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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Ollivander's
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Le comptoir
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Alice N. Marshall
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Re: Le comptoir
Alice N. Marshall, le  Jeu 02 Jan 2020, 22:07

Réponse à Hugh Dey


Tu te rends compte ? Je vais avoir ma propre baguette magique ! Enfin, il faut bien évidemment que l’une de celles du magasin me choisisse. Et si aucune ne veut de moi ? Tu penses que c’est possible ? Ils ont quand même un nombre incalculable de baguettes dans cet endroit, ce serait véritablement scandaleux qu’aucune d’entre elles ne me convienne. Je crois que je commence légèrement à paniquer, l’ami. Après tout, les baguettes britanniques refusent peut-être les étrangers. Est-ce qu’une baguette peut être raciste ? Je secoue la tête. C’est une question un peu bête puisque ma mère a pris la sienne ici. Il ne faut pas que je m’inquiète. En plus, le vendeur doit savoir ce qu’il fait ; il va bien me trouver quelque chose. Je le vois qui s’éloigne vers les nombreuses rangées où s’entassent les boîtes contenant les baguettes magiques. Il va me trouver quelque chose, j’en suis persuadée. Et il a l’air gentil, de surcroît.

Après quelques instants, le monsieur revient avec une boîte entre les mains. Il en sort un petit bout de bois qu’il me tend en disant :

 - Bois de Sycomore, Dard de Billywig, très souple. 22,7 centimètres. Prenez-la bien en main.

Alors je récupère la baguette et la tiens fermement. Une douce chaleur se répand aussitôt dans mon corps. Je me sens étrangement bien, comme s’il m’avait manqué quelque chose toute ma vie et que ce vide venait enfin d’être comblé. Est-ce cela que l’on doit ressentir lorsque l’on est choisi ? D’instinct, j’abaisse vivement la baguette. De multiples papillons incandescents s’échappent alors de son extrémité en volant paisiblement, puis ils finissent par s’évaporer aussi vite qu’ils sont apparus. Émerveillée, je regarde alternativement mon père et le vendeur.

 - C’est bon ? Je veux dire… elle m’a choisie, ça y est ?

 - Il semblerait, répond mon père avec un grand sourire.

Il tourne rapidement la tête vers le vendeur de baguettes et se racle la gorge avant de demander d’un ton poli :

 - Pourrai-je vous demander pourquoi elle est aussi petite ? J’avoue ne pas bien m’y connaître en fabrication de baguettes, mais il me semble qu’elles sont généralement un peu plus grandes que ça.

Je n’écoute même pas la réponse. Je suis obnubilée par ma nouvelle amie. Ma nouvelle partenaire. Ça me fait un peu bizarre, il faudra que je m’habitue. Sa longueur : 22,7 centimètres. Je me fiche bien de savoir pourquoi elle est de cette taille. Son cœur : dard de billywig. Tu sais ce qu’est un billywig, l’ami ? Moi, oui. C’est un tout petit insecte de couleur bleue, et j’aimerais bien me faire piquer pour voir ce que ça fait. Il paraît qu’on se met à léviter ! Sa flexibilité : très souple. Je ne sais pas à quoi ça correspond mais c’est génial. Je crois qu’Ayden a aussi une baguette très souple. Ça nous fait un point commun supplémentaire, j’aime bien. Son bois : du Sycomore. Je… Je ne sais pas du tout ce que c’est. T’as une idée ? À mon avis c’est un arbre, mais je ne saurais rien dire de plus. Je fronce les sourcils et me tourne vers le vendeur.

 - Excusez-moi monsieur, je peux vous poser une question ? Le Sycomore… c’est quoi comme plante exactement ? Et ça se trouve où ?

Je plonge mes yeux dans ceux du vendeur, prête à boire chacune de ses paroles. J'ai hâte d'en apprendre davantage sur la baguette qui, je l'espère, m'accompagnera le plus longtemps possible.
Hugh Dey
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Re: Le comptoir
Hugh Dey, le  Ven 03 Jan 2020, 00:23




Première Baguette


Pour : Lilith A. Strix & Alice N. Marshall


Dès que j’avais donné la baguette à la dernière, celle qui était un peu pyromane sur les bords, je revenais voir mes deux clients précédents. Je lançais un sourire gêné au petit qui m’avait demandé des infos sur la Jobarbille, parce que j’avais fui un peu vite, et j’espérais vraiment qu’il n’allait pas m’en demander plus sur l’animal, parce que je serais incapable de lui donner de vraies informations. Enfin pas sans le livre, de toute façon. D’ailleurs, il était où le livre ? Je tournais la tête de chaque côté. J’avais dû le laisser à portée de main mais où… ? Pas le temps de le trouver, j’étais de nouveau appelé près de ma première cliente du jour, la version mini-pouce de la mignonnerie.

- Monsieur, je suis sûre que votre baguette est instinctive ! Elle doit contenir quelque chose d'un animal, non ? En tout cas, si j'étais une baguette avec quelque chose d'un animal, bah je vous choisirais !

Ma première réaction, c’était de rire. D’un rire franc, un rire de vraie joie, parce que c’était la phrase la plus inattendue du monde mais bordel ce qu’elle pouvait faire du bien. Cette petite était une pépite. D’ailleurs, j’en avais complètement oublié sa mère, qui venait de lui dire à demi-mots qu’il était temps de partir. Je soupirais, et puisqu’elle me demandait le prix d’un signe de tête, je répondais   « C’est deux Gallions pour la baguette. » avant d’ajouter avec un clin d’œil « Les grosses pièces en or. » Je la remerciais d’un signe de tête et la laissais partir, mais elle me fit signe de m’abaisser. Alors je me prêtais au jeu. Après tout, elle était toute petite, je pouvais bien me permettre de me mettre à son niveau. « Et... vous avez de très jolis cheveux ! ». Décidément, cette petite était pleine de surprises. Je passais une main dans mes cheveux et je rougissais même de cette déclaration. Je n’étais pas tout à fait maître de mes émotions et n’avais aucune idée de la teinte qu’ils avaient pu prendre. Je regardais ensuite ma main, comme si de la peinture avait pu s’y greffer mais non, évidemment.

Mère et fille quittèrent la boutique et, pour la première fois depuis fort longtemps, une sensation de chaleur m’envahit. J’avais réalisé, aujourd’hui, ce que j’étais venu faire en revenant en Grande-Bretagne. J’avais fait quelque chose d’utile. Comme quoi, pas besoin d’être directeur de Poudlard. Ma place devait bel et bien être ici.

Ce sont les papillons incandescents qui me sortirent de ma rêverie. Oups. J’avais oublié que j’avais d’autres clients. Monsieur Jobarbille restait bien tranquille dans son coin, mais madame j’allume-le-feu-partout semblait avoir trouvé sa moitié. Ah. Une immense fierté m’envahit. Trois clients, trois fois la baguette du premier coup. La chance du débutant probablement, mais tout de même. Fallait pas que je m’y habitue, sinon j’allais être déçu les fois où ça n’allait pas marcher.

