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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Ollivander's
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Le comptoir
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Kochi Hakano
Gryffondor (DC)
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Re: Le comptoir
Kochi Hakano, le  Dim 3 Mai 2020 - 21:29

こち
はかの

#Réponse Jennifer Wilson


J'observai la demoiselle avec attention. Ses réactions. Ses réponses. L'embrasement léger de ses joues. Ses sourires. Elle répondait à mes compliments tout en sous-estimant l'importance du rôle qu'elle avait joué dans cette sélection. « Je crois qu'elle vous a adopté. » De toute évidence. J'acquiesçais cette affirmation considérant déjà le bois de cerisier comme acquis à ma cause.

Les mains toujours dans le dos, je l'écoutais impassible. La jeune fille m'indiquait que le boitier était bien compris dans le prix énoncé. Mieux encore, elle vantait la résistance de leurs baguettes. J'avais envie de lui faire confiance malgré le discours vendeur qui ressortait fatalement derrière ces mots. « Je crois que vous êtes le premier à poser cette question. » Mes yeux s'ouvrirent légèrement sous l'effet de surprise.
Oh vraiment ? Ainsi donc étais-je le seul à m'intéresser réellement à ce que j'achetais ? Les gens d'ici n'avaient vraisemblablement aucun intérêt quant à la réelle valeur des choses ? Ou alors ils n'en prenaient guère soin ; à l'image de ces baguettes pour lesquelles ils se fichaient de savoir si l'étui était fourni avec ou non ? De savoir comment les entretenir sur le long terme ? Apparemment non. Les sorciers d'ici se contentaient d'acheter une baguette sans se préoccuper de comment s'en occuper ensuite ? Cette négligence démontrait un comportement fort regrettable. Je déclinais toute implication dans de tels agissements.

La polir. Ainsi je la polirai régulièrement. Et je n'hésiterai pas à revenir ici si besoin. J'allai lui demander son nom pour avoir un contact précis au cas où mes pas devraient me conduire dans cette boutique à nouveau. Finalement je me retins. Nul doute qu'il ne devait pas y en avoir deux comme elle. J'espérai ironiquement ne pas avoir à revenir un jour. Dans le même temps je me disais que j'aimerais retomber sur elle si mon espoir précédent venait à échouer.
La demoiselle encaissa la vente. Je n'étais point pressé. Et puis il n'y avait personne. Alors je décidai de prendre mon temps. Visiblement désireuse de ne point en rester là également, elle me relança. « En réalité, j'ai hésité entre deux cœurs pour tout vous avouer. » Aîe. Quelle charmante attention. Elle venait de piquer instinctivement ma curiosité dans sa forme la plus prononcée. Mes prunelles se reposèrent sur elle avec un profond respect. « Quel était l'autre ? »  Un sourire amusé. Je me découvrai pour le coup une impatience que je ne me connaissais pas. Une impatience justifiée. Une avidité d'apprendre la réponse. « Et pourquoi avoir tranché en faveur de l'hippogriffe ? » Immobile dans ma posture, je la suivais des yeux.
Jackson Emerenziana
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Re: Le comptoir
Jackson Emerenziana, le  Lun 4 Mai 2020 - 7:24

Une nouvelle baguetteSaison 31 - Printemps - Hugh Dey - LALe vendeur ne semblait pas comprendre la réponse du sorcier. Finalement il souris avant d'y répondre. Il écouta attentivement. Ainsi la taille et l'élasticité de la baguette est basé sur le bois et non la personnalisation. Tout sorcier qui vient prendre sa baguette magique ne s'intéresse pas réellement à comment elles sont confectionnés. Surtout quand ils ont l'âge de onze ans. A la remarque du vendeur concernant la taille, Jackson secoua la tête négativement.

Le vendeur c'était cambré lors de l'approche de l'Italien ce qui le fait sourire en premier temps. Mais en voyant la tête de l'homme, il se ravisa et repris une position normale. Il nota dans sa tête de revenir dans 3 jours. Jackson n'eut le temps de dire son prénom et nom que le vendeur avait déjà filé. Mince... Il fallait vraiment qu'il se soigne... Ces voix lui faisaient vraiment faire n'importe quoi. Se rappeler de dire pardon quand il reviendra ! Jackson soupira puis sorti d'Ollivander's.

-- ELLIPSE --

Trois jours étaient passés depuis la commande pour une baguette personnalisée. L'ancien serdaigle était revenu sur le Chemin de Traverse. Il était tôt, à l'heure d'ouverte des établissements. L'air froid régnait sur la ville londonienne. A l'intérieur de la célèbre boutique, la chaleur était présente. L'italien s'approcha du comptoir. Il n'attendis que quelque secondes, le vendeur de l'autre fois venait déjà vers lui. Les mains sur le comptoir, le sorcier se tenait à une distance raisonnable.

Bonjour Monsieur. Je voulais m'excuser pour la dernière fois. Je suis... malade. J'essaie de me soigner. Il m'arrive de faire des choses... incorrect sans que je le sache. Je m'excuse encore.

Passant sa main dans son cou, le sorcier était mal à l'aise.

Avez-vous réussi à personnalisé ma baguette ?
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Gwendal Flores
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Re: Le comptoir
Gwendal Flores, le  Mer 6 Mai 2020 - 8:54

De bois, de plumes et autres merveilles

De toute la semaine, cette journée est de loin la plus exquise. Le doux soleil du printemps dépose une fine couche de chaleur sur toutes les peaux s'offrant à lui, une sensation accueillie tel un cadeau qu'on n'en pouvait plus d'espérer après les températures si basses de l'hiver passé. Dans le métro les gens sont absorbés par leur lecture ou leurs pensées, certains ont les yeux perdus dans le vide mais l'oreille concentrée sur une musique dont les notes valsent dans leurs tympans et donnent le tempo à ce doigt ou cette jambe qui bat la mesure inconsciemment. Accroché à la barre en métal, balloté au gré des rails, j'adore le métro. C'est un endroit si fascinant ! Et un des rares où je peux observer à la dérobée autant de moldus venus des quatre coins de la ville. Parfois on me renvoi m'ont regard indiscret de manière peu amicale mais dans ces cas-là je baisse immédiatement la tête en souriant. Il est vrai qu'il n'est pas très agréable d'être scruter tel un trésor de cabinet de curiosité mais je ne peux m'empêcher !

Subir les regards interloqués des passants, je connais bien. Malgré tous mes efforts, je crains d'avoir encore fait une bourde vestimentaire ce matin. Sorti du métro, les Londoniens se retournent en fronçant les sourcils quand ils me croisent et plusieurs jeunes gens ricanent dans leur moustache naissante. Mais peu m'importe. Toute erreur est bonne à prendre, puisqu'elle nous en dit long sur nos faux pas et comment les éviter à l'avenir. En quittant le monde moldu pour entrer dans celui des sorciers, je me dis que c'est bien dommage car mon accoutrement du jour est des plus confortables. Mais j'aurais tout le temps de gamberger sur la mode moldue plus tard, il me faut maintenant m'occuper de choses plus sérieuses.

C'est les épaules affaissées et l'air désolé que je rentre dans la célèbre boutique d'Ollivanders. L'aura que dégage la devanture n'est en rien comparé à son intérieur. En passant la porte, le tintement cristallin d'une clochette sonne mon arrivée dans cet antre tout de bois constitué chassant immédiatement mon attitude penaude. Mes chaussures rouges arpentent le sol sombre autant que mes yeux marrons dévorent toutes les merveilles exposées. J'ai beau connaître les mots encadrés, je ne me lasse pas de les parcourir une fois de plus pour le simple plaisir de l’esthétique qui leur a été apporté. De même, je porte mon attention sur les baguettes exposées bien que je ne compte pas les acheter. Mais le lèche-vitrine est une activité si excitante, pourquoi s'en priver ? Tandis que j'examine avec intérêt toutes ces créations j'en viens à oublier la raison de ma présence pendant quelques minutes. C'est un geste nonchalant, une main voulant prendre refuge dans la poche de ma veste jaune délavé, que la réalité me rattrape et me décide à enfin m'avancer vers le comptoir.

