable de rester allongée plus longtemps. James était déjà debout, en train de boire un café tout en lisant une gazette moldue.
J'ai petit-déjeuné avec lui. Si j'avais pu, je serais restée des jours et des jours entier chez eux, dans leur foyer qui sent bon le bonheur, le familial, l'amour non dissimulé, les sourires francs et l'affection tendre. Je me sens si bien entre eux.
Mais
Je sais que ma place n'est pas là.
Trop banale famille -ce qui n'est pas négatif- nous ne vivons pas dans le même monde et mon monde, je le construis davantage à Thermidor que chez là.

Puis, je devais faire la première chose qui m'était aussi importante qu'utile : racheter une baguette. La veille, irrationnelle et perdue, je m'étais alarmée au sujet d'avoir perdu la mienne -ou plutôt me l'être fait piquer. Sarah, pragmatique comme toujours, m'a rassurée : ce n'est pas grave. Vraiment. Pas grave. On peut en racheter une. Il n'y a pas à s'en faire pour ça.
Et elle a raison.
Je le sais.
Je suis en vie, déjà, c'est une bonne chose.

En vie et en chemin pour la célèbre boutique de baguettes.
J'ai dit au revoir à James, lui ai demandé d'embrasser Lisa et remercier chaleureusement Sarah de ma part. Puis je me suis enfuie, encore, pas par la fenêtre cette fois.
Je transplane et, après plusieurs déambulations dans les rues du chemin de traverse, arrive à bon port. Je pousse la porte. Quelle heure est-il ? Aucune idée. Mais sans doute que la boutique a ouvert depuis peu. Je me suis levée bien tôt.
Claudiquant légèrement, démarche peu assurée je me dirige vers le comptoir. Un timide bonjour lancé à la ronde et j'attends là, que quelqu'un vienne me voir.

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Harmony Lin
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Re: Le comptoir

Message par : Harmony Lin, Jeu 28 Juin - 13:42


Avec Aysha

Alors que j'entre dans la boutique, me demandant si je ressortirai avec cette éternelle sensation de vide, je vois une vendeuse se redresser et chercher quelque chose. C'est une de mes camarades de Serdaigle, j'ai du la voir à la bataille d'eau. C'est aussi ma préfète et donc, elle travaille ici ? Très bien... Peut être qu'elle pourra m'aider.

- Bonjour ! Bienvenue chez Ollivanders ! Qu'est-ce que je peux faire pour... toi ?

Je lui rend son sourire à l'entente du tutoiement. Heureusement qu'elle ne me vouvoie pas, même si normalement on doit faire ça. Après tout, je suis plus jeune qu'elle alors à quoi cela servirait-il ? Puis mon sourire disparaît rapidement alors que je songe à la raison de ma venue ici : la perte de la magie. Ou en tout cas, le fait qu'elle soit bien détraquée chez moi...

- Depuis quelques temps, je n'arrive plus à réussir les sortilèges les plus basiques... C'est comme si j'avais perdu presque toute ma magie... Je ne comprends pas du tout ce qui m'arrive... Même mes sorts favoris ne fonctionnent pas correctement, j'ai failli blesser quelqu'un en voulant le soigner...

Une certaine détresse peut se lire dans mes yeux. D'un geste lent, je sors ma baguette actuelle, celle qui ne fonctionne plus avec moi. Celle qui, je pense, n'accepte pas ce changement qui a eu lieu. Qui n'accepte pas la Bête. Mais est-ce qu'une autre baguette pourrait vraiment accepter la Bête ? J'en doute...

Je la lui présente dans le cas où elle voudrait y jeter un œil. Je ne sais pas ce qu'elle peut faire mais je peux au moins essayer de demander ? Peut être que grâce à elle, je retrouverai la magie !
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Cole P. Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Cole P. Benbow, Lun 2 Juil - 22:18



Comment décrit-on l'excitation d'un petit garçon, main dans celle de sa maman, lors de l'achat de sa toute première baguette magique. Cole, bien qu'ultra excité au fond, ne montre pas l'adrénaline qui le transperce alors qu'il parcourt les rues de Pré-au-Lard avec sa mère. Il va enfin pouvoir avoir sa propre baguette. Bien qu'il ait déjà essayé quelques sortilèges avec les cours quasi quotidiens de son père, il a hâte de pouvoir montrer ses capacités.
Il baisse un peu la tête, ne dit pas grand chose. Comme d'habitude. Il n'aime pas vraiment attirer le regard des gens, il les emm*rde hein. Il s'en fou. Puis finalement Azénor pousse la porte de la célèbre boutique de baguette Ollivander's, et les yeux du jeune Cole s'écarquillent. C'est la première fois qu'il entre ici pour lui. Onze ans, enfin. La lettre de Poudlard dans la main droite, il lève son regard vers sa maman et quitte sa main. Fièrement, Cole s'approche du comptoir, alors que l'adulte reste en retrait, un sourire sur les lèvres coincé pour son premier fils, devenu grand.
Le mètre ruban magique s'approche de lui et Cole reste impassible, trépignant d'impatience intérieurement.