- Pourrai-je vous demander pourquoi elle est aussi petite ? J’avoue ne pas bien m’y connaître en fabrication de baguettes, mais il me semble qu’elles sont généralement un peu plus grandes que ça. Ah, c’était monsieur qui posait la question. Je m’approchais de lui prudemment. Heureusement qu’il avait employé un ton cordial, parce que juste à l’écoute de ses mots, j’aurais pu croire qu’il voulait me péter la gueule. Mais euh… Ah. Si. Bien sûr. C’était monsieur. Moi aussi j’avais été sidéré par la taille de ma deuxième baguette, que je trouvais trop petite, mais j’avais bien vite ravalé mon complexe d’infériorité. Enfin, j’allais pas lui dire que fallait qu’il arrête de s’inquiéter pour la taille d’une baguette qu’était pas la sienne parce que ça faisait jamais du bien de regarder celle des voisins, mais je le pensais très fort. Non, à la place, je répondais simplement, très cordialement : « Ecoutez monsieur je ne suis pas dans les baguettes mais chez nous les tailles varient plutôt entre 20 et 35 centimètres. Elle est donc courte mais pas anormalement. Et puis les baguettes plus courtes sont connues pour être plus efficaces en duel, parce que dégainables plus rapidement, ou… » je commençais à sourire en sentant les mots me venir à la bouche, parce que c’était vrai mais pas prémédité «… pour les personnes ayant une forte confiance en eux. » Voilà. C’est dit m’sieur c’est mais c’est pas contre vous, je dis pas que vous avez peur d’avoir une petite b… Bref.

La petite demoiselle en tout cas ne semblait pas en avoir quoi que ce soit à faire de la taille de sa baguette. Elle aussi était sacrément choupette, elle l’admirait sous toutes les coutures comme si c’était la plus grande merveille du monde, et ça me faisait plaisir. Ca se voyait qu’elle allait en prendre soin, et ça, c’était une raison de plus de croire que je faisais un boulot utile.

- Excusez-moi monsieur, je peux vous poser une question ? Le Sycomore… c’est quoi comme plante exactement ? Et ça se trouve où ? Aaaah en voilà une question intéressante jeune demoiselle ! En plus, elle m’interrogeait pas sur un animal, du coup j’avais moyen de répondre sans trop de difficultés. Fallait quand même que j’aille rechercher dans ma mémoire, c’est pour ça que je quittais d’abord ses yeux, histoire de fouiller et d’être sûr de ce que je racontais, avant de revenir à son regard et de lui répondre, calme, et amusé :
- Comme beaucoup de bois, le sycomore ce n’est pas le vrai nom. En vérité, c’est de l'érable sycomore, et on en trouve plutôt vers euh… ah, première hésitation. Je rougissais quelque peu, tentais de trouver mes notes, mais comme le livre avec les bestioles, elles n’étaient pas sous la main, alors je reprenais Pas très loin d'ici. Mais le sycomore, ça fait des baguettes qui aiment l’aventure et qui n’aiment pas s’ennuyer. Quand elles s’ennuient, elles le montrent et elles s’enflamment. Littéralement. Enfin elles ne brûlent pas elles, mais elles se rebellent, font plutôt jaillir quelques flammes et montrent bien qu’elles ont envie de faire autre chose. Alors… deuxième hésitation, je savais pas trop comment conclure… comme vous je suppose, elle adorera découvrir de nouvelles choses. et je terminais sur un sourire. Parce que je trouvais que je m’en étais plutôt bien sorti quand même. Non ?



Baguettes





Nom : Alice N. Marshall
Bois : Sycomore
Composant : Dard de Billywig
Élasticité : Très souple
Taille : 22,7 cm
Prix : 2 Gallions
[Compte vérifié]






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Re: Le comptoir
Nyryn Senittines, le  Ven 03 Jan 2020, 14:21

Réponse à Hugh Dey

Cette envie d'en apprendre plus. Toujours plus. Même si l'apprentissage est une clé que Nyryn ne maîtrise pas. C'est pas pour autant que c'est une quiche dans les cours les plus compliqués. Au contraire, plus c'est complexe, plus ça lui donne envie d'apprendre. Enfin, quand et seulement au moment où ça l'intéresse. Et là, évidemment, il était intéresser. Il faut dire aussi que ça change. Toute cette excitation pour un simple bout de bois. Simple ? Vraiment ? Plutôt complexe oui. Il suffit pas de prendre n'importe quel arbre ni de prendre n'importe quel aura magique pour le mettre dedans. Et elles ne réagissent pas à n'importe quelles personnes pour son simple plaisir de son utilité. Sinon, n'importe qui pourrait se la fabriquer. Non, toute cette étrangeté. Toute cette manière de voir ces choses. Nyryn voulait le savoir. Comprendre plus. Il faut dire aussi qu'il est ch*ant dès qu'il commence à s'intéresser à quelque chose. Il commence même à écouter le vendeur. Même si le dictame ne lui dit guère quelque chose. En même temps, les plantes et lui, c'est une histoire très... complexe. Puis guérir avec des plantes quoi. Comment ces tiges et ses bout de choses peut arriver à faire une chose dont Nyryn n'en voit pas l'utilité. Enfin bref, ne pas se mettre le vendeur à dos. "Ne pas se mettre le vendeur à dos." Non, ne pas se mettre le vendeur à dos...

C'était totalement minion tout de même. Aller, un peu de pensée chaleureuse. Arrêter de penser à de mauvaises idées. Il est là pour sa baguette après tout. Pas de savoir ce que fait celle d'une autre. Puis enfin sa réponse. Enfin, un fil de mot. Pas très serin pour celui qui apporta une réponse claire à la précédente question. Il en prit même un livre. Facile, Nyryn pourrait le faire aussi. Surtout en prenant un classique du genre. Mais bon, ça Nyryn n'avait pas vraiment vu de quel livre il s'agissait. Essayant tout de même d'écouter sa réponse. Enfin sa lecture.

Un oiseau, bien, déjà, c'était un peu mieux que les plantes. Même si les animaux sont aussi pas un fort du jeune homme. Et puis, c'est son esprit où il bégaye un peu. Une explication claire et précise. Une plume dans la baguette est égale à un oiseau dans la vrai vie. Il est perdu le pauvre. Nyryn commençait légèrement à se sentir mal à l'aise. Il le regardait bizarrement, avec une compassion aussi inutile pour celui qui se dépatouille avec ce qu'il a. Le pauvre.. Nyryn pense aussi à ce qu'il pourrait faire plus tard et pourrait se trouver dans ce même genre de situation un jour. Un frisson parcoura son corps. Fffrrr.

- Ah oui voilà. Il n’émet aucun son tout au long de sa vie. Et quand il meurt en revanche, il pousse un très long cri, qui regroupe tous les sons qu’il a entendus dans sa vie. C’est hum un peu triste en fait…

Ah voilà quelque chose d'intéressant. Enfin. Le silence. Un silence éternel jusqu'à sa mort. Des souvenirs si enfouis dans un petit corps. Si magique. Si incroyable. Même si le vendeur n'arrivait pas à s'en sortir dans sa manière de dire les choses. Cette information fit sourire Nyryn. Une connexion invraisemblable envers sa baguette et lui. Des souvenirs. Oui, jouons avec l'esprit. Comprendre les choses d'une telle manière, c'est insensé. On a pas l'impression que le vendeur ne l'a choisie au hasard. Un instinct. Et ça Nyryn voit différemment la personne qu'il a en face de lui. Il a un étrange pouvoir. Quelque chose qu'il n'explique pas.