- Bonjour ! Et c'est le cas de le dire, n'est-ce pas ? Une magnifique journée comme celle-ci mériterait même qu'on invente un nouveau mot que bonjour, celui-ci ne lui faisant pas vraiment honneur. Je pencherais plus pour un Merveilleux Jour mais il faut avouer que c'est moins pratique et rapide à dire. En tout cas c'est ce que je vous souhaite, un merveilleux jour ! C'est toujours un tel plaisir de passer par votre boutique, elle tout bonnement majestueuse ! Vous avez fait un travail tout à fait exquis malgré l'incendie, je vous tire mon chapeau ! Enfin c'est une expression bien sûr parce que ceci est ce qu'on appelle un béret. C'est très étrange comme couvre-chef et je ne suis pas sûr de le porter correctement mais il est si léger et agréable à porter. Je trouve le concept de chapeau tout à fait amusant et il en existe tellement de sorte qu'une vie entière ne suffirait pas à tous les essayer, j'en suis certain ! Pardon je divague, c'est un vilain défaut de ma part, vous m'en voyez navré...

L'excitation fit place à une profonde gêne le temps d'un battement de cils. De tous les pouvoirs dont sont dotés les sorciers, j'étais toujours aujourd'hui bien incapable de dompter ma propre langue. C'en était à un point où je doute que le plus puissant des silencio y fasse quoi que ce soit. Un sourire mi-désolé mi-admiratif pour la personne derrière le comptoir et me voilà assis dans le plus moelleux de tous les fauteuils, le dos vouté sur mon formulaire. Je m'étais attendu à utiliser une plume classique mais c'est avec un stylo que je pu poser sur papiers toutes les informations demandées. C'est une invention merveilleuse que le stylo ! Pas besoin de le tremper dans un pot d'encre, pas de gouttes tombant inopinément sur sa feuille et une fluidité sans pareil dans le traçage des lignes, courbes et traits que composent notre écriture !
Une fois tous les espaces blancs remplis, je me lève avec la ferme intention d'être concis et direct. Bavarder dans le nez d'un vendeur jusqu'à ce qu'il en ait plein la tête n'est jamais une bonne chose. Cependant, même gonflé de la plus grande bonne volonté du monde, j'eus à nouveau du mal à ne pas laisser mes mots déborder comme un ruisseau sous la tempête.

- Voilà pour mes informations. Ne faites pas attention aux dessins dans les marges, je ne peux m'empêcher de faire glisser un stylo sur une feuille dés que j'en ai un ! N'est-ce pas une invention formidablement pratique ? Comparé à nos plumes traditionnelles, je trouve qu'il n'y a pas comparaison qui tienne ! Le seul désavantage étant qu'ils se vident très vite mais ensuite rien ne nous retient de les planter quelque part pour revenir à - euh pardon, je m'égare à nouveau. Voici pour vous et je vous laisse travailler ! Un travail passionnant j'imagine, la création de baguette est tout un art et je brûle de savoir de quoi sera faite ma nouvelle compagne. En espérant qu'elle dispose d'une meilleure étoile que la précédente... vous allez rire mais je l'ai bêtement cassé ! Une histoire idiote vraiment mais je ne vous embêterais pas avec ça, promis !

Le formulaire rendu, il n'y a plus qu'à attendre. J'en trépigne déjà d'impatience.
   
  Prénom & Nom : Gwendal Flores
   Caractère : Enjoué, passionné, bavard (trop même, enfin vous l'avez vu)
   Longueur de vos bras : 66.3 cm
   Taille : 170 cm
   (HRP) Lien de votre répartition : répartition
Jennifer Wilson
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Re: Le comptoir
Jennifer Wilson, le  Mer 6 Mai 2020 - 16:14




Baguette


Pour : Kochi Hakano


Gwendal, pas d'inquiétudes, un collègue va venir prochainement pour toi.

Un air étonné vient s'inviter sur le visage du jeune homme à ma petite révélation sur la question des entretiens des baguettes. C'est vrai. Personne ne l'a posait. A croire que ça n'intéressait personne. Ce n'était de loin la plus courante en tout cas. La preuve était qu'elle m'avait moi-même surprise. Pas l'habitude de l'entendre mais le brun devait posséder un côté méticuleux pour poser ce genre de question. Lors de son mouvement, la réaction de sa baguette l'avait entièrement prouvé. Le comptoir rangé avec perfection ne pouvait que me laisser avec une pointe d'admiration dans mon regard. Sans doute était-ce sûrement un trait de caractère de cette population. Je connaissais assez mal le continent asiatique pour ne l'avoir jamais visité en fait. Un sourire presque espiègle vient se poser sur mes propres lèvres à son autre question sur mon hésitation entre les deux cœurs.

« Dictame a été celui qui m'a fait hésiter et qui m'a donné du fil à retordre mais finalement l'hippogriffe car ce cœur correspondait plus à votre personnalité indépendante. »  

Oui. Le cœur de cette baguette correspondait très bien pour les gens dits intellectuels et la nature de l'hippogriffe elle même de l'animal rejoignait mieux le caractère de mon client. Un instant pensive, cette conversation était fortement intéressante et, je ne pouvais me le cacher, il m'intriguait avec ses questions et son attitude. Plusieurs questions se suivent alors dans ma tête à son propos. Le jeune homme semble être bien trop adulte pour être un élève à Poudlard. Mon envie de poursuivre la conversation est réelle mais il a peut-être affaire ailleurs que de parler baguettes avec une simple ado sauf que sa personnalité m'intrigue. En même temps, ce n'est pas tous les jours qu'Ollivander recevait pareil client. Puis, une idée me vient subtilement en tête. S'il n'y répondait pas, je lâcherai tout simplement l'idée de pouvoir le revoir un jour mais quelque chose me dit qu'il comprendra mon attention, sous-entendu ?

« Je ne veux pas vous faire perdre plus de votre temps mais j'ai été ravie de cet échange. N'hésitez pas à revenir au besoin ou si vous voulez tout simplement en savoir plus. Je vous laisse mon nom si vous le souhaitez, attendez...  »  

Un rapide coup d’œil vers le comptoir, je viens prendre de quoi noter, inscrivant rapidement mon nom sur un bout de parchemin que je plie et que je lui donne ensuite avec un sourire dans un redressement de tête en le lui tendant. Je ne sais pas si ce dernier nous servira mais au cas où, qui sait... Parfois, il fallait savoir prendre les devants.




Baguette




Nom : Kochi Hakano
Bois : Bois de Cerisier
Composant : Plume d'Hippogriffe
Élasticité : Relativement souple
Taille : 24,36 cm
Prix : 2 Gallions
Compte vérifié







by Lydie
Kochi Hakano
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Re: Le comptoir
Kochi Hakano, le  Mer 6 Mai 2020 - 19:41

こち
はかの

#Réponse Jennifer Wilson


Ainsi donc elle avait hésité entre le dictame et l'hippogriffe. Décision compliquée de toute évidence. Moi-même j'ignorais encore lequel de ces deux cœurs j'aurais choisi si j'avais eu à le faire. J'étais bien heureux qu'elle ne m'ait pas demandé de le faire ; je respectais son choix et je lui accordais mon intégrale confiance. La demoiselle m'enlevait gentiment un problème d'une liste déjà bien assez longue. Sa réponse pertinente avait fini de me convaincre. Je ne répondis pas ne sachant qu'ajouter. Elle avait tout dit.

J'admirais une dernière fois l'intérieur du boitier, le comptoir bien rangé, la jeune demoiselle en proie à une profonde réflexion, les rangées derrière elle, les cadres endormis sur ces murs emplis d'histoires. J'étais admirativement conquis. Vraiment.
Refermant soigneusement le boitier avec la baguette à l'intérieur, ma main gauche l'embarqua comme pour sonner le glas de ma présence en ces lieux si envoûtants. Mon départ était imminent. Alors sa voix douce, nuancée et de plus en plus affirmée à mon sens, se fit entendre une nouvelle fois. Mes oreilles attentives écoutèrent. « Je vous laisse mon nom si vous le souhaitez, attendez...  » Oh, vraiment ? Quelle charmante attention. De cette charmante demoiselle. Son aïeul n'avait définitivement rien à lui reprocher. Intelligente. Délicate. Attentionnée. Son sens du service était plus qu'appréciable.