Prénom & Nom : Cole P. Benbow
Caractère : solitaire, ambitieux, sérieux, déterminé
Longueur de vos bras : 56cm
Taille : 160 cm



Dernière édition par Cole P. Benbow le Mar 24 Juil - 16:05, édité 1 fois
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Aysha Brayd
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Re: Le comptoir

Message par : Aysha Brayd, Mar 3 Juil - 12:30


Ollivander's


Réponse n°2
Nouvelle baguette ?
Avec Harmony Lin


La jeune femme en face d'elle semblait réellement préoccupée. Elle sortit sa baguette et la présenta à Aysha tout en expliquant son problème. Ainsi, elle était devenue incapable de produire les sorts les plus basiques, ce qui expliquait son état. La préfète avait du mal à s'imaginer elle-même devenue incapable de magie. Ce devait être une situation proprement angoissante, et Aysha espérait de tout coeur que cela venait de la baguette. Parfois, lorsqu'un changement brutal s'opérait alors... La baguette ne convenait plus. C'était assez rare, mais possible, lorsque le changement était réellement profond. Une perte de la magie pouvait avoir d'autres causes, bien sûr, et des causes bien plus graves, mais Aysha ne voulait pas crier au loup tout de suite ( héhé, crier au loup ) et elle devait se montrer rassurante avec sa cliente. Avec un peu de chance, il s'agissait bel et bien d'un souci de baguette. Si c'était le cas, alors la bleue retrouverait rapidement ses capacités magiques, à condition bien sûr de parvenir à trouver une nouvelle baguette qui lui correspondrait. Pour cela, Aysha allait avoir besoin d'en savoir un peu plus sur les changements éventuels de la vie de la Serdaigle, afin de pouvoir adapter ses recherches. Il allait sans doute falloir plusieurs tentatives avant de trouver la bonne baguette.

Aysha s'empara de l'ancienne baguette de la jeune femme et la fit glisser entre ses doigts. Il s'agissait de vérifier si elle n'avait pas subi de dommages qui auraient pu expliquer le dérèglement des capacités magiques de sa propriétaires. A première vue, la baguette était intacte, et lorsque la jeune vendeuse l'étudia de plus près, elle ne remarqua aucun dommage visible. Cela méritait d'être étudié plus en profondeur, mais la bleue était déjà quasiment certaine que le problème de venait pas de la baguette en elle-même. Elle releva les yeux vers sa cliente.

- Ne t'inquiètes pas trop pour le moment, ce sont des choses qui arrivent. Lorsqu'on obtient sa baguette à onze ans, elle est adaptée à notre identité, mais il peut arriver que celle-ci change brutalement, alors la baguette n'est plus adaptée... C'est rare, mais c'est possible, et si c'est le cas, il nous suffira de trouver une nouvelle baguette plus adaptée à ta nouvelle identité. Pour en être certaines, et trouver ta nouvelle baguette, il faudrait que j'en sache un peu plus sur les éventuels bouleversements qui ont pu avoir eu lieu dans ta vie... Tu penses à quelque chose en particulier ?

Ce type de situation était toujours très délicat. On avait rarement envie de se confier à la première vendeuse venue. La boutique était déserte, et Aysha n'était pas du genre indigne de confiance, mais ça, la bleue ne pouvait pas le savoir. Il allait s'avérer compliqué de trouver la bonne baguette sans savoir ce qui avait pu bouleverser la vie de la jeune femme, mais elle ne pourrait la forcer à se confier, alors elle ferait de son mieux.
...



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Carter Cook
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Re: Le comptoir

Message par : Carter Cook, Mar 3 Juil - 18:59


[Flashback à 11 ans]