Puis le temps qu'il reprenne ses esprits dans sa vision des choses, son père lui rappela qu'ils avaient encore d'autre chose à faire. Mais Nyryn voulait rester encore un peu. Embêter le vendeur une nouvelle fois. Quelque chose lui dit qu'il n'a pas finit de s'en amuser. Le voir se perdre dans ses phrases était quelque chose de.. marrant. Vilain petit garnement.

Ne s'occupant pas de la nouvelle cliente ni le départ de l'ancienne. Nyryn avec un sourire en coin et regardant son père du coin de l'oeil, finit par lâcher :

- Bien, intéressant. La mémoire donc ? J'imagine qu'elle sert pas qu'à l'usage d'une baguette magique. J'aimerais en savoir plus, je pense qu'elle a quelque chose de plus, un moyen d'entrer dans la mémoire peut-être ?

A peine la question terminé, son père le dévisagea d'un regard noir. Une colère froide. "Ça suffit ! Laisse le vendeur tranquille. Si tu veux en apprendre plus, tu connais la solution !" Puis un regard, comme pour s'excuser vers le vendeur. "Désolé, mon fils est surexcité par toutes ces nouveautés. Il ne sait pas se tenir en place. Tenez vos deux gallions. Au revoir."

Ne laissant pas Nyryn dire quoi que ce soit, ils sortent de la boutique. Nyryn aillant une frustration et une tristesse notable. Si seulement il aurait pu être seul..
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Re: Le comptoir
Alice N. Marshall, le  Ven 03 Jan 2020, 15:17

Réponse à Hugh Dey

Le gentil vendeur semble réfléchir à ce qu'il va dire quelques instants, mais il me répond malgré tout assez rapidement en soutenant mon regard.

 - Comme beaucoup de bois, le sycomore ce n’est pas le vrai nom. En vérité, c’est de l'érable sycomore, et on en trouve plutôt vers euh… Pas très loin d'ici.

Il a dit la dernière phrase en cherchant quelque chose qu’il n’a manifestement pas trouvé. Je lui accorde mon plus beau sourire. Ce n’est pas grave de ne pas savoir, ça arrive à tout le monde. Et puis c’est son travail, donc je suppose que c’est plus un trou de mémoire que de la simple ignorance. Et, quand bien même ce serait le cas, ce serait vraiment stupide de le blâmer pour si peu.

 - Mais le sycomore, ça fait des baguettes qui aiment l’aventure et qui n’aiment pas s’ennuyer, poursuit-il. Quand elles s’ennuient, elles le montrent et elles s’enflamment. Littéralement. Enfin elles ne brûlent pas elles, mais elles se rebellent, font plutôt jaillir quelques flammes et montrent bien qu’elles ont envie de faire autre chose. Alors… comme vous je suppose, elle adorera découvrir de nouvelles choses.

Woaw. Ma baguette est donc aussi une pyromane ? Bon, elle met le feu volontairement et pas moi, mais c’est une bonne chose à savoir. Nous sommes pareilles, en quelques sortes. Est-ce qu’il a fait exprès de me donner une baguette avec ce bois-ci ? À cette idée, je me mets à rire. Après tout, mon père a bien précisé que je suis une « pyromane involontaire » sur le formulaire.

 - C’est vrai, j’adore découvrir et faire de nouvelles expériences ! Et moi aussi je m’enflamme beaucoup, mais je fais pas exprès. C’est pour ça que vous m’avez proposé ce bois ? demandé-je gentiment.

Je sautille sur place, trop heureuse d’avoir une baguette qui me corresponde à ce point. Si elle pouvait parler, nous aurions pu devenir les meilleures amies du monde ! Attends un peu… Pas besoin qu’elle sache parler pour qu’on soit amies. Regarde-toi, tu n’as jamais dit un seul mot et pourtant tu es mon confident et mon ami le plus proche. Je ne devrais pas m’en réjouir, d’ailleurs. Mais avec ma baguette je peux au moins être sûre d’une chose : elle est réelle. Je ne pourrai sans doute jamais en dire autant pour toi. À moins que tu me fasses un jour l’honneur de te manifester.

Du coin de l’œil, j’aperçois un gamin être tiré en arrière par un homme qui est sans aucun doute son père. Je n’ai pas suivi ce qui s’est passé mais, apparemment, le garçon n’a pas du tout envie de s’en aller. Mais il n’a pas le choix, bien sûr. L’adulte est bien plus fort que lui. J’observe mon père pour voir s’il veut également partir.  Il regarde sa montre à gousset en fronçant les sourcils. Pas besoin qu’il me dise ce qu’il pense, je comprends immédiatement. Nous devons aussi rentrer à la maison. Je récupère donc de l’argent dans ma bourse et le tends au vendeur, en épinglant de nouveau un sourire sur mes lèvres. Il a l’air tellement gentil que je veux lui donner toute la joie de vivre que je suis en mesure de lui offrir.

 - Tenez, deux gallions tout ronds pour la baguette.

Et, alors que je viens de faire demi-tour pour rejoindre mon père qui attend devant la porte, je me retourne une dernière fois vers le vendeur et lui présente timidement l’une de mes mains pour serrer la sienne.

 - Merci beaucoup pour la baguette et les réponses monsieur, vous êtes super sympa. Passez une bonne journée !

Cette fois-ci, je me retourne pour de bon et avance vers mon père. Celui-ci fait un signe de tête au vendeur et lâche un « Au revoir et bonne journée. » très amical avant de claquer la porte de la boutique. Je jette un coup d’œil en arrière pour voir si j’aperçois de nouveau le monsieur à travers la vitrine, mais c’est un échec. Alors je reporte mes yeux sur la baguette que j’ai dans la main et les commissures de mes lèvres se redressent d’elles-mêmes. Bois de sycomore. Dard de Billywig. Très souple. 22,7 centimètres. Elle est vraiment parfaite.
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Re: Le comptoir
Hugh Dey, le  Ven 03 Jan 2020, 16:57




Première Baguette


Pour : Nyryx Senittines & Alice N. Marshall


- Bien, intéressant. La mémoire donc ? J'imagine qu'elle sert pas qu'à l'usage d'une baguette magique. J'aimerais en savoir plus, je pense qu'elle a quelque chose de plus, un moyen d'entrer dans la mémoire peut-être ?
Rah mais non mais pourquoi il reposait une question le petit ? Il avait pas compris que j’étais suffisamment en galère avec la Jobarbille ? J’en savais rien. Ce que je disais sur la mémoire ça se trouvait c’était pas ça du tout. Moi j’avais surtout pris la Jobarbille d’instinct, mais peut-être que sa baguette lui passait un message en lui disant qu’il valait mieux se taire et apprendre plutôt que de poser des questions à tout bout de champ hein. Je lui aurais bien répondu ça. Limite en lui tirant la langue après, en mode « laisse-moi tranquille », mais son père avait probablement lu mon agacement parce qu’il lui parlait de manière super froide. Mais genre pire qu’un cadavre. Ah ouais. Ok. Ca devait pas rigoler à la maison hein.