Ma main droite s'avança à sa rencontre. Je pris le morceau de parchemin tout en m'inclinant poliment à nouveau. Le dévorant des yeux j'ouvris ensuite le boitier pour y glisser la précieuse information ; non demandée mais au fond de moi terriblement convoitée. La demoiselle avait l'air sûre d'elle. Mieux encore sa détermination évidente venait de me séduire légèrement. Je m'empressa de répondre à son sourire. « Je serai ravi de vous revoir. Dans des circonstances autres que le travail. » Je n'avais nul besoin ni envie qu'elle me colle à nouveau une étiquette de client si j'étais amené à la revoir. « Maintenant que j'ai votre nom, je m'autoriserai à vous recontacter. J'aimerais beaucoup en apprendre davantage. » Ma franchise - le reflet de ma sincérité directe. Ma carte maîtresse. Que je venais d'abattre sans réfléchir. Quoique. « Bonne journée Mademoiselle Wilson. » Je pivotai sur moi-même enchaînant un mouvement vers la sortie. Elle avait mon nom également. Nous étions quittes. La cloche tinta une nouvelle fois à mesure que je retournai dans le Chemin.

#Départ Kochi Hakano
Hugh Dey
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Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de transplanage
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Re: Le comptoir
Hugh Dey, le  Jeu 7 Mai 2020 - 17:08




Baguettes


Pour Jackson Emeranziana

Encore une fois, j’avais devant moi un chef d’œuvre. C’était ce que je m’étais dit en tout cas. La modestie ne m’étouffait pas, ça on pouvait le dire, mais je me rendais compte chaque jour de la satisfaction que me procurait ce job. Qui aurait pu croire que je m’épanouirai dans les baguettes ? Et pourtant…

Le client m’avait paru étrange, mais j’avais réussi à lui proposer quelque chose qui lui convenait. Il ne restait qu’à créer la baguette puis à la personnaliser. Plus facile à dire qu’à faire quand on ne l’a jamais fait. Pour moi, la création de baguette relevait maintenant presque de la formalité. En attendant d’être livré des Poils de Demiguise, j’avais déjà commencé à tailler le bois. L’aulne était commun, mais, comme à chaque fois, j’avais passé un temps précieux à tenter de trouver l’endroit où se trouvait la baguette. Pour moi, il ne s’agissait pas de tailler grossièrement et de déterminer, moi-même, que la baguette aurait cette taille. Il s’agissait plutôt d’écouter le bois, et de laisser éclore la baguette qu’elle contenait. C’était aussi précis qu’un sculpteur faisant naître une statue d’un bloc de marbre.

Une fois le bois taillé, il me fallait attendre que la commande arrive. Ca ne prit que deux jours. Et je m’enfermai donc une soirée pour tenter de faire avaler au bois d’aulne cet ingrédient discret. Ce ne fut pas compliqué, à croire que les deux s’aimaient particulièrement bien. J’en souriais. C’était drôle. Enfin ça l’était pour moi mais je ne m’attendais pas à ce que vous le compreniez.

Ensuite, comme j’avais dit à mon client de revenir au bout de trois jours, et que deux étaient déjà passés, je m’attelais à la personnalisation. Son schéma était clair, mais il me fallait être minutieux. La baguette étant déjà créée, je devais absolument essayer de ne pas la brusquer. Certaines n’aimaient pas ce type de personnalisation, elles pouvaient parfois se montrer capricieuses. Pour celle-ci, je trouvais que lui chuchoter quelques mots doux à l’oreille – enfin au manche – l’aidait quelques peu. C’était comme un tatouage. Certains étaient ravis de s’en faire faire, d’autres avaient plus de difficultés à le supporter. D’autres encore s’évanouissaient. Cette baguette ne s’évanouissait pas. Elle avait simplement besoin d’un peu de repos de temps en temps mais acceptait son sort. En tout cas c’était comme ça que je le ressentais. Moi ça me faisait du bien de leur parler comme ça, et d’imaginer leurs réactions.

C’était pour ça que j’étais si fier de les fabriquer. J’avais l’impression d’avoir un réel pouvoir sur ces êtres vivants. Aussi, lorsque le lendemain, le client entra dans la boutique, l’accueillis-je avec un énorme sourire.

- Bonjour Monsieur. Je voulais m'excuser pour la dernière fois. Je suis... malade. J'essaie de me soigner. Il m'arrive de faire des choses... incorrect sans que je le sache. Je m'excuse encore.

Okayyyy… Je lui avais pas demandé de me raconter sa vie mais si ça pouvait l’aider à se sentir mieux pourquoi pas. Je hochai la tête, hésitant une seconde à aller chercher sa baguette. Mais il me devança.

- Avez-vous réussi à personnalisé ma baguette ?
- Oui m’sieur tout à fait ! Je vous l’apporte ! Un sourire au coin des lèvres, je me détournais pour aller lui chercher la bête. Euh, la belle pardon. La bête c’était plutôt moi. Un petit passage dans l’arrière-boutique pour prendre l’écrin qui lui était destiné et je revins vers lui, une immense fierté se peignant sur mon visage. Il allait l’adorer. J’en étais véritablement certain. Et je crois que c’était bien la première fois que j’étais aussi sûr de moi. J’ouvris l’écrin pour en sortir la baguette et la lui tendit délicatement, manche en avant.

- Tenez, vous pouvez l’essayer. Un nouveau sourire et un ton rassurant cette fois-ci. Il était bizarre, certes, mais j’aimais bien sa baguette. Ca me donnait plutôt envie de lui faire confiance…


Baguettes



Nom : Jackson Emeranziana
Bois : Aulne
Composant : Poil de Demiguise
Élasticité : Souplesse modérée
Taille : 25,8 cm
Personnalisation : Manche sculpté selon croquis
Prix : 11 Gallions & 10 Mornilles
Compte Vérifié





by Lydie






Baguettes


Pour Gwendal Flores

J’étais en train de vérifier un truc sur les composants des baguettes. Enfin, initialement, c’était ce que j’étais en train de faire. Mais avec la connerie de cloche, je sursautai. Ch’ais pas, j’avais dû croire que j’allais rester seul jusqu’à la fin de la journée… Mais non. Et donc en sursautant, je faisais tomber mes feuilles de notes sur les animaux magiques, me baissais pour les ramasser, remontais trop vite, me prenais le comptoir dans la tête.

- Merdeuh
- Bonjour ! Je me frottais la tête, jetais un regard noir sur celui que je jugeais être le responsable de cette bosse naissante. Je m’apprêtais d’ailleurs à lui répondre, le B s’était déjà formé sur mes lèvres, mais non, je n’en eus pas le temps. Et c'est le cas de le dire, n'est-ce pas ? Hein ? De quoi il parle ? Une magnifique journée comme celle-ci mériterait même qu'on invente un nouveau mot que bonjour, celui-ci ne lui faisant pas vraiment honneur. Oh bordel mais ferme ta gueule… Je pencherais plus pour un Merveilleux Jour mais il faut avouer que c'est moins pratique et rapide à dire. En tout cas c'est ce que je vous souhaite, un merveilleux jour ! Je levais les yeux au ciel en découvrant que mon client du jour était le plus bavard au monde, et aussi le plus idiot. Comment il pouvait me souhaiter un si bon jour que ça alors que je venais à peine de perdre 25 neurones dans un traumatisme crânien digne de ce nom ? C'est toujours un tel plaisir de passer par votre boutique, elle tout bonnement majestueuse ! Ok, globalement, à partir de là, j’arrêtais d’écouter. Je préférais plutôt me concentrer sur la meilleure manière d’envoyer discrètement un sortilège de Mutisme. Etant donné que j’étais manumage, je me demandais si presser ma main sur ses lèvres avant de lui envoyer le sort serait une véritable bonne idée, mais je doutais de la discrétion de cette solution.