- Réveille-toi mon chéri ! Sa mère quitta la pièce avant qu'il n'ait eu le temps de lui dire bonjour.
Carter dormait encore profondément depuis le début de la matinée. Ce matin n'était pas comme les autres. Le soleil était déjà levé, il brillait au-dessus du ciel en dispersant la brume. Carter se leva rapidement, il enfila sa tenue préparée la veille puis il se dirigea à l'étage inférieur. Dans la cuisine, il dit bonjour aux elfes de maisons qui préparaient le petit-déjeuner. Quand il descendit les marches encombrées par la poussière, il manqua de tomber. La salle d'honneur au pied des escaliers était sombre, la lumière filtrait à travers des vitraux de toutes les couleurs représentant des scènes de l'histoire des sorciers. Certains vitraux étaient animés par des enchantements. Les portraits observaient le jeune homme déambuler dans les couloirs. Arrivé dans la salle à manger, il voyait ses parents déjà en train de manger. Le matin, c'était une horreur pour Carter, il avait les yeux collés et marchait en titubant avec un peu de nervosité, il n'aimait pas ce moment-là. Ses parents assis à la grande table, était en train de boire leur café et de discuter du programme de la journée. Carter les rejoignit pour prendre son petit-déjeuner, du pancake avec de la confiture qu'il engloutit en deux secondes, un chocolat chaud et le voilà fin prêt. L'horloge de la maison affichait dix heures du matin, il avait fait la grasse matinée et n'avait pas beaucoup de motivation pour se rendre à Londres.
- Dépêche toi mon chéri, nous devons nous rendre au Chemin de Traverse, lui dit sa mère avec une touche d'impatience dans l'intonation de sa voix.
- Maman, papa, on va y aller comment là-bas ? Londres ce n'est pas la porte à côté...
- On va utiliser le réseau de cheminées pour s'y rendre bien sûr ! S'exclama son père avec beaucoup d'allégresse.

Sa mère se leva rapidement, elle alla chercher un petit vase porcelaine noire, de la forme d'un chaudron. Il contenait une poudre noire et fine comme du charbon.
- Jimmy, laisse tout cela en place ! Rugis la mère de Carter parce que son père ne voulait pas partir sans une dizaine de balais qu'il souhaitait, disait-il vendre à la boutique de balais du Chemin de Traverse.
- Chéri, c'est une commande, comment crois-tu que nous gagnerions de l'argent si je ne vendais pas mes balais ?
Son père rejoignit sa mère et tous les deux demandèrent à Carter de se lever de table. Vaseux, il était fatigué. Chaque matin, se lever semblait pour lui un terrible effort, il ne voulait vraiment pas se rendre à Londres. Il redoutait les rues noires de monde et tous ces regards qui se poseraient sur lui en le voyant avec sa cape.
- Tu es prêt, tu as pris ta liste de fourniture ?
- Oui maman
- Très bien, allons-y, Carter, tu y vas en premier. N'oublie pas, c'est "Chemin de Traverse", ne le prononce pas de travers.
Carter s'empara d'une bonne poignée de poudre de cheminette et se rendit dans le foyer de la cheminée éteinte. Il avait l'habitude d'utiliser ce moyen pour se rendre en divers lieux avec ses parents.
- Chemin de Traverse ! Puis il jeta la poudre à ses pieds et disparut dans un panache de flammes colorées, la seconde d'après, il se trouvait dans une cheminée au Chaudron Baveur, ses parents le rejoignirent dix minutes plus tard.
- C'est ton père encore ! Qu'est-ce qu'il est long ! Il ne voulait pas partir sans sa panoplie de balais... Bien mon chéri, maintenant allons chercher les manuels, chez Fleury & Bott, suit nous et reste bien à côté de nous s'il te plaît.

La famille au grand complet marchait sur le Chemin de Traverse. Le père de Carter était encombré d'une dizaine de balais dans chaque bras. Quand ils arrivèrent devant la boutique, le père de Carter continua son chemin pour se rendre à la boutique de balais. Carter et sa mère entrèrent dans la boutique. Il y avait des myriades de livres tous traitant des sujets plus intéressants les uns que les autres. Ils se séparèrent avec sa mère, chacun ayant pour objectif de rassembler certains livres pendant que l'autre se chargerait du reste. Dans les diverses parties dédiées aux manuels de première année, Carter s'empara d'un exemplaire du manuel de potions, de métamorphoses et d'enchantements. Sa mère revenait avec les autres. L'addition était salée, il avait pensé qu'il n'aurait pas eu besoin d'acheter lui-même ses manuels, qu'ils seraient fournis par l'école. Le père de Carter les rejoignit à la sortie. Ensuite, ils se rendirent tous les trois à la boutique d'Ollivander's pour l'achat de sa première baguette.
- Tiens, voilà l'argent pour acheter ta baguette. Nous t'attendrons dehors mon chéri. Quand tu entreras, prends un formulaire et rends toi au comptoir, n'oublie pas les formules de politesse !
En entrant une clochette retentit et un mètre-ruban magique vint le mesurer dans tous les sens. Il y avait de grandes étagères alignées derrière le comptoir, dessus, on pouvait voir les étuis des baguettes. Il s'avança jusqu'au comptoir.
- Bon... Bon... Bonjour, je viens acheter ma première baguette, voici le formulaire.