- Désolé, mon fils est surexcité par toutes ces nouveautés. Il ne sait pas se tenir en place. Tenez vos deux gallions. Au revoir. Ok. Je regardais les pièces arriver sur le comptoir, médusé. Je m’attendais pas à celle-là. Lui aussi il avait l’air d’en avoir ras-le-cul de son fils, mais quand même. Moi j’étais tranquille c’est vrai, c’était pas le mien, mais bon il avait rien fait de mal à part poser une question. Une question à laquelle j’aurais pas su répondre mais une simplement question quand même. Alors je les regardais partie en bafouillant un « Euh merci alors, au revoir » sans grande conviction, et je reportais mon attention sur la charmante petite demoiselle qui semblait avoir trouvé le sycomore à son goût. Elle m’avait posé une question – encore une décidément il était urgent que j’apprenne ces listes – mais cette fois un peu plus personnelle. Je lui répondais un peu tard, mais au moins je lui répondais.

- Oui je me suis dit que le Sycomore pouvait bien vous aller pour cette tendance à la pyromanie. Mais ça aurait tout à fait pu ne pas fonctionner, je n’ai fait que supposer… Je lui offrais un sourire, fort modeste. Parce que j’apprenais beaucoup derrière ce comptoir, et surtout que le pouvoir que j’avais n’était que celui de la supposition. Si je m’en étais plutôt bien sorti aujourd’hui en proposant immédiatement la bonne baguette, c’est parce que j’avais su lire, à travers ce qu’ils m’avaient dévoilé, ce qui pouvait éventuellement leur convenir. Mais le reste était fait par la baguette elle-même. Je souris de plus belle à cette pensée. Je n’étais qu’un entremetteur entre deux âmes destinées l’une à l’autre, c’était beau. Et voir la joie briller dans l’œil de cette demoiselle l’était d’autant plus.

Elle me tendait l’argent, que je pris fort volontiers en découvrant mon plus beau sourire et en la gratifiant d’un « Merci beaucoup » et la regardais déserter la pièce pour rejoindre son père. Un dernier coup d’œil en arrière et elle lançait « Merci beaucoup pour la baguette et les réponses monsieur, vous êtes super sympa. Passez une bonne journée ! » avant de passer derrière la porte. Je n’eus pas le temps de répondre, parce que ma bouche s’était fendue d’un sourire rêveur. Moi. Super sympa. Moi. Roh bordel. C’était dingue comme j’étais touché aujourd’hui.

Moi. Super sympa. J’en revenais pas. Moi qui avais passé de longues années en tant que concierge, à me faire insulter et traiter d’imbécile, il suffisait que je vende des baguettes pour qu’on me reconnaisse enfin. C’était clair. Limpide. Ma place était clairement derrière ce comptoir. Il fallait donc que je reprenne de plus belle l’apprentissage de mes notes, de toutes ces listes de composants, et l’étude du livre sur les bestioles là. Bon alors… où qu’ils étaient… ?

Fin du RP pour Lilith, Nyryx et Alice, fin de journée pour Hughie, au dodo !



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Re: Le comptoir
Eileen I. Hilswood, le  Sam 04 Jan 2020, 02:53




Nouvelles Baguettes


Avec  Kohane & Isolde

Il n'y allait pas avoir beaucoup d'agitation à la boutique, aujourd'hui. Izsa avait ouvert la boutique tardivement, et ça n'était pas vraiment la période des nouveaux élèves. Mais il fallait qu'elle ouvre. Parce qu'il y avait deux clientes qui devaient repasser, normalement.

Izsa ouvrit le carnet des ventes, avec leurs noms et leurs commandes. Ah oui. Hawkes, c'était le châtaigner. C'était une joueuse de Quidditch ? Hum, elle ne se souvenait plus si elle lui avait déjà demandé. En tout cas, Izsa avait passé sa soirée sur sa baguette, et elle était plutôt fière du résultat. Habituellement, les clients voulaient de l'or, des pierres précieuses, ou bien des incroyables sculptures. Il y avait un certain challenge à faire quelque chose de simple et pourtant élégant. Izsa referma la boite qui renfermait son oeuvre, attendant que Hawkes repasse dans la boutique. Et elle ouvrit l'autre écrin.

Ébène, reconnut-elle. Sans aucun mal, mais ça n'était pas un grand boost à l'ego que d'être capable de reconnaître le bois noir. Et en son cœur, un crin de Sombral. Pour une certaine Underlinden. Une parente du gars au tilleul argenté ? En tout cas, elle, elle n'avait pas le bois de son nom de famille. Elle referma à son tour la boîte et attendit.

Pas très longtemps. Une jeune femme - de quoi ? son âge à peu près ? Entra, faisait tinter la clochette. Elle déduisit qu'il ne pouvait s'agir que de Underlinden, à moins que ça ne soit une âme égarée. Le doute ne subsista pas après qu'elle eu ouvert la bouche.

-Bonjour ! Je... je suis venue hier. Je cherche une nouvelle baguette. J'ai pas pu... enfin j'ai dû partir en vitesse avant d'avoir pu vraiment trouver la bonne. On en a essayé plein, ça marchait pas. Mais j'ai vraiment besoin d'une nouvelle baguette. Citrouille... enfin je veux dire celle que j'ai vue, m'en a tendue une, y'avait du crin de sombral dedans, je crois, et de l'ébène. J'aimerais bien réessayer avec elle, si vous l'avez toujours.

Evidemment qu'ils l'avaient encore, elle les prenait pour qui ? Non, elle était juste polie, d'accord... Izsa sourit.

- Bien sûr, Aysha m'a prévenue. Citrouille ?

Parce qu'à Ollivander's, ils étaient bien organisés. Cela aurait fait tache pour la meilleure boutique du Chemin de Traverse, sinon. Elle sortit l'écrin de derrière le comptoir, le déposa et l'ouvrit avec délicatesse.

- Une baguette pour quelqu'un d'indépendant, original et déterminé. Vous avez un talent pour la métamorphose ? L'ébène et la métamorphose, ça ne se vérifiait pas à tout les coups. Mais il y avait une corrélation. Vous savez, je ne peux pas en être parfaitement certaine, mais je crois que la première baguette d'Albus Dumbledore était en ébène, alors c'est pas n'importe quel bois. Le crin de Sombral, quant à lui, est...toujours lié à la mort. Mais plus inoffensif que ce que l'on pourrait croire au premier abord.

Izsa et ses analyses de comptoir. Qui, dans ce sens du terme, signifiait au contraire qu'elle était avisée et même clairvoyante. C'était le comptoir d'Ollivander's, après tout. Non, en vrai, elle ne tombait pas toujours juste. Et il fallait espérer qu'elle se trompait sur la cliente parce que si une baguette pareil lui convenait, on pouvait craindre qu'elle fut en dépression.