Enfin, fort heureusement, au bout d’un temps qui me sembla être extrêmement long, il finit par arrêter, par prendre le formulaire que je lui désignais, et par se mettre à l’écart pour le remplir. Ouf ! J’en profitais pour mettre de l’ordre dans les notes que j’avais laissé tomber, tout en frottant ma main contre mon crâne. Ca n’apaisait en rien la douleur, mais ça me rassurait de savoir que ça ne saignait pas. C’était déjà ça. Et finalement il revint.

- Voilà pour mes informations. Super, je jetais un œil sur le formulaire et ne pus m’empêcher de remarquer qu’il était bardé de gribouillages de partout. Ne faites pas attention aux dessins dans les marges, je ne peux m'empêcher de faire glisser un stylo sur une feuille dès que j'en ai un ! N'est-ce pas une invention formidablement pratique ? Comparé à nos plumes traditionnelles… Oh non bordel ça recommençait… Cette fois je ne pris même pas la peine de faire semblant de l’écouter, je pris simplement le formulaire et me dirigeai vers les étagères en espérant très fort qu’il allait enfin cesser de parler. La seule chose intéressante à retirer de tout ça, c’est que dès que je la verrais, je pourrais dire à Izsa que j’avais enfin trouvé quelqu’un qui parlait plus qu’elle. Et ça, c’était un véritable exploit.

Je n’eus aucun doute sur le composant à lui donner. Sa parole remplissait tellement le moindre espace disponible, tant dans la pièce que dans ma tête, que j’allais lui proposer une baguette avec une plume d’Occamy. L’Occamy ayant la faculté de modifier sa taille en fonction de l’espace dans lequel il se trouvait pour en remplir la moindre parcelle, je trouvais ça extrêmement adapté.
Quant au bois… Là non plus je n’eus pas beaucoup de doute. Cet homme, bien que trop bavard, était l’exemple même de la passion – de la langue en l’occurrence. Le Charme lui irait très bien, puisqu’il avait tendance à accompagner les sorciers talentueux, habités d’une unique et pure passion. Et puis il était tellement atypique que ce serait parfait. Le Charme tissait en général de forts liens avec son possesseur, à tel point que, s’il prêtait sa baguette, personne ne pourrait faire quoi que ce soit en contradiction avec ses valeurs propres.

J’espérais clairement avoir fait le bon choix, histoire d’être débarrassé de lui au plus vite. Je revins vers lui, résigné à lui coller la baguette dans la bouche si ça l’aidait à se taire.

- Tenez monsieur. Un simple geste suffira amplement pour l’essai. En espérant qu’avec ça il comprenne que je ne voulais plus entendre un mot de sa bouche.


Baguettes



Nom : Gwendal Flores
Bois : Charme
Composant : Plume d’Occamy
Élasticité : Très souple
Taille : 33,5 cm
Prix : 2 Gallions
Compte Vérifié





by Lydie
Gwendal Flores
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Matière optionnelle : Étude des moldus

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Re: Le comptoir
Gwendal Flores, le  Jeu 7 Mai 2020 - 20:13

Pour Hugh Dey

Je n'eus pas à attendre bien longtemps. L'efficacité du personnel d'Ollivanders n'était plus à prouver depuis longtemps et j'en avais la preuve sous les yeux. Je comptais d'ailleurs me répandre en compliments et remerciements envers le brave vendeur quand celui-ci m'intima simplement à tester la baguette. Et c'est une vraie petite merveille que j'ai à présent dans les mains. Un bois doux et lisse, si souple qu'elle ne risquait pas, elle, de se casser à l'instar de sa malchanceuse prédécesseure. C'est la baguette qui choisi son sorcier, tout le monde connaît cette règle et j'en ai le coeur qui palpite à toute vitesse. Tel un train lancé dans une pente ou un enfant anxieux devant faire une présentation devant la classe entière. Non, cette dernière illustration relevait de la forme de torture la plus inventive qui soit et ce moment de grâce ne pouvait en aucun cas s'y référer ! Il me faut une autre image. Disons alors, un enfant sur le point d'ouvrir un cadeau inattendu. Oui, voilà, je tenais l'idée.

Il y a l'excitation de la découverte, se dire que c'est si joli ! Puis la peur de ne pas plaire, d'être rejeté. Et si on s'était trompé en nous présentant l'un à l'autre ? Ne serait-ce pas tragiquement triste ? Une amitié brisée dans l’œuf, étouffée avec mes espoirs en une seconde. En un geste.
- Il me faut le choisir avec une précaution sans pareil. Si nous sommes fait l'un pour l'autre, alors ceci sera la première ligne, le premier mot, du roman de notre nouvelle aventure. L'ouverture d'une épopée doit être à l'image de celle-ci. L'importance du moment est capitale. Qu'aimerais-tu faire ?
Habitué des conversations avec moi-même et le monde entier muet tout autour, je réfléchis. Je me dois de créer quelque chose de beau. Quelque chose d'unique. De poétique. Et de libre. Je ferme les yeux un instant, me perdant dans mon imagination, qu'aimerais-je faire ?

Je pointe alors cette baguette vers une petite lampe.
- Rassurez-vous je n'ai pas l'intention d'abîmer votre si bel intérieur ! me sentis-je obligé de rassurer le vendeur. En plus c'est un si bel ouvrage, je me demande où vous l'avez trouvé. J'imagine chez un artisan de renom, qui s'est sûrement aussi occupé de plusieurs autres éléments de la boutique. Tandis que mes mots débordent à nouveau, je parviens tout de même à dédoubler la lampe avec l'aide d'un Gemino. Ce serait une honte d'être à l'origine d'un quelconque dégât. Surtout après que vous ayez tout dû reconstruire ! Avifor ! Oh regardez comme il est réussi, son plumage à la même teinte que le bois environnant ! Les oiseaux sont des créatures fascinantes vous ne trouvez pas ? Ils sont aussi libres que l'air, choisissent leur partenaire pour la vie entière et ne se laissent jamais décourager par le froid. Bien sûr, leur vision de l'éducation de leurs petits est particulière, on ne ferait pas ça avec nos enfants à nous!, mais ils restent des créations purement splendides de la nature. Attention je crois qu'il picorent une de vos boîtes... J'espère que ce n'est rien d'important mais, ne vous en faites pas, je vais régler ça.

L'oiseau nouvellement mis au monde attaquait du bec tout ce qui se trouvait à sa portée. Pour quelqu'un qui ne souhaitait causer aucun dégât, je m'empressais d'annuler le sortilège de départ. Malheureusement, ma cible étant dotée d'ailes elle bougeait trop vite pour moi et mes maigres capacités de réaction. Je tente désespérément de la toucher d'un sort d'annulation tout en déversant un flot d'excuses gênées au pauvre vendeur.
- Désolé. Oups pardon. Attendez je vais l'avoir. La bonne nouvelle est que la baguette veut bien de moi, n'est-ce pas ? Ah raté. Les oiseaux sont si agiles c'est fascinant !
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Re: Le comptoir
Jackson Emerenziana, le  Ven 8 Mai 2020 - 8:24

Une nouvelle baguetteSaison 31 - Printemps - Hugh DeyLe vendeur accueillis l'Italien avec un sourire puis alla directement chercher la baguette. Au fond de lui Jackson stressait, aller-t-elle lui convenir ? L'homme ouvrir l'écrin et tendis la baguette, du bout des doigts il la pris et l'examina. Elle était magnifique... Si bien sculpté... L'homme souris, son interlocuteur avait du talent ! Sous sa paume, le bois était souple. Intérieurement, l'ancien serdaigle demanda à la baguette de lui faire confiance. Il pointa les poufs et lança un "Accio", aussitôt l'objet vint vers lui. Lors du lancée, une bouffée de chaleur l'avais envahis. Reposant délicatement sa nouvelle partenaire dans l'écrin, Jackson souris.

Je vous félicite Monsieur ! La baguette est magnifique. Et les ingrédients s'accorde avec ma personnalité. Tous ceux qui travaillent ici, vous avez du talent. Je sens que la baguette m'a accepté. Merci encore !