Formulaire de commande:
 
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Ilaya Aragon
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Re: Le comptoir

Message par : Ilaya Aragon, Ven 6 Juil - 15:38


- FLASH BACK - 4 YEARS AGO -


    Issue d'une famille de sorciers, Ilaya avait toujours su que ce jour arriverait. Les années passées dans le cocon de l'enfance, où le temps  semblait comme figé, lui avaient longtemps dérobé cet instant mais enfin, il était venu. Le jour où elle prenait possession de celle qui serait son alliée de toujours était venu. Debout devant le perron d'Ollivander's, elle sourit à son reflet dans la vitrine. Le reflet de sa mère à ses côtés lui sourit en retour et elle leva vers l'originale un regard plein de joie, avant de reporter son attention sur l'oeuvre exposée en vitrine.
  • "Qui Dolorem" murmura-t-elle dans un soupir d'extase. Les lèvres de sa génitrice se pincèrent.

  • "Ilaya, chérie, il ne serait pas décent pour une jeune sorcière de posséder une baguette aussi chère."

    L’intéressée offrit l'expression de la plus vive stupeur.  "Et pourquoi donc ?" rétorqua-t-elle dans un mouvement d'humeur. Tout en cette baguette lui plaisait et l'appelait, de son apparence à son nom, et elle voyait mal quel rôle la décence pouvait venir jouer dans cette équation. A cet instant, elle fut légèrement bousculée sur la droite par trois jeunes sorciers pressés de s'introduire dans la boutique. Ses yeux lancèrent des éclairs noirs alors qu'elle s'imaginait leur coller une bonne raclée secondée de sa baguette. Avec un petit rire qu'elle eut l'habileté de camoufler sous une toux factice, sa mère l’entraîna à la suite du petit groupe en resserrant sa prise en étau sur les épaules de la jeune fille. Avec le temps, elle avait appris à se méfier des manifestations de colère de sa prunelle, d'autant plus depuis que des bribes de sa magie avaient commencé à poindre.

    Tout sourire, elle salua l'employé, mettant sa fille en avant toujours sans resserrer sa poigne mais celle-ci s'en dégagea avec un regard outrageant pour celle qui tentait de l'infantiliser. A onze ans, l'idée d'indépendance et de liberté était déjà quelque chose de bien ancrée dans son esprit et elle n'entendait pas vivre cet instant moult fois rêvé dans les jupes de sa mère. Toujours sous le coup de la déception, elle se fendit d'un "Bonjour" grognon à l'adresse de l'employé, assassina du regard monsieur je-bouscule-les-gens (gravant au passage son visage dans sa mémoire) et laissa le ruban magique prendre ses mesures.


Formulaire:
 
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Harmony Lin
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- Permis de Transplanage


Re: Le comptoir

Message par : Harmony Lin, Lun 9 Juil - 0:30


Quand je lui tend ma baguette et qu'elle l'a prend pour l'examiner, je sens le vide en moi s'agrandir. Je n'ai plus de quoi concentrer ma magie, si elle est encore là. Même quelques instants sans elle, je me sens nue. J'observe pourtant attentivement les gestes de la vendeuse chez Ollivander's. Pour voir si une grimace naît sur son visage, pour essayer de sentir ses impressions, de savoir comment moi-même réagir.

- Ne t'inquiètes pas trop pour le moment, ce sont des choses qui arrivent. Lorsqu'on obtient sa baguette à onze ans, elle est adaptée à notre identité, mais il peut arriver que celle-ci change brutalement, alors la baguette n'est plus adaptée... C'est rare, mais c'est possible, et si c'est le cas, il nous suffira de trouver une nouvelle baguette plus adaptée à ta nouvelle identité. Pour en être certaines, et trouver ta nouvelle baguette, il faudrait que j'en sache un peu plus sur les éventuels bouleversements qui ont pu avoir eu lieu dans ta vie... Tu penses à quelque chose en particulier ?

Je grimace. C'est à la fois un soulagement car peut être qu'un simple changement de baguette pourra m'aider. C'est aussi une grande peur car elle me demande d'expliquer ce qui aurait pu provoquer un changement tel que je doive acheter une nouvelle baguette qui colle à ma nouvelle identité. Comment pouvoir l'aider sans me trahir ? Parler en énigmes ?

- Oui, un bouleversement récent dans ma vie m'a fait changer du tout au tout. Tu penses qu'en essayant de nouvelles baguettes, je pourrais faire de nouveau de la magie ?


J'espère qu'elle ne posera pas plus de questions car je ne sais pas si je me sentirais capable d'y répondre. Je ne pourrais pas dire que depuis peu, j'ai une seconde identité, que je ne suis plus seule. Qu'une Bête vit en moi, tapis dans l'ombre. Que seule une colère brûlante ou la pleine lune peut la faire sortir mais qu'elle n'en change pas moins mon identité profonde.

Non, je ne peux pas dire ça.
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