Baguettes




Je détaille les prix en raison de la refonte du système monétaire / du catalogue d'Ollivander's

Pour : Kohane W. Underlinden
Bois : Ebène (30 Gallions)
Composant : Crin de sombral (1 Gallion)
Élasticité : Assez flexible
Taille : 28,56 cm
Prix : 31 Gallions

Pour : Isolde Hawkes
Bois : Châtaigner (10 Mornilles)
Composant : Corne d'Eruptif (2 Gallions)
Élasticité : Plutôt rigide
Taille : 27,7 cm
Personnalisation du manche (1 Gallion)
Prix : 3 Gallions et 10 Mornilles









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Hugo Mourlevat
Hugo Mourlevat
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Re: Le comptoir
Hugo Mourlevat, le  Sam 04 Jan 2020, 12:34

C'était une des rares fois où je n'avais rien à faire. Pas de boulot, pas de bar qui m'attendait. Concrètement, je n'avais rien à faire. Et je n'aimais pas n'avoir rien à faire. Alors oui, j'aurais pu m'occuper de la ferme mais il n'y avait pas grand chose à faire qu'un coup de baguette ne pouvait résoudre. Cette baguette qui se faisait de plus en plus capricieuse d'ailleurs. Quelque chose n'allait pas, je le sentais. Peut-être qu'elle n'appréciait pas être manipulé par deux personnes différentes ? Quoique Merlin's n'était qu'un personnage, une autre facette de moi. En attendant, je ne pouvais pas me permettre de garder un outil défectueux. Et puis, depuis le temps que je voulais découvrir ce fameux chemin de traverse...

Petit problème c'est que n'y étant jamais allé, je ne pouvais pas transplaner jusque là bas.. Aussi dû-je me rendre à Londres en premier lieu. Heureusement que Percy m'avait filé un papier avec des indications pour me rendre jusqu'au fameux Chaudron Baveur, depuis lequel je pus emprunter le passage jusqu'à ma destination. Je fus émerveillé par l'endroit. Des bâtiments aussi hauts que des tours, des magasins de partout qui ne désemplissent pas ; tout donnait envie d'être visité. Je n'y connaissais rien en balais et j'avais quand même envie d'aller voir la boutique qui s'était spécialisé là dedans... Mais il fallut bien réprimer mes envies. D'abord le sérieux, ensuite la détente. Il me fallait trouver un magasin de baguette. Je n'avais pas envie de retourner en France dans la boutique d'origine ; de toute façon si c'était pour me redonner une baguette dont je soupçonnais une obsolescence programmée...

Je découvris alors cette boutique dont je poussai la porte sans attendre. La clochette me fit sursauter et pour couvrir mes arrières je lâchai un discret "Bonjour" à l'assemblée. Des parchemins étaient sur le comptoir et ma curiosité me poussa à y jeter un œil. Je regardai mon ancienne baguette puis les parchemins. Roh après tout, à Rome faisons comme les romains, j'en pris un et décrétai qu'une nouvelle baguette n'était pas si mal. Néanmoins les questions étaient surprenantes. Ma longueur de bras ? Mais qu'est-ce que j'en savais moi ? Et puis à quoi ça allait bien leur servir ? Un ruban magique vint percuter mon épaule pour me signifier sa présence, ce qui me fit lâcher un petit "AH !" de surprise. J'avoue que sur le coup je ne sus pas réellement à quoi il pouvait servir avant de me rappeler cette fameuse longueur de bras. Aussi étendais-je mes deux membres de tout leur long tandis que le ruban pris les mesures que j'inscrivis sur le papier.

Formulaire rempli a écrit:

Prénom & Nom : Hugo Mourlevat
Caractère : Altruiste, timide, extravagant, confiant, gentil, généreux, crédule
Longueur de vos bras : 65 (d'après google)
Taille : (en cm) 1m85
[font=Georgia](HRP) Lien de votre répartition : Fiche de personnage

Je gardai le papier en main, attendant qu'un valeureux vendeur vienne me secourir dans ma recherche désespérée d'une nouvelle baguette.

HRP : Vous avez mon LA pour dire que Hugo vous donne la papier.
Jennifer Wilson
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Re: Le comptoir
Jennifer Wilson, le  Sam 04 Jan 2020, 23:28




Première Baguette


Pour : Luna Silver  



Le premier essai ne s'était apparemment pas révélé du tout concluant. Bon tant pis. Il se confirma quand la jeune fille, volontaire, tenta de jeter un sort. Finalement, ce fut une pile de baguette qui finie de l'étagère au sol. Ok, il allait falloir vraiment trouver autre chose. La jeune fille semble triste ou non plutôt déçue. Je peux la comprendre, j'aurais été dans le même état d'esprit à sa place. Me concernant le premier choix du vendeur avait été bon dès le départ et j'étais pourtant persuadée de lui avoir trouvée la baguette qu'il fallait !

« Bien bien bien. On va tenter autre chose dans ce cas, laisse moi réfléchir un p'tit moment.. »

Je reprends son formulaire et me concentre à nouveau entre les rayons de la boutique Ollivander. Hm hm voyons voyons. La jeune fille était calme, perfectionniste et secrète mais aussi une aventureuse et une indépendante à la fois.   Finalement mon intuition finis par me parler et c'est presque confiante que je prends deux boites d'instinct. Je reviens alors vers le comptoir avec deux baguettes à lui présenter.

« J'ai deux propositions pour deux baguettes pour toi. En espérant qu'une de ces deux là va te convenir. »

Tendant une première baguette à la miss, j'espérais ne pas passer trop de temps à lui trouver sa première baguette même en tant que débutante et même si cela me faisait plaisir de chercher pour elle LA baguette qui l'a choisirait. Il y avait d'autres clients après tout qui attendaient aussi.




Baguette




Nom : Luna Silver
Bois : Bambou
Composant : Feuille d'Argent
Élasticité : Plutôt souple
Taille : 25,57 cm
Prix : 2 Gallions
Compte vériié


Nom : Luna Silver
Bois : Noisetier
Composant : Plume de Phénix
Élasticité : Agréablement Souple
Taille : 23,21 cm
Prix : 2 Gallions
Compte vériié







by Lydie
Hugh Dey
Hugh Dey
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Légende
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Re: Le comptoir
Hugh Dey, le  Dim 05 Jan 2020, 12:06




Première Baguette


Pour : Hugo Mourlevat  


Saison 29
Vacances d’hiver

Les listes, les listes, les listes. C’était mon obsession. Nouvelle journée à Ollivander’s, nouvelle partie de liste à apprendre. Alors que la première partie avait déjà déserté mon esprit. Et pourtant j’en rêvais la nuit. Je rêvais que je me faisais attaquer par ces notes, ces listes de noms de bois, mais surtout, le pire, par des composants aux noms inconnus. Comme si brusquement j’étais enfoui sous une montagne de plumes et de poils de toutes origines, et que je ne pouvais m’en défaire qu’en donnant les véritables noms. Evidemment je n’y parvenais pas. Et je me réveillais en sursaut après que ma bouche eut été remplie à m’en étouffer de tous ces composants pourtant bien sagement rangés, en théorie, à l’intérieur des baguettes. Sueurs froides, angoisses. J’essayais de me rendormir après ça, mais impossible.

On ne pouvait pas ne pas le voir. Mon visage était marqué. Fatigué. J’avais des cernes. Et pourtant, comme si j’étais simplement masochiste, j’avais le sourire. Parce que je savais que je rendais service, parce que je savais que je sauvais des vies en vendant des baguettes. Le lien n’était peut-être pas évident comme ça, au premier abord, mais pour moi ça l’était. Non pardon. Je ne sauvais pas des vies. Je mettais au monde. C’était mieux. Parce que, pour les petits sorciers de onze ans qui venaient, je leur offrais l’instrument nécessaire à toute leur vie future. J’accouchais de petits sorciers, aptes à pratiquer la magie.