En lisant les ingrédients, Jackson souris. Il est énormément satisfait.

Combien vous dois-je pour ce magnifique travail ?

:copyright:️ 2981 12289 0
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Re: Le comptoir
Anaïa Beckett, le  Dim 10 Mai 2020 - 23:49

RP avec l'aimable particiation de Jennifer Wilson.
Saison 31, Printemps

On ne Badine pas avec les Baguettes


    Ce n'est pas un fantasme. Non, c'est pire ! C'est une marotte, long bâton de bois au visage de femme. Quel sorcier peut dire, sans rougir de honte, qu'il ne se souvient pas de sa première baguette. Qui peut oublier le jour où pour la première fois, parfois, pour la seule fois de sa vie, il aura entendu le tintement aiguë de la clochette accrochée à la porte d'une boutique poussiéreuse dont le fronton affiche en lettres capitales « OLLIVANDER'S » ou bien encore « GREGOROVOTCH ». L'art véritable de la fabrication des baguettes magiques, demeure en lui-même une connaissance que peu de sorciers maîtrisent, mais tous savent combien cet objet long et dur recèle un sens profond.
Las, fluette armature de bois qui dirige le monde. Toi à qui le maestro décerne son pouvoir, tu es aussi fragile. La puissance dans la main de celui qui te porte, est aussi fine que la branche du bois qui recouvre une élément magique. Et cette fine écorce, bouclier de sculpteur, ne peut rien protéger qui soit dévastateur. Que tu sois de phénix, de vélane, ou encore de dragon, tu restes pour toujours le jouet des éléments. Et si souple sois-tu, tu plie mais ne rompt pas... jusqu'à un certain point.


« xxxxxx de xxxxx de baguette de xxxxxx de bous de bois à la xxx ! » Constatant le spectacle désolant des brindilles brûlées qui jonchaient le sol d'une vielle cave vide, une jeune fille jurait comme un chartier. Elle était à la fois, couverte d'un linge de sépia et d'une honte dissimulée de tout spectateur. Anaïa, de son prénom, était aussi fine (proportionnellement) que ne l'était sa badine. Quiconque l'eût vu à ce moment précis ne lui aurait pas donné plus que quelques jours à vivre et un demi gallion. Elle aurait eu les cheveux en bataille, si elle n'avait pas eu la présence d'esprit de les arranger en une énorme natte qui descendait jusqu'au milieu du dos. Nulle personne qui lui aurait peut-être, en d'autre circonstance portée assistance, n'était là pour être témoins de la scène. Cela lui apprendrait !
Quelques instant plus tôt, la jeune demoiselle avait trouvé refuge dans une petite grotte pour s'abriter de la pluie qui accompagnait les orages de printemps au nord du mois d'avril. Sa baguette, encore fière, et bien que déjà vielle, lui avait offert la protection nécessaire jusqu'ici, pour n'être détrempée ; mais il fallait dormir. Anaïa, en effet, n'avait pas de maison.


Au sortir de Poudlard, elle avait décidé ce que beaucoup décident : de faire le tour du monde. Elle était donc partie quelques années plus tôt, les poches pleines et les arrières assurées par un ami d'enfance qu'elle avait rencontré dans l'école de magie. Hélas, rien ne s'était passée comme prévu. Après des mois à transplaner de forêt en prairie sans aucun but précis, le duo avait fait une mauvaise rencontre. Détroussée de ses biens et, plus tristement encore, de son ami, la jeune fille avait écourté son voyage. Elle était rentrée sans le sou. Depuis lors, elle vivait, aussi peu péniblement que possible.
Échappant à la pluie, donc, elle avait trouvé refuge dans une étrange caverne qui longeait la côte. Les vagues frappaient les rochers et les eaux noirs de la mer s'engouffraient de plus en plus dans cette cavité. Anaïa se reculait d'avantage dans le fond de la grotte, prenant de moins en moins d'espace en se recroquevillant. Quand soudain... CRAC. Elle sentit un picotement suivi de brasures dans le bas de sa bure. Mais qu'elle était idiote de la tenir près de ses jambes sans vigilance constante ! « Xxxxx ! » Hurlait-elle avec colère sans pouvoir discontinuer tant sa fureur était houleuse. Et puis, lorsqu'après de longues minutes, enfin elle se fut calmée... Elle se mit en route pour le chemin de traverse. Il ne lui restait plus que sept gallions en poche lorsqu'elle arriva quelques jours plus tard, mais elle ne pouvait décemment pas se priver au point de vivre sans baguette. C'était tout bonnement impossible...
Lorsqu'elle pénétra dans la petite boutique de Ollivander's, elle réalisa soudain que cela faisait dix ans jours pour jours qu'elle avait franchi cette porte pour la première et dernière fois... Quelle étrange réminiscence, ce jour là aussi, il y avait de la queue.
Comme à l'accoutumée, pendant qu'elle patientait, un mètre ruban vint l'agacer...

Formulaire:
 




Dernière édition par Anaïa Beckett le Mer 20 Mai 2020 - 17:09, édité 2 fois
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Re: Le comptoir
Hugh Dey, le  Mar 12 Mai 2020 - 12:19




Baguettes


Pour Jackson Emeranziana

C’était l’histoire de la naissance d’un duo, et c’était beau. A chaque fois que je voyais cette union se faire j’étais satisfait, mais dès lors que ça touchait à une création personnelle qui trouvait sa moitié, j’en étais ému. Tout être humain lambda ne pouvait percevoir ce que j’y voyais. Je ne savais pas si c’était le fruit de mon imagination ou non, mais j’avais toujours l’impression que la baguette, une fois menée par la bonne main, n’en était que plus resplendissante. C’était assez drôle. D’autant plus qu’il y a quelques mois, jamais je n’aurais pensé accorder tant d’importance à une baguette.

La mine de mon client me fit aussi sacrément chaud au cœur. Il était ravi. Et d’ailleurs, il ne lésinait pas sur les compliments. Limite, j’avais envie de venir saluer théâtralement, histoire qu’il continue à me jeter les fleurs sur scène, que l’applaudissement dure encore et toujours. Mais bon, il ne fallait pas abuser des bons moments, par conséquent je savourais aussi sa fin. Vint la question du prix et je fus même assez satisfait de ne pas lui annoncer quelque chose d’exorbitant. Nous avions trouvé des ingrédients d’une rareté modérée, rien à voir avec celui que je croyais être le ministre, venu quelques jours plus tôt et qui avait déboursé une somme colossale simplement pour une canne-baguette.

- Avec la personnalisation, vous en avez pour onze Gallions et dix Mornilles s’il vous plaît.

Une annonce simple et efficace. Tout allait pour le mieux.


Baguettes



Nom : Jackson Emeranziana
Bois : Aulne
Composant : Poil de Demiguise
Élasticité : Souplesse modérée
Taille : 25,8 cm
Personnalisation : Manche sculpté selon croquis
Prix : 11 Gallions & 10 Mornilles
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Baguettes


Pour Gwendal Flores

C’était absolument l’horreur. Je venais de fourrer la baguette dans les mains de mon client, il la regardait hyper étrangement et ne faisait rien d’autre que marmonner des trucs dans sa barbe. Absolument aucun geste. Au début, j’avais même cru qu’il avait repris sa litanie en l’adressant à moi-même et j’avais failli lui répondre que lui n’avait absolument rien à choisir, que c’était la baguette qui choisissait son sorcier, mais je n’avais pas eu le temps d’en placer une. Pire, il avait fini par balancer un tutoiement et je m’étais franchement demandé si c’était à moi qu’il parlait comme ça. Mais vraisemblablement pas, parce qu’il n’attendait pas de réponse. Il fallait dire, même si je ne le connaissais que depuis quelques minutes, qu’il ne semblait jamais attendre de réponse de quiconque. Son monologue interne lui suffisait amplement.

Finalement, il pointa la baguette vers la lampe, et je me raidis instantanément. Non. J’avais dit un geste. Pas un sort. S’il vous plaît tout mais pas un sort.

- Rassurez-vous je n'ai pas l'intention d'abîmer votre si bel intérieur ! Moui c’était pas tellement l’impression que j’en avais. Mais par chance, alors même qu’il continuait à disserter sur la beauté de l’intérieur, il ne fit qu’un simple sortilège de duplication. Je soupirai de soulagement. Et puis évidemment, il reprit la parole et blablabla et blablabla, je n’y prêtais aucune attention. Aucune jusqu’à ce que je remarque qu’au milieu de tout ça, il avait transformé la deuxième lampe en petit oiseau tout aussi excité que lui qui voulait picorer partout. Non ! Pas le bois de mon comptoir !

Ne me demandez pas pourquoi j’eus ce réflexe, mais la première chose que je fis fut assez stupide : j’écrasais ma main sur l’oiseau. Enfin sur le comptoir. Parce que l’oiseau lui, s’était échappé sous l’effet combiné de mon écrasage raté et d’un sortilège tout aussi raté. Le benêt, lui, n’arrêta pas d’essayer d’en lancer partout et moi, je me couvris simplement les oreilles pour… Pour rien en fait. Juste parce que je me sentais totalement impuissant.

Et j’étais impuissant. Et j’étais énervé. Contre lui qui n’arrêtait jamais de parler et contre l’oiseau qui n’arrêtait jamais de bouger. La transformation fut assez exceptionnelle tant elle fut rapide. En quelques secondes à peine, je n’arborais plus mon visage habituel. C’était Linda qui avait pris ma place. Cette charmante blonde très assurée sut tout de suite comment agir. Elle, enfin je du coup, tendis simplement la main, sans baguette, pour lancer un Aranea Telam sur le chemin de l’oiseau qui s’empêtra de tout son long dans la toile d’araignée solide que je venais de créer. J’étais parvenu à retenir deux humains, jadis, dans cette toile, alors un oiseau ne poserait pas de problème. Et je l’observais s’empêtrer dans cette toile et y agoniser avec un plaisir non dissimulé. Jusqu’à reporter mon attention sur mon client. C’est évidemment avec la voix de cette jolie blonde, tendue, maîtrisant à peine sa colère, que je m’adressais à lui :

- Ca suffit. Baguette posée. 2 Gallions. Et dehors.

J’avais pris soin de détacher chacun de mes mots. Mes yeux, ordinairement si captivant sous l’apparence de Linda ne faisaient que rougeoyer d’une colère noire. S’il avaient été révolver, j’aurais eu le regard qui tuait. J’étais certain que cette chanson avait été créée uniquement pour Linda.

[Dès que je mentionne cette apparence de femme, Hugh revêt les traits d’Anna Torv, cette femme sur mon kit.]


Baguettes



Nom : Gwendal Flores
Bois : Charme
Composant : Plume d’Occamy
Élasticité : Très souple
Taille : 33,5 cm
Prix : 2 Gallions
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Re: Le comptoir
Gwendal Flores, le  Mar 12 Mai 2020 - 13:43

Pour Hugh Dey

C'était une catastrophe. Que dis-je ! Une tragédie ! L'oiseau que j'avais amené en ce monde ne désirait de toute évidence pas revenir à son état initial d'objet. La vie d'une lampe doit en effet être d'un ennui mortel. Et tout particulièrement si on ose la comparer à celle que peut avoir un oiseau. Toute cette liberté sous les ailes et un libre-arbitre sans pareil. Tandis qu'en tant que luminaire de bureau, on est condamné à une existence faite d'ombre et de lumière mais sans jamais pouvoir les toucher. Au vu de ces éléments, je ne pouvait décemment pas en vouloir au volatile de se débattre comme un beau diable, à éviter mes sorts d'annulation autant que les gestes bien plus violents du vendeur. Mes excuses ne faisaient qu'empirer les choses. Pourtant ces mots étaient les plus sincères du monde et je ne possédais bien que ça en cet instant. Mais les vagues successives et du courant ininterrompu de mes paroles submergèrent le vendeur d'une façon encore inédite pour moi.

L'oiseau piailla d'une voix aiguë une fois pris au piège. J'aurais dû, à ce moment-là, en profiter pour enfin lui rendre son aspect originel. Mais le regard d'acier et l'air chargé en électricité autour de moi m'en empêcha. Le petit animal à plumes se débattit quelques secondes, couinant et appelant sûrement à l'aide, et je ne pus rien y faire. La scène était surréaliste. Mon visage perdit de son brun chaleureux et pâli tandis que je me risquais à croiser les prunelles orageuses de la dame qui se tenait à présent en face de moi. Il ne fallait pas être expert en langage corporel pour comprendre qu'elle se retenait de m'enfermer à mon tour dans une toile mortelle. Conscience professionnelle ou self-contrôle, peut importe ce qui la retenait de passer à l'acte, ça ne tenait qu'à un fil.

Je dégluti alors péniblement autant ma salive que mes mots. J'aurais voulu m'excuser une fois de plus. Mais surtout lui poser milles et une questions ! Ma surprise se serait immanquablement sur mon visage si l'embarras et la crainte n'avait pas déjà élu domicile sur mes traits. Je retint donc mon souffle, hochant nerveusement de la tête, le temps de payer la somme demandée. Ces quelques secondes parurent alors s'allonger à l'infini, comme si le temps se jouait de moi, se délectant de ma situation. Une tragédie. De part le terrible sort de l'oiseau. De part mon comportement qui a, une fois de plus, pousser à bout une pauvre personne. De part le rideau bien triste qui allait se refermer sur cet échange. Je rêve d'un jour ne plus avoir cet effet sur les gens. Mais au bout de vingt-cinq années de vie, cela semblait désespéré.
- Sincèrement désolé. Vous êtes divine ! Pardon. Une splendide journée à vous.
Ces derniers mots chuchotés les yeux baissés sur mes chaussures aussi rouges d'embarras que moi. Je soulève d'un léger mouvement du pouce mon béret en guise de salut avant de tourner, penaud, les talons.

De retour à l'air libre, je pris la plus grande inspiration de ma vie. Cette apnée forcée avait été contre-nature et je mourrais désormais d'envie de raconter ma mésaventure au plus vite !

(Merci Hugh et navré pour le mal de crâne Razz)
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Re: Le comptoir
Jennifer Wilson, le  Ven 15 Mai 2020 - 0:23




Baguette


Pour Anaïa Beckett


Sorry pour le p'tit retard

C'est presqu'à l'aveugle que mes pas m'avaient amenés une nouvelle fois à la boutique. Debout entre les rayons, mon regard examinait attentivement certaines baguettes pour les ranger avec soin. En fin de conte, je crois qu'au delà de pouvoir choisir les composants pour les divers clients, toute cette partie arrière du travail était intéressante puis il fallait la faire tourner cette boutique. Plongée dans mes pensées, la situation était relativement tendue à Poudlard en ce moment et je ne savais plus trop où donner de la tête avec cette dernière. Heureusement la présence d'Hastur m'était précieuse en tout point. Bref, je n'ai pas le temps de me perdre plus longtemps que la sonnette se fait entendre. Ah, doux tintement devenu habituel, trop peut-être mais ne vous trompant jamais à l'approche d'un visiteur.

Posant les différentes baguettes encore sous le coude, je m'en vais vers mon nouveau client... cliente. Allez go ma cocotte ! Une jolie brune apparaît franchissant le seuil tandis que mon regard l'examine. Une adulte ? Woahh. A cette vision miraculeuse, je sens mon sourire revenir tout de suite au galop. Oublié, tous les soucis de Poudlard. Derrière mon comptoir, je viens doucement m'approcher d'elle lors que mon regard l'examine. Oula, la jeune fille avait l'air dans un mauvais état mais je ne fais aucun commentaire me disant que c'était sans doute la meilleure option pour le moment. Elle aussi avait cassée sa baguette ? Ce genre de choses arrivait même aux meilleures hein ? Mais, une intuition peut-être me fait dire qu'elle est ici probablement pour une demande particulière.