J’étais en train de sourire bêtement au comptoir, rien qu’à cette pensée. Moi qui n’avais pas d’enfant, c’était comme si j’en avais brusquement un à chaque fois que je vendais ma petite baguette. C’était presque flippant. Mais bon… Tant que j’avais pas de pension alimentaire à payer pour tout le monde, je pouvais m’en sortir. Tiens d’ailleurs en parlant de pension alimentaire – non en fait ça n’avait rien à voir mais j’avais envie de faire une transition classe – un homme entra dans la boutique. Un homme. Pas un petit de onze piges nan, un homme. Un homme qu’avait grandi, qu’avait déjà probablement une maman et un papa, ou une maman et une maman, ou un papa et un papa, ou un papa et une chèvre, bref, qu’en sais-je, il avait pas besoin d’être enfanté une deuxième fois lui, normalement, qu’est-ce qu’il venait foutre ici ?

Je le regardais d’un air de point d’interrogation – oui c’était ma formule maintenant pour dire un air interrogateur – et me reculais du comptoir. J’avais pas envie de m’occuper de lui. C’était pas un petit qu’allait avoir des étoiles dans les yeux, c’était nul. Je le regardais du coin de l’œil, remplir son formulaire, j’avais même pas répondu à son salut, et je boudais. Silencieusement. Les bras croisés, près d’une étagère de baguettes. C’était pas très mature comme réaction mais j’y pouvais rien. Moi je voulais un petit.

Seulement, au bout d’un moment, fallait bien que je me résigne à aller lui chercher son document. Jennifer était pas là, parce que c’était pas le jour où elle travaillait, et Izsa bah… Izsa c’était la proprio mais elle bossait ailleurs. Donc elle était probablement au boulot. Non, clairement, y avait que moi dans la boutique, il allait pas partir sans baguette non plus quoi. Alors je me forçais à composer un sourire, sortais de ma cachette franchement pas très cachée, et prenais le formulaire en lançant un « Bonjour » un peu sec. Oui. Bon bah je pouvais pas enlever de mon esprit le fait que j’avais pas envie de le servir, c’était pas ma faute hein. Je levais à peine les yeux vers lui d’ailleurs, je regardais le formulaire, et je partais dans les allées, manquant au passage de me prendre une étagère, parce que je regardais pas devant moi. Après un « Wow pardon » sorti de nulle part parce que je venais quand même de m’excuser auprès de l’étagère, je disparaissais dans les rayons.

Donc. Ok bon, altruiste et crédule, ça d’accord, ça allait bien ensemble. Une bonne pomme. Je lui aurais bien vendu une baguette un peu plus chère d’ailleurs… Non non. Pas d’arnaque oh Hughie, doucement. Je me collais une baffe, et je repartais sur mon formulaire. Confiant, gentil généreux. Bref, Poufsouffle en fait le mec. Ca y avait pas de toute. Timide, oui.. Mais extravagant… Comment on pouvait être les deux à la fois ? Je fronçais les sourcils. Finalement, il n’était pas si évident que ça. Et tant mieux. C’était ch*ant les gens qu’avaient qu’une seule direction. Peut-être qu’il fallait jouer sur la dichotomie. Dichotomie oui. Je connaissais aussi des mots compliqués hein. Pendant longtemps je croyais que c’était une maladie liée à l’ingurgitation massive de coton, mais non. En fait c’était quand y avait une divergence, un truc comme ça. Et divergence, c’est pas non plus une maladie de la verge. Bref.

Je relevais les yeux vers les baguettes et tombais sur un bois que je n’avais pas encore pris le temps de bien étudier. Hum… Arbousier. Intéressant. Le bois était commun et pour autant toutes les baguettes n’étaient pas faites comme ça. Et ça pouvait marcher pour l’extravagance. Parce que son écorce, sur l’arbre, pouvait aller jusqu’au rouge. Comme s’il avait envie de se faire voir. Et puis parce que malgré son nom – qui fait quand même bien penser à de la m*rde hein faut le dire – bah je savais qu’on pouvait utiliser ça pour soigner un peu. Les rhumatismes tout ça. Enfin si vous faites des potions moldues là, mais ça devait bien marcher. Ouais ok. Allez arbousier c’était une bonne idée. Et maintenant que j’avais le bois, le cœur devenait évident. De l’Augurey, bien sûr, pour la timidité.
Je sélectionnais donc la baguette et revenais au comptoir avec un petit sourire.

- Essayez donc celle-ci monsieur. Bois d’Arbousier, plume d’Augurey, 31,43 centimètres et… je testais la flexibilité de la baguette et souris de plus belle extrêmement souple. Je lui tendais la baguette et le détaillais enfin d’un œil qui se voulait expert. Mais où donc était l’extravagance aujourd’hui ? Hum… J’espérais qu’il ne m’avait pas mené en bateau sur son formulaire…




Baguette




Nom : Hugo Mourlevat
Bois : Arbousier
Composant : Plume d'Augurey
Élasticité : Extrêmement souple
Taille : 31,43 cm
Prix : 2 Gallions
[Compte vérifié]






by Lydie
Jude Hopkins
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Re: Le comptoir
Jude Hopkins, le  Dim 05 Jan 2020, 19:06

Saison 29
Hiver

La baguette magique de Jude venait de se briser en deux. Il ne supportait pas de se savoir sans moyen de défense face à toutes les menaces qui pouvaient l'entourer. En plus de ça, c'était un objet dont il se servait constamment. Dans la vie d'un sorcier, la magie pouvait remplacer rapidement tous les actes communs que les Moldus pouvaient faire à longueur de temps. Et chez le Préfet, il n'y avait pas de magie sans baguette. Il s'empressait donc de se préparer dans le but d'aller rapidement vers Ollivander's pour aller s'en procurer une. Avec un peu de chance, elle allait peut-être être mieux que l'ancienne et cette situation allait être plutôt avantageuse après réflexion. Mais il n'en était pas là. Pour le moment, le seul problème qu'il pouvait rencontrer, c'était celui du déplacement. Sans baguette, il ne pouvait pas transplaner. Il se devait donc de trouver un autre moyen de s'y rendre.

Le voilà donc dans l'obligation de prendre le train pour se rendre dans cette boutique. Il n'avait pas d'autres alternatives. Même si ça ne l'enchantait absolument pas. Ce genre de moyen de locomotion était trop utilisé. Jude avait la phobie de la foule. Mais bon, il ne faisait qu'assumer ses erreurs. Si la baguette était cassée, c'était de sa faute. Il l'avait mis dans la poche arrière de son pantalon, sans y faire attention puisqu'habituellement elle était plutôt située dans les poches avants. Alors, en se mettant assis, elle s'est pliée et sous le coup de la pression s'est rompue. Au moment-là, il s'est senti complètement stupide. Il avait été, pour une énième fois encore, perdu dans ses complexes et cela lui était totalement sorti de la tête.

Le trajet fut long et tout le contraire d'apaisant. Il avait qu'une seule envie, c'était de sortir de ce maudit train. Il se rendit ensuite rapidement vers Ollivander's, toujours dans l'angoisse de ne plus avoir de baguette. Cela allait bientôt être remédié. Le plus vite serait le mieux. Une fois à l'intérieur, il s'agita pour récupérer un bout de papier et y remplir rapidement le formulaire. Il avait envie d'avoir sa nouvelle baguette magique, vite !

Formulaire:
 
Luna Silver
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Re: Le comptoir
Luna Silver, le  Dim 05 Jan 2020, 22:58

RP with Jennifer Wilson

Tu regardais la jeune vendeuse repartir vers la réserve. Tu ne savais pas si elle était aussi dépitée que toi. Pourtant, cette baguette te semblait parfaite. Mais comme te le disait ton père, les baguettes pouvaient être capricieuses ! Tu n'avais pas eu de chance. Peut-être que la prochaine sera la bonne.


Tu fûs tirée de tes pensées par les pas de la vendeuse. Elle était revenue avec non pas une, mais deux baguettes. La première que la vendeuse te tendait était faite de noisetier et d'une plume de Phénix.Tu saisissais la baguette, avec un peu plus de prudence. Après ta première expérience et avoir vu de pauvres clients se faire "légèrement" brûler la main car la baguette ne voulait pas d'eux, tu ne tenais pas à ce que cela t'arrive.

Cependant, rien de malheureux ne se produisit. Bien au contraire ! Dès que tu posas ta main sur le manche, c'était comme si tu rencontrais une amie. Une amie qui t'attendait, peut-être, depuis des années dans cette boutique. Mais pour être sûr, la future Gryffondor que tu allais être fît un petit geste et la baguette laissa échappé une trainée de poussière rouge. Elle n'opposait aucune résistance et semblait en harmonie avec toi. Tu souriait, regardant ta toute première baguette. Tu remercia la vendeuse pour sa patience et donna les deux Gallions attendus. Tu repartie toute contente de la boutique, ta future vie d'élève à Poudlard commencait doucement pour toi.
Kohane W. Underlinden
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Re: Le comptoir
Kohane W. Underlinden, le  Ven 10 Jan 2020, 21:48


Réponse à Eileen

La vendeuse répond par l'affirmative. Aysha -parce que c'est le petit nom de la Citrouille d'hier, enfin, moi, je la connais sous le nom de Citrouille, ça remonte à loin, ça- l'a en effet prévenue. Un bon point, sont organisés, là-bas !
Elle ouvre délicatement la jolie boîte contenant la baguette en question. Je l'observe sans oser la reprendre en main. Et la femme reprend, me livrant une analyse de la marchandise.
La métamorphose ? Hmmmm, ça n'a jamais été vraiment ma matière de prédilection.
-Je n'étais pas mauvaise en métamorphose mais ce n'est pas vraiment là où j'excellais, je réponds lentement. J'étais meilleure en sortilèges.
Puis elle parle de la mort. Ca me laisse pensive.
-La mort, je répète doucement. Ca peut être très métaphorique, non ?
Laisser mourir l'ancien monde qui nous étouffe. Pour mieux le faire renaître. Voilà quelque chose qui m'irait bien. Je jette un coup d'oeil à la vendeuse avant de reporter mon attention sur la baguette qui n'attend qu'une chose : qu'on se rencontre à nouveau, pour voir ce qu'il en est vraiment.
J'inspire et avance ma main droite.
Je me saisis du morceau d'ébène.
Comme la veille, je sens qu'elle réagit différemment de celles que j'ai testées avant d'en arriver à celle-là. Elle oppose moins de résistance. Je fais un léger mouvement de poignet et sens une douce chaleur parcourir mon bras.
Mon regard se lève sur la vendeuse.
-Elle réagit mieux que celles que j'ai essayées hier. Elle a l'air de m'accepter, vous ne trouvez pas ?

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Re: Le comptoir
Jennifer Wilson, le  Sam 11 Jan 2020, 22:11




Première Baguette


Pour : Jude Hopkins  


LA Emprunté

La boutique n'était pas très remplie mais cela ne durait qu'un temps, des fois même pas une heure. Quand on travaillait chez Ollivander, il fallait savoir être disponible même quand on était dans une tâche quelconque, les clients pouvaient arriver d'une seconde à l'autre. Plusieurs baguettes dans leurs boites, j'avançais donc parmi les rayons pour les ranger tant bien que mal à leur place tandis que la sonnerie retenti de nouveau. Qu'est ce que j'avais dis ? La boutique était rarement vide, il y avait toujours du monde qui allait et venait.  C'est un jeune homme qui se présente, silencieux il me tend son formulaire, je lui souris. Toute sorte de clients aussi venait chez nous. Peut-être est-il timide ? Quoi qu'il en était, je lui souris me tentant à le mettre à l'aise.

« Bonjour, bienvenue à la célèbre boutique d'Ollivander. Je s'appelle Jennifer, je vais m'occuper de ta demande. Ne bouge pas. Si tu permets de m'accorder quelques minutes le temps que je trouve la perle rare. »

D'un clin d'oeil, je me retire pour aller de nouveau hanter les rayons de la boutique afin de partir chercher celle qui animera bientôt sa baguette. Bien que je m'étais trouvé un peu trop hésitante à mes débuts sur mes divers choix, mon assurance s'affirma de plus en plus. Bon évidemment, je n'étais encore pas une experte en la matière et pouvait commettre encore des erreurs mais je devais avouer aimer de plus en plus ce travail. En train de fouiller l'étagère du regard après avoir relu plusieurs fois le formulaire du concerné, ce dernier s'arrêta sur une boite en particulier. Je reviens sans attendre vers le Serpentard.

« On peut commencer par celle-ci je pense. Tu trouveras la composition à l'intérieur. Je suis à ta disposition si jamais elle ne te convient pas ou si tu as des questions. »

Il ne restait plus qu'à attendre pour voir si la magie opérait, ce qui pouvait me rendre plus que curieuse, il fallait l'admettre.





Baguette




Nom :Jude Hopkins
Bois : Erable
Composant : Crin d'Hippogriffe
Élasticité : Agréablement souple
Taille : 26,14 cm
Prix : 2 Gallions
Compte Vérifié







by Lydie
Hugo Mourlevat
Hugo Mourlevat
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Re: Le comptoir
Hugo Mourlevat, le  Mar 14 Jan 2020, 11:01

Réponse à Hugh

Le preux chevalier, enfin si je puis dire, car je ne semblais pas être le damoiseau en détresse qu'il espérait. M'enfin, il repartait rapidement, bredouillant quelque chose à une étagère. Et moi j'étais là, je ne savais pas quoi faire à part attendre. Aussi fouillai-je dans mon sac, espérant y trouver une quelconque occupation. Mais non, rien. Alors je rangeai, le rouge à lèvre par-ci, le miroir par-là. Ah bah oui, si jamais j'avais besoin de me repoudrer le nez avant un show il fallait tout avoir sur soi. Y'avait un truc dans le fond, était-ce une tâche ? Je ne savais pas, alors je plongeai la tête dedans. Littéralement. C'était bien là l'avantage du sortilège d'extension indétectable. Bon, c'était pas hyper respirable mais au moins c'était faisable. Je sursautai alors, faisant tomber le sac et une partie de son contenu par terre. La voix du vendeur m'avait surpris. Je jetais un coup d'oeil par terre. Mon poudrier, mon rouge à lèvre, et le miroir cassé. Aïe, sept ans de malheur ! Je ramassais le premier et le fourrai dans mon sac et attrapai le deuxième.