« Bonjour, bienvenue à Ollivander's. Que puis-je faire pour vous Mademoiselle ? »

D'une voix qui se veux assurée et bienveillante, je lui laisse le temps d'exprimer son souhait observant discrètement le mètre ruban qui s'occupe d'elle. Je crois que c'était ma première visiteuse de ce style et c'était agréable de voir une autre clientèle. Une cliente qu grâce à elle, je pouvais enfin changer un peu mon discours traditionnel de la boutique.




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Re: Le comptoir
Anaïa Beckett, le  Ven 15 Mai 2020 - 11:07

Réponse à Jennifer Wilson
Pas de souci, tu as tout ton temps




La boutique de Ollivander's souvent marquée de l'épithète de « petite », ne ressemblait en rien à ce dont Anaïa se souvenait de sa précédente visite quelques dix années auparavant. De la devanture à l'arrière du comptoir, la manufacture était certainement moins « petite » que majestueuse. Tout, une fois qu'elle fut entrée, attirait le regard de la sorcière. Juste derrière la vitrine, différentes baguettes d'une exceptionnelle qualité étaient exposées comme les pépites d'un trésor inestimable.
Il y en avait de toute sorte. Certaines en bois, d'autres forgées dans des métaux précieux. Il y en avait même (luxueuse fantaisie), qui incluaient une lame dans leur corps, permettant d'asséner des coups mortels au corps à corps sans la moindre magie. Sur les murs, différents composants de baguettes magiques étaient suspendus sous verre, accompagnés des explications relative à leur utilisation.


Anaïa ne parvenait pas à quitter des yeux les merveilleuses reliques qui s'amoncelaient de plus en plus sauvagement au fur et à mesure qu'on approchait du fond de la boutique, quoi qu'elles fussent toujours impeccablement rangées. Les poches presque vides, et le paletot idéal, elle tentait vainement de se convaincre de l'extravagance de tels objets. Après tout, il ne servait à rien de porter ostensiblement les armoiries de sa famille sur le pommeau d'une canne d'ébène dans laquelle était rangée une baguette en or massif contenant, telle une fiole dorée, le venin d'un basilic... Il était évident, à cette heure, que jamais quelque essence eût jamais pu remplacer l'expérience du sorcier qui tient la baguette et que si celle-ci doit choisir son sorcier, l'opulence octroyée ne pouvait pas trouver sa place dans l'équation... Mais enfin, quand-même, des baguettes avec des lames ! Quel concept incroyable !


Sitôt que la passion reprenait le dessus, Anaïa ne parvenait plus à se retenir. Agacée par le mètre ruban qui la harcelait, elle se contorsionnait en étranges figures sur le bois laqué d'un parquet semblable à celui de Ministère de la Magie pour admirer encore les marchandises qu'elle n'avait pas vu. Si seulement, elle avait pu s'endetter pour acheter ces armes sous lesquels des chiffres aussi hauts que mérités étaient écrits à la main. Mais quand elle voyait combien elle gagnait en donnant des cours particuliers, jamais elle n'aurait pu envisager qu'il se vende des baguettes à plus de 50 gallions...


Perdue dans ses pensées pendant qu'elle faisait la queue, Anaïa fut presque étonnée de voir s'approcher d'elle une fille encore plus jeune qu'elle. A en croire son âge, il s'agissait sans doute d'une stagiaire à moins qu'il ne se fut s'agit d'un vampire. Ce ne devait cependant pas être le cas tant la personne qui lui faisait face était belle. Son sourire professionnel donnait l'impression qu'il ne l'était pas et ses cheveux cuivrés faisaient parfaitement ressortir l'ombre de ses yeux. A quoi sert-il de se perdre en description inutile ? Elle était belle.


- « Bonjour, bienvenue à Ollivander's. Que puis-je faire pour vous Mademoiselle ?

- Bonjour, Mademoiselle. Je suis bien embêtée, voyez-vous ? J'ai cassé ma baguette. Il semble que cela arrive souvent en ce moment, n'est-ce pas ? Cela doit avoir quelque chose à voir avec les astres... On voyait bien Mars, hier soir.




Mais que racontait-elle ? Elle ne connaissait rien à l'Astronomie, pauvre jeunette. C'était de toutes les matières, sans doute celle qu'elle connaissait le moins, exception faite du vol, naturellement.
« Ce dont j'aurais besoin, reprit Anaïa, ce serait une baguette qui me permette de me défendre. Inutile qu'elle soit trop belle, je n'en ai pas les moyens. Du bois fera l'affaire. Mais sachez que je vis à la dur. »
C'était vrai. Cela faisait plusieurs années qu'elle se débrouillait seule, toujours en voyage. Un jour, peut-être, se déciderait-elle de se poser, mais nul endroit ne lui semblait plus propice à cela que Poudlard. C'était toujours à Poudlard qu'elle s'était senti chez elle. Nul endroit, fut-ce une caverne au bord de la mer, n'aurait su égaler, la vie qu'offrait ce château.
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Re: Le comptoir
Jennifer Wilson, le  Mar 19 Mai 2020 - 0:04




Baguette


Pour Anaïa Beckett


Le regard un instant perdu de la jeune femme a l'air de revenir au présent à mon approche. Lui laissant le temps de m'expliquer sa situation, je tente de deviner l'âge qu'elle peut avoir. Un âge que j'estime dans la vingtaine bien que j'estime ne pas être douée pour les deviner. Sourire sur mon visage, quelque chose chez elle me frappe tout de suite. Sa douceur, peut-être, oui c'était probablement elle. Je l'entends me dire que son ancienne baguette a été alors cassée, tiens donc. Mon regard se lève de surprise voir un peu désarçonnée par sa théorie des astres, réflexion qui me ramène naturellement aux cours d'Astronomie où je n'étais pas particulièrement brillante. Une matière que je considérais comme abstraite peut-être que ma difficulté venait de cette vision. Je retiens d'ailleurs une légère moue pour ne pas qu'elle puisse croire cette dernière venir à cause d'elle.

« Je ne sais pas si elles ont quelque chose à voir avec les astres mais il est clair que c'est la mode en ce moment. Je ne suis pas vraiment douée en Astronomie pour tout vous dire mais je ne me permettrais pas de mettre votre intuition en doute.  »

Espérant qu'elle ne se froisse pas à ma mauvaise connaissance sur la matière en question, je marque un temps d'arrêt avant de reprendre.

« Je vais aller chercher votre seconde baguette. Je suis navrée pour l'ancienne mais vous ne partirez pas d'ici sans une nouvelle compagne. Cela va me prendre sans doute quelques minutes. J'ai bien pris en compte votre demande, je pense savoir une idée de ce que je peux vous faire essayer. Je vais prendre en même temps votre formulaire s'il vous plait. Je reviens. »

Laissant la jolie brune aux longs cheveux, je disparais un instant entre les rayons pour trouver celle qui va être sa future protectrice. Étonnamment, je veux faire les choses donc autant le prendre pour bien choisir. Mes yeux rivés sur son formulaire, la jeune femme avait l'air d'être une vagabonde ? Mon intuition me dit que c'était pour cela qu'elle avait besoin tant de besoin de protection et c'était bien normal ! Même si en tant que sorciers, on en avait tous besoin mais elle sans doute un peu plus que la moyenne. Analysant avec soin les différentes rangées, mon regard se porte soudainement sur un composant qui lui irait très bien. Nouveau regard sur le formulaire que je tiens entre mes mains puis de nouveau le boitier, oui c'était bien elle. Satisfaite, je reviens alors vers elle sortant enfin des rayons. Ouvrant précieusement le boitier, je me dégage ensuite du comptoir pour la lui donner, le manche tourné vers elle.

« Voilà, celle-ci pour moi est celle qui pourrait parfaitement vous aller. Je l'espère en tout cas. Un seul geste de la main suffit, inutile de prononcer un sort. Je reste à côté si jamais. Les composants sont à l'intérieur. Le houx est un bois réputé pour son pouvoir protecteur, je vous la laisse. »

Je la lui tends avec un sourire bien curieuse de savoir si cette baguette allait trouver sa propriétaire aujourd'hui. Je ne doutais pourtant pas de mon choix et parfois ce qui faisait la qualité d'un vendeur à Ollivander's c'était bien sa propre intuition.




Baguette




Nom : Anaïa Beckett
Bois : Houx
Composant : Cheveux de Farfadet
Élasticité : Relativement Souple
Taille : 31,60 cm
Prix : 2 Gallions
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Re: Le comptoir
Anaïa Beckett, le  Mer 20 Mai 2020 - 16:56

         La petite vendeuse semblait un peu perplexe devant l'explication pour le moins capillotractée de Mademoiselle Beckett. Elle ne se laissa cependant pas désarçonnée, entraînée qu'elle devait l'être par quelques semaines ou mois à faire défiler toutes sortes de clients qui, s'ils étaient toujours plus ou moins identiques, n'en demeuraient pas moins différents. Que pouvaient bien changer les extravagances lunatiques d'une allumée qui parlait des étoiles ?


« Je ne sais pas si elles ont quelque chose à voir avec les astres mais il est clair que c'est la mode en ce moment. Je ne suis pas vraiment douée en Astronomie pour tout vous dire mais je ne me permettrais pas de mettre votre intuition en doute.  »


         Réponse parfaite qui n'attendait d'autre poursuite que celle d'un sourire poli de la part de la cliente un peu gênée.


« Je vais aller chercher votre seconde baguette. Je suis navrée pour l'ancienne mais vous ne partirez pas d'ici sans une nouvelle compagne.
- J'y compte bien, répondit Anaïa. C'est pour l'excellente réputation de votre établissement que je suis revenu chez vous. Je vous fais entièrement confiance.
- Cela va me prendre sans doute quelques minutes. Prévint la stagiaire. J'ai bien pris en compte votre demande, je pense savoir une idée de ce que je peux vous faire essayer.
- Prenez tout le temps qu'il vous faudra.
- Je vais prendre en même temps votre formulaire s'il vous plaît. Avant d'ajouter : Je reviens. »
A ces mots, la jeune sorcière disparu au fond de la boutique.


         Comme elle est étonnante cette science des baguettes magiques, et comme elles doivent être complexes, les connaissances sur leur fabrication et la manière de deviner quelle baguette peut potentiellement choisir quel sorcier. La petite vendeuse, du haut de ses quinze ans, détenait un savoir que peu semblaient estimer à sa juste valeur. Il ne s'agissait pas seulement de connaître les composants des baguettes et leurs effets combinés à certains bois comme cela pouvait se voir en potion. L'acte de création des baguettes magiques requérait à n'en pas douter une toute autre gymnastique mentale qui faisait entrer dans l'équation les personnalités de l'objet et de son porteur.
         Quel acte délicat, quelle prise de risque inconsidérée et quelle acrobatie que de donner à un sorcier sa première arme, sans qu'il ne soit possible, de quelque manière que ce soit, de pouvoir prédire une union parfaite du bois à la main et de la main au bois.



« Voilà, celle-ci pour moi est celle qui pourrait parfaitement vous aller.

- Elle ira sans doute parfaitement !
- Je l'espère en tout cas.
- Merci, dit simplement Anaïa en ouvrant la boîte avec une douceur qui dissimulait son empressement. Et comme elle se mit en position d'attaque, la vendeuse la retint à temps :
- Un seul geste de la main suffit, inutile de prononcer un sort. Je reste à côté si jamais.
- En quoi est-elle faite ?
- Les composants sont à l'intérieur. Le houx est un bois réputé pour son pouvoir protecteur, je vous la laisse. »


         Alors se redressant, et tendant du bout des doigts l'objet fin de houx roux qu'elle n'eut reconnu si on ne lui en avait pas donné l'essence, elle fit un geste de la main. Une gerbe d'étincelles argentées sortit de l’extrémité et aussitôt, Anaïa se senti enveloppée d'une doucereuse chaleur. Une chaleur agréable, réconfortante, même. Comme si elle s'était endormi auprès d'un feu de bois pendant un soir de pluie.
         La chaleur devint de plus en plus forte, de plus en plus présente. Non contente d'envelopper la jeune fille, elle semblait irradier toute la pièce et Anaïa de suffoquer ! Ca en devenait étouffant ! Chaud ! Il faisait trop chaud. Nouvelle gerbe d'étincelles. Anaïa poussa un cri et … crac ! Dans un désordre atroces, les piles de baguettes auparavant convenablement rangées s'étaient éparpillées sur le sol.


        Oh non ! S'écria la jeune femme en reposant précipitamment la baguette. Je suis tellement désolée ! Et elle se baissa comme pour ramasser les boîtes sans trop savoir dans quel ordre elle pouvait les remettre. C'eut été l'affaire de quelques secondes, avec une baguette, mais elle n'en avait toujours plus. Et pourtant... pendant quelques instant, elle y avait cru !
Adonis Evans
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Re: Le comptoir
Adonis Evans, le  Ven 22 Mai 2020 - 2:24

   La clochette d’argent retentit lorsqu’Adonis passa la porte de la boutique d’Ollivander. La dernière fois qu’il avait franchi le pas de cette porte, il avait onze ans. Il était venu chercher sa première baguette en compagnie de son père. Cette baguette l’avait accompagné tout au long de ses années à Poudlard mais aujourd’hui elle n’était plus. Un énième voyage avait eu raison d’elle. Lors d’un séjour en Afrique, Adonis et son père eurent pour tâche d’étudier un troupeau d’Éruptifs sauvages. Malheureusement, alors qu’Adonis prodiguait des soins à l’un d’entre eux, tout ne se passa pas comme prévu. La créature prit peur et chargea le garçon. Loin de sa baguette, Adonis y serait resté sans l’aide de son père qui accourut pour le protéger. Les sortilèges de défenses bloquèrent la créature suffisamment longtemps pour permettre à Adonis de s’enfuir. Effrayé par les murs de protection, l’Éruptif fit simplement exploser sa corne, réduisant en poussière les mètres aux alentours et par la même occasion la baguette d’Adonis, posée dans un coin. Heureusement, personne ne fut blessé dans cette histoire mais la baguette du garçon y resta. Il était temps d’en avoir une nouvelle.
   
   Adonis referma la porte derrière lui, réveillant de nouveau la clochette. Son regard fit rapidement le tour de la boutique. Le jeune homme était seul et ce n’était pas étonnant. La boutique venait d’ouvrir. Bien qu’il n’était absolument pas friand des réveils aux aurores, Adonis avait fait un effort en ce jour pour venir tôt. Il n’avait pas de temps à perdre et il savait que d’ici peu de temps la boutique se remplirait. Avait-il envie de faire la queue pour une baguette ? Absolument pas. Adonis aimait que les choses soient faites rapidement et efficacement.
   - Bonjour, déclara-t-il calmement.
   Le jeune homme s’avança vers le grand comptoir en teck. Ses yeux glissèrent sur les encadrés dépeignant certains composants utilisés dans les baguettes dont certains issus de créatures magiques. A l’instar des Éruptifs, Adonis avait croisé de nombreuses créatures magiques aux quatre coins du monde lors de ses voyages mais pour les espèces les plus rares, il n’avait pu les rencontrer qu’à travers les ouvrages de magizoologie de son père. En y repensant, il aurait préféré que ce soit également le cas pour l’Eruptif qui avait piétiné sa baguette. Adonis ne supportait pas les imprévus de ce genre.
   - Je suis à la recherche d’une nouvelle baguette, compléta-t-il.
Il baissa les yeux. Sur le meuble en teck se trouvaient des formulaires accompagnés de stylos à billes. Adonis s’en saisit. Voyant que personne ne s’était encore manifesté dans la boutique, il en remplit un assidûment.

Prénom & Nom : Adonis Evans
Caractère : travailleur, individualiste, ambitieux, déterminé,
non-conformiste, curieux, créatif, calculateur, débrouillard

Longueur de vos bras : 75 cm
Taille : 180 cm
Lien vers votre Répartition : Répartition d'Adonis Evans


   - Mon ancienne baguette me convenait parfaitement. Malheureusement, elle est à présent inutilisable. Je vous laisse m'en trouver une parfaite pour moi, je vous fais entièrement confiance. J’aimerais seulement une baguette adaptée aux sorts de combat et à la métamorphose.
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