-C'est euh... Du... Parce que j'ai les lèvres sèches ahah.. Goût cerise. Vous voulez goûter ? Euh... Hein ? Je ne savais plus où me mettre, aussi prenais-je la baguette sans demander mon rester et formulai un #reparo sur le miroir, espérant que ça allait conjurer mes sept ans de malheur. Le miroir se répara mais rien de plus. Attendez, elle était en quoi cette baguette ? Arbousier ? Genre un arbre avec des bouses dessus ? Est-ce qu'il était en train de dire que j'étais de la m*rde ?

-Je vous ai fait du mal ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? lançai-je tristement en lui rendant cette baguette qui ne me plaisait pas, et visiblement à qui je ne plaisais pas non plus vu qu'il restait quelques fissures sur le miroir que j'attrapai. J'essuyai la bordure de mes yeux. Ca faisait mal à l'égo de se faire traiter de bouse ainsi par quelqu'un qui ne vous connaît pas. Je... Je suis désolé si je vous ai offensé. lâchai-je timidement. On peut repartir de zéro et essayer autre chose ? Je reniflai en espérant vraiment qu'il allait me pardonner tout comme je venais de le pardonner de me traiter de bouse.
Gabin Šprajc
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Re: Le comptoir
Gabin Šprajc, le  Jeu 16 Jan 2020, 00:43

Un mince sourire aux lèvres, un joyeux sifflotement accompagnant sa démarche, Gabin se fraya un chemin dans la foule de sorcier présent sur le Chemin de Traverse. A cette heure ci de l'après midi, nombreux étaient les personnes présentes dans la rue pavée la plus connue du monde magique anglais. La plupart d'entre eux quittaient le boulot, rentrant chez eux ou préférant engloutir une pinte dans un pub avant de retourner à leur domicile. A la pensée d'une bonne pinte, le jeune sorcier faillit dévier de sa router, mais sa conscience reprit sur le pas sur son moment d'égarement. Il n'était pas là pour cela aujourd'hui. Il avait une mission bien plus importante. Primordiale.

Bientôt, la devanture du magasin Ollivander's apparu devant les yeux du sorcier, dont le sourire s'étira de plus bel. Il y avait fort longtemps qu'il n'était plus revenu dans cette boutique. Sa première baguette, comme tout sorcier, il était allé l'acheter à ses 11 ans, quelques jours avant sa rentrée à Poudlard. Haut comme trois pommes, il avait regardé avec émerveillement les innombrables boites qui contenaient l'arme du sorcier. Sa première baguette avait été une fidèle compagnon, un ami sur qui compter à chaque instant, partageant même leur couche durant les premiers mois. Puis un enchainement d'événements, d'obstacles, avait réussi à faire plier son jouet, son âme soeur. Irréparable. Tout comme le coeur de l'adolescent.

Mais le deuil était passé et Gabin se devait de trouver, de se faire choisir, par une nouvelle baguette. La tolérance de ses professeurs vis à vis de sa situation de sorcier sans baguette était arrivée à sa fin. Un simple ultimatum et voilà qu'il poussait la porte d'entrée de l'une des plus boutiques les plus reconnues de ce monde. Plusieurs personnes étaient déjà présentes, conseillées par les vendeurs. Des piles de boîtes se déplaçaient tandis que d'autres volaient dans les airs à cause d'une sortilège mal lancé. Le Serdaigle fit un tour sur lui même pour contempler l'intérieur du magasin. Malgré quelques petits changements, ce dernier restait le même que dans son souvenir.

Ses yeux suivants la silhouette des personnes présentes, le sorcier appuya son dos contre l'un des murs de la boutique. Attendant qu'un des vendeurs puissent le renseigner sur sa prochaine baguette, il se laissa aller à ses pensées, un aimable sourire au visage.


Spoiler:
 
James MacDonnell
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Re: Le comptoir
James MacDonnell, le  Jeu 16 Jan 2020, 10:32

Si James avait bel et bien vécu dans une famille de sorciers, ses parents avaient catégoriquement refusé de répondre à la moindre de ses questions sur le Chemin de Traverse. Il apprendrait tout le moment venu, peu importe l'impatience qui le faisait bouillir. Son père lui avait longuement expliqué que sa patience serait bientôt récompensée. James avait accepté cette leçon de morale en silence, et avait suivi son père dans la cheminée qui le mènerait au Chemin de Traverse.

Une fois passé par les halls marbrés et les galleries sinueuses de Gringotts, la banque des sorciers, Craig MacDonnell s'était rapidement excusé auprès de son fils. Adepte de lecture, il laissa son fils au milieu de la rue marchande et se dirigea vers Fleury et Bott. James savait que ce n'était qu'une excuse pour le laisser parfaire son expérience du moment. Il est vrai que son père était une distraction bavarde et amusante. En y repensant, il n'avait pas pris le temps d'admirer les bâtiments majestueux aux façades vernies qui s'étiraient des deux côtés de la rue. Il aperçut à sa gauche la silhouette de son père entrer dans un bâtiment anobli par les années: Fleury et Bott. À sa droite, une enseigne tout aussi vieille accueillait les visiteurs: Ollivander's... Il se souvenait très clairement de ce que lui avait dit son père à ce propos:

- N'oublie pas, James. C'est en entrant chez Ollivander's que tu pourras acheter ta première baguette. C'est une étape importance mais je ne veux surtout pas te gâcher la surprise...

Anxieux, le jeune sorcier bouillonnait déjà d'un stress prématuré lorsqu'il franchit pour la première fois la massive porte en bois de chez Ollivander's. Un tintement de clochette le fit sursauter. Il referma doucement la porte, inquiet. Il se demandait s'il était supposé faire quelque chose. Que devait-il faire pour avoir sa baguette? Il sentait le poids des gallions dans la poche de son pantalon gris. Peut-être n'était-ce pas suffisant?  Peut-être devait-il réussir un genre de test surprise? Il n'avait pas encore eu la chance de se renseigner sur la boutique, mais l'ignorance lui faisait tourner la tête. Un sentiment de vertige lui fit s'arrêter quelques instants.

La boutique était magnifiquement bien décorée. Il remarqua les petites boites vertes qui s'alignaient sur les étagères du fond du magasin. Que pouvaient-elles donc renfermer? Souriant bêtement, James stoppa net son questionnement et le laissa pour plus tard. Aujourd'hui, il se contenterait d'observer. Il s'avança vers le comptoir sur lequel était posés des parchemins. Il découvrit à ses pieds les motifs d'un tapis beige en velours, couleur qui ne lui plaisait guère. Illuminés pas des spots en hauteur, les parchemins du comptoir servaient vraisemblablement à questionner le nouveau client afin de faciliter la tâche du vendeur. James avait eu raison. Il devait passer un test, mais celui-ci n'était pas aussi compliqué qu'il ne l'avait imaginé. Si cela pouvait aider le vendeur, James était prêt à répondre à ses questions. Rassuré par le papier qu'il tenait dans ses petites mains, il restait attentif à tout mouvement qui pourrait venir de l'arrière-boutique. Et puis, où est-ce que donnait la petite porte qui se trouvait au fond du magasin?